Audition de représentants de la firme Goldman Sachs au sénat américain (III)

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

La performance la plus attendue aujourd’hui était bien sûr celle du P-DG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein. Disons tout de suite que la commission n’est pas parvenue à tirer grand-chose de lui : il a fait l’anguille d’une voix geignarde, suggérant simultanément qu’il était trop stupide pour comprendre les questions qui lui étaient posées et que son interlocuteur était trop stupide de son côté pour comprendre les réponses qu’il pouvait apporter.

Comme je le supposais dans mon billet pour BFM lundi, Blankfein a adopté la stratégie d’affirmer que sa firme se contente d’être un « market maker » : vend un produit à qui veut bien l’acheter et l’achète à qui est prêt à le lui vendre, sans avoir d’opinion précise sur la qualité de ces produits financiers, la question de la qualité n’étant pas pertinente.

Chaque fois que son interlocuteur lui rappelait que le problème n’était pas là : qu’il était que Goldman Sachs avait dans certains cas constitué à la demande de l’un de ses partenaires le pire produit possible, pour parier ensuite avec lui sur sa perte, tout en le vendant à ses clients, il répondait inlassablement : « Nous sommes market maker, je sais que c’est un peu compliqué à expliquer et je comprends que vous ayez des difficultés à saisir comment cela fonctionne exactement, mais je vous assure qu’il n’y a rien de plus ». Le président de la sous-commission, Carl Levin, ne se laissa pas démonter et le prit au mot en le traitant comme un arriéré mental à qui il faut tout expliquer en s’y prenant très lentement et en répétant cent fois si nécessaire.

Le seul moment où Blankfein fut en difficulté fut quand on lui demanda pourquoi il avait décidé de faire circuler des mails personnels de Fabrice Tourre et de lui uniquement. Le sentiment que j’ai eu à ce moment-là, et il fut probablement partagé par d’autres, fut celui d’un immense mépris envers les perdants, même et peut-être surtout quand ils firent partie des alliés d’hier.

Merci à Mme le sénateur McCaskill d’avoir rappelé au patron de Goldman Sachs la différence entre une assurance et un pari. Blankfein lui a répondu que pour le market maker il n’y a pas de différence, à quoi elle lui a répondu très justement que pour l’Américain moyen, le problème est probablement là.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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101 réflexions sur « Audition de représentants de la firme Goldman Sachs au sénat américain (III) »

  1. Comment un type avec une voix aussi fluette a t-il peu parvenir à où il est parvenu? C’est une énigme.

    Le terme « anguille » est bien trouvé… c’est peut-être bizarre à dire mais il a une forme de préciosité qui confine à la fois à la sournoiserie et à l’amusement. De la ruse mêlée à de l’arrogance, comme s’il n’était pas « concerné ».

    Ce n’est pas tant du mépris envers les perdants que du mépris envers le Sénat américain qu’on ressent. Et je parle de lui uniquement et non pas des autres qui furent interrogés. Mépris du dirigeant d’un pôle de puissance envers un autre pôle de puissance, comme le sont également Washington, le Pentagone, la Chamber of Commerce, et d’autres encore, de moindre importance.
    Il voulait signifier qu’il parlait a minima d’égal à égal.

    1. avant-hier nous avons mangé une anguille, c’était compliqué à cuisiner, il fallait enlever la peau, l’ébarber, la couper en troçon, la faire bouillir avec des herbes, de l’ail et du vin blanc, faire une sauce, avec des petits oignons et des champignons ….
      pour finir c’était bien, mais peut-être nous avons pas su ébarber, en tout cas c’était plein d’arrêtes

    2. @ Cécile dit : 28 avril 2010 à 12:43

      Ce que vous avez mangé était-il vraiment une anguille ?

      Personnellement, j’en ai souvent pêché et mangé. Je vous assure que l’anguille n’a pas d’arête, hormis l’arête centrale. Elle se dépouille un peu de la même manière qu’un lapin, en retournant la peau.
      Voici un des nombreux sites qui confirment que l’anguille n’a pas d’arête. http://pecheursamateurs.canalblog.com/tag/Anguille

  2. Je ne sais pas quel est votre avis Messieurs Jorion et/ou Leclerc; mais il me semble que cette affaire sera tres difficile a negocier pour d’eventuelles poursuites criminelles.
    La defense de Goldman Sachs etant tout simplement d’expliquer le business as usual a Wall Street.
    Ce qui m’inquiete, c’est que meme si certains senateurs ont evoque de nouvelles regulations, les lobbies arrivent a noyer l’histoire a coups de pots de vin (legaux…malheureusement).
    L’Americain moyen, tout le monde s’en fout a Washington, tout comme du Grec ou du Portugais moyen a Paris et a Berlin.
    Autrement, il y a bien longtemps que les Hedge funds et autres organisations calamiteuses auraient ete misent hors d’etat de nuire.

