Une majorité représentant entre deux tiers et quatre-vingt pour cent de la population

Le sondage IFOP – Le Monde, publié hier par ce journal et commenté par Anne Michel sous le titre La crise scelle le désamour entre banques et opinion s’inscrit en faux contre l’opinion de la majorité des commentateurs du « Blog de Paul Jorion », qu’ils ne représentent – aux côtés des rédacteurs des billets : Paul Jorion, François Leclerc, ainsi que les autres invités – qu’une part infime de l’opinion publique. Les chiffres révèlent au contraire qu’une très vaste majorité de la population partage le même sentiment, et ceci aussi bien au Royaume-Uni qu’en France, les deux pays où l’enquête fut menée. Les pourcentages s’étalent des 67 % de Français (70 % de Britanniques) – le pourcentage le plus faible – qui estiment que leur gouvernement « a eu raison » d’intervenir pour soutenir le secteur bancaire », aux 80 % des Français (73 % des Britanniques), pensant que « les banquiers n’ont pas tiré les leçons de la crise et conservent des comportements risqués », voire même aux 83 % de Français (81 %, Britanniques) qui « approuvent la taxe sur les bonus des salariés du secteur financier » mais qui estiment à 75 % pour les Français (à 73 % pour les Britanniques), que cette taxe « ne sera pas efficace, car les banques mettront en place d’autres systèmes pour rémunérer leurs traders et financiers ».

Le sentiment qui prévalait jusqu’ici parmi les lecteurs de ce blog, de ne représenter les vues que d’une minuscule minorité, s’explique par l’absence de ces opinions largement majoritaires dans le discours des politiques et dans les média. D’autres chiffres (mentionnés dans la première version de l’article) reflètent cette déconnexion entre le public et ceux censés représenter son opinion, puisque la confiance qu’il tèmoigne envers les média est plus médiocre que celle envers le milieu financier et pire encore vis-à-vis des politiques.

Ce ne sont donc pas les vues exprimées au fil des jours dans le cadre de ce blog qui sont minoritaires : elles reflètent une majorité représentant entre deux tiers et quatre-vingt pour cent des populations en France et au Royaume-Uni, ce sont au contraire les média – et, plus encore qu’eux, les politiques – qui expriment des sentiments que seuls vingt pour cent à un tiers de la population partagent.

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115 réflexions sur « Une majorité représentant entre deux tiers et quatre-vingt pour cent de la population »

  1. Une majorité de Français se rend compte aujourd’hui qu’ils ont été floués? Certes, c’est le mérite de cette crise de montrer même aux plus obtus la filouterie du système, la duplicité des banques, des institutions financières, des « élites », bref, de ce qui mène le monde depuis bien longtemps.
    Mais au delà, est-ce vraiment cela qui compte? Etre révolté par une situation, ce n’est pas nécessairement s’intéresser à ses tenants et aboutissants, ni à plus forte raison les comprendre, même de façon sommaire. Là est je pense la distinction entre cette écrasante majorité et l’infime minorité qui fulmine sur ce blog et quelques autres.
    N’analysant pas les causes de cette situation, cette vaste majorité risque fort d’être leurrée demain par des remèdes qui tueront le malade comme elle l’a été hier lorsqu’on lui inoculait la maladie du crédit sous couvert de vaccination anti-paupérisation…

  2. Bonjour, je porte à l’attention de tous, et spécialement de M. JORION, un article intéressant et très bien écrit, de Romain Limouzin, étudiant à l’Ecole des Ponts ParisTech, vainqueur du Prix de l’entreprise 2020, un concours organisé par l’Institut de l’Entreprise, en partenariat avec « Les Echos », auprès d’étudiants invités à imaginer « l’entreprise en 2020 ». Le jury était présidé par Michel Pébereau, président de l’Institut de l’Entreprise.
    Certes cet article est plein de cet esprit un brin utopique (c’est un moteur de la création qui semble accepté ici), et dans son contenu même, il reste encore quelques « cailloux dans les chaussures », sans parler de « l’enfer, toujours pavé de bonnes intentions », même en 2020 ; mais il me paraît être une bonne contribution aux débats qui s’écrivent sur ce blog !
    A lire donc : http://www.les-cercles.fr/economie/economie-societe/politique-economique/1471-vers-l-entreprise-en-forme-de-saule-pleureur

  3. Ce billet ne m’étonne pas beaucoup.
    Les interventions que je fais pour une réforme du système financier, il est vrai davantage hors d’Europe qu’en France, m’ont fait comprendre, et de façon croissante depuis environ 2004, que la critique du système financier passait de mieux en mieux (bien sûr à part quelques uns, vraiment archi minotitaires, peut-être « trop spécialisés »). À présent les circonstances parlent d’elles-mêmes et se chargent toutes seules de la démonstration.

    C’est pourquoi, lorsqu’on a dans ses baggages l’appui d’un remède, non pas théorique, mais d’un remède élaboré sur des bases économiques et industrielles expérimentales et pratiques, non seulement cela apporte des éléments et des structures de fonctionnement irremplaçables à ceux qui cherchent en tatonnant des réponses sérieuses à leurs préoccupations oh combien justifiées, mais en plus, cela vous place, quoiqu’il en soit, au centre du sujet principal ici bas: la clé de la distribution et de l’ACCESSION aux biens et aux services produits se trouve dans un système financier élaboré pour ce but-là – d’accession aux produits -, ET PAS D’AUTRES. Donc le but est l’accession (pouvoir d’achat) aux produits, en particulier aux produits de base. C’est à dire, pédagogiquement, l’élucidation et le dévoilement de points précis du traitement de la monnaie, depuis son apparition, puis la discrimination entre ses ciruits vitaux et ses circuits superflus et hautement risqués pour les presque seuls producteurs des biens. Des biens pourtant indispensables. La discrimination dans confusion (confusion entretenue? Sans doute) entre ces deux circuits financiers, l’un vital, l’autre « roulant pour lui-même » générant des profits financiers sans produire un grain de blé, est indispensable, et ce, jusqu’à l’annulation de la monnaie en question après les VRAIES transactions.

  4. Si une très grosse majorité des 160.000 lecteurs de ce blog s’unissaient afin de bâtir un projet qui puisse être porté politiquement par un candidat crédible… Rêve idiot ? Même ici trop de différences d’approches, d’individualismes ? Je ne peux y croire, car ici, même si différents, on trouve des niveaux d’instruction et d’information qui vont dans un sens commun.
    Alors Mme Lepage ou quelqu’un d’autre peu importe(enfin, pas tout à fait…), mais unissons nos forces pour aider à construire un projet, quite à séparer l’aspect projet du blog porprement dit (mélange des genres et collage d’étiquettes). Et… Unissons nos voix ensuite… Je sais, 160.000, c’est pas un gros pouillème de pourcentages, mais si tous les gars du monde voulaient bien se tenir la main…

  5. Oui nous sommes tous responsables !
    Nous savions et nous n’avons rien fait !
    Nous savions que les banquiers sont des voleurs, ma grand-mère le disait déjà.
    Et nous les avons laissé faire.
    Nous avons cru à leurs belles promesses : votre argent sera en sécurité chez nous, vous ne craindrez plus les cambriolages, sans comprendre le fameux « votre argent nous intéresse » qui prend tout son sens aujourd’hui.
    Oui, nous sommes tous responsables d’avoir voté pour des politiques qui nous ont livrés aux banquiers en produisant des lois iniques pour nous obliger à ouvrir un compte en banque (si vous voulez toucher ne serait-ce que 50 € d’allocation logement il vous faut un compte en banque !).
    Oui, nous sommes tous responsables d’avoir cru à tous ces discours « sécuritaires » : attention, si vous ne faites pas ce qu’on vous dit votre argent ne sera pas à l’abri des voleurs de grands chemins !!
    Mon grand-père maraîcher, lorsqu’il revenait de vendre ses légumes au marché avec sa recette, n’a JAMAIS été attaqué!!
    Certains vont me dire qu’aujourd’hui il courrait plus de risque.
    A ceux là je pose la question : combien de marchands ambulants (ceux qui vendent sur les marchés) se sont fait agresser cette semaine ?
    Oui, nous sommes tous responsables d’avoir cru leurs belles promesses de « faire de l’argent avec de l’argent »!
    D’avoir cédé aux chants des sirènes bancaires « ouh! ouh! par ici les plues values! rentabilité maximum! »

    Aujourd’hui, les sirènes sont celles des pompiers et c’est le tocsin qui sonne !

