BFM Radio, le lundi 4 janvier à 10h46

« Reprise sans emplois »

Parmi les innovations linguistiques de 2009, je retiendrai l’expression de « reprise sans emplois » qui fut beaucoup utilisée. Que signifie une « reprise sans emplois », eh bien, comme ses termes l’indiquent : qu’on assiste à une reprise de l’économie sans que le chômage baisse pour autant.

Comment est-ce possible ? La reprise, c’est bien une reprise de la croissance, donc de la consommation, non ? Comment peut-on consommer plus avec moins d’emplois ? Ce n’est malheureusement pas possible. Sauf si le crédit remplaçait les revenus manquants. Mais on sait que ce ne fut pas le cas : les banques ne sont pas folles : celui qui n’a pas d’emploi ou qui pourrait perdre le sien demain est un mauvais risque.

Alors une « reprise sans emplois » n’est-ce pas simplement une reprise de la finance sans une reprise de l’économie ? Il y a eu un peu de ça en 2009 – quand on a eu tendance à confondre la Bourse avec l’économie, mais il y a autre chose. Au lieu de « reprise sans emplois », on a aussi entendu l’expression : « reprise purement statistique ». Ce que celle-ci veut dire est plus facile à comprendre : la reprise est dans les chiffres – mais uniquement dans les chiffres. Comment est-ce possible ? Grâce au restockage, par exemple, parce qu’une fois les stocks épuisés, il faut bien réassortir les étagères, même si les perspectives de ventes ne sont pas folichonnes. Ou à cause des chômeurs qui disparaissent de l’écran radar, parce qu’ils sont en fin de droit, ou sont découragés et ont cessé de chercher. A ce propos-là, il y a une autre expression qu’on a beaucoup entendue l’année dernière, c’est « correspondant à un réel… ». On a entendu pendant toute l’année aux États-Unis : « Un taux de chômage de 10% correspondant à un réel 17,5% » : les commentateurs prenaient l’habitude de corriger les chiffres officiels par les vrais.

Mais le vrai coupable avait un nom, un nom très compliqué peut-être, mais un nom : « corrigé des variations saisonnières ». On ajuste pour ne pas présenter des chiffres qui montent et qui descendent selon le saisons : parce que le bâtiment s’arrête quand il gèle et parce que les ramasseurs de fraises n’en cueillent que quand il y en a. D’où viennent ces chiffres ? Eh bien, des années précédentes, et si elles ont été bonnes, l’optimisme y est inscrit. Si 400.000 charpentiers ont repris le boulot au printemps les années précédentes on les suppose à tout hasard dans l’ajustement de la courbe cette année-ci. Et si la construction va mal et que les 400.000 ne se manifestent pas ? Ça ne fait rien : on corrigera avec les vrais chiffres – le mois prochain.

Et c’est pourquoi une autre rengaine de 2009 ce furent les bons chiffres de ce mois-ci, suivis des chiffres du mois précédent revus à la baisse. Est-ce que c’est grave, l’optimisme dans le présent et le pessimisme appliqué au passé ? C’est en tout cas meilleur pour le moral que le pessimisme dans le présent et l’optimisme appliqué au passé !

Partager :

57 réflexions sur « BFM Radio, le lundi 4 janvier à 10h46 »

  1. En d’autres termes, de la part de nos dirigeants : Des mots, toujours des mots, rien que des mots.
    Merci Monsieur Jorion pour ce rappel en jeu de mots bien intentionné dans votre conclusion.

  2. J’ai l’impression qu’il pourrait y avoir une autre raison pour vouloir camoufler les faits réels en les déguisant de reprise… autre que le mot reprise stimule, même si elle est si atypique qu’elle se manifeste sans la création d’emplois. Ce qui reprends réellement est l’activité boursière qui sert d’indicateur imparfait, mais pas parce-que l’activité productrice reprend… mais parce-que les détenteurs de capitaux qui voient inexorablement venir la perte de rationalité dans l’usage des signes (ou devrais-je dire plutôt singes) monétaires anticipent le fait que la perte de confiance entraine la perte de valeur (le dollar, l’euro,… pourraient devenir zimbabween – http://info.kopp-verlag.de/news/deutschland-vorbereitungen-auf-die-hyperinflation-gelddruckmaschinen-bestellt.html -) et cherchent refuge dans l’accaparement de ressources réelles qui ne vont pas subir le même sort, c’est à dire, ils achètent des actifs stratégiques qui vont retenir et même accroitre leur valeur pendant que les monnaies s’écroulent (et les insiders savent calculer cela mieux que les profanes).

  3. « Mais le vrai coupable avait un nom, un nom très compliqué peut-être, mais un nom : « corrigé des variations saisonnières ». »
    Aux USA, ne serait-ce pas avant tout le « birth – dead model » ? Le modèle création – destruction d’emplois qui comptabilise des emplois fictifs sur base des chiffres des années précédentes.

  4. Si cette reprise est sans emplois, c’est aussi grâce aux gains de productivité considérables qui ont été engrangés par les grandes firmes. Elles se sont adapatées très rapidement à la situation, en réduisant les coûts et en licenciant sans discernement. Une société comme Caterpillar a supprimé des dizaines de milliers d’emplois à elle seule.
    Du coup, avec les commandes qui repartent un peu, les surcapacités de production susbsistant, il n’est pas nécessaire d’embaucher. Cela dit, cette situation n’est pas tenable et il devrait y avoir une légère amélioration sur le front de l’emploi. Jusqu’à ce que la machine économique faiblisse de nouveau.
    Nous nous rapprochons de plus en plus d’une économie sans emplois.

