Les apprentis-sorciers

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Avec le recul qu’offriront les années, l’image qui émergera des politiques économiques mises en place aujourd’hui sera celle de mesures désespérées prises dans un immense désarroi. On observera ces leviers poussés ici ou là, d’abord dans un sens, puis dans l’autre, dans la plus grande expérimentation par essais et erreurs qu’ait connu l’humanité, mettant en jeu à chaque nouvelle tentative une somme plus colossale que celle mobilisée dans la précédente.

Quelqu’un dira : « La complexité de l’édifice qu’ils avaient bâti dépassait de loin leur entendement. Ils ne s’en rendaient pas compte, mais regardez les modèles dont ils pensaient qu’ils leur offraient une certaine maîtrise et à qui ils accordaient toute leur confiance ! Dans celui-ci, on suppose que la vitesse de circulation de la monnaie est constante « pour rendre le problème soluble ». Dans un autre, que le temps ne compte pas, assimilant du coup un marché à terme à un marché au comptant. Dans celui-ci encore, que l’on peut additionner reconnaissances de dette et billets de banque. Dans ce dernier, on suppose que les taux d’intérêt restent constants pour des durées indéfinies.

Pis encore, leur évaluation du risque était entièrement statique : fondée sur l’idée que chacun, individu ou entreprise, a son destin tout tracé et qu’on peut lui assigner une notation, un nombre magique, résumant ce destin.

Qu’espéraient-ils, les malheureux ? Quand les tensions de cette construction dont la complexité leur était inimaginable et de laquelle ils avaient perdu tout contrôle, ont commencé à la fissurer, ils n’ont su que faire et ont poussé sur tous les boutons à la fois. Ils ont tenté de noyer l’édifice branlant sous des tonnes d’argent frais, comme une habitation que l’on voudrait stabiliser en la coulant dans le béton. Ces efforts désordonnés n’ont fait que précipiter un effondrement dont l’inéluctabilité était certaine dès lors qu’ils ne comprenaient pas les forces qu’ils avaient mises en branle ».

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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52 réflexions sur « Les apprentis-sorciers »

  1. Paul Jorion à écrit:

    «  »(…) dès lors qu’ils ne comprenaient pas les forces qu’ils avaient mises en branle ». » »

    L’essence de la monnaie se trouve dans ces « forces » là. Les innombrables débats et échanges ayant eu lieu sur la question monétaire en témoignent. Pour certains la question est « éclaircie », pour d’autres nullement. La monnaie est perçue comme une sorte de « trou-noir » intergalactique… ou les 70 à 90% de « matière manquante » dans l’Univers. l’analogie semble parfaite. Mais avant de trouver un consensus sur la monnaie, la priorité est de créer, au moins, une égalité intangible entre la chose produite et le signe de la chose produite. Sinon on débattra sans fin du sexe du signe, tandis que les choses produites continueront à ne jamais pouvoir être achetées – normalement -, c’est à dire disons dans l’absolu: 1,5 fois à 3 fois plus cher qu’elles ne sont, et les conséquences calamiteuses et récurrentes qui s’en suivent. Inutile de décrire. Tout le monde sait.

  2. Et un autre lui répondra : « Leur erreur a été de considérer uniquement les modèles économiques, de s’enfermer dans une réflexion dans le cadre, en oubliant d’observer l’économie elle-même comme un modèle. Effectivement le destin de l’homme se résumait à son nombre magique. Se résumait.
    Et ce nombre était tellement magique qu’il avait pour valeur celle que l’homme décidait de lui donner. Certains allant jusqu’à s’imaginer être dotés du record…Ce qui n’arrangeait pas les affaires des autres non plus. Les philosophes de l’époque se sont d’ailleurs largement penchés sur le sujet : «La prise de conscience par l’humanité que l’homme est une entité sociale -où le social a pris le dessus sur l’individu- est-elle inéluctable ? », par exemple !
    Bref, ils ne comprenaient pas les forces qui les avaient mis en branle.
    Tiens, ça me fait penser à un truc qui sort de mon domaine de compétences : sait-on fondamentalement pourquoi l’homme est attiré par la femme ? »

  3. L’économie politique soulevait des questions embarrassantes, que les « sciences économiques » ont évacuées. De façon à pouvoir réduire l’activité humaine à un problème de baignoire et de robinet. Pas étonnant que les plombiers soient dépassés.

  4. @ Paul Jorion

    Peter Schiff commence à se faire bouder par la presse. Son discours ne change pas d’un iota, mais à part la lente glissade du dollar US, il semble que ses prédictions catastrophiques (doomistes) ne se réalisent pas.

    Le couple USA-Chine risque de faire un long tango et de changer les règles économiques (au dépend du reste du monde) en faisant de cette crise une affaire passée.

    Entre ce que je lis ca et la (Leap2020, votre blog, peter schiff channel, HS Dent…) et ce que je constate dans les autres médias, il semble y avoir un fossé qui se creuse.

    La fin de la crise semble acquise par de plus en plus de gens. La consommation va repartir et fera peut-être boule de neige.

    Regardez, depuis Obama, on constate que:
    – menacer de faire faillite rapporte des milliards (bailouts)
    – déposer son bilan pave la voie du succès (chrysler & GM)
    – imprimer à tout va de l’argent ne provoque pas d’inflation
    – s’endetter à tout rompre ne change en rien sa capacité de rembourser
    – la participation majoritaire de l’État dans une société (ou banque) n’est pas du socialisme

    Monsieur Jorion, nous sommes en présence d’une force qui nous dépasse. Extra-terrestre peut-être. Puisque le dollar ne se transforme pas en plomb, peut-être que le plomb se transformera en or sous son administration et l’eau de mer, en hydrogène.

    Tous nos problèmes vont être résolu. Ne soyez pas si pessimistes.
    Yes, they can! 😉

  5. @ fab
    Pour répondre à votre question: « parce qu’il est maso! (surtout dans nos matriarcats féministes)

  6. @ Fab,

    A la recherche de l’unité perdue bien sûr. La même réponse vaut aussi pour ceux qui veulent mesurer les choses en terme de valeur…

  7. @ PJ,

    vous faites donc toujours l’hypothèse que ds 10, 20, 50 ans ou + puisse exister une science économique?

  8. @ Yann

    Heureusement, les journalistes commencent à comprendre le nouveau paradigme. Récemment, LeMonde.fr titrait : « EDF va lancer un emprunt de 1 milliard d’euros pour se désendetter ». En voilà un qui l’aura bien gagné, son Prix Pulitzer !

  9. La bourse, que j’assimile à la finance donne des signes positifs. Celà rique de durer pour deux raisons :
    1) la finance a la quasi-certitude que quelqu’un va payer
    2) ce quelqu’un est la collectivité, et non pas les responsables de la débacle.
    Donc quoi qu’il arrive donc, le spectacle continue …

  10. @ JJJ

    Oui c’est cela la formule miracle à l’origine du début de la ‘reprise’ actuelle : « emprunter pour se désendetter ».
    L’important est d’y croire

    PS/ A) Jusqu’ou une croyance peut-elle faire ‘tenir’ un système ?
    B) Dans quel mesure une croyance peut-elle transformer la réalité ?
    C) La croyance plus forte que la réalité ?
    D) La réalité n’est elle pas construite par la croyance, finalement ?
    E) La réalité c’est la croyance.

  11. Monsieur Opposum,

    « L’imortant est d’y croire ».

