Bretton Woods II : la bonne direction

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Je lis dans La crise actuelle est née en 1971, l’entretien avec Michel Rocard publié jeudi dernier dans Le Temps, « Un type talentueux, qui s’appelle Nicolas Sarkozy, a exploité la convergence des volontés de quelques grands Etats européens » et cela ne me choque nullement. Cela me paraît même parfaitement justifié. Bien davantage en tout cas que d’autres commentaires que j’ai l’occasion de lire ici ou là et qui déclarent « Quoi ? Il ne sait pas ce qu’il veut : un jour il affirme que le capitalisme est la plus belle chose au monde, et le lendemain, qu’il est cassé ? » Que voudrait-on à la place ? Que le Président de la République Française prétende mordicus – contre toute évidence – que tout va bien ?

Mr. Sarkozy a été élu démocratiquement sur un programme. Celui-ci vantait les vertus de l’endettement à tout crin des ménages. C’était là une idée exécrable – qui au cours des années récentes a conduit les États–Unis à la catastrophe. Ses propositions étaient écrites noir sur blanc et ceux qui ont voté pour une telle plate-forme électorale l’ont fait en leur âme en conscience, et leur choix l’a emporté dans les urnes. Mais la vertu majeure d’un chef d’état est d’être en prise avec la volonté de son peuple et si celle-ci se modifie parce que le contexte a lui-même changé, le talentueux s’y adaptera en effet.

Depuis, Mr. Sarkozy a pris au sérieux la présidence française de l’Union Européenne et proposé avec un panache très gaullien, un nouveau Bretton Woods. Les pays asiatiques ont décidé aujourd’hui de lui emboîter le pas et tant mieux ! Dans le contexte actuel d’une crise dont chacun reconnaît la responsabilité aux États-Unis – même si la situation actuelle du dollar par rapport aux autres devises suggère qu’ils sont bien placés pour tirer les marrons du feu – le rapport de force des autres nations par rapport à l’Amérique n’est plus celui qui présida à la réunion, première du nom, en 1944, quand elles étaient toutes à genoux.

Il est peu probable que Mr. Sarkozy et ses conseillers préconisent les mesures que je prône quant à moi : les leurs seront sans aucun doute très en retrait quant à leur radicalité, en en particulier sur un point que le Président français affirme pourtant essentiel : trouver le moyen de prévenir les crises plutôt que celui d’en amortir les chocs lorsqu’elles se sont déclarées. Il serait néanmoins inopportun de prétendre que les initiatives actuelles vont dans la mauvaise direction.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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82 réflexions sur « Bretton Woods II : la bonne direction »

  1. Paul, il est tout a fait probable que vous allez etre attaque pour ce billet, peut-etre meme de facon peu respectueuse pour votre personne et pour vos engagements passes, allez etre attaque sur ce Blog que vous avez cree et que vous n’avez jamais censure.

    Je tiens, avant meme que ne se deverse le flot d’incomprehension pour votre raisonnement et votre ouverture d’esprit, vous apporter mon soutien. Je pense que vos propos sont pleins de bon sens et de tolerance, non nourris par la rancune et l’amertume, et cela me fait chaud au coeur de les lire.

    Vos propos rejoignent le tres beau papier de Pierre-Yves poste hier, et qui nourrissait sa reflexion de l’aveu et du desarroi de Mr Alan Greenspan face a la debacle de son « beau et ideal » capitalisme.

    Que vive encore longtemps l’ouverture a l’autre…
    De tout coeur avec votre « combat », Paul. 😉
    Benoit.

  2. @ Paul,

    Ca y est Paul, on se met à l’entrisme. Et par la grande porte encore.

    Bah, c’est pas grave, la cause nest pas bégueule.

  3. Je conseille vivement la lecture de l’excellentissime article de Sapir (lien ci-dessous) où tout est dit, à l’exception du timing.

    http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/25/850-le-monde-qui-vient

    Lui aussi reprend le concept de l’inflation comme meilleure vecteur à la resolvabilisation des endettés (capacité à rembourser dans une monnaie très dépréciée) et comme détonnateur d’une refonte du système.

    Par ailleurs, l’occasion peut (doit) être saisie de faire coïncider le projet européen avec ce qui manque encore aux yeux des dénommés (improprement) eurosceptiques, l’aspect pragmatique et protecteur. L’arrogance des promotteurs d’une Europe libérale devrait être temporairement affaiblie. C’est donc l’occasion de porter un coup ed boutoir pour faire avancer en juin 2009 l’idée d’une Europe différente, enfin pragmatique.

  4. Pierre-Yves D. nous ecrivait hier :

    (…)
    Les choses vont tellement vite qu’il est déjà anachronique de désigner les méchants, et de penser à ressortir les guillotines et autres chaises électriques, ou même le goudron et les plûmes même si ce n’est pas l’envie qui nous en manque !

    Ce qu’il faut condamner c’est un système et ses tares rédhibitoires pour lui substituer un autre. Pas les hommes, du moins surtout pas ceux qui maintenant par honnêteté intellectuelle, le condamnent sans appel ou ne sont plus très loin de le faire.

    Ma première réaction en lisant dans nos journaux français un certain nombre d’éditorialistes changer de ton, d’analyse même, de vocabulaire, et même pratiquement d’idéologie, fut de penser qu’ils retournaient leurs vestes.

    Je pense que les choses ne sont pas si simples. Il est tellement facile de séparer le monde entre les bons et les méchants, ceux qui auront toujours tort quoi qu’ils fassent, et ceux qui auront toujours raison. Mais les humains sont ainsi faits que certaines passions jadis investies dans des projets par certains d’entre eux estimés hautement enviables et estimables, s’avèrent à la faveur de circonstances exceptionnelles, totalement déplacées. A telle enseigne maintenant qu’ils sombrent dans une grande crise de foi et reconsidèrent toutes les idées, actions qui firent leur vie à la lumière du cataclysme qui s’abat et trouble leurs anciennes certitudes.

    Ou bien les mots n’ont aucun sens, et alors, en effet, nous pouvons penser que tous ces retournements ne sont que du vent et ne comptent guère. Des mots en l’air.
    Mais alors dans ce cas, comment reformer la société avec nos frères humains si nous ne sommes pas capables d’accepter que des propos dont nous voudrions en quelque sorte nous rendre propriétaires (alors que la pensée, la lucidité, ne sont la propriété de personne, mais s’acquièrent), viennent souvent plus avec les circonstances qu’au bout d’un cheminement raisonné ?

    Ou bien nous prenons acte du changement, ou plutôt des prémisses du changement idéologique en cours, et agissons comme si désormais notre tâche n’était pas de regarder en arrière mais d’approfondir la transformation. En disant cela je pense évidemment à Nelson Mandela qui après l’apparteid obtint les témoignages publics de beaucoup d’acteurs de l’ancien système, en échange de quoi ceux-ci ne furent pas incriminés, pour aller de l’avant.

    Toutes les raisons du monde peuvent nous incliner au retrait, à l’indifférence, au cynisme, mais en serons-nous plus heureux pour autant ? Notre plus grand ennemi n’est-il pas nous-mêmes ?
    (…)

  5. Refonder pour quel type de croissance ? Une croissance de la production,de la consommation,du crédit,de la pollution,de la destruction des espèces et de l’environnement….? On ne peut pas dissocier Kyoto de Bretton Woods,sinon vive la crise,les enfants de la terre ne crèveront pas de faim grace au soleil.Petit coup de gueule dédié à la fonte du pole,du « peack ice » ,du Grenelle de l’environnement,du 4X4 de mon voisin,de la note en maths de mon fils,de mon chien qui a fait des trous partout,de………….la nostalgie,de………… (complétez suivant votre humeur).

  6. @strategix
    je pense que Paul adhère à l’idée de scaringella, et tant qu’a faire autant choisir le plus médiatique 😉

    A mon avis vous devriez sélectionner un/une politique dont les idées feraient que les votres lui apporterai plus d’audience médiatique. Le/la tanner jusqu’à ce qu’il semble que vous êtes pour le même avenir (nébuleux bien sur) et qu’il/elle se réclame de vos écrits; et alors vous aurez accés aux médias et à l’argent dont vous avez bien besoin. et en plus vous pourrez faire connaitre vos idées au peuple.

    Attention à ne pas s’attaquer aux personnes ! Mais bien à la société et son à système !
    Il n’y a que les imbéciles qui ne change pas d’avis 😉
    ce proverbe s’applique a tout le monde Paul, Sarkozy, moi etc
    amicalement

  7. @ Galapiat et Scaringella,

    L’entrisme me paraît une très bonne solution.
    J’envisage moi même d’être un élu Modem, c’est dire.

  8. Bonjour,
    Lecteur assidue et autodidacte, j’apprécie beaucoup les différentes analyses, mais la, je vous trouve un brin indulgent, voir plus. Oui il fallait étendre l’incendie (qui couve en profondeur) mais de la a penser que N S a gagné une stature internationale et comparer a De Gaule, c’est forcer beaucoup le trait.

    « Un type talentueux, qui s’appelle Nicolas Sarkozy, a exploité …… » Oui, a exploiter ….. « Opportunisme et cynique »

    « Mr. Sarkozy a été élu démocratiquement sur un programme…..  » …  » et ceux qui ont voté pour une telle plate-forme électorale l’ont fait en leur âme en conscience, et leur choix l’a emporté dans les urnes. »……
    La, je doute fort qu’ils, elles, ont analysés ce programme, mais bon, élu quand même. Pour appliquer, ce qu’il fait, des idées très réac « contre-révolution » et il ne changera pas. Mais on peut toujours rêver !

    « Il est peu probable que Mr. Sarkozy et ses conseillers préconisent les mesures que je prône quant à moi : » ….. ne pas en douter une seconde, il suffit de regarder qui il nome aux différents postes, les pyromanes.. « Camdessus».. Sans commentaire.
    Qui a conseillé, les banquiers et assureurs, d’où une Banque de France bis sous gouvernance privé avec des fonds publics.

    Et dans le même temps, on poursuit comme si de rien n’était la chasse aux bouc-émissaires sécuritaire, ou chômeurs, casse de la justice (il y a a faire c’est certain mais pas de cette façon) les privatisations poste, santé, éducation, etc….

    Bon, le rêve fait vivre
    Cordialement
    Roland

  9. (attac) Benoît devient plus calme ce matin, lui qui vilipendait avec véhémence lors de son dernier passage la bêtise indécrottable de l’humanité inhumaine. Ainsi les bords du Mekong redeviennent un paradis terrestre, même pour la rente.
    Ainsi vont les choses, Sarko devient membre du club à Chavez, certains quittent la banque pour mener une révolution culturelle sur le web, d’autres retournent à la banque, réconciliés avec le système, abandonnant la révolte scripturale virtuelle pour de la monnaie fiduciaire. Ainsi va le monde ! Lutter, boulotter, lutter pour boulotter, toujours la lutte pour la survie immédiate ! Nous sommes dans le déni par obligation…

  10. Ainsi, n’importe quel bonimenteur pourrait être chef d’Etat. Mieux, de par la nature même du système, que le meilleur vendeur de lessive l’emporte !

    Il suffit de savoir humer l’air du temps, voire de l’influencer par les médias au moins en termes de perception et de priorité, de créer de beaux slogans bien putassiers et que les « Nous le Peuple » aient l’illusion d’avoir choix !

    Vive la démocratie !

    Et, surtout, n’oublions pas d’aller l’imposer, par les armes, en ses contrées barbares ou sévissent la dictature et l’obscurantisme.

  11. Est t’il encore possible de croire que la malhonnêteté des ultralibéraux et l’incompétence de l’Etat se transforme en pragmatisme volontariste?
    Comment croire que l’Etat réduit à un simple croupion de l’ultralibéralisme puisse se transformer en acteur intelligent, puissant et déterminé?
    Le doute plane sur les têtes et la menace d’une bascule semble imminente…
    Définitivement, la dernière carte est sur le point de tomber sur la table et la partie de poker menteur va se terminée.