    1. La bonne nouvelle, c’est précisément que les auditions répétées mettent en évidence l’absence de motif « légal » de poursuite. Pourquoi est-ce une bonne nouvelle? Tout simplement parce que cela permet d’éviter de jeter à la vindicte populaire un bouc-émissaire. Ces auditions illustrent bien le fait que c’est le système pris dans son ensemble qui est problématique, pas seulement les comportements « non-éthiques » pour reprendre l’expression du Sénateur McCain, des acteurs qui le composent.

      Bien sûr, il y a toujours 2 issues possibles :
      – prendre conscience et accepter que ça ne marche pas, et qu’il faut changer les règles.
      – décider que finalement, il n’y a pas vraiment de problème, éthique et marché n’ont pas à cohabiter.

      Only time will tell.

    2. Il semble clair que vous avez raison coté option 2 :

      – la bouc-émisairisation est impossible, car GS soutient artificiellement l’ « économie » US..
      et la planète ne pourra que constater que c’est du business-as-usual.

      Cette « affaire » servira donc à justifier le vote de lois de façade et d’un revamping symbolique du code « d’éthique des affaires » que j’ai déjà vu apparaître en 1999.

      Affaire classée.

    3. J’ai lu quelque part que le petit froggys centralien était le seul à être à l’aise et décontracté.

      Ce qui, en analyse sociologique des organisations montre qu’il voit bien qu’il est salarié et ne peut donc être accusé d’une quelconque initiative et/ou responsabilité.

      Il a bien retenu ses cours, le gars.

  3. Je suis fasciné de voir comment les financiers se permettent de se moquer ouvertement des représentants du peuple. Cela montre que ce sont eux qui tiennent les rênes de la société et que nous ne sommes que leurs jouets.

    1. C’est normal, ils financent (en toute légalité) leurs campagnes et leur offre des prébendes en sortie de mandat.

      Viva zapata !

  4. j’ai beaucoup aimé (bien que n’étant pas fluent english!) la réponse de David Viniar qui a touvé regrettable d’avoir écrit de telles choses sur des mails, ce qui a provoqué les rires de l’assistance

    j’ai regretté de ne pas avoir vu une telle pugnacité lorsque Lagardère et consort ont été entendu par le parlement sur les « délits d’initiés » d’EADS

    il y avait quand même des sénateurs républicains assez peu complaisants dont je n’ai pas noté les noms, comment penser avec leurs positions là qu’ils n’influenceront pas l’avancée du débat sur la régulation auprès de leurs collègues ? j’avais cru comprendre qu’il ne manquait qu’une ou deux voix ?

  5. La Grande Bretagne avec sa Livre n’est pas dégradée par les agences de notations, tout comme les US avec le dollar. L’Euro, lui, l’est, attaqué, et en règle, par ces mêmes agences anglo-saxonnes.

    Malgré les discours, Il faut être aveugle pour ne pas voir derrière ce désastre, les pouvoirs politiques US appuyés de la main des lobbies financiers anglo-saxons (Wall-Street é la City) pour sauver leur modèle et leurs monnaies respectives.

    Cette G U E R R E M O N N A I T A I R E est d’avance perdue pour la zone Euro qui se défend avec des arbalètes ( Une zone euros hétérogène et sans fond politique ) contre une armée de porte-avions ( un dollar innondant le monde appuyé par les deux plus importants marchés financiers da la planète, Wall-Street et la City.

    La baguette sera bientôt à 15 francs dans nos boulangeries …

    1. Coucou, je vous parie une omelette d’oeufs de caille que la BCE va faire comme tout le monde :

      – créer sa petite montagne personnelle de dettes.
      (elle n’aura bientôt plus d’autre choix. Et ceci au 3ème pays attaqué)
      (au 3ème coup, on a toujours l’heure.. lol)

      Pari tenu..??

    2. Peut-être, mais le problème de base reste entier, une monnaie unique sans fond politique et des états membres sur-endettés en se détestant égoistement. La zone restera faible et dont les investisseurs se détacheront par manque de cohérence et de problèmes structurelles.

      La BCE peut émettre tout ce qu’elle veut, c’est passer du beurre sur un grand brûlé à 80%.

    3. Coucou, vous venez de décrire la situation économique des US à la différence près que leur monnaie de « réserve » l’est de moins en moins…
      Et.. avec une situation sociale bien pire car les dernières structures publiques se font fermer à tour de bras.
      Nous remarquerons que notre retard est pour une fois bénéfique.