    Je me dis que l’économie a de gros points communs avec la religion. Dans les deux cas, la vérité est basée sur des croyances. Par analogie avec la religion, il est possible d’y croire très longtemps sans se laisser importuner par des détails triviaux du genre « réalité ».
    Alors à la question A), je réponds « jusqu’à la mort de tous les croyants » et des autres.
    A la question B), je réponds que des civilisations entières ont été bâties sur des croyances.
    A la question C), je pense que la réalité s’impose toujours. Mais elle est beaucoup plus lente que les croyances. Donc si les croyances changent assez vite et assez souvent, la réalité devra courir très longtemps pour ratrapper ces dernières. L’innovation incessante du monde actuel est pour moi cette course des croyances devant la réalité pour garder la distance. La concurrence incessante et les récompenses au plus fort, au premier, etc… sont des motifs pour courir encore plus vite. Nous sommes fatigués de courir. Nous avons couru si vite que nous sommes tombés. La réalité nous ratrappe.
    A la question D), je réponds par l’opinion tirée de Paul Watzlawick et quelques autres. Il existe deux réalités. La réalité physique, objective, et la réalité des jugements, des opinions, dite seconde réalité. La seconde est totalement construite sur des croyances.
    A la question E), je répons que chacune de nos croyances nous parait aussi réelle que l’ordinateur que j’utilise. Les croyances que nous ne partageons pas nous semblent aberrantes, nuisibles, contre productives, insensées, etc… C’est une très grosse source de conflits. Surtout que nos relations humaines sont actuellement dominées par les rapports d’argent, de forces ou les jugements de tribunaux.
    En conclusion, la réalité existe. La croyance en fait partie. Mais la partie de la réalité construite par les croyances n’est qu’un moyen de survivre dans notre monde. Il peut être sérieusement foireux. Si un groupe est totalement dominant, il impose sa réalité au reste du monde. Il peut alors totalement négliger ce que ce reste du monde vit, croit, sens, expérimente. Ce reste du monde cesse littéralement d’exister en dehors de ces dominants.
    Nous y sommes.

  12. bonne synthèse de ce qui se dit depuis pas mal de temps déjà… répétiton du même !
    mais maintenant que les leviers et les manettes sont poussés et chauffés à blanc, il faudrait peut-être établir des prospectives et des scénarios perspicaces, non ?

  13. Aux innocents les mains pleines.
    Je suis entouré de naïfs convaincus que les « dirigeants » savent quoi faire et s’emploient à résoudre les problèmes/
    Il est probable que quiconque ne se concentre que sur ses 35h et son prime time, ou ne pense qu’à toucher son RSA pour boucler ses fins de mois n’a pas de soucis à se faire…tout du moins pour son capital.
    Cà s’appelle la confiance et c’est la base mentale de la croissance, donc de la reprise comme devant.
    Avec comme corollaire l’apparition de nouvelles bulles de plus en plus « serrées ».

    Le prochain modèle de l’économie mondiale c’est la « mousse ».

  14. @ Didier
    Oui oui oui, tout à fait d’accord , mais pour certaines choses, la cyoyance programme les capteurs de perception. La réalité est une construction.
    @ Cecile
    J’adore votre prénom !

  15. à Cécile, Didier, Tartar, Oppossùm
    à Paul : C’est exactement cela : ils poussent sur tous les boutons à la fois,
            y compris en diversion et propagande
    à Auguste :
    « Viendrais-tu t’expliquer un peu plus ?
    Ce matin, au ptitDej, à 6:40, tu m’as semblé encore sous le stress d’hier soir.
    D’accord c’est jamais agréable de se faire engueuler
    Ne suis-je pas ton ange-gardien ? … Ne te l’ai-je pas déjà dit ?
    Ne parle plus de la crise aux personnes que tu connais très bien, même depuis trente ans.
    Ne parle plus à tes ami(e)s du chômage, faillites et délocalisations à venir …des suites prévisibles ?
    Pour encore plusieurs mois, leurs cerveaux seront encore dans leurs « petits mondes » respectifs.
    Tant que leur propre petit monde, protégé, ne se sera pas lui-même écroulé,
    ils continueront à ne rien saisir du théâtre qui se joue derrière les rideaux fermés de l’actualité.
    Tu te feras insulter une nouvelle fois.
    Je te l’ai dit : Parle aux vents du désert, où seuls des avatars inconnus reçoivent des bribes.
    Et en auto, hier soir, franchement, ton cerveau était ailleurs.
    Nous étions garé sur la minuscule place de la mairie à St-Cloud, jouxtant l’église.
    Tu jetais vaguement un oeil aux affiches électorales,
    alors que tu t’étais à peine dégagé sur la voie pour repartir.
    — parmi les 28 panneaux de visages souriants, c’était le plus à gauche, FN, près du trottoir.
    ça n’a pas louppé — heureusement l’auto était à 2-à-l’heure — boum ! le trottoir ! seulement le pneu ! OK.
    Pourtant … n’avais-tu pas bien chanté ? … et l’ensemble instrumental et vocal ? … n’était-ce pas vraiment beau ?

    l’internaute : « Quelle insulte ? »
    NuageBlanc: plutôt un petit coup de sang d’un tiers, Ti…
    pas vraiment une engueulade reçue par Auguste; un petit coup de sang
    – à propos des chiffres de la baisse d’activité en Europe
    – à propos de la baisse des chiffres d’affaires du secteur privé qui, pour Auguste, sont d’un autre ordre que les budgets du secteur public;
    – à propos du manque de visibilité qu’offre le seul critère du PIB; évidemment la baisse du PiB parait ridicule, dérisoire même.

    Pour Auguste, l’immensité du VaticanEtatique, 50% du PiB, et l’élévation continue de la dette et surtout extérieure (de 40% à 60%, à ce stade)
    empêchent, ces deux facteurs groupés, de voir l’effondrement des secteurs productifs : les intérimaires, etc.
    Bref, Auguste aurait dit vraiment n’importe quoi, serait alarmant depuis des mois, de façon infondée, excessive, irréfléchie
    Que disait Ti… ?
    Ne suffit-il pas d’aller en auto de StCloud à Orsay pour voir et constater l’évidence :
    — Rien n’a changé — Le paysage est le même — Il y a toujours autant d’autos — Elle roulent
    — Les banques (BNP, SocGen) peuvent s’écrouler, c’est sans importance : ce ne sont que « des riches » qui perdent leur argent; c’est sans importance —
    — Les actifs bancaires peuvent être toxiques et les fonds propres des banques négatifs, c’est sans importance
    — Une fois la purge faite, tout continuera comme avant (sous entendu pour le service public et les salariés du privé qui ne gagnent pas des 1000 et des 100)
    Auguste n’a pas dit : Et si nous roulions un peu plus à l’Est ou à l’Ouest ? vers Etampes-et+, vers Massy-et+
    Il n’y a pas pensé.
    Ti, ténor au concert … votera probablement PS ou un autre truc entre le PC et le PS.
    Auguste connait Ti… depuis des décennies; c’est presque un voisin;
    Ti… invita Auguste à l’anniversaire de ses 60 ans.
    Ti… et Auguste, chaque semaine, en auto, vont aux répétitions ensemble. Ils chantent épaule-contre-épaule depuis les années 80
    Ce qui est étatique, ministériel, service public, etc. Auguste ne doit pas le critiquer.
    En 2009, il n’y a presqu’aucun problème … ou, peut-être « il ne DOIT PAS y avoir de problème », un peu dans l’esprit d’une autruche la tête dans le sable.
    Bon d’accord, il y a General Motors, mais ce serait un « cas singulier » un peu comme un accident.
    un petit aléa … comme quand, en regardant une affiche, Auguste heurte un trottoir.
    NuageBlanc à Auguste :
    Ti… te faisais part des pronostics qu’il avait entendu : l’UMP en tête avec plus de 20%. Tu l’interrogeais sur le second. Réponse: le PS
    Je vous épargne la suite de l’échange.
    Ti…, bien protégé par l’Etat, entre septembre 2008 et mai 2009 s’était contenu, mais ce mercredi 3 juin, il n’en pouvait plus.
    Et Auguste, tu fus un peu comme incendié.
    – – – – – – – – – – – – – – – – – Sur le livret de la pièce de théâtre ou dans le réel – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    C’était au retour de la grande répétition générale, avec orchestre, pour le prochain fameux concert Parc St-Cloud
    parc.de.saintcloud.free.fr/domaine_naturel
    7 juin, dimanche prochain, gratuit, ouvert à tous,
    pour les fans de musique ou les simples promeneurs dans le Parc … seuls, avec enfant(s)
    l’après-midi de 15h à 17h 30, avec chaise pour celui qui arrive tôt, sur l’herbe pour la retardataire

  16. Bonjour,
    Je lis régulièrement et avec intérêt votre blog et ce qui s’y trouve. Mais une chose me trouble énormément…, comment se fait-il que l’on puisse y inciter ou recommander de consulter et lire le blog de M. J. Attali ? Individu fat et courtisan, et par conséquent aussi peu recommandable que les oligarques des marchés financiers dont il est un des « valets-bouffons ».

