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99 réflexions sur « Il suffit que nous nous levions et que nous marchions, par ybabel »

  1. Oui, bien d’accord.

    Ceci dit, la connaissance du tableau de bord de la planète nous atteint, qu’on le veuille ou non et chacun prend conscience à sa façon, que nous abordons une phase un peu particulière de l’histoire.

    Chacun sa lorgnette, environnement, energie, économie, pour observer que des changements important vont advenir durant notre vie.

    Alors, une période un peu dépressive accompagne cette prise de conscience, un peu d’abattement, de sentimentd’impuissance, le temps que des perspectives s’ouvrent à nouveau devant chacun pour aborder l’avenir AVEC ces nouvelles données.

    Cette période de documentation avide n’est pas inutile, c’est grace à elle qu’ensuite, on ne se trompera ni de coupable, ni de solution. Ceci dit, une fois passé ce moment, c’est un peu une tentation d’en faire une activité à part entière, une forme d’addiction.

    Donc oui, d’accord avec ce billet, à la sortie, c’est bien dans l’action que l’on se remet à être vivant et utile aux autres.

  2. « Agir en homme de pensée et penser en homme d’action. » Bergson

    « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » Étienne de La Boétie

    « Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin. » Kierkegaard

  3. Marchons ! Marchons ! ….. Vous voulez peut etre vous associer au pelerinage de Chartres cette annee ?
    Il faut etre un peu serieux tout de meme ! Je suis d’accord que l’action doit naitre de la reflexion. Mais l’action doit etre organisee. Il faut un cadre.

    Je propose qu’on vote a mail leve pour designer Paul Jorion comme le chef de la troupe avec comme mandat d’organiser une grande manifestation : choisir un theme, une date, un ou des lieux.
    C’est un petit mandat pour commencer. Il sera temps de l’elargir lors de prochaines consultations de lecteurs.

    Si cela est trop ambitieux, Paul Jorion peut proposer d’utiliser son site pour collecter des signatures pour une grande petition nationale ou Europeenne. Petition a quel sujet : je pense que Paul Jorion a tous les elements et les competences pour proposer un texte. Qui serait ensuite transmis aux irresponsables politiques.

    Pour aller plus loin, pourquoi pas un nouveau parti politique ? ou un ralliement a un parti existant ? Des consignes de vote pour les regionales ? C’est vrai quoi ! Je ne sais pas quoi faire de mon vote a ce scrutin et je ne dois pas etre le seul !

    Allez M. Jorion !! Tous derriere vous !!

    1. Comment ca ? Qu’est ce qui est deja vu ?
      Je pense vraiment ce que j’ecris. Je ne faisais pas de second degre.

  4. Et comme le dit Krishnamurti :

    « Range le livre, la description, la tradition, l’autorité
    et prend la route pour découvrir toi-même »

    Et ce chemin demande bien du courage…

  5. Le but, c’est le chemin. (ca vient du bouddhisme tibétain, mais je n’ai pas les références).

    Ce qui me frappe chez les intervenants, et c’est normal vu la diversité des points de vue liés à la diversité socio-professionnelle de ceux-ci, c’est ce qui transparaît à travers les Post.

    Ils décrivent tous une réalité insatisfaisante, une manipulation de la « réalité » par certains afin de la détourner à leur profit. Chacun peut en convenir sauf à être mouillé dans leur système. Mais la question qui nous séparera forcément, c’est celle du modèle de société dans laquelle nous voulons (ou nous serons contraints) de vivre. Certains voient une continuation réformée de ce système, qui moyennant quelques replâtrages redeviendrait viable, certains appellent de leur voeux une révolte ou l’attendent, sans trop annoncer ce qui peut en suivre, et d’autres, (dont moi), pensent que quoiqu’on fasse, à l’échelle de l’humanité, ce type de fonctionnement n’est pas viable (effets de serre, épuisement des matières preières, problème alimentaire, etc).

    Sommes-nous, dans notre tête, capable d’imaginer un instant que cet univers de consommation auquel nous croyons (il s’agit bien d’une croyance, entretenue par les Grands Prêtres de la communication du marché) peut être amené à disparaître dans sa configuration actuelle pour être remplacé par un univers de relative pénurie, où chacun doit pouvoir compter sur l’autre pour s’en sortir ?

    Nous interrogeant sur cette éventualité, ne devons nous pas élaguer dans notre vie marchande ce qui n’est pas strictement nécessaire à notre (vrai) bonheur? C’est en pratiquant un nouveau paradigme, en instaurant déjà un autre mode de vie, qu’un nouveau système peut apparaître comme résultant de nos options individuelles. Du chemin apparaîtra le but.

    Mais nous sommes très probablement tous trop drogué à cet univers, et tel un héroïnomane en manque, l’idée même de manquer de tous ces produits et facilités provoque chez nous un tremblement mental qui nous fera reculer devant l’éventualité de toute désintoxication, jusqu’à ce que notre propre survie soit dans la balance.

  6. Bonjour,

    Je pense surtout que nous devrions arrêter de marcher, de courir même, dans la direction dans laquelle on (le système?) nous pousse. Il faudrait dire stop à cette absurdité. Comment ? Le seul précédent historique qui me vienne à l’esprit est celui de Gandhi. Il faudrait commencer par bloquer les rouages du système, entrer en résistance comme le font les professeurs désobéisseurs par exemple. Évidement tout le monde n’est pas Gandhi. On pourrait par exemple refuser de payer la partie de nos impôts qui sert à renflouer les banques, à tuer des afghans, à payer le nouvel avion du président, etc … (Remarque : avant d’avoir des problèmes avec l’état je commencerais par devoir affronter ma femme …). On pourrait arrêter de faire nos courses dans les hypermarchés. On pourrait retirer notre argent de nos comptes en banque. On pourrait refuser de montrer nos papiers lors d’un contrôle de police. On pourrait arrêter de dire oui chef, bien chef.
    On pourrait. Il faudrait.
    Les manifestations, création de partis ou pétitions ont montré leur inefficacité. Etienne Chouard nous a bien montré comment les élections (donc les partis) servaient les puissants. C’est le même mécanisme qui est à l’œuvre chez les PDG sociopathes.

    1. Je ne vais pas donner de conseil ou de voie a suivre. A chacun de trouver la sienne.
      Mais pour ma part, je fais ce que vous suggérez.
      Ayant pris conscience des rouages de l’économie, POUR L’INSTANT (demain je ne sais pas), je sort mon argent des méga-banques qui directement ou indirectement financent ce système prédateur favorisant la misère ici ou la. Je consomme dans une coopérative plutôt qu’un supermarché. Je m’occupe moi même de ma santé, sans utiliser le réflexe conditionné des médicaments. J’ai ré-orienté mon activité professionnelle de sorte qu’elle colle plus avec mon éthique personnelle. J’ai cessé d’utiliser les produits chimiques industriels pour mon ménage et mon hygiène. Je me nourris de produits contenant le moins d’additifs possibles, et produits de manière la plus naturelle possible.
      Je réinvente ma vie. Quand une chose ne me plait pas, je cherche une solution. J’en trouve beaucoup.
      Et ca marche ! Et j’en tire beaucoup de satisfaction, même si au fil de l’eau je me rends compte que le chemin est encore très long. Je continue cette démarche tous les jours un peu plus loin.
      Tout est a refaire ou presque !
      Ce ne sont que des petits gestes. Tout le monde peut les faire. Il s’agit juste de ne pas céder à la facilité … celle qu’on nous « vends » a grand renforts de marketing et de statistiques.
      Au début c’est un peu difficile : regarder les étiquettes des produits et leur composition. Repérer les ingrédients nocifs. Mais avec le temps, on s’y fait. On intègre tout ça à notre vie quotidienne. Ce n’est plus un effort, mais un plaisir.

    2. Bonjour,

      mais comment peut se faire la transformation de nos mauvaises habitudes ?

      par la violence d’une crise économique et sociale majeure, une forme de situation de guerre ou de révolution ?

      par une douce pression fiscale et législative diverses de façon à réorienter le systéme ?

      par une prise de conscience au niveau de l’individu du « bien vivre » en substitution de « trop consommer » ?

      C’est tout ça en même temps il me semble ! Quels que soient les azimuts, les perspectives ne sont pas trés follichonnes il y a urgence, quand nous seront tous enterrés, enfants du baby-boum que restera t’il ? … de la place peut être !…

      Si vraiment rien ne se passe politiquement nous seront une generation maudite (contrairement à nos parents, nous sommes au courant des catastrophes en dévelopement), alors quelque soit les initiatives, il faut s’y joindre sans cracher sur la soupe même si la sauce n’est pas parfaite.

      Cordialement

  7. Il faudrait quand-même un minimum de cohérence pour avoir quelques idées basiques en commun… si non, chacun en marchant aveuglement en n’importe quelle direction annulera l’effort d’un autre qui aura choisi de marcher dans le sens contraire.

    Puis, le problème est mondial, et la solution ne peut être que mondiale. L’élite étasunienne qui fait la guerre à l’élite européenne etc. et vice-versa fait aussi une guerre de cinquièmes colonnes… les stimulant dans le territoire adverse, les démantelant dans le territoire propre.

    Ce n’est pas un scénario ou chacun peut en faire à sa tête sans dument réfléchir.

    1. Nigunotro

      Et bien justement, le centralisme comme origine des problèmes et la dispersion, ou système fractal comme solution est une des voies de réflexion abordées ici par Kercoz.

      Ce n’est pas parce que chacun en fait à sa tête, qu’il le fait sans réfléchir. En plus, dans une logique de solutions dispersées, aucune erreur ne prends de vastes proportions.

    2. Je ne suis pas du tout défenseur des centralismes… bien au contraire.

      Ce que je dis, c’est qu’on devrait TOUS (chacun pour soi) avoir une idée assez claire des circonstances, et être capables de se décider sur ce qu’il y à de mieux à faire.

      Ce n’est pas l’union physique ou organique des gens qui fait la force… celle-la, elle ne fait que fournir des cibles pour les franc-tireurs. C’est le partage d’idées basiques honnêtes que chacun peut adopter selon ces propres critères qui fait non une union innécessaire mais la possibilité d’orienter des multiples efforts inventifs différents dans une direction si non unique au moins suffisamment partagée.

      Une fois la direction plus bénéfique clairement identifiée… le CNR-bis français se formera tout seul, et dans les autres pays aussi.

      Mais il faut renoncer aux faux dogmes, tant de droite comme de gauche, avec lesquels on nous aveugle tant à propos comme par aveuglement.

      Cela fait un temps fou qu’on cherche des copains de fatigues, mais on se lasse de devoir décider que hélas, avec ceux-la qui semblaient prometteurs c’est impossible aussi (parce-que les structures dans lesquelles ils se réfugient sont périmés ou ne sont pas utilisables à l’échelle que le problème requiert).