  12. @ Roland,

    c’est clair, on aurait préfèré que Paul Jorion fût choisi pour participer directement à l’élaboration du Bretton Woods II.
    Quoique, attendons, sait-on jamais.

    L’important est que Sarkozy est maintenant emporté par une dynamique qu’il a créée, en partie.

    Sur le terrain social il ne pourra plus dire que les caisses sont vides. Cet argument a été invalidé par la crise. Quand on a besoin d’argent on en trouve. Il me souvient qu’on se moquait des partis révolutionnaires qui arguaient ce type d’argument quant à la disponibilité de l’argent. Maintenant que la donne a changé tout le monde redécouvre l’idée que le déficit budgétaire n’est pas une infamie s’il est utilisé à bon escient.
    L’attitude nouvelle du président Sarkozy va avoir d’énormes conséquences idéologiques. Il va devoir choisir une ligne beaucoup plus sociale que celle qu’il adoptait jusqu’à présent.

    Si effectivement au niveau international il persiste méthodiquement à mener une action destinée à réformer radicalement les bases du capitalisme, son discours et sa politique économique et sociale antérieures à la crise ne vont plus être tenables.

    Soit il change sur les deux fronts et je ne pourrais que m’en réjouir quand bien même tout m’éloignait de Sarkozy candidat puis président jusqu’à ce que la crise n’éclate au grand jour.
    Soit, comme vous dites, son nouvel engagement est purement opportuniste, et alors il court à sa perte. Et le roi sera nu.

    Dans tous les cas, même si c’était de l’opportunisme, des individus qui étaient la chantres de « l’ancien système » l’auront sévèrement attaqué voire condamné. Ne boudons pas notre plaisir. Car ils font pour nous une partie du travail, celui qui consiste à enterrer le néo-libéralisme. Cette enterrement idéologique de première classepar ceux-là mêmes qui portaient le système aux nues n’est qu’une prémisse au changement. Mais un pas qu’il fallait faire.

  13. Je pense qu’il ne faut pas confondre l’entreprise et l’esprit d’entreprise comme je et comme nous l’avons fait avec les sociétés et particulièrement celles cotés en bourse, diriger finalement par l’actionnariat et non par l’entrepreneur …
    finalement ce qui pose problème c’est la puissance de ces très grosse sociétés dans l’économie et in fine dans notre civilisation, qui gouverne ?

    Entreprendre et innover ce n’est pas la même chose que de vouloir faire du profit à tout prix .

    voir à ce sujet le lien de bankster: http://www.nous-les-dieux.org/The_Corporation
    PS: j’ai été entrepreneur(petit) et actuellement je suis salarié.
    je suis ce que j’ai choisi d’être
    amicalement

  14. Vous remarquerez que quand on parle d’ouverture à l’autre, l’autre ne s’appelle pas Hugo Chavez ou Ahmadinejad mais Sarkozy ou Berlusconi, ce serait plutôt un peu « le même » que l’autre, d’ailleurs, nos « talentueux dirigeants », selon la formule typiquement rocardienne c’est à dire incompréhensible, comme si un homme politique se définissait par son « talent » ! Au lieu de se rassurer avec des gens comme Sarkozy, uniquement opportuniste et sans aucune éthique ni vision politique (quel talent !) il vaudrait mieux, Paul, raisonner comme vous l’avez fait pour la crise des subprimes : vous avez anticipé que la finance allait couler en 2 ans, bravo, très bon travail et votre analyse va rester : Mais si la crise est bien systémique, d’autres pans vont être emportés, lesquels, comment anticiper, s’organiser autrement, etc. ? Je ne suis pas sûr que notre « démocratiquement élu » etc. Sarkozy fait partie des bons investissements d’avenir, c’est pour moi un genre de subprime ou de CDS de la politique bien qu’ils porte sur lui quelques actifs bling bling de valeur. On s’endette beaucoup avec ses paroles. Plus sérieusement, on devrait dès maintenant éviter de se rassurer à peu de frais avec « la démocratie » qui a évidemment pris un sérieux coup dans l’aile dans toutes ces années précédentes avec le libéralisme, je vous rappelle ses fondamentaux actuels, le mensonge de la guerre d’Irak, la collusion presse argent et politique en Italie, la collusion presse argent et pouvoir en FRance, les réseaux multiples et lobbyes et oligarchies (cf rééférendum 2005), la collusion dans les cercles ultraprivilégiés ; pour certains comme moi la démocratie a atteint une limite d’instabilité comparable dans sa gravité à celle de la finance.

  15. Bravo pour votre blog que je viens visiter tous les jours et que je conseille à toutes les personnes qui me posent des questions sur la crise.

    Votre dernier billet et ses commentaires sont tout à fait passionnants, car ils révèlent parfaitement le fondement même de l’économie de marché :
    vous avez confiance dans les sources d’information qui vous abreuvent,
    dans ce qui est divulgué par la presse,
    implicitement vous pensez que les informations qui vous sont divulguées par les médias sont complètes sinon suffisantes pour se faire une idée, pour juger en âme et conscience,
    en résumé :
    vous croyez.

    Or la réalité est que le président Nicolas est avant tout un avocat rompu à la rhétorique.
    Un avocat c’est un professionnel qui a pour but de gagner les procès.
    Un procès est un genre de drame qui se joue dans une unité de lieu et parfois dans une unité de temps.
    L’important n’est pas d’avoir raison sur le fond, ni de dire la vérité, c’est de gagner le procès au moment où il a lieu, même si pour cela il faut user de ruses, minimiser des informations cruciales, déstabiliser psychologiquement voire intimider des témoins, les juges voire des membres du jury.
    Les techniques oratoires de la rhétorique quand elles sont bien utilisées permettent de donner l’impression à l’auditoire que les idées ont un enchaînement cohérent, que le scénario du délit ou du crime est limpide, qu’il faut protéger les victimes, poursuivre les coupables et les sanctionner.

    La rhétorique exploite essentiellement l’émotion, pas le raisonnement.

    Le président de la république française est un excellent avocat, voilà sans doute pourquoi il a été élu.

    Les trois professions pour lesquelles les techniques de la réthorique sont encore enseignées sont :
    – acteur,
    – avocat,
    – prêtre du clergé séculier.

    Ronald Reagan était acteur, Václav Havel aussi, Bill Clinton est avocat, Tony Blair aussi, Makários III était archevêque, Iossif Djougachvili avait été séminariste, etc.

    Mais l’enseignement scientifique repose sur le doute, c’est à dire la conviction que rien n’est certain et que la lutte contre l’ignorance est indispensable. L’enseignement des humanités assorti d’une formation à la réthorique est basé sur la certitude, de l’existence d’une sorte vérité que l’on pourrait toujours exprimer avec des mots et imposer à tous.

    Le scientifique estime ceux qui savent,
    mais l’humain standard estime surtout celui que les autres suivent.

    Que ce soit pendant une campagne électorale ou maintenant le Président Nicolas lit les discours que ses collaborateurs lui écrivent.
    Je suis intimement persuadé, certainement à cause de ma formation scientifique, qu’il n’en partage aucune des idées.
    Derrière ses paroles il n’y a aucune doctrine solide, aucune idéologie directrice, aucune pensée ferme et définitive. Il n’y a que des phrases qui ondoient au gré du vent, le la pluie et du soleil. Pour lui le but est de saisir l’opportunité qui se présente de gagner le public de la cour à la cause qu’il défend au moment présent, séduire, convaincre, gagner l’adhésion du jury populaire en se plaçant systématiquement du côté des victimes supposées.
    Hier dans ses discours il fallait poursuivre les responsables de la crise financière.
    Mais poursuivre les responsables aurait-il permis de rattraper la situation ?
    Aujourd’hui dans son discours les victimes sont les épargnants européens, les économies émergentes. Demain ce seront les employés licenciés par les banques. Dans les deux cas il aura toujours raison et emportera l’adhésion de tous. Il lui suffit pour cela de lire avec le ton qu’il faut pour convaincre.

    Par exemple dans l’affaire qui oppose la direction de la société générale à un trader qui avait pris des positions exagérées au début 2008 qui se sont soldées par une perte de 5 milliards d’euros, qui est coupable ? Qui est responsable ? Où sont les victimes ?
    Tout le jeu d’un bon avocat est justement de gagner le procès, qu’il défende l’un ou l’autre, à condition évidemment d’être payé.

    Il n’y a rien de gaullien chez le président actuel car Charles de Gaulle lui :
    – a combattu à la baïonnette dans les tranchés de la guerre 14-18,
    – a été blessé en combat au milieu des balles qui sifflaient, des obus qui tombaient, dans la boue traversée par des rats en quête de chair humaine,
    – a été capturé à Verdun ne pouvant plus combattre, encerclé, sans munitions ni soutien arrière,
    – a été captif pendant le reste de la guerre en Allemagne d’où il a tenté de s’échapper à plusieurs reprises, pour cela a fait des jours de cachot,
    – a contribué aux victoires de la Pologne dans sa guerre contre l’union soviétique,
    – a gagné un combat au sud d’Abbeville le 28 mai 1940, a fait reculer une partie de l’armée allemande, a permis de stabiliser le front pendant une semaine. Il s’agit du seul combat gagné à terre par l’armée française pendant la campagne de France en dehors de la partie terrestre de l’opération de Narvik.
    – est parti en Angleterre pour résister au côtés des anglais les seuls alliés restants à ce moment là de la guerre, les USA n’étaient pas rentrés en guerre ni l’Union Soviétique,
    – a été condamné à mort par le régime de Vichy assujetti à la plus grande puissance militaire du moment,
    etc . le reste vous le connaissez.

    J’arrête là l’énumération car en 1941 à 51 ans il n’avait pas encore l’âge de Nicolas Sarkozy aujourd’hui 53 ans.
    A vous de comparer.

    Hier le président Nicolas était au sommet de Beijing, il a été pris en photo, il suffit de voir la tête qu’il faisait sur celle-ci :
    http://ap.google.com/media/ALeqM5h7tgg_UD5dRwQA4XPPvNzRSfsWyQ?size=m
    rapportée par la source
    http://ap.google.com/article/ALeqM5jRXLXuJe4SNkn6X7KmJw_ca-tYywD941L8EO0
    on voit bien sur cette photo toute la dimension de son travail d’acteur inspiré directement de la grande époque des films muets.
    Le P. Nicolas est un grand professionnel, il mérite de ce point de vue l’admiration, même de ses ennemis.

    Ce dont il profite aujourd’hui, est le principe fondamental de la « real politique » qu’il hérite directement du général de Gaulle :
    dans le concert des nations on ne parle pas à un des rares pays qui disposent de la bombe à hydrogène comme aux autres.
    C’est ce dont avaient profité Dominique de Villepin et Jacques Chirac en 2003 lors du psychodrame qui a précédé l’invasion de l’Iraq, et par ricochet les français, et les habitants des quelques pays d’Europe contre cette guerre.

    Tout ce que j’espère c’est que les collaborateurs du P. Nicolas ont lu vos livres et ceux de Maurice Allais, et surtout qu’ils les ont compris.
    (Je préfère écrire le Président Nicolas car Nicolas est un prénom qui signifie victoire du peuple, en abrégé P. Nicolas, que d’écrire Nicolas Sarkozy, qui je considère comme familier et qui ressemble trop à Matyas Rakosi à mon goût).

    Bon dimanche, il fait gris en France un temps idéal pour prier … « que tous nous veuille absoudre ».