  17. à NuageBlanc :
    ça ne va pas m’empêcher de chanter dimanche à 17h dans le Parc de StCloud.
    Avant cela, de 15h à 17h ce sont les 7 conservatoires de musique des villes voisines
    (Garches, Saint-Cloud, Marnes-la-Coquette, Saint-Cloud, Vaucresson, Sèvres et Ville d’Avray)
    Plus tard, à la fin, de 17h et 17h30 c’est une « joint-venture » Sèvres+SaintCloud, avec orchestre …
    Au programme : Fantaisie opus 80 de Ludwig van Beethoven…
    … Christopher, tel Beethoven, au piano … un réel artiste … contrastes, douce souplesse, forte nietzchéen, …
    Pendant la première phase de l’oeuvre, le piano, souvent virtuose, est seul … TOUT SEUL
    comme l’internaute à son clavier sur http://www.pauljorion. Seul, il s’en passe des choses !

    En 1808, le 22 décembre 1808, à Vienne, pour cette première phase au piano de l’oeuvre,
    Beethoven, seul, jouait. Jusqu’à sa mort, il fut seul à la jouer; c’était ainsi.
    Bon il est seul. Le moment venu, que se passe t-il ?
    … soudain, une sorte de pigeon-contrebasse, émet quelques notes, le piano répond ..
    … ça commence à chahuter ! enfler ! c’est l’orchestre, sans les solistes, sans les choeurs
    les solistes entrent, se répondent … jusque là ça va …
    puis les premiers tutti se mêlent au tourbillon … ça enfle ! ça enfle !
    J’interviens modestement dans les tutti ; « Nehmt die Ga-a ben, …(…) Kunst … und Kraft
    A deux ou trois moments, je peux y aller carrément.
    Formidable ! « Ver-mäh-äh-len » RE(aigu)-SOL(aigu)-SOL(grave)-DO(aigu)-Soupir-EtC’estReparti
    Là je jubile !
    Je ne vous raconte pas tout. Peut-être aurez vous la suite, avec un prochain billet de Paul.
    Questions hautement philosophiques (liberté, égalité, fraternité, etc;) voire Etre Suprême mystico-maçonnique sur l’oeuvre de 1808
    Serait-ce de la sociopsycho individuelle ?
    NuageBlanc pourrait prolonger le débat antérieur du 24mai « Ecce si Muove – Et pourtant elle tourne »
    L’internaute : « Noté. Bon. la suite ? »
    Ah oui ! le prolongement à donner à Deana D, la juriste formée à NewYork et Washington
    Restons-en bien aux questions juridico-politico-financières.
    Son propos fait penser à Jim, présenté par Deana D, le 2 juin dans Il n’y a pas de sauveur suprême par Fr. Leclerc [3 juin à 08:44]
    Préambule :
    En référence aux Ordres et sous-ordres étatiques impliqués dans le naufrage du BancaroIndustrielTitanic, en partie induit par le VaticanEtatique.
    L’an dernier, en examinant le VaticanEtatique je pensais qu’il fallait différencier
    [A] les responsables du naufrage du BancaroIndustrielTitanic, c’est-à-dire les hautes sphères décisionnelles ou d’expertise
    (macroéconomistes d’Etat, cabinets ministériels, délégués et contrôleurs à l’armement, etc.), et
    [B] les segments du secteur qui, à première vue, n’y sont vraiment pour rien : Hôpitaux, Enseignants en sciences dures (math, physique, chimie, bio)

    Nouvelle interrogation,
    – Vu la répétition générale à St Cloud,
    – Vu le rôle et les implications des 28 panneaux pour les Elections Euroépennes,
    – Vu le stress provoqué par Ti… dont la moulinette mentale ultra-rationnelle et savante se limite à son « pré carré »,
    – Vu l’existence de structures d’esprit, très sûres d’elles, comme Ti,
    il ne me parait plus possible de trop différencier
    [A] les personnes subventionnées du secteur public qui sont — un peu, beaucoup, à la folie — responsables de l’effondrement
    [B] les personnes subventionnées du secteur public qui ne sont pas du tout responsables de l’effondrement
    Pourquoi ?
    – car tous ces subventionné(e)s votent, … vont voter, et
    – car tous ces subventionné(e)s votent mal, trop souvent pour LaBrochette PsUmp ou UmpPs.
    Il est vrai, vous avez raison : TiNA! TiNA ! There is No Alternative !
    N’ai-je pas moi-même trop fortement pensé cela jusque vers 1990 ? 1995 ? 2001 ? … pour la date il faudrait que j’y réfléchisse.
    Cela fait plus de 10 ans que je travaille, seul, au contraire
    YASUA ! YASUA !     IL Y A SUREMENT UNE ALTERNATIVE.

    Revenons à la réponse à donner à Deana_D, à Jim [3 juin 08:44] et au – Vu… – Vu… – Vu… – Vu… 12 lignes plus haut

    Règle de Corrélation entre le Manque d’Emplois et le VaticanEtatique
    Cette règle doit inclure « B »
    c.a.d. les subventionné(e)s du secteur public qui ne sont pas du tout responsables de l’effondrement
    Pourquoi ?
    car ce sont des TV_watchers, car ils font nullement l’effort de penser vraiment,
    car ils ne font pas l’effort de sortir de leurs croyances absolues,
    car ils semblent se contrefoutrent des Branches productives qui assurent et garantissent (jusqu’à présent) le virement bancaire « fin de mois » des subventionné(e)s.
    Justice.
    Est-il juste que des millions de non protégées se détériorent dans des 1/3 temps, ou des heures aléatoires ici ou là, des trucs à la sauvette,
    alors que d’autres personnes, protégées,
    (a) restent à plein salaire que le chômage soit de 4%, 8%, 12% … pourquoi pas 16%, 20%
    (b) réclament en outre de plus larges privilèges, des ponts plus longs pour leurs escapades, des augmentations de salaires.
    Je vous le demande. Qui va répondre ?
    Vous piaffez :
    « Alors Auguste ! ce projet de règle à soumettre à Deana D et aux constitutionnels d’ailleurs et d’ici (ECCE) ?  »

    Eh bien voilà, c’est un peu brut de fonderie,
    en descendant l’escalier.
    Soit S1 la somme que reçoit un RSA.
    Soit S2 la somme S1 augmentée de 10% pour être moins cruel
    Soit E l’écart entre la rémunération totale que reçoit une personne subventionnée
    (très active et très utile à la société, simplement planquée ou entre les deux, peu importe), d’une part, et
    la somme S2 que nous venons de calculer.
    Sommairement, le jeu de règles serait à peu près le suivant :
    Une part du sigma de ces Ecarts — au prorata du niveau du « Complément de Rémunération E » des uns et des autres — interviendrait, par exemple, à ce qui suit :
    V1 : Réduction de 33% du temps de travail des personnes actuellement protégées pour le donner aux personnes sans emploi ou qui n’ont qu’un tiers temps
    V2 : Réduction du complément de rémunération E de, par exemple 6%, 10%, 14% selon que le niveau de sous-activité dans le secteur privé.