    3. « La compréhension du réel est possible seulement quand l’idéal, le « ce qui devrait être » est effacé de l’esprit, c’est-à-dire quand le faux est perçu comme faux. Ce qui devrait être est aussi ce qui ne devrait pas être. Aussi longtemps que l’esprit approche le réel dans une disposition positive ou négative, le réel ne peut être compris. Pour comprendre le réel, vous devez être en communion directe avec lui, dans une relation que ne gêne ni l’écran de l’idéal, ni celui du passé, de la tradition ou de l’expérience. Le seul problème est de se libérer de la mauvaise approche. Cela signifie réellement la compréhension du conditionnement : c’est l’esprit. Le problème est l’esprit lui-même, et non les problèmes qu’il engendre ; la solution des problèmes engendrés par l’esprit n’est que conciliation des effets et ne fait qu’accroître confusion et illusion. »
      Jiddu Krishnamurti, Commentaries on Living, II series, p. 34

  8. nous sommes juste les témoins d’une guerre entre différentes nations capitalistes ou pas (ou cachés). C’est intéressant pour l’histoire, du style « j’y était » . On peut regarder , se faire un avis, lire ce blog et les autres plus « alarmistes »
    De toute façon mon choix est fait et j’ai les moyens de le faire : je passe en mode pseudo autarcique et je me retire du monde de la consommation (du moins je fais tout pour) et je regarde, je scrute.
    c’est très intéressant de voir comment va le monde. on a jamais autant été informé (et désinformé) . je fais un tri, j’essaye de me faire mon opinion et de la faire partager. Beaucoup autour ne semblent pas sensibles à la dégradation de notre société. Je ne leur souhaite pas de la vivre par une période de chômage ou autre complication financière.
    merci pour le blog

  9. Marcher, marcher, oui, mais pour aller où ?
    Changer nos habitudes, d’accord.
    Mais je ne le répèterai jamais assez, tout le monde n’a pas les moyens de le faire !
    Il y a des millions de personnes, en France, qui vivent en dessous, au niveau ou à peine au-dessus du seuil de pauvreté.
    Les plus pauvres ne peuvent consommer qu’à travers les restos du coeur, les banques alimentaires et les Emmaüs !
    Les autres ont à peine de quoi se payer l’essence pour aller au boulot et à l’hyper !
    où sont les petits commerces pour eux ? où sont les AMAPs ?
    comment voulez-vous faire lorsque vous êtes obligé de limiter votre budget transport parce que si vous ne vous rendez pas au rendez-vous pôle emploi, vous serez radié et ne percevrez plus l’aumône que l’on vous fait pour vous punir de ne pas trouver d’emploi.

    Comment consommer moins et mieux quand on ne consomme déjà quasiment plus rien ?

    1. Personnellement, j’ai changé parce que j’étais « pauvre ». Dans une ville moyenne taille.
      Pour aller travailler, j’étais « loin » de mon lieu de travail. Je « devais » prendre la voiture, mais je n’en avais pas les moyens.
      J’ai donc décidé de prendre la solution vélo (bien avant les vélib). Et de quoi je me suis apperçus ?
      Mes 11km de trajets, je mettais entre 20 et 30 pour le parcourir, alors qu’en voiture, ca variait de 15 a 50, pour une moyenne de 35 min.
      Au fil des mois, je suis devenu plus en forme, de faire ce sport quotidien. De plus, pas de stress d’avoir les bouchons le matin et le soir en sortant du boulot. Toujours a l’heure. Mon sommeil s’est amélioré. Coté finances, bien entendu, pas d’essence a payer, pas de réparations lourdes, pas de PV.
      L’inconvénient c’est les intempéries, mais on s’y fait. Au final, on apprécie même de reprendre contact avec « le monde du dehors ».
      Et puis j’ai regardé les chiffres. La ou j’étais si ma mémoire est bonne 50% de la population était a moins de 4km de son lieu de travail. Pourtant, 4km, c’est la voiture qui est utilisée.
      J’ai aussi constaté que si on rajoute au temps de trajet le temps de travail nécessaire pour se payer ce trajet en voiture, en moyenne, on ne va plus vite qu’un piétons (dans mon cas personnel). http://fr.ekopedia.org/Voiture#La_vitesse_g.C3.A9n.C3.A9ralis.C3.A9e_d.27une_automobile

      Donc en fait, si on calcule bien, au contraire, c’est une solution de s’y prendre autrement si on est pauvre. Car d’une manière ou d’une autre, il faut payer tout ces services qu’on utilise « a moindre prix »… Même si on omet les coûts cachés (externalités) qui font qu’un autre payera a notre place (par de la pollution, par plus de travail) … en fait, c’est comme ça qu’on fabrique de la pauvreté …

      Il est donc d’autant plus important que les « pauvres » eux-même sortent de ce cercle vicieux.

    2. @ Ybabel, @Louise

      Je me déplace en vélo depuis longtemps, à travers la Bretagne et les Pays de la Loire (de Brest à Angers) pour aller voir mes amis. Oui le vélo est possible, non les intempéries ne sont pas insupportables, et on y trouve même un certain plaisir, comme en bateau (c’est la nature et nous sommes la nature). Oui ça permet de faire du tourisme à des prix très bas. J’ai été de Saint Nazaire à Constanta (Mer Noire) pour un prix dérisoire, avec des rencontres quotidiennes, des vraies, des drôles, des curieuses, qu’on ne rencontre pas dans le système touristique (genre: une bouilleuse de cru en Roumanie, des fêtes sortant des films de Kusturica). Ce n’est pas dangereux (environ 150 morts pas ans, sous des…voitures). Ca restaure une santé de fer (et pourtant, pour, moi, des reins quasi fichus et une opération à coeur ouvert).

      De plus en vélo, on visite, on voit, on parle, alors que la bagnole nous coupe de tout l’univers que nous traversons. Pour ceux que ça tente, vous pouvez consulter ça : http://avecmonptivelo.20minutes-blogs.fr/

    3. Mais bien sûr les gars, moi aussi je me suis déplacée à vélo.
      C’était pour aller à la piscine, à 20 km de chez moi.
      Mais à l’époque j’habitais dans les Landes et j’avais 14 ans.
      Aujourd’hui j’ai 56 ans, j’habite dans l’Aveyron et si je me déplace c’est pour mon boulot d’aide soignante, ce qui n’a rien à voir avec le tourisme.
      Et je vous assure qu’après 7 h de ce travail la perspective d’avaler 4 km de côte (50 % côte, 50% descente soit 8 km aller, pour la distance la plus proche) n’a rien de réjouissant !

    4. @Louise

      On va pas mobiliser le blog pour une petite polémique, mais saches que perso, j’ai 57 que j’ai habité sur les hauts de Saint Sernin/Rance et que je faisais 6km aller 6km retour pour aller chercher mon pain. Dans ta situation, un autrichien ne se poserait même pas la question. Mais après tout, c’est une question de goût on peut parfaitement ne pas aimer le vélo. J’habite à l’embouchure de la Loire. Dans des pays comme la Norvège, ils utiliseraient des bateaux perso pour aller à Nantes. Ici, que des cargos. Tout est aussi question de culture locale.

    5. @ Phil de Saint Naz :

      Il ne s’agit pas de polémiquer et j’adore le vélo.
      Si je pouvais trouver un emploi à 6 km de chez moi, trajet en terrain plat, cela ne me génerai pas.
      Malheureusement ce n’est pas possible.

      Par contre il se pose là le problème des transports en général.

      Pourquoi est-ce si difficile de trouver du travail près de chez soi ?
      Et pourquoi certaines entreprises ne trouvent pas d’employés près de chez elles ?

      Car si le salarié, parfois, ne peut se déplacer, l’entreprise non plus.

      Comme exemple j’ai nombre de petites communes qui ont installé une maison de retraite sur leur territoire et qui peinent à trouver du personnel parce qu’il n’y a pas un nombre d’habitants suffisant pour y trouver ce dont elles auraient besoin.

      Mais il s’agit là d’un autre problème.

  10. Bonjour,

    je réitère mes propos d’il y a quelque temps déjà:

    Rien, absolument rien ne changera.
    Les hommes sont des lâches, des pleutres et des couards pour la plupart.
    Incapable de sacrifier une parcelle de leur confort pour assurer un espoir d’avenir à leur progéniture, ils préféreront déshériter ceux-ci plutôt que de fournir une once d’effort afin de sortir des carcans dans lesquels ils se sont eux-mêmes enfermés.
    L’homme est le seul animal suffisamment C.N pour scier de son propre chef la branche sur laquelle il est assis tout en conservant un sourire béat.

    Cordialement.

    1. « Les hommes sont des lâches, des pleutres et des couards pour la plupart »

      Je ne le pense pas, mais seules des circonstances exceptionnelles lui font prendre conscience de ses vraies potentialités. S’il y avait une cause transcendante à la crise, il faudrait peut-être chercher de ce côté là. Mais je crois plutôt que le grand balancier du temps revient vers des époques où ne se poseront plus les questions ni de transport en commun (au sens actuel) ni de pôle emploi, mais où ceux d’entre nous qui survivront feront les foins à la belle saison dans l’espoir d’un repas frugal.

    2. L’état de choses injuste doit disparaître sous l’influence des idées nouvelles. La philosophie moderne insiste sur l’idée, sur ce qui doit être. Elle oppose le devoir-être (sollen) à l’être, et par là réveille les âmes engourdies : « en montrant comment tout doit être, l’indolence des gens qui prennent toute chose éternellement comme elle est, disparaîtra ».

      Jean Hyppolite, La signification de la Révolution Française dans la « Phénoménologie » de Hegel

    3. Si nous savons ce qui doit être, ou ce qui devrait être…

      … c’est à nous tous d’évaluer pourquoi on en est si loin et ce qu’il faudrait faire pour s’y rapprocher.

      Lucidement. En tenant compte des trops qui continueront à exister quand-même et qui fuient de la responsabilité de la lucidité comme de la peste. C’est vrai que vu individuellement… cette responsabilité pourrait s’avérer écrasante si on manque d’envisager des scénarios collaboratifs.

      Nous devons surtout éviter d’appuyer des stratégies qui bénéficient un groupe restreint dont on ne fera pas partie…

    4. Ca n’est pas vrai, du moins certains exemples historiques démontrent le contraire.

      L’entrée en guerre des USA en 41 en est un exemple à grande échelle. En 1941, les USA ne comptaient pas et n’étaient pas obligés d’entrer en guerre, un peu comme nous pouvons pour le moment faire comme si il n’y avait pas vraiment de crise. Ils n’étaient matériellement pas non plus obligés de la faire après Pearl Harbour: Hawaii, c’est quand même très très loin des USA mainland.

