« Va y avoir de la bagarre ! »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Donc ce matin dans « Pour qui sonne le glas » j’expliquais qu’Obama disposait au début de son mandat d’une super-majorité pour mettre au pas Wall Street et qu’au lieu d’en tirer parti, il avait tergiversé, entouré de conseillers et de ministres copains comme cochon avec la finance, et que – comme il était hautement prévisible du coup – l’opinion se retournait maintenant contre lui.

Il a entendu le message (pas le mien mais celui de la rue dont je synthétisais le sentiment) et on apprenait donc cet après-midi qu’il passait enfin aux actes avec l’intention de faire rentrer Wall Street dans le rang : rétablissement (à peu de choses près) du Glass-Steagall Act qui sépare l’activité d’intermédiation des banques (mettre en contact ceux qui peuvent prêter et ceux qui veulent emprunter) des « opérations sur fonds propres » (spéculation des salles de marché et investissement dans les fonds d’investissement spéculatifs), démantèlement des établissements financiers Trop Gros pour Faire Défaut, etc. On passait enfin aux choses sérieuses !

Je me souviens d’un Laurel et Hardy vu étant gosse où Hardy se disputait avec un voisin de palier au sommet d’un immeuble, les deux belligérants décidaient d’aller régler l’affaire sur le trottoir et, pendant qu’ils descendaient des étages, Laurel frappait aux portes à chaque palier pour alerter les locataires : « Va y avoir de la bagarre ! » Arrivés en bas, le combat tournait court : le voisin irascible allongeait Hardy d’un direct bien asséné.

Si je vous raconte ça, c’est que c’est exactement ce qui s’est passé aujourd’hui : Obama avait à peine dirigé son coup du droit, qu’un uppercut à la mâchoire le mettait K.O.

Dans ma petite discussion avec Jean-Claude Casanova le mois dernier sur France Culture, au moment où il m’objectait que le New Deal rooseveltien avait capoté en 1937, je lui avais demandé s’il avait entendu parler de l’action de sape menée à l’époque par la Chambre de Commerce américaine (j’évoquais une « Chambre de Commerce… toujours aussi nuisible qu’elle l’était autrefois… »), et par la Cour Suprême (« Une Cour Suprême d’extrême-droite comme elles le sont toujours aux Etats-Unis… »).

Encore une fois, il ne s’agit pas d’une digression : on apprenait aujourd’hui que la Cour Suprême avait levé toute restriction quant au montant des contributions financières que peuvent apporter les personnes morales (sociétés et organisations) aux campagnes électorales (invalidant une réglementation qui avait été introduite par – devinez qui ? John McCain !) et ceci au nom du Premier Amendement à la constitution qui protège le droit d’expression (sic).

Obama se rebelle contre ses « protecteurs » de Wall Street et leur réponse ne se fait pas attendre : « Tiens, prends ça dans les gencives ! T’es pas près de te relever ! »

Et la Chambre de Commerce dans tout ça ? Elle a fait savoir par la voix de son porte-parole, Robin Conrad, que « La décision prise aujourd’hui protège le droit au Premier Amendement des organisations appartenant à l’ensemble de l’éventail politique et constitue une évolution positive pour le processus politique et la liberté d’entreprendre ». Quand je vous disais.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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30 réflexions sur « « Va y avoir de la bagarre ! » »

  1. « Les valeurs bancaires emmènent Wall Street dans leur chute »

    «  »C’est politique », a observé Peter Cardillo, d’Avalon Partners, soulignant que le marché s’interrogeait sur les conséquences pour l’activité future de ces institutions. « Le fait est que des restrictions trop fortes pourraient pousser nombre de ces banques à ne pas embaucher, un nouvel obstacle dans l’amélioration du marché de l’emploi ». »

    Hilarant

    1. Oui j’ai vu la même chose au même moment. Pour 1 financier embauché, combien d’ouvriers de GM Opel (ou d’autres) sur le carreau ?
      Ces mecs d’Avalon Partners et consorts sont vraiment trop marrants. Heureusement pour eux, le ridicule ne tue pas !

  2. Sans vouloir préjuger de ce qui va se passer demain ,le véritable uppercut me parait être la baisse de 2% du Dow Jones qui sanctionne à sa façon les velléités du Président,même si le retournement de tendance a d’autres causes…
    Comme si on lui disait, mon gars ton remède est pire que le mal,fait gaffe.