    Ce qui m’apparait vital c’est de secouer le cerveau des personnes que la crise ne touche pas et ne touchera pas,
    celles qui vont aller voter pour ces 28 partis qui leur disent : « Au fond tout ne va pas si mal ! Il y a le RSA « .
    Et pendant combien de temps y aura t-il le RSA ? …
    Combien .. si les entreprises continuent à fermer alors que d’autres engagent de nouvelles délocalisations ?
    Combien de temps ? trois ans jusqu’en 2012 avec dettes additionnelles et inflation ? deux ans ? un an ?

    Le simple bon sens serait-il devenu la chose la moins partagée ?

  18. Près de chez moi il y avait une maison dont les murs fissuraient fortement, jusqu’à 20mm à certain endroit.
    Pendant plusieurs années des entreprises sont intervenues et ont repris la façade,les encadrement des huisseries,
    etc … rien n’y faisait , la maison bougeait les murs se refissuraient .
    Elle était devenue invendable et même inhabitable.
    Il ne restait plus qu’à l’abattre.

    Puis un jour une entreprise est intervenue avec gros compresseur , marteaux piqueurs et j’ai vu sortir des mètres cube de gravats du sous-sol.

    Intrigué , j’ai engagé la conversation avec les ouvriers qui m’ont expliqué qu’ils étaient en train de refaire complètement les fondations de la maison .
    Ils avait mis des systèmes de soutènement qui maintenaient l’édifice , puis retiraient les fondations et après avoir fait un coffrage adéquat ,coulaient de nouvelles fondations.

    Une fois les travaux terminés, ils ont attendus 2 mois pour s’assurer de la stabilité et ont ensuite repris les fissures et retaper les murs.

    Cela fait une dizaine d’année , et la maison tient, est habitée et n’a plus de problème.

    Bilan:

    Les entreprises qui au début avaient repris les façades et les huisseries n’avaient pas les compétences pour reprendre les fondations , se gardaient bien de proposer cette solution au propriétaire , et réalisaient des travaux qui lui faisaient rentrer du C.A sans régler le problème.

    La solution définitive et efficace n’a été réalisée que lorsque la maison devenait inhabitable voire dangereuse.

    Il en est malheureusement ainsi de notre société.
    Les choses ne changeront que lorsque nous aurons la tête en dessous de l’eau.
    C’est a ce moment la qu’on fera appel aux idées neuves et à de nouvelles équipes.

    Un système économique et de société ,quel qu’il soit ,ne peut fonctionner efficacement que s’il repose sur des fondations fiables et durables sur lequel les charges sont uniformément et équitablement réparties :

    – constitution pour l’économie
    – répartition équilibrée des richesses
    – respect de la déclaration universelle des droits de l’homme
    – respect de son environnement
    – des règles de régulations
    – ….

    Paul , continuez vous êtes sur la bonne voie.

  19. @Opposum: « La réalité est une construction. »

    Oui, c’est même un mur… que certains vont se prendre en pleine tronche. 🙂

  20. Absolument d’accord avec l’hyperschizzo (NB-AUG-CB…).
    La technopoèsie peut être didactique, il le prouve.
    et
    En attendant que les ménagères de plus de 45 ans voient leur monde Shopiesque s’évaporer…

    Il est sans doute vain de monter la « next-economie » avant d’avoir vu s’effondrer celle qui se traine sous nos yeux.
    Car le monde repartira sous des prémisses tellement exotiques que les fondamentaux (comme la notion floue de monnaie) que nous tentons de réformer aujourd’hui à travers ECCE auront disparu.
    La grosse question est:
    Combien de temps durera encore ce système dont nous voyons la lente et chaotique agonie ?

    PS:
    Cette façon nihiliste de voir les choses permet au paresseux que je suis de se creuser le cigare avant de voir d’ou nous repartirons.
    Si je ne suis pas mort avant le prochain round.

  21. Les banques (levées de capitaux sur les marchés), les états (obligations), les banques centrales (QE), les entreprises (EDF qui emprunte aux gogos pour rembourser des emprunts des amis de la direction sans doute, ça s’appelle de la cavalerie si je ne m’abuse ?) pompent de l’argent à tout va. Nous sommes dans une nouvelle bulle, celle de « confiez moi vos économies et les affaires repartiront ». Comme dans toute bulle, tant qu’elle gonfle, on croit qu’elle n’arrêtera pas de gonfler. Puis un jour elle va exploser. Pas encore tout de suite, ça arrivera quand ils tireront la dernière cartouche, celle de « l’emprunt obligatoire » comme l’a proposé je ne sais plus lequel de nos brillants ministres. Et quand elle explosera, il deviendra possible d’inventer quelque chose d’autre. En espérant que cette nouvelle voie puisse émerger dans le concensus et non dans le conflit.

    Je suis peut être parano, mais il y a quand même autre chose qui me fait très peur, c’est la grippe A. Le jdd révèle (mais sans source) que la france prépare une campagne obligatoire de vacination et a commandé 100 millions de vaccins:
    – nous savons que la terre est surpeuplée
    – les gouvernements occidentaux ont compris que les pays en voie de développement leurs posent plus de problèmes qu’ils n’apportent de solutions.
    – un bon virus, très mortel, c’est une solution idéale pour résoudre ce problème. Les pays riches pourront protéger leurs populations, les pays pauvres ne le pourront pas et se révolteront contre leurs gouvernements et partiront en guerre contre les pays riches pour avoir des vaccins. Mais heureusement, l’Otan (que la France à rejoint au « bon moment ») pourra protéger l’occident, et finir de massacrer le surplus de population mondiale.
    Que pouvons nous faire pour éviter que cela arrive ? Car quand ça commencera, il ne restera que peu de temps pour empècher une fin apocalyptique.

  22. … doux … doux
    Les délices et l’esprit de fête font depuis Monsieur, frère de Louis XIV, la réputation du domaine de Saint-Cloud.
    Le 7 juin, trois fois dans l’après-midi, bassins et fontaines s’éveilleront simultanément.
    Au rythme des mises en eaux : musique contemporaine, jazz, classique, harmonie-d’instruments à vents, …
    le concert s’adresse aux promeneurs comme aux mélomanes avertis ou non
    A travers l’un des plus beaux jardins d’Europe, croisez bosquets en goulottes, bassins en perspectives majestueuses,
    esacliers de sculptures au fil de l’eau.
    Au dessus des cascades, jets et bouillonnements,
    les musiciens les plus talentueux sont venus sublimer la magie des eaux jaillissantes.

  23. @ Didier
    C’est bien… vous donnez là un exemple typique d’une conception athée du monde.

    « Dans les deux cas, la vérité est basée sur des croyances. »
    1/ Tout ce qui relève de l’opinion relève de la croyance. Il y a des opinions vraies, des opinions fausses, des croyances rationnelles, des croyances irrationnelles, des formes de rationalité incommensurables entre elles… Tout ce que l’homme fait, l’économie et la religion pas plus que tout le reste (le savoir-faire de l’artisan comme la démonstration du mathématicien) repose de toute façon sur des croyances.
    2/ Si vous associez le terme « croyance » au terme « dogme », au « credo », reprenant en celà une conceptualité issue de la théologie chrétienne, alors vous ne pouvez pas mettre sur le même plan les les croyances religieuses et les dogmes de l’économiste. Pour une raison très simple: les premières sont invérifiables (non pas irrationnelles mais impossibles à trancher sur le plan rationnel, car il se pourrait parfaitement qu’elles soient vraies, même si nous ne pouvons le savoir par l’exercice de la raison… certains diraient « heureusement d’ailleurs »); les secondes sont vérifiables: elles sont vraies ou fausses.
    D’aucun- dont moi- vous diraient aussi qu’il n’y a que dans la conception paulinienne que les « croyances religieuses » sont considérées relever de l’opinion. D’autres- bien plus nombreux que la seule catégorie des mystiques- vous diraient que la religion ne s’enracine pas dans la croyance mais dans l’expérience (« foi » = « gout », en arabe). Que vous ne la fassiez pas, et ne s’accorde pas à votre conception du monde (d’homme blanc européen issu d’une civilisation pétrie par un certain christianisme et la pensée grecque) ne vous autorise pas à la disqualifier comme n’en étant pas une.
    Dans le premier cas l’épreuve avec la réalité n’a pas de lieu possible. Dans le second cas des mystiques la « croyance religieuse » est justement le produit de cette rencontre avec la réalité.
    3/ Il reste la possibilité que vous désigniez davantage une rigidité psychologique, un « pli de comportement »… il est vrai que l’amour de la vérité pour elle-même n’est pas la vertu la mieux partagée. 99,9999 pourcents des gens s’en foutent, à moins que ceci ne leur « rapporte » quelque chose (ceci va de « repères stables » à des « espèces sonnantes et trébuchantes »).