      Mais cet « incident » a complètement changé la manière de voir les choses pour les américains. La semaine d’après, le président US a convoqué tous les capitaines d’industrie et leur a dit « à partir de maintenant, à la place de faire des voitures, des tracteurs, des vélos et des yachts, vous allez faire des bombardiers, des tanks et des destroyers. » Alors que les USA étaient déjà à ce moment-là une démocratie capitaliste dominée par la haute finance. Et en quelques SEMAINES, toute l’industrie a été réorganisée.

      Ma conclusion: un « renversement » de la manière de voir le monde peut aller très très très très vite.

  11. bonjour

    j’ai l’impression de nager dans une tasse de chocolat vanillé baignant dans cet environnement souligné d’une absence de couleur

    oui, redressons-nous et promettons-nous de jouer la Lucidité (José Saramago) pour ces prochaines sélections.
    Je profiterai des réunions publiques qui se profilent pour placer les rudiments économiques appris ici

    nous avons vécu avec l’épisode Coupat, ou pas coupable, ce qu’il en coûte de refuser de consommer, preuve directe de l’impossibilité pour le système d’accepter cette offense, que dis-je, ce blasphème, ne pas se ranger dans les clous qui nous sont imposés par l’implacabilité de la publicité partout présente, et toujours agissante.
    voie d’une rébellion suprême et non sanglante, comme le génocide par les blocus sont sans effusion visible d’hémoglobine
    aux délicieux papillons de McQueen, j’oppose-j’appose la tenue grunge, la récup dans d’invraisemblables turbans et jeux de piste et la somptueuse ivresse de la sobriété
    – sobriété festive car je ne manque pas de l’essentiel, contrairement aux quelques milliards de mes semblables dont certains dorment déjà dans des cimetières et criblent les poussières et les poubelles pour une improbable sustentation

    ça vous dit d’organiser sur une ville ‘centrale’ une réunion de travail? préparatrice de happening ou de taille dans la jungle de chemins praticables?

  12. Caminante, son tus huellas
    el camino y nada más;
    Caminante, no hay camino,
    se hace camino al andar.

    Antonio Machado

    D’accord avec ybabel

    1. Je réagis un peu tard à ce billet, mais j’allais retranscrire les mêmes vers de Machado.
      « Il n’est pas de chemin, il n’est que le cheminement. »

  13. « Il faut quitter le calme rassurant des utopies et des prophéties, fussent-elles catastrophiques, pour descendre dans le mouvement, déconcertant mais réel, des relations sociales. » Alain Touraine, Lettres à une étudiante

    « Pour frayer un sentier nouveau, il faut être capable de s’égarer. » Jean Rostand

    « Prolétaires de tous les pays, je n’ai pas de conseils à vous donner. » Louis Scutenaire

  14. Le blocage du système actuel est une solution…à la condition d’en mettre un en place dans le même temps et progressivement.

    Pour cela il faut des outils qui ressembleront à des partis certainement, mais à structures locales ou régionales même si des formes fédératives de coopération seront obligatoires pour élaborer un projet viable à l’échelle de ce pays (pour les communautés humaines qui souhaiteront y rester…ou la rejoindre).

    Pour le projet de société à mettre en place, le programme du CNR est certainement une bonne base de départ à débattre dans un esprit libre et fraternel.

    A quand ?

  15. Ce texte rafraichissant énonce une vérité qui est que chacun de nous, individuellement, peut faire quelque chose, que le « système » ne serait rien sans la multitude qui y participe, de gré ou de force. Il dit aussi qu’il y un temps pour l’action et un temps pour la réflexion. Difficile en effet de faire l’un quand on fait l’autre, tout comme on ne peut au même instant parler et écouter l’autre.

    Toutefois, la réflexion que avons ici sur le blog, n’est-elle pas déjà une forme d’action ? En lisant, écrivant, échangeant des idées, des sentiments, ne sommes-nous pas amenés, peu ou prou, à modifier notre vision du monde ou des évènements du monde de sorte que se créent de nouvelles perspectives pour la façon dont nous envisageons le cadre de nos actions lorsque nous serons en situation ?

    Réfléchir c’est réfléchir avec les autres. Ce qui serait sclérosant et frustrant ce serait que chacun réfléchisse dans son coin et n’en dise jamais rien à quiconque, soit la pire des situations. Encore qu’il y ait des prisonniers célèbres ou même pas célèbres qui justement ont tenu dans les pires situations en réfléchissant le monde. Réfléchir le monde, rêver sa vie, était alors pour eux la seule façon de vivre.

    Je suis d’accord pour dire qu’il existe une sorte d’intuition, un ressenti, « une petite voix intérieure », qui nous dit parfois ou souvent que nous ne sommes pas tout à fait à notre place, que ce que nous faisons dans notre vie professionnelle ou « privée » ne correspond pas à nos attentes, ou à notre éthique.

    Mais est-ce toujours de la lâcheté ? Existe-t-il — toujours — une intuition suffisamment certaine pour que nous devions de jour au lendemain tout plaquer dès que nous jugerions du caractère inauthentique de notre position ? Car les petites voix sont parfois polyphoniques ! Vaut-il mieux essayer de changer les choses de l’intérieur ou de l’extérieur ? On peut penser aussi garder un pied dans le système pour des raisons alimentaires tout en se réservant un espace plus ou moins grand pour le combattre, tout au moins si on peut le faire ! Attitude qui peut parfois friser la schizophrénie, j’en conviens.

    Si l’on pousse votre métaphore de la marche jusqu’au bout ll faudrait que nous abandonnions du jour au lendemain nos routines, nos jobs, pour aller de l’avant et construire de ce pas le nouveau monde.
    Cela ressemble singulièrement à la démarche d’une action révolutionnaire ! Pour ma part je préfèrerais que la révolution s’opère d’abord dans les esprits avant de passer directement à l’action. Ceci dit, les situations sont parfois telles que la question ne se pose plus.

    Et puis il y a aussi des tempéraments plus entiers, et d’autres plus secondaires ce qui n’empêchent pas les uns et les autres de réfléchir, mais à leur manière, les humains plus portés à l’action renouvelée découvrant les vérités du monde en tirant les enseignements de leurs expériences, tandis que les autres, plus enclins à la méditation, découvrent ces vérités en tirant et nouant les fils de toutes leurs réflexions passées et de l’observation prolongée de quelques lieux seulement. Je schématise bien entendu, selon les périodes de nos vies, nous pouvons être l’un ou l’autre.

  16. Bonjour à tous,

    Se billet m’a beaucoup touché.

    Pour moi il ne m’interpelle pas directement sur le systeme ou l’esprit de révolution mais plutôt un travail à faire sur soi même.

    Nous sommes maintenant à l’heure de la ‘révolution’ de l’information, en pleine crise du systeme où tout va très vite, nous sommes donc sans arret à nous questionner sur ce qui se passe (enfin deja pour les lecteurs de Paul Jorion! et autre blog informationel de qualité). Notre temps est souvent reflexion et prise d’information mais la plupart du travail doit être porté à l’action.

    Et pour l’action on manque pas d’outils ou de possibilités! Comme l’a dit des lecteurs plus haut c’est une combinaison de (dé)consommation et autre conso (local, bio, équitable, occas’) de vote (blanc), autre entreprenariat (coop, mutuel…), de réappropriation de SA culture, s’organiser en groupe, organiser des evenements, se concentrer sur les choses qui sont vrai, aimer, croire et rassembler parce que l’ennemi n’est pas son voisin (même lointain) mais le Nouvel Ordre Mondial!

    la révolution c’est tout ça…

    (l’orthographe francaise n’est malheureusement pas pour l’instant une des mes priorités dans cette derniere)

  17. « La foi est ce qui permet à la raison de vivre au-dessus de ses moyens. » (André Frossart)

    « En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, y compris ce qui est interdit. En URSS, tout est interdit, y compris ce qui est permis. » (Winston Churchill)

  18. Le poête a toujours raîson, comme disait le chanteur:

    […]
    Car les grandes villes, Seigneur, sont maudites;
    la panique des incendies couve dans leur sein
    et elles n’ont pas de pardon à attendre
    et leur temps leur est compté.

    Là, des hommes insatisfaits peinent à vivre
    et meurent sans savoir pourquoi ils on souffert;
    et aucun d’eux n’a vu la pauvre grimace
    qui s’est substituée au fond de nuits sans nom
    au sourire heureux d’un peuple plein de foi.

    Ils vont au hasard, avilis par l’effort
    de servir sans ardeur des choses dénuées de sens,
    et leurs vêtements s’usent peu à peu
    et leurs belles mains veillissent trop tôt.
    […]
    Ils sont livrés à une multitude de bourreaux
    et le coup de chaque heure leur fait mal;
    ils rôdent, solitaires, autour des hôpitaux
    en attendant leur admission avec angoisse.
    RAINER MARIA RILKE, Le Livre de la Pauvreté et de la Mort.

  19. Cela me rappelle un article. Cela s’appelait « Un programme politique sur Agoravox ».
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-programme-politique-sur-69555
    Cela en était touchant. Si je me souviens bien, ce n’était pas le premier appel comme en quarante.
    Le Cinquième pouvoir en marche, cette fois.
    Dans la blogosphère, on ne cherche plus les raisons de choses. On est rigoriste. On veut marcher.
    Où? On ne sait pas.
    Comment? On verra en cours de route.
    Pourquoi? Là, on espère avoir tout compris.
    On n’a plus peur. Ça c’est le côté positif.
    Est-ce que ce sera « Aux armes, citoyens » ou « Aux larmes, citoyens »?
    Bonne question. Je vous remercie de l’avoir posée. :-))

  20. Fait trop froid dehors

    Ma femme vient de me quitter de nouveau pour le marché

    On ne peut apprendre au crabe à marcher droit. [Aristophane]

    Les femmes font marcher les hommes et le commerce. [Albert Willemetz]

    La mère aimante apprend à son enfant à marcher seul. [Sören Kierkegaard]

    Il faut garder la forme. Ma grand-mère a commencé à marcher sept kilomètres par jour à soixante ans. Elle en a aujourd’hui quatre-vingt-dix-sept, et on ne sait absolument pas où elle est.
    [Ellen DeGeneres]

    Je suis un vieux peau-rouge qui ne marchera jamais dans une file indienne. [Achille Chavée]

    Marcher vraiment, c’est aller au rythme de la fleur qui s’ouvre. [Michel Jourdan]

    Les puissants ne travaillent qu’à marcher sur nos vies. [W. Shakespeare]

    A voir marcher quelqu’un, on connaît sa pensée. [Pétrone]

    1. Après San Francisco et le flower power

      « Certains se sont ouvert les veines, d’autres ont ouvert des magasins » (Allen Ginsberg) ecco

      Et près l’euphorie économique de la cavalerie ?