  16. @ Paul, Pierre-Yves et tous

    Je trouve le personnage NS assez déroutant. Je me souviens d’avoir écouté ses discours de candidat et de m’être demandé comment on pouvait paraître aussi néo-libéral et, en même temps, plaider ici et là pour plus de régulation, de transparence et de justice. Vérité ou mensonge ? Sincérité ou opportunisme ? Complexité insoupçonnée du personnage ? Lutte intérieure entre convictions ? Le doute était permis.

    Cela dit, je partage aujourd’hui les craintes de Roland et de Bob pour les raisons qu’ils ont évoquées. À moins que NS n’essaie de jouer les deux partitions à la fois, ce qui me semble voué à l’échec, du moins pour la partition sociale.

    Je ne crois pas à la sincérité de ce revirement, au demeurant bien limité. Je crois surtout que si les choses s’améliorent dans le monde de la finance, on en reviendra immédiatement au statu quo ante. Et tant pis pour la planète.

    Ça me rappelle la chanson de Jacques Dutronc…

    L’OPPORTUNISTE

    Je suis pour le communisme
    Je suis pour le socialisme
    Et pour le capitalisme
    Parce que je suis opportuniste

    Il y en a qui contestent
    Qui revendiquent et qui protestent
    Moi je ne fais qu’un seul geste
    Je retourne ma veste, je retourne ma veste
    Toujours du bon côté

    Je n’ai pas peur des profiteurs
    Ni même des agitateurs
    Je fais confiance aux électeurs
    Et j’en profite pour faire mon beurre

    Il y en a qui contestent
    Qui revendiquent et qui protestent
    Moi je ne fais qu’un seul geste
    Je retourne ma veste, je retourne ma veste
    Toujours du bon côté

    Je suis de tous les partis
    Je suis de toutes les patries
    Je suis de toutes les coteries
    Je suis le roi des convertis

    Il y en a qui contestent
    Qui revendiquent et qui protestent
    Moi je ne fais qu’un seul geste
    Je retourne ma veste, je retourne ma veste
    Toujours du bon côté

    Je crie vive la révolution
    Je crie vive les institutions
    Je crie vive les manifestations
    Je crie vive la collaboration

    Non jamais je ne conteste
    Ni revendique ni ne proteste
    Je ne sais faire qu’un seul geste
    Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
    Toujours du bon côté

    Je l’ai tellement retournée
    Qu’elle craque de tous côtés
    A la prochaine révolution
    Je retourne mon pantalon

  17. NON NON pas ici.
    Ne commencez pas à discuter du président français. Juste quelques exemples des bienfaits de sa présidence. La chasse aux illégaux. A-t-on sanctionné les propriétaires d’une célèbre brasserie parisienne pour l’emploi de sans-papier? Les maisons Borloo sont pour l’instant au nombre de quatre sur un total de 150 000. Les magasins doivent ouvrir le dimanche pour relancer l’économie. Les universités (28 pour l’instant je crois) vont maintenant comme les entreprises gérer leur budget. Le droit de grève est bafoué. Les prisons sont innommables. Le modèle est anglo-saxon: communautarisme, surveillance des citoyens (edvige), privatisation à tous les étages (y compris de la police pour garder la villa des amis), diminution des impôts et multiplication des niches fiscales. Parlons des investissements des métropolitains aisés dans les territoires d’outre-mer…. La liste n’en finit pas et ce n’est pas le fond de votre billet mais désolé il y a trop de souffrance à voir cette politique. Elle a comme fondement un individualisme mortifère. Elle est titrisée et sa toxicité contamine doucement les esprits. Encore désolé de ne pas faire avancer le débat.

    Ce revirement pragmatique n’est qu’une pose. Dès la plus petite amélioration on poursuit les réformes qui feront de la France un état moderne.
    Faire acte de panache, serez de dire: « ma politique a échoué. Je démissionne au nom de la culture de la responsabilité et j’appelle à de nouvelles élections. » Ce qui me gêne, c’est cette recherche de guide. Il faut prendre le lead comme disent les anlo-saxons. Mais avons-nous actuellement besoin d’un homme providentiel?

    Reprenons la mesure de Pierre-Yves D.
    « Je pense que les choses ne sont pas si simples. Il est tellement facile de séparer le monde entre les bons et les méchants, ceux qui auront toujours tort quoi qu’ils fassent, et ceux qui auront toujours raison. »

    J’admets que le monde n’est pas tout blanc ou tout noir. Nous doutons et changeons d’avis mais diable un peu de contrition lorsque l’on a péroré que l’on détenait la vérité. Il faut que je vous retrouve une citation de Max Planck qui en substance dit que les nouvelles théories ne s’imposent, non pas parce ce que les thuriféraires des anciennes les adoptent, mais parce que ces mêmes docteurs es-sciences quittent la scène.

    Pour faire court je ne crois pas en l’actuel président de l’Europe pour faire émerger un nouveau modèle. Ni même en un quelconque effet de levier.
    Je retourne à mon dollar qui flambe. Une réponse a été émise dans un post précédant. Merci pour ce blog qui nous permet de réfléchir. Devrais-je dire force à réfléchir?

    Un dernier petit commentaire pour la route. Je ne veux pas vous quitter…
    M. Jorion, mon grand-père me disait: « tu n’as qu’à croire ». Longtemps j’ai pensé qu’il se moquait de ma grand-mère fort bigote comme vous vous en doutez. Mais finalement je crois qu’il s’en dégage une plus grande profondeur.

  18. Un Sarkozy p

    «  »Dans le contexte actuel d’une crise dont chacun reconnaît la responsabilité aux États-Unis – même si la situation actuelle du dollar par rapport aux autres devises suggère qu’ils sont bien placés pour tirer les marrons du feu -«  »

  19. Vous soulignez le grand avantage et le vrai point de faiblesse de Nicolas Sarkozy.

    Il est capable d’adhérer à n’importe quelle cause, pourvue qu’elle corresponde aux attentes de son électorat. Et peu importe la cause, même s’il la dénigrait encore à plein poumon quelques jours auparavant, pourvu que ça soit une cause « populaire ». En fait, sarkozy on peut lui faire faire tout et n’importe quoi, pourvu qu’il puisse se maintenir à ses fonctions.

    En cela, je trouve qu’il est quelque part le digne successeur de Jacques Chirac 🙂

  20. @ Strategix,

    Merci pour le lien. L’article de Sapir présente vraiment une très bonne analyse.

    C’est beaucoup de changements en perspective ! j’ai beaucoup aimé sa proposition des panels de monnaies pour réguler le système financier.

    J’espère que l’Europe va s’en sortir renforcé tout simplement parce qu’elle véhicule une belle idée, celle de la paix et de la liberté.
    Même si je n’aime pas Sarkozy, je ne peux que louer son activité intense pour essayer d’instaurer un gouvernement européen. C’est très important pour l’avenir de l’Europe.

    Au fait, il ne faut pas oublier que l’Euro nous a sauvé d’une situation encore plus grave ! Heureusement que nous l’avons adopté !

  21. @ Max

    J’espère que l’Europe va s’en sortir renforcé tout simplement parce qu’elle véhicule une belle idée, celle de la paix et de la liberté.

    Même si je n’aime pas Sarkozy, je ne peux que louer son activité intense pour essayer d’instaurer un gouvernement européen. C’est très important pour l’avenir de l’Europe.

    Son actiivté intense est effectivement un bon point pour lui. En revanche, ses motivations profondes restent indéterminées et sujettes à caution.

    Quant à l’Europe, est-elle vraiment renforcée ? Est-elle même vraiment unie ? Au vu des réactions primaires auxquelles nous avons pu assister ces dernières semaines, j’ai de très sérieux doutes. Et je me méfie comme de la peste d’un gouvernement européen, surtout s’il est construit sur les bases actuelles.

  22. Tout a fait d’accord avec Arno, D’ailleurs dès le début de son mandat, je ne sais plus quel journaliste ou intellectuel disait que Sarkozy allait nécessairement se chiraquiser. Aucune histoire de talent là dedans, c’est du spectacle. Sarkozy gesticule que ce soit dans un sens ou dans l’autre.
    Il y a changement d’idéologie (mort du néo-libéralisme), et pour survivre au « marché » politique, il est obligatoire de suivre le sens du vent (même si le revirement est sincère !) M’enfin faut quand même garder un œil sur la politique nationale aussi…

  23. @Max

    « Au fait, il ne faut pas oublier que l’Euro nous a sauvé d’une situation encore plus grave ! Heureusement que nous l’avons adopté !

    Nous n’avons aucun moyen de vérifier cette affirmation… un Euro trop fort pendant plus d’une année (et je suis prêt à parier qu’il va bientôt remonter face au dollar) a eu deux inconvénients majeurs:
    – Il a facilité nos importations, ce qui n’est pas « vertueux » pour notre économie
    – Il a rendu plus difficile nos exportations

  24. @ Saceirdoth

    Bonjour. Peut-être faites-vous allusion à la remarque d’Emmanuel Todd, qui définissait Sarkozy comme un « Chirac lent  ».

    Tout comme vous, je crois que la principale (la seule ?) motivation de l’actuel prézydent, c’est de conserver son poste. Et que sa principale qualité, qui définit également les limites du personnage, c’est un opportunisme tuos azimuts, assorti d’un exceptionnel talent de communicateur.

    Pas de quoi faire un grand président, surtout en temps de crise…

  25. Je ne suis pas d’accord avec le billet de Paul, je ne peux m’expliquer sa motivation profonde parce que lui seul en détient les tenants et les aboutissants, mais peut-être nous expliquera-t-il ?

    M. Jorion avez déjà si vite oublié que N.S fut élu grâce au 10% de voix des élécteurs du Front National ? Cela est-il si anodin que vous puissiez le résumé en une phrase ?

    « Mr. Sarkozy a été élu démocratiquement sur un programme. »

    Avez-vous oublié comment le soir de l’élection ses principaux lieutenants se gaussaient d’avoir convaincu les électeurs du FN, tout en OMETTANT SCIEMMENT DE PRECISER QUE CE FUT AVEC DES SLOGANS ET DES IDEES NAUSEABONDES SOUS FORME DE COPIE/COLLE DE CELLES DU FN ?

    Certains discours du candidat NS étaient émaillés de charmants  » la France tu l’aimes ou tu la quittes ».

    Je me souviens à ce titre de mon sentiment de malaise en entendant le témoignage de Simone Veil, le soir de la victoire.

    Dois-je encore vous rappeler, la gravité de la création du ministère de l’immigration, de l’intégration, DE L’IDENTITE NATIONALE…

    Depuis quand le concept de l’identité nationale dont l’histoire nous explique qu’il est né de la pensée d’extrême-droite, inscrit au fronton d’une institution républicaine peut-il être acceptable ?

    Quand bien même N.S, ne partage pas ces convictions, mais les utilise à des fins politiciennes (ce dont la politique de son amie proche , M. Hortefeux me fait sérieusement douter).

    CELA EST INTOLERABLE, INACCEPTABLE…et rend ce monsieur infréquentable.

    Il y’a certains principes avec lesquels je crois on ne peut transiger…

  26. @ A-J Holbecq,

    A défaut d’avoir réorganisé le système mondial en 1991, je n’ose pas imaginer ce que cela aurait donné si l’Italie, la Belgique, l’Espagne, le Portugal, la Grèce et encore… étaient confronté seuls face à la crise… et même la France…

    J’imagine aisément des chutes vertigineuses de leurs monnaies de un tel contexte et des faillites de ces pays… L’Euro à mon avis a joué le rôle de bouclier face à cette tempête… Il faut voir l’Angleterre, pays qui est important économiquement parlant, dont la livre est à mal en ce moment.