    « A la question B), je réponds que des civilisations entières ont été bâties sur des croyances. »
    Sur quoi d’autre pourraient-elles être bâties? Je suis entrain de vous montrer que c’est le cas pour vous aussi, tout simplement parce que nous sommes des hommes et pas des plantes…

     » A A), je réponds “jusqu’à la mort de tous les croyants” et des autres.
    Donc jusqu’à ce que l’espèce humaine ait été éradiquée, car il n’est pas un être humain qui ne s’appuie sur des croyances. La classe des croyances métaphysique est plus restreinte que celle des croyances irrationnelles mais plus large que celle des croyances rationnelles (ou encore « démontrables », car vous me semblez associer les deux)

    A la question C), je pense que la réalité s’impose toujours. Mais elle est beaucoup plus lente que les croyances. Donc si les croyances changent assez vite et assez souvent, la réalité devra courir très longtemps pour ratrapper ces dernières. L’innovation incessante du monde actuel est pour moi cette course des croyances devant la réalité pour garder la distance. La concurrence incessante et les récompenses au plus fort, au premier, etc… sont des motifs pour courir encore plus vite. Nous sommes fatigués de courir. Nous avons couru si vite que nous sommes tombés. La réalité nous rattrape.
    On pourrait déduire de ce qui suit le « mais » que la réalité ne s’impose et ne s’imposera jamais au contraire… l’Histoire de l’économie politique dominante n’est rien d’autre qu’une longue histoire de travestissements. Malheureusement.

    « A la question D), je réponds par l’opinion tirée de Paul Watzlawick et quelques autres. Il existe deux réalités. La réalité physique, objective, et la réalité des jugements, des opinions, dite seconde réalité. La seconde est totalement construite sur des croyances. »
    Cette idée implique une métaphysique dualiste invérifiable, version moderne. Les monistes vous saluent bien bas. Ils vous diraient « mais quand est-ce que vous allez accepter les leçons que vous donne la réalité? Cette séparation que vous faites est un leurre comme le prouve l’expérience ». A quoi vous leur répondriez exactement la même chose.
    Tout ce que vous dites repose donc, en dernière alternative, sur une « croyance » de même rang que celles que vous semblez critiquer.

    A la question E), je répons que chacune de nos croyances nous parait aussi réelle que l’ordinateur que j’utilise. Les croyances que nous ne partageons pas nous semblent aberrantes, nuisibles, contre productives, insensées, etc… C’est une très grosse source de conflits. Surtout que nos relations humaines sont actuellement dominées par les rapports d’argent, de forces ou les jugements de tribunaux.
    Entièrement d’accord. J ajoute que quand le droit n’est plus le moyen pour la justice de se faire entendre mais seulement une vulgaire arme de guerre, l’essentiel a déjà été perdu.

    « Si un groupe est totalement dominant, il impose sa réalité au reste du monde. Il peut alors totalement négliger ce que ce reste du monde vit, croit, sens, expérimente. Ce reste du monde cesse littéralement d’exister en dehors de ces dominants. »
    Il n’y a pas besoin, je crois, d’être dominant pour ignorer ce que le reste du monde vit. Il suffit d’être un homme. Celui qui a écrit « rien de ce qui est humain ne m’est étranger » était soit parfaitement stupide soit bouffi d’orgueil soit un élu ou un saint (mais même les grands mystiques n’ont jamais osé à ma connaissance s’attribuer un « mérite » pareil). Il se peut, si la thèse de Foucault est juste, si en dernière alternative il n’y a que des corps et des discours qui les traversent, que les dominants dominent parce qu’ils sont au fond des corps qui concentrent en leur sein les discours les mieux partagés, bref… insufflés par les « dominés » eux-même (le pouvoir irait donc de bas en haut et il faudrait rompre avec cette idée juridique d’un pouvoir qui s’imposerait d’en haut… car ceci, ce serait prendre la fiction pour la réalité…)

    Cette article recense les 4 problèmes fondamentaux soulevés sur ce blog, qui rien que pour ça a fait la preuve de son utilité. Cela-dit, il faudrait encore montrer, de manière analytique, en quoi ces 4 propositions ensemble ne peuvent aboutir qu’à ce que nous avons sous les yeux (ce qui est autre chose que de savoir pour quelles raisons elles ont été séparément adoptées… raisons qui peuvent s’expliquer soit par des intérêts particuliers, soit par d’autres erreurs théoriques sous-déterminates, soit par des logiques sociologiques de type « origine de la catégorie des cadres » à la Bourdieu). Car ces 4 propostions, si elles sont empiriquement fausses, ne sont pas logiquement contradictoire entre elles. Si j’ai raison alors c’est moins le côté « usine à gaz de propositions contradictoires » que le côté « accumulation d’erreurs théoriques ou de postulats contrefactuels » qui est déterminant. Ce n’est qu’un détail mais ça a son importance…

  24. Ce que vous appelez « croyances » ne serait-il pas plutôt la définition de « convictions » puisque cela peut entrainer la formation de groupes prêts à la guerre pour les défendre.
    En fait la plupart du temps nous balançons avec un certain pourcentage d’adhésion à plusieurs thèses à la fois.

    Je crois à la présence extraterrestre.
    Non, mais je la pense possible….à 10% de probabilité raisonnée eu égard à mon niveau de « connaissance du réel ».
    Quand ce taux de « croyance » est inférieur à 1%, je ne défends plus cette thèse.

    Les zététiciens assortissent souvent leurs démonstrations de ce taux de crédibilité intérieur.

  25. @antoine
    Vous pouvez parfaitement vous passer de croyance. Pour ma part, il y a un certain temps déjà que je considère la croyance (religieuse, scientifique, économique, écologique, etc) comme le plus grand danger qui pèse sur l’humanité en poussant des populations entière à obéir à des ordres parfois totalement farfelus et le plus souvent nocif pour eux-mêmes (sinon on n’aurait pas besoin de les faire croire à la justesse de la cause, il suffirait de leur expliquer pour qu’ils adhèrent). Aussi, quand quelqu’un me dit quelque chose, je ne me demande pas si je le crois ou non. Je me dis juste que je sais qu’il me l’a dit, et me remémore les autres choses qu’il m’a dites par le passé. Quand Catherine Lagarde assène tous les trois mois que la crise est derrière nous, la seule chose qui me viens à l’esprit, c’est: encore. Je ne peux pas être certain qu’elle se trompe encore une fois, mais ce que je sais, c’est que ses déclaration ne sont pas fiables et que si je veux me faire une idée sur la question, j’ai tout intérêt à trouver d’autres sources d’informations. En aucun cas, ni dans un sens ni dans l’autre, la notion de croyance n’intervient. Aussi quand je vois tous les gouvernements agir pour relancer la confiance, je me dis danger. C’est la confiance qui nous a amené ou on est, et si la confiance peut faire illusion quelque temps pour relancer la machine, elle n’engendrera à terme que désillusion, proportionnel au temps pendant lequel l’humanité y aura adhéré.