    1. Le secteur financier américain peut il faire en sorte de baisser de lui même le Dow Jones pour lancer ce message?

  3. Bonsoir
    merci pour cet article , j’ai une petite question un peu hors-sujet ( mais pas tant que ça ) :
    y a-t-il, à votre connaissance, beaucoup d’investisseurs à avoir porté plainte contre les agences de notation (S&P , Fitch, Moody’s ) pour abus de confiance ? Il y a l’état de l’Ohio qui le fait au nom de caisses de retraite de la fonction publique, mais il semble assez isolé et c’est très étonnant .

  4. C’est une triste nouvelle.
    Obama se réveille un peu tard. Et maintenant que peut-il faire? Que peut-il faire qui ne sera défait?

  5. la démocratie américaine (enfin ce qu’il en;reste de façade) n’est plus qu!un monstre immonde s’autobouffant de la tête aux pieds .. A vomir

  6. 2 ème round : victoire aux points d’Obama. » No bank should have proprietary trading « .Interdiction aux banques de faire des paris sur les fluctuations de prix avec leurs fonds propres. Kennedy se traduit-il en francais par Grouchy ?

  7. A mon (très) humble avis Obama visé juste en attaquant sans laisser aux républicains la joie de l’élection d’un sénateur pour le moins « douteux » (je parle évidemment de ses compétences) qui lui enlève la majorité au sénat. Mais que pouvait-il faire d’autre ? La dernière loi en date sur le financement est annulée ? Et après ? On peut penser qu’Obama est à la « solde » de Wall Street car c’est elle qui a financé sa campagne. D’un autre côté, ceux qui misent sur le long terme de l’économie américaine, sur sa santé future, ne pouvaient avoir d’autre choix que de soutenir le type qui présente les meilleures compétences pour le boulot. La leçon Bush n’a peut-être pas été oubliée.

  8. T’es pret de te relever ou bien t’es PAS près de te relever… ?

    Ca serait mieux qu’il agisse et parle après au lieu de parler et essayer d’agir ensuite … barf … déformation professionnelle j’imagine.

  9. Rapprocher l’annonce de B.Obama des 5Mds de profits de Goldman Sachs pour Q4 revient à donner un accent populiste à ce qui risque de n’être que la première cartouche tirée dans le pied de l’assainissement. Il est intéressant de suivre le dossier de près: que va-t-il advenir des banques comme UBS, Deutsche Bank, Credit Suisse, intervenants majeurs outre-Atlantique ? Quelle va être la réaction du Basel Committee ?
    Pour ce qui est de celle de la Cour Suprême que tu soulignes très bien Paul, et que ton papier illustre fort adroitement: les puissances de l’argent trouvent toujours la parade et vont pouvoir financer à « tombeau ouvert » leur prochain candidat anti-Obama.
    La partie s’engage: « Up and fight ! »
    Le déséquilibre semble trop grand mais si personne n’y croit, pas la peine de se lever le matin !

    Merci Paul

    1. Dans le contexte historique que nous vivons, je ne suis pas sur que c’est celui qui a le plus d’argent pour sa campagne qui gagne une élection. Surtout si l’argent vient des entreprises les moins appréciés de la population. Les hommes politiques vont peut être se mettre à faire de la politique plutôt que d’attendre les élections pour faire campagne.

    2. « je ne suis pas sur que c’est celui qui a le plus d’argent pour sa campagne qui gagne une élection » : vous n’en êtes pas sûr, mais c’est sûrement ainsi que ça marche !

  10. Pas certain d’être d’accord avec vous, M. Jorion.
    Car l’avis de la Cour Suprême découle d’une affaire de 2008 (campagne d’investiture démocrate), dont le gouvernement s’est saisi et qu’Obama a défendu (logiquement) une fois élu et au pouvoir. Certes, ‘coïncidence’ …
    Mais il me semble que la programmation du rendu public de l’avis de la COur était prévu de longue date, alors que celle d’Obama obéit plus à une logique de ‘réaction immédiate’ (suite à la convocation de Tim Geithner au Sénat et à l’élection du sénateur républicain). Réaction très rapide, par ailleurs, qui en a surpris plus d’un chez les tenants de WS à la maison blanche (le ‘retour’ de Paul Volker n’était pas franchement ‘prévu’ ces derniers temps, les liens que j’ai mis le prouve puisqu’il avait échoué en octobre 2009 à défendre sa vision économique face aux tenants de WS).
    Selon moi et humblement, si bagarre était prévu, il n’était pas prévu :
    1. que les adversaires se trouvent en face en même temps sur le ring,
    2. qu’Obama ait l’outrecuidance de répondre et même pire, de devancer le gong d’appel du premier round.
    1 point partout. Le second round s’annonce donc serré.