      Ainsi, tout comme il suffit de suivre les mouvements de GS pour savoir qui va se faire attaquer au niveau pognon, il suffit de suivre les Chinois pour voir que nous les intéressons vachement.
      Il semblerait que nous soyons encore un peu riches…

      En aparté, Coucou. Une question me brûle les lèvres. Seriez-vous Suisse et/ou ponctuel..?? 🙂

    4. Un truc..

      Cette attaque monétaire « tombe » particulièrement mal avec les élections allemandes.
      Ou serait-ce calculé…???
      Kss Kss vade retro, théorie du complot..

    5. N’est-il vraiment aucun intérêt pour la grande finance européenne de jouer contre les tenants des pouvoirs politiques, en finir avec la protection sociale, torpiller définitivement toute velléité d’état providence ????
      Si j’ai bien compris la BCE prête à 1% (un taux très bas) aux banques, lesquels peuvent prêter à la Grèce à 8 % (un taux nettement plus élevé ) , laquelle Grèce étant sommée de parfaire un plan de rigueur (pour exemple, la Hongrie ne vient-elle pas d’ augmenter son taux de TVA de 5 %, le passant des 20 à 25%, la retraite de 65 à 67 ans … ??? )
      Et puis il y a aussi dans l’air cette question de gouvernement économique européen (dans laquelle je me demande surtout quelle sera la place de la représentativité démocratique des peuples, mais pas tellement sur ce qui concerne soit-disant pour retrouver la confiance des « investisseurs », tout un pack de mesures de rigueur, quitte de les mettre à l’eau et au pain sec, les plonger dans une austérité plus que sévère ….)

    6. Je vais dans le sens d’Emmanuel. Les financiers se fichent complètement des « nations ». Ils passent à la caisse des contribuables dès qu’ils peuvent pour ramasser ce que les politiques (leurs obligés) leur donnent.

      L’Europe est mal construite dès le départ. Et l’idée d’une construction par étape est une ânerie. Ce n’est pas en reportant les problèmes culturels à plus tard qu’on résoudra la question politique. Le pari que la Politique suivrait l’intégration économique était ridicule. Le « politique » n’est pas une dérivée de l’économique. C’est toujours une construction qui se fait avec une certaine violence à l’encontre des récalcitrants. Il fallait faire une Europe citoyenne dès le départ : constituante, puis constitution par référendum. Puis les 3 pouvoirs féderaux électifs : Législatif, Exécutif et Judiciaire.

      Mais il est certain qu’il aurait fallu un mécanisme correctif à la manière des grands électeurs pour compenser les disparités démographiques entre Etats. Autrement, on aurait été sous la coupe des plus peuplés.

      Donc aujourd’hui nous récoltons ce que nous avons semé : une construction absurde. Les financiers le savent et ne se privent pas de spéculer dessus encaissant un maximum de plus value sur chaque Etat affaibli. Ils sont immoraux puisqu’ils agissent en connaissance de cause mais ils ne sont pas les plus à blâmer. Les vrais coupables sont nos propres politiques qui ont monté ce système délirant et impuissant.

  6. La dynamique de la crise ?

    Plus les gens achètent et vendent des produits et plus personne ne voit mieux dans quel état d’esprit ce nouveau produit a été mis au point.

    Pour l’homme du marché le problème ne viendra jamais bien sur de lui en premier, c’est comme pour l’homme politique le problème vient toujours du parti voisin avant de se faire de nouveau élire vainement comme pour tant d’autres avant et après lui.

    Le seul moment où les grands de ce monde se montreront réellement en difficultés, se montreront réellement en capacité de changer d’état d’esprit comme de conduite, c’est uniquement hélas que lorsque cette folle civilisation commerciale sera bien mise à bas.

    Bien évidemment plus les gens sont mal payés pour le seul avoir de plus de quelqu’uns sur les marchés, travailler plus pour gagner moins et moins les gens et les familles ont le coeur à la fête.

    Plus les gens sont aussi très mal traités par nos élites et plus les gens consultent des médecins.

    Plus les gens consomment des psychotropes et plus les caisses se vident et la société se plombe.

    Plus les caisses se vident et plus les mesures se durcissent brutalement pour les peuples meutris.

    PLus les mesures se durcissent et plus le monde se sent mal à force de vouloir tourner en rond.

    Plus le monde se sent mal et plus le monde en perd l’amour du bien comme d’autre chose.

    PLus le monde en perd l’amour du bien et plus le monde chute davantage dans l’abime.