  21. se lancer…oui, mais ne pas réflechir: non!
    Neutraliser « l’oligarchie financière », dénoncer les scandales, et rappeler à nos élus que …ça suffit comme ça, oui bien sur, mais apparemment cela aura peu de chances de succès en passant par les formations politiques actuelles..
    (tea party anyone?)
    ..Quand on pense que le NPA- anti-capitaliste par définition- n’est pas fichu de piocher parmi la dizaine de scandales financiers du mois, au hasard les décrets Goldman Gaz de C Lagarde, ou les swaps concoctés par …Goldman Sachs à la Grèce, il y a de quoi se poser des questions!

    On peut décider par exemple, de « vivre en cash », en retirant systématiquement son argent en liquide..
    plus de platic money, plus de dettes, de frais divers…
    Ca n’est pas facile, c’est contraignant, c’est souvent exaspérant, mais ca fait mal à la légitimité de ce « Système » qui a complètement échappé aux démocraties, et qui ne se réformera pas..
    Accessoirement, c’est un excellent moyen pour remettre un peu d’argent « vrai » dans le pays,et limiter la casse pour les années à venir, qui ont très peu de chances d’ètre guillerettes ..

    Ecrire à son député; à force, ils finiront par se poser des questions, qui sait?
    A chacun ses moyens.. tout est bon!

  22. J’aurais pu écrire un billet de ce type l’année dernière, peut-être il y a deux ans… Maintenant je ne l’écrirais certainement plus, parce que cette proposition d’action est vouée à un échec cuisant: Elle ne vaut que si elle est très largement suivie – Bien plus encore que les dernières grandes manifs. Cette évocation donne d’ailleurs une bonne idée de la volonté d’agir qui existe réellement dans la population.

    Par ailleurs, le « système » se fout que quelques dizaines ou quelques centaines d’éléments le quittent, dès lors que des milliers d’autres attendent à sa porte de pouvoir y entrer. Quand bien même tous les lecteurs de ce blog agiraient dans le sens que vous dites qu’il ne s’agirait encore que d’une piqûre de moustique sur le dos d’un éléphant.

    Râler contre le monde qui part en lambeaux est une chose, prendre sur soi de l’empêcher de s’effondrer en est une autre.

  23. J’ai pris la route. Cela m’a permis d’ouvrir les yeux.
    Je suis sur le chemin. Je n’ai aucune idée de là où cela me mène. Je ne sais qu’une chose, c’est que cela ouvre l’esprit. Je ne sais pas si cela est nécessaire, ça l’a été pour moi.
    En chemin, ayant ouvert les yeux, j’ai ressenti le besoin de « revenir », pas en arrière, juste pour partager mon expérience.

    Aujourd’hui, je me sens citoyen du monde.

    Je ne sais pas si je dois laisser le monde évoluer sous mes yeux ou si je dois (peux) influencer cette évolution. J’en ressens le besoin, alors je tente.

    Aujourd’hui, à défaut d’avoir de pouvoir demander à chacun de se sentir citoyen du monde, j’aimerais demander à chacun de se sentir citoyen grec. L’expérimentation d’être sous la coupe réglée du FMI guette l’Europe. Cela ne s’arrêtera pas à la Grèce et la Grèce est un symbole fort dans notre histoire. C’est le berceau du raisonnement logique pour notre civilisation. Utilisons ce symbole. Ne laissons pas les grecs seuls, ensuite élargissons notre horizon et regardons le monde.

    Tentons d’offrir un projet au monde. Faisons revivre l’idée d’émancipation des peuples et essayons d’éviter la violence pour une fois. L’émancipation des peuples ne peut pas s’imposer aux autres, elle doit se révéler à chacun. Pour avoir envie de s’émanciper, il faut d’abord avoir conscience qu’on ne l’est pas (c’est aujourd’hui possible ou fait à grande échelle), il faut ensuite avoir le courage d’affronter ses peurs et soi même, sans se mentir, le chemin est encore difficile de ce point de vue. Tâchons à la fois de tirer les leçons du passé et d’oublier les réflexes du passé.

    Dans un projet, pas nécessairement dont chaque jalon serait écrit (c’est impossible) mais au moins dont les objectifs généraux sont fixés, nous pouvons agir, nous coordonner et nous investir.

    Désolé si je suis « grandiloquent », je le sentais comme cela ce soir.

  24. « On ne peut pas créer une société juste avec des moyens injustes. On ne peut pas créer une société libre avec des moyens d’esclaves ».
    « La fixation de limites est toujours constitutive de la société comme de la culture. L’illimité est la négation de l’humain comme de la culture » Jacques ELLUL

  25. Burk ! je n’arrive décidémment pas à me faire à ton « rajeunissement « Paul .
    Se lever et agir .

    Pour le sujet qui nous intéresse ici , ce n’est pas la levée du paralytique mais tout bonnement répondre à la question : comment entrer en politique ?
    C’est à dire comment dépasser ce cirque qu’on nomme politique et rentrer en politique qui est action réflexion action réflexion .
    Pour que ce rythme dual soit possible et que la réflexion sorte du blog par ex , il faut un ancrage de pouvoir ; ce que bien sûr ne nous offre pas le cirque politique .
    Il nous offre au mieux la ré action , le contre pouvoir , mais pas le pouvoir . Qui est réflexion action (collective et publique).
    Le seul lit que peut emprunter ce cheminement politique , est celui du projet qu’on fasçonne collectivement ; dans un monde usine délocalisé ..quel projet porter ?
    L’agir est lui aussi conditionné radicalement par notre situation : quelle action derrière des barreaux? Et si les barreaux étaient tout bonnement une composante essentielle de nos sociétés ? Et si l’inaction , l’i réflexion étaient produits et fondements de nos sociétés ? Si nous nous étions nous mêmes enfermés ?

    Et si pour répondre à « il suffit que nous nous levions  » on se posait la question des conditions de possibilités de l’agir pour un peuple ? Il suffirait alors de commencer par le commencement et au lieu de s’agiter comme des papillons de nuit dans une tache de lumière , de prendre le problème par le bon bout ; par ex de se demander quelle type d’organisation politique pour remplacer le cirque ?

  26. Les femmes ont une âme si grande, c’est toujours aussi impressionnant de voir l’étendu de leur compassion. Et je m’incline honnêtement devant leur majesté, et notamment devant vous Louise. Mais c’est également la limite de votre action…

    Votre discours de compassion, au delà de ce qui est visible, est beau. Mais il est dangereux car il conduit l’homme à penser plutôt qu’à sentir, et donc à faire des erreurs.

    A trop écouter des mots, on se place dans sa tête. Quand le danger survient, on reste dans sa tête faute de savoir comment être ailleurs, et notre lame prend la forme des mots. L’esprit regarde l’arbre et on arrête de voir la forêt… et par concéquent, le corps sacré devient une marionnette qu’on broie aisément, d’autant plus aisément que l’esprit a depuis quelques temps des armes puissantes contre le corps (armes atomiques, fusils, armes bactériologiques…).
    Etre un homme aguerri, c’est ne pas être dans sa tête, c’est être dans son corps, et jusqu’au monde qui l’entoure, mais c’est surtout savoir y rester.

    Donc marchons oui, courrons, faisons du sport, déjà… C’est un bon début. On verra peut être qu’il n’y a pas de tâche plus saine que celle d’utiliser ses mains dans une entreprise pleinement maitrisée du début à la fin. Comme disait Einstein, « il n’y a pas d’homme qui réfléchisse plus sainement qu’un artisan qui a les mains occupées ».

    Les hommes ne sont absoluement pas tous fait pour réfléchir, ou alors rarement, de façon pragmatique, épisodique. Quand on se met à mouliner en permanence, on meurt triste, et vite, et il peut même arriver qu’on ne vive pas, sauf si, comme certain, on sait se maitriser profondément. Je repense alors peiné à une interview de ce grand homme, Claude Lévi-Strauss, qui a vécu, et longtemps, mais qui faisait l’amer constat de son dédoublement non pas schizophrénique, mais plein et sincère entre l’homme qui a voulu réfléchir et comprendre, et l’homme qui a voulu vivre.

    La connaissance historique et scientifique, donc de contenu infinie, est belle, et peut à présent répondre à à peu près toutes les questions qu’un homme se pose, et ainsi le soulager de l’absurdité de son rapport au monde. Mais lui donner l’illusion qu’elles répondront aux questions qu’il se pose sur lui même et ses frères, c’est un crime contre l’humanité. Il ne faut pas oublier que les mathématiques traitent de l’univers en temps que faits observés, et surtout d’elles même, non de la vie ou du sens qu’on lui donne.

    La seule chose à comprendre en réalité, pour être un homme juste, ce sont les rouages de l’outil qu’on utilise, où se trouve la pointe de son couteau. Pour être un homme honnête, il faut comprendre comment s’exprime la fraternité dans la culture qu’on choisit pour vivre. Et petit bonus pour ceux qui veulent : se connaitre soit même pour être sage.

    Il ne nous suffit pas de nous lever et de marcher, il faut prendre des bagages, un bon couteau et quelques provisions, et si possible, appeler quelques frères.

    d’un point de vue plus pragmatique, je rappelle quelques solutions et choses à faire que je juge arbitrairement de la plus simples à la plus compliquée :

    -Continuer à vivre comme avant en mettant des richesses réelles de côté et en faisant des stocks.

    -Vivre en écolo modéré, en continuant à se prendre la tête avec les emballages et une multitude d’outils barbants, rester dans le modèle de classe moyenne classique, avec un peu plus de sport et de culture saine (non idéologique), du genre, une religion.

    -Changer de vie tout en restant très intégré à la société, notamment en se faisant artisan

    -Prendre exemple sur St François d’Assise et troquer tout contre une robe de bure. Cela demande cependant une éducation spirituelle que tout le monde n’a pas.

    -Vivre en décroissant, avec permaculture, etc…

    -Se trouver un coin où vivre au naturel, sans aucun autre confort qu’un toit et les siens
    Ca a le mérite d’offrir quelques tâches simples à faire, une vie tranquille.

    -Essayer de comprendre ce qui se passe un peu plus finement pour apporter quelques chose d’honnête et juste à ceux qui le souhaiteront.

    -Acquérir suffisamment d’autorité pour agir à l’échelle de notre société actuelle

    -faire une révolution (mais ya pas de légitimité à l’heure actuelle, ni de modèle)

    -Proposer un modèle de refuge classique, sorte de société pseudo autarcique, organisée sur la routine et l’événement, non totalitaire, donc ouvert sur l’extérieur, à taille humaine (non impérialiste), compréhensible, sensible. J’amennerai volontier des précisions sur les modalités de son apparition ainsi que les éléments constitutifs de la notion de refuge si cela intéresse quelqu’un. Cela dit, je suis tellement peu instruit que je serai bien incapable de former un tout cohérent avec tout les mots qui existent actuellement. Si cette idée est jugée pertinente, une aide serait la bienvenue.