    Mais comment revenir en arrière?
    La machine à remonter le temps n’existe pas.
    (Si elle avait été inventée dans le futur, j’espère que quelqu’un s’en serait servi alors pour modifier notre passé et donc notre présent; mais alors le futur aussi!)
    Retirer nos sous, oui, mais c’est l’histoire de l’amont et de l’aval.
    Il faudrait peut être d’abord les empécher de rentrer!

    1. @ louise dit 20 janvier 2010 à 15:42
      Vous avez raison lorsque vous dites « Il faudrait peut être d’abord les empêcher de rentrer! »
      Malheureusement trop de personnes, surtout parmi celles nées après 1950, se jettent elles-mêmes dans la gueule du loup en voulant « jouir sans l’entrave du manque d’argent» tout de suite, ce qu’offre le crédit. C’est une question d’éducation telle que les pensées de 68 ont pu engendrer. La morale et la sagesse populaire d’antan, apprenaient aux enfants à réfréner leurs désirs. Avant d’avoir 21 ans il y avait beaucoup d’interdits qui n’empêchaient pas, en final, les gens d’être heureux. C’est une question d’éducation. Je vous ai également répondu ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=6818#comment-50600

  6. Bonjour,

    @ Michel-Aix en Provence :

    Cette vision idéale-narcissique-romantique me semble receler plus d’un danger pour l’avenir. Outre qu’elle est très « pré-formatée », elle ne mentionne aucune limite à la notion de « travail » et de « ressources humaine ». Le bonheur au travail ou le travail au bonheur ?
    Je ne suis pas sûre que les étudiants des grandes écoles soient les mieux placés pour décider de ce que sera l’entreprise de demain. Mais je peux me tromper. Mieux vaudrait, selon moi, rester dans un réalisme de bon aloi assorti de garantie limitant les excès en herbe, potentiels mais déjà tellement palpables.
    Par ailleurs, si l’on demande aux étudiants de grandes écoles (en l’occurence d’ingénieurs) d’inventer ce que sera l’entreprise (avec sa définition juridique) de demain, à quoi servent toutes les autres formations a priori plus idoines sinon à faire tapisserie dans un monde où seules les grandes écoles ont la parole. Permettez moi de rire, mais peut-être que la composition du jury (rien de moins que le grand banquier Michel Pébereau) en explique le résultat !

    Cordialement

    1. @ VB
      Ce qui est intéressant dans cette démarche , c’est plus l’état d’esprit qu’elle revèle de la part de l’école des Ponts, de M Pebereau ( et des ECHOS) que le projet en lui-même..
      En tout cas et pour revenir au propos de P Jorion, tous les signes « traditionnels », notamment toutes les études de prosepctive que notre entreprise utilise pour « pifométrer  » les tendances de moyen terme indiquent eds ruptures dans les comportements sociaux ( perceptibles à partir de 2005) ; dans le cas précis la crise a sans doute cristallisé un mouvement d’opinion latent que le sondage transcrit.
      Il suffirait d’ailleurs de lire les Echos de façon régulière pour voir ce retournement d’opinion .
      Par contre, beaucoup moins clair est l’interprétation qu’ on doit lui donner : sur ce point je ne suis pas sûr que l’on soit tous ici en phase avec l’opinion qui se forme actuellement
      amicalement

    2. Je comprends vos remarques et partage votre souci ; je prends moi-même une certaine distance avec ce que vous appelez la vision « idéale-narcissique-romantique » ; je pense cependant que toutes les pièces du puzzle contribuent à l’image finale, et qu’on ne peut rejeter a priori ce type de réflexion en la nommant par une agglomération de mots destinée à en diminuer la portée ou en décrédibiliser le contenu (qui lui, ne tient pas en 3 mots ;o). De même que votre jugement est légitime et acceptable, en tant qu’autre pièce du puzzle.
      En revanche, lorsque vous dites « je ne suis pas sûre que les étudiants des grandes écoles soient les mieux placés pour décider de ce que sera l’entreprise de demain », je ne suis pas d’accord ; au contraire, et c’est peut-être un problème pour la société française (voir le débat sur la mixité sociale et l’accès inégalitaire aux Grandes Ecoles), ces ingénieurs sont formatés avec pour objectif de constituer « l’élite » de la nation, qu’ils partent ensuite vers le secteur public ou privé… A moins de changements radicaux (mais attention là aussi à la vision « idéale-narcissique-romantique »), je fais le pari que la plupart d’entre eux seront des pilotes aux commandes en 2020 et après.
      Donc, il est intéressant de constater que, y compris dans ces sphères, il y a débat et expression d’une pensée qui rompt avec le management style fin du XXe.

    3. Bonjour,

      ce retour d’impression me faire forcément réagir puisqu’il a pour objet la remise en cause d’une réflexion et même davantage, d’un « système » qui comporte l’éternel débat des mots qui font peur « grandes écoles » etc…
      Autant l’on peut discuter sur les idées, autant le reste me laisse perplexe.

      je voudrais simplement préciser quelques points :
      1) ce concours était lancé à tous les étudiants de france, et en aucun cas réservé à une quelconque catégorie.
      2) la participation est complètement indépendante, et l’ecole en question ne revendique rien
      (est-ce normal d’être aussitôt catégorisé comme élève de grande école avant tout autre chose ? n’a-t-on pas le droit de donner son point de vue sur la société, mais aussi de faire partie d’une grande école sans que cela n’ai rien en commun ?)
      3) faut-il relever la remarque sur le jury ? faut-il préciser que les travaux étaient anonymes ?
      Au final, votre « si l’on demande aux étudiants de grandes écoles  » est-il totalement injusitfié, une reflexion citoyenne peut émaner de partout sans pour autant receler la quelconque manipulation d’un système sournois.
      Ce qui est plutot inquiétant, c’est au contraire de penser que chacun doit être à sa place. les juristes doivent parler de droit, les ingénieurs doivent construire des routes, et chacun mangera dans son assiette le soir en regardant la télé. Savez-vous que rentrer dans une grande école ne se résume pas à être bon en calcul ? Et quand bien même cela serait une condition nécessaire, cela occulte-t-il tout le reste ?
      Vous parlez de pré-formatage (et je ne nie pas qu’une éducation dans des établissements similaires peuvent favoriser des points de vue convergents) mais je ne peux m’empecher de constater que c’est un piège dans lequel vous avez déjà mis le pied.
      Encore désolé d’avoir répondu à la place de ceux qui aurait dû parler.

  7. De nos jours tout le monde travaille à la fois pour le bien de la société, les financiers, les banquiers, les traders, les politiques, les marchands, les consommateurs, les médias, les intellectuels, les historiens, les religieux les anticurés, les maçons de droite comme de gauche, les libéraux, les socialistes, les communistes, les écolos, les chômeurs, les travailleurs, les rentiers, les ronds de cuir, les fonctionnaires et autres dénominations de plus, malheureusement plus guère personne ne dénonce sa propre petite part d’ombre le premier, à vrai dire le mal vient toujours de l’autre à 100 % c’est comme avec le nouveau yahourt 100% bifidus ultra-actif.