  26. @antoine: « Pour une raison très simple: les premières sont invérifiables (non pas irrationnelles mais impossibles à trancher sur le plan rationnel »

    Si on parle de l’existence de Dieu, ok. Mais le corpus dogmatique chrétien est bien autre chose. Et il s’agit pour l’essentiel de croyances vérifiables, qui ont d’ailleurs été invalidées. Ex: la résurrection, la fin du monde et le retour du Christ.
    Pourtant, la confiance de certains est toujours là, comme en économie…

  27. Attali n’a pas le sens du réel.
    Livré à lui-même c’est du n’importe quoi, de grande érudition.

    Bien cadré, dans la pensée ou la praxis d’un autre, il est sûrement très pertinent.

    Ceci dit , ce n’est pas un imposteur
    Mais le liant du fond de sa pensée, une bonne mélasse judéo-universaliste est particulièrement nocif.

  28. À Oppossùm: réponse unique à vos questions A, B, C, D, E: « Les faits sont têtus » (Lenin)

  29. Une interview ce matin, avec un magazine financier français : Est-ce que vous ne vous sentez pas isolé, quand vous dites que la crise s’aggrave ?

    Réponse : J’ai une réputation à défendre : d’être parmi ceux qui ne se trompent pas dans leurs prévisions.

  30. à Antoine
    peut-être qu’avec « spéculation » (spéculation abstraite, désintéressée, intellectuelle, mathématique, métaphysique, philosophique, pure, rationnelle, religieuse )

  31. Réponse à Jacques ATTALI
    Ref. ci-dessus Paul Jorion 3 juin 14:49, ligne 4
    à Posse [3 juin 12:50]
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

    1. Marché et état de droit.
    2. Crises et cycles.
    3. « Initiés » et accès à l’information financière.
    4. Spéculation
    5. Régulation mondiale et parfaite

    1. Marché et état de droit

    Le marché est parfaitement capable de corrompre la démocratie. Il suffit de regarder l’exemple de la plus parfaite démocratie, ayant créé la plus parfaite absence d’état de droit : la Grande Bretagne, où la démocratie la plus ancienne du monde est au service d’un paradis fiscal et d’une place financière off shore.

    « l’exemple de la parfaite démocratie » … Ah oui ? En quel trimestre de son histore ? Les concepts de démocratie des philosophes du XVIIIe siècle étaient-ils les bons ? Serait-ce vers celle proto-démocratie théorique à trois pouvoirs (réels ou falsifiés) — Législatif, Judiciaire – Exécutif — qu’il faudrait tendre ? Personnellement, ce scénario ne me plait pas. Depuis que les haut-bourgeois balzaciens, cinglés du Veau d’Or, sont au pouvoir, c’est-à-dire après deux siècles et demi de guerres, gabegies, massacres incessants — le résultat est-il supérieur à celui des siècles handicapés par l’absence des commodités élémentaires ? Et ce, alors que les époques sont nullement comparables; en dépit de la lamentable gestion planétaire en vigueur (elle existe !)
    des milliards d’humains ont néanmoins l’eau au robinet, une bouilloire électrique, souvent un magasin achalandé à proximité et pour les pays enneigés un mode de chauffage.

    la démocratie (…) suppose une véritable transparence, une symétrie de l’accès à l’information

    C’est joliment écrit, mais l’information à la fois dérangeante pour la nomenklatura anatiofurtive ou étatique (ce qui est très voisin) n’est tout simplement pas diffusée.
    Je me suis toujours opposé à tout « appel du pied extra-parlementaire » , prônant calme, réserve et esprit critique, ensemble de projets préparés et débattus, attente aussi longtemps qu’une laternative saine n’a pas émergé.
    A ce titre je m’estime être un auteur tout simplement réfléchi et raisonnable. Par les courriers en décembre à France Culture, je suis à l’origine de l’émission « Autres Regards sur la Crise ».
    Le résultat ? La tutelle de censure de cette émission arrête mes contributions. Cette odieuse équipe fait cela sans même une ligne de politesse : du mépris ? je n’en sais même rien.
    Autre exemple: la structure « Alternatives Economiques ». Elle se fait passer pour « alter ». C’est une mystification.
    J’ai découvert que M. Christian Chavagneux, pas moins que tous les politiques de gauche et de droite, faisant semblant de lutter contre les paradis fiscaux que vous dénocez sur le papier.
    Il défend Obama, c’est son droit. J’établis un contre argumentaire à l’aide d’un message d’entrée (j’en ai pris la photo « imprimante écran », transmise à un tiers par courriel)
    alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2009/05/05/paradis-fiscaux-obama-passe-a-lattaque

    NuageBlanc dit (22 mai, 2009 à 13:42)
    N’est-ce pas une complète mascarade ? … du “cinéma trompeur” ?
    Je vous laisse évaluer et juger par vous-même à partir des cinq documents qui suivent
    Cordialement NuageBlanc

    Ce message d’entrée annonçait 5 documents. Vous ne les voyez pas. Auraient-ils été insuffisamment pertinents pour les internautes qui viendraient à ce web « organe de presse » ?
    Combien de fois me suis-je juré de ne plus remettre les frappes de clavier sur le blog-forum http://www.pauljorion.com ? Demandez à ma charmante épouse ?
    Où suis-je allé les déposer ? sur le site de M. Paul Jorion.
    Vous les trouvez au billet 3160 du 22 mai
    Le Temps qu’il fait
    Combien de fois me suis-je juré de ne plus remettre les frappes de clavier sur le blog-forum de M. Jorion ?
    Il faut lui reconnaitre au moins trois premières qualités au « tenancier-éditeur » :
    – (1) son absence d’inhibition à aborder les sujets qui fâchent, avec un art de l’écriture qui n’est pas mince
    – (2) son inconsciente et courageuse folie à jouer, sciemment ou non, si ce n’est le rôle de sauveur suprême, celui d’un technosage rhétoricien qui s’approcherait de ce type de profil
    – (3) son réel goût – me semble t-il, pour ce qui me concerne – à ne pas trop censurer. Connaissez-vous d’autres sites qui n’hésiterait jamais plus d’une journée à publier les papiers du leuco-trio ?
    Eh bien, ces trois premières dispositions ne sont-elles pas déjà HorsNorme et suffisamment positives ?
    Pour le fond — quant aux méthodes, billets, commentaires, etc. —
    chacun est libre de rejeter avec horreur, préférer le contenu et le style de François Leclerc (…), lire avec étonnement ou incompréhension, sauter, apprécier, etc.
    Celui qui ne prend aucun risque, ne fait rien, se limite à quelques lignes en cinq points n’encourt pas l’éventualité d’un loupé ou de se retrouver dans une position peu enviable.
    Bien sûr : il est impossible d’avoir toutes les qualités concevables et aucun défaut, plus la santé, plus tout le temps nécessaire, plus que des ami(es)s qui vous veulent du bien, etc.
    L’effondrement dans le goufre tardant à venir, il est assez naturel de se retrouver parfois, à son insu, dans une position d’imprécateur.
    De ma fenêtre, j’ai trouvé que son annonce de la chute irrémédiable et définitive du capitalisme (comme çi ou comme ça) était un peu prématurée. Il perdait inutilement un point.

    La démocratie ne se réduit pas à des élections libres ; elle suppose une véritable transparence, une symétrie de l’accès à l’information et des contrepoids aux pouvoirs des riches, en particulier dans les médias

    Qui pourrait dire le contraire ? Et alors ? Quel tableau de « Sources & Emplois de Fonds » pour garantie cette symétrie de l’accès à l’information ? Quelles limites fixez-vous à cette symétrie ?
    L’internaute lit : « Cela reste largement à penser et à construire ». Est-il avancé ? Non. Le propos passe à la Préhistoire et aux siècles sans Internet : (1) le troc ; (2) l’invention du marché silencieux – (3) bien plus tard, la monnaie – (4) « pour finir à la violence ».
    Quelle violence ? celle des créanciers et actionnaires des banques centrales et de leurs amis ( Clearstream, fednewyork, OMC, FMI, Euroclear, truqueurs des marchés LIBOR) ?
    la violence des Fonds Souverains, assistés de 5 topBanquiers, qui truquent les marchés LIBOR ? … et vous poursuivez

    Le marché est là pour assurer l’allocation efficace des ressources,mais pas son allocation juste, qui incombe à la démocratie.