  11. « Dans ma petite discussion avec Jean-Claude Casanova le mois dernier sur France Culture, au moment où il m’objectait que le New Deal rooseveltien avait capoté en 1937, je lui avais demandé s’il avait entendu parlé de l’action de sape menée à l’époque par la Chambre de Commerce américaine (j’évoquais une « Chambre de Commerce… toujours aussi nuisible qu’elle l’était autrefois… »), et par la Cour Suprême (« Une Cour Suprême d’extrême-droite comme elles le sont toujours aux Etats-Unis… »). »

    Si ce n’est n’est déjà fait, je vous conseille la lecture de 4 romans : Un pays à l’aube de Dennis Lehane ; la trilogie Underworld USA de James Ellroy. C’est 4 romans illustrent de manière magistrale la citation ci-dessus.

    L’élite américaine a cédé sur les droits civiques pour mieux se mettre hors d’atteinte au niveau de la finance et de l’industrie. Est-ce que cela va changer avec Mr Obama ? j’ai de sérieux doutes… La ploutocratie américaine qui règne sans partage depuis environ un siècle n’est pas prête à renoncer !
    Mais qui sait ?

    Merci Mr Jorion pour votre travail et votre persévérance, contrepoids nécessaire à mon pessimisme.

  12. Pour se consoler on peut se dire que le principal problème des lobbys de tout poil est que les gens qu’ils achètent leur soient fidèles une fois élus… Oui, c’est une maigre consolation.

  13. On va enfin savoir si au final, le peuple américain est pour ou contre la spéculation financière. Car c’est bien l’opinion publique qui va être le paramètre décisif, car les banques et les politiques ne pourront prendre une position trop éloignée de celle-ci.

    La communication de Barack Obama, en décidant de son propre chef d’une règle, sans consulter les financiers, et leur réaction outrée, montre ouvertement à l’opinion, qu’elle sont un frein à son action. Après son méa culpa, il essaie de jouer la carte de « je suis avec le peuple, alors soutenez moi ».

    A mon sens, il n’a pas tort. L’avenir nous dira si les financiers vont trouver un autre système pour pomper en utilisant moins de fonds propres …

    Personne ne pose le réel problème du projet d’avenir pour la conversion de ces centaines de milliers d’américains qui travaillent dans la finance, que vont-ils pouvoir faire d’utile dans ce monde nouveau ?

    C’est de ce côté qu’il faut chercher la solution, s’ils ont une porte de reconversion acceptable peut-être l’accepteront-ils, au lieu de continuer à croire qu’ils peuvent gagner seuls et contre le système économique réel.

  14. @ P.Jorion
    (sic) et ceci au nom du Premier Amendement à la constitution qui protège le droit d’expression (sic).

    Pourvu que le Deuxième Amendement de la constitution Américaine ne soit pas aussi écrite dans le même genre.

  15. Effectivement le système se défend.
    De plus il se réveille un peu tard : le système bancaire a des moyens considérables, au travers de la bourse et de la pseudo-reprise qui se confirmait , de pression sur lui.

    Avec l’appui de quelques républicains plus lucides il arrivera probablement à faire passer quelque chose plus ou moins édulcoré. C’est toujours mieux et ça va dans le bon sens

    Mais cela ne règle en rien la crise actuelle (au contraire à court terme) et notamment au fait que , finalement, c’est la taille et/ou la puissance des états qu’il faudrait limiter : partitionnons les USA !

  16. Etonnant non?
    BHO aurait-il plus « peur » du Peuple que des lobbies qui l’ont aisé à monter sur le trône.
    On voit pas mal de personnels politiques tourner casaque en ce moment…y compris en France.