    Evidemment de temps en temps il arrive parfois qu’une occasion se présente pour mieux de nouveau le faire entendre à l’autre, l’histoire se répète c’est bien l’aspect le moins noble de l’homme qui s’en frotte les mains.

    En tous cas nous aurons tous bien essayé en Majorité de vouloir faire le bien le contraire nous aurait étonné.

  8. @François Leclerc (entre autres)
    Vous vous insurgez contre le fait de qualifier l’ensemble des journalistes de « salariés du mensonge », soit.
    Il existe dans quelques médias hors quotidiens nationaux quelques individus dont la profession se trouve être « journaliste » et qui tentent, dans l’adversité, de maintenir un minimum d’éthique professionnelle.
    Mais prenons le cas de la journaliste Anne Michel du Monde qui, précisément, signe l’article, référencé en tête par Paul, « la crise signe le désamour entre banque et opinion » et faisons un peu d’analyse textuelle ensemble. Ce qui étonne, surprend dès le début, c’est le titre « désamour », registre de l’affectif concernant pourtant des faits qui sont souvent bien plus matériels (sonnant et trébuchant…) j’attendais pour ma part, le terme « fossé voire gouffre » quand le rapport est de 8O/20…
    Ceci n’est qu’un début dans la minimisation constante par l’auteur texte de l’ampleur des faits.
    « Les populations interrogées estiment que les banques n’accordent pas suffisamment de crédits à l’économie en dépit des injonctions politiques. Elles avouent une confiance limitée dans la solidité des banques(seuls 31% des Britanniques et 40% des Français les jugent solides…, un sentiment qui peut surprendre… »

    (le caractères gras et italiques sont de notre fait) Pour une fois ce sont des « populations » qui sont interrogées et non pas des personnes. Population c’est certainement plus populo, plus populiste que personne. Elles « avouent », elles n’affirment ni ne déclarent. Les populations n’expriment pas une position, « elles ont un sentiment » … quoi de plus rigoureux et pertinent pour la science économique et sa représentante patentée, la journaliste Anne Michel…
    Evidemment la rigueur méthodologique ne l’étouffe pas puisqu’elle peut,elle ,sans mourir de honte, étendre abusivement sa surprise et celle des siens à une vérité générale et poursuivre, en nous faisant éclater de rire, au moins les lecteurs de ce blog par « Alors que la crise financière commencée en 2007 est à peine achevée… 83% des Français et 71% des Britanniques considèrent qu’une nouvelle crise économique et financière pourrait se produire dans les prochaines années »

    La suite de l’article consiste en un commentaire, forcement avisé de la journaliste appuyé sur des extraits choisis de commentateurs offerts, en preuve, aux lecteurs forcement cultivés du journal Le Monde, sur les horreurs proférées par les populations.

    Voyons qui sont les personnes (forcement expertes et non sujettes aux sentiments, elles…) appelées à la rescousse par la journaliste pour tempérer, réduire, retourner, dissiper, la radicalité des faits assénés par ce sondage.

    Jérome Fourquet, directeur adjoint du département opinion et stratégie d’entreprise à l’IFOP
    (certainement l’interface entre le client commanditaire du sondage et l’entreprise de sondage elle-même, je suppose…. )

    Que dit ce monsieur ? « Il y a un satisfecit adressé aux gouvernements »

    Pour lui, c’est ça le résultat… Que la réponse soit adéquate ou non lui importe peu à ce garçon…

    Il le dit d’ailleurs plus loin : « si les gouvernements souhaitent aller plus loin dans l’adoption de mesures symboliques ou plus coercitives… »
    Je n’ose pas faire le rapprochement avec les « injonctions politiques » citées plus haut par Anne Michel

    « Ce regard croisé sur le secteur bancaire » est « l’opinion de l’homme de la rue » ce n’est pas celui du citoyen, catégorie certainement trop politique pour notre commentateur.

    Suit un commentaire de la journaliste qui modère encore le propos de cet expert pourtant déjà bien tiède et n’hésite pas à « malmener » la réalité en osant écrire : « En France, l’argent public a servi, pour l’essentiel à maintenir l’offre de crédits bancaires aux ménages et aux entreprises ».

    C’est certainement pour cette raison que la même journaliste dans un article voisin s’interroge sur la volonté de certaines entreprises de se doter de structures bancaires alternatives…

    Schizophrénie quand tu nous tiens…

    Et cerise sur le gâteau, last but not least, intervention conclusive de l’indispensable Jacques Marseille, expert apolitique bien connu et néanmoins membre du comité de soutien à Nicolas Sarkozy. Il est présenté ici comme historien et donc replaçant tout cela dans la longue durée historique, si, si… (Braudel ne te retourne pas dans ta tombe…) « Les Français n’ont jamais aimé les banques »

    Autrement dit,les Français sont chamailleurs, c’est bien connu… c’est certainement la contribution de Jacques Marseille au débat sur l’Identité Nationale

    En conclusion nous préférons bien sur le sentiment des populations aux opinions des experts choisis par les journalistes.

    Quand à la généralisation sur les journalistes, pour ne prendre que le journal Le Monde nous aimerions que vous nous citiez ne serait-ce qu’un seul nom, de la « séquence » économie du journal qui ait une prose un peu moins mensongère que celle d’Anne Michel….

    1. Ma fréquentation des media est très critique, les fréquentant assidument et ayant été de ce monde.

      Mais je n’envisage pas de noter les journalistes, suivant cette pratique qui consiste à établir le classement des lycées, des hôpitaux, etc… , suggérant de se précipiter pour accéder aux meilleurs. Pour moi, ils doivent tous être bons et je sens dans ces notations des relents qui ne me conviennent pas.

      Je les lis donc tous les journalistes, sans discrimination, avec un même point de vue critique. Ni palmarès, ni pilori !

      Par contre, je suis toujours intéressé à comprendre les mécanismes de la production de l’information, surtout quand ils ont pour conséquence d’affaiblir la qualité de celle-ci et de chercher à l’orienter.

      Enfin, j’apprécie qu’Internet (et le monde des blogs) favorise les échanges, les questions, les remarques et crée la possibilité que s’instaurent entre rédacteurs et lecteurs de nouveaux rapports bien plus équilibrés et productifs, ouvrant des frontières qui étaient auparavant étanches.

    2. @François,

      Elles étaient pas plutôt hermètiques les fontières pré-blog ?

      :°)

      Sinon, totalement d’accord avec l’animal en tout cas, quant à son analyse de texte ! Je conseille à tous ceux qui ont envie de comprendre la « fabrication du journaliste », de lire l’excellent ouvrage de François Ruffin : les petits soldats du journalisme.

      En clair :

      Les écoles reconnues sont privées donc les journaleux sont généralement issus de milieux sociaux favorisés.

      Les écoles formatent plus qu’elles n’invitent à la réflexion, il en sort des bataillons de « chiens de garde » pas vraiment prêts à mordre la main qui les nourrit.

      etc.

      Pour ma part je préfère m’intéresser aux structures plutôt qu’aux individus, ce qui signifie que lorsque la presse est détenue en majorité par de grands groupes capitalistes (banques, marchand d’armes, luxe etc.), il ne faut pas s’étonner de lire des articles plus proches de la communication que du journalisme…

      Cher animal il est difficile de reprocher aux journaleux d’être aux ordres quand l’alternative est si peu présente, tout le monde peut pas bosser au Diplo, au Canard, ou à Backchich…

      Et encore, lorsque la ligne éditoriale est plus « en accord » avec la façon dont tu souhaites exercer ton métier, c’est souvent des petits canard qui te permettront jamais de bouffer.