  27. @Ceux qui ont lu ma proposition stratégique pour Paul
    @Paul

    Actuellement les états sont bien obligés de faire dans le cours terme (pour montrer comme ils sont les sauveurs du monde), mais ce qui se passe ressemble bien à ce que prévoit Sapir. Les idées de Paul sont impossibles à mettre en oeuvre de suite. Est-ce que Paul connait quelqu’un qui connait quequ’un qui connait …. Pour mettre un pied dans la porte de l’Elysée ou des alentours politiques ( comme Carla , sans rire je suis sérieux). Qui sur ce blog a un point d’entrée?? VITE Y’A URGENCE SI NOUS VOULONS QUE PAUL PARTICIPE AU MOUVEMENT DE FOND DU CHANGEMENT, dont nous verrons les effets pas avant deux ans. Dans trois à six mois toutes les places de conseillers auront bougé et seront prises. Une doit être pour PAUL!!!! ACTION !!!! Nom di diou !!!!

  28. Max dit : 26 octobre 2008 à 11:36 et @ Strategix,

    «  »Merci pour le lien. L’article de Sapir présente vraiment une très bonne analyse.
    C’est beaucoup de changements en perspective ! j’ai beaucoup aimé sa proposition des panels de monnaies pour réguler le système financier. » » »

    Sapir clair et pédago : superbe
    Le panel de monnaies 1er proposition : ça a comme un air du Bancor de Kennes ! battu a Bretton Woods.

  29. @Max

    Tous les pays qui ne sont pas dans l’eurozone ont-ils vu, tous, leur monnaie attaquée, leur économie détruite, des hordes de chômeurs, des faillites… plus que ceux dans la zone euro?
    Je suis « pour » l’euro, mais ne lui attribuons pas trop de vertus, surtout avec sa gestion calamiteuse.
    De plus, je suis pour une dévaluation compétitive raisonnable tant que nous sommes dans un système d’échange internationnal sans régles fiscales et sociales si ce n’est identiques, au moins proches.
    Le but unique n’est certainement pas, pour un pays, d’avoir une monnaie forte, sauf s’il devient incapable de subvenir à ses propres besoins; ce n’est surement pas (encore) le cas de la France, mais une monnaie trop forte empêche « les efforts de production et d’adaptation nécessaires » .. c’est si simple d’importer ce que fabriquent les autres pays, n’est ce pas!
    La théorie de Ricardo sur les « avantages comparatifs » supposait la non-circulation du capital entre les pays

  30. superbe -hyperlinking- de strategix! car ce qui m’intéresse ce n’est pas ce qu’il faut faire maintenant, maintenant il est bien trop tard, nous aurions du faire de meilleurs choix dans les années fastes… mais juste de savoir comment ça va se passer. c’est pratique pour ça l’internet

  31. On a mis des mois et des centaines de messages sur ce blog pour décanter des principes intangibles en économie (monnaie, prix, etc.), pour en arriver où ?

    Dans mon esprit la finalité n’était pas la sauvegarde de l’argent mais la sauvegarde de notre société au delà de l’argent (de nos principes forts) incluant le Sud. Sarkozy j’en suis convaincu n’a aucun principe politique, il n’aime rien, n’a aucun ancrage, son talent n’est pas de gouverner mais de manoeuvrer. Ce qui est le plus dangereux en ces temps très troubles c’est qu’un opportuniste assumé qui pris de l’avance sera le plus habile à neutraliser sur le fond tout mouvement de progrès et pousser en avant d’autres pions, la crise pouvant se résoudre de différentes manières

    @fantômecanin insiste mieux que moi sur l’INACEPTABLE, c’est FONDAMENTAL, on est pas loin du fascisme

    Paul, est-ce bien votre avis, tout bien réfléchi, que M. Sarkozy est un dirigeant « talentueux » ? Et ne risquez vous pas de vous tromper cette fois dans votre prévision ?

    Après la confusion notre société commence à tomber dans l’égarement

  32. Que NS soit talentueux médiatiquement c’est un fait, qu’il soit talentueux en général c’est beaucoup plus discutable.
    NS était aux responsabilités au plus fort moment de cette phase de la crise et sa mise en valeur médiatique n’en est que plus facile. NS a t il mieux évalué que nos voisins la situation et les remèdes à mettre en œuvre ? Non, sa première initiative était de reproduire le plan Paulson à l’échelle 1/2 et cela a été refusé et mal vécu par les exclus de sa 1ere tentative. La 2e tentative a été inspirée de celle de M.Brown.
    NS a t il mis d’accord des pays qui n’étaient pas d’accord et sur quoi ? Non, les pays étaient tous d’accord pour agir dans l’urgence et sauver le système bancaire européen mais chacun de leur coté. Le seul point est l’activation de la clause permettant de sortir des critères budgétaires mais au delà de ce symbole, la aussi l’évidence que tous les pays risquaient de dépasser les critères a rendu caduque une qcq discorde.

    Au delà de la réaction d’urgence, NS a t il fait part d’une analyse de fond de la crise pour pouvoir proposer des solutions de long terme ? As t il rejeté les recettes économiques qui ont amené à cette crise ? Visiblement, non. Après les incantations sur les parachutes dorés, pas d’analyse poussée sur le problème la répartition salariale. Après les incantations sur la suppression des paradis fiscaux, on n’entend plus que des diminutions des paradis fiscaux…
    A t-il proposé des solutions ? Les Pays-Bas ont voté une loi taxant notamment à 25% les stocks options contre 2.5% en France.
    Y a t il une chance de se mettre d’accord lorsque l’on a rien a proposer et qu’à priori personne n’est d’accord ? j’en doute. Les désaccords internationaux à l’OMC, sur le climat, sur l’agriculture montrent que le monde n’est pas d’accord et que même en cas d’accord celui-ci est un accord à minima qui ne satisfait ni ne résouds rien (le climat particulièrement). Je ne pense pas que ce soit du pessimisme mais de la lucidité.
    NS n’a rien a proposer c’est son principal problème mais par contre, en tant qu’avocat, il défendrait très bien n’importe quoi. Il a géré calmement avec l’aide des autres pays la situation mais ce serait lui faire un piédestal bien grand que de lui donner une qualité de visionnaire nécessaire à des grands hommes d’Etat.
    Le problème est bien la comme vous le constatez, les solutions à mettre en place seront bien loin des votres et sans doute bien loin de son discours. Mais quoi de plus normal dans un discours purement stratégique et non visionnaire.

  33. voici : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7325

    La question que je me pose est celle-ci : comment enlever le pouvoir au pouvoir souterrain qui dirige nos gouvernements ?

    Je m’excuse mais ma foi s’amenuise de jour en jour et je refuse d’adhérer a n’importe quoi pour la simple raison que je fais partie des travailleurs nommés par eux le petit peuple. Merci pour vos expertises.

  34. SARKOZY : LE PETIT SURFEUR SUR LE TSUNAMI

    ( Extraits d’une analyse de dedefensa.org )

    (…)
    La perception que nous recueillons est qu’il y a d’un côté certains milieux européens, qui sont à la fois humiliés, terrorisés et paralysés par l’action de Sarkozy. On ne s’étonnera pas de nous voir nous référer aux milieux institutionnels essentiellement, et parmi eux essentiellement la Commission européenne. Ces milieux sont sans aucun doute sur la défensive, pour employer un terme modéré.

    D’une façon générale, le rythme imposé par la France et Sarkozy engendre continuellement des situations nouvelles. Nombre de pays sont conduits ou entrainés à, voire tentés pour certains de soutenir ce rythme, pour la raison essentielle que personne n’a aucune alternative, sérieuse ou pas, à lui opposer, et qu’il est absolument impératif d’agir.

    Les Britanniques, qui pourraient organiser une opposition, ne sont pas d’humeur à la faire, bien trop occupés à contenir les dégâts de leur propre crise et avec toute leur hargne pour l’instant tournée vers les Etats-Unis, et plutôt conduits à travailler avec les Français. Il faut comprendre que le rythme développé par la France est aussi celui de la crise, qu’il est soutenu par la pression des événements qui ne s’apaise pas.

    De l’“autre côté” (du côté des USA), on perçoit une retraite complète, un repliement sur soi, un esprit révisionniste voire auto-critique qui ne cesse de se renforcer et qui renforce le courant général. La déposition, mercredi devant le Congrès d’Alan Greenspan, le symbole, l’“icône” de l’application soi disant rationnelle de la doctrine du laissez faire, la reconnaissance de ses erreurs, l’exposition clairement faite de son désarroi et de son impuissance, ont constitué un événement médiatique d’une puissance redoutable dans le même sens que nous décrivons ici. La rapidité des événements, tous dans le même sens, est un facteur irrésistible dans la situation générale.

    Tout est possible aujourd’hui. Comme nous dit encore notre source, « tous les pays européens, à la fois éprouvent agacement et frustration devant ce forcing français, à la fois sont à genoux devant lui parce que cette dynamique les emporte ». De toutes les façons, une prévision est à la fois impossible et risque d’être très vite dépassée. D’autres initiatives, d’autres propositions pressantes, de la France évidemment, sont à prévoir, et rien n’est impossible aujourd’hui.

    Ce qu’on ne distingue pas assez bien, c’est que l’offensive française et sarkozyste est moins une initiative politique classique qu’une utilisation effrénée en même temps qu’habile et vertueuse en un certain sens (les thèses françaises s’accordent à une conception française très profonde que la crise confirme) de quelque chose qui nous dépasse et nous emporte tous.

    Mettez un petit surfeur sur un “tsunami” comme il y a une fois par siècle (dixit Greenspan) et voyez ce que peuvent faire 26 gaillards contre lui, à supposer qu’ils en aient l’envie, la force et le courage, – ce qui est une supposition fort généreuse… De Gaulle aurait dit, comme il disait du temps de la guerre d’Algérie, que c’est “le sens de l’Histoire”. L’Histoire, aujourd’hui, est déchainée.
    Mis en ligne le 25 octobre 2008 à 08H20

    http://www.dedefensa.org/article-la_dynamique_de_la_crise_et_de_l_histoire_dechainee_25_10_2008.html

  35. Quand M.Sarkozy fait un pas dans la bonne direction ce n’est pas de son fait mais grâce à Gordon Brown…
    Quand il prend une décision malheureuse toute le responsabilité lui en incombe…
    N’en déplaise à ses nombreux détracteurs, il lui arrive aussi de ne pas se tromper…
    Est ce aussi difficile à reconnaître?…On peut ne pas aimer le personnage mais arriver à reconnaître qu’il va dans le bon sens dans ce cas précis…c’est peu être ce qu’à essayer de dire Paul dans son billet…
    Par opportunisme ou intérêt? aucune importance… l’essentiel c’est que le but soit atteint…
    C’est à l’issue que nous jugerons du bien fondé de ses actes dans ce futur Bretton woods II
    pour certains il aurait été préférable que ce soit quelqu’un de gauche, il aurait peu être été pour eux moins coupable de manichéisme, certes…
    Mais pour réformer la droite je penses qu’il vaut mieux quelqu’un de droite…il n’en sera peu être que plus écouté…
    nous verrons bien, de plus avons nous le choix?…

  36. Bonjour @tous ,

    Désolé je vais dévier du sujet radicalement, nous avons recu 2 DVD par courrier que j’ai visionné hier soir..

    Qui connait le Dr André Gernez ?

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-6852992210969858023&ei=HHwEScPVBZKw2QK437jUDQ&q=dr+andre+gernez&hl=fr

    Vous arriverez sans doute à voir l’ensemble en cherchant, il y a en tout 2 DVD de 2 heures environ.

    Quelqu’un peut prouver que c’est faux ? parce que sinon je pense qu’il va falloir changer de méthode vis à vis des politiques, médias et corporations.

  37. (il faudrait effacer mon début de message interrompu ci-dessus à 11h18)

    Dommage de ne pas pouvoir courrir et rattraper tous les messages, tellement il y en a! Là dessus, juste après avoir mis un copié collé du présent billet de Paul, une interuption est intervenue et n’ai pu recommencer tout de suite.