    Pour la bourse, elle ne reflète évidemment pas la santé de l’économie réelle. Les firmes cotées sont mondiales et vont chercher la croissance là où elle se trouve. La bourse est aussi le reflet de l’état d’esprit des riches, de ceux qui disposent des capitaux. Quand les actions montent, l’aversion au risque diminue.

    1. « Nous nous rapprochons de plus en plus d’une économie sans emplois… »
      J’adore, c’est mignon tout plein. La pluie sans eau c’est pour quand ? Le langage sans mots ? La bière sans alcool ?

      Sans emplois, il n’y a plus d’économie, il n’y a plus de riches ni de pauvres, il n’y a plus de société.
      Ne reste que la violence et la loi du plus fort pour l’attribution des seules richesses réelles, c’est à dire ce qui se mange.

    2. Il aurait fallu que je développe un peu plus cette idée pour que vous compreniez où je voulais en venir mais honnêtement je n’avais pas le temps.

      Les emplois industriels des pays riches (CDI avec quelques garanties) ont été remplacés par des contrats précaires dans les pays pauvres via des zones franches industrielles. C’est là que se produisent la plupart des biens made in Asia que nous achetons. Ces gens sont des esclaves. Il n’y a pas eu de fuite des emplois, ils ont juste disparu. Et ce qui devait permettre à ces pays de se développer a juste été une grande imposture. Les entreprises font la loi dans ces zones franches : ni impôts, ni taxes, ni syndicats, ni rien. Que des entrepreneurs qui produisent pour les grandes marques.
      Le secteur tertiaire s’est développé, notamment les grandes chaines au détail (starbucks, wal-mart, borders, jc penney, McDo, etc.) où les emplois sont précaires, mal payés, peu considérés. Pourquoi ? Parce que la production n’intéresse plus les firmes qui préfèrent se concentrer sur la publicité, la conception et l’image de marque via des services de marketing surdéveloppés.

      Au final, les emplois de qualité d’hier sont remplacés par des emplois de mauvaise qualité. C’est ce que ressentent les gens, comme l’ont révélé des sondages fait aux Etats-Unis. Et ça continue encore aujourd’hui. Il est de plus en ardu, en moyenne, de trouver un bon emploi.

      C’est ce que je voulais dire.

    3. > Hermes
       » J’adore, c’est mignon tout plein. La pluie sans eau c’est pour quand ? Le langage sans mots ? La bière sans alcool ? Sans emplois, il n’y a plus d’économie, il n’y a plus de riches ni de pauvres, il n’y a plus de société.  »
      Ne reste que la violence et la loi du plus fort pour l’attribution des seules richesses réelles, c’est à dire ce qui se mange.  »

      N’est-ce pas déjà ce qui se passe la violence et la loi du plus fort, je me demande si des gens comme vous pourraient vraiment accepter de passer à une autre forme de société, vous m’avez l’air tellement mignon et attaché aussi à une certaine forme de langage, de penser, de conduite.

      A quand un langage différent pour ce monde déjà si mal en point …

      A quand un monde ou les gens ouvriront enfin les yeux pour pleurer sur les autres ?

    4. Emploi, métier…

      Avant on avait un métier, ce qui impliquait qu’on possèdait un savoir faire.
      Maintenant on a un emploi, ce qui qui implique qu’on est employé.

      On est passé de l’actif au passif, du sujet à l’objet.

    5. @Jérémie
      « N’est-ce pas déjà ce qui se passe la violence et la loi du plus fort, »
      La réponse est non. Relisez donc ce que j’ai indiqué, je parlais de la fin de la société.
      « je me demande si des gens comme vous pourraient vraiment accepter de passer à une autre forme de société,
      vous m’avez l’air tellement mignon et attaché aussi à une certaine forme de langage, de penser, de conduite. »
      J’ai une question pour vous…
      Depuis l’Empire Romain, le système féodal ensuite, tout le reste… La société (ou ce que vous qualifiez de société) a t-elle changé ?
      Vous savez, le clergé, le tiers-état, la noblesse…
      « A quand un langage différent pour ce monde déjà si mal en point …  »
      Mal en point le monde ? Que voulez-vous dire ? Vous voulez parler du délire écolo ?
      « A quand un monde ou les gens ouvriront enfin les yeux pour pleurer sur les autres ? »
      Jamais. Depuis Rousseau nous savons que l’on vient au monde seul, que l’on meure seul et qu’entre les deux c’est de l’amusement.

  5. Il y a aussi peut-être tout simplement que la reprise est financée par la dette de l’état (annoncée de 140 milliards) et des collectivités locales (supposée de 100 milliard) soit 14 % du PIB.

    Donc avec 14 % de dette, on arrivera à 1,5 % de reprise en 2010. La dette alimentant au final le PIB, je vous laisse faire vous même le calcul.

    Mais ce n’est pas le réel problème que la décroissance camouflée en dette. La dette ayant en réalité une fonction symbolique. Celle de la coupure symbolique avec le lien à la mère. Et ce qui s’écrit dans notre société c’est une forme de régression puérile tout simplement.

    A mon sens c’est plutôt que notre pays consomme plus de richesse qu’il n’en crée tout simplement. Cela signifie que l’idéal dans notre pays est de refuser de se poser des limites pour toute une génération.

    Peut être faudra – t -il pour sortir de la crise, poser une limite à nos désirs (ou à ceux de nos enfants), autrement qu’en détruisant l’économie réelle.