      Ce que l’on oublie trop souvent quand on tape sur les journaleux, c’est que la très grande majorité crève la dalle…que c’est un putain de parcours du combattant quand tu proposes des piges et que si tu n’es pas dans la ligne y’a 100 mecs derrière toi prêt à prendre ta place.

      Sinon de ma promo (obscure école de journalisme en contrat de qualification, donc pas de diplôme), une seule est encartée. Elle est SR chez Hachette et bosse pour …Public (et ouais le magazine people), et franchement corriger la logorrhée Public c’était pas vraiment son ambition…, elle gagne avec ses piges moins de 800 euros/mois, réclamer une augmentation effective (un truc du genre 1 centime d’euros/page obtenu par les syndicats) la RH de chez Hachette l’a comparé à Arlette Laguillet…

      La réalité d’un max de journaleux est plus proche de ça que le bling-bling de quelques rédacteurs du Monde (qui seront de toute façon très bientôt eux aussi au chômage grâce à l’excellente gestion de quotidien par le trio Plenel, Colombani, Minc !).

      Maintenant j’ai envie de terminer sur un dernier point : Citoyen, t’as la presse que tu mérites…Où étaient les lecteurs pour dire que la presse gratuite allait bouffer leurs quotidiens ? ( meuh nan ils ont bien contents de lire gratos de la depêche au km dans le tromé)

      Où étaient-ils quand il eut fallu protester contre la place de plus en grande occupé par la pub comme moyen de finacement ?

      Où sont-ils les lecteurs prêts à payer pour une info de qualité ?

      arf, crevé en sortant du boulot moi, je vais mater le JT…

      Quand la rédac de France 3 aura été privatisée il ne vous restera que les yeux pour pleurer…prêt à vous bouger l’animal ?

    3. L’expression consacrée est bien hermétique, dont acte.

      Mais étanche n’est pas réservé aux liquides et aux gaz ! (par exemple, dans : séparer sa vie de famille de son activité professionnelle par une cloison étanche).

      Nous serons bien d’accord, les clichés sont une des plaies vénielles du journalisme !

    4. @ un animal moins égal que les autres:

      Votre « décorticage » du texte en cause est époustouflant…
      Auriez-vous quelques liens avec Acrimed ?
      En tout cas, vous dites avec maestria ce que je
      ne perçois que confusément depuis longemps.
      ( Je ne lis du Monde que ceux que je trouve dans les poubelles.)

      Sur le fond, pourquoi la journaliste ne s’en tient-elle pas
      simplement aux faits ? L’enseignement du sondage,
      correctement résumé dans le titre, en devient distordu.
      Comme si le texte visait à désamorcer une réalité inconfortable.
      (inconfortable pour ceux qui semblent, peut-être,se poser en faiseur d’opinion.)

      Un petit élément d’un grand complot ?
      Un intellectualisme chatoyant mal placé ?
      Un certain reflet d’une ‘ambiance’ idéologique,
      au moins celle du chef à qui ne pas déplaire…

      Je crois que cet article, plein d’enseignements,
      est à rapprocher des tribulations de notre hôte
      avec J.C. Casanova. On retrouve le spécialiste
      réécrivant l’histoire à sa façon.

      Ce refus d’un réel multiple et prosaique me semble
      une caractéristique négative d’une période noire
      pour la compréhension de l’ actualité. Nous le paierons,
      soyons en sûr.

    5. @ ghost dog : les structures me dépassent. Je ne suis capable
      voir que le résultat final. Dans ce qui me préoccupe,
      c’est-à-dire la perte de confiance que j’ai vis à vis de certains journaux et
      journalistes ,se fixer sur les structures ressemble à une fuite en avant.

      Il faut reconnaître que l’ ‘animal’ a trouvé un exemple parfait.
      Pourquoi l’ auteur (e) ne s’est pas limité à la réalité du sondage ?
      La chose est simple, droite et relativement claire.
      De toutes autres analyses auraient pu naitre au lieu
      de tenter d’y plaquer la doxa commune. C’est, en plus,
      méprisant pour le lecteur : trompé par le titre et sans doute
      d’une intelligence insuffisante pour penser seul dans le droit chemin.

      ( désolé pour ma méthode d’obtention d’un journal;
      en fait, ma fille me fait parvenir presque régulièrement des paquets
      du Monde- elle y est abonnée. N’empêche qu’ il s’agit
      d’une interception sur le chemin de la poubelle.
      Le destin de certains journaux : cela ou envelopper le poisson.)

      @ François Leclerc:
      Il faut constater, sans généralisation hative, que l’ ‘animal’
      ( un animal moins égal que les autres) a trouvé un cas exemplaire.
      Vous dites abstention d’attaque à la personne.
      Vous avez écrit une forte affirmation concernant
      le Président de la BCE. Bien entendu, je vous crois.
      et s’agissant d’une opinion, je la partage.
      S’agissant d’un fait , je n’ ai pas trouvé une source
      qui en discute ou l’évoque.
      J’aimerais volontiers que vous en disiez plus.
      Vu les responsabilité du personnage, je pense que
      ce serait – l’accusation supposée vraisemblable- un fait qui devrait mériter
      plus qu’ une simple remarque. Comme souvent,
      le détail révèle le diable- le détail et non la structure.

      Ne vous trompez pas : tout ce qui précède est amical.
      Je crois que la tromperie (= double language) du Président de la BCE
      serait un fait important.

      [ président BCE champion double language:
      François Leclerc, 16 janvier 2010 à 11:49 ]

    6. @L’animal qui ne se prend pas pour un cochon

      Belle analyse, merci. Je me disais cet aprèm’ justement que ça serais sympa que les contributeurs d’ACRIMED commentent un peu sur ce blog 🙂

  9. Rebonjour,

    @ Claude Roche :

    Certes : serait-ce à dire que la réalité l’emporte finalement sur la fiction ?

    @ Michel-Aix en Provence :

    Cher Monsieur, on vous sent inquiet, me tromperai-je ? L’élite dont vous parlez a fait ses preuves : dans tous les sens du terme. Je ne parle pas d’individus en particulier mais du système de formatage en général, qui se génère depuis des décennies (c’est presque une mauvaise habitude en France : ne devrai-je pas parler de siècles ?) de façon tellement efficace qu’il est devenu héréditaire, avec pour vitrine quelques entrées nouvelles relevant de l’idéologie. Quant au « débat et expression d’une pensée qui rompt avec le managment fin XXème » : la date n’est pas si lointaine et les mêmes hommes sont toujours là : chassez le naturel et il reviendra au galop. Qui croyez vous tromper ?
    S’agissant du contenu du texte « qui ne tient pas en 3 mots » : ça fait un moment que l’on goûte de la chanson : plus les choses sont complexes, opaques et meilleure l’avenir est garanti… Comme vous le dites, l’enfer est pavé de bonnes intentions.
    Ne croyez pas que je prêche pour un changement radical, bien qu’un certain nombre de personnes bien intentionnées se soient appliqué à le rendre quasi nécessaire, mais les faits économiques, politiques et sociaux sont têtus ! Sur le fond, il y aurait, et j’aurai, beaucoup à dire : à cet égard, je vous engage à continuer à lire avec attention ce blog constitué d’esprit libres, si tant est que la liberté existe, il va de soi.