    Sarko-Sarko par-ci, Sarko-Sarko par-là, Sarko-Sarko on entend plus que ce nom-là…. La splendie musique, Tico-Tico, de Zequinha de Abreu et les paroles de Jacques Larue collent à merveille à la situation!

    Paul écrit ci-dessus:

    «  »Dans le contexte actuel d’une crise dont chacun reconnaît la responsabilité aux États-Unis – même si la situation actuelle du dollar par rapport aux autres devises suggère qu’ils sont bien placés pour tirer les marrons du feu » »

    Il n’y a rien à changer dans tout le billet de Paul. Mais, à cette heure nous ne somes pas absolument sûr que la crise soit vraiment « systémique ». Ce qui signifierait que la finance étatsunienne n’a pas dit son dernier mot. Leap-europe-2020 dont je lis les textes gratuits a, certes, prévu pas mal de choses justes, mais pas toutes. Jusqu’à plus ample informé, contrairement à ce qu’ils ont affirmé à plusieurs reprises, l’écart euro-dollar s’est ressérré. Que pourrait-il sortir d’un Bretton-Wood II? Une décoction euro-dollar? Ce qui aurait, une fois encore, et plus encore, l’ « heur » de nous faire payer, en plus des nôtres, un rès gros pourcentage des déficits américains, et en plus la structure mondiale financière améicaine ayant été modifiée et adaptée et dans laquelle les Asiatiques, en remerciements de leurs coopération (ne jamais oublier les réserves de l’Asie, surtout de la seule Chine en dollars), auraient désormais « voix au chapitre ».
    On entend souvent (Sarkozy et d’autres) parler de « gouvernance ». Gouvernance un néologisme dont il faut se méfier au plus point, qui désigne quelque chose comme: intendance, « au service de », domesticité au service des actionnaires, par exemple, de la FED (?). L’État, les États, leurs banques centrales étant et restant des instruments de « gouvernance » très efficaces, par la loi. La « Loi », la meilleure servante, sans que ce soit jamais dire ainsi, du mondialisme des intérêts privés et non des sociétés civiles toujours leurrées. Bossez! Au besoin chômez et bouclez-la! D’ailleurs, la « loi », l’ « État » c’est vous!… Voilà le genre de langue de bois ultime qu’on entend quand « les choses ne se passent pas bien ».

    Voici des indices pour savoir qui sont réellement les propriétaires de la FED, banque centrale des États-Unis, banque centrale du monde entier, le dollar étant une sorte de monnaie fiduciaire du monde.
    McMaster, éditeur du bulletin de nouvelles « The Raper », découvrit par le biais de réseaux condidentiels de la banque suisse que les banquiers suivants ont ds intérêts dominants dans la propriété de la Reserve Federal
    1. Rothschild Banks de Londres et Berlin
    2.Lazard Brothers Bank de Paris
    3.Israel Moses Sieff Banks d’Italie
    4. Warburg Banks de Hambourget Amsterdam
    (Paul Warburg est connu comme étant le « père de la Reserve Federal », il déclara devant une commission du Congrès des États-Unis le 17 février 1950: « Nous aurons un gouvernement mondial. La seule question est de savoir si ce gouvernement mondial sera atteint par la force ou par le consentement ». Quand David Rochefeller déclare, plus tard, en 1992 ou 93: « Il nous faut « la » crise majeure, ainsi les peuples accepteront le nouvel ordre mondial ». Cela laisse pensif…
    5. Kuhn Loeb Bank de New-York
    6.Lehmann Brothers Bank de New-York
    7. Goldman Sachs Bank de New-York
    8. Chase Manhattan Bank de New-York
    (celle-ci controlée par les Rockfellers a fusionnée depuis quelques années avec la Banque Morgan)

    D’autre part, dans son livre « Secret of the Privately Owned Federal Reserve » fait par Eustache Mullins après une très bonne enquête où il affirme « Pourquoi la Federal Reserve de New-York, banque privée, donc à actionnaires privés, établit les taux d’intérêt et contrôle au quotidien le « prix » de l’argent de toute l’Amérique, les propriétaires de cette banque étant ainsi les vras directeurs de la totalité du système de la Federal reserve. Ces actionnairers ont contrôlé ainsi notre destin politique et économique depuis 1913; date où fut voté en catimini la loi qui régit toujours la FED aujourd’hui.
    Voici la composition des actionnaires de la liste de E. Mullins, elle estprsque identique à celle formée par le biais de la banque suisse:
    1. Rothschild
    2. Lazard rères (Eugène Mayer)
    3. Israel Sieff
    4. Kuhn Loeb Company
    5. Warburg Company
    6.Lehman Brothers
    7. Goldman Sachs
    8. La famille Rockfeller avec des intérêts de J. P. Morgan

    Voici un enjeu considérable dans la crise actuelle

  38. L’agence France trésor, comité stratégique pour le gestion de la dette francais composée de banquiers internationaux :
    http://www.aft.gouv.fr/

    Président
    M. Jacques de LAROSIÈRE
    Ancien gouverneur de la Banque de France et conseiller du Président BNP Paribas

    Membres
    M. Peter FISCHER
    Ancien vice-président de la banque fédérale de réserve de New-York, Managing Director chez Blackrock Asia

    M. Jean-Louis FORT
    Ancien secrétaire général de la Commission bancaire

    M. Francesco GIAVAZZI
    Professeur d’économie à l’université Bocconi (Milan)

    M. Jean-Pierre HALBRON
    Ancien Directeur général adjoint d’Alcatel

    M. Emmanuel HAU
    Membre du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild

    M. Philipp HILDEBRAND
    Vice-Président de la Direction générale de la Banque nationale suisse

    M. René KARSENTI
    Président exécutif de l’International Capital Market Association

    M. Ng KOK SONG
    Directeur général de Government of Singapore Investment Corp.

    M. Bertrand de MAZIERES
    Directeur général des Finances à la Banque européenne d’investissement (BEI)

  39. Les renards dans le poulailler…

    Sur le site France Trésor

    COMITÉ STRATÉGIQUE

    L’Agence France Trésor est assistée dans la gestion de la dette de l’État par le Comité stratégique, qui aux côtés des spécialistes en valeurs du Trésor, la conseille sur les grands axes de la politique d’émission de l’État. Il aide l’Agence France Trésor à mettre en oeuvre de façon concrète, en les approfondissant, les principes de sa politique d’émission.
    Il est composé de personnalités venant d’horizons divers, pour conseiller l’Agence France Trésor sur les grandes orientations de la politique d’émission de l’État.

    Le rôle du Comité stratégique est en particulier de donner sa lecture propre des principes qui gouvernent la politique d’émission de l’État et la gestion de sa trésorerie, ainsi que de se prononcer sur les pratiques en cours et les éventuelles évolutions à venir.

    Le Comité stratégique se réunit deux fois par an. C’est l’occasion pour le directeur du Trésor et de la politique économique, président de l’agence, assisté du directeur général et du personnel de celle-ci, de résumer l’activité passée de l’agence, en la replaçant dans les circonstances conjoncturelles ambiantes, et d’exposer les hypothèses sur lesquelles l’agence va fonder son travail futur.

  40. @ Benoit
    Dans le premier commentaire de cette liste vous avez vu juste.
    L’avalanche politicarde a bien eu lieu.
    L’union fait la force et sans force les obstacles (surtout ceux dont nous parlons) ne seront pas surmontés.
    L’intérêt de tous est de faire bloc derrière un leader qui va dans le bon sens.
    Si les français se divisent, comment pourront-ils entrainer les européens dans cette bataille de survie !
    Merci à Paul pour son…audace.

  41. La recette d’un VRAI NOUVEAU BRETTON WOODS

    La conférence pour un nouveau Bretton Woods devra agir de toute urgence afin que :

    • Le système financier actuel soit déclaré en faillite, mis en règlement judiciaire et remplacé par un nouveau.
    • Un système de parités fixes soit accepté et immédiatement mis en place.
    • Les produits financiers hyper-spéculatifs, tels que les « produits dérivés », soient mis hors la loi par des accords entre gouvernements.
    • Une vaste réorganisation de la dette soit entreprise, certaines dettes devant être rééchelonnées ou annulées.
    • De nouvelles lignes de crédit soient ouvertes grâce au crédit productif public, en s’inspirant de la politique d’Alexander Hamilton et du « Système d’économie politique américain », rendant ainsi possible le plein emploi qualifié grâce à des investissements dans un renouveau infrastructurel et technologique.
    • Le « pont terrestre eurasiatique » soit réalisé, clef de voûte de la reconstruction économique mondiale et vision qui sera à l’origine non seulement d’un « miracle » économique mais aussi socle de la paix mondiale du vingt-et-unième siècle.
    • Un nouveau « traité de Westphalie » soit signé pour garantir la disponibilité, l’exploration et le développement des matières premières en faveur de tous les pays du monde, au moins pour les cinquante ans à venir.

    David C.
    david.cabas.over-blog.fr

  42. @Jo-vial (10:38)

    Très bonne analyse du fonctionnement de Sarkozy, qui aligne les « procès » gagnants sans cohérence globale. Talentueux tacticien, culotté, menteur, tueur, tout ce qu’il faut pour écraser les concurrents dans la maison RPR/UMP ; comme Chirac, aucune conviction profonde, juste opportuniste.

    J’ajouterai qu’il est d’abord et avant tout l’homme de main des financiers et grands industriels français (et belges avec Frère). Il a toujours servi leurs seuls intérêts : hier leur fortune avec l’économie-dette, aujourd’hui leur sauvetage avec l’intervention de l’état, demain leur renforcement avec un nouveau Bretton Woods où les USA pourront être isolés et affaiblis, au profit de l’Europe si la partie est bien jouée (voir l’actuel sommet Asie-Europe où des choses semblent se décider dans le dos des américains). Sarkozy peut effectivement être efficace dans ce jeu mondial, mais ce sera toujours dans l’intérêt de ses copains/mentors.

    @ maquis29 (14:39)
    Pierre Larrouturou est un des rares (le seul ?) politiques « sensés ». C’est lui qui m’a convaincu il y a plus de dix ans que l’économie était basée sur la dette, que cela ne pouvait que finir mal, qu’il est absurde de s’obstiner à baser l’économie sur la croissance. Depuis toujours, il milite pour qu’une réflexion de fond soit menée avec toutes les intelligences et bonnes volontés, pour inventer du NEUF et non plus se contenter de rustines sociales qui ne pourront plus être financées. Il a raison depuis le début. Son cheval de bataille est la réduction du temps de travail.

    Il a fait de l’entrisme en PS en 2002, appelant ses troupes à le suivre (beaucoup, j’en suis, ne l’ont pas suivi dans cette stratégie, à tort finalement). Aujourd’hui, il n’arrête pas d’emmerder la direction de solférino par un travail procédurier sur les statuts du PS afin de mettre le parti au travail. Après avoir pondu sa propre motion, il a finalement rejoint Hamon pour le congrès.
    Vous pouvez lire leur point de vue sur l’économie (avec les « civils » Jacques Sapir, Frédéric Lordon et Bernard Maris ) ici : http://www.nouvellegauche.fr/blog/wp-content/uploads/2008/10/uma_conf_crise_151008_actes.pdf.

  43. « Tous les pays qui ne sont pas dans l’eurozone ont-ils vu, tous, leur monnaie attaquée, »
    Beaucoup en fait, la couronne Suédoise par exemple.
    Aussi les monnaies du Danemark du Brésil, de lAustralie de la nouvelle-zélande, l’Afrique du Sud, la corée du Sud, le Mexique.
    Peut-être par les fonds d’arbitrage, les hedge funds.
    Autre chose : C’est incroyable cette obsession sur Sarkozy, il suffit qu’un bloggeur fassent un papier qui parle de cet individu pour qu’ il y ait 300 posts.
    Je pense que sur la Politique tout le monde peut déblatérer par contre sur l’économie c’est plus difficile.

