LE CRÉPUSCULE DE L’EMPIRE DU SOLEIL LEVANT, par Charles Sannat

4 avril 2011 par Paul Jorion | Print LE CRÉPUSCULE DE L’EMPIRE DU SOLEIL LEVANT, par Charles Sannat

Billet invité.

Un mensonge d’état en direct

Lorsque l’on raconte aux jeunes qu’en 1986 nous avions été assez naïfs pour croire les autorités qui nous avaient affirmé que le nuage radioactif s’était arrêté à la frontière française, l’on s’attire immanquablement et à juste titre quelques rires et sourires goguenards.

Lorsque j’affirme à ces jeunes étudiants qu’ils seront peut-être à leur tour dans 20 ans la risée de leur propres enfants, la surprise laisse vite place à l’incrédulité et à une certaine forme d’inquiétude.

Reprenons les faits. Les faits ont cette fâcheuse tendance à être difficilement transformables quoique…

Le 11 mars 2011 un tremblement de terre terrible ravage le Japon, suivi d’un Tsunami dévastateur. Parmi les zones touchées, celle de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi composée de 6 réacteurs désormais en difficultés. Tchernobyl n’a connu de problème que sur 1 réacteur. On peut donc résumer la situation par Russie 1, Japon 6.

Depuis le 14 mars l’information fournie par les autorités japonaises est très limitée, parfaitement contrôlée et n’a rien à envier aux méthodes de communication de l’ex URSS.

Souvenons nous de l’accident d’une centrale nucléaire suédoise en 2006. Les opérateurs ont failli perdre le réacteur nucléaire en moins de 30 minutes à cause d’une panne des circuits de refroidissement liée à une coupure électrique (ce qui est le comble pour une centrale nucléaire censée produire la dite électricité), elle même liée à des travaux de maintenance. Les systèmes de sécurité (pour faire simple les groupes électrogènes de secours) ne se sont simplement pas mis en marche. Catastrophe assurée en moins de 30 minutes; temps nécessaire au début de fusion du cœur du réacteur d’après les articles et les experts, unanimes à l’époque sur la gravité de cette incident. Depuis 15 jours, les cœurs des réacteurs nucléaires au japon ne sont plus vraiment refroidis…. mais cela ne pose bien sûr aucun problème.

De la fumée s’échappe quasi quotidiennement de l’un ou l’autre des réacteurs endommagés, mais cela ne pose bien sur pas de problème.

De l’eau potable à Tokyo est de temps en temps impropre à la consommation, mais lorsque le lendemain plus aucun magasin ne peut fournir d’eau minérale en bouteille et que l’ensemble de la population ne peut plus être approvisionnée… l’eau redevient potable. Triste alternative que de laisser boire de l’eau irradiée, ou de laisser sa population mourir de soif.

( Voir ici. )

Bref, cet accident qui met en jeux la « survie » de réacteurs nucléaires risque potentiellement d’être plus grave que l’accident de Tchernobyl. Comme l’a indiqué le premier ministre japonais: « la situation à Fukushima est imprévisible ».

Mais reprenons notre petite rétrospective. Chacun pourra vérifier soit en faisant appel à sa mémoire (vous verrez cela fonctionne bien) soit en recherchant sur internet tous les podcasts de cette période encore largement en ligne).

Le mardi 15 mars le commissaire européen à l’énergie déclarera que c’est « l’apocalypse ».

( Voir ici. )

Les marchés financiers partout à travers la planète chutent de manière vertigineuse. Le méga krach approche à grand pas, et risquerait de faire passer la crise des subprimes de 2008 pour de la roupie de sansonnet.

Le lendemain jeudi 17, grand changement dans la maitrise et la diffusion de l’information. Un hélicoptère décolle avec quelques seaux d’eau qu’il va déverser au dessus des réacteurs fumant « au petit bonheur la chance » (re-visionnez les vidéos : vous vous rendrez compte de la grande précision de l’affaire).

Grâce à ces belles images, la Presse unanime titre dès le jeudi « Lueurs d’espoir à Fukushima ». Les marchés repartent l’essentiel est sauf (notre argent).

Les Japonais peuvent continuer à se faire irradier tranquillement.

Vous pouvez consulter avec le lien suivant une dizaine de photos aériennes de très bonne définition des différents bâtiment de la centrale de Fukushima. Elles ne sont pas très rassurantes.

( Voir ici. )

Le vendredi 18, quelques camions citerne des pompiers de Tokyo arrivent pour arroser à leur tour les ruines fumantes qui, je vous le rappelle, n’ont officiellement pas explosé. En fait si, c’étaient des énormes explosions vues par la planète entière mais sans gravité. Evidemment. C’était juste des dégazages contrôlés (hydrogène) qui ont sauté, mais rien d’alarmant les réacteurs vont très bien Madame la Marquise. Grâce à cela, la Presse unanime va pouvoir titrer: « Fukushima des progrès encourageants »!

Je vous conseille de regarder le reportage « La bataille de Tchernobyl » qui éclaire d’un jour exhaustif les risques et défis que l’ex empire soviétique a du affronter pour limiter l’ampleur de cette catastrophe nucléaire. Il est important de noter que des centaines d’hélicoptères, des milliers de véhicules blindés et plus de 500 000 hommes ont été utilisés pour construire le sarcophage autour du réacteur endommagé. A Fukushima le problème est multiplié par 6. Comment va t-on faire?

( Voir ici. )

Il y a donc une certitude au moment où j’écris ces lignes. Nous sommes face à un mensonge d’Etat majeur, auquel nous assistons en direct et impuissant. Sauf que, sauf que internet existe aujourd’hui et que nous avons plus de possibilité de nous informer. Nous vivons un vrai Tchernobyl 2.0 !!

De multiples conséquences économiques sous estimées

N’y a t-il plus d’espoir ? Sans doute pas, et étant un optimiste de nature je veux croire que des solutions pourront être trouvées. Néanmoins la pollution radioactive officielle s’étale désormais sur plus de 100 km. La capitale Tokyo est située à moins de 250 km de la centrale de Fukushima. Tout le nord du japon a été fortement endommagé sans oublier toutes les zones qui ont été littéralement rasées de la carte par le double effet du tremblement de terre et du tsunami.

Je vous conseille la lecture instructive du dernier communiqué de la CRIIRAD

( Voir ici. )

Le gouvernement français vient d’activer une cellule spéciale afin d’anticiper au mieux les pénuries de composants qui ne manqueront pas de toucher la France dès le mois d’avril entrainant sans doute certains arrêts de production et vraisemblablement des mesures de chômage technique dans certaines industries.

( Voir ici. )

Au delà des pertes en vie humaine, le coût de cette double catastrophe (naturelle et nucléaire) est très loin d’être établi et certainement à ce jour fortement minoré. Le dernier bilan évoque le nombre de plus de 28 000 morts et disparus. Il y a plus de 350 000 sans abris dans le nord-est du Japon, 70 000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Entre 20 et 30 km 136 000 autres personnes attendent d’être évacuées à leur tour puisqu’elles sont depuis plus de 15 jours confinées dans leur domicile.

Le Japon qui est la deuxième économie mondiale (ou la troisième en fonction de la façon dont on classe la Chine) est un maillon essentiel de la mondialisation. Le Japon est fortement touché et fait face à plusieurs défis majeurs :

- Une catastrophe nucléaire absolument pas maitrisée et qui peut éventuellement déboucher sur une drame en cas d’aggravation de la situation sur l’un des 6 réacteurs touchés.

- Un endettement de plus de 200% du PIB (pour comparaison l’endettement de la France est d’environ 80% et celui de la Grèce en « faillite » de 120% du PIB). Lors du tremblement de terre de Kobe l’endettement de l’état japonais n’était que de 85% du PIB environ (c’était en 1995). L’effort de reconstruction risque d’entrainer une augmentation insupportable de la dette de ce pays le précipitant vers des difficultés économiques sans précédent. Dès le 15 mai 2010 la sonnette d’alarme est tirée aussi bien par le FMI que par les agences de notation sur l’insoutenabilité de la dette japonaise à court terme voir l’article ci dessous du figaro à ce sujet.

( Voir ici. )

- Une industrie quasi à l’arrêt. Les Japonais sont les inventeurs des méthodes de flux tendus et de juste à temps qui, si elles ont convaincu le monde entier, montrent leurs limites en cas de catastrophe. L’absence totale de stocks a pour conséquence l’arrêt de nombreuses activités de production ainsi que des pénuries massives dans les rayons des supermarchés toujours vides à l’heure actuelle. Plus d’eau, moins ou pas de nourriture, coupures importantes d’électricité ne permettant plus de gérer des stocks de produits frais ou surgelés.

Concernant les grandes multinationales l’exemple du constructeur aéronautique Boeing est frappant, les industriels nippons construisant 35% de certains modèles d’avions.

( Voir ici. )

( Voir ici. )

- Une valeur de la monnaie qui explose à la hausse. Les achats massifs de yen des Japonais et entreprises, qui liquident leurs actifs à l’étranger pour les rapatrier afin de pouvoir faire face à l’effort national de reconstruction, ont propulsé la valeur du Yen vers son plus haut historique. A ce phénomène « naturel » d’appréciation de la monnaie s’est ajouté une spéculation importante des marchés sur ces anticipations de rapatriements de fonds.

La conséquence est qu’un monnaie trop forte entraine une baisse significative des exportations, une augmentation brutale de la valeur d’une monnaie ne pouvant être rapidement compensée par une hausse de la productivité surtout dans un pays ravagé par une catastrophe naturelle de cette ampleur. Néanmoins sur le moyen terme et compte tenu d’une politique monétaire expansionniste le Yen devrait retrouver un cours plus acceptable. Voir ci-dessous l’analyse de Natixis à ce sujet.

( Voir ici. )

- Le Japon est un pays avec une très forte densité de population. Beaucoup de monde mais peu d’espaces habitables. Les prix de l’immobilier y sont en moyenne parmi les plus élevés au monde. Les banques possèdent donc des encours de crédits immobiliers particulièrement importants. Dans la région de Fukushima ce sont plus de 70 000 personnes qui ont déjà été évacuées. En Ukraine à côté de Tchernobyl la ville de Pripiat est toujours une ville fantôme 25 ans après l’explosion du réacteur. Les banques n’y avaient pas de crédit. Il n’y avait que 45 000 habitants. Qu’adviendra t-il des créances des banques dans ce cas là? comment les pertes (car elles seront importantes) seront gérées? Peut-on se retrouver à nouveau avec une crise bancaire internationale au fur et à mesure que l’ampleur de la catastrophe nucléaire de Fukushima apparaitra? Imaginez l’ampleur de l’impact sur les créances immobilières en cas d’évacuation de Tokyo qui abrite 35 millions de personnes…. une situation tout bonnement inenvisageable financièrement. Le système économique ne pourrait pas ou difficilement s’en relever. C’est peut-être pour cela que la situation à Fukushima n’est plus aussi alarmante à partir du 17 mars 2011.

- le Japon est un pays vieillissant, dont la population actuelle de 127 millions décroit depuis 2005 et devrait être divisée par deux d’ici à la fin du siècle pour atteindre 60 millions d’habitants.

Or comment rembourser des dettes sans croissance économique et démographique. Mécaniquement et mathématiquement moins le nombre d’habitants est important plus la dette totale par tête est importante.

( Voir ici. )

- L’accident nucléaire de Fukushima ravive la peur du nucléaire. Aux Etats-Unis aucun réacteur n’a été construit depuis l’accident de « Three Mile Island » en 1979. Après Tchernobyl aune nouvelle centrale n’a vue le jour en URSS, il en sera de même au Japon après Fukushima. En Allemagne déjà 7 réacteurs ont été arrêtés car jugés plus dangereux.

Les seules énergies de substitutions rapides et crédibles sur le très court terme sont le Gaz et bien sur le Pétrole dont les cours pourraient être propulsés vers des sommets dans les prochaines semaines. Or les économistes s’accordent pour dire qu’un baril de pétrole dont le prix dépasse les 120 dollars entraine l’économie mondiale en récession. Au 4 avril le prix du baril de pétrole monte toujours et semble s’établir durablement au dessus des 110 dollars.

Vers une accélération des changements déjà perceptibles

Il est donc à craindre que l’ensemble des facteurs évoqués cumulés fassent courir un risque systémique global à l’économie mondiale qui pourrait avoir du mal à se remettre de l’après Fukushima et de la lente agonie que ce cataclysme nucléaire fait vivre au Japon. Nous assistons peut-être à la disparition prématurée d’une nation, au lent crépuscule d’un Empire.

Vous avez voulu sauver l’argent sur le court terme au mépris de la vie des hommes, vous perdrez les hommes et vous perdrez l’argent, car il n’est pas de richesses sans hommes.

Au fait, mêmes les huîtres risquent de déserter nos tables de fêtes de fin d’année. Touchées et décimées par une mystérieuse maladie, nos producteurs avaient commandé des naissains d’huîtres au Japon à Sendai. Les producteurs japonais sont portés disparus nos huitres aussi.

Il n’est pas encore tout à fait l’heure du bilan. Cela dit l’accident de Fukushima vient peut être de signer l’acte de décès de l’industrie nucléaire qui est une industrie dangereuse, et pour laquelle nous ne savons ni maitriser les démantèlements ni maitriser la gestion des déchets dont on ne prend pas en compte les coûts dans les prix d’exploitation de cette énergie bien plus couteuse que ce que l’on pense lorsque l’on intègre tous les coûts indirects. On ne parle même pas du prix à payer en cas de catastrophe tout bonnement insupportable aussi bien en termes financiers qu’en souffrances humaines. « L’hommo economicus  » va devoir réapprendre une certaine forme de sobriété.

Du Peak Oil à la raréfaction des matières premières, du défi agricole pour nourrir la planète au partage de l’eau (ressource en voie de disparition) le monde change.

Le cataclysme japonais va sans aucun doute hâter ces évolutions.

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154 commentaires

  1. juan23

    Excellent résumé de la situation très bien documenté.
    J’envoie ce papier illico à mes amis.
    Merci de nous tenir informés.