    Faut parfois savoir dire non à ses gosses, sinon ils deviennent des tyrans …

    1. Dire non à iun enfant pour une console de jeux, c’est même bénéfique pour son mental . Mais de plus en plus de familles sont obligées de dire non pour la cantine scolaire trop chère et non à partir du 15 du mois pour le repas du soir quand la banque alimentaire à sec, trop sollicitée, ne peut plus remplir le frigo. Avec seulement 432 € mensuels quand l’entreprise vous a viré à 50 ans , depuis la suppression brutale de l’Allocation Equivalent Retraite ( AER) ce premier janvier, vous ne pouvez plus nourrir , encore moins loger votre famille, ni trouver un emploi à cet âge surtout si vous n’avez pas eu l’opportunité financière d’étudier quand vous étiez jeune pour vous recycler ,

      Cette suppression de l’AER plonge des familles dans une misère noire, pire qu’au 19e siècle d’après les écrits de Hugo ou de Dickens . Au moins, à cette époque, il y avait des fontaines publiques un peu partout où l’eau gratuite , indispensable à la vie, était accessible à tous . Ce n’est plus le cas .

      Ce capitalisme actuel qui n’a pour idéal que d’énormes rentes provenant d’avoirs virtuels obtenus au casino boursier par des paris sur des fluctuations de prix de produits utiles ou inutiles fabriqués par des salariés sans salaire qui n’achètent rien , même pour se nourrir, ne peut aller très loin . Mais avant de s’effondrer de lui-même, combien ce système va-t-il détruire d’individus et de familles ?

      Ce blog de réflexion sur les issues possibles pour sortir de ce piège est vital car le temps, pour certains, les plus faibles, est compté . Merci Paul Jorion .

  6. Puisqu’on est dans l’humeur , chez nous on reprise les chaussettes quand on ne peut pas s’en payer une nouvelle paire .

    1. Mon épouse ne sait même pas repriser mes chaussettes.
      Elle les jette!
      Cà m’énerve.
      Je prends des cours particuliers de reprisage avec une jeune fille adorable!

  7. Sur les mots, nous baignons dans la double pensée,

    Depuis « préserve la couche d’ozone » imprimé sur tous les spray de la planète, qui suppose que ne pas tuer quelqu’un, c’est lui sauver la vie,

    Jusqu’à « l’énergie est notre avenir, économisons la » seriné après chaque incitation à en consommer plus,

    A suivre pour 2010 le réthorique qui accompagnera les mesures de réductions contraintes des dépenses des états mais qui ne seront en aucun cas des mesures d’austerité (puisque la relance, c’est écrit, est là).

  8. Comment évaluer une économie où il n’ y a aucune transparence au niveau des banques centrales, banques, entreprises ?… C’est impossible !! Pour connaître l’état réel de l’économie ainsi que les manipulations du marché, il faut travailler à l’intérieur du système. A l’extérieur, on en est réduit à deviner et soupçonner les multiples manipulations…
    Par contre, les signes extérieurs ne trompent pas (chômage, faillites, pouvoir d’achat, consommation, inégalités) : ce qui est sûr, c’est que le système financier est favorable à une minorité et défavorable à la majorité.

  9. Ok, tout cela n’est pas une surprise pour moi.
    Aux richeses trop concentrées répond, évidemment, un aauvrissement général.
    Encore une fois, je ne m’en lasse décidément pas, si on pouvai obtenir une monnaie mieux circulante et moins spéculante, le problème se résoudrait de lui-même!
    Il me semble que la mesure d’interdiction des paris sur las variations des prix des matières premières viseait cela.
    Cela ne marchera pas, cependant, car la principale spéculation se révèlera alors êtrs celle qui, via la thésaurisation qui s’érendra encore, provoquera inéluctablement un climat éflationniste.
    NingùnOtro signale les prépararatifs à une hyperinflation qui, techniquement, est tout à fait dans les tuyaux en raison des liquidités énorme déjà émises mais stockées, peut-être serait-ce le moment d’une faillite générale des grands gouvernements?
    Un peu comme en Amérique latine dans les années 50-70?
    Mais, une résistence à ce phéomène de la part des stockeurs de billets « à la japonaise »-déjà 20 ans de déflation- est tout aussi possble!

  10. http://economicedge.blogspot.com/

    During 2009 we have seen the continued collapse of American industry amid wave after wave of layoffs. The corrupt corporate media cartel likes to trot out a group of FED sponsored shills who call themselves « professors » to call this a « jobless recovery » although it’s difficult to imagine a recovery where American industry has collapsed and is now owned by the government.

    (…)

    The Federal Reserve, a privately and anonymously owned and controlled corporation chartered with issuing the nations currency, were given the green light by themselves to transfer to themselves and their shareholders the people’s wealth in the form of their future labor. The FED balance sheet has ballooned to become a junk bond warehouse as they overtly and covertly buy their own debt, immune from any sort of oversight, regulation or auditing and operating above the law.