  17. SVP, Paul, la Cour Suprême présidée par Earl Warren (1953-1969) était loin d’être réactionnaire! C’est elle qui a prononcé l’inconstitutionnalité de la ségrégation raciale (Brown v. Board of Education) et d’autres pratiques discriminatoires. On (la droite) l’a même accusée de « progressisme » débridé et d’alignement systématique sur les positions de JFK et Lyndon B Johnson, qui n’avaient pas les faveurs de Wall Street,. que je sache

    Je n’ai pas fait de recherche sur le sujet, mais je ne serais pas surpris de trouver d’autres formes de « progressisme » dans le parcours de la Cour Suprême au fil des deux derniers siècles.

    Par ailleurs, la Cour ne choisit pas le calendrier de ses décisions: il faut d’abord qu’on la saisisse. L’annonce du déplafonnement des dons d’entreprises aux comités électoraux est donc plus une coïncidence qu’autre chose, ce n’est pas une réponse délibérée (ou minutée) aux initiatives du « nouvel Obama ». Evidemment, ceci n’empêche pas la Cour Suprême actuelle d’être très fortement marquée à droite (moins les quatre voix dissidentes).

  18. « La Chine met fin à la récréation spéculative à crédit
    par Philippe Béchade

    Wall Street semblait considérer mardi soir que la défaite annoncée de la candidate démocrate (à la succession d’Edouard Kennedy) dans le Massachusetts comme une excellente nouvelle. Avec la perte de sa majorité au Sénat, Barack Obama se retrouve à la merci des campagnes d’obstructions systématiques des républicains au Congrès.

    Quoi que le président des Etats-Unis tente de faire pour relancer la croissance ou éponger une partie du gigantesque déficit américain, il lui faudra batailler pendant des mois, sans certitude sur l’aboutissement de ses projets de réformes.

    Son incapacité à faire changer les choses lui coûte déjà une défaite électorale dans le Massachusetts, un fief démocrate depuis plus de 40 ans. L’hostilité du Congrès US pourrait sceller son impuissance politique et aggraver la détérioration de son image publique.

    Le fait que Boston (la ville qui compte le plus grand nombre d’intellectuels, d’avocats, de chirurgiens de renom et de licenciés dans les clubs de golf des Hamptons) ait basculé dans le camp républicain ne manque pas de surprendre les politologues. Le désenchantement semble à la mesure des espoirs suscités par le « yes we can » : le sentiment est que tout peut… et risque de rester en l’état.

    Ben Bernanke est reconduit à la tête de la Fed, laquelle continue de créer de la monnaie de singe. Tim Geithner continue de chouchouter les banquiers qui ont tant fait pour qu’il obtienne son poste de secrétaire américain au Trésor et s’accommode du gonflement démesuré de la dette — le contribuable paiera. L’argent des plans de relance suffit à peine à freiner la spirale des destructions d’emploi, le taux de chômage réel se situe beaucoup plus près des 20% que des 15%, l’immobilier continue de déprimer (les mises en chantier ont chuté de 4% en décembre).

    Nombreux sont les républicains qui se frottent déjà les mains. L’administration Obama semble aller droit dans le mur après s’être pris les roues dans l’ornière boueuse de la récession et des déficits. Vu des faubourgs populaires de Washington, elle donne l’impression de ne même pas tenter de tourner le volant pour changer de trajectoire.

    Il faut dire que les banquiers de Wall Street ont dévissé la colonne de direction (plus personne n’a le droit de leur donner de directives une fois le TARP remboursé) puis purgé le circuit de freinage de tout le liquide qu’il contenait. Aucune instance de contrôle ou de régulation de leurs activités n’a pu voir le jour grâce à un intense lobbying auprès du Congrès des membres du G20 ces 12 derniers mois.

    Cela a coûté pas mal d’argent mais le retour sur investissement est plus qu’appréciable. Les pertes cachées des banques restent plus que jamais inconnues du grand public ; les conduites à risque et le détournement de l’argent du contribuable à des fins spéculatives ont repris de plus belle et les bonus pleuvent !

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100121-2438.html

  19. Sur le corporatisme aux Etats-Unis, cette opinion non-américaine: ‘The GOP, as an institution, is every bit as beholden to corporate interests as the Democrats. Just today, a Supreme Court packed full of Republican justices ruled that corporations have the right to spend as much as they want on political messaging during elections.Meanwhile, the Democratic base is all but ready to abandon the party over its gifts to insurance companies while crafting the health reform bill, and the significant largesse handed to industries as part of the effort to construct an energy and climate bill. At every step of the way, government appears to represent business interests first and foremost.’

    http://www.economist.com/blogs/freeexchange/

  20. Au sujet des enjeux de la politique des États-Unis.

    Il faut inclure la rétroaction de leur politique extérieure qui a plusieurs plans et « départements » officiels et non officiels, notamment par la « corporatocratie » (1), sur leur politique intérieure.