    • Alain.Goethe

      Incident en SUEDE le 25/7/2006

      Mon souvenir en est très vague ( ça m’ennuie .. car je considère qu’en génral j’essaie de me tenir informé.; d’autant + que j’ai travaillé dans le nucléaire

      Google donne différents liens :  » sortir du nucléaire etc

      Un extrait : «  » Cinq des dix réacteurs nucléaires suédois sont à l’arrêt depuis la nuit du 2 au 3 août, suite à un grave incident intervenu sur le réacteur 1 de la centrale de Forsmkark. Après investigation de la compagnie électrique et de l’autorité de sûreté suédoise, il a été décidé de fermer les autres réacteurs exposés au même problème, soit 2 réacteurs. 2 réacteurs étant actuellement arrêtés pour maintenance, la Suède se retrouve privée d’environ 25% de sa production électrique jusqu’à nouvel ordre  »

      A d’autres endroits, il y est dit que : lors d’opérations de maintenance, un court circuit s’est transmis etc .. ordinateurs aussi en panne
      ont conduit le réacteur à l’aveugle
      Groupes de secours s’étaient pas mis en route .; etc
      Au bout de 23mn les opérateurs ont réussi

      Matériel AEG entre auttres

    • « Aux Etats-Unis aucun réacteur n’a été construit depuis l’accident de « Three Mile Island » en 1979. Après Tchernobyl aune nouvelle centrale n’a vue le jour en URSS, il en sera de même au Japon après Fukushima. En Allemagne déjà 7 réacteurs ont été arrêtés car jugés plus dangereux. »

      Non, pendant la catastrophe les affaires continuent :http://wp.me/p16uiD-8R

      • Alain.Goethe

        @ Alain LOREAL
        Merci de info

        1 centrale en BELARUS
        1 autre vers KALININGRAD ( ancien KOENIGSBERG)

  2. kercoz

    Bonne analyse . Par contre pour la conjecture, je crains qu’il y ait un autre modèle plus que probable :
    -A mon sens , la « constante » du modèle est un intran,t fort : le maintient du « consumérisme » . Ce qui induit une autre constante : Un prix du petrole accessible …….Constante fluctuante , mais constante …la fluctuation (plateau ondulé) servant a éliminer des accédants a l’énergie de façon a faire baisser la demande .
    La « variable » c’est donc la population accédant a l’énergie .

  3. Merci pour ce très bon article! Je suis quelque peu pessimiste quant à l’arrêt des centrales nucléaire. Je n’y crois pas beaucoup… Nous sommes trop attachés à notre confort. Jusqu’à quel point sommes-nous prêts à le payer… Et puis le japon… C’est loin…

  4. G.

    L’argumentation est plutôt bonne, bien construite. Vous citez les évènements, avec des photos et extraits a l’appui. L’ensemble est relativement crédible. Toutefois, certains points sont discutables et influeront beaucoup sur les « conséquences » de cette affaire:

    - Les réacteurs de Fukushima n’ont-ils pas une enceinte de confinement bien meilleure qu’à Tchernobyl? Nous ne parlons pas du toit, mais des fondations, des dizaines de mètres de béton en dessous. La technologie à Tchernobyl n’était-elle pas totalement différente? Il nous faudrait un rapport neutre d’expert ou de connaisseur à ce sujet. Idem en ce qui concerne les matériaux de la centrale (Mox, plutonium, etc) : même qu’à Tchernobyl, moins pires? Quid de la « grosseur » du noyau?

    - Que le Yen s’apprécie n’est pas forcément une mauvaise chose, contrairement à ce que vous dites. Il va falloir payer pour la reconstruction, et une monnaie forte aide à acheter les ressources à un meilleur prix (aciers, …). Cela aide aussi à faire tourner la planche a billets: mettre d’avantage d’argent en circulation pour couvrir les dépenses de reconstruction et faire baisser le cours du Yen ce faisant.

    - Quid du potentiel de « boost économique » lié à la reconstruction? Si l’impact nucléaire n’est pas aussi dramatique que vous le suggérez, le pays verra beaucoup d’emplois se créer pour les efforts de reconstruction. On peut voir un « cercle virtueux » emploi/consommation/industrie se créer.

    - Vous faites passer le gouvernement pour des « menteurs » et de viles manipulateurs. C’est peut-être en partie vrai, mais ont-il le choix? Est-ce que cela arrangerait les choses au Japon si une vague de panique déferlait sur la population et les investisseurs? Si le chaos s’emparait des villes? Sans « taire » toute la vérité, la présenter sous des auspices plus « positifs » n’est-il pas souhaitable pour l’avenir du pays? Question ouverte!

    • Pipas

      On peut voir un « cercle virtueux » emploi/consommation/industrie se créer.

      C’est en vérité un cycle catastrophe innommable/emploi/consommation/industrie qui n’a de vertueux que la confirmation de la prophétie de Klein: par les exemples du tsunami au Sri Lanka et du cyclone à la Nouvelle Orléans elle illustre parfaitement l’aspect vicieux de la reconstruction.

      l’emploi, le travail, des servitudes volontaires qui n’ont rien de vertueux…
      la consommation, ses obsolescences programmées et gaspillages associés, rien de vertueux…
      l’industrie nécrogène, abrutie, inepte, rien de vertueux…

      • j.gorban

        vertu ? vous voulez de la création de « valeur » pour les actionnaires lol

    • Ours Blond

      Vous faites passer le gouvernement pour des « menteurs » et de viles manipulateurs. C’est peut-être en partie vrai, mais ont-il le choix? Est-ce que cela arrangerait les choses au Japon si une vague de panique déferlait sur la population et les investisseurs? Si le chaos s’emparait des villes?

      Je ne suis pas expert en civilisation Japonaise, mais je pense que si demain matin l’empereur ordonnait aux Tokyoïtes de quitter la ville à pied et aux habitants du Sud de s’organiser pour aider les réfugiés, vous ne verriez pas d’image de chaos.
      J’ai une grande confiance dans la résilience japonaise.
      Je crains plus la désinformation qui laisserait les habitants (surtout les enfants) exposés à un risque mortel. Déjà que la natalité Japonaise n’était pas terrible (malgré un léger mieux ces dernières années…)

    • Fatso

      Il est vrai que vos questions viennent tempérer le coté « apocalyptique » de l’article… Qui vivra verra.

  5. bertrand

    C’est exactement l’avenir qui nous attends……………….bien vu……….à diffuser……………et à relire dans quelques mois …………………
    L’humanité doit s’attendre au pire puisque le pire vient tout seul alors que le meilleur nécessite des efforts constants et soutenus et que nous avons déjà mangé le meilleur pour aucun résultat.
    Il suffit de voir les avancées des sociétés humaines , un pas j’avance , deux je recule.
    KADAFOU,GBAGBO,TUNISIE,EGYPTE, un coup je vote à droite , un coup je vote à gauche.
    dans tout çà aucune logique et pas de vrai chemin.

  6. MSébastien

    A l’auteur du billet

    Bien que je partage complétement votre analyse, j’ai une question plus spécifique sur la gestion de crise où je suis en recherche d’éléments de réponse/

    Dans le cadre d’une crise « majeure », même ce mot me semble léger face à l’ampleur du désastre nucléaire au Japon. Comment communiquer auprès des populations pour ne pas créer un effet de panique ?

    Merci d’avance

    • PAD

      Une bonne dose – sans ironie – de confiance est la base de la gestion de crise.

    • Pierre-Yves D.

      Dissimuler la gravité de la situation n’est pas un viatique, tout au contraire.

      A défaut d’informations fiables, la peur s’insinue sournoisement dans les esprits.
      Or des esprits qui restent dans le flou n’ont pas le même ressort intellectuel, moral, pour penser l’à venir.
      Une peur plus aigüe à court terme obligerait les japonais concernés à penser la suite des évènements et donc d’ores et déjà à agir au mieux. Pour faire face à l’accident nucléaire et pour envisager les alternatives au mode de production et de consommation actuels, d’abord pour simplement vivre, survivre dans les mois qui viennent, et à plus long terme pour créer un nouveau modèle de civilisation matérielle. C’est un peu comme la différence entre le bon et le mauvais stress. Le mauvais stress inhibe l’action, le bon pousse à réfléchir, trouver des solutions.

    • Roland

      Vous vous souvenez , quand vous étiez petit et que vous aviez fait une connerie?
      La tendance naturelle est à la dissimulation, celle-ci amenant au mensonge.
      C’est normal, tout le monde veut éviter d’avoir à régler les conséquences de ses actes.
      Seulement, quelques engueulades ou tannées plus tard, vous prenez conscience que dire les choses est un moindre mal, faute avouée étant à demi pardonnée dit le dicton.

      De la part d’adultes, qui plus est responsables, cette attitude aura de lourdes répercussions, au fur et à mesure de l’émergence de la vérité. En premier lieu, une déconsidération encore plus grande des « élites » (est-ce seulement possible?). Une part de plus en plus grande des individus que nous sommes tous cherchera ailleurs que dans l’autorité des solutions qu’il va bien falloir trouver. Jusqu’à ce que cette autorité ne soit plus qu’un fardeau encombrant.

      Je pense qu’on en est plus très loin maintenant. Il faudra ensuite répondre collectivement aux besoins d’organisation qui étaient pris en charge par les élites.

      Ça doit être ça, un changement de paradigme.

    • yvan

      Churchil, lorsque la guerre sur le continent avait vraiment pris une ampleur au point que les Allemands étaient à Dunkerque, avait fait un discours qui a fait de lui un grand homme.
      Au moins sur ce point là.

      En effet, la phrase importante était : « je ne peux que vous promettre du sang et des larmes… »

      Et les Anglais ont montré leur engagement. Tout simplement.

      Il ne faut parfois pas aller chercher trop loin pour comprendre le fossé qui s’est creusé entre les électeurs et les politiques.

      • j.gorban

        du sang et des larmes, les idéologues libéraux nous le promettent tous les jours et ils y travaillent ………….

      • yvan

        J.
        As-tu vraiment l’impression de croire ce que tu racontes..???

        Tu en connais, toi, des politiques ou des médias qui t’annoncent que ce sera moins facile que prévu…???

        Tu me les présentes, s’il te plait..??

  7. PAD

    A quand le Baltic dry index en-dessous de 1000 ?

  8. Chester

    M Paul, Bravo pour ce billet , je m’incline (a la japonaise) avec mon chapeau bas.

    Excellent travail

    Encore bravo et merci !

  9. PAD

    Il est troublant de voir aux USA des compagnies aériennes, clouant leurs avions au sol, sous prétexte de vérifier l’intégrité structurale des cabines suite à des problèmes de dépressurisation !?

  10. Alain

    Très bon billet ! Vous avez dit toutes les choses qu’il fallait dire, j’étais content d’entendre parler aussi du Peak Oil qui est trop souvent occultée alors que c’est un chaînon important dans le déclin qui a commencé de la civilisation industrielle.

    Je crois que je n’aurais pas vraiment tord quand j’ai dit il y a pas longtemps que la catastrophe de Fukushima sera l’événement qui marquera les esprits et sera considérée comme le véritable point de départ du déclin de la civilisation industrielle.

    • kibou

      Je « plussoie »

      Tchernobyl c’était les Soviets (pensés incompétents par nature) mais Fukushima c’est toucher au coeur du système, quand bien même certains chercheront à s’en défausser (du genre « c’est les japonais qui ont pris des risques inconsidérés en construisant une centrale en bord de mer, ce que nous ne ferons jamais puisque nous sommes meilleurs… ».

      • j.gorban

        fukushima aura des répercussions importantes car Tchernobyl nous a été vendu comme le summum de l’incompétence d’une idéologie soviétique.

        là bien entendu, il ne s’agit pas des conséquences du capitalisme ……………………

        ce qui vient de se passer , c’est dans le pays dont on nous a toujours vendu l’excellence : rappelez vous les cercles de qualité par exemple ( pour toute personne, et j’en suis, qui a particpé à un audit ISO9000, on sait la réalité que cela recouvre ! )
        le pays de la technologie, des robots, du futur !

        et il finit par essayer de colmater une fuite d’eau radio_active avec du papier journal !

  11. cat

    seisme du 11 mars ? je lis ici le 14 …

  12. jducac

    @ Charles Sannat

    Vous êtes donc en charge de la formation de notre jeunesse et ne manquez pas de sens critique.

    Mais que leur enseignez-vous de positif pour leur donner une chance de construire leur avenir et de perpétuer notre espèce ?

    En tenant ce type de discours, les préparez-vous au chaos, voire-même à un suicide collectif ?

    • kibou

      Dans certains cas, ne trouvez-vous pas qu’il peut être utile de déconstruire avant de reconstruire ?

      Ne concéder que quelques petites erreurs alors que nous marchons largement sur la tête ne va pas aider les jeunes générations mais cela pourrait nous permettre de gagner encore un peu de temps, de faire durer encore un peu la fête.

      • jducac

        @ kibou dit : 4 avril 2011 à 15:24

        Depuis la fin des années 60, ceux qui forment les jeunes, sont très forts pour critiquer l’existant issu des options prises par ceux qui les ont précédés. Ils incitent à déconstruire sans même savoir ce qu’il convient de reconstruire. Ce sont des prétentieux qui méprisent ceux qui les ont devancé et ce qu’ils leur ont permis d’avoir à profusion sans même devoir fournir d’efforts.

        Même pour l’apprentissage de la lecture, on a voulu démolir avant de tester l’efficacité de nouvelles méthodes. Les résultats sont remarquables. Là où il fallait 2 trimestres pour apprendre à lire, on y consacre 2 ans. Tout est à l’avenant.

        L’idée de démolir l’existant suscite tout de suite de l’enthousiasme chez ces générations d’inconscients qui bernent la jeunesse en lui laissant croire qu’il suffit d’écouter ceux qui n’ont jamais rien fait de concret, mais qui sont persuadés de savoir ce qu’il convient de ne pas faire. Ils sont sensés détenir et transmettre le savoir mais ils s’emploient à diffuser le doute, le pessimisme, la critique, le dénigrement. Ils s’emploient à saper le moral de ceux auxquels ils devraient insuffler l’espoir et la volonté d’affronter les difficultés.

        Plus que le crépuscule d’un empire, il me semble que c’est le naufrage des maîtres à penser positivement.