    -Proposer un modèle de refuge transcendental. Là je m’adresse à ceux qui se sentent une âme de surhomme. Il s’agit d’apporter un système social fort qui offre à chacun, s’il le souhaite, tout pour sa survie, sa vie, sa glorification, jusqu’aux possibilités de l’enstasse et de l’extase, dans le respect de la vie. c’est dangereux, ça se fait pas en un siècle, car il faut habiter les lieux nouveaux longtemps avant qu’ils prennent vie à nos yeux, mais c’est un risque nécessaire il me semble. parmis les hommes, certain ont besoin de ça à un moment ou l’autre de leur existence (on en a même tous besoin à des degré divers). Le leur refuser, c’est comme je l’ai déjà dit, donner un sens à la folie.

    -Etre un messie^^!

    1. Il n’y à malheureusement pas de solution utopique possible. Le paradis fut détruit en mordant la pomme… on ne peut faire marche arrière parce-que on est incapables d’oublier qu’on à mordu la pomme… et on sait donc qu’aucun système utopique ne sera viable parce-que ils n’organisent pas d’une façon satisfaisante que faire avec ceux qui ont mordu la pomme, ni avec ceux qui la mordront encore.

      Puis, on est dans la merde, il faut bâtir quelque chose qui puisse germiner et prendre une croissance saine tout en commençant dans la merde, pas une robe blanche de vierge utopique qu’on ne reconnaitra plus dans quelques instants.

      Ce n’est pas facile, mais impossible n’est pas humain 😉 .

    2. NingúnOtro,

      Il y a dans votre assertion quelque chose d’épistémologiquement infalsifiable :)!

      Au bas mot.

      La première étape pour s’en sortir est de suivre les conseils d’un certain PYD : ne pas se débarrasser du miroir.

  27. Cela fait environ une quinzaine de jours que je connais le site de Paul Jorion et j’y viens régulièrement. Je lis, j’écoute, j’observe, et je m’exprime tant bien que mal. Je suis nul en économie. Nous passons beaucoup de temps : il faut voir l’énergie qu’on y met tous ! Cette énergie, mais je pourrais tout aussi bien parler de force mesurée, est un atout considérable. Voyez aussi comme il y a un rayonnement, puisque ce blog à un taux de fréquentation remarquable. Rien ne se perd, je suis persuadé qu’à un moment donné de l’histoire nous pourrons récolter de savoureux fruits. Mieux encore, nous pouvons déjà apprécier la qualité d’écriture ainsi que la sensibilité des uns et des autres ici est maintenant. Quelle chance dans votre vie.

  28. Marcher? Mais nous marchons! Comme un seul homme. Comme la grande armée vers sa Bérézina.
    C’est la loi du marché et de son grand voyage organisé. J’insiste, organisé.
    Club Med’ pour l’élite et Club Merd’ pour nous autres.
    Après les bleues, les rouges, c’est au tour des petits blancs de marcher sur les glaces fragiles de leur « juste-prix ». Ils se vendront bientôt à la criée comme leurs pays se vendent déjà à la découpe.
    Mais je me range derrière la bannière de Paul notre G.O. : C’est un spécialiste de la formation des prix et de l’organisation des systèmes complexes….

  29. Hentarbleiz,

    Qu’entendez-vous par « tellement peu instruit » ?

    Etant convaincu que ce ne sont pas nécessairement ceux qui ont les plus grandes oreilles qui entendent le mieux, je vous saurais gré de pousser plus avant l’exposition de vos réflexions, notamment concernant le « modèle de refuge classique ».

    Merci 🙂

    1. Hentarbleiz,

      N’ayez crainte : personne ne nous lira 🙂 !

      Au plaisir de vous lire et de découvrir vos idées, vos utopies diront certains.

    2. Hé bien soit, si personne ici ne nous lira et que ceux qui nous lirons sont conscients du fait que je ne parle que d’utopie et aucunement d’une chose réalisable en tant que telle, ni de défendable idéologiquement, alors je peux sans doute écrire…

      La notion de refuge (le mot même évoque l’utopie) part du constat qu’il n’y a jamais eu de société qui ai pu sincèrement justifier d’elle même au delà des relations et expériences sensibles qu’elle entraine.

      Ces relations et expériences ne sont pas définissables, ni quantifiables, mais valant en elles-même et pour elles même, même si leurs causes et leurs effets sont explicables. Leur donner une justification rationnelle ou morale, c’est ajouter une couche d’absurdité. Cette absurdité fait d’autant plus mal et provoque une réaction d’autant plus forte et tragique qu’elle est détachée du sensible et qu’aucun lien n’est fait, par la poésie, la religion, l’art au sens large, le mythe, avec nos pieds sur terre, car alors on recrée le mythe. Ou pire encore : que le lien fait dans l’abstraction est contradictoire avec le lien réel et qu’alors on n’ai même plus de mythe à revivre et qu’on choisisse la mort.

      Bien sûr il ne s’agit pas là d’une révélation mais d’une simpliste et énième réécriture. Tout homme croque la pomme, nous sommes d’accord. Mais il ne s’agit pas d’oublier qu’il lui reste un choix après coup… Le pessimisme consiste à nier l’existence du choix au delà de la connaissance entre bien et mal, à considérer qu’il n’y a plus de retour possible, que rient ne vaut plus, or si, il y a encore de la valeur à défendre, de la vie à créer, à entretenir.

      Que voulons nous si ce n’est une vie que l’on puisse justifier de façon sensible, quelques soient nos choix, et donc qu’on ne justifie plus ? « Un homme n’a pas à se justifier » est un grand classique de la culture populaire. Mais seul l’artiste se réclame de cette maxime actuellement, quand il en a encore la force.

      Le refuge vient se placer là : il donne à l’homme les moyens de ne pas réfléchir au delà, alors même qu’il garde la conscience (et heureusement), de cet au-delà. Il doit pouvoir justifier de sa non évolutivité et de sa non justification en raison du principe de relativité des cultures, afin de garantir la fraternité et les liens inter-générationels. Quoi de plus triste que de voir son enfant grandir dans un monde qui n’est pas le sien, et de ne rien pouvoir lui apprendre si ce ne sont des bases qui ne suffiront pas à sa survie ? Quoi de plus absurde que de devoir remettre en cause l’amitié en raison d’une liberté moniste dont chacun se réclame indépendamment des autre ? (voir réflexions sur ce blog à propos de la devise de la république française)

      Le refuge doit en outre savoir se faire une place à part entière dans une éventuelle société au dessus. Il apparait alors comme un pouvoir qui négocie avec l’état, qui lui, perd son droit d’ingérence dans les coeurs et reconnait sa non légitimité toute relative, à légiférer. On peut dénoncer là une décharge de l’homme de son identité. Or c’est tout l’inverse : le refuge se veut à taille humaine, donc de l’identité la plus pure, celle faite non des mots mais des actes, et des mots qui épousent les actes.

      Croire qu’on entrerait alors dans une logique de simple replie identitaire ou de conquête m’apparait pessimiste. Il y a des choses dont on n’est pas près de se passer, et dont l’état (au sens d’une organisation qui nous dépasse) aura encore longtemps le monopole . On peut citer des moyens médicaux avancés, des marchés complexes, des réseaux de communication, des moyens de défense absurdes en cas d’absurdité, un modèle d’éducation qui vaut pour le niveau étatique et qui garantie la possibilité de compréhension de ce qu’il y a au delà du refuge, un rôle d’arbitrage des conflits, etc…

      Par ailleurs, l’homme a toujours besoin de communiquer, de faire valoir sa sagesse, sa compassion ou sa virilité, sa curiosité, en se confrontant avec d’autre cultures. Le repli identitaire n’aura pas lieu.

      Il ne s’agit pas de faire une révolution, mais d’apporter un niveau supplémentaire à la société humaine, entre l’esclave et le maitre, l’exploitant et l’exploité, entre la main et la tête (un coeur?), et d’enfin faire taire cette dialectique absurde et enfantine entre ce que je veux et ce qu’on m’offre ; non pas en nous simplifiant à ce que l’on décide d’échanger, mais en nous complexifiant à ce que nous pouvons créer nous-même qui nous permette de tenir. Nous sommes des créateurs, n’ayons pas peur de créer.

      Le refuge doit donc prendre en compte à la fois les hommes qui le constituent et leur mode de vie, par définition, et les revendications extérieurs. Son autorité constitue son enveloppe formelle. Ce peut être un ou des chefs élus, un roi, un représentant démocratique, un robot, peut importe. Les hommes choisissent comment ils souhaitent être représentés.

      D’un point de vue logique, on peut simplement concevoir cette chose encore floue comme un ensemble d’acteurs qui se placent entre l’homme seul et la société de pensée, et qui aient autant de droit à l’intégrité que l’homme lui même. La famille joue normalement ce rôle actuellement, mais une famille sans refuge est aussi fragile qu’un homme sans famille…

      Le refuge doit pouvoir faire valoir d’un droit du sol, car il n’y a pas de vie sans terre, ou d’un droit au vagabondage à travers les autre refuges, car certain hommes voyagent, c’est ainsi. En outre, il ne faut pas oublier que le principe de refuge n’a pas de vocation totalitaire, en ce sens il offre la possibilité de transparence, ainsi qu’un choix permanent et clair.

      Pour garantir sa stabilité, il doit disposer de ses propres moyens de survie et en maitriser tous les aspects, pour pouvoir se rendre compte de leur disparition. C’est donner à l’homme les moyens de sa survie, et lui refaire porter le poids de sa vie, pour le rendre fort et fier. C’est lui donner, comme à Sisyphe que Camus voyait heureux, un rocher à pousser. Combien sont les indiens réduits à l’alcoolisme, combien sont les mandiants, pris en charge ou non ? Sont-ils incapables ? non, faibles ? assurément non, immoraux ? jamais, car ils pourraient très bien justifier d’un combat ; mais, persuadés de la petitesse de leur vie, ils le sont par ignorance, justement, par absence de cette éducation qui a sa place sous l’Education (nationnale?), compréhensible par tous, qu’on a cru inférieure mais qui demeure notre socle. L’ignorance était considérée comme une cause de mort chez les Celtes, je commence à comprendre pourquoi…

      Tout outils doit donc pouvoir être pleinement compris par l’ensemble des acteurs, car il n’y a pas de justesse des hommes sans cela, et on voit où cela nous mène en économie : à l’anthropomorphisme des outils, au mixage de l’homme et de la machine, ce que Paul Jorion, il me semble, met en relation avec l’économie psychologique anglo-saxonne du XIXème.
      Quand on ne comprend pas, on croit que notre psychologie se calque sur les choses, mais les pierres sont des pierres, et l’homme est un homme.