    Monsieur Attali, vous vous moquez du monde.
    Assurément l’allocation est efficace, mais pour qui ?
    Ces mêmes fonds souverains, assistés de 2 topBanquiers et de quelques comparses (148) ont abusivement ponctionné 10 milliards d’€ en 2008 dans la seule BRI.

    Et les victoires de la démocratie sur les dictatures démontrent qu’elles ne sont pas tout à fait désarmées face à des forces supérieures.

    Une telle affirmation réclamerait un minimum d’exemples probants.
    A ce stade, je m’abstiens d’en dire davantage sur le combats ttransocéaniques entre titans.
    En quoi la France elle-même serait-elle une demo–cratie ? Il y a pire. Soit.

    2. Crises et cycles

    je crois plus à la théorie des cœurs successifs, que j’ai élaborée (…) qu’à celle des cycles, quels qu’ils soient.
    Et chaque cœur (géographique) se caractérise par une technologie dominante et un système de valeur particulier.

    Votre livre est joliment écrit; en outre toute théorie à quelquechose de cosmo-global qui séduit. Il est possible que ce livre, que j’ai lu, présente un certain intérêt par sa rhétorique, comparable à celle d’un peintre qui aurait tout dit dans un joli tableau, format Marine, Paysage ou Portrait.

    Et ces théories devraient en effet être connues des agences de notation, pour leur servir de grille de lecture

    Alors là vous auriez pu vous relire; ça ne fait vraiment pas sérieux. L’évaluateur aurait, à sa gauche, notamment les normes de l’Accounting Principles Board [AICPA Code of Professional Ethics and Accounting Interpretations issued by the American Institute of Certified Public Accoutants] et, à sa droite, la théorie des « geocoeurs » (villes : Venise, Bruges, Anvers, etc.)
    On ne peut manquer de sourire … gentiment. Cela ne retire rien à la qualité de votre livre, très agréable à lire et instructif. On pourrait en lire des extraits en classe de 4e par exemple, quant on étudie la Renaissance, puis Colbert (Olivier Pastré), puis la Conquête de l’Ouest avec la Bible dans une main et la carabine dans l’autre. John Pierpont Morgan commença sa fortune avec la pose des rails de chemin-de-fer pour atteindre l’un de vos derniers geocoeurs : San Francisco.

    3. « Initiés » et accès à l’information financière

    remise à niveau des patrimoines. Et en particulier pour ceux que je nomme les « biens essentiels » ( l’eau ? le pain et le vin ? son pyjama ?) dont la propriété privée doit être remise en cause.
    Mais comme une telle « remise à niveau » est impensable aujourd’hui, il faut agir pour que l’accumulation du capital futur corrige celle des patrimoines antérieurs.

    Pourquoi pas ! Je suis décidé à vous suivre. Je suis tout disposé à gagner 1 trillion — ou même moins 100 milliards, 10, 1 milliard € —
    Je ne suis plus tout jeune et je n’ai plus que quelques années à vivre … me direz-vous.
    Dans l’intervalle, je peux tout de même commencer … alors disons 100 fois moins … 10 millions d’euros ! c’est raisonnable.
    Que conseillez-vous ? Faire comme vous ? de la politique et du conseil à des gouvernements ?

    4. La spéculation

    A Paul Jorion : Votre proposition (…) me semble une idée à creuser.

    5. Régulation mondiale

    autre débat : un monde où, comme je le souhaite, la régulation serait mondiale et parfaite, ne serait pas exempt de crises.

    N’y a t’il pas déjà la BRI, l’ONU, l’OMC et tous ces machins.

    Car il y aura toujours asymétrie d’information entre le présent et le futur. Et c’est cette asymétrie qui cause les crises.

    Faux ! Les crises ne sont pas avant tout causées par les « analystes financiers du long terme » qui se tromperaient dans leurs scénarios, hypothèses et représentations, partiellement calculées.
    Je n’en redonne pas les raisons. J’en ai déjà citées plusieurs en ce blog, et je n’ai pas fini.
    M. Attali n’a aucun autre management planétaire sain à proposer. En outre, l’option top-down ne sera jamais une solution saine.
    M. Attali résume clairement sa pensée TINA

    nous ne pouvons que nous résigner à gérer des crises

    Eh bien, c’est hors de question.
    Mes potes de la gym m’attendent à 19h pour une sorte de petit pique-nique de fin d’année,
    en partage avec les participantes aux cours femmes. 19:25. Je relis en vitesse; ce n’est pas impeccable, mais c’est un blog.
    A la même heure,
    je devrais être aussi à la répétition générale du « Gloria«  de Vivaldi.
    C’est tranché : cet autre concert j’irai sans la répétition dernière.
    Maintenant fermer tout et direction la Maison des Associations.
    Leuco-trio

  32. à Antoine
    ou encore avec « crédit » ( Influence, ascendant qu’exerce une personne et qui est dû à sa faveur auprès de quelqu’un ou à la confiance qu’elle inspire. Avoir du crédit, user (de) son crédit. « Je me flatte d’avoir quelque crédit à la cour » MONTHERL… )

  33. Dans la mesure ou sa prévision pertinente décrit « une » des réalités locales mondiales…Attali peut avoir raison!
    Hélàs en économie comme en politique l’arborescence des futurs possibles est vite saturante dans le temps et l’espace.
    Pourquoi ne pas raisonner plus souvent en tétravalence?
    C’est déjà assez compliqué comme çà!

  34. Rappelons au « talentueux père des trois mages blancs » que Tina était la première épouse d’Onassis.
    Il avait peut-être hésité sur l’alternative car il épousa ensuite la Callas.
    Puis Jackie ex-Kennedy, espèrant sans doute en tirer des infos cruciales.

  35. @ tous:
    « ils ne comprennent pas la nature de la monnaie paerce qu’elle est rop simple! »
    Ils ne comprennent pas la nature du capitalisme parce qu’on attribue à la monnaie telle qu’elle est et aux banquiers des vertus magiques!
    Un tel système irrationnel et imaginaire va dans le mur!
    Tant que la monnaie est monnaie et non-monnaie en un (valeur refuge!) , nous ne trouverons pas la solution!
    Faire avec la monnaie telle qu’elle est, c’est agir dans un sytème de la « forclusion » du temps qui passe !
    Et, avec Lacan, ce qui est forclos du symbolique revient dans le réel sous forme d la rente du temps qu’est l’intérêt de la monnaie, la cause même du capitalisme et de la crise systémique actuelle! Car le capitalisme est un fétichisme magiqe qui produit sa propre destruction dès que la concentration de la richesse, comme actuellement, a dépassé le tolérable!
    Comment faire « consommer » ceux qui ont tous les mois un peu moins? Le capitalisme est une logique imaginaire et mortifère!
    jf

  36. @tous

    J’ai decouvert ce blog il y a quelques jours, j’y ai passe d’interessants moments a parcourir les Q/R/opinions (meme si, en toute humilite je dois confesser que je n’ai rien capte a certaines tirades).

    @Paul Jorion
    Merci de votre temps et votre energie.
    Vous repondiez hier  » J’ai une réputation à défendre : d’être parmi ceux qui ne se trompent pas dans leurs prévisions. », c’est une attitude tout a votre honneur. Bien qu’etant loin du domaine des finances (ingenierie aerospatiale), j’ai la conviction acquise en lisant plusieurs sites tel que le votre, que cette crise n’est pas finie en effet, et qu’elle ne sera pas derriere nous sans une restructuration profonde. Maintenant, l’eternel optimiste que je suis voudrait encore croire que la reorganisation du systeme puisse se faire sans (trop de) douleur… ou bien faut-il plutot considerer ce que disait « un chomeur », a savoir qu’il faudra vraiment qu’on ait la tete sous l’eau pour finalement penser et adopter de vraies solutions – et cela pourrait malheureusement etre vrai au vu de la nature humaine.