      • Kibou

        OK, vous avez vraisemblablement quelques comptes à régler avec la génération qui a fait 68. Je ne me sens pas visé, étant né après. J’ai moi-même quelques comptes à régler avec l’école, ou plutôt quelques enseignants old style dont mes joues se rappellent encore. Maintenant que mes propres enfants arrivent à l’école et vont en retrouver quelques-uns ça va swinguer pour eux ;-)

        Vous dites qu’ils méprisent ceux qui les ont précédé mais en même temps il n’y avait pas vraiment de quoi en être fier au vu de l’histoire récente. Il y avait quand même matière à critique.

        Mais bon, on s’éloigne du thème.

      • jducac

        @ Kibou dit : 4 avril 2011 à 22:27

        Mais bon, on s’éloigne du thème.

        Peut-être à première vue. Mais certainement pas quand on cherche à voir ce qui, au fond, anime l’auteur d’un tel billet. D’ailleurs il semble que je ne sois pas le seul à le ressentir ainsi : http://www.pauljorion.com/blog/?p=22945#comment-166976

        Il me semble que Charles Sannat veut avant tout critiquer, condamner, amener à rejeter tout ce qui a été fait, tout ce qui se fait, tout ce qui se dit ou ne se dit pas. C’est un déconstructeur, un démolisseur, de la civilisation qui l’a amené là où il est, lui le senseur, l’homme qui se situe au dessus de tous ces médiocres qui ont fait, qui font ou qui ne font pas ce qui devrait être fait. Car lui se permet de juger, de critiquer, sans gêne, sans retenue, non pour construire, mais d’abord pour démolir afin d’amener le plus grand nombre à désespérer de l’avenir.

        C’est un bâtisseur du désespoir, alors qu’il se dit en charge d’étudiants. A-t-il pris conscience de son rôle premier ?

        Certes l’humanité n’a pas progressé qu’en faisant de belles choses, mais elle a progressé en « faisant » après avoir tiré des enseignements positifs de ses échecs.

        A vous entendre, vous semblez condamner les générations de vos parents et de vos grands parents auxquelles vous vous devez pourtant d’être là en dépit des erreurs qui ont pu être commises. Ne vous sentez-vous pas redevable à leur égard ?
        Ces milliers de générations qui nous ont précédé et à qui nous devons tout, y compris d’avoir agi, fait des choses, tenté de faire progresser leur civilisation et par conséquent commis des erreurs, les condamnez-vous ?

        Cet enseignant qui à fait rosir vos joues, le condamnez-vous, parce qu’il a mis en œuvre un moyen simple et efficace pour accomplir sa mission de formateur ? Ne voyez-vous pas que lui « faisait » là où ses successeurs ne font que « parler » vainement, sans arriver à se faire respecter, rendant leur enseignement inefficace, sauf à fabriquer des rebelles ?

        Ah les beaux discours de ce qui ne font rien, que démolir !

        Quand leur mettra-t-on une sourdine afin de laisser s’exprimez ceux qui agissent concrètement dans le but de faire progresser notre communauté ? Ils bâtissant concrètement et efficacement comme savent le faire certains, y compris en extrême orient.

        Pour ne pas commettre d’erreur, l’homme aurait du rester animal. Le regrettez-vous?

      • jducac, mon grand-père – je ferme les yeux et je le revois dans le petit atelier de cordonnier qu’il avait reconstitué dans sa cave – disait toujours : « Toute discussion bénéficie de la présence d’un Péguy ! » Nous étions enfants, et nous riions : « Qui a besoin d’un Péguy ? » Les années ont passé, et la sagesse m’est venue. Vous êtes notre Péguy, et l’exaspération constante que vous nous causez est l’aiguillon qui – pareil aux « hussards noirs » d’autrefois – nous force à affiner notre pensée. ;-)

      • vigneron

        Quel Péguy nous serait Jducac ?
        Celui là :

        « La mémoire et l’habitude sont les fourriers de la mort. »

        celui ci :

        « Il suffit qu’un seul homme soit tenu sciemment, ou, ce qui revient au même, sciemment laissé dans la misère pour que le pacte civique tout entier soit nul ; aussi longtemps qu’il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d’injustice et de haine. »

        Ou ben encore :

        « C’est une illusion dangereuse que de croire que l’on peut publier sans recevoir, écrire sans lire, parler sans écouter, produire sans se nourrir, donner de soi sans se refaire. »

        Péguy… « On a toujours besoin d’un p’tit Péguy chez soi !  » Ohh Péguy ! My Péguy Sue ouh ouh… and i need so Péguy Sue…
        Si seulement il pouvait n’être que notre Buddy Holly !

      • Pablo75

        Ou bien encore celui-là:

        « Je n’aime plus à dire que les choses que l’on est censé ne pas dire. »

        « On ne saura jamais ce que la peur de ne pas paraître assez avancé aura fait commettre de lâchetés à nous Français. »

      • jducac

        @ Paul Jorion dit : 5 avril 2011 à 12:14

        Heureux de me savoir encore un peu utile. Un éclairage décalé peut mettre en relief et en perspective ce qui me semble, aujourd’hui, trop souvent perdu de vue.

        Sans ce que vous faites, vous et votre équipe, au delà même de ce que vous dites, beaucoup ici n’auraient pas la sensation d’exister autant. Votre premier mérite est de susciter la réflexion et de permettre l’expression. Plus elles seront diversifiées, plus votre blog prendra de la force avec tout ce que cela peut comporter de risques d’erreurs. Mais il y en aura d’autant moins que les idées seront discutées, justifiées, soumises à contestation. http://www.pauljorion.com/blog/?p=22508#comment-162534

        @ vigneron dit : 5 avril 2011 à 12:48
        Ne cherchez-pas, malgré ce que pense Paul Jorion, s’il y a du Pégy en moi, c’est à mon insu car je n’ai rien lu de lui ni de beaucoup d’autres.

      • vigneron

        @Jduc

        s’il y a du Pégy en moi, c’est à mon insu car je n’ai rien lu de lui ni de beaucoup d’autres.

        Certes, cher M Jourdain. Un Péguy qui s’ignore. Vous seriez donc le Bourgeois pas gentil de ce blog. Ça me va.

    • Pour trouver des solutions , rien ne sert de nier toutes les composantes du problème , bien au contraire .
      Pour perpétuer les populations d’origine japonaise, si le problème s’annonce bien plus grave qu’annoncé, il conviendrait de se poser la question de l’évacuation ( au moins ) des enfants .

      • yvan

        Béber, sans être pessimiste, je sens que cela va arriver « tout seul ».

        Comme les révolutions.

    • Shit_for_brains

      @ jducac

      Je suis bien d’accord avec vous, la terre n’est pas plate !

      C’est très contrariant pour les

      progressistes conservateurs

      tels que nous…

      Faudrait une bonne guerre, je veux dire en plus de la guerre économique, évidemment.

      • jducac

        @ Shit_for_brains dit : 4 avril 2011 à 19:30
        Vous êtes donc, vous aussi, partisan de déconstruire. Non content de voir déconstruire le moral (et la morale) des jeunes générations, vous êtes partisan de passer à la déconstruction physique par la guerre. Je ne vous suis pas dans cette voie.

        Etes-vous certain de vous grandir en faisant une telle proposition ?

    • Pierre-Yves D.

      jducac,

      Vous nous refaites le procès de Socrate que l’on accusa de corrompre la jeunesse. Vieille histoire !

      Ne craignez-vous pas de vous mettre en contradiction avec vous-même lorsque vous dénigrez ceux qui s’emploient à critiquer capitalisme et/ou productivisme ?
      Vous-même sapez le moral de tous ceux qui voudraient transformer le monde à partir de quelques nouvelles prémisses. ;-)

      • jducac

        @ Pierre-Yves D. dit : 5 avril 2011 à 12:33

        Bonjour Pierre-Yves D. heureux de vous retrouver.
        N’ayant étudié personne donc pas même Socrate, je ne cherche refaire le procès de quiconque. En fonction de ce que je perçois et de ce qui me perturbe, je réagis aux propos des autres en donnant, si possible, des arguments, des justifications à l’appui de ce que j’avance.

        Concernant le capitalisme, je me sens très à l’aise pour le défendre et confronter mes idées avec ceux qui le critiquent.

        D’une part, je prétends que le capitalisme n’est qu’une simple gestion et exploitation d’un capital, sous quelques formes qu’il puisse se présenter. Ainsi, sans vouloir vous heurter, je déclare que PYD est un capitaliste quand il exploite son capital intellectuel, culturel et de connaissances diverses qu’il a hérité et s’est constitué, afin d’en vivre.

        Nos très lointains ancêtres n’exploitaient qu’un capital génétique personnel et un capital commun terrestre.

        Depuis, une multitude de formes de capital et de types de gestion et d’exploitation ont été mises en œuvre, faisant une grande diversité de capitalistes, même chez les plus anti capitalistes. Ces derniers sont de grands capitalistes, en tirant leur force d’idées dont ils se servent pour profiter du soutien d’un grand nombre de plus faibles auprès desquels ils exploitent un capital de sympathie.

        Les régimes communistes ont fait de même. Ceux qui m’apparaissent les plus forts actuellement, sont les chinois qui ont bien vu que le plus grand capital qu’ils avaient à exploiter était constitué d’un milliard de travailleurs, travaillant beaucoup et consommant peu, les deux vertus nécessaires à l’enrichissement, c’est-à-dire au renforcement du capital.

        D’autre part, et contrairement à beaucoup d’autres, notamment sur ce blog, j’ai eu la chance de vivre sans endoctrinement d’aucune sorte, ni dans ma famille, ni à l’école primaire, ni en apprentissage, ni en école de techniciens, ni en école d’ingénieurs, ni en activité. Personne ne m’a montré en quoi le capitalisme était condamnable, je l’ai pratiqué sans même en prendre conscience, au service de mon pays, dans des établissements d’Etat ou dans des établissements privés en ne mettant en œuvre qu’un précepte simple, probablement acquis par atavisme: « travailler beaucoup et consommer le moins possible »

        Il en résulte qu’en étant un consultant assidu, depuis deux ans, du blog de PJ à qui je dois beaucoup, sans avoir pourtant adopté toutes ses idées, et en y intervenant de temps en temps, j’ai fini par me faire une idée personnelle de comment marche l’humanité.

        Ce capital, constitué sans avoir recours aux théories tendancieuses de tel ou tel, grand philosophe ou théoricien en économie en politique ou autre, je l’ai comme assimilé par capitalisation successive en tirant profit d’une expérience de vie ordinaire. http://www.pauljorion.com/blog/?p=22709#comment-164777

        Vous pensez que je pourrais, par mes propos,

        saper le moral de tous ceux qui voudraient transformer le monde à partir de quelques nouvelles prémisses

        Je ne le pense pas car je n’appelle pas à ne pas agir au contraire. J’invite à le faire en sachant tirer profit des acquis procurés par les générations passées qui ont « fait des choses » quitte à avoir commis des erreurs. Par contre, j’invite à la plus grande prudence quand on s’apprête à écouter les professionnels de la parole qui parlent « sans avoir fait » et qui incitent à tout démolir pour servir un idéal fait d’illusion dans lequel ils visent à voir s’engager les jeunes générations.

        J’ai froid dans le dos quand je vois de très jeunes lycéens mis à défiler dans les rues pour revendiquer. Ils me donnent l’impression d’avoir été manipulés par des spécialistes de la parole.
        Ce sont ceux qui ont voulu mettre à bas ce qu’avaient su faire leurs prédécesseurs, ces hussards noirs de la république, qui savaient apprendre à lire en 2 trimestres alors qu’il faut maintenant 2 ans. Quel progrès.

        Ce sont les mêmes qui ont dénigré les métiers manuels. Ce sont les mêmes qui ont orienté les jeunes générations vers les sciences sociales, comme s’il s’agissait de voies ouvrant la voie à la prospérité d’une nation.

        Oui, je crie casse cou à ceux qui écoutent les spécialistes de la parole, surtout s’ils dénigrent tout, notamment ceux qui font.

  13. sannat

    Réponse à G.
    Je n’interviens quasiment jamais dans les files de commentaires. J’apporte juste une précision compte tenu de l’importance du sujet et de vos remarques.

    1/ Ci dessous la liste des 5 principaux accidents nucléaires touchant les 5 différentes principales technologies nucléaires. Ils sont tous parfaitement documentés sur le web.
    7/10/57 : Windscale, GB, niveau 5, Usine de traitement d’Uranium (en réalité un réacteur militaire « expérimental » très instable à Uranium métal / Graphite)
    28/3/79 : TMI, USA, niveau 5, technologie Réacteur à Eau Pressurisée
    13/3/80 : Saint-Laurent, France, niveau 4, technologie Uranium / Gaz / Graphite
    26/4/86 : Tchernobyl, URSS, niveau 7, technologie Réacteur Uranium peu enrichi / Eau légère / Graphite (hautement instable)
    12/3/07 : Fukushima, Japon, niveau 6+, Technologie Réacteur à Eau Bouillante version Uranium enrichi et version Mélange OXydes

    2/ Souvenez vous des premiers jours et du problèmes des piscines qui sont placées au dessus des réacteurs (ce qui étaient une conception d’une grande intelligence …). Ou sont elles désormais ces piscines avec 750 tonnes d’uranium et de plutonium (quelques toxique)? N’avez vous pas remarqué à quel point ce sujet est désormais « oublié »? Or c’est un problème majeur. Les enceintes de confinement ne confinent plus puisqu’elles fuient (ce qui est officiel) de façon plus ou moins grave on ne nous le dit pas.

    3/ Comme à Tchernobyl le principal problème d’un coeur en fusion et que si il recontre de l’eau après avoir percé sa cuve et son enceinte et bien c’est la méga explosion « nucléaire » en réalité c’est une explosion chimique mais qui a le même effet mais plusieurs fois hisroshima (écoutez Gorbatchev dans le reportage la bataille de tchernobyl à ce sujet). Or que font les autorités japonaises actuellement? Elles pompent toute l’eau radioactive pour la déverser dans le pacifique. En réalité l’eau sert à refroidir. Si on retire l’eau on ne refroidi plus. Mais comme c’est trop chaud (en fusion) si ça perce et rencontre de l’eau ca fait boom, donc on arre^te de faire semblant de refroidir et on pompe pour éviter de rayer % du japon de la carte en cas de percement de la cuve. Phénomène en cours si ils pompent…. ce qu’ils font depuis aujourd’hui.