      Dans une logique opposée, partant du sensible, Toute loi et toute ritualisation doit être comprise par l’ensemble des familles comme étant un choix qui vaut en lui même et pour lui même et se calque directement aux actes, car il n’y pas d’homme honnête sans cela (même si demeurent les innocents, les bravent, et j’en passe qui portent tout autant de beauté).

      Quelles modalités à proposer pour les liaisons maritales ? Quelle organisation inventer pour la distribution des ressources stratégiques ? Quelle place donner à l’homme de la ville qui ne pourra pas subvenir à ses besoins ? Comment faire valoir ça auprès d’un état qui lui-même se considère comme un refuge (à tord, mais sincèrement) pour ses concitoyens ? Comment lui faire comprendre que nous sommes conscients d’être des enfant et que nous aspirons à plus, non pas en le tuant dans un élan oedipien, mais en discutant avec lui, d’homme à homme.

      Cette autarcie relative se heurtera à la revendication de souveraineté des autorités supérieures, et aux revendications d’extériorité des hommes et femmes à l’intérieur, notamment pour aller trouver l’amour ou ajouter à leur confort. Mais au moins, il y aura un dedans et un dehors, et d’autre dedans et d’autre dehors, un monde ouvert possible. On voit bien vite les limites réelles d’une telle idée, mais ce ne sont pas des obstacles infranchissables, et çà n’empêche pas de rêver.

      D’ailleurs, les villages auto-suffisant qu’on voit apparaître à l’heure actuelle m’apparaissent être un merveilleux premier pas. Et bien sûr, certain petits villages en ont déjà toutes les caractéristiques, hormis les lois et ce droit à l’intégrité. La représentation autoritaire (homme ou femme, les femmes ayant maintenant appris à être aussi viriles que nous) étant le rôle du maire.

      Il ne s’agit pas de faire croire qu’il n’y a pas de pomme à croquer, mais justement de le dire le plus vite possible. Il n’y a que dans notre civilisation qu’on ne le dit pas, avant il y avait le passage à l’âge adulte, et c’est ce rite qui vaut pour pomme offerte… Même si on croque, il nous reste toujours le choix d’une voie relativement certaine et honnête, tout du moins facilement maitrisable et servant la liberté des siens… Or la seule voie donnée actuellement est la sienne propre comme acteur directe d’un monde qui nous dépasse. Peu d’hommes aiment se battre seul ou dans le néant.

      La démocratie en tant qu’elle ne sait pas ce qu’est un homme, doit honnêtement accepter l’éventualité de l’ensemble de ses relations et modes de vie comme une entité réelle disposant d’un droit à l’intégrité si elle le clame. Sans cela, on risque de réduire l’homme à l’individu et de provoquer des sursauts sociaux du type qu’on connait aujourd’hui avec les bandes brutales.

      L’individualisme est pour moi l’équivalent politique de ce qu’ont fait les médecins de la renaissance dans leur analyse du corps humain : « la peau est la frontière de l’âme, au delà l’homme ne peut ressentir et on ne peut le considérer comme vivant ». Réduire l’âme à la peau ? Utiliser même ce mot dans un raisonnement scientifique est une horreur… Heureusement la sociologie actuelle se rend compte de l’absurdité, même si la médecine a encore du mal. la sensibilité est partageable et même partagée qu’on le souhaite ou non, et se place dans le corps, certes, dont la limite est la peau, mais aussi le monde et le corps des autre, et l’esprit même, et ce qu’on imagine. Par ailleurs, il ne faut pas confondre le corps et la conscience que l’homme a de son corps. Mais c’est une autre histoire.

      Un refuge n’est pas seulement une utopie, c’est le constat d’un nécessaire palier entre l’homme et la société, qui ne soit ni une définition, ni une analyse, mais une réclamation de statut lié à son mode de vie. Assurons nous bien qu’il s’agit là de ne réduire ni l’homme ni la société.

  30. Bachibouzouk,

    Pour donner suite à votre href= »http://www.pauljorion.com/blog/?p=8177#comment-57547″>message du 16 à 11:24, je propose la pétition suivante :

    Etes-vous pour ou contre l

  31. Oups !

    Etes-vous pour ou contre la poursuite d’un travail dénué de sens, tant pour l’homme que pour la société ?

    Peut-être dans un premier temps serait-il judicieux de commencer par :

    Etes-vous, oui ou non, conscient de l’existence d’emplois dénués de sens, tant pour l’homme que pour la société ?

  32. @ Phil de Saint Naze :

    vous ne trouvez pas que nous traversons DES CONDITIONS EXCEPTIONNELLES ????

    Je rejoins ABSOLUMENT YBabel et ceux qui se retrouvent dans ses propos.

    Les lamentations (et hélas, même les traits d’esprit) ne seront d’aucune aide.

    Il faut REFLECHIR à ce que nous voulons vraiment pour la société de demain.

    ET AGIR DES M A I N T E N A N T aujourd’hui, peu à peu, pour le mettre en place.

    « SOYEZ LE CHANGEMENT QUE VOS VOULEZ VOIR DANS LE MONDE » ; Gandhi.

    1. Dans un post, d’ailleurs pas très courtois, et je m’en excuse, je défendais exactement les positions d’Ybabel, et faisais également référence explicitement à Gandhi, et implicitement à la phrase que tu cites, dans un autre. Si tu veux changer le vie, changes la vie, changes ta vie.

  33. Je vous plains, vous les hommes, qui avez une si pauvre image de vous même.

    Si peu de valeur à vos propres yeux.

    Qui vous définissez comme IMPUISSANTS.

    1. Laurence, je ne comprends pas. Pouvez-vous me dire qu’elle image à la femme d’elle-même ? Je vous le demande sans aucune acrimonie, j’ai besoin de progresser.

  34. POussée par la nécessité, pauvre obligée de travailler loin de chez moi, j’ai mis un vélo dans ma vie et ça l’a beaucoup améliorée. Voir les arbres et produire ma propre énergie m’a beaucoup amusée, même dans les côtes (mais je ne lutterais pas aussi bien en Aveyron sans vélo électrique). Ma distance maximum aller retour est environ 12 km (environ 1/2 heure de trajet).

    Donc j’ai continué.
    je ne sais plus si c’était avant ou après mais j’ai jeté ma télé. mes enfants regardent des dévédés et si la dose de bêtise est trop élevée je censure ou je prévois une compensation pour remonter le niveau de créativité en prescrivant un bon film un bon livre une bonne balade, une quart d’heure de musique.

    Je lis les blogs d’opinion et me suis mise à lire Bergson et Deleuze, dont je n’ai jamais entendu parlé au Lycée, ni après mais on m’a bassiné avec MArx et Keynes qui ne parlent pas de la révolution personnelle à faire pour atteindre la liberté, alors que Bergson le détaille. Je n’oublie pas Amartya SEN, très productif sur cette question.

    Quant à Gilles Deleuze je vous laisse faire votre découverte. Il y en a surement encore beaucoup d’autres, de Haendel aux chants pygmées, de Claude Levi Strauss à Dolto OU à Esther DUFLO, etc.;.sans oublier le bricolage ou la cuisine et l’affection à partager avec les proches (IKEA ne veut pas augmenter les salaires mais veut bien ouvrir le dimanche: il est où le modèle suédois?) .

    L’économie macro qui tient la vedette dans les médias n’existe peut être pas sauf dans les théories mais ces théories n’ont pas empêché les crises du crédit (les bulles qui éclatent chaque décennie mais de plus en plus fort) et de la confiance dans les monnaies. celle que nous vivons c’est l’économie micro, celle des calculs de gestion et d’optimisation fiscale: les salariés IKEA en grève l’expliquent comme moi, leur employeur préfère ouvrir beaucoup de nouveaux magasins (ou autres investissements discrets) plutôt que de partager un peu les bénéfices.

    Merci à vous tous qui faites le lien entre nos vies (nos credits, notre épargne, notre consommation) et cette économie macro et ses calculs de masses monétaires de taux d’intérêts et d’inflation qui planent sur nous sans que nous puissions jamais les saisir. Comme dit la devise de ce quotidien belge « comprendre c’est déjà agir » (la libre belgique).

    Economie : une manière hypocrite de faire de la politique. Quand est ce que l’on pourra voter contre les agences de notation?

    pour revenir au vélo, je participe à des actions associatives pour réclamer aux élus locaux de meilleurs aménagements de voirie : je n’oublie jamais de justifier ma demande par la rareté du pétrole et la pollution de l’air et les copains ont ajouté les bienfaits sur la santé publique. J’aurais pu participer aussi à la promotion du co-voiturage ou de la voiture en libre service. Un élu fameux du coin a dit que le vélo c’était une part marginale de la circulation, alors….

    Nous sommes actifs: le trafic cycliste augmente mais les aménagements progressent moins vite! J’ai compris que les élus sont moins adaptables que leurs électeurs, sauf pour faire surveiller les cyclistes aux feux rouges en oubliant de verbaliser les stationnements auto sur les voies cyclables. Le pire est qu’ils ne travaillent pas ensemble et ne font pas converger leurs politiques: faire se rejoindre des itinéraires cyclables de territoires différents c’est toute une histoire!

    Pour se mettre à marcher, une action associative peut suffire avec ou sans vélo: c’est le début simple et convivial d’une société plus joyeuse, plus juste, plus riche aussi. La presse papier en parle peu mais beaucoup marchent assez vite. Se lever et marcher nous permet aussi de nous mêler de ce qui nous regarde.

    Merci à vous tous, vous lire est un repos, les autres ne sont pas toujours un enfer!
    Dalio

  35. @ octobre,

    L’erreur de ma ponctuation a modifié (je m’en excuse) le sens de ma phrase :

    « je vous plains vous, les hommes qui avez une si pauvre image de vous même. »

    Vous voyez, comme cela ca ne s’adresse plus à TOUS les hommes, seulement certains;).

    D’autre part, je constate que beaucoup d’hommes ont une réelle difficulté avec le ‘changement’. Ca ne m’amuse pas de dire cela. Oh non…

    Envisager des manières nouvelles, peut-être surprenantes, de voir les choses, ils n’aiment pas beaucoup (en général).
    Ils préfèrent se cantonner à leurs habitudes, à leurs repères… Je ne sais pas pourquoi… Il faudrait demander à un spécialiste 😉

    Et il me SEMBLE que les femmes (en général) sont plus réceptives à cette notion de changement….

    Une chose est sûre, c’est ENSEMBLE que nous trouveront des solutions…
    Ou que nous rendrons les armes.

    1. Masculin-solaire, féminin-lunaire, constance et inconstance, ceci expliquant peut-être cela.
      Ne confondez vous pas changement et inconstance?