  44. Les traités de Westphalie conclurent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-Vingts Ans le 24 octobre 1648.

    Z’auriez pas un truc plus récent ?

    Partage égalitaire des matières premières ? Si vous partagez les matières premières au prorata de la population, il va falloir se serrer sérieusement la ceinture dans nos pays, surtout en voyant cela : http://terresacree.org/ressources.htm (même si on peut admettre de faire beaucoup de recyclage)

  45. @novy et Benoit

    Paul Jorion a beaucoup d’humour. Aujourd’hui, dimanche, il s’offre (nous offre) un petit spectacle en lançant en l’air les mots « Rocard », « Sarkozy », « talentueux », pour s’amuser à voir comment nous les ferons retomber.

    Bien joué 🙂

  46. On prend les mêmes et on recommence ! Après avoir désigné quelques boucs émissaires et avoir déclaré une moralisation de la finance on dit que l’on va changer les règles mais avec les mêmes personnes ! Comment veut on que des gens qui ont passer leur temps à trouver comment contourner les règles précédentes ne cherchent pas à contourner les suivantes !

  47. Le billet de Rumbo de 15h27 est particulièrement ignoble et je pèse mes mots. Toutes les banques qu’il cite (sauf une) et dont il prétend qu’elles sont « propriétaires » de la FED sont comme par hasard, des banques fondées par des juifs. On nous refait le coup des Protocoles des sages de Sion. Rumbo essaie de nous faire croire que les juifs contrôlent le monde. Un air connu. En plus, il n’a même pas l’honnêteté de le dire ouvertement. Tout ça est sussuré, suggéré. C’est à gerber!

    Tout ça est faux, bien sûr. Il va de soi que la Fed n’appartient pas aux banques citées. Les principaux actionnaires ont sont les douze banques de réserve fédérales régionales, regroupant chacune les banques commerciales de leur zone géographique.

    Lire la fiche wiki: http://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Reserve_System#List_of_member_banks

  48. Vieux copain Michel, tu as manqué une belle occasion de ne rien inscrire sous ce billet. Ce qui est faux en toute priorité c’est le système financier actuel, et qu’il cesse de nous voler! C’est vous qui citez les Juifs, c’est une projetion à vous pour disqualifier autrui. Lorsqu’on poursuit un voleur (s’il y a voleur) peu importe qu’il soit blanc, noir, jaune rouge. Je dirais la même chose que Deng Ciao Ping en son temps, mais en inversant les animaux: peu importe la couleur des rats, pourvu que le chat les attrapent.
    Alors celle-là je m’en souviendrai » Vieux Copain ». Il faudrait te regarder!

  49. @Bankster.tv : « Qui connait le Dr André Gernez ? »

    Eh bien maintenant je le connais. Merci beaucoup.

    Une illustraton de la puissance des dogmes, de la difficulté et de la dangerosité de les mettre en cause, car cela atteint au pouvoir des prêtres et aux bénéfices qu’ils en retirent au détriment des « Nous le Peuple ». Mais tant que ceux-ci préfèrent croire par facilité que de s’essayer à la difficulté de penser, je ne pleurerai pas sur leur sort ; je souhaite simplement ne pas y être mêler ni être exposé à leurs conséquences.

    On dirait quand même que le dogme monétaire, bancaire et financier contemporain s’effondre sous le poids de ses turpitudes,et, pour en revenir au thème du billet de Paul, je ne souhaite même pas discuter avec ses prêtres. Qu’on les vire. Tous.

  50. @ son vieux copain Michel

    Le site alterinfo.net vers lequel il renvoie souvent ne sent pas bon du tout non plus. C’est vrai qu’avec ce billet son masque tombe complètement.

  51. Je ne suis pas Français et peut donc dire sans trop d’émotions que Sarkozy est d’abord et surtout une bête politique hyperkinétique. Il hume le vent (et des conseillers l’y aident) comme pas deux et, tel une girouette bien huilée, se met immédiatement dans le sens du vent. Cela lui a déjà valu des virages avec dérapages incontrôlés mais, que voulez-vous, il ne peut s’empêcher en gamin capricieux (cfr PPDA) de vouloir avoir l’air d’être toujours le premier à avoir tout compris.
    Aujourd’hui il veut moraliser le capitalisme. C’est sans doute un oxymore mais cela pourrait aider à faire avancer les choses dans le bon sens. Paul ne dit rien d’autres et je me demande pourquoi certains en déduisent que notre hôte veut faire de l’entrisme ou se mettre au service de je ne sais qui.
    Je suis juste en désaccord avec Paul lorsqu’il dit «Les pays asiatiques ont décidé aujourd’hui de lui emboîter le pas ». Cela fera certainement plaisir au Petit Nicolas mais je crois que les Chinois ont leur propre plan et que comme d’autres (ici notamment) ils se disent ; « Mais voilà un allié objectif appréciable. Il part en première ligne comme un lapin et va attirer tous les coups de fusil. On pourra croquer les marrons qu’il aura tirés du feu » (je remets à l’endroit une expression dévoyée par l’usage…). Et là, je me demande si Sarko n’a pas été « un pont trop loin » . il va se faire taper sur les doigts (déjà brûlés par les marrons) par ceux qui l’ont mis là où il est, où je ne comprends plus rien à la politique. Sarko va, tôt ou tard, devoir dire de nouveau ce qu’il disait il y a 3 moins. Ou il avale des couleuvres grosses comme des anacondas ou il prend Besancenot comme premier ministre ;-). J’incline pour l’herpétophagie de masse…
    En attendant, il est un allié objectif.

  52. Machiavel nous dit bien , et nous le prouve comme toujours, que pour bien gouverner le Prince doit , tôt ou tard, renier la parole donnée, mentir tout simplement.

    Même si, instinctivement, on peut être choqué de voir nos dirigeants renier la parole donnée; il faut bien que ceux-ci ne s’enferment pas dans des carcans idéologiques. Certaines postures sont nécessaires à l’accomplissement de l’objectif ultime.

    Ce qui me gêne chez NS, ce n’est pas ses changements de postures et de discours. C’est la multiplicité de ces changements. Qui plus est, ces changements ne sont pas souvent liés à la conjoncture, mais bien plus souvent au public à qui ils sont destinés.

    Avec NS, on peut entendre tout et son contraire en 2 heures de temps.

    Le pire, c’est qu’il se croit au fur et à mesure qu’il s’écoute (je pense).

    Je pense sincèrement qu’il est en train d’essayer de faire de la politique, « d’être malin », alors que l’heure est à l’intelligence et l’ouverture d’esprit.

    Je suis très respectueux de Paul, mais je dois dire que je ne partage en aucun point son analyse sur NS et sur qui il est, ce qu’il veut et comment il appréhende cette crise et comment il a été élu.

    Je suis , par contre, persuadé que les commentaires de M.Rocard (talentueux…) on plus à voir avec l’ironie que la flatterie.

    NOM DE DIOU !!!

  53. @ Jean-François

    Au lieu d’analyser les responsables de la crise actuelle, à savoir un capitalisme financier prédateur et complètement dérégulé, le surendettement et l’appât du gain, toutes choses qui n’ont pas de frontières et qui sont partagées par beaucoup de monde, certains préfèrent s’en prendre aux boucs émissaires de toujours. Exactement comme dans les années ’30, suite à la crise de 1929. Avec la suite funteste que l’on sait.

  54. Je me lève beaucoup plus tard que vous tous et je regarde l’ensemble des commentaires. Je vais faire une série de remarques.

    La première, sur les échanges un peu vifs à propos des noms de banquiers. On connaît la raison historique de la spécialisation des Juifs dans les métiers de l’argent : les interdictions faites d’en pratiquer d’autres. Quant à la banque en France, l’influence des Protestants y est bien plus grande que leur représentation dans la population. Une fois qu’on a dit ça, le débat est clos. Personnellement, je ne vois pas de quelle manière le fait d’inclure dans vos commentaires des listes de noms fait avancer le débat.

  55. @ton vieux copain Michel :

    c’est ton non sequitur qui est ignoble (fr.wikipedia.org/wiki/Non_sequitur) de (A => B proposition vraie) et (B est vraie) déduire DONC A est vraie est faux et dans le cas d’un argument de discussion, mensonger. Cette technique a été utilisée contre Siné récemment.

    Pour rejoindre le thème de la monnaie et de la finance, Cheminade dénonçait déjà la dérive financière lors de la campagne présidentielle de 1995, en citant « produits dérivés », « bulle financière » etc…

    Gérard Carreyrou intervient en affirmant sous forme de question « êtes-vous anti-sémite comme Lyndon LaRouche qui … ». Cette autre technique des merdias est classique : on pose le cadre du dogme puis suit une question, parfois anodine, intérieure à ce dogme juste destinée à le confirmer.

    Il affirme que LaRouche est anti-sémite et le prouve par le même non-sequitur : Larouche dénonce les banquiers de la City et ceux de WallStreet OR certains sont juifs, DONC LaRouche est anti-sémite.

    Cela se passe au début de cette vidéo, la réponse de Cheminade me va droit au coeur –et, encore une fois, je ne suis pas de son bord, je vote Paul … Ron PAUL 🙂 —

  56. Deuxième remarque : sur le fond de mon billet. Je dis plusieurs choses : Mr. Sarkozy n’a pas appliqué une autre politique que celle annoncée. Il affirme non seulement en changer mais apparemment il en change. Je ne dis pas qu’il se rallie à ma politique, j’ajoute même que ce serait très étonnant qu’il le fasse parce que je propose des choses beaucoup plus radicales que ce qu’il envisage sûrement, mais j’attire son attention sur le fait que s’il veut faire comme il l’affirme : empêcher les crises, plutôt que de lisser leurs effets – pour utiliser les termes du rapport Ricol, il faudrait appliquer les mesures que je préconise et non celles qu’il s’apprête à appliquer.

    Ce que je fais, c’est attirer son attention sur une contradiction chez lui. Pour pouvoir attirer l’attention de quelqu’un sur quelque chose il faut d’abord avoir pu retenir son attention. Si l’on se comporte comme un gougnafier, on ne retiendra jamais l’attention de personne. Se présenter comme de bonne foi – je ne dis rien dans ce billet que je n’aie dit auparavant – est effectivement une manière d’engager le dialogue. Est-ce de l’entrisme ? Non, c’est de la civilité.

  57. Il est vraiment regrettable que ce blog de haute tenue devienne un lieu de propagande pour les théories du complot et des sectes trotsko-larouchistes qui les véhiculent.

  58. M. Jorion, refaites de ce blog l’endroit sérieux et vulgarisateur qu’il était avant de devenir le lieu de rendez-vous des tenants des thèses les plus farfelues !

  59. Proverbe béarnais qont on aurait du se souvenir au sujet des partisans de la dérgulation/dérèglementation :

    Souviens-toi de te méfier !

  60. @ NOVY: on parle de BANKSTER ici, rien d’autre

    Banksters – Entités publiques / agences du gouvernement / bureaucrates qui confisquent les fonds, propriétés, et fonds de tirroir des gens pour rassembler l’intérêt sur la dette dû à la Faillite Involontaire des USA/CA et de l’UE dont le but est le contrôle total de la population mondiale et de ce qu’elle possède.

    Gardez vos: raciste, antisémite, théorie du complot, ovni, terroriste, décroissance et j’en passe pour rue89, arretsurimage et liberation merci.

  61. @ Armand

    Je vois que le Dr Gernez vous a fait le meme effet qu’a moi ! Je revisionne les DVD en ce moment en prenant des notes. Nous allons les diffuser après verification, voila de quoi faire comprendre à tout le monde jusqu’ou CELA VA !