    Ont-ils le choix que de mentir? En cous posant simplement cette question sous des intentions certainement louables de « responsabilité » vous justifiez l’ensemble des mensonges, des manipulations et des dictatures… cela n’est pas un raccourci c’est une réalité. Menteur un jour… menteur toujours. La démocratie et la vérité ne doivent pas être intellectuellement négociable. Le chaos? les peuples ne peuvent ils pas être raisonnable? Peut-on maitriser a minima ce genre de catastrophe? sans doute, mais ce n’est hélas pas la culture de nos dirigeants qui prennent chacun leur peuple pour des crétins.

    Au fait, avez vous remarqué ? 5 accidents, 5 pays différents, 5 technologies différentes…. qu’en conclure à votre avis sur le nucléaire?

  14. Fab

    Très beau constat.

    Voici ma contribution : ici (on peut remonter les liens jusqu’au message originel…)

  15. eric

    @ G « Des dizaines de metre de beton en dessous »je craint que si vous connaissiez la realite,vous verriez qu’elle est tres loin de vos desirs.Il y a pas mal d’article la dessus,le nippon est tres chiche en beton.

  16. Luxy Luxe

    Bonne analyse… très bon article… je partage complètement votre analyse… etc.

    Désolé, mais j’ai beau relire, je ne vois aucune analyse. Juste une succession de dépêches qui amène à une double conclusion qui n’est en pas une :

    - « Nous assistons peut-être à la disparition prématurée d’une nation, au lent crépuscule d’un Empire. »

    Peut-être, ou peut-être pas… et puis, sur le fond, le problème vient-il de Fukushima, du vieillissement de la population et du déclin démographique, ou de la dette publique exagérement élevée. Rien dans l’article pour faire avancer le débat.

    - « l’accident de Fukushima vient peut être de signer l’acte de décès de l’industrie nucléaire qui est une industrie dangereuse ».

    Peut-être, ou peut-être pas… Encore une conclusion qui n’en est pas une.

    Par ailleurs, l’arrêt des centrales nucléaires, c’est du wishful thinking. Hormis la mère Merkel qui a ordonné l’arrêt provisoire (le temps de perdre les élections) de ses vieilles chaudières atomiques, décision qui est par ailleurs contestée en justice, partout ailleurs dans le monde, elles continuent de tourner… Et en France, on continue toujours de construire l’EPR, le seul réacteur 100 % sûr grâce à son récupérateur de corium

    • Vendez! Vendez!!

      A votre avis, quelles seront les conséquences à long terme de cette catastrophe ?

      C’est juste une opinion que je sollicite, sachant que vous n’êtes pas extralucide, mais que vous êtes pour le moins à contre courant du « catastrophisme ».

    • j.gorban

      ah ah l’EPR le truc 100% sûr

      regarder quelques commentaires au-dessus ; chaque accident grave a touché ET un pays différent ET une technologie différente à chaque fois !

      mais cocorico, nous les français on est les meilleurs ; d’ailleur c’est ce qu’a dû colporter sakozi, le commercial du lobby nucléaire quand il est allé au japon !

      • yvan

        J.
        Il faut en effet avoir visité une centrale nucléaire de « chez nous » pour se rendre compte que si un détecteur du portail sonne, le chariot élévateur est entièrement démonté pour enfin trouver une particule sur .. un des bras du chariot.
        Autre anecdote qui avait provoqué une honte d’une collègue ingénieur…
        Elle a fait sonner les détecteurs aussi, et la particule se trouvait au niveau des fesses.
        Une nana toujours active, d’ailleurs. Dans le sens noble du terme, bien sûr…

        Mais lorsque les gardes contrôlent l’équipement obligatoire au point de donner les indications d’utilisation, là, c’est comme pour un médecin qui consulte le Vidal.
        Est-il ignorant … ou prudent…?????????

        Soit, préfères-tu que l’on prévoit le pire et te l’annonce franco, ou te le … cacher..???

  17. sannat

    A Msebastien,

    Je dirais que seul l’entrainement et la préparation sont les solutions pour éviter et limiter la panique en cas de grande catastrophe. D’ailleurs le Japon en est l’illustration par l’exemple dramatique.

    La préparation c’est savoir quoi faire. Qui, quand et comment et cela se décline de l’Etat, à la région au département à la commune en passant bien sur par chaque cellule familliale.
    être prêt c’est savoir comment réagir. Une innodation? La trappe pour le toit se situe là. L’échelle prévue est là. Le sac de survie toujours prêt ici. Les plus forts aident les plus fragiles à monter. C’est machin qui va chercher bidule qui est en fauteuil roulant. Si machin est absent ce role est dévolu à schmol…

    En cas d’incendie? on ne bouge pas si on est dans un immeuble en béton. les pompiers auront le temps de nous sortir. On calfeutre les portes avec des linges humides

    bref, ce qui panique c’est l’incompréhension et le manque de réflexes face à une situation donnée.

    Nos amis japonais sont ultra entrainés sur les seismes. Cela leur évite panique et de nombreuses victimes car même les enfants savent comment réagie.

    EN France nous sommes particulièrement mal préparé à toute situation hors norme.

    L’entrainement c’est la suite de la préparation et la répétition. Les militaires s’entrainenent. C’est grace à cela qu’ils peuvent faire preuve de sang froid et de maitrise au front. On sait à quoi s’attendre, c’est familier. C’est essentiel pour éviter la panique.

    La vérité est également essentiel car les mensonges laissent placent aux fantasmes et aux rumeurs qui par essence provoquent les mouvements de panique.

    Pour répondre à votre question je travaillerai donc les aspects:
    1/ Vérité versus mensonge
    2/ Préparation
    3/ ENtrainement

    en ressources web cherchez le site web du gvt français sur la prévention des risques majeurs (ils conseillent à chaque famille la liste de ce qu’il faut stocker et en quelle quantité).
    Pour aller plus loin dans la parano catastrophique (mais si vous travaillez la dessus c’est imortant) regardez les sites « survivalistes » comme Olduvai qui est la référence.

    Bon courage à vous c’est un sujet passionnant.

  18. Tatsuya

    Sur la question des énergies, je me demande s’il y a un minimum de volonté à se diriger vers une coopération internationale sur ce genre de projets.
    Pour l’aspect finance/dette et répercussions logiques des créances immobilières… je crois qu’on est déjà depuis un moment dans un paysage de banques zombies et de pseudo science économique d’apparat.
    Je me demande toujours à quel point les USA pilotent encore le Japon parfois.

  19. Omar Yagoubi

    « Du Peak Oil à la raréfaction des matières premières, du défi agricole pour nourrir la planète au partage de l’eau (ressource en voie de disparition) le monde change.
    Le cataclysme japonais va sans aucun doute hâter ces évolutions »

    oui, tout est dit, et je suggère devant l’inévitable de travailler individuellement la notion d’AUTONOMIE PERSONNELLE! J’ai déjà commencé et transmet le message et l’exemple à mes enfants; Quoi d’autre à faire? je suis ouvert à toute suggestion.
    Amitiés

  20. barbe-toute-bleue

    Ah bon ?

    Je n’étais pas au Japon lors du tremblement de terre, mais je viens d’y revenir. Je ne suis pas encore allé à Tokyo, où on me raconte que les bars de nuit ont moins de clients, mais je peux vous dire qu’à Osaka, on achète toujours autant de macarons dans les grands magasins. On dira qu’ils ne sont pas au courant car la télé apaise tout le monde.

    Une autre information erronée : le cours du yen. Allez vérifiez les graphiques historiques sur tous les sites offrant une option convertisseur. Le dollar étant assez bas, comparez plutôt avec l’euro, et vous verrez que le cours actuel du yen se tient ces derniers temps. Pas de bond spectaculaire

    Fukushima, ce n’est pas rassurant, c’est bien d’être alerte, et averti. Mais vous devriez un peu mieux soupeser vos informations avant de hurler à la Fin du monde. Car à quelques détails près, c’est ce que vous faites.

    Pas d’optimisme, ni de confiance en les autorités dans cette affaire. Les dès sont jetés, les dégâts pourraient être limités sur le plan humain par des mesures onéreuses, qui ne seront donc pas toutes prises, et les bilans se feront plus tard. Si je ne suis pas trop irradié, j’aurais peut-être l’opportunité de vous en reparler.

    • François Leclerc

      Osaka est à environ 650 kms de Fukushima, cela aide….

      Quant aux informations elles ont comme source Tepco, l’Autorité de sûreté japonaise, l’AEIA, l’IRSN, etc…

      • Reiichido

        Oui, et puis Greenpeace aussi, qui ont fait une campagne de mesure:
        http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/fukushima-les-experts-de-greenpeace-prsentent/blog/34019

        « Bien que nos données concordent généralement avec celles des autorités (5). Greenpeace conclut toutefois que les mesures gouvernementales ne sont pas à la hauteur des risques »

      • barbe-toute-bleue

        Les vents dominants soufflent sur Tokyo et vers le pacifique. Cela aide aussi. Une certaine naïveté japonaise en rajoute une couche dans le sentiment de sécurité.

        Et il n’y a pas que la situation à Fukushima dont vous vous faites le rapporteur quotidien et que je lis avec attention, dans ce dernier article par Charles Sannat.

        Il y a spéculation sur l’activité actuelle du pays qui rame quand même depuis quelques temps. Des spéculations sur l’économie future. Or on constatera bien ce qui va arriver. Des spéculations sur des non remboursements en immobilier, alors qu’en matière de non remboursement en immobilier, y-a un certain pavé qui est tombé dans la mare après 95, et ce n’était pas à cause de Kobe. Par contre, la dette le remercie encore.
        Quand à Fukushima, qui a dit que les gens n’y étaient pas propriétaires de leur maison, alors que c’est plutôt une région qu’on quitte pour aller travailler vers la capitale, donc, pas en expansion phénoménale.

        Faudra peut-être ré-emprunter pour reconstruire, mais ça ne se fera pas sur la zone interdite, car il va y en avoir une.
        On pourrait aussi penser à éviter de faire ça dans les étroites vallées faisant remonter haut les raz de marée tous les 50 à 100 ans. Mais il y a peut-être des raisons qui fassent qu’on prenne ce risque.
        Replanter une centrale nucléaire à côté, par contre, on devrait vraiment y cogiter dur, d’autant qu’on constatera bientôt encore mieux l’étendu de cette catastrophe. Pensiez-vous que je cherchais à minimiser ?

  21. Pascal

    Rappel :

    Je n’a aucune confiance dans les informations délivrées par les autorités du nucléaire, un milieu qui obéit à une logique d’Etat et à ce titre pratique le mensonge au nom de la raison d’Etat. L’industrie nucléaire n’a rien de démocratique ; à ce titre elle est le navire de proue de la gouvernance post-moderne où l’on entretient un simulacre de démocratie !

    Conclusion : la dangerosité de la situation sera toujours minorée et nous n’aurons aucun moyen de le savoir car la pollution nucléaire, jusqu’à un certain point (de non retour) est indétectable : les états major du nucléaire ont alors beau-jeu de minimiser la gravité de la situation ! Par ailleurs, les responsables pourront toujours se retrancher derrière la nécessité de ne pas créer de situation de panique !

    Pour toutes ces raisons, entre autres, il convient de programmer la sortie du nucléaire ! il y va de la tranquillité des sociétés ! Y compris celles qui ont fait le choix de ne pas recourir à cette énergie négative et qui en cas d’accident chez un voisin distant de plusieurs milliers de km se prendront elles aussi leur quota de radiation !

    • Reiichidoodo

      Et bien dans ce cas, vous croirez peut-être la CRIIRAD qui est d’accord avec les mesures de l’IRSN, et Greenpeace qui est globalement d’accord avec les mesures des autorités japonaises.

      Quand à dire que « la pollution nucléaire, jusqu’à un certain point (de non retour) est indétectable »…figurez vous que lorsque la pollution nucléaire est indétectable, c’est qu’il n’y pas de danger ! Car si vous ajoutez 2 désintégrations dues à un accident aux 8000 désintégrations que l’on se reçoit chaque seconde, ça n’a aucun impact. Incroyable non ?

      • Pascal

        devant la fin de non recevoir opposée à ses demandes par l’autorité compétente, la Crirad a dû se résoudre à lancer une pétition pour avoir accés à des données fournies par 60 capteurs réputés beaucoup plus performants que ceux qui fournissent les relevés publics.

        Ensuite Greenpeace et la Criirad ne sont pas dans la centrale que je sache.

        Par ailleurs, j’ai lu en plusieurs endroits que la zone d’évacuation devrait être élargie autour de la centrale, mesure que le gouvernement japonais refuse. Ensuite comment envisager si nécessaire le déplacement de plusieurs millions voire dizaine de millions de personnes vivant au Japon ! Matériellement et socio-économiquement impossible !

        Alors … ! On est dans la m… car aujourd’hui nous sommes tous Japonais !

        Ensuite rien que d’avoir à se prendre la tête avec toutes ses disputes représente en soi un argument ultime qui délégitime définitivement cette satanée technologie qu’est le nucléaire. Si vous ça vous amuse de participer à une sorte de guerre civile pour une question de choix énergétique qui dépend uniquement de la volonté des Hommes, et bien pas moi !

        Conclusion, à tout prendre je préfère m’éclairer à la bougie, et enfiler deux pulls et un polaire ! Si c’est le prix à payer dans un premier temps pour passer à une société apaisé !

        Pour le reste j’ai la même confiance dans le génie de l’Homme pour mettre au point dans un délai raisonable des technologies de remplacement que celle mise en avant par les scientistes pour justifier les choix dont la société ne veut pas en argant de la capacité de notre glorieuse science à trouver des solutions aux probables problèmes posés par les développements incriminés par la société civile !

        Si d’après la cohorte illustrée par un caricatural Claude Allègre les scientifiques sont capables de régler tous les problèmes susceptibles de se poser, pourquoi devrions-nous remettre en question cette capacité quand il s’agit de développer de procédés innovants, performants respectueux de notre environnement et, last but not least, compatibles avec la démocratie !