    *** Est ce exact ?

    The hypocrisy and fraud of the oligarch rule corporate media story line is now nearly impossible for an educated, informed adult to digest. As Jim Grant pointed out recently, according to Section 19 of the Coinage Act of 1792, the penalty prescribed for any official who fraudulently debased the people’s money is death, yet in 2009 debasing the people’s money resulted in a « man of the year » award from the self serving corporate media who will be next in line for a bailout

    1. Nathan écrit aussi dans le même article:

      So as we head off into 2010, I see a lot of uncertainty in the short term. If interest rates rise and the US dollar gets stronger, by mid year I would expect a repeat of October 2008. What I expect to happen over the longer term however is that the FED will ultimately print enough money to attempt to slowly inflate the debt away to a manageable amount amid a generalized and severe decay in terms of the standard of living for Average Americans. At some point along the line, I expect the world reserve currency role to be moved into a global currency and for the US dollar to be allowed to float against it without the benefits associated with the world currency role, and for the US standard of living to continue to decline and eventually decay into a societal collapse followed by something different. I expect China to emerge as the dominant economic power in the world and to purchase a large amount of US assets. Somewhere along the line I also expect the Nobel Peace Prize recipient to bomb Iran because he will be ordered to do so by the people who control the money.

  11. Bonjour

    La formule « Reprise sans emplois » me fait penser à l’apparition, il y a un dizaine d’année environs, dans le langage de nos « décideurs » de l’expression « emplois sauvegardés ».

    Cette expression a commencé à être utilisée, accolée à celle d' »emplois créés », pour justifier divers allègements de « charges » et autres subventions accordés à des entreprises ou des secteurs d’activités. Ces allègements de « charges » et ces subventions ne pouvant plus être justifiés par un nombre facilement calculable de création d’emplois, il a été considéré plus malin de noyer le poisson en mélangeant ces chiffres avec ceux – calculables au doigt mouillé et totalement invérifiables – des emplois « sauvegardés ».

    Ni vu, ni connu, j’embrouille ! selon le dicton populaire.

    Moralité « Les exonérations de cotisations de Sécurité sociale ont atteint 30,7 milliards d’euros en 2008, l’équivalent 
du déficit de la Sécu, selon des chiffres publiés aujourd’hui 
par l’Acoss. »
    source : http://www.humanite.fr/2009-12-21_Politique-_-Social-Economie_Plus-de-30-milliards-d-exonerations

    sans compter les subventions.

    Pour combien d’emploi réellement créés ?
    Pour combien d’emploi réellement sauvegardés (qui auraient été détruits sans ces allègements) ?
    Pour quel pourcentage parti en dividendes pour les actionnaires des entreprises bénéficiant de ces allègements ?

    Voilà bien une une autre reprise sans emploi, non ?

    La novlangue est bel et bien là !

    Un autre exemple chez Maître Eolas :
    « 2010 commence mal pour la justice, avec 178 tribunaux qui disparaîtront au douzième coup de minuit telle le carrosse de Cendrillon. 23 autres suivront dans un an. Je salue au passage mon ami Guillaume Didier, porte-parole du Garde des Sceaux, qui déclarait à ce sujet sur France Info que la justice de proximité, c’est important, mais il ne faut pas la confondre avec la proximité géographique : que la vraie proximité, c’est l’efficacité. »
    http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/12/31/Bonne-ann%C3%A9e-%C3%A0-tous

    Avec mes meilleurs vœux quand même. ;0)

    Arf !

    Zgur

  12. Je ne sais plus où j’ai les quelques mots qui suivent, mais ils disaient
    que les communistes étaient des enfants de coeur, car nous, nous avions inventé la démocratie médiatique….

    Et si on y réfléchit bien….

    1. sur ce sujet, je vous conseille de lire ou d’écouter Bernard Steigler, consulter écrits, séminaires, conférences sur Ars Industrialis
      http://www.arsindustrialis.org/psychopouvoir
      glossaire
      « Psychopouvoir et biopouvoir. Le psychopouvoir est un terme qui vient compléter celui de biopouvoir (Foucault). Depuis la seconde moitié du XXe siècle la question n’est plus de contrôler la population comme machine de production (biopouvoir), mais de contrôler et de fabriquer des motivations comme machine de consommationi (psychopouvoir). L’époque du psychopouvoir est une époque de captation industrielle de l’attentioni. Ce ne sont plus seulement des Etats qui cherchent à contrôler le corps et la vie des citoyens, mais des multinationales qui visent le contrôle des esprits »

  13. Bonne année j’éprouve beaucoup de retenue mais c’est « la tradition » ! )
    Santé en tout et pour tout!!!

    Pour le reste ( quel reste ? ) , faites au mieux ( litanie de la fonction publique ,mais aussi du « privé » ) …
    On perçoit de plus en plus ,même ici chez des éclairés sinon des initiés, des bribes de véritables interrogations , sinon inquiétudes sur le court terme .
    Soyez rassurés en ce cas : je vous le dis tout net = il n’ y aura pas de moyen terme,à fortiori encore moins de long .
    Dés ce jour,à défaut de l’avoir fait dès 2007, préparons nous donc,mais trés sereinement et confiants en l’instinct de survie sinon à celui de la providence ,à recevoir ces mois (jours) ci le ciel sur la tête.

  14. on aime votre réalisme lorsqu’il pousse le vrai au devant de la scène, loin de la langue de bois et de la recherche d’un consensus favorable à l’opinion en quête de béatitude.
    merci à François Leclerc qui sait parfois vous titiller dans ses billets pour éviter au blog de trop s’émoustiller.
    bons voeux !

  15. Reprise sans emploi.
    Dépression joyeuse.
    Croissance négative (cf Lagarde).
    Voiture sans essence.
    Air sans oxygène.
    Positivisme de Carrefour (hyper).
    5 fruits par jour (sans la peau c’est un poison).
    TVA à O.5 et alcoolémie à 19.6.
    Bonne année!