    Cordialement

  10. Pour en revenir au sujet premier du billet,

    Il apparait clairement que la  » Confiance  » n’est pas prêt de revenir de sitôt comme quoi ils auraient pu y réfléchir à deux fois quand même avant de penser à eux, surtout que ces gens là ne sont pas du tout les premières personnes à être touchés moralement et dans leur chair par la crise, cela dépasse quand même l’entendement et le bon sens …

  11. @François Leclerc (bis)
    Loin de moi l’idée de noter des journalistes comme des lycées ou des hopitaux, j’ai certainement du mal me faire comprendre ou mal m’exprimer. Ce que je veux dire c’est que je ne vois aucun article d’aucun journaliste qui dans la presse quotidienne nationale française ne soit pas truffé de ce genre de distorsion que vous qualifiez généreusement d’affaiblissement de la qualité. Ce qui n’est pas le cas dans la presse anglo-saxonne tel l »Herald Tribune » ou le New York Times ».
    Je partage, bien sur, avec vous l’appréciation que vous portez au sujet d’Internet et de la possibilité d’échanges,questions et remarques. (Il faut noter que « Le Monde » n’autorise que les commentaires de ses abonnés, c’est certainement porteur d’une certaine idée de la démocratie libérale… à la française…, ce n’est évidemment pas le cas pour le Guardian,le Telegraph, le New York Times, le Financial Times, El Pais, La Republica…)
    J’aimerais vous voir plus explicite quant à la nature des relents que vous ressentez.
    Est-ce que le fait de considérer un journaliste comme responsable des propos qu’il ou elle écrit, avec l’accord de la rédaction en chef, vous trouble?
    Si j’écrivais que j’aimerais qu’un jour des individus comme Jean-Claude Trichet ou Michel Pébereau puissent être tenus pour responsables des conséquences néfastes directes de leurs actes sur l’existence de centaines de milliers d’êtres humains ( ceci sans aucune animosité ou velleité de vengeance) cela sonne-t-il pour vous avec le même relent ? En termes plus académiques ou plus cachés, c’est ce que nos experts financiers en calculs de risque appellent le « facteur d’émotion » , qui est en voie de « computation » en Grèce ou en Islande.
    Ce que d’autres, « certainement dinosaures d’un temps révolu » appellent tout simplement « la violence de classe »; en somme l’expression réelle d’un rapport de force réel qui régit la fixation monétaire du « coût salarial ». Les mêmes qui ont, parfois, essayé d’abolir ce rapport salarial et d’instaurer des rapports humains fondés sur un autre registre que celui de la domination… Sans succès… jusqu’à présent…

    1. Je suis d’accord avec vous sur tout sauf la fin. Je ne crois pas très possible des rapports humains qui ne seraient pas peu ou prou fondés sur la domination. Je pense qu’on ferait mieux de réfléchir à des formes de domination plus civilisées, moins désagréables pour le dominé (sachant que ce terme ne s’attache pas à une personne mais à un rôle dans le rapport, qu’un dominé peut être dominant dans d’autres rapports, etc). Par exemple, en ne confinant pas une personne toujours au même rôle de dominé dans tous ses rapports humains ou inventant des formes de domination plus agréables. Un peu comme dans les rapports amoureux. Je délire peut-être ceci dit…

    2. Je considère les journalistes comme parfaitement responsables de ce qu’ils écrivent et signent. Et je ne me prive pas d’avoir mon opinion sur leurs papiers. Mais j’évite soigneusement les attaques ad hominem.

      L’approche que je privilégie n’est pas celle de la recherche des responsabilités individuelles, lorsque j’analyse le traitement de l’information. Je m’intéresse, plus généralement, aux mécanismes de fonctionnement de celle-ci. Me demandant où et comment ils pourraient être révisés. N’ignorant ni la grande diversité de la presse et de la profession, ni ce qui peut les différencier, par exemple dans le monde anglo-saxon auquel vous faites à juste titre référence (sans oublier le Daily Mail !)

      Un exemple: l’une des conséquences de l’audience des journaux télévisés, et du nombre réduit de sujets traités durant ceux-ci, a été de privilégier dans les media, et dans les agences de presse, les dominantes de l’actualité, appauvrissant la couverture globale de celle-ci. Un autre: les difficultés financières des medias les ont amené à réduire de manière importante le nombre de leurs correspondants étrangers, les faisant se reposer sur les agences qui, pour l’essentiel, s’en tiennent au factuel. Ou bien à fortement restreindre les reportages, et à en supprimer presque le genre, avec les mêmes conséquences. Ou à limiter les temps d’enquête, réduits à la portion congrue.

      Il y a ce qui est de l’ordre du contrôle et du bouclage des rédactions, de la pression des annonceurs, de l’auto-censure des journalistes et de leur conformisme. Toutes choses très importantes et qui doivent être dénoncées. Il y a aussi des logiques crée par les conditions d’exercice de la profession, par exemple des relations incestueuses entre monde politique et journalistes, ou entre ceux-ci et le monde des entreprises et des affaires.

      Il existe aussi d’autres dictatures qui ne sont pas sans conséquences. Celle des papiers courts, dont on devine les conséquences, par exemple. Ou bien résultant du comportement moutonnier des encadrements, induisant des choix de sujets traités répétitifs et copiés sur la concurrence ou le voisin. Etc., etc.

      Quant, aux relents, à propos desquels vous souhaitez que je m’explique, ils ont comme origine l’idéologie du mérite en réalité usurpé, de la compétition dans les faits faussée, avec son hypocrisie et ses conséquences inégalitaires. Induisant l’idée qu’il faut se battre et se réserver le meilleur, car il n’y en a pas pour tout le monde. La création de pôles universitaires d’excellence prévus par le grand emprunt national est très exactement de cette veine.

  12. Bonjour Monsieur JORION,
    Vous êtes un maitre de lucidité, aussi je vous propose d’ajouter à votre discographie :
    « Where have all the good times gone » des KINKS (1969)
    Outre la mélopée superbe et dylanienne, la prémonition de Ray DAVIES :
    « Well, once we had an easy ride and always felt the same
    Time was on our side and I had everything to gain (..)
    Won’t you tell me
    Where have all the good times gone? »

  13. @François Leclerc

    En ce qui concerne « pour qui écrit-on et comment ? », il suffit de pratiquer quelques entretiens pour savoir clairement d’où vient la censure .  » Ne l’écrivez-pas sinon je vais me fais virer…ne dites plus ça , ça ne se dit pas , ne parlez-pas d’argent , etc » Alors qu’en interne , la coupure va prévaloir d’abord sur des questions de forme  » ton papier? trop long »
    ou alors « pas tout à fait ça (sous-entendu pas dans le style maison ) »
    Le média qui ne parle pas à ses lecteurs de ses lecteurs est évidemment beaucoup plus libre , et les médias étrangers sont forcément mieux , « ils ne risquent pas de parler de nous ».

    Lacan demandait qui écrirait le pamphlet « de l’indifférence en matière de politique  » digne d’un Lamennais . Le remue-méninges de ce blog a en tout cas bien commencé en matière d’indifférence en matière d’économie , pourvu que ça dure .

  14. @François Leclerc (ter)
    l’inquiétude me gagne, comment ai-je pu vous faire penser à une quelconque approbation personnelle de l’idéologie du mérite?
    Je ne saurais exprimer mieux que Patrick Massa dans un remarquable article de la revue permanente du Mauss « Vae Victis, la face sombre de la méritocratie » ma position à propos de celle-ci. http://www.journaldumauss.net/spip.php?article613

    1. Nous sommes en plein malentendu et j’en suis désolé. Je n’ai jamais pensé que vous étiez à l’origine des relents que je percevais. J’avais élargi ma réponse à des considérations plus générales et vous n’étiez absolument pas en cause.