        Enfin, si les responsables actuellement aux affaires ne se sentent pas capables de relever ce défi, et bien qu’ils se démettent et laissent la place à ceux qui en ont les compétences … et la volonté !

      • Reiichido

        Pascal

        Greenpeace est allé sur site (voir http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/fukushima-les-experts-de-greenpeace-prsentent/blog/34019). Premier paragraphe:

        De retour à Tokyo après effectué à un examen du niveau de contamination radioactive près de la centrale nucléaire de Fukushima, l’équipe d’experts en radiation de Greenpeace (1) a annoncé qu’elle entamera une deuxième enquête de surveillance de la contamination dans la région.

        Ensuite, la Criirad demande que soient rendues publiques les mesures sur tout le territoire mais elle fait déja des mesures compatibles (et des fois moins pénalisantes) à ce qu’a rendu public l’IRSN par exemple: http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/eau_de_pluie_iode_131.pdf

        Et puis, courage ! Il faut des fois affronter les discussions houleuses ! Des discussions houleuses ont (eut) aussi lieu pour les OGMs, les nanotechnologies, la tour Eiffel, la légalisation de l’euthanasie, le droit de vote des femmes…et l’avenir du capitalisme ! De mon expérience, une opinion correcte se forge toujours en s’enfonçant dans l’enthropie des opinions jusqu’aux coudes…

      • j.gorban

        Pascal dit :

        Si d’après la cohorte illustrée par un caricatural Claude Allègre les scientifiques sont capables de régler tous les problèmes susceptibles de se poser, pourquoi devrions-nous remettre en question cette capacité quand il s’agit de développer de procédés innovants, performants respectueux de notre environnement et, last but not least, compatibles avec la démocratie !

        plein de bon sens !

  22. Abiram

    À tous ces paramètres à prendre en compte, je crois qu’on peut ajouter la frénésie de la FED à imprimer du papier dans le cadre du QE2 qui doit en principe s’arrêter le 30 juin prochain.

    Alors, il se peut que l’on s’apercoive enfin que la situation des USA n’est en définitive pas meilleure que celle de la Grèce, du Portugal ou de l’Irlande.

    Un joli dessin: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/BASE

  23. Jeff

    En même temps que je lis votre article excellemment documenté et qui semble signer la faillite de l’ hubris capitaliste contemporain , j’écoute de grands délirants sur France Inter qui s’excitent sur  » l’utérus artificiel  » [ Henri Atlan ( Biologiste ) & Marie Mandy ( documentariste ) ] – Misère des temps !

    La « raison raisonnante » promue par ses maîtres d’œuvre règne sans partage. Tout aussi fou qu’en 1914 – 1918 , un rationalisme  » positiviste  » et déshumanisant largement dénoncé en son temps par les dadaïstes et les surréalistes continue son œuvre imperturbablement. En nos régimes dits  » libres « , deux domaines ne peuvent jamais se discuter : LA Science & LA Finance. Tabous des tabous, « LA Science  » &  » LA Finance  » sont – comme le souligne le titre du reportage de Marie Mandy ,  » les ventres de personnes « . Circulez, il n’ y a rien à voir. Rien à comprendre. Que ce soit à Fukushima au Japon ou à Paris en France au paradis du nucléaire et de l’utérus artificiel. Bienvenue dans le meilleurs des mondes possibles.

    • donnot

      Ce fut le début de la fin quand Rome s’interrogeait pour savoir si la vulve de truie farcie était meilleure, selon que le bête était vierge ou pas!

  24. Hubert de La Pâte Feuilletée

    Deepwater: Transocean attribue des bonus à ses dirigeants :

    http://www.slate.fr/lien/36449/bonus-dirigeants-transocean-deepwaterhorizon

  25. dag

    Avant de dire que quelqu’un ment , surtout s’il est japonais , encore faudrait-il avoir la curiosité primaire de s’informer de son rapport à la vérité et de la structure de son langage , de ses chaînes langagières qui conditionnent bien des libertés . Un premier exemple de base archi connu aux donneurs de leçon du parler vrai :はい – Hai – oui (« Hai » ne signifie pas « oui » mais plutôt un « je t’écoute » quand quelqu’un vous parle. Si vous demandez à un Japonais de vous prêter de l’argent et qu’il répond « Hai » ca ne veut pas dire « d’accord » mais « je t’écoute »)

    Alors que , dans un dialogue sur un problème avec un japonais , au premier abord , l’énoncé quasi syllabique est court et donne l’illusion d’une compréhension rapide voire instantanée , il faut une sainte patience pour arriver à un consensus . L’une des multiples spécificités est l’absence des racines étymologiques comparables aux nôtres et qui sont nos bases latentes d’évidence dans nos parlers latins . Cela induit un doute permanent et se traduit par ce : « mais que veut-il dire? » présent à chaque moment de la locution japonaise .

    Alors depuis le début de cette crise , je ne les critique pas ,ayant travaillé avec quelques uns d’entre eux , témoin de leur certain assujettissement aux lois de leur langue qui faisait dire à Lacan que les japonais étaient à la limite de l’analysable . Et quand Anne Lauvergeon parlait d’urgence absolue de 48 heures , je savais d’avance par expérience que le délai ne serait pas tenu dans le cadre d’une situation inédite pour avoir tenté de modifier la place d’un grain de sable au cours de longues négociations .

    Généralement , un responsable se considère dans une situation paternaliste et parentale à l’égard de ses administrés qu’il considère comme des enfants . Il répète et module cette fonction de base de l’autorité paternelle . Sincèrement , que peut -il inventer de différent ?
    Connaissez-vous beaucoup de parents qui n’ont pas raconté d’histoires à leurs petits pour leur éviter des cauchemars ?

    • kibou

      A propos de « responsable », je fais une parenthèse sur le PDG de Tepco, qui comme les lecteurs du blog le savent est en arrêt maladie depuis un certains temps (paraît-il de retour aux affaires, ou hospitalisés – selon les sources – mais en tout cas toujours absents).

      Ceci est inadmissible pour un japonais, voire même carrément inconcevable. Et pourtant si !

      • Reiichidoodo

        Il faut être occidental pour ne pas comprendre que ce monsieur se relève d’une tentative de suicide…

      • Alain.Goethe

        @ Reiichidodo :
        Vous écrivez :
         » Il faut être occidental pour ne pas comprendre que ce monsieur se relève d’une tentative de suicide  »

        Si on prend comme hypothèse « le sens du sacrifice des pilotes japonais à la fin de la 2 ème G;M; et donc dans le cas du PDG de TEPCO

        De 2 choses l’une
        - ou bien il n’est pas habité par ce SENS qui faisait que le CHEF restait en 1ère ligne jusqu’à ce qu’il n’ y ait plus d’espoir

        - ou bien il avait compris que la SITUATIOn n’allait faire qu’EMPIRER Inéluctablement;
        en outre, il a dû se dire :

         » j’ai rogné sur la maintenance, je me suis laissé faire par les actionnaires
        j’ai accepté de faire marcher encore cette centrale de 40 ans d’âge, afin que l’on puisse verser des dividendes CORRECS ( !) aux actionnaires
        Donc je suis nul .. j’ai râté ma vie à cause du lucre, de mon désir de tranquillité et d’un très bon salaire

        On est surement dans le 2 ème cas de figure .;

        Version officielle = hypertension et vertiges .. ( j’en ai aussi .. et se soigner .. quand on n’est pas heureux .. pas très intéressant )
        Bref

      • Moi

        @Reiichidoodo: et les japonais, ils en pensent quoi d’un type qui rate même son seppuku?

      • Luxy Luxe

        @ Moi : qui vous dit qu’il l’a raté ?

      • Moi

        @Luxy Luxe: ils nous cacheraient même la mort du PDG? Pour quelle raison? J’y crois pas. Il est peut-être mourant, certes…

      • Luxy Luxe

        @ Moi : je ne suis pas japonais, je ne peux vous dire les raisons qui pousseraient à cacher le suicide d’un PDG. Je dis juste que c’est une éventualité. De toute manière, au final, cela ne change strictement rien…

      • M

        seppuku?

        à ma connaissance, cette façon de « quitter le monde » des Samouraïs, donc des guerriers ( préserver l’honneur ), a définitivement disparu depuis le seppuku (réussi) du grand écrivain Yukio Mishima ( aux idées politiques trés « nationalistes » par ailleurs) …il devait falloir un entraînement mental et physique trés particulier . C’était d’une violence extrême.

    • Fatso

      Comment le langage structure notre pensée… votre post est passionnant, pour le néophyte que je suis.

      • Abiram

        Au fil du temps les linguistes et le neurologues ont montré que le lien entre langage et pensée est beaucoup plus fort que nous ne croyons.

        Intuitivement, nous avons l’impression que nous pensons dans un premier temps, pour ensuite habiller cette pensée avec les mots d’un langage acquis. Cette impression s’exprime au travers d’une expression telle que « traduire sa pensée ».

        Mais en réalité ce n’est pas aussi simple. Nous sommes en effet difficilement capable de penser une chose pour laquelle les mots nous manquent. Cette découverte est à l’origine des efforts considérables entrepris par les responsables politiques et économiques pour faire disparaître du paysage certains termes et les remplacer par d’autres, plus inoffensifs.

        C’est ainsi que dans le langage politique, ceux que l’on appelait jusque dans les années 1970 des « exploités » (ah, il y aurait donc un exploiteur ?) sont devenus des « défavorisés » (ils n’ont pas eu de chance).

        De même, tous ces sans-quelquechose (papiers, domicile, emploi, etc.) ont remplacé les mots qui servaient à décrire ces personnes par ce qu’elles sont, afin de focaliser les esprits que ce qui leur manque pour être dans la norme ainsi définie implicitement.

        Remarquez aussi l’usage nouveau du terme « citoyen », qui signifie aujourd’hui « celui qui respecte scrupuleusement les règles », comme dans l’expression « entreprise citoyenne ». Est-ce là la définition d’origine ? Je ne le crois pas.

        Un dernier exemple pour la route, car la transformation se passe en ce moment sous nos yeux, il est facile de la voir à l’œuvre. Observez dans les lieux que vous fréquentez s’il ne se trouve pas un panneau disant en substance « ce local est placé sous vidéo-surveillance ». Dans les semaines ou mois qui viennent, vous ne serez pas surpris de voir ce panneau remplacé par « ce local est placé sous vidéo-protection ».

        Nous ne pouvons pas penser ce que nous ne pouvons pas nommer…

      • kercoz

        Sujet des plus passionnant en effet .
        @Abiram.
        Il y a un problème d’antagonisme qui me chiffonne depuis un bon moment :
        Nous ne pouvons penser sans les mots , comme vous le dites si bien ….Mais une fois mise « en route » , notre « pensée  » atteint des concept que l’on ne pourra « mettre en mot » qu’imparfaitement …;…En gros le langage est réducteur de la pensée qui ne peut estre pensée que par des mots …

        J’arrive a expliquer celà par (encore une fois) la complexité dont notre cerveau est capable , mais pas notre langage , ..qui va linéariser ou élaguer le concept pour pouvoir l’énoncer .

      • @Kercoz : « notre langage , ..qui va linéariser ou élaguer le concept pour pouvoir l’énoncer » : le langage n’énonce pas des concepts, mais des significations en combinant des signifiés. Si par exemple je dis que « le distributeur de billets a mangé ma carte bleue », (ce qui vient d’ailleurs de m’arriver), le verbe manger ne renvoie à aucun concept mais à une caractérisation de l’acte de manger. A l’inverse de l’être humain, un robot aurait besoin d’une conceptualisation sophistiquée de cet acte pour parvenir à comprendre mon exemple.

      • kercoz

        @ Crapaud :
        Vous avez raison , mais qd je parle d’un concept comme celui de l’ entropie …. il a besoin de « mots » pour etre pensé , peu de mots pour « soutenir » sa réalité , mais énormément de phrases ou meme de pages si on veut l’ exposer pour le communiquer ….Le langage reste un outil .
        On peut remarquer , si je poursuis ma litote centralisatrice que plus ce langage est « global » plus il est réducteur …. : Un breton ne peche pas du poisson , mais du lieu ou du maquereau …Un paysan ne cueille pas des pommes mais des reinettes … Un « arbre  » ne peut supporter aucune définition correcte : on coupe un chène ou un peuplier , jamais un « arbre » … un palmier est il un arbre ? Mais qd la population s’étend , ce qui n’ont jamais vu la mer , ne vont pas mémoriser les traditions de peche , donc il y a du « poisson »

      • j.gorban

        @ Abiram

        Nous ne pouvons pas penser ce que nous ne pouvons pas nommer…

        j’ai bien aimé votre commentaire ; exploités / défavorisés , je ne connaissais pas.

        par contre, on ressent bien qu’ils essaient de nous bourrer le crâne avec leur responsabilité individuel : si t’es chomeur, c’est de ta faute ( employabilité )

        bien enttendu, la responsabilité individuel ne s’applique pas pour le haut de la pyramide.

        par exemple, Servier a une fortune de plus d’un milliard ; il l’a doit en partie à la vente du médiator ( effet direct + gain sur le médiator permettant le développement de SA boitz )
        croyez – vous qu’il va cracher une partie de sa fortune pour les malades ?

  26. PINCE

    J’attends avec impatience mes super pouvoirs !

  27. Thom Bilabong

    Notez bien les propos de nos chers politiques ici-bas en France au sujet du nucléaire.
    Notez les bien, archivez les et indexez les.
    Martine a commencé a dégainer la première en promettant la sortie du nucléaire.
    Les autres de vont pas tarder.

    OK, comment ?
    En combien de temps ? Vers quelles autres énergies en dehors du pétrole qui est sur la fin ?
    Que fait-on des déchets radio-actifs d’ici l’arrêt total des exploitations et après ?

    L’argent pour faire tout cela ?
    Il n’y a qu’à se baisser tellement il y en a. Au moins, ça fera des investissements « nobles » et de vrais relais de croissance.

    Mais, au fait, n’est-il pas plus intéressant d’attendre et de ne rien faire ?
    Encore 2 ou 3 accidents de ce genre (histoire de bien enfoncer le clou) et c’est la population mondiale qui va décroitre. Très vite, cette fois-là. Donc une belle concentration du capital en perspective, non ?