    1. Et dire qu’il y a quelques années, il fallait se creuser la cervelle pour trouver un exemple d’oxymore .
      A part l’expression cornélienne tirée du Cid « cette obscure clarté qui tombe des étoiles ‘, on restait sec.
      Avec la mauvaise foi de nos dirigeants qui nous manipulent en essayant de neutraliser dans notre esprit l’aspect négatif des mauvais coups qu’ils nous portent en leur associant un terme qui dit exactement le contraire, on pourrait écrire un bêtisier d’oxymores :
      Croissance négative
      Reprise sans emplois
      D’ailleurs, les nègres qui leur préparent des discours bien ficelés ne manient pas seulement l’oxymore, mais aussi l’euphémisme pour ne pas fâcher . On ne parle pas d’un licenciement collectif mais d’un « plan social » , en jouant sur la connotation positive de l’adjectif social qui nous rappelle les oeuvres de bienfaisance .
      Relayées à l’infini par la presse qui ne parle plus que d’une seule voix , ces minables figures de style deviennent la fameuse langue de bois qui endort le bon peuple .
      Si l’on pouvait seulement en rire !

  16. de la reprise sans emplois

    Bonsoir,

    en fait, parmi les « jolies » locutions, plus ou moins débiles – ou, du moins, qui prennent ceux qui les entendent ou les lisent pour des débiles, j’avais une petite préférence pour « croissance négative ».

    Quoiqu’il en soit, hélas, la croissance, même forte (ce qui n’est pas le cas) pourrait se produire même avec un nombre d’emplois décroissant, c’est toute la question de l’automatisation (ou, pour les pays moins « développés », de l’augmentation du temps de travail).

    Bien entendu, si la production augmente, et si ce n’est pas uniquement une production de biens de luxe, ou, parfois, de biens d’équipements, ou encore, hélas, d’armements, on arrive vite à un problème de débouchés. Produire pour produire, peu d’entrepreneurs, capitalistes ou non, s’y résoudraient, « correction de variations saisonnières » ou pas.

    Ce que le biller de Paul Jorion montre clairement, c’est que les « experts » qui conseillent nos dirigeants, politiques ou industriels, prennent le « petit peuple » pour des pommes. Cela va finir en compote, ce que je souhaite pas.

    Je ne sais si la piste suggérée maintes et maintes fois par Johannes – monnaie fondante à la Gesell – est efficace, et/ou meilleure que celle du Revenu Minimum de Dignité (qui pourrait servir à la « relance de la consommation populaire »), mais je sais une chose: ne rien faire, ou tabler sur une reprise « automatique » d’une « vraie » croissance, nous emmène droit dans le mur.

    Si nos « élites » ne le comprennent pas, alors, hélas, cela risque de coûter très très cher – et pas uniquement aux damnés de la terre.

    Cordialement,

    Bruno Lemaire.

  17. Dans le genre « tellement cynique que ça en devient surréaliste », je recommande vivement les conseils de Henry Blodget à propos des créneaux d’avenir, une tradition bien établie à l’époque des étrennes. On est optimiste ou on ne l’est pas. Petit détail savoureux qui vaut son pesant de cacahuètes: pour ceux qui ne le connaissent pas, Blodget était cet analyste financier vedette de Merril Lynch spécialisé dans les dot-coms et qui a profité de sa tribune pour gonfler indûment ses estimations de prix des titres Internet afin de faire ramasser un maximum de commissions à sa firme et indirectement à quelques autres. Jusqu’au crash de 2000. C’était un peu gros et ça lui a valu d’être interdit de séjour à Wall Street.

    Bien sûr, on s’en doute, tel l’hydre de Lerne dont les têtes repoussent sitôt tranchées, il s’est rapidement refait une santé et officie notamment aux destinées d’une rubrique sur Yahoo intitulée Tech Ticker et dont le slogan est « I love the smell of profits in the morning ». Sans commentaires…

    Bref, Blodget nous assure qu’il y a encore des « bassins d’emplois » comme on dit, dans les secteurs suivants. Si le coeur vous en dit…

    1. On s’en doutait: « l’or vert ». Il est évident que se lancer en construisant un parc de 10 ou 20 éoliennes est à la portée du premier venu.

    2. Les vieux. C’est ce qu’on appelle les « services à la personne » ou plus crûment, « torcher les grabataires ».

    3. Les supermarchés discount, vu que tout le monde sauf Blodget est raide. Essayez toujours de concurrencer l’Aldi du coin. Il y a aussi les magasins de deuxième main. Blodget ne les fréquente pas mais il vous les recommande.

    4. L’épicerie locale, de préférence bio ou proposant des produits du terroir ou d’artisans locaux.

    5. Retour à l’université. J’ignore si ça paie.

    6. Jouer les Madame Doubfire, c’est-à-dire s’occuper des enfants des autres, par exemple ceux d’Henry Blodget, qui a sans doute mieux à faire. Ça ne doit pas être de tout repos. Vous noterez que Blodget mentionne sans sourciller « récurer les WC ». Ça fait partie des métiers d’avenir.

    7. La santé, bien sûr et à nouveau, les services à la personne.

    8. Le Texas. Il paraît que c’est le prochain Eldorado.

    9. Les alcools bon marché, autrement dit la piquette. Si vous ne réussissez pas à lancer une marque de vodka à la patate, il vous reste toujours la possibilité de noyer votre chagrin dedans.

    10. Nos amis les chiens et les chats. D’après Blodget, le marché mondial du canigou dépasse le budget national de la majorité des pays de la planète.