    Au plaisir de vous lire…

  37. à : Hugues L
    Objet: Leuco-trio et AugusteLeCalleux, au corps calleux plus blanc que blanc !
    – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
    ChatioDeLoire est le nom d’un Comité invisible, avec son quartier général à Tours
    dont certains fondateurs firent de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.
    ChatioDeLoire fédère plusieurs réseaux, parallèles ou entrelacés, composés notamment
    d’humanistes, de personnalités entreprenantes et d’universitaires hétérogènes de 44 disciplines complémentaires:
    littérature, psychologie, philosophie, coaching, créativité, anthropologie, Histoire, ScPo, socioPolitique, Prospective, etc.

    Dans l’immédiat le « leuco-trio » désigne une personne unique
    qui porterait trois pseudos (avatars) :
    ¤ NuageBlanc,
    ¤ LeClownBlanc et
    ¤ Auguste, au corps calleux plus blanc que blanc !

    A ChatioDeLoire nous le nommons AugusteLeCalleux

    Notre Collectif d’experts est en train de démontrer que le prétendu leuco-trio est en réalité
    un cercle de 12 personnes dont les finalités sont nullement celles qui semblent apparaitre entre les lignes.

    Ne croyez pas en une plaisanterie d’un mix alliant un collectif Oulipo //wkpd à un collectif Bourbaki //webo, etc.
    Il nous apparait comme un puissant corps opaque constitué.
    De façon 100% logique et argumentée, nous comptons le démasquer définitivement,
    sous peu, une prochaine semaine.

    Le corps calleux est bien cette languette blanche que vous connaissez
    qui « réunit » (?) ¤¤¤ plus ou moins ¤¤¤ les dynamiques singulières de votre hémisphère droit et
    d’autres, langagières et vaguement logiques, de votre hémisphère gauche.
    On peut imaginer cela un peu comme ça. Un commentaire en est fait dans le billet n°1448
    du 8 février 2009 à 22:29.
    Le nom patronymique de son auteur affiché, FJ, est en réalité une supercherie.
    Beaucoup plus grave !
    Cet autre Cercle (ou Comité) Invisible que nous essayons de déceler et re-composer
    aurait des visées planétaires comparables au gouvernement mondial de type top-down dont parle souvent Attali.
    Ce serait un geocoeur de Titan, titan concurrent de l’Armée des Pieuvres Titanesques jpMorganChase,
    ces topBanks (Euroclear, BRI, fednewyork, jpChaseMorgan onshore, etc.) qui se tiennent par la main autour de la Terre.
    Au nom et pour le compte de notre Comité invisible,
    A bientôt !

  38. * L’économie est-elle une nécessité : une planète peuplée d’êtres humains, ou d’êtres vivants dotés d’au moins un soupçon d’intelligence, aura-t-elle nécessairement une économie développée ?
    Développée : qui a pris une place principale dans la vie des individus et des sociétés, loin du simple moyen d’échange.

    * Pourquoi les conseils de prudence et autres critiques de la logique et du cadre du raisonnement chères à Aristote et les siens ne concernent-ils pas dans le cas de l’économie les personnes qui les énoncent ?

    ou

    La vision du monde avec l’économie développée (la chrématistique ?) comme postulat est-elle une fatalité ?
    Chrématistique : //fr.wikipedia.org/wiki/Chr%C3%A9matistique

    Bonne journée

  39. Bonjour,

    Désolé de venir un peu comme un cheveu sur la soupe dans ce fil (je passe de temps en temps sur ce blog), mais je viens de découvrir un auteur qui pourrait intéresser du monde, et je ne crois pas l’avoir vu citer ici. Ce qu’il écrit m’a l’air d’être un peu dans la même veine que ce qui se fait ici.

    Norman PALMA
    Maître de Conférences à l’Université Paris-IV Sorbonne (littérature – philosophie – économie)
    http://www.normanpalma.info/
    http://www.normanpalma.info/blog/index.php/

  40. @ Fab

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chr%C3%A9matistique

    Ya pas de fatalité! suffit de remplacer par la chrématistique par le tandem chrématologie-timologie comme opérateur formel en chacun de la contradiction dialectique entre sa fonction naturelle de valorisation et sa morale effective!

    Ensuite de trouver des applications concrètes montrant comment les personnes légitiment ainsi leurs désirs-envies naturels… ce qui permettra de substituer politiquement l’hégétique à l’économistique… et nous aurons changé de monde!

  41. je suis tombé par hasard sur ce blog et ce que je viens de lire me fait peur. Si j’ai bien compris meme apres leur sauvetage les banques francaises sont encorte tres fragiles? Que me conseillez-vous de faire avec mes 110000€ deposes dans differents lirets et comptes chez une banque francaise (une tres grande dont je ne citerais pas le nom)? N’est il pas plus prudent de les investir en immobilier malgré la baisse inneluctable des prix des maison, qui sont encore astronomiques en france, quite a perdre une partie de cet argent?
    Desole de vous poser ce genre de question hors sujet et merci a l’avance au commentateurs qui voudrait bien m’eclairer.
    Alex

  42. @ Rumbo

    l’analogie avec l’univers est une comparaison interessante, sauf que l’univers se stabilise avec les forces de son origine, même s’il est en expansion, et il fonctionne. Mais ne devrait-on pas poursuivre votre approche en prenant en considération la relativité ?

  43. @Alex

    >Que me conseillez-vous de faire avec mes 110000€

    Je me pose une question similaire, avec variante toutefois. Ayant achete une maison l’an dernier (peu apres ca a semble une mauvaise idee, maintenant je n’en suis plus si sur), j’ai bien sur un gros pret a rembourser. Les taux sont bas, super. Mais de l’autre cote j’ai de l’actif qui ne « rapporte » plus rien. Si je pouvais etre sur que beaucoup de banques (incluant donc eventuellement celles ou j’ai mes billes) vont encore se casser la figure, j’utiliserais illico l’essentiel de ces actifs dormants pour combler en partie ma dette (sur base que les dettes resteraient dues – a un curateur de faillite par ex. – tandis que les actifs… gloup, avec l’eau du bain)

    Bien malin qui peut dire exactement ce qui va se passer. Si l’on en croit Marin Belge
    http://marinbelge.blogspot.com/
    lui conseillerait d’avoir ses actifs en
    1) un fond de panier en metal precieux et cash en euros a forte liquidite (donc si je comprends bien, eviter les depots a long terme ou l’argent se trouve bloque)
    2) optionnellement, quelques actions a risque bien choisies 🙂

    Hmmm, desole pour la reponse de Normand a votre question, mais je ne suis pas reellement familier avec les rouages de l’economie ou la finance, toute affirmation de ma part pourrait ne pas tenir la route.

    @Opposum
    Vous avez raison, Cecile est un bien joli prenom 🙂

  44. Re-bonjour,

    Suite de mon post du 5 juin, plus haut : je viens de finir le dernier livre de Norman Palma et Edouard Husson « Le capitalisme malade de sa monnaie : Considérations sur l’origine véritable des crises économiques », et j’en conseille vraiment la lecture à tous ceux qui s’intéressent à la monnaie.

    Voici ce que j’en ai compris : cet essai, basé sur la pensée d’Aristote, fait un retour historique sur la question monétaire très pertinent. Notamment en ce qui concerne l’analyse de l’abandon du bi-métallisme, de la position de Marx sur la monnaie, de l’attitude monétaire des USA jusqu’à aujourd’hui. Globalement, c’est la première fois que je vois une analyse qui explique de manière crédible à mes yeux à la fois les phénomènes monétaires internes à une nation et ceux propres aux commerce international.

    A lire.

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