  15. La défiance risque de s’incruster :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/20/la-france-devrait-connaitre-un-chomage-eleve-pendant-au-moins-cinq-ans_1294456_3234.html
    « ce sont des ménages qui feront défaut sur de la dette immobilière. C’est un processus beaucoup plus long que celui qui a lieu sur les marchés financiers, mais qui peut peser lourdement sur des bilans bancaires déjà fragilisés. »
    Equation (à multiples inconnues) :
    – 1 million de chômeurs en fin de droit prévus en 2010 (dont 38% relèveraient seulement d’une prise en charge de la solidarité, ASS ou RSA),
    – chômage élevé et durable (dixit l’OFCE),
    – mensualités de remboursement (très) élevées pour les ménages propriétaires, endettés jusqu’au cou : avec la bulle immobilière des années 2000, les taux ont monté AVEC les prix, y compris après 2006 et le début de la fin de l’augmentation des prix (décalage),
    – qui provoquera des niveaux de remboursement mensuels ‘toxiques’ en cas de chômage durable pour les ménages propriétaires, à fortiori en fin de droits,
    – ceci provoquera alors une mise sur le marché immobilier importante de biens à vendre, rapidement (pour tous ceux qui n’auront pas pu racheter leurs prêts et tenir), avec des prix en chûte (du fait de l’obligation de remboursement des mensualités, sinon saisies hypothécaires par les banques), sans espoirs de plus-values véritables pour les derniers arrivés (qui paieront le prix maximal, pour tous ceux qui ont vendu, avec plus-values, auparavant),
    – ce qui entrainera dans ce sillage une rechûte importante des prix de l’immobilier en premier lieu de l’occasion ;
    – qui provoquera une crise sur l’immobilier ancien (sauf à prévoir un PTZ doublé dans ce secteur, ce que le gouvernement refuse d’envisager) et par répercution sur le neuf (baisse des prix moyen de vente, malgré les effets d’aubaine induits fortement par le dispositif Scellier, ou à cause de ce dispositif en renforçant la spéculation sur le locatif, déjà saturé),
    – induira des défaillances d’entreprises dans le secteur du BTP mais aussi des banques, qui, pour dissimuler les pertes de valeurs de ses actifs dans l’immobilier (et des faillites dans le BTP), se rattrapera ‘sur la bête’ en augmentant les taux de crédit immobilier (ou augmentera ‘ses paris sur les prix’ et donc son niveau d’instabilité financière par une leviérisation croissante) …
    – renforçant ainsi le cycle de dépression de l’immobilier, en rendant impossible l’accès à l’achat immobilier des particuliers, sauf à ‘imposer’ de fait un nouveau cycle de baisse des prix de vente et …
    – etc. etc. etc.

    L’OFCE a raison (au moins sur ce point) : « C’est un processus beaucoup plus long que celui qui a lieu sur les marchés financiers, mais qui peut peser lourdement sur des bilans bancaires déjà fragilisés. »
    Mais l’OFCE ‘oublie’ néanmoins de préciser que les dits bilans bancaires les plus touchés risquent d’être en premier lieu ceux des propriétaires et des particuliers.
    En quelque sorte, c’est l’effet ‘revolving’ de la bulle immobilière des années 2000, alimentée par les banques et le crédit à foison (et cher in fine), qui nous arrive en pleine face, aussi sûrement que la baisse des prises en charge publiques et la hausse des impôts et taxes.
    On n’est donc pas prêt de finir de ‘haïr’ les ‘banksters’ …

    J’ai tout faux ou j’ai rien compris (ou les deux) ?

  16. après les déboires du canal de Panama, les petits épargnants-joueurs-prêteurs se sont offerts ont connu les délices de l’emprunt russe..
    je sens comme un parfum de troisième république dans cette ambiance très incestueuse entre information-communication, politique et finance.

    la question est: est-ce que le mouvement spéculatif, avec la forme qu’il a revêtue aujourd’hui, est bien inscrit fonctionnellement dans le capitalisme?
    avec comme subsidiaire pratique: comment faire cesser les flux spéculatifs, les interdire, les rendre impossible.
    et comme certitude qu’une telle mutation ne sera pas obtenue par les urnes, celles auxquelles l’on est régulièrement convié pour cautionner le système pour un non-choix.

    après ou avant, on peut pendre les banquiers si on veut ou leurs factotum pour se faire plaisir pour pas cher.

    ________$**

    il est vrai qu’une circulation très rapide (de la monnaie) peut donner l’illusion d’une démultiplication de celle-ci. si {m X V} varie selon une accélération linéaire, c’est la multiplication des pains (au chocolat) ou la création ex nihilo.
    et avec quelques opérateurs appropriés, vulgaires outils arithmétiques élevés au rang d’objets d’ingénierie financière, création de richesse virtuelle.

    ——–¥¥

    mon problème urgent est d’aider le Congolais à ne pas se faire davantage tondre par le FMI, soit les institutions financières des USA j’ai trop mal à mon A-fric

  17. Précision concernant la baisse des prix immobiliers et la baisse des revenus disponibles. Si on se base sur la courbe de Friggit (http://www.immobilier-danger.com/Courbe-de-Friggit-024.html), on constate que depuis 2008 l’indice chûte, parce que les prix immobiliers à la vente sont inférieurs aux revenus disponibles.
    Néanmoins, si dans les mois à venir, on serait amené à constater un chûte moins importante de cet indice voir même une stabilisation (un ‘méplat’ en quelque sorte), cela pourrait aussi très bien indiquer … que le pire se prépare, à savoir une chûte des revenus disponibles plus rapide que la chûte des prix de l’immobilier, confirmant ainsi que la vague de l’impact d’un chômage massif et durable est venu percuté l’immobilier. Une seconde chûte de l’indice (principalement des prix cette fois), plus rapide et plus forte, pourrait alors se constater ensuite.
    On en a eu un (petit) aperçu vers 1993-1994 pour l’Ile de France et surtout Paris, avant que l’indice ne poursuive sa descente jusqu’en 1998, jusqu’à ‘retracer’ les 50% restants de la baisse depuis 1990 (et dépasser très légèrement la limite basse du tunnel à 0,89).
    A moins que le gouvernement décide de stopper le dispositif Scellier pour l’investissement locatif (déjà saturé dans de nombreuses régions), pour créer un doublement du PTZ au profit de l’immobilier ancien, tout en repoussant la fin du doublement du PTZ à la fin 2010 (et non fin juin 2010 comme prévu actuellement).
    Mais c’est fort improbable : si le dispositif Scellier coûte très cher (au contribuable) et qu’il contribue à récrer une bulle spéculative (sur le locatif cette fois), il est aussi très ‘nécessaire’ à la clientèle du gouvernement.
    Et ça, voyez vous, c’est quand même bien plus important que de sauver des chômeurs propriétaires en fin de droit et endettés jusqu’au cou, non ?

  18. @François Leclerc

    A propos de « l’analyse du traitement de l’information », je vous conseil la la lecture de: « Tous les médias sont ils de droites? »
    Le reproche que je lui ferais c’est qu’il y a pas mal d’exemple sur la campagne 2007 et que le lire aujourd’hui ne doit plus être aussi percutant qu’à sa sortie. Reste le site d’Acrimed mis à jour régulièrement (mais vous le connaissez surement je me trompe?).
    Pour ce qui est du premier commentaire de l’animal Benjamin, ce ne sont pas des attaques « Ad hominem » pour moi, mais des attaques ciblées. Ça n’est pas la personne qui est attaquée, mais ses propos et la thèse qu’elle défend.