    Comme le disait un comique célèbre: « Au delà des bornes, il n’y a plus de limites ».

    http://finance.yahoo.com/tech-ticker/ten-business-opportunities-that-are-booming-397946.html?tickers=dia,spy,fdo,fslr,bud,wmt,aet

    1. @ ton ieux copain michel,

      pas mal, surtout la dernière citation, qui pour un ex-matheux est effectivement sans bornes.

      Plus sérieusement, il est vrai, hélas, que tant de cynisme est écœurant. Malheureusement, le cynisme n’est pas condamnable, sinon moralement.

      Bien à vous, B.L.

    2. Une suggestion : on devrait exiger que le candidat à une fonction ministérielle ou présidentielle ait travaillé pendant plus d’une année « sur le terrain » dans un service d’aide à la personne, affecté à la toilette des grabataires, à la soupe populaire ou dans le sauvetage des SDF par les nuits de grand froid . Il est plus difficile d’être cynique quand on a connu autre chose que les yachts et le Fouquet’s .

  18. L’immobilier commercial flanche menaçant la reprise américaine.

    La Fed constate une explosion des défauts sur les prêts immobiliers consentis par les petites banques, ce qui risque d’empêcher ces dernières de soutenir les PME.

    Les difficultés de l’immobilier commercial, qui regroupe la location et la vente de locaux à usage professionnel (bureaux, magasins, locaux industriels, centres commerciaux), apparaissent de plus en plus menaçantes pour la reprise de l’économie américaine. C’est ce que révèle la Réserve fédérale dans son dernier rapport de conjoncture. Car les défauts sur les prêts immobiliers consentis par les banques à des entreprises explosent.

    Si les difficultés du secteur sont apparues aux grand jour bien après celles du logement, les chiffres de la Fed montrent que le taux de défaut sur ce type d’emprunts n’a cessé de progresser depuis l’explosion de la bulle des crédits immobiliers à risque de l’été 2007.

    Selon l’Association des banquiers hypothécaires américains (MBA), les retards de paiement d’emprunteurs dans ce secteur ont brusquement augmenté pour atteindre un record au deuxième trimestre 2009.

    « La pierre commerciale a pesé sur la croissance d’environ un point en rythme annuel depuis le début de l’année après avoir eu un effet globalement neutre en 2008″, et tout indique que le secteur va freiner la reprise », estime Janet Yellen, une des dirigeantes de la Fed. Car la capacité des petites banques à soutenir les petites entreprises, moteur de la création d’emplois, se réduit dangereusement.

    En effet, ces petits établissements bancaires (dont les actifs sont inférieurs à 10 milliards de dollars) détiennent plus de la moitié de la dette liée à l’immobilier commercial sous forme de prêts individuels.

    Une montée du taux de défaut sur ces emprunts risquerait de créer un cercle vicieux où les faillites de petites entreprises et de petites banques se nourriraient mutuellement.

    Fin octobre, Capmark Financial, un des groupes de financement d’immobilier commercial les plus gros des Etats-Unis, a déposé son bilan. Et ce n’est qu’un début.

    http://www.lexpansion.com/patrimoine/immobilier/l-immobilier-commercial-flanche-menacant-la-reprise-americaine_222360.html

  19. Au deuxième trimestre 2009, le commerce mondial s’est effondré de 33 % en valeur. Au second semestre, un rebond
    de 8 % s’est produit, soit une chute d’au moins 25 % du commerce international en 2009. On ne peut espérer mieux qu’une reprise modérée en 2010, mais on ne retrouvera pas avant 2013 voire 2014 le niveau de 2008. La croissance mondiale aura chuté de 2,1 % en 2009, ce qui n’est jamais arrivé depuis la seconde guerre mondiale.

    lignes extraites de l’analyse Xerfi :

    http://www.xerfi.fr/Newsletter/xerfiactiv/Live/e-changes_Xerfi-Laurent-Faibis-previsions-economiques.html

  20. la propagande dira donc que c’est donc une crise maitrisée avec une création d’emploi maitrisée.
    sans doute du développement durable !
    En fait cette crise a de plus en plus l’apparence d’être sous contrôle, et en tout cas parfaitement encadrée médiatiquement par une approche positive et optimise des données sélectionnées.
    cela ne résistera pas a la durée !

    bonne année a tous.

  21. Il y a peut-être une reprise, avec ou sans emplois. Mais pour tous ceux qui comme moi sont familers de la reprise de chaussettes, nous savons bien que ce n’est qu’un moyen de les faire durer un peu plus, mais qu’il faut déjà penser à les changer. Sinon, on peut s’acharner à les recoudre sans relâche, mais vu le nombre de rustines elles deviennent absolument inconfortables. C’est ce qui arrive à notre économie. N’est-il pas temps d’en changer? Au moins de l’envisager? Sommes-nous incapables de tirer le bilan et de réfléchir à une sortie de ce capitalisme ravageur dont les dégâts vont bien au-delà de la sphère économique, comme l’avait analysé par exemple Murray Bookchin? Bienvenue chez les lotophages de la croissance…

  22. Reprise sans emplois à coup sûr !

    La production de richesse c’est un travail dirigé vers un but qui est utile besoins réels des aux autres.

    Un emploi c’est quoi aujourd’hui ? Un salaire ? des horaires à respecter ? Un égo à flatter ?

    Une économie saine ne peut être basée que sur l’échange et non sur la consommation. C’est parce que ce que je produit est UTILE à l’AUTRE que je peux l’ECHANGER avec ce qui m’est UTILE à MOI.