    Merci encore aux grands dévoyés de ce monde ils sont tellement plus rassurants.

    Puis-je encore mieux faire le bien que l’autre à l’antenne et pour mon pays ?

    Puis-je encore vous aider à force de vous contrôler faute d’être toujours mal employé ?

    Puis-je encore faire le bien des peuples en les poussant à bout et à la colère comme vous ?

  7. J’ai un peu suivi les débats hier, en épluchant mes patates et j’ai également noté que :

    1. Lorsque les sénateurs se sont étonnés que l’on puisse d’une part, fabriquer et émettre, sur les instructions avisés d’un hedge-fund, un produit suffisamment pourri afin que le hedge-fund puisse aller à la baisse dessus, puis vendre le même produit à d’autres clients en vantant ses mérites, puis aller à la baisse dessus soi-même, la riposte » de Goldman consista à dire qu’il ne s’agissait pas des mêmes département ni des mêmes métiers. D’une part il y a l’émetteur, qui conseille un produit à l’achat ; d’autre part, il y a le market maker, qui fournit indifféremment les liquidités à ceux qui vont à la hausse comme à la baisse; et enfin il y a le trader qui travaille pour les clients ou pour le compte propre de la banque. Goldman joue perpétuellement sous plusieurs casquettes et prétend qu’il y a une séparation stricte entre ces départements. Mais alors, pourquoi ne pas tout simplement démanteler cette banque en plusieurs banques, chacune exerçant son métier ?

    2. A part le fait que ces escrocs de haut vol parvenaient tant bien que mal à masquer leur arrogance naturelle sous un langage complètement lisse et formaté, on sentait bien qu’il y avait chez eux, au fond de l’œil, une sorte d’incrédulité. « Que-nous reproche-t-on ? » semblaient-ils dire. Et d’une certaine façon, je trouve qu’ils n’ont pas tort. Car c’est le système tout entier qui a autorisé ces pratiques et Goldman n’a fait qu’en profiter. Une preuve parmi d’autres ? La vente à découvert. Est-elle nécessaire ? Est-elle éthique ? Les sénateurs n’étaient même pas d’accord entre eux sur les mérites de cette pratique.

    3. J’ai aussi noté avec quel art consommé de la rhétorique, les banquiers, dûment cornaqués par des bataillons d’avocats dont on pouvait apercevoir ici et là les sourires carnassiers, répondaient à côté de la plaque lorsque les sénateurs leur demandaient s’ils avaient le sentiment d’avoir fait quelque chose de mal « Did you feel you were doing something wrong ? ». « Wrong » est un terme hautement polysémique, qui peut vouloir tout dire et son contraire. Entre l’acception qu’en avaient les sénateurs (un manquement à l’éthique élémentaire ou à l’éthique professionnelle) et celle qu’en avaient les banquiers (une erreur technique et même un mauvais pari !!!), il y avait un gouffre vertigineux.