  19. @ un animal moins égal que les autres 20 janvier 2010 à 18:01
    @ François Leclerc 20 janvier 2010 à 18:30
    @ghost dog 20 janvier 2010 à 19:35 et aux autres
    Il n’y a peut-être qu’une solution de valable. Il faut diversifier ses sources d’informations et écouter les messages qui y sont véhiculés et parfois mis en forme de manière intentionnelle pour orienter et faire l’opinion. Personnellement, je me suis imposé depuis plusieurs décennies de lire la presse de gauche autant que celle de droite et vis versa. En venant sur le ce blog, j’ai testé son ouverture d’esprit en émettant des avis nettement opposés à ceux qui s’y trouvaient le plus souvent exprimés, ce qui m’a valu quelques agressions mémorables. J’en ai conclu que ses animateurs n’étaient pas sectaires. En partant de là, je n’hésite pas à exprimer mes vues essentiellement issues de mon expérience. Chacun peu puiser dans mes interventions des témoignages le plus souvent vécus assortis des leçons que j’en ai tiré et prendre cela comme des dons de ma part, même s’ils n’apparaissent pas d’une grande valeur.

    Ainsi, j’ai lu ce jour un article d’Alain-Gérard Slama dans le Figaro du 20/01/2010 qui parle entre autre de Paul Jorion, un des premiers cités dans une liste d’hommes qui semblent être pris en considération par ce journaliste, écrivant dans un journal de droite. Quelle leçon en ai-je tiré ? Que ceux qui sont pétris d’a priori de classement se nuisent à eux-mêmes avant de nuire aux autres en ayant à tout jamais classé un homme, un journaliste, un journal, un homme politique, dans une case qui le voue, à ses yeux, à être pour toujours un bon ou un mauvais.
    A mes yeux tous les hommes sont fondamentalement les mêmes et doivent être vus a priori comme animés de bonnes intentions. Les moins bons sont ceux qui, une fois pour toute et quoi qu’on puisse leur démontrer, ont décidé qu’ils ne changeraient jamais d’avis. Pour avoir des chances de devenir bon, il faut me semble-t-il, être prêt à entendre l’avis des autres et à changer d’avis éventuellement. C’est une caractéristique commune aux « meilleurs » que j’ai pu rencontrer.

  20. Information à vérifier: moins de 100 personnes détiennent 42 % des droits de vote du CAC40

    http://fr.novopress.info/46063/finance-98-personnes-detiennent-43-des-droits-de-vote-du-cac-40/

    Si c’est vérifié, on voit qu’un grand chambardement ne dépend vraiment que d’une volonté poltique. Si l’on veut éviter les délocalisations, en sus de la TVA sociale et d’une liste plus ou moins grise de pays, on sait ce qu’il reste à faire.

    Cordialement, Bruno Lemaire.

  21. @Paul Jorion

    à quand un sondage portant sur les questions suivantes :

    1° Accepteriez-vous la suppression totale et définitive du crédit
    – crédit à la consommation ? Oui non
    – crédit à l’investissement ? oui non
    Accepteriez-vous la suppression totale et définitive des banques ? oui non

    2° Accepteriez-vous l’interdiction totale du contrôle de l’argent public par les élus, quels qu’ils soient ?
    Accepteriez-vous la renonciation totale et définitive à toute sorte de modèle planificateur étatique (quelles qu’en soient les versions (De man, stalinisme, « rooseveltisme », …. besancenotisme)) OUI NON

    3° Et donc
    Acceptez-vous que les élus soient révocables à tout moment ? OUI NON
    Accepteriez-vous un modèle de fonctionnement politique sans corps électoral où les élus sont devenus des délégués désignés librement par les citoyens (se réunissant librement en se choisissant par groupes de 25 personnes) ?
    Formant une pyramide (25 délégués de base – révocables- devenant à leur tour délégués pour désigner un délégué de niveau supérieur)
    Jusqu’à (au 6° étage) pouvoir représenter 6 milliards de Terriens ? OUI NON
    Accepteriez-vous de limiter le rôle des délégués révocables (qui se seront donc substitués à la totalité des élus) à la mise en oeuvre de dispositions réglementaires ou de décisions simple dont la mise en oeuvre serait impossible sans l’INVESTISSEMENT DÉMOCRATIQUE ? OUI NON

    ACCEPTEZ-VOUS DE CONFIER TOUT L’INVESTISSEMENT AUX CITOYENS EUX-MÊMES
    Accepteriez-vous un fonctionnement de l’économie rendant EN TOTALITÉ le contrôle de l’investissement à chaque citoyen INDIVIDUELLEMENT.
    OUI NON
    Acceptez-vous un modèle de fonctionnement dans lequel chaque citoyen reçoit 300 euros par mois pour investir ? (Sans recevoir aucune contrepartie matérielle ni dividende ni profit ni indemnité de quelque ordre que ce soit ) OUI NON
    Acceptez-vous que cet investissement démocratique soit confié à tous les citoyens partir de 14 ans ? OUI NON
    Acceptez-vous que la somme de 1 euro par jour (30 euros par mois non fictifs destinés à de véritables investissements) soit confiée dès l’âge de la lecture, à partir de 7 ans, afin que la formation à l’investissement soit un des axes majeurs de la pédagogie des jeunes. En augmentant de 1 euro (journalier) par an la somme à investir ? OUI NON

    Acceptez-vous que la totalité de l’investissement soit contrôlée de cette manière (incluant capital circulant : les factures d’électricité…., incluant les matières premières etc etc…) ? OUI NON

    Accepteriez-vous un modèle économique dans lequel la gestion, la mise en oeuvre de projets quels qu’ils soient
    1° Ferait appel, sur Internet, à l’investissement des citoyens OUI NON
    2° Se ferait par libre association (individu, club, structure collective avec un chef, avec une « oligarchie » , groupe autogestionnaire etc…) à la stricte condition que le mode de fonctionnement de la structure prenant en charge le projet soit annoncé AVANT la « levée des financements » et à la condition que ce mode de fonctionnement soit respecté pendant la mise en oeuvre du projet ? OUI NON
    3° Ne donnerait lieu à aucune rémunération supplémentaire ni pour les initiateurs ni pour les gestionnaires du projet ? OUI NON
    4° Pourrait être structuré indépendamment de toute « loi sociale » limitative (en permettant y compris des projets dans lequel un « Walt Disney » ou un « Louis Renault » aurait la possibilité de « licencier » immédiatement tout « employé » du projet ou d’imposer la totalité de ses décisions.[Ce seraient les « investisseurs citoyens » qui resteraient libres de continuer à financer ou non le projet]) OUI NON

    === EN COMPLÉMENT { Car pour moi un tel projet de société – qui permettrait un bond en avant gigantesque en matière de productivité historique – n’est possible qu’à la condition de retirer le travail du marché (salaire unique mondial quels que soient les niveaux de « formation ») et en retirant les productions immatérielles du marché (pour ne pas avoir besoin d’un appareil de contrôle et de répression gigantesque et proto-fasciste par essence).
    Il va de soit que si les premières mesures (1, 2 , 3) sont principalement anticapitalistes et hostiles à la classe bourgeoise, les suivantes sont hostiles aux classes formoises et innovoises et nécessiteront deux révolutions de classe supplémentaires : la révolisation}

    Accepteriez-vous d’être rémunéré (définitivement et sans aucune augmentation dans l’avenir) une somme de 1000 euros par mois ? OUI NON
    Acceptez-vous un contrôle social sur vos activités productives (productivité historique) par simple mention sur votre blog personnel de ces activités ? OUI NON
    Accepteriez-vous de limiter vos contraintes professionnelles à ce simple contrôle médiatique (qui modifiera votre RÉPUTATION) ? OUI NON
    Acceptez-vous donc de supprimer diplômes, notes, compétition entre élèves et de rendre leur liberté pédagogique aux enfants ? (à charge pour la société de mettre à leur disposition de jeux vidéos et autres outils pédagogiques passionnants afin de leur donner l’envie de connaitre les choses essentielles que les adultes considéreraient comme indispensable) ? OUI NON