    En particulier le Council of Foreign Relations, CFR, est l’une des organisations les plus déterminantes des États-Unis, puis du monde. On dirait que c’est comme un tiroir à plusieurs fonds. Elle est, depuis les années 20, une courroie de transmission du mondialisme pur jus, et par rétroaction, tout président des États-Unis a à faire indirectement avec elle et a « intérêt » à s’y « conformer »… Pour résumer, l’on peut dire qu’il y a avec le C.F.R. une continuité de l’idéologie de la Société Fabienne. Société souchée historiquement en Angleterre. C’est un véritable « vivier » historique de professeurs d’universités, donc formateurs des esprits, tant en Angleterre qu’aux États-Unis. On peut dire en très résumé que le CFR influence la politique globale ou mondiale des intérêts souchés aux États-Unis dans le sens qu’on pourrait traduire ainsi pour faire court mais très réel: parvenir au socialisme avec les moyens du capitalisme.
    Voir:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_des_relations_%C3%A9trang%C3%A8res

    (1) Lire les deux ouvrages témoins de John PERKINS :

    – Les Confessions d’un Assassin Financier – Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis (2005)
    et:
    – l’Histoire Secrète de l’Empire Américan – Assassins financiers, chacals, et la vérité sur la corruption à l’échelle globale
    (2008)

    Ces 2 ouvrages sont parus en français aux Éditions al-TERRE (Québec-Canada)

  21. Je me demande comment on peut justifier le principe des contributions du secteur privé versées aux représentants politiques d’un pays, lequel s’apparente à un vulgaire système de pots de vins digne d’une république bananière sinon en supposant, faussement à mon sens, que l’intérêt commun n’est que la somme des intérêts particuliers. C’est la croyance à ce principe philosophique qui me paraît être la source de beaucoup de dérives.

  22. Aux États-Unis la « frontière » entre le public et le privé est plutôt une symbiose et n’a pas grand’chose à voir avec l’idée qu’on s’en fait, rien qu’en France où, dans les faits, cette « frontière » est devenue « poreuse ». Et pour nombre de dirigeants nord-américains, beaucoup de pays sont, même caricaturalement, des républiques bananières, au XXème siècle et même après, les exemples surabondent, d’où les erreurs fatales des ces dirigeants nord-américains et leurs suiveurs confondus. La lecture attentive des témoignages de John Perkins viennent de l’intérieur même du « système » et confirment un grand nombre de faisceaux convergents d’indications. On a ici une meilleure base, confirmée, d’investigations des 25 dernières années de politique mondiale, ou globale, étatsunienne.

  23. Dernière liste contre la confirmation de Bernanke: Against Confirmation: BOXER, Barbara (D-CA), DORGAN, Byron L. (D-ND), FEINGOLD, Russell D. (D-WI), MERKLEY, Jeff (D-OR)SANDERS, Bernard (I-VT), BUNNING, Jim (R-KY)
    CRAPO, Mike (R-ID), DeMINT, Jim (R-SC), HUTCHISON, Kay Bailey (R-TX), McCAIN, John (R-AZ), SHELBY, Richard C. (R-AL), VITTER, David (R-LA)

    « Opposition Grows Against Second Term for Bernanke »

    http://www.nytimes.com/2010/01/23/business/economy/23fed.html?hp

  24. Bonsoir, merci pour votre site.
    Juste pour info comme vous êtes cinéphile.
    Il s’agit du film « block-heads » de 1938, en français « têtes de pioche ». Et Hardy se fait allonger d’un terrible coup de valise.
    Je suis en train de le regarder avec mon fils de huit ans et nous nous régalons. J’ai parfois l’impression que Laurel et hardy, les spécialistes de bonne foi de la destruction systématique de tout ce qu’ils approchent, sont aux commandes des leviers de l’économie mondiale. Si les dieux existent, ils doivent bien rigoler en assistant de loin au carnage actuel.
    Bien à vous.

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