  62. Euh … larouche, alterinfo …. et d’autres du même tonneau …. navrant. Ce serait bien d’apporter vos idées personnelles sortie de votre têtes par vos efforts personnels. Cessez de colporter les ragots de tous ces sites pro-complots et autres. Cela va tuer ce blog qui est une fenêtre sur l’avenir, pas le passé. Seule votre propre jus de cervelle doit apparaitre ici. Allez plutot sur les sites de cours d’éco, de math financière, de géo-politique etc … sites tenus par des UNIVERSITAIRES EN EXERCICE, ça fera le tri. Puis bossez pour comprendre ce qui se passe et PROPOSEZ des idées NEUVES pour un meilleur avenir. MERCI D’AVANCE.
    Est-ce Paul veut/peut modérer ce site ???? Je ne vais pas supporter très longtemps toute cette m…. !!!!! J’ai pas de temps à perdre.

  63. Bonsoir

    Je tiens à vous remercier Paul Jorion pour votre blog et l’énergie et la passion que vous mettez à partager avec nous vos informations économiques, financières, sociologiques ou autres, anthropologiques pourquoi pas.

    Concernant l’analyse que vous faîtes de Nicolas Sarkozy, j’ai peur, le mot est à la mode, que vous ne fassiez erreur. Je ne vais pas utiliser le « je » autant que vous le faites (« Je ne dis pas qu’il se rallie à ma politique » dites-vous dans ce blog, trahissant une pensée particulièrement égocentrique, mais je sais que la créativité a besoin de cela), jo-vial vous répond très bien. Je sais qu’il est difficile pour beaucoup de responsables de changer de direction, stratégie ou discours. A juste titre, si on se sent rempli d’une mission, on va au bout et on démissionne si on a fait erreur. C’est ce qu’aurait de Gaulle, j’imagine. Je comprends que M. Rocard ou vous trouviez remarquable que M. Sarkozy change de discours et/ou de stratégie. C’est tout juste faire preuve de plus de finesse que M. Bush, certes. Qu’on reconnaisse à Sarkozy son énergie, je comprends. Mais je n’appelle pas cela du talent. Les ficelles de M. Sarkozy sont tellement grosses et ses fins tellement intéressées que je ne comprends vraiment pas qu’on puisse en faire ainsi l’éloge, sauf à aller vite. N’est-ce pas finalement parce que vous êtes en quelque sorte obnubilé, à juste titre, par la crise et, peut-être surtout, par « votre » stratégie de crise ? Ce qui vous intéresse chez Sarkozy n’est-ce pas seulement qu’il adopte votre (« ma ») stratégie ? Pourquoi pas.

    Un monde qui s’écroule avec M. Sarkozy comme sauveur…
    Je ne suis pas déçu, seulement encore un peu plus triste.

    Cordialement
    P.

  64. Je ne pourrais JAMAIS encenser ce président là, qui pour se faire élire a traité comme des criminels des gens qui ne demandaient qu’à vivre décemment en France auprès des leurs. Par décence pour Kamel, Aziz, Hassen, et bien d’autres que j’oublie qui ont été arrachés à leurs familles, jetés dans des centres de rétention et « renvoyés » vers des pays dont ils avaient même perdu le souvenir…
    Ne vous laissez pas abuser par cette « com » de circonstance qui ne vise qu’à désamorcer la crise sociale NECESSAIRE qui pourrait remettre en cause les choix faits ces dernières décennies par notre « élite » politique.

  65. gougnafier 😀
    j’adore ce mot
    sinon qui n’empêche, à un moment ou à un autre, si l’on veut faire passer et même voter ses idées, et donc de facto trouver un instrument fédérateur(un parti ?) il faut bien faire de l’entrisme …
    la question est lequel ?
    le parti de Hamon, un monde d’avance ?
    moi aussi je me pose la question, j’ai toujours voté mais pour quel résultat 🙁
    parce que discuter et faire avancer le débat, j’adore et c’est passionnant, mais je commence à être sérieusement frustré, il va falloir que ma frustration sorte quelque part ^^
    tu es ce que tu choisi d’être
    amicalement

  66. @ « Ton vieux copain Michel », « Jean-François », et autres mystérieux ‘Novy ‘ et ‘O’ (?) :

    Bonsoir,

    Plutôt que de dire simplement qu’une thèse est « ignoble » ou « sent mauvais » (l' »argument », si l’on peut dire, est lui-même un peu nauséabond, en plus d’être expéditif), ce serait plus intéressant, les uns et les autres, de prouver ce que vous avancez, tout simplement ; un point après l’autre, calmement.

    Le point de savoir À QUI APPARTIENT LA RÉSERVE FÉDÉRALE AMÉRICAINE — et donc qui la contrôle vraiment, PRÉCISÉMENT, et donc qui peut être éventuellement repéré (et puni) comme le responsable de ses éventuels méfaits — est tout sauf un détail, non ?

    Or, il semble assez difficile de le savoir exactement, finalement.

    « Ton vieux copain Michel », vous dites :

    « Tout ça est faux, bien sûr. Il va de soi que la Fed n’appartient pas aux banques citées. Les principaux actionnaires sont les douze banques de réserve fédérales régionales, regroupant chacune les banques commerciales de leur zone géographique. »

    Le lien que vous donnez vers wikipedia en langue anglaise « List of member banks » n’est pas aussi clair que vous le dites sur le point en question, à moins que j’aie raté quelque chose (j’ai du mal à lire l’anglais et je commets des erreurs).

    Les douze banques régionales (que vous mettez en avant comme si elles étaient la vraie réponse, sournoisement cachée par Rumbo) doivent être soit distinguées, semble-t-il, des véritables propriétaires, pas du tout clairement affichés, eux, sauf erreur, sur aucune de ces pages, soit détaillées, au moins.

    En effet, j’ai lu sur votre lien :

    « There are 12 regional Federal Reserve Banks (not to be confused with the « member banks ») with 25 branches, which serve as the operating arms of the system. »

    Mais qui sont donc ces « member banks » ?
    Je n’ai pas vu de liste claire.

    Wikipédia en langue française ne nous aide guère à en savoir plus.

    Il existe sans doute d’autres sources, à la fois fiables et complètes, non ?

    Au lieu de faire des procès d’intention (comment peut-on être sûr des intentions de qui que ce soit ?!) et de dénoncer sur ce thème des « complots antisémites » ou des thèses expéditivement étiquetées « farfelues » ou « navrantes », vous feriez mieux, je trouve, de nous aider à progresser pour savoir de quoi il retourne vraiment sur un point décisif pour construire un monde commun pacifié.

    Il est possible que vos interlocuteurs se trompent sur tel ou tel point (ça peut arriver à tout le monde, même à vous), mais aidez-les à progresser au lieu de les injurier.

    C’est fatigant de voir surgir systématiquement l’anathème(*) pour cause d’antisémitisme dès qu’on s’en prend aux méfaits des banques : ON SE FICHE PAS MAL DE SAVOIR QUI EST JUIF OU PAS JUIF : il est question de libérer la Cité (au sens grec) de la dangereuse tutelle des banques privées, fatalement cupides (oui fatalement, c’est une thèse solide : l’homme est ainsi fait que, dans l’intérêt commun, la maîtrise de l’argent doit sans doute être publique). La situation actuelle montre assez violemment cette extravagante cupidité, non ? Vous avez besoin de démonstrations plus criantes encore que les scandales actuels de la goinfrerie des banquiers ?

    Est-ce qu’on peut traiter le sujet du contrôle de l’activité bancaire sans subir l’accusation infamante d’antisémitisme ?

    Cette accusation d’antisémitisme sert d’ailleurs à toutes les sauces pour interdire les débats qui gênent : voir la résistance durable de Jean-Marie Bigard (opiniâtreté assez courageuse, je trouve, quoi qu’on puisse penser de lui par ailleurs) à dénoncer la surprenante « machine à salir » dont il a été brutalement l’objet — malgré sa grande notoriété — pour avoir osé mettre en doute la version officielle (qui est une thèse de complot islamiste mondial, on peut le rappeler) : accusations de racisme et de négationnisme (sans possibilité réelle de se défendre partout) comme outils commodes de discrédit radical de l’adversaire… C’est un vrai cas d’école.

    Orwell a formidablement décrit les objectifs totalitaires de Big Brother et ses techniques de contrôle social, avec notamment une HISTOIRE OFFICIELLE SOUS CONTRÔLE, une PENSÉE INTERDITE (officielle, également) et — forcément — une POLICE DE LA PENSÉE, qui qualifie les résistants de « TERRORISTES », les « VAPORISE » (les fait disparaître totalement), et puis les torture dans les caves du « Ministère de l’Amour », car le MENSONGE règne dans le monde totalitaire jusqu’aux plus fins détails de la novlangue.

    Je trouve que l’air du temps, avec ses orthodoxies de plus en plus excluantes, ses interdictions de s’exprimer sur tel ou tel registre étiqueté définitivement « révisionniste », confirme (en tendance) certains des pronostics les plus sombres de l’auteur de ‘1984’ (toutes proportions gardées, bien sûr, car nous ne sommes probablement pas encore au bout du processus à redouter).

    Je suis, sur ce sujet comme sur d’autres, en accord total avec le résistant américain Noam Chomsky : la liberté d’expression n’est pas négociable.
    ___________________________

    @ Rumbo :

    Est-ce que, de votre côté, vous pouvez recenser des preuves indiscutables concernant les véritables propriétaires de la Fed, ceux que vous citez ou d’autres ?

    ___________________________

    @ Paul :

    Cher Paul, je vous en prie, ne cédez pas aux sirènes de la censure, ne perdez pas l’iségoria, si précieuse — indispensable même, je pense — pour dévoiler toutes les (toujours possibles) manipulations.

    Les Athéniens tenaient à la libre expression de TOUTES les opinions dissidentes, qu’ils considéraient comme la meilleure garantie de survie pour la démocratie même, démocratie surveillée et protégée par la libre parole de TOUS les citoyens actifs.

    J’ai le même problème chez moi : des « trolls » passent de temps en temps et ils font un mal de chien, avec une agressivité excessive et d’injustes reproches, d’invraisemblables procès d’intention ou de la propagande dissimulée (ce dernier cas me paraît, d’ailleurs, le moins grave). Le débat est effectivement gêné par ces ours mal léchés, c’est vrai.

    Mais il ne faut censurer à aucun prix, je crois.
    La censure est une violence contre-productive.

    Quoi qu’il en soit, merci pour tout ce que vous faites.

    Amitiés.

    Étienne.

    ___________________________

    (*) Anathème : Excommunication majeure prononcée contre les hérétiques ou les ennemis de la foi catholique (Petit Robert).

  67. Paul @ 18h49

    Tout à fait d’accord Paul, c’est très clair et sans bavures. J’ai divers sources via l’Argentine, mais le sujet trouve certainement sa source aux États-Unis (et en Angleterre). J’aurais dû mettre seulement ce lien qui vient des États-Unis (mais, mon anglais est bien trop faible pour être opérationnel):

    http://land.netonecom.net/tlp/ref/federal_reserve.shtml

    Les noms, en effet, ne signifient rien du tout par rapport à notre cause qui vaut bien plus. Et si quelqu’un devait faire sur ce blog la « police » (mille excuses d’utiliser ce mot tout à fait déplacé sur ce blog, mais c’est pour la rapidité du propos), c’est toi uniquement et certainement personne d’autre.

  68. @ Rumbo

    Faites attention à ce que vous citez. Je suis allé voir ce qu’on présente d’autre sur le site dont vous extrayez cette liste de « propriétaires » de la Fed : http://land.netonecom.net/tlp/ref/federal_reserve.shtml

    D’après la liste, il s’agit manifestement d’un site d’extrême-droite promoteur des milices du genre de celles qui ont produit Timothy Mc Veigh. Je ne peux pas aller vérifier toutes les informations que vous tous affichez sur le blog. Mais ce travail élémentaire de recherche vous pouvez le faire vous-mêmes. Si votre anglais est trop faible pour comprendre ce que vous citez, c’est très simple : abstenez-vous.