    Le monde souffre d’un excès de nombrilisme égocentrique abrutissant et aveuglant. Chacun de nous possède quelque chose qui peut être utile aux autres.

    La seule solution, échanger au lieu de dominer !!!

  23. Bonjour à tous. Je suis ce blog depuis quelques temps et il me semble que la philosophie de vie peine parfois à surnager au milieu des projets de taxe et des possibilités de régulation financière.

    N’étant pas totalement naïf, j’imagine fort bien que le filet tricoté depuis des lustres a besoin de spécialistes pour être scrupuleusement observé, voire détricoté en temps opportuns.

    Mais en fin de compte, peut-être faudrait-il se poser la question de la finalité de la vie ?

    Et si on supprimait le « Travail » ?

    L’étymologie du mot – Tripalium, instrument de torture, de coercition – a été rappelée, non sans humour, par le biologiste généticien Albert Jacquard et l’écrivain Stéphane Zagdanski, entre autres.

    Henri Laborit (La nouvelle grille, Eloge de la fuite) fait cette judicieuse analyse: « L’Homme est un être de désir. Le travail ne peut qu’assouvir des besoins. Rares sont ceux qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais ».

    Ne pourrait-on imaginer une sorte de « revenu universel » laissant la possibilité de vivre pour ceux dont le bonheur n’est pas d’en avoir plein ses armoires ?

    Pour ceux qui désirent toutes ces choses fabuleuses (ascenseur pneumatique, automobile à hydrogène biologique, etc) un mi-temps suffirait amplement!

    Le salaire ainsi versé pour effectuer un travail quelconque s’ajouterait à ce revenu minimum.

    Dans nos sociétés occidentales, chômage, mutuelle, pensions, divers minimas sociaux sont déjà d’application, et presque tout le monde s’accorde pour ne laisser personne mourir de faim.

    Alors tentons d’aller plus avant. Vers une société de plus grande lucidité, débarrassée des instincts primitifs de possession et de dominance (ce n’est pas facile, je l’admets, c’est même une tâche immense mais combien intéressante à tenter).

    N’est-il pas temps d’expliquer aux enfants combien la recherche de la domination est vaine, génératrice de stress, de haine, de jalousie ? Et combien la possession engendre la frustration, créant ainsi une spirale vertigineuse et sans issue.

    Réécoutons Brassens: « Gloire à qui n’ayant pas d’idéal sacro-saint se borne à ne pas trop emmerder ses voisins ». (A inscrire sur le tableau de toutes les écoles primaires).

    Dans ce nouveau système, le malfaiteur se verrait condamner à Travailler et regretterait le temps où, sans ambitions (au sens puissance-argent-dominance), il pouvait profiter des rayons du soleil et de l’indicible joie du nageur au sortir d’un trois mille mètres nage libre, … voire au sortir d’un aphorisme de Lichtenberg.

    La plupart se servent de l’argent pour montrer aux autres combien ils devraient être honteux d’en avoir tellement peu. Et plus la différence de richesse est importante entre deux personnes et plus il est tentant pour le plus aisé de harceler l’autre… Je rejoins ici l’idée d’une échelle de salaire « modérée », afin de protéger le loup des steppes de l’homme de biens. (avec « s »)

    Bon, ce n’est qu’un début et je vous entends d’ici:
    – Vous êtes un peu taquin!

    Je l’admets, mais tant qu’à imaginer une autre façon de vivre sur terre, tout en étant conscient que l’enfer est pavé de bonnes intentions, laissons libre cours à notre imagination…

    Je termine en remerciant monsieur Paul Jorion pour l’intelligence de ses doutes et la tolérance de ses interventions.

    Merci à tous et à bientôt peut-être.

    1. Cher Taotakin,

      Les mots ne peuvent pas remplacer l’esprit. Il est Silence. Avez vous lu le Tao Te King ?

      Lacan a prévenu des parlêtres.

      La conscience et l’échange implique un langage simple. … Lao Tseu

    2. Bonjour taotaquin,

      Ça fait bougrement plaisir de croiser un être… humain.

      « L’homme est si peu le roi de la nature, qu’il est le seul de tous les animaux qui ne puisse rien faire sans payer. »* « C’est l’humanité qui a perdu l’homme. Dire que cet idiot-là aurait pu être le plus heureux des animaux, s’il avait su se tenir tranquille. Mais non… il a inventé la civilisation. »* Et quand arrive un moment où il pourrait s’en affranchir, il s’y accroche comme un bébé à son doudou, par peur du futur sans.
      Bien à vous, en espérant qu’à force d’à force, ceux qui veulent absolument faire survivre le système actuel en lui apportant la légitimité et l’assurance de son unicité au travers de leurs analyses et de leurs critiques, que ceux-là donc finissent par laisser leur imagination s’envoler. Cette civilisation, ce système a atteint un tel perfectionnement que même les plus aptes a priori à remettre en cause son existence/unicité ne le font pas et s’adonnent à la critique dans le seul but de l’améliorer, ce système : c’est pas gagné ! « Oh, le beau triomphe que de casser l’aile au rêves ! »*

      Alors, paix et espoir…

      *Alphonse Allais

    3. @ Paul: désolé, je suis néophyte en réponse-commentaires. Il me semble qu’elle se trouve plus bas.