    Regardez toutes les catastrophes du passé, humaines ou naturelles : elles ont toutes favorisé la concentration du capital et le redémarrage des économies touchées. Évidemment, ça a laissé quelques victimes sur le carreau mais ce n’est rien comparé à l’incroyable dynamisme qui en est résulté.

    Eh oui, toute crise fabrique ses profiteurs. :)

    Bonne semaine.

    • yvan

      Les guerres aussi. Cela n’a rien de nouveau.

      A se demander même qui de la poule ou de l’oeuf…

    • BasicRabbit

      Martine a commencé a dégainer la première en promettant la sortie du nucléaire.

      Il me semble qu’elle a seulement parlé de la sortie du tout nucléaire…

      • Thom Bilabong

        Exact, BasicRabbit,
        Mieux vaut ne pas prendre trop d’engagements fermes et clairs.
        Ça laisse ensuite de la place pour les ajustements tactiques.

  28. Reiichidoodo

    Avant de mettre en doute la communication, il faut tout d’abord s’assurer qu’on a bien compris la situation. Il me semble que vous êtes passé à coté de beaucoup de choses.

    Au niveau de ce qui s’est passé sur Forsmark, vous biaisez la réalité en disant que les experts et les articles affirmaient que la fusion cœur aurait lieu en 30 minutes. En réalité, un ingénieur a prétendu ceci, Lars-Olov Höglund. Les autorités de sûreté comme le directeur de la centrale ont démenti ce nombre, et une étude a plus tard montré que la fusion aurait eut lieu après 8h. Ce qui est compatible avec l’accident de Fukushima, dans le sens d’un discrédit pour les personnes qui affirmaient qu’on était à une demi-heure prés…

    Pour Fukushima, vous vous trompez en disant que le cœur n’est plus « vraiment » refroidi depuis 15 jours. En effet, TEPCO a commencé à injecter de l’eau de mer dans le circuit primaire le 12 mars. En revanche, le cœur n’a pas été refroidi pendant plusieurs heures au début de l’accident, et c’est pour cela qu’il est partiellement fondu.

    Il n’y a donc aucune incohérence entre les deux scénarios.

    D’autre part, vous dites « pas de problème » mais ce sont vos propres termes : les autorités de sûreté n’ont jamais tenu ce genre de propos nonchalants, et d’ailleurs chaque jet de fumée a provoqué l’évacuation des gens sur place. Vous êtes en train de faire dire aux gens ce que vous aimeriez qu’ils disent pour pouvoir les discréditer avec aisance.

    Ce que vous dites sur l’eau potable, en mettant en avant le cynisme des autorités qui « changerait » la potabilité de l’eau en fonction des besoins, est également infondé. Premièrement, l’eau a toujours été potable pour les adultes. Deuxièmement, avez-vous une source sérieuse affirmant que la levée de l’interdiction de consommation d’eau du robinet par les enfants ait concordé avec une quelconque rupture de stock d’eau minérale ? A titre de contre-exemple, l’interdiction est toujours en place à Hitachi et Tokaimura. Et les articles du 23 mentionnent déjà une pénurie d’eau en bouteille, tandis que la levée de l’interdiction a eu lieu le 25. Je crois que là aussi, vous avez vu ce que vous avez voulu voir.

    Ensuite, ce sont bien des explosions d’hydrogène qui ont eut lieu. Que-voulez vous que ce soit d’autre ? Ca n’est pas des explosions de retour en criticité, car les barres de contrôle ont été insérées dés le tremblement de terre. Ce n’est pas des explosions vapeur, car une explosion vapeur suppose la présence de beaucoup d’eau, ce qui fait justement défaut. De fait, Tchernobyl et Fukushima n’ont (jusqu’à maintenant) pas grand-chose à voir en commun sur le plan du déroulement de l’accident, et de l’ampleur des fuites qui ont eu lieu. Jusqu’à maintenant 500000 Japonais sur place se gêneraient plus qu’autre chose…

    Il y a donc une certitude pour moi au moment où j’écris ces lignes : l’auteur du billet n’a pas compris grand-chose à ce qui se passe là-bas…

    En revanche, ce que dit la CRIIRAD est exact : le périmètre de 20 km autour de la centrale est vraiment très limite. L’AIEA a même proposé une évacuation jusqu’à 40 km. Mais les doses reçues restent faibles. La CRIIRAD mentionne 3 mSv/an, les travailleurs du nucléaire peuvent recevoir jusqu’à 20 mSv/an avec un suivi adéquat : il est donc important que les gens soient suivi par la suite !

    Quand à dire que les coûts réels du nucléaire n’intègrent pas les coûts de démantèlement et de stockage du combustible, c’est le marronnier bien connu mais à 70% faux (les provisions pour démantèlement sont faqu’elles sont insuffisantes ; le coût de stockage des déchets est multiplié par 3 par l’adoption de la réversibilité).

    • timiota

      Ouf, merci
      Il faut les deux lectures.
      Dun côté l’envie de se faire peur, de l’autre celle d’évaluer ce sur quoi on peut porter une opinion d’évaluateur (je n’ose pas dire « faire une évaluation », la question n’est en effet plus tellement celle des chiffres, mais celle des logiques mises en oeuvre).

      Pour continuer à détoner, je vais dire que le nucléaire rassemble les problèmes de différents échelles de temps, c’est intrinsèque à la radioactivité et ses temps de vie très distribués.
      En ce sens, il nous permet d’imaginer l’ampleur de nos « autres » problèmes, ceux plus chimiques pour lesquels il n’y a pas de compteur Geiger (soit que la détection soit non triviale : dioxines, métaux lourds, bisphénol, esters divers, soit que les effets n’adviennent que lentement : colorants chez les coiffeurs, sucres dans toutes les viandes US emballées par exemple).

      A partir d’une certaine échelle de taille, nous empiétons sur les grandes échelles de temps et d’espace… (C’est Kant qu’on s’en occupe ? )

    • Contre analyse très intéressante et , semble t’il , fort documentée.
      A creuser .
      PS : Savez vous si , dans les coûts réels du nucléaire , sont intégrés les frais de désirradiation, voir frais de dédomagement en cas d’accident ?

    • j.gorban

      Quand à dire que les coûts réels du nucléaire n’intègrent pas les coûts de démantèlement et de stockage du combustible, c’est le marronnier bien connu mais à 70% faux (les provisions pour démantèlement sont faqu’elles sont insuffisantes ; le coût de stockage des déchets est multiplié par 3 par l’adoption de la réversibilité).

      vous semblez bien informer !

      1 – pouvez-vous m’indiquer : a) le coût du démantelement d’une centrale
      b) le niveau de provision d’EDF à ce jour

      2 – quel est le coût de stockage par an pour les déjà X tonnes de déchets et pour combien d’années ? vous en profiterez pour nous dire à combien est égal X

      Avant de colporter la propagande des nucléocrates , il faut tout d’abord s’assurer qu’on a bien compris la situation

      donc j’attends avec impatience les preuves de vos assertions !

      • Fatso

        Tout lem onde ici apprécie Mr Jorion et ses articles, et je ne suis pas le dernier car je viens ici tous les jours. Cependant, il faut savoir rester critique !!!!!

      • j.gorban

        à fatso et atanguy

        je ne remets pas en cause les premières remarques de Reiichidoodo.

        par contre , si je demande des PRECISIONS , c’est que jusqu’à l’accident de Fukushima, j’ai cru la propagande anti-soviétique comme quoi en occident une catastrophe nucléaire, c’était pas possible et que ma position anti-nucléaire était basé:

        1 – sur le coût du démantelement ( et de sa difficulté : ça fait quand même 25 ans qu’EDF essaie de démanteler une toute petite installation , BRennelis ! )
        2 – sur les déchets nucléaires qui sont un vrai poison pour les générations futurs ( à la différence des dettes où il suffit d’anesthésier les rentiers, par l’inflation par exemple )

        voilà , pourquoi je réagis !

        maintenant mon anti-nucléarisme est définitif : la catastrophe de Fukushima nous montre qu’un accident nucléaire est TOUJOURS possible et que ses conséquences sont de très long termes.

        avis aux nucléophiles : avant de continuer à minimiser Fukushima par rapport à Tchernobyl, je vous conseille d’attendre ……. quelques mois à quelques années ( de l’aveu même des authorités japonaises )

        sinon 25 ans après il faut refaire un sarcophage sur le sarcophage et dans 100 ans ?

        à Fukushima, le terrain géologique permet il de construire DES sarcophages les uns sur les autres pendant les prochains siècles …………………
        à entendre parler de démantelement de la part des autorités , doit-on penser que DES sarcophages seront possibles ?

        mais l’essentiel n’est il pas de passer à autre chose !

        médiatic show must go on !

        c’est là que je pense que Hessel a tout faux avec son indignation : à longueur de temps le système médiatique fabrique de l’indignation qui s’empile sur de l’indignation
        nous irons donc jusque dans le mur
        tant pis

        socialisme ou barbarie

    • Reiichido

      @béber

      Non, je ne pense pas ! C’est un effet un excellent reproche qu’on pourrait faire. Toutes les sociétés utilisant le nucléaire devraient cotiser à une assurance spéciale, et investir ensemble dans des moyens d’intervention commun facilement mobilisables (pompes spéciales, bore, diesels etc…).

      @gorban

      Oui, voilà donc la situation.

      Pour la France, le démantellement est estimé à 11 milliards d’euros pour les réacteurs en service. Je pense que ce coût est certainement sous-estimé, bien que le REX jouera à fond. (Par exemple, lors des récents changements de générateurs de vapeur, le temps passé par équipement a été divisé par 5).

      Le coût estimé d’une station de stockage à grande profondeur est d’environ 15 milliards d’euros. Récemment, le parlement a imposé l’option de réversibilité, qui a fait exploser ce coût à 35 milliards (ce sont des chiffres pas stabilisés). Si station il y a, elle devrait être mise en service en 2025-2030.

      Fin 2010, eDF avait provisionné environ 16 milliards d’euros (déchets+démantellement). Le démantellement est d’ore et déja entièrement couvert. AREVA et le CEA participeront à 20% des coûts pour le stockage.

      Les déchets radioactifs haute activité (ceux que l’on destine au centre de stockage): 1851 m3 en 2004, 3611 m3 estimé en 2020

      Sources: (titres un peu mensongers dans un sens puis dans l’autre…)
      Le monde: http://abonnes.lemonde.fr/japon/article/2011/03/31/le-cout-reel-de-la-fin-de-vie-de-la-filiere-nucleaire-un-secret-d-etat_1501218_1492975.html
      ANDRA: Déchets radioactifs et matières valorisables en France, rapport 2006

      • yvan

        Juste pour confirmer, les réacteurs M1 et M2 de Marcoule, datant des années 50, (petits bâtiments en tôle ondulées bleue clair que vous voyiez en passant le long du canal du Rhône juste avant le carrefour Codolet-Bagnol, en venant du nord) se sont fait démanteler entre 95 et 2000.

      • atanguy

        le démantellement est estimé à 11 milliards d’euros pour les réacteurs en service

        Il y a en gros 60 reacteurs en France, d’apres vos chiffres ca fait environ 200 million d’euros par demantellement. Evaluation bien basse a mon avis en comparaison du cout courant de la construction d’un reacteur.

      • Reiichido

        @atanguy

        Je suis entièrement d’accord ! Cette évaluation me semble optimiste, d’ou mon « 70% » original. Cependant il faut considérer que:
        - Dans la construction, ce qui coûte cher c’est de fabriquer les composants. Pas le cas dans le démantèlement.
        - Bien que l’ingénierie représente une fraction modeste du coût d’un réacteur (20% à la louche), les études de démantèlement sont moins volumineuses
        - Et puis c’est plus facile de démonter que de monter, les ingénieurs savent tous ça :)
        - Mais les opérations sont rendues complexes par la radioactivité résiduelle…

      • atanguy

        @Reiichido

        Mais les opérations sont rendues complexes par la radioactivité résiduelle

        Le moins qu’on puisse dire… De plus que fait-on des cuves et des piscines? Sans parler des corps de batiments et tuiti canti qui ont ete irradies pendant des dizaines d’annees?
        En fait je parierai que le demantelement coute au moins aussi cher que la construction. cqfd

      • j.gorban

        @ Reiichido

        avez vous les sommes dépensées pour le début du démantelement de Brennelis qui dure depuis 25 ans ( excusez du peu ……….. )

        sinon 200 millions par centrale vous dites que c’est peu d’où votre 70%
        mais vous pensez sérieusement que 260 millions serait un chiffre plus juste ?

        les provisions d’EDF sont placés en bourse ? …………………….

        sinon, concernant les chiffres donnés par des industriels, ils sont toujours à prendre avec recul.

        je vais vous donner un exemple personnel : il fut une époque dans une certaine industrie où certains investissements étaient passé en coûts de maintenance pour ne pas payer certains impôts …………………………………….
        c’est du vécu d’un niveau intermédiaire de la hiérarchie

        alors depuis cette époque , j’ai toujours su que l’on pouvait faire dire aux chiffres un peu ce que l’on veut.

      • Luxy Luxe

        Le moins qu’on puisse dire… De plus que fait-on des cuves et des piscines? Sans parler des corps de batiments et tuiti canti qui ont ete irradies pendant des dizaines d’annees?
        En fait je parierai que le demantelement coute au moins aussi cher que la construction. cqfd

        vous pariez ou vous savez ?

      • j.gorban

        Yvan dit :

        Juste pour confirmer, les réacteurs M1 et M2 de Marcoule, datant des années 50, (petits bâtiments en tôle ondulées bleue clair que vous voyiez en passant le long du canal du Rhône juste avant le carrefour Codolet-Bagnol, en venant du nord) se sont fait démanteler entre 95 et 2000.

        ASN dit : Le site est par ailleurs aujourd’hui le lieu de grands chantiers d’assainissement et de démantèlement, menés sur ses installations les plus anciennes.
        gras : c’est moi
        lien : http://www.asn.fr/index.php/L-ASN-en-region/Division-de-Marseille/Activites-de-recherche/Site-de-Marcoule

        Yvan , pouvez-vous nous indiquer votre source d’information ?