    C’est un tel sondage qui permettrait d’éclaircir les chemins de l’avenir.
    J’aurais juste une question (plus personnelle) à ajouter :
    « Suis-je autorisé (comme Lénine le faisait pour les professeurs de « philosophie » ) à appeler « clown » tout « professeur » promettant de « fermer la bourse » tel Frédéric Lordon, et qui ne nous fournirait pas de modèle de fonctionnement post-capitaliste ? OUI NON ?
    Suis-je autorisé à appeler « clowns » quiconque propose de limiter la fermeture de la bourse à la gestion par les « moins finauds » des « produits les moins sophistiqués » ? OUI NON

    et d’appeler « clownerie » la phrase (citation) qui suit :

    « Je dis que le départ des « meilleurs » traders est une bénédiction :
    1) ne resteront que les moins finauds auxquels il faudra ne confier que les produits les moins sophistiqués… donc les moins risqués;

    OUI NON
    Lire
    JEUDI 11 MARS 2010
    La nouvelle clownerie de Frédéric Lordon : « Fermer la Bourse » …. sans renverser le capitalisme, sans instaurer l’INVESTISSEMENT DÉMOCRATIQUE !
    http://revolisationactu.blogspot.com/2010/03/la-nouvelle-clownerie-de-frederic.html

    MAIS AU FAIT ….. PAUL JORION POURRAIT LUI-MEME COMMENCER PAR LE FAIRE LUI-MEME : IL POURRAIT POSER UN TEL SONDAGE « POST-CAPITALISTE » sur son propre site !!!

  22. Serai-je le premier à répondre ?

    1° Accepteriez-vous la suppression totale et définitive du crédit
    – crédit à la consommation ? non
    – crédit à l’investissement ? non
    Accepteriez-vous la suppression totale et définitive des banques ? non

    2° Accepteriez-vous l’interdiction totale du contrôle de l’argent public par les élus, quels qu’ils soient ?
    Accepteriez-vous la renonciation totale et définitive à toute sorte de modèle planificateur étatique (quelles qu’en soient les versions (De man, stalinisme, « rooseveltisme », …. besancenotisme)) NON

    3° Et donc
    Acceptez-vous que les élus soient révocables à tout moment ? OUI
    Accepteriez-vous un modèle de fonctionnement politique sans corps électoral où les élus sont devenus des délégués désignés librement par les citoyens (se réunissant librement en se choisissant par groupes de 25 personnes) ?
    Formant une pyramide (25 délégués de base – révocables- devenant à leur tour délégués pour désigner un délégué de niveau supérieur)
    OUI pour la France, non pour l’Europe ou le monde

    Jusqu’à (au 6° étage) pouvoir représenter 6 milliards de Terriens ? NON

    Accepteriez-vous de limiter le rôle des délégués révocables (qui se seront donc substitués à la totalité des élus) à la mise en oeuvre de dispositions réglementaires ou de décisions simple dont la mise en oeuvre serait impossible sans l’INVESTISSEMENT DÉMOCRATIQUE ? OUI

    ACCEPTEZ-VOUS DE CONFIER TOUT L’INVESTISSEMENT AUX CITOYENS EUX-MÊMES
    Accepteriez-vous un fonctionnement de l’économie rendant EN TOTALITÉ le contrôle de l’investissement à chaque citoyen INDIVIDUELLEMENT.
    NON

    Acceptez-vous un modèle de fonctionnement dans lequel chaque citoyen reçoit 300 euros par mois pour investir ? (Sans recevoir aucune contrepartie matérielle ni dividende ni profit ni indemnité de quelque ordre que ce soit ) OUI
    Acceptez-vous que cet investissement démocratique soit confié à tous les citoyens partir de 14 ans ? NON

    Acceptez-vous que la somme de 1 euro par jour (30 euros par mois non fictifs destinés à de véritables investissements) soit confiée dès l’âge de la lecture, à partir de 7 ans, afin que la formation à l’investissement soit un des axes majeurs de la pédagogie des jeunes. En augmentant de 1 euro (journalier) par an la somme à investir ? NON

    Acceptez-vous que la totalité de l’investissement soit contrôlée de cette manière (incluant capital circulant : les factures d’électricité…., incluant les matières premières etc etc…) ? NON

    Accepteriez-vous un modèle économique dans lequel la gestion, la mise en oeuvre de projets quels qu’ils soient
    1° Ferait appel, sur Internet, à l’investissement des citoyens JE SAIS PAS
    2° Se ferait par libre association (individu, club, structure collective avec un chef, avec une « oligarchie » , groupe autogestionnaire etc…) à la stricte condition que le mode de fonctionnement de la structure prenant en charge le projet soit annoncé AVANT la « levée des financements » et à la condition que ce mode de fonctionnement soit respecté pendant la mise en oeuvre du projet ? JE SAIS PAS
    3° Ne donnerait lieu à aucune rémunération supplémentaire ni pour les initiateurs ni pour les gestionnaires du projet ? NON (tout travail mérite rémunération)
    4° Pourrait être structuré indépendamment de toute « loi sociale » limitative (en permettant y compris des projets dans lequel un « Walt Disney » ou un « Louis Renault » aurait la possibilité de « licencier » immédiatement tout « employé » du projet ou d’imposer la totalité de ses décisions.[Ce seraient les « investisseurs citoyens » qui resteraient libres de continuer à financer ou non le projet])JE SAIS PAS

    === EN COMPLÉMENT { Car pour moi un tel projet de société – qui permettrait un bond en avant gigantesque en matière de productivité historique – n’est possible qu’à la condition de retirer le travail du marché (salaire unique mondial quels que soient les niveaux de « formation ») et en retirant les productions immatérielles du marché (pour ne pas avoir besoin d’un appareil de contrôle et de répression gigantesque et proto-fasciste par essence).
    Il va de soit que si les premières mesures (1, 2 , 3) sont principalement anticapitalistes et hostiles à la classe bourgeoise, les suivantes sont hostiles aux classes formoises et innovoises et nécessiteront deux révolutions de classe supplémentaires : la révolisation}

    Accepteriez-vous d’être rémunéré (définitivement et sans aucune augmentation dans l’avenir) une somme de 1000 euros par mois ? NON
    Acceptez-vous un contrôle social sur vos activités productives (productivité historique) par simple mention sur votre blog personnel de ces activités ? NON
    Accepteriez-vous de limiter vos contraintes professionnelles à ce simple contrôle médiatique (qui modifiera votre RÉPUTATION) ? NON
    Acceptez-vous donc de supprimer diplômes, notes, compétition entre élèves et de rendre leur liberté pédagogique aux enfants ? (à charge pour la société de mettre à leur disposition de jeux vidéos et autres outils pédagogiques passionnants afin de leur donner l’envie de connaitre les choses essentielles que les adultes considéreraient comme indispensable) ? NON

    C’est un tel sondage qui permettrait d’éclaircir les chemins de l’avenir.
    J’aurais juste une question (plus personnelle) à ajouter :
    « Suis-je autorisé (comme Lénine le faisait pour les professeurs de « philosophie » ) à appeler « clown » tout « professeur » promettant de « fermer la bourse » tel Frédéric Lordon, et qui ne nous fournirait pas de modèle de fonctionnement post-capitaliste ? NON ?
    Suis-je autorisé à appeler « clowns » quiconque propose de limiter la fermeture de la bourse à la gestion par les « moins finauds » des « produits les moins sophistiqués » ? JE COMPRENDS PAS LA QUESTION

    et d’appeler « clownerie » la phrase (citation) qui suit :

    « Je dis que le départ des « meilleurs » traders est une bénédiction :
    1) ne resteront que les moins finauds auxquels il faudra ne confier que les produits les moins sophistiqués… donc les moins risqués;

    OUI NON

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