      @ fab: merci pour Alphonse ! Il avait également écrit: « Pour réussir dans la vie, l’homme doit posséder une brouette »

      Je pense à l’instant: ayant une brouette, vais-je donc REUSSIR ? 🙂

  24. Sur le chômage , nous faudrait-il revoir , ce documentaire de Gilles Ballastre -qui est sorti, en 2001, soit il y a déjà bien longtemps… – « le chômage a une histoire »
    (on peut voir déjà regarder la deuxième partie ici, pour la première sur mon ordinateur à moi, cela ne marche plus, le lien est désormais illisible …)
    http://lbsjs.free.fr/Balbastre/Balbastre_chomage.htm

    (Enfin bon, tant que personne ne parle de taxer le « travail » des machines industrielles pour financer le chômage !!! ….

  25. Cher Paul,

    Tao-te king- taotaquin – vous l’aviez deviné je suppose – (découvert avec Liou Kia-hway puis ensuite avec la traduction de Marcel Conche, admirable, je vous la conseille si vous ne la connaissez déjà), quant à la préface d’Etiemble dans la Pléïade, c’est une merveille d’humour.

    Je les aimes ces taoïstes, lucides et détachés.

    De tous les instruments de mort, l’ambition est le plus meurtrier, dit Tchouang-tseu.

    Dans cette phrase, tout est dit de notre monde actuel…

    Les honneurs, la fortune, l’abondance et tous ces trucs qui ont l’air de passionner la plupart me sont à peu près indifférents. Et je me dis que nous sommes mals barrés sur cette planète démente, qui est quelquefois tellement belle il est vrai.

    Alors, le non-dupe erre, pour dire comme Lacan. Ou plutôt, il flâne en forêt en ce qui me concerne. Je travaille (jardinier) mais le moins possible. Que m’offrir qui ne me lasserait rapidement et me forcerait à travailler davantage pour m’offrir autre chose?, … je finirais épuisé !

    Bien entendu, nous sommes pétris de contradictions, je l’admets volontiers.

    Si j’étais intervenu au sujet du travail (en tant que travail non choisi), c’est qu’il me semble que de moins en moins de gens comprennent l’utilité de créer des entreprises qui fabriqueront des tas de choses dont on se demande en vain à quoi elles pourront bien servir sinon à envahir tout l’espace de leur criante inutilité.

    En résumé, travaillons moins, produisons des choses utiles, soyons créatifs, tentons de comprendre les tensions qui nous exaspèrent et essayons de nous supporter, ça me parait un début acceptable. Qu’en pensez-vous ?

    Je vous souhaite une excellente journée.

    1. Cher taotakin,

      Seul le travail qui produit de l’utile pour l’autre, de ce qui est échangeable, procure la paix.

      Cela n’a rien à voir avec la consommation, qui ne produit que de la dette. Car la dette c’est bien le but recherché par la génération actuellement aux commandes car cela fait une coupure signifiante. et donc une amorce de sujet …

      Car cela fait sujet à préoccupation, sujet à discussion, sujet à … et cetera … vides de toute substance et maniés par les parlêtres … puisque qu’il y a objet à préoccupation, à discussion, à … et cetera …

      ça fraye …

  26. « USA : léger rebond des inscriptions hebdomadaires au chômage »

    ça veut dire quoi ce « …recule également »?

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=12711a40586ab2bffc35fe79cc43123f

    « Jobless Claims in U.S. Increased Less Than Forecast »

    “Looking forward, you should see slow and steady improvement and a return to positive payroll numbers », dixit Maxwell Clarke qui a visiblement inventé la machine à courber les bananes.

    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aGZ9iCazC7TY&pos=1

    Encore une fois, on a quasiment l’impression que le chômage baisse…

  27. « La Bourse de Paris rebondit malgré les chiffres de l’emploi US »

    Même si ce sont des choses qui à force ne surprennent plus guère, cela reste agaçant.

    « Il faut dire que le rapport sur l’emploi n’a pas réservé que de mauvaises surprises, puisque les chiffres de novembre ont été révisés pour faire apparaître 4.000 créations d’emplois, après 22 mois consécutifs de destructions de postes.

    « Pour la première fois depuis 2 ans, l’économie américaine a créé des emplois, même si ce mouvement est symbolique sur un mois », a souligné Christian Parisot, économiste chez le courtier Aurel. »

    Voilà donc la raison du rebond. A moins que ce soit l’oeuvre de la fameuse Plunge Protection Team…
    Je suis en train de devenir un monomaniaque du chômage. Remarquez cela fait plus d’un an que je recherche du boulot avec un bac+8 moins des cacahouètes, j’ai donc le temps d’observer (et de m’énerver) la déconnexion entre l’activité boursière et l’économie réelle – même avec des chiffres manipulés… dont le but reste la paix civile… vu que la Bourse surjoue les bonnes nouvelles et fait mine de plonger avant de faire comme si de rien n’était quelques minutes plus tard en cas de mauvaise nouvelle… jusqu’au prochain cataclysme évidemment -, le suivisme peu gaullien de la bourse de Paris…;-)

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=51c3a550afceed2b4647514c0c777102

  28. « Recul inattendu du marché de l’emploi aux Etats-Unis en décembre »

    Ce que M. Parisot, économiste chez Aurel, ne dit pas : « le département du Travail a révisé à la baisse le chiffre d’octobre (127.000 suppressions au lieu de 111.000) et, au final, l’économie américaine a détruit 1.000 emplois de plus qu’annoncé auparavant sur la période octobre-novembre. »

    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-01-08/recul-inattendu-du-marche-de-l-emploi-aux-etats-unis-en-decembre/916/0/411715

Les commentaires sont fermés.