      • j.gorban

        l’info de l’ASN date de novembre 2010 ; donc j’ai du mal à croire que le démantelement se soit fait entre 1995 et 2000

      • yvan

        J.
        J’ai simplement travaillé à Marcoule. Je suis donc ma propre source. Par contre, je n’ai pas été mêlé à ces démantèlements étant sur les constructions.
        Mais je suis sûr que certains sous-traitants pourraient nous communiquer le coût total des chantiers.

  29. kibou

    Merci Charles Sannat pour ce tour d’horizon que vous nous proposez.

    Juste une demande de précision concernant ce passage : Aux Etats-Unis aucun réacteur n’a été construit depuis l’accident de “Three Mile Island” en 1979. Après Tchernobyl aune nouvelle centrale n’a vue le jour en URSS, il en sera de même au Japon après Fukushima.

    Pour ce qui concerne l’URSS je pense bien qu’elle n’a pas eu le loisir de construire des centrales nucléaires étant donné que 79 c’est presque la chute… En revanche, si vous incluez la Russie alors il me semble qu’ils doivent avoir construits des centrales puisque c’est un acteur majeur de ce domaine, y compris en imaginant des petites centrales flottantes.

    Pour les conséquences économiques il est évident qu’elles seront énormes, en premier lieu pour le Japon. Mais il est aussi évident que cela va rapidement faire les affaires des concurrents, qu’ils soient chinois ou autres (un plaisir qui sera court). Mais au sein de l’Archipel, je pense que la région d’Osaka va potentiellement tirer son épingle du jeu dans sa vieille rivalité avec Tokyo.

    Au vu de la gestion catastrophique de cette crise qui n’est faites que de demis aveux, je me demande aussi quel va être le comportement de ceux qui habitent Tokyo et qui ont le choix de déménager. Que vont faire les grandes entreprises, multinationales ? Quid des ambassades ? Repli « technique » vers le consulat à Osaka où on continue comme avant ?

    • Luxy Luxe

      Pour ce qui concerne l’URSS je pense bien qu’elle n’a pas eu le loisir de construire des centrales nucléaires étant donné que 79 c’est presque la chute… En revanche, si vous incluez la Russie alors il me semble qu’ils doivent avoir construits des centrales puisque c’est un acteur majeur de ce domaine, y compris en imaginant des petites centrales flottantes.

      En Russie, il y a trois réacteurs mis en service dans les années 2000 (Rostov 1 et 2, Kalinine 3). En Ukraine, Khmelnitski 2 mis en service en 2005, Rovno 4 mis en service en 2004,

      Maintenant, je ne sais pas si ce sont des projets initiés après Tchernobyl ou bien des choses qui étaient déjà en construction en 1986.

  30. Padre

    La conjonction de catastrophes qui a frappé le nord du Japon pourrait être interrogée en ces termes : De quoi est-elle le nom ? Ce à quoi il pourrait être répondu qu’elle est l’événement par lequel se révèlent à la face d’un monde incrédule les failles (sans jeu de mot) de notre système prétendument hyper maitrisé car hyper rationnaliste.

    A ce titre, le roi Expert apparait dans toute sa nudité alors qu’il se sert de son arrogance comme d’un cache sexe. Lui qui se croyait et faisait croire qu’il était devenu comme maitre et possesseur de la nature sent qu’il est sur le point de voir cette croyance apparaître pour ce qu’elle est : un tromp-l’oeil illusoire venu compenser, occuper la place laissée vacante par la disparition de Dieu !

    Mais son successeur dans sa démesure prométhéenne qui s’est gagné les faveurs de ses ouailles à coup de promesses faisant miroiter l’astre d’un progrés sans entrave sent le sol se dérober sous ses pieds car il se sait pris au dépourvu par l’enchainement des crises qui semble rapprocher notre civilisation de sa finitude ! Et le roi Expert se sent menacé d’être tragiquement dépossédé de ce pouvoir démiurgique qui lui procure une puissance-jouissance existentielle grisante : de cette griserie qui perdra toujours ceux des Hommes qui poursuivront des desseins habituellement réservé aux seuls Dieux !

    Mais quelques mois ne sauraient suffir à abolir quatre siècles d’une religion matérialiste séculière qui su détrôner sa devancière au point de s’attribuer une rpédominance hégémonique sur l’âme des Hommes dont elle devint à son tour, là aussi, comme maître et possesseur ! Les hommes se sentent devenir orphelin, l’âme en peine, si ce n’est en perdition …

    l’avenir est à reconstruire sur des bases renouvelée en profondeur ; le travail de gestation est en cours ; gestation assez douloureuse et tourmentée ! Pour une Humanité 2.0 qui se pense collectivement en une multitude de lieux, dont celui-ci.

    L’intelligence du roi Expert cédera la place à l’intelligence d’un collectif d’individus citoyens planétaire qui construira son expertise selon des modalités inédites qui sont en train de se mettre en place au fur et à mesure qu’on les cherche par tatonnements et ajustùments successifs approfondissant la prise de conscience qui les génère.

    Le rythme auquel ce process interactif et retroactif progresse est tributaire pour une bonne part du degré de sincérité et de vérité que ses protagonistes peuvent investir et suporter ! Ces deux variables déterminent la qualité des semences ainsi mises en culture et donc celle des plantes à venir ! La culture que nous récolterons demain se prépare aujourd’hui !

    • Thom Bilabong

      alors qu’il se sert de son arrogance comme d’un cache sexe. Lui qui se croyait et faisait croire qu’il était devenu comme maitre et possesseur de la nature sent qu’il est sur le point de voir cette croyance apparaître pour ce qu’elle est : un tromp-l’oeil illusoire venu compenser, occuper la place laissée vacante par la disparition de Dieu !

      Les japonais dans leur arrogance ont cru qu’ils pouvaient maitriser la Nature… mais ils avaient oublié que la Nature est une femme (Judith Devaux).

      • yvan

        « alors qu’il se sert de son arrogance comme d’un cache sexe »

        Sans être exhibitionniste, le souci commence à partir du moment où l’on utilise un cache sexe…

        Et là, ce n’est plus le sexe que l’on cache, mais la totalité du « décideur » (mais pas coupable…)

    • HP

      L’intelligence ou l’expertise répartie existe déjà, elle passe par internet.

  31. LeJeune

    « Vous avez voulu sauver l’argent sur le court terme au mépris de la vie des hommes, vous perdrez les hommes et vous perdrez l’argent, car il n’est pas de richesses sans hommes. »

    Jolie phrase qui illustre bien la teneur de ce billet. Les Mensonges d’Etat sont aussi les mensonges de l’Homme à lui même. Il n’est pas possible de se passer de l’électricité d’origine nucléaire et bien beaucoup de personnes au Japon vont nous prouver le contraire hélas pour elles dans des conditions dramatiques .

  32. yvan

    Excellente synthèse et bonne vision des dégâts « collatéraux ».

    Pour juste ajouter à l’ambiance, les compagnies d’affrètement se refusent à mouiller dans les ports à moins de 250 Kms de la centrale (j’ai oublié les noms).
    Or, ces deux ports assuraient 30% des importations/exportations du pays.

    Et coté radio-activité, une pollution notable a été détectée en Corée du Sud et en Chine.
    Soit, à l’est et au nord, ce qui prouve que l’ensemble du Japon a été copieusement arrosé.

  33. PAD

    Sur France info, c’est 11 500 litres d’eau faiblement radioactive qui a été déversé dans l’océan pacifique.

  34. OLIVIER

    Quelques infos complémentaires (dûes à l’expertise d’AREVA) sur: http://cryptome.org/ puis télécharger fukushima-areva.zip

    C’est assez instructif…

  35. vigneron

    Une question, Monsieur le chargé d’affaire BNP Paribas. Pensez vous que cette fois ci votre article sera lui aussi relayé par Fdesouche, comme celui célébrissime qui se finissait magistralement par « Vous avez aimé le film La Crise. Vous allez adorer La Crise II. Encore mieux, encore pire. » Je pense pas, mais allez savoir…
    fortune.fdesouche.com/30964-faudra-t-il-encore-sauver-les-banques#more-30964
    Bon avant y’avait eu le Yéti et Rue89, ok, mais dedieu ! difficile aujourd’hui de ne pas se faire récupérer par les sites-poubelles !
    Google est terrible pour ça. Entrez Charles Sannat… première page : Jorion, Yéti, Rue 89, objectiféco, bulleimmobilière, Fdesouche… Tain ! fait chier !

    • Julien Alexandre

      On va le signaler Vigneron. C’était la même chose pour François. Ce n’est plus le cas après un rappel à l’ordre.

    • blandine keller

      Il y a quelque chose qui manque dans ce panorama catastrophiste : on reproche aux gouvernements de prendre les gens pour des crétins, mais on ne parle pas de l’expression des contre-pouvoirs, syndicats, partis d’opposition, il n’y a pas d’analyse politique. Les gens s’expriment, manifestent, qu’en est-il ?
      Je ne suis pas sûre de comprendre nettement ce que vous dites Vigneron bien que j’aie regardé qui est Charles Sannat chargé d’affaire BNP Parisbas, tombant sur le site fdesouche qui fait penser à une site d’extrême droite, avec un nom pareil. Dois-je comprendre que ce genre de site récupère systématiquement toutes les analyses radicales ? Ce qui veut dire qu’une radicalité ne se revendiquant pas explicitement d’un camp, risque de faire tourner le moulin d’adversaires, et des pires qu’on puisse imaginer ? François aussi a retrouvé ses billets dans l’autre camp ?

      • Julien Alexandre

        C’est exactement cela Blandine, ce site d’extrême droite récupère les analyses partout sur le web sans le consentement de leurs auteurs.

  36. Pragmatic Man

    KWAAA ? Pas d’huitres à Nöel ?!
    What a pity !!

  37. Gouwy

    En effet, TEPCO a commencé à injecter de l’eau de mer dans le circuit primaire le 12 mars

    C’est forcément faux puisque techniquement impossible sur un REB !
    TEPCO a juste utilisé le circuit de secours, l’injection d’eau par la tubulure passive, c’est à dire dans l’enceinte de confinement : « la cavité sèche » !

    De toute façon, même si tel avait pu être le cas, ça n’aurait servi à rien. La plus optimiste des modélisations montre que le coeur d’un chargement de 95 tonnes fond à 50% en 12 heures et à 70% (donc total) en moins de 16 heures, en supposant un défaut de pressurisation !
    Une modélisation d’un arrêt total des dispositifs de refroidissement n’est pas modélisée (donc perte totale d’eau) : On n’a toujours estimé que ça ne pouvait pas arriver car on n’a jamais supposé qu’une centrale pouvait se retrouver sans aucune source d’énergie et « livrée à elle même », sans aucun opérateur pour prendre des décisions et des mesures techniques !

    Depuis, des ingénieurs ont fait des estimations. On estime aujourd’hui que les coeurs des réacteurs de Fukushima ont été « à l’air » moins de 40 minutes après le Tsunami et ont commencé à fondre dans l’heure.
    Il est probable que la « fusion critique » (qui correspond à un volume > 50%) a été atteinte dans les quelques heures qui ont suivi.

    Ensuite, le refroidissement de la cuve (par la cavité sèche) a permis de maintenir la température et donc l’intégrité des cuves quelques jours (repère ; les fumées noires).

    Il est probable que des essais de refroidissement par le bas (noyade de l’enceinte) aient été tentés sur le réacteur 2 avec les risques que l’on connait … et qui se sont concrétisés : explosion de la chambre de supression !

    • Reiichido

      Pourtant, les points IRSN du 13 et 15 mars sont sans ambiguïté:

      « De l’eau est injectée dans le coeur du réacteur. »

      « Selon l’exploitant, 70% du coeur du réacteur serait endommagé. L’injection d’eau de mer dans la cuve serait maintenue afin d’assurer le refroidissement du coeur qui reste cependant partiellement dénoyé. L’eau contenue dans la cuve se décharge dans l’enceinte de confinement via une soupape. »

      J’avoue que je ne sais pas, je connais peu les REB. Je suis curieux de votre retour sur ce qui est dit.

      Par contre, vous avez tort sur un fait: en accident grave, on prend bien sur en compte la perte totale des alimentations électriques, y compris des diesels de secours (Scénario H3 suivant la terminologie française). C’est d’ailleurs un contributeur important (50%) au risque de fusion coeur dans les analyses probabilistes.

    • timiota

      Oui, vous pourriez commenter, Gouwy, en référence aux transparents d’Areva,
      donnés par le site du nouvel obs de D. Leglu pour le 27 mars, il y a 33 slides, on voit à peu près qui est passé où quand.
      Je suis surpris que cette infographie n’ait pas été reprise ailleurs plus clairement.

      C’est sûr qu’on peut ajouter des p’tit gribouillis pour mettre un peu de grumeaux de la « sauce corium » dans le fond du réacteur.

      Le mécanisme des barres de contrôle SOUS la cuve est d’ailleurs un grand absent de cette infographie, …qu’on ne me dise pas que tout s’y est passé pour le mieux dans le meilleur des mondes iodés !

  38. Nicolas F

    Article alarmiste, ignorant les ordres de grandeur en jeu pour la radioactivité effectivement mesuréeet la dimension géographique, et approchant l’infâme lorsqu’il compare l’effort de transparence japonais avec l’opacité soviétique.
    A défaut de pouvoir lire la presse japonaise qui reprend de manière didactique les éléments publiés, et non de manière alarmiste en jouant avec de mauvaises traductions comme la presse française (le nouvel obs avait traduit eau dans un sous sol de la centrale par eau de nappe phréatique…) vous pouvez vous renseigner directement de la manière suivante
    Tepco publie plusieurs fois par jours des infos sur l’évolution sur place :
    http://www.tepco.co.jp/en/index-e.html
    De plus le site de l’agence nucléaire japonaise fait un effort pédagogique supplémentaire en anglais mais avec environ 24h de retard, mais en se pressant, cela se ressent à la qualité de l’anglais publié :http://www.nisa.meti.go.jp/english/

    Et bien sur l’iaea publie très régulièrement des mise à jour sur la question :http://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html

    Si vous ne liez pas l’anglais, le site de l’asn est en français: http://www.asn.fr/

    La vraie question sur le nucléaire est s’il est compatible avec la démocratie. Ce billet le prouve encore. Dans le meilleur des cas, une énergie totalement décarbonnée aura encore besoin de 25 à 30% de nucléaire.