  36. J’avoue ne pas avoir compris le sens de votre billet, le trouvant trop énigmatique, la morale de la fable m’échappait.
    En réajustant quelques instant plus tard (ybabel dit : 16 février 2010 à 13:29 ) je comprenais.
    Parler de probité individuelle est chose louable, penser que la probité de chacun s’additionne au point de corriger le système ou les défaillances n’est pas crédible au delà d’une dizaine d’années de changements et d’efforts journaliers.
    Mais il y a encore du chemin pour tous ceux qui souhaitent entendre « l’appel du 18 juin ». Si c’est la référence (?) je ne vois pas qui, parmi les gens de pouvoir serait susceptible de…
    L’actualité du jour et les 2 derniers billets de Paul et François lèvent à nouveau le voile sur ce théâtre d’ombres, activité que nous apprécions unanimement.
    Il est salutaire de pouvoir se demander par exemple qui note les agences de notations et de faire la lumière sur ces réseaux en remontant au coeur du système. Se posent alors les questions de l’efficacité et du droit ou technique et justice peuvent agir et corriger la délinquance à la manoeuvre.
    Aux vues des acteurs et des mécanismes il semblerait que le plus haut placé pour agir soit l’Etat, juge et l’arbitre. (A moins que l’Etat soit une « coquille vide »).
    En général la foudre vient d’en haut.
    Dans les sociétés humaines elle peut venir d’en bas, dans le désordre.
    Lors des commantaires, chacun semble tirer à hue et à dia.
    Ne faudrait-il pas impacter ces questions ?

  37. @ Louise, astarte, Vincent Wallon, YBabel,…….

    merci de vos témoignages…

    Merci d’être DEBOUT dans cette période difficile.

  38. Que nous nous levions et que nous marchions…c’est pas gagné ! Regardez l’apathie en réaction à un précédent href= »http://www.pauljorion.com/blog/?p=8148#comment-57479″>message.

    C’est pas gagné n’est-ce pas ?

    Allez, une autre pour la route :

    « Dans la glorification du “ travail ”, dans les infatigables discours sur la “ bénédiction du travail ”, je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous :à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. – Et puis ! épouvante ! Le “ travailleur ”, justement, est devenu dangereux ! Le monde fourmille d’ “ individus dangereux ” ! Et derrière eux, le danger des dangers – l’individuum !
    (…) Etes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure ! Mais qu’est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement ? si vous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-même ? » (Nietzsche, Aurore)

    1. Et donc la vision idéale de Frédéric, déjà citée : « Se trouver un travail pour avoir un salaire : – voilà ce qui rend aujourd’hui presque tous les hommes égaux dans les pays civilisés ; pour eux tous le travail est un moyen et non la fin ; c’est pourquoi ils mettent peu de finesse au choix du travail, pourvu qu’il procure un gain abondant.
      Or, il y a des hommes rares qui préfèrent périr plutôt que de travailler sans plaisir : ils sont délicats et difficiles à satisfaire, ils ne se contentent pas d’un gros gain lorsque le travail n’est pas lui-même le gain de tous les gains. De cette espèce d’hommes rares font partie les artistes et les contemplatifs, mais aussi ces oisifs qui passent leur vie à la chasse ou bien aux intrigues d’amour et aux aventures. Tous cherchent le travail et la peine lorsqu’ils sont mêlés de plaisir, et le travail le plus difficile et le plus dur, s’il le faut. Sinon, ils sont décidés à paresser, quand bien même cette paresse signifierait misère, déshonneur, péril pour la santé et pour la vie. Ils ne craignent pas tant l’ennui que le travail sans plaisir : il leur faut même beaucoup d’ennui pour que leur travaille réussisse. Pour le penseur et pour l’esprit inventif, l’ennui est ce calme plat de l’âme qui précède la course heureuse et les vents joyeux ; il leur faut le supporter, en attendre les effets à part eux : – voilà précisément ce que les natures inférieures n’arrivent absolument pas à obtenir d’elles-mêmes ! Chasser l’ennui à tout prix est aussi vulgaire que travailler sans plaisir. » in Le Gai Savoir

  39. @FAB OK pour la feuille de route . C’est presque le constat de la réalite des travailleurs
    de tout bord. Henri LABORIT dans ses thèmes favoris : systémique, dominants/dominés
    préconisaient à tous les travailleurs de trouver 2 heures pour leur propre information.
    C’est un vrai luxe que de trouver ce TEMPS après métro, boulot, dodo pour la plus grande
    majorité.

  40. Oui !

    Mais alors pourquoi se priver de ce luxe ? Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Un début de réponse :

    J’en arrive maintenant à un point qui est, selon moi, le ressort et le secret de la domination,
    le soutien et le fondement de toute tyrannie. Celui qui penserait que les hallebardes, les gardes
    et le guet garantissent les tyrans, se tromperait fort. Ils s’en servent, je crois, par forme et pour
    épouvantail, plus qu’ils ne s’y fient. Les archers barrent l’entrée des palais aux malhabiles qui n’ont aucun moyen de nuire, non aux audacieux bien armés. On voit aisément que, parmi les empereurs romains, moins nombreux sont ceux qui échappèrent au danger grâce au secours de leurs archers qu’il n’y en eut de tués par ces archers mêmes. Ce ne sont pas les bandes de gens à cheval, les compagnies de fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent un tyran, mais toujours (on aura peine à le croire d’abord, quoique ce soit l’exacte vérité) quatre ou cinq hommes qui le soutiennent et qui lui soumettent tout le pays. Il en a toujours été ainsi : cinq ou six ont eu l’oreille du tyran et s’en sont approchés d’eux-mêmes, ou bien ils ont été appelés par lui pour être les complices de ses cruautés, les compagnons de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés et les bénéficiaires de ses rapines. Ces six dressent si bien leur chef qu’il en devient méchant envers la société, non seulement de sa propre méchanceté mais encore des leurs. Ces six en ont sous eux six cents, qu’ils corrompent autant qu’ils ont corrompu le tyran. Ces six cents en tiennent sous leur dépendance six mille, qu’ils élèvent en dignité. Ils leur font donner le gouvernement des provinces ou le maniement des deniers afin de les tenir par leur avidité ou par leur cruauté, afin qu’ils les exercent à point nommé et fassent d’ailleurs tant de mal qu’ils ne puissent se maintenir que sous leur ombre, qu’ils ne puissent s’exempter des lois et des peines que grâce à leur protection. Grande est la série de ceux qui les suivent. Et qui voudra en dévider le fil verra que, non pas six mille, mais cent mille et des millions tiennent au tyran par cette chaîne ininterrompue qui les soude et les attache à lui, comme Homère le fait dire à Jupiter qui se targue, en tirant une telle chaîne, d’amener à lui tous les dieux. De là venait l’accroissement du pouvoir du Sénat sous Jules César, l’établissement de nouvelles fonctions, l’institution de nouveaux offices, non certes pour réorganiser la justice, mais pour donner de nouveaux soutiens à la tyrannie. En somme, par les gains et les faveurs qu’on reçoit des tyrans, on en arrive à ce point qu’ils se trouvent presque aussi nombreux, ceux auxquels la tyrannie profite, que ceux auxquels la liberté plairait.

    Au dire des médecins, bien que rien ne paraisse changé dans-notre corps, dès que quelque tumeur se manifeste en un seul endroit, toutes les humeurs se portent vers cette partie véreuse. De même, dès qu’un roi s’est déclaré tyran, tout le mauvais, toute la lie du royaume, je ne dis pas un tas de petits friponneaux et de faquins qui ne peuvent faire ni mal ni bien dans un pays, mais ceux qui sont possédés d’une ambition ardente et d’une avidité notable se groupent autour de lui et le soutiennent pour avoir part au butin et pour être, sous le grand tyran, autant de petits tyranneaux.

    Il ne peut y avoir d’amitié là où se trouvent la cruauté, la déloyauté, l’injustice. Entre méchants, lorsqu’ils s’assemblent, c’est un complot et non une société. Ils ne s’aiment pas mais se craignent. Ils ne sont pas amis, mais complices.

    (Etienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire.

  41. @ Dalio :
    6 km aller + 6 km retour en terrain plat nous sommes d’accord !

    Votre témoignage est très intéressant.
    Car oui, on se bouge !
    J’ai repris des études à 54 ans, j’ai appris un nouveau métier qui correspond à mes aspirations.
    Je lis ce blog, et d’autres pour m’informer autrement.
    J’ai encore une télé qui me permet de voir M. Jorion et quelques bons vieux films de derrière les fagots.

    Oui, il y a partout des associations qui aident ceux qui en ont besoin.
    Oui, il y a partout des gens de bonne volonté.

    Mais on ne les voit pas, on ne les entend pas.

    Or, ils existent, la plupart des choses dont on aurait besoin en cas d’effondrement sont en place !

    Alors de quoi avez-vous PEUR ?

    1. Belle question, peur de quoi? du néant peut-être, mais le néant ne peut surgir d’une crise sociétale, l’abime ne c’est pas produit. La crise dure déjà depuis deux ou trois ans, les esprits sont préparés.
      De toutes les façons, la monnaie n’est que le moyen d’échanger, le but de la vie est l’échange avec autrui et la monnaie ne favorise que l’échange matériel tout en le dématérialisant (mauvais support)
      L’acquis des humanités précèdentes, les infrastructures communes sont là, aux bénéfices de tous pour tous. Sauf à tout détruire, il me semble que les changements à venir seront porteurs de tous les espoirs. L’ avenir deviendra plus serein et moins compétitif. Dans l’adversité, les gens de bonne
      volonté sont nombreux mais généralement discrets.

      Le vrai challenge est là, la création d ‘une société meilleure,durable, économe, dans le respect de la vie terrestre.

      Entendu sur France Inter samedi, JM PELT (nouveau livre) dire qu’il faudrait donner un prix aux dons de dame nature, pour changer radicalement la vision même de l’expoitation de la nature par l’homme.

      Allouons cette crétion monétaire au financement d’une allocation universelle.

    2. Louise dit: « la plupart des choses dont on aurait besoin en cas d’effondrement sont en place ! »

      Si les choses étaient si simples…

      Voyez quelques exemples récents : l’Argentine en 2001, La Russie dans les années 1990, ou encore les émeutes de la faim. Ma soeur a vécu la crise en Indonésie en 1997-1998. La population laissée dans l’ignorance s’en est prise violemment aux commerces – tenus principalement par la disapora chinoise – accusée de tous les maux. Pour la population, c’étaient eux et eux seuls qui étaient responsables de la très forte inflation. Pas jojo…

      Les meilleures pratiques de l’effondrement social Par Dmitry Orlov

      Dmitry Orlov a un humour grincant qui fait mal mais si vrai!
      Définancialisation, Démondialisation, Relocalisation

      La nécessité d’évoluer
      Il y a un énorme spurplus «d’humains élevés en batterie» et pénurie «d’humains de plein air»
      Les humains élevés en batterie sont dodus mais dociles et sans défence, une race en danger
      L’héritage de l’impérialisme et du rasisme occidental a appauvri la population d’hommes libres, causant l’extinction de nombreux groupes
      La population en général a perdu les instincts et compétences de survie à cause d’une vie rangée et de l’agriculture facile
      Les groupes maintenant marginalisés referont surface

  42. Les retraites : je vous avais dit que j’allais y revenir…

    J’ai écouté le début (maxi 5 minutes) de « Les questions du mercredi » sur France inter : invités Martin Hirsch et un responsable d’un syndicat étudiant (rien que le nom m’amuse). Après une introduction de M. Hirsch, question au syndicaliste, de mémoire : « En tant que responsable du syndicat d’étudiant X, accordez-vous de l’importance à la question des retraites…? »
    Réponse : « Oui, bien sûr, etc., etc., etc. »

    Et allez, emballez c’est pesé : encore une génération accro à la retraite. Elle est pas belle la vie…par procuration ?