    Un exemple aussi flagrant que celui-ci m’encourage malheureusement à interdire les commentaires.

    Essays
    A Cause By Any Other Name, by Gregory Allan (14K)
    A brief history of the Michigan Militia Corps. Wolverines to 2/28/98

    Antinomianism, the Spirit of Lawlessness, by Ben Williams (37K)
    Explains why law was not replaced by grace in the New Testament.

    Brainwashing, author unknown (133K)
    A Synthesis of the Russian Textbook on Psychopolitics

    Commercial Redemption Rejected as Valueless, by Gregory Allan (34K)
    Demonstrates why the author believes the Commercial Redemption process is a fraud and a trap.

    Driver Licensing vs. the Right to Travel, Author Unknown (60K)
    Essay purports to have been used in at least three states (Pennsylvania, Ohio, and West Virginia) as a legal brief to support a demand for dismissal of charges of driving without a license.

    Election Night Projections – Cover For Vote Rigging Since 1964?, by Lynn Landes (7K)
    More evidence of election fraud.

    Grateful Slave, by Paine’s Torch (7K)
    A provocative poem. May stir even the most deeply slumbering.
    Commence ainsi :
    I am a grateful slave.
    My master is a good man.
    He gives me food, shelter, work and other things.
    All he requires in return is that I obey him.
    I am told he has the power to control my life.
    I look up to him, and wish that I were so powerful.

    Greening, The, by Larry H. Abraham (191K)
    This is the whole, real story behind the environmental movement, from the spotted owls, to Klamath Falls.

    Gun Facts, by Frank Stoppa (4K)
    Interesting statistics on gun ownership and use. Arm yourself with this, for the next time some Liberal spouts off with anti-gun propaganda.
    etc.

  69. Paul,

    Après avoir redressé une erreur, vous dites :

    « Un exemple aussi flagrant que celui-ci m’encourage malheureusement à interdire les commentaires. »

    Je trouve au contraire qu’on devrait tirer de cet exemple la conclusion inverse : c’est précisément la libre expression qui a permis à tout le monde ici de constater la dangerosité d’une source. Nous avons donc progressé.

    Si les commentaires avaient été préalablement censurés, cette source continuerait longtemps à nuire, à l’insu de ses lecteurs, sans être jamais correctement démentie publiquement.

    L’idée géniale du « parlement », c’est d’invalider durablement et solidement les mauvaise thèses en les confrontant publiquement aux meilleurs arguments : l’institution d’une mise en scène les conflits pour les désamorcer, au lieu de les occulter, telle est la colonne vertébrale de l’idée démocratique.

    Situation délicate, pourtant, je le comprends.
    C’est le principe même du débat démocratique qui est sur la sellette. Pas facile de décider.
    J’ai vu apparaître cette nuit, précisément, pour la première fois sur mon blog (depuis trois ans), quelques messages délirants. Dangereux ? Je ne sais pas. Un peu dingues, sans doute.

    Je suis curieux de connaître l’avis des lecteurs de ce blog sur ce point de principe de la vie en commun : libres-débats ou pas ?

    Amitiés.

    Étienne.

  70. >Paul Jorion et Étienne Chouard

    Je lis avec intérêt vos blogs et vos interventions. Je participe peu parce que je ne pense pas que mon opinion soit en permanence pertinente.

    Cependant, je voudrais approuver l’opinion de Étienne Chouard et appuyer la proposition de délégation de modération de votre blog par quelques uns de vos lecteurs.

    Pourquoi ne pas faire un système de modération basé à la fois sur la cooptation, les pairs évaluant les pairs en fonction de la qualité de leur posts et la transparence des interventions?
    Les modérations seraient justifiés auprès des pairs et de vous, qui trancheriez en derniere limite.

    Cela permettrait de diviser par dix votre travail de modération et cela en quelques sorte scellerait votre « alliance » avec vos lecteurs les plus fidèles et les plus pertinents.

  71. L’organigramme posté par Rumbo est un faux, un hoax d’extrême-droite, cherchant à accréditer l’idée que la Réserve Fédérale américaine appartiendrait à un certain nombre de banques « étrangères » et notamment à la famille Rothschild ; et qu’elle aurait comme objectif de servir leurs intérêts et d’asseoir leur domination sur les gouvernements et les peuples, au besoin en assassinant l’un ou l’autre président des Etats-Unis.

    Il s’agit d’une version remise au goût du jour des « Protocoles des sages de Sion », ce célèbre faux fabriqué par la police tsariste. Comme on pouvait s’y attendre, il suffit qu’une crise profonde déchire le monde pour que certains soient tentés de faire porter le chapeau à une catégorie toute désignée de boucs émissaires.

    Qu’en est-il exactement ?

    Un professeur d’économie, Edward Flaherty, a répondu à ces allégations absurdes et malveillantes en déconstruisant les mythes conspirationnistes échafaudés à propos de la FED. On peut lire son article ici : (http://www.geocities.com/CapitolHill/Senate/3616/flaherty5.html)

    Et ici : (http://www.geocities.com/CapitolHill/Embassy/1154/flaherty.html)

    Si on le souhaite, je peux résumer l’article à l’intention de ceux qui ne comprennent pas l’anglais.

  72. J’ai entendu Ernest Antoine Sellière faire ce matin l’éloge de Sarkozy et de ses propositions sur France Inter.
    C’est clair…
    On ne peut rien attendre de bon du « nouveau Bretton Wood » qu’on nous prépare.
    J’en suis presque à espérer que tout va se casser la gueukle pour que les gens se réveillent enfin.

  73. Sur un autre forum, j’avais pris le réflexe d’annoncer que ce n’était pas parce que je transmettais tel lien que j’était nécéssairement d’accord avec, si j’estimais que des lecteurs risquaient de m’identifier à ce liens que j’exposais. Ici, j’ai fait une erreur d’apréciation, et en plus, utilisé le terme de propriétaires alors qu’il aurait fallu, déjà, dire actionnaires, et le tout brassé par mon anglais à peine scolaire . Car si je suis étranger aux officines malsaines auxquelles certains font allusion, et dont je regrette sincèrement d’avoir trimballé les coordonnées, les symptômes que représentent ces tendances, Dieu merci restent des symptômes pour l’essentiel mais suffisants pour les fuir. Je sais par ailleurs en citant souvent Antony Sutton (ce que j’ai déjà fait ici) dont j’ai eu les meilleurs témoignages par de parfaits anglo-francophones, que l’important ne sont plus les symptômes, mais la maladie, celle que cet honnête investigateur, agnostique avait pisté de façon irréfutable. Et si l’on doit éradiquer la maladie, ne jamais confondre la maladie avec la personne qui en est victime. Et la maladie que nous cherchons à désocculter ici, grâce à Paul, c’est le système financier quand il « roule » pour lui même, quitte à anéantir périodiquement l’humanité. Alors qu’il pourrait être efficace compte tenu des moyens dans nous disposons dans ce monde contemporain.Quels que soient leurs noms (il pourrait y avoir le mien, ou d’un parent à moi) les banquiers ne sont pas plus malhonnêtes statistiquement que la société dans son ensemble. Donc pas de susceptibilité mal placée, et bien sûr, encore moins, message reçu, pas de « lien » malsains et mal placés cela va sans dire
    Ceux qui me connaissent, il doit y en avoir sur ce blog, savent très bien que je ne me prête pas à ce genre de plaisanterie qui ne fait rire personne, ni n’adhère encore moins, à un quelconque mouvement ou association tel que ce lien américain en témoigne, il y a tellement de priorités avec le gros temps qui s’accentue.
    De grâce, gardez, gardons ce blog tel qu’il a fonctionné jusqu’à présent.
    Point à la ligne?

  74. J’apporte mon soutiens total à « Rumbo » que je connais personnellement et que je considère comme un véritable humaniste (il faut de l’humanisme pour défendre le crédit social en participant, tous les ans au Canada, à leur réunion): les liens qu’il a pu donner concernant la FED ne peuvent l’avoir été que dans « l’ignorance ».

    Il faudrait quand même vraiment essayer de voir clair dans l’organisation interne de cette banque centrale afin de comprendre si des intérêts particuliers trop forts ne prennent pas le pas sur les intérêts collectifs qui sont la base de sa mission … je dis ceci sans aucune « paranoia ».
    Que disent par exemple des gens comme cette écrivain américain (dont j’ai oublié le nom) qui est déjà intervenue une fois ou deux sur ce blog à propos de la dette et de la création monétaire ?

  75. Bonsoir

    Concernant les propos « déplacés » sur les forums, scaringella je pense que la meilleure attitude est de les contredire puis les ignorer. Je pense qu’il est inutile d’épiloguer sur ce genre de message et de polémiquer avec ce genre de personnes. Je pense qu’il n’est pas forcément utile de censurer, chacun fera la part des choses. Les théories exprimées ici se trouvent de toute façon sur internet, les esprits non critiques peuvent à tout loisir s’en imprégner.

    Pour revenir à Sarkozy et l’appréciation qu’on peut porter sur son action politique, après réflexion et peut-être mon excès d’hier, j’ai beaucoup de mal à me féliciter des « succès » de Sarkozy. Il ne s’agit pas de « prétendre que les initiatives actuelles vont dans la mauvaise direction » comme dit Paul Jorion. Bien sûr toute personne censée se félicite si N. Sarkozy prend des bonnes décisions. J’apprécie par exemple chez lui l’énergie de faire bouger les choses lorsque le pays s’enlise. La meilleur critique positive que j’ai pu lire est celle d’un journaliste allemand dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung :

    « le mérite en revient notamment à son président, Niclas Sarkozy, qui a pu investir son excédent d’énergie en Géorgie, puis dans la crise financière. Celui que [ce journal] a critiqué jusqu’à présent comme un touche-à-tout s’est avéré, à l’épreuve du pragmatisme, extrêmement utile. » (source courrier international)

    Oui, les gesticulations amènent parfois à faire des grandes choses. Mais deux choses font que je ferais très attention dans la critique de M. Sarkozy :

    Comme nous l’enseigne tous les jours la science et le savoir, les succès majeurs ne récompensent pas toujours les véritables auteurs et instigateurs de ces succès. Il suffit d’arriver au bon moment pour faire une grande chose, alors que le terrain était préparé par les précurseurs. « Des nains sur des épaules de géant » disait Bernard de Chartres au XIIe siècle. Dans le règlement de la crise, Gordon Brown a anticipé l’action de N. Sarkozy, c’est certainement à lui que revient l’essentiel de l’action politique européenne. Angela Merkel devait défendre les intérêts allemands au sommet de l’Europe et se trouvait naturellement dans une position défensive. Que M. Sarkozy ait été une fois de plus opportuniste, pourquoi pas, mais « talentueux » me parait excessif, ou du moins trop vague pour exprimer clairement l’opinion qu’on peut se faire de son action.

    De plus, et en lien avec ce qui précède, N. Sarkozy a eu en quelque sorte la chance d’être là au bon moment. Quelques années plus tôt, il nous aurait servi (du moins l’a-t-il promis, comme Paul Jorion le rappelle justement) la politique néolibérale de Bush, avec relance de l’économie par l’endettement. Il me parait difficile d’approuver la politique de quelqu’un dont les idées auraient entraîné le pays à la catastrophe s’il avait eu le pouvoir quelques années plus tôt (ne peut-on imaginer des français surendettés par des prêts très longue durée à taux variables ?).

    Je resterai très critique et très réservé sur la caution à donner à M. Sarkozy. Même si je me félicite de ce qu’il a pu engager en Europe. L’Histoire jugera.

    Cordialement
    P.

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