    • yvan

      Sauf que Tepco, tout comme l’ensemble de la filière nucléaire, a un lourd passé d’opacité et pire, de désinformation.

      • Reiichido

        Et ce qui s’est vérifié une fois est vrai à jamais ?

      • yvan

        Non, Reiichido.

        Mais j’ai toujours dit que les centrales nucléaires françaises mériteraient d’être visitées.
        Et juste après la visite, tu passes un film de l’intérieur d’une centrale russe.

        Mais bon. Ca tuerait un peu définitivement leur tourisme…

  39. [...] Voilà quelqu’un qui dit la même chose mais en beaucoup mieux que moi, allez donc lire le blog de Paul Jorion [...]

  40. Même si je ne comprends strictement rien à l’économie, du moins à celle que les hommes ont voulu instaurer sur la planète, j’ai toujours pensé que ce système était un serpent qui se mord la queue. Il en est juste au point de s’avoir auto-avalé complètement, tellement bête, qu’il n’a effectivement pas compris son ineptie.

    Quant à déverser dans la mer des tonnes de radioactivité, ce n’est que la résultante du reste… des adolescents attardés qui veulent palier une catastrophe par une autre. Or la prévention, ce n’est pas remplacer une catastrophe par une autre, c’est faire en sorte que l’on n’utilise pas des éléments que l’on est incapable de maîtriser. Cela signifie est responsable. Mais comment un adolescent pourrait-il être responsable ?

    Ils ne savent même pas que la mer est source de toute vie sur la planète, ni même que toutes les mers se rejoignent, ni même que l’on n’arrête pas l’eau, ni ses habitants.

    C’est juste… consternant, nous sommes gouvernés par des enfants qui veulent absolument avoir le dernier joujou à la mode et le sauvegarder aux prix de la vie de l’humanité.

    A Genève, nous utilisons 0% d’énergie nucléaire pour l’électricité, répartie entre 85% d’hydraulique et 15% d’eco-énergie verte. C’est la preuve que c’est possible, si la volonté politique est là. Le reste de la Suisse utilise 45 % d’énergie nucléaire, dont une centrale : Muhleberg, l’une des plus anciennes de la Terre, qui elle, malgré les fissures, a été reconduite pour une utilisation de 20 ans supplémentaire contre l’avis des locaux qui n’étaient interrogés que pour avis… qui ne comptait pas. Le pays de la démocratie on dit…

    Hélas, nous avons aussi le CERN à Genève, qui se veut ville propre, une autre ineptie infantile, qui consiste à vouloir comprendre l’origine de la vie au lieu… de la vivre et de se connaître soi-même. A la première expérimentation, tous les physiciens étaient morts de peur quant à ce qui pouvait se passer. Mais les scientifiques sont comme des chats, la curiosité dépassera toujours la peur.

    Et cela pourrait être bien plus dangereux encore que toutes les centrales de la planète réunie. Juste… par curiosité.

    Honnêtement, la survie de la planète et des humains en particulier, je n’y crois plus. Le nucléraire n’est pas seul en cause, ce sont également tous ces 400 produits neuro-toxiques présents dans notre quotidien, qui altèrent le code génétique et sont responsables de toutes les maladies neuro-dégénératives. Et, bien évidememnt, personne ne veut prendre ses responsabilités par rapport à cela et reporte celle-ci sur les malades en les privant des seuls soins qui pourraient leur être utiles.

    Alors non, je n’y crois plus. Mais je crois aussi que même s’il ne restait à terme que 600’000 personnes sur Terre, celles-ci doivent avoir conscience de ces erreurs afin de ne pas les reproduire et que donc, l’information à ce sujet n’est pas vaine, tant que nous sommes en vie.

    • La vie repart de ses déchets pour évoluer, l’homme devra faire de même!!!

    • vigneron

      @dequoijmemêle

      Ah ces suisses au dessus de tous soupçons ! tellement soucieux de la propreté de la planète ! tellement soucieux de déontologie, d’éthique et de morale ! tellement démocratiques !

      À plusieurs reprises, les Suisses se sont exprimés par votation populaire au sujet des centrales nucléaires:
      Le 23 septembre 1990, le peuple rejette l’initiative intitulée «Pour un abandon progressif de l’énergie atomique», avec 52,9 % de non. Le même jour la votation sur l’initiative populaire « Halte à la construction de centrales nucléaires (moratoire) » est acceptée avec 54,5 % de oui. Cette votation aboutit au gel des autorisations de construction de centrales nucléaires en Suisse, pour une durée de dix ans.
      La votation populaire du 18 mai 2003 a rejeté les projets Sortir du nucléaire (pour la désaffectation progressive des centrales nucléaires) et Moratoire-plus (pour la prolongation du moratoire) respectivement par 66,3 % et par 58,4 % de non.
      Le 15 novembre 2010, l’Inspection Fédérale de la Sécurité Nucléaire (IFSN) a déclaré «adéquats» les trois sites proposés (Mühleberg (BE), Beznau (AG) et Gösgen (SO)) pour la construction de trois nouvelles centrales nucléaires en Suisse, le type de réacteur reste à choisir.
      Suite aux accidents nucléaires de Fukushima de mars 2011, Doris Leuthard décide de suspendre les projets de renouvellement des centrales.

      Wiki.

      Quant aux physiciens du CERN qui auraient joué Casse-Noisettes avec leurs fondements tout en édulcorant généreusement les garriguettes au démarrage du LHC, voilà bien la preuve absolue que cet instrument de recherche était bien nécessaire et qu’il est d’ores et déjà rentabilisé. On connait désormais la nature de la matière « grise-noire », c’est la bêtise infinie, ainsi que celle de l’énergie « grise-noire », l’obscurantisme.
      Hé ! arrêtez moi si j’me trompe,, mais 600 000 survivants pour votre inéluctable désastre, soit moins d’un dix-millième de cette espèce honnie, ça nous ferait à peu près la population du canton de Genève… plus les 150 000 de ses meilleurs clients étrangers pour ses institutions financières, tellement inoffensives, tellement propres, tellement soucieuses de l’environnement, tellement sécurisées, tellement sécurisantes, tellement neutres.

      • Quand les êtres supposés intelligents et se considérant comme tels auront conscience que leurs préjugés les poussent parfois à des raisonnements de faibles qualités, la terre ira mieux .
        Et si la terre va mieux, les plantes qui y poussent et ceux qui les consomment vont mieux …

        Les Suisses ont un petit pays , ce qui les poussent à penser autrement qu’en terme d’arrogance .
        Ce qui n’est votre cas.

    • Luxy Luxe

      A Genève, nous utilisons 0% d’énergie nucléaire pour l’électricité, répartie entre 85% d’hydraulique et 15% d’eco-énergie verte. C’est la preuve que c’est possible, si la volonté politique est là. Le reste de la Suisse utilise 45 % d’énergie nucléaire

      Là, vous me faites doucement rigoler. A moins d’être connecté à un réseau local détaché de la distribution commerciale, vous utilisez nécessairement de l’électricité nucléaire. Sauf s’il n’y a pas d’interconnexion, vous ne pouvez pas dire que l’électricité produite à Genève est consommée à Genève : l’ensemble des moyens de production alimente l’ensemble des consommateurs. Ce raisonnement doit également être appliqué au niveau européen : l’Italie, qui a fermé ses centrales nucléaires après Tchernobyl, ne se prive pas d’importer de la bonne électricité atomique made in france…

      Par ailleurs, je me bidonne en pensant que l’ordinateur sur lequel vous avez tapé ces lignes contient moult composants fabriqués en Chine, donc avec de l’électricité produite au charbon, qui n’est clairement pas de l’ »éco-énergie verte ».

      Et, comble de l’ironie, vous roulez peut-être dans une voiture japonaise fabriquée avec de l’électricité produite par Fukushima (et même si vous avez une allemande, une française ou une italienne, vous pouvez être sûr qu’une partie des pièces vient d’une usine japonaise).

  41. Omar Yagoubi

    je faisais un parallèle en vous lisant cher Charles:
    c’est vrai qu’il est aussi stupide et dangereux de construire une centrale sur une faille que d’avoir misé autant sur un pays, le 2em du monde économique, voué a un big one. En plus, on le savait, tout comme Tchernobyl qui aurait du être l’Avertissement. Pareil pour la Californie du reste ,vouée elle aussi à une dévastation majeur. Je pensait avoir du temps pour anticiper les grands changements, mais non, ils arrivent plus vite que prévu. 2012 est en avance cette année…
    Je pense que pour notre civilisation, telle qu’on la connaît, il n’y aura plus de pièces de rechange, et ce très rapidement. Ce n’est peut-être pas plus mal, les gens un peu lucides pressentaient l’impasse.
    Prenons ça comme un entrainement au grand changement climatique. Mais lui, il a l’élégance de prendre quand même son temps.. Cordialement

    • barbe-toute-bleue

      Les retards de glissement sur les failles sont connues suivant les statistiques, et l’écart type dans le temps.
      Ce n’est donc pas toute la Caliufornie, puisque la faille de San-Andreas s’est déjà détendue à San Francisco. Pas sur LA

      On attend aussi des seismes majeurs sur Tokyo ( 1 siècle déjà à un endroit où 3 plaques se rejoignent ) Ankara, la suite en Indonésie sur Java, … Pour parler de places à fortes populations. Ailleurs ? Suivez les zones de subduction ( failles glissantes ou en affrontement à manifestation montagneuse aussi ), et reporter-vous à la fréquence statistique des séismes, ainsi qu’à la date du dernier conséquent enregistré.
      Notez toutefois que Kobe était en avance sur les prévisions.

      Puis, cherchez les centrales nucléaire.

    • Omar Yagoubi

      et devant un tel crépuscule, les dieux et les diables en sont venus à douter d’eux-même.

  42. Oui, la désinformation est partout ! Même dans cet article.
    Le tremblement de terre et le tsunami ont eu lieu un vendredi, la date est donc bel et bien le 11 mars et non le 14.
    Heureusement, le reste de l’article est suffisamment pertinent pour ne pas inciter à la remise en question pure et simple…

  43. Les pieds dans le plat

    Le problème de l’histoire à chaud, c’est qu’elle est un excellent outil de propagande. Les historiens minutieux, épris de faits, ne sont pas encore passés par là, l’émotion suscitée et surjouée, surtout en France (et aux états-unis), reste par contre encore prégnante.

    On peut donc reprendre les faits, les assembler dans une présentation forcément partielle, et si facilement partiale, et de cette présentation comme preuve de réalité, en appeler sans en avoir l’air à l’émotion pour que les gens aient une opinion non pas réaliste, ou personnelle, mais sucitée par les peurs, le dégoût, en croisant les thèmes du complot, des élites corrompues, de la science prométhéenne, etc.

    Cela s’appelle de la manipulation. Cet article en est un très bel exemple, et ceux qui y ont succombés l’ont écrit. Cas d’école.

    On remarquera que ce genre d’articles émane rarement de personnes au fait (justement) de la réalité avec les connaissances appropriées, qu’elles soient médicales, scientifiques, biologiques : celles-ci sont éliminées de base car les technocrates sont dans le camp de l’ennemi. Et tout connaisseur est technocrate. Donc, les seuls capables de discerner la limite de l’hypothèse et de la réalité, et de montrer où la manipulation commence, sont discrédités dès le début. Les manipulateurs connaissent leurs ennemis.

    Pourtant l’énoncé est exact, et au surplus la thèse n’est pas mauvaise : l’accident n’est pas maitrisé, les solutions se succèdent sans en être vraiment, on s’enfonce dans la durée pour une zone dangereuse, insidieusement mortifère pour quelques-uns ou beaucoup; on ne sait pas encore. Mais par exemple, la manipulation de l’information dénoncée est juste ignorante de la perception des catastrophes par les japonais, incroyablement infatuée de la présentation occidento-catastrophique et sentimentale que nous en faisons; entre autres erreurs et subjectivités qui écroulent l’ensemble.

    Paul, si vous voulez que votre blog ne soit pas un endroit d’auto-persuasion mentale d’un petit groupe voué à la critique exclusivement, à laquelle votre notoriété et votre propre mesure donnent un crédit qu’ils ne méritent pas, vous devriez soit filtrer plus, soit laisser parfois la tribune à d’autres sons de cloche. Parce que votre message fondamental, sinon, va apparaitre sectaire et brouillé, ce que personellement, je regretterai.

    • Je vous réponds par un billet.

    • vigneron

      Paul, si vous voulez que votre blog ne soit pas un endroit d’auto-persuasion mentale d’un petit groupe voué à la critique exclusivement, à laquelle votre notoriété et votre propre mesure donnent un crédit qu’ils ne méritent pas, vous devriez soit filtrer plus, soit laisser parfois la tribune à d’autres sons de cloche. Parce que votre message fondamental, sinon, va apparaitre sectaire et brouillé, ce que personellement, je regretterai.

      Vous exagérez sur le caractère « monotone » du son de cloche du blog, aussi bien pour les billets (il y eut celui de Cavard) que pour les commentaires (vous par exemple).
      Mais globalement je plussoie et aimerait bien voir ici un billet d’un physicien comme Jacques Treiner par exemple – défenseur du nucléaire civil par fonction comme par philosophie et rationaliste en diable, comme le fut son ami Charpak – qui aurait quelques petites choses intéressantes à nous dire sur le nucléaire, sur les énergie renouvelables, sur ITER, sur les choix et le débat politiques concernant l’énergie, qu’il considère comme un bien commun de l’humanité qui ne peut être laissé dans les mains du marché, de politiques nationales ni même des seuls scientifiques. En tout cas un peu plus que notre ami Gouwy, le physicien et ingénieur nucléaire officieux du blog…

      • Pierre-Yves D.

        Vigneron,

        Le nucléaire sans le capitalisme de marché (ou d’Etat) est-il seulement possible ?
        Quel est votre avis sur la question ? A quelles conditions un nucléaire civil serait-il envisageable comme option énergétique satisfaisante ?

  44. [...] Cet article est tiré du Blog de Paul Jorion » LE CRÉPUSCULE DE L’EMPIRE DU SOLEIL LEVANT, par C…. [...]

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