  43. @ Louise 17 février 2010 à 18:46
    « La plupart des choses dont on aurait besoin en cas d’effondrement sont en place ! »
    Que voulez-vous dire ? Personnellement je suis moins optimiste car je crois que, s’il devait y avoir effondrement, ce qui manquerait le plus c’est la préparation. Celle des esprits et de la psychologie afin de préserver un minimum de cohésion sociale en entrant dans une économie semblable à une économie de guerre.
    La population se retrouvant dans une situation économique s’apparentant à celle que nous avons connue lors de la dernière guerre aurait certes, l’avantage de ne pas devoir subir les affres des armées traditionnelles ennemies mais ne connaîtrait pas l’immense aide que constitue un sentiment de rassemblement et de lutte fraternelle pour la sauvegarde nationale.

    Non, je pense que le risque de décohésion serait très grand du fait de l’état de haine latente qui règne dans certains éléments de la société. Des troubles risqueraient fort d’amplifier l’effondrement par l’instauration d’un désordre général par des bandes incontrôlées et incontrôlables. Bien sûr cela serait pire dans les grandes métropoles. Par ce qu’on a vu dans une petite capitale régionale tranquille, comme Poitiers, on peut imaginer ce que cela pourrait être dans les grandes villes. Je pense que cela ne ferait que rendre plus difficile la vie de la plupart des gens et en particulier les plus fragiles. C’est pour cela que, notamment sur ce blog, j’interviens le plus possible pour faire se rapprocher et non s’opposer les points de vue.

  44. puisque les banques sont les responsables : il y a un truc simple à faire….

    pour les shunter avant que ce soit eux qui nous detruisent totalement….

    demander une partie de son salaire en espèces ( outout eventuellement) et balancer sa carte bancaire à la poubelle avec son chèquier….

    sur que ça va nous demander un sacré effort mais ce sera surement plus efficace que n importe quoi.

    ceci dit ça n’empeche pas de verifier ce qu’on achète et essayer de decomsommer….
    on peut aussi desobeir civilement comme ne pas payer les amendes et les impots.
    de toute façon, meme si on ne fait pas tout cela volontairement….il se pourrait que l’usage des especes redeviennent obligatoires bien plus vite qu’on ne le pense

  45. @ Louise,

    oui, on sent très fort cette peur.
    Peur de changer ses petites habitudes, … peur de tout en fait!

    C’est sans doute le facteur essentiel de la paralysie que nous observons.
    A TOUS les niveaux.

    Notre parcours personnel à chacune nous permet sans doute ‘pour avoir du nous débrouiller avec presque rien’, de SAVOIR que cela ne rend pas malheureux mais au contraire que c’est un chemin riche de découvertes, de développement personnel (jamais achevé :)) ,de rencontres, de regard différent etc…

    Allez!! Continuons. 😀

  46. laurence,

    J’espère alors que quoique l’on écrive vous nous entendrez 🙂

    « Le monde tout entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et le noeud inextricable de notre nature.  » (Sri Aurobindo)

    Le travail semble en être une.

    L’éducation aussi, dont vous parlez Hentarbleiz.

    « Le Mensonge est une invention de nos yeux, le Mal est une invention de nos yeux ; la douleur, la seule douleur, en vérité, est de ne pas voir du bon côté, car, si, une seule seconde, nous pouvions voir ce qu’est le monde vraiment sans tous nos faux regards de bien, de mal, de oui, de non, nous serions guéris à jamais, et le monde, sans changer une seconde de ce qu’il est en cette minute cruelle et obscure, serait complètement autre. C’est un voile de Mensonge sur une Réalité inimaginablement belle. »

    « En vérité, c’est le temps de la Grande Aventure. Le monde est fermé, il n’y a plus d’aventures au-dehors : seuls les robots vont sur la lune et nos frontières sont partout gardées – à Rome ou à Rangoon, les mêmes fonctionnaires de la grande Mécanique nous surveillent, poinçonnent nos cartes, vérifient nos têtes et fouillent nos poches – il n’y a plus d’aventure au-dehors !

    L’Aventure est Dedans – La liberté est Dedans, l’Espace est dedans, et la transformation de notre monde par le pouvoir de l’Esprit.

    Parce que, en vérité, ce Pouvoir était là depuis toujours, suprême, tout-puissant, poussant l’évolution : c’était l’Esprit caché qui grandissait pour devenir l’Esprit manifeste sur la terre, et si nous avons confiance, si nous voulons ce suprême Pouvoir, si nous avons le courage de descendre dans nos cœurs, tout est possible, parce que le Divin est en nous. » (Satprem)

    Les villages auto-suffisants dont vous parlez, et qui sont selon vous le premier pas vers le refuge, sont l’expression de l’aventure intérieure de certains. Oui c’est un premier pas, et non ce n’est pas une utopie : un exemple, et un autre.

    L’avènement d’un nouvel homme est un processus qui peut paraître long quand on l’attend, mais qui ne l’est pas à l’échelle de l’humanité. C’est pourquoi votre analyse mérite d’être poussée plus avant, répétée, pour nous, et pour vous également : vous trouverez certainement la cohérence et la concision que vous cherchez.

    L’inquiétude que suscite la crise économique actuelle est un formidable vecteur pour amener à une prise de conscience ceux qui sont encore amoureux de leurs chaînes : profitons-en ! En prenant garde comme vous le notez de ne pas sacrifier la société au profit de l’individu, les deux devant cohabiter…en trouvant le juste équilibre qui leur permette de s’exprimer pleinement.

    Au plaisir.

    1. Oui, c’est un premier pas, je suis bien d’accord.
      Mais ce premier pas nécessite l’ACHAT d’un terrain et/ou d’une maison.
      Ceux qui possédent déjà cela peuvent commencer tout de suite,et certains l’ont déjà fait, mais des milliers d’autres seraient déjà prêts à le faire, dans leur tête ils sont prêts, ils ont compris, mais trop tard.
      Ils sont enchaînés à vie à la finance qui les ruine dans tous les sens du terme.
      D’autres n’ont tout simplement pas les moyens.
      Tant que vous n’aurez pas libéré les endettés et surendettés, ils ne pourront rien faire.
      Qui peut dire :
      « Vous êtes prêts à changer de vie ? Voici votre maison, voici votre jardin, vous ne devez plus rien à personne, je m’occupe de çà, allez-y. »
      Quelqu’un me dit çà j’y vais tout de suite !

    2. Louise,

      Seulement if you marry me 🙂 !

      C’est un premier pas, il ne doit en aucun cas être unique si nous ne voulons pas retomber dans les mêmes travers (à lire) :

      « Les vérités différentes en apparence sont comme d’innombrables feuilles qui paraissent différentes et qui sont sur le même arbre. » Gandhi)

      « La recherche du bonheur est la recherche de nous-mêmes. Le bonheur est différent pour chacun de nous ; il est différent comme les vocations : identique et uniforme, il serait sa propre négation. (Jean Prieur)

  47. « Puisse chacun avoir la chance de trouver justement la conception de la vie qui lui permet de réaliser son maximum de bonheur ».

    Friedrich Nietzsche

  48. coucou Fab!!

    Modifier le regard que les gens ont sur le monde, beau, riche, allègre ici et maintenant…

    pour autant qu’on cesse d’être aveuglé par ce qu’on nous dit être ‘essentiel’……………….

    C’est, bien maladroitement sans doute, ce que je m’évertue à faire…….;)

  49. @Louise 19 février 2010 à 10:58
    « D’autres n’ont tout simplement pas les moyens »
    C’est tout à fait exact. Pour disposer de moyens, le plus sage est de capitaliser, même petit à petit, quitte à ce que cela nécessite du temps.

    Beaucoup de personnalités éminentes et bien intentionnées, se sont tellement employées et s’emploient toujours à déconsidérer le capital, que ceux qui n’ont pas les moyens aujourd’hui, devraient leur en vouloir de les avoir mal conditionnés. En leur présentant le capital comme une chose honteuse qu’il faut combattre et fuir, ils n’ont pas rendu service à ceux auxquels pourtant ils voulaient du bien.
    En effet, le phénomène d’accumulation qui permet la constitution d’un capital, de quelque nature qu’il soit, est essentiel dans la vie. Il devrait être enseigné très tôt car c’est lui qui permet de multiplier le potentiel d’action de celui qui a su enclencher la formation de son capital.

    Il n’est pas besoin d’insister sur les vertus de l’enseignement qui, parce qu’il permet l’accumulation de savoirs (gratuitement dans nos pays) permet à chacun, pour peu qu’il s’en donne la peine, de se constituer une panoplie de connaissances nécessaires à œuvrer efficacement dans la vie. Mais, bien que ce moyen de capitalisation soit accessible à tous, tous n’en tirent pas le meilleur profit, notamment quand ils se laissent séduire par des camarades peu travailleurs qui leurs font sentir combien il est plus valorisant, et somme toute plus agréable, de jouir autrement de la vie d’enfant, puis d’adolescent, puis d’homme, et… le temps passe.

    Jouir de la vie, c’est bien souvent consommer, et le plus souvent consommer le bien le plus précieux d’une vie : son temps, ce bien qu’on ne peut capitaliser.

    La consommation est l’inverse de la capitalisation. Dès lors qu’on s’y engage trop avant d’avoir capitalisé en biens matériels, on risque de courir toujours après la jouissance en restant éternellement en manque, et en final, quand l’envie de jouissance s’estompe, ne plus avoir de temps pour accumuler les moyens essentiels à la vie qui reste. Dans les moyens, il faut compter ceux qui son nécessaires à la vie de tous les jours et du temps présent, mais aussi ceux qui sont nécessaires pour le futur qui finit par arriver. Pour cela il faut toujours voir loin, c’est ce qu’on devrait aussi enseigner en premier.
    Le sage n’a-t-il pas dit : qui ne sait voir les difficultés de loin, verra venir ses ennuis de près. Cela concerne chaque individu aussi bien que l’humanité entière.

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