  8. Marc Fiorentino est trader, il y a 2 jours, était chez Bernard Thomasson sur France Info.
    M. F dirigea des banques d’affaires américaines en Europe durant seize ans (Bank Of America, Drexel Burnham Lambert, PaineWebber, Salomon Smith Barney. A aujourd’hui a sa propre société de Bourse, Euroland Finance, et crée en 2007, un site de conseil en investissement financier, Allofinance.com. il est aussi éditorialiste dans La Tribune et sur BFM.
    extraits fin d’entretien;
    Bernard Thomasson : “Quel avenir pour Goldman Sachs, il y a un risque réel, pour eux ?
    Marc Fiorentino : “Non, aucun, je pense qu’on va se retrouver dans une… On est dans la commedia dell’arte, hein, on est dans le grand guignol, là, tout le monde va hurler, tout le monde va pousser des cris, d’ailleurs je…”
    Bernard Thomasson : “C’est pas très rassurant, ce que vous dites, parce que le G20 nous dit on va…”
    Marc Fiorentino : “C’est ce que j’allais vous dire, le G20 nous dit ça depuis deux ans, je voudrais vous demander …”
    Bernard Thomasson : “C’est peut-être long à mettre en place, non ?”
    Marc Fiorentino : “Je voudrais vous demander ce qui a été fait depuis deux ans. On nous a dit : “on va lutter contre les hedge funds”, la semaine dernière les chiffres sont parus sur les hedge funds, ils n’ont jamais autant collecté d’argent que cette année, ils sont proches de leurs records. “On va lutter contre les bonus”, l’année a été l’année record pour les bonus. “On va lutter contre les paradis fiscaux” : ils sont toujours là, ils sont juste passés de noir à gris puis de gris à blanc, on ne sait pas par quel miracle. “Et on va lutter pour la réglementation financière”, et on vient d’assister au G20 finance ce week-end, et à la sortie du G20 finance, quel a été le communiqué ? Le communiqué a été de dire : on ne s’est mis d’accord sur rien, parce que notamment le Japon, le Canada, et l’Australie ont dit : aucune réglementation financière.”
    Bernard Thomasson : “Donc les politiques nous mentent.”
    Marc Fiorentino : “Les politiques nous mentent, les politiques nous abreuvent d’histoires. On a vu combien de G20, combien de déclarations d’Obama depuis qu’il est là en disant : “Attention Wall Street, tremblez, voilà, j’arrive” ? Il avait dit ça, c’était son premier discours dès qu’il avait été intronisé, il avait dit qu’il lutterait contre les bonus, et il se trouve que les bonus ont été les plus élevés”
    Bernard Thomasson:“Imaginez ce que pensent les gens qui nous entendent en ce moment, ils vont se dire, mais qu’est-ce qu’il faut faire, il faut faire la révolution, il faut aller brûler des banques, faut… ?”
    Marc Fiorentino : “Je suis toujours assez surpris de voir que finalement il n’y a jamais de manifestations devant les banques, je trouve ça assez étonnant.”
    Bernard Thomasson : “Voilà, Marc Fiorentino, moi je suis surpris de vos propos, vous qui avez dirigé des banques américaines en Europe…”
    j’aimerai croire les journalistes faussement naïfs, mais c’est décidément servilité . Eux qui font office d’interface morale entre le monde comme il va et le monde comme on se le représente semblent avoir pris définitivement le rôle de poseur qui rend immuable leur décor de pacotille où tout s’équivaut sur la base de l’ignorance. ça ne date pas d’hier même si l’arrogance couplée à la désinvolture a recouvert cette « distinction » que R. Walser notait à propos des milieux littéraires. Robert Walser après qu’il eut été un temps valet de chambre en Silésie, se voit occuper le poste de critique littéraire, sur quoi il revient dans « Vie de poète » « A Munich, j’avais fait bonne connaissance avec quelques personnalités littéraires de rang et de poids ; pourtant, j’éprouvais des sentiments étranges, oppressants à l’égard des assemblées artistiques et littéraires dans lesquelles je faisais assez mauvaise figure. Les détails exacts m’échappent à présent ; à l’exception d’une seule chose : un instinct me poussait hors de tous ces salons où régnaient les raffinements et les excusez-moi mon cher, me poussait dehors, à l’air libre, où régnaient le vent, le gros temps et les gros mots, les manières brusques, bourrues, et toutes les rudesses et les grossièretés. Jeune et impatient comme je l’étais, je ne supportais pas cette atmosphère de détachement distingué. Tout ce comportement impeccable, tiré au cordeau, léché, élégant, n’avait d’autre effet que d’assombrir mon humeur et de m’angoisser. Seigneur Dieu tout-puissant, qu’il est beau de vagabonder en été sur ta Terre immense, brûlante et silencieuse : avec la soif et la faim qui vont de pair, en tout bien tout honneur. Tout cela si calme et si clair, et le monde si vaste ».
    Plus tard en 1943 il écrira « Les écrivains sans éthique méritent d’être bastonnés. Ils ont péché contre leur vocation. Leur punition, pour le moment, c’est ce Hitler lâché à leurs trousses »
    toute bonne journée à tous

    1. Marc Fiorentino, très médiatisé par le serail, disait en janvier qu’un fond européen pour aider les banques allait se faire. Projet à la cave
      Marc fiorentino prévoit l’écroulement le Chine depuis 2006. Prévision à la cave
      Marc Fiorentino prévoyait en Aout 2009 un deuxième ecroulement de l’économie fin de l’année 2009. Prévision à la cave.

      Marc Fiorentino est comme Marc Touati, Trader protégé par le système médiatique qui lui ouvre les portes pour vendre leur bouquin et surfer sur les news, bonnes ou nouvelles.

    2. Excellent ! La bourgeoisie ayant ôté toute truculence à la vie sociale, ne reste que les grands chemins pour respirer à pleins poumons. Pour savoir ce que j’entends par « truculence », cliquez sur ce post de pvin, vous y trouverez un exemple de ce que notre langue savait faire !

    3. Marc Fiorentino : “Je suis toujours assez surpris de voir que finalement il n’y a jamais de manifestations devant les banques, je trouve ça assez étonnant.”

      C’est exactement ma réflexion depuis des années!!

    4. Merci pour cette évocation du doux Robert Walser qu’on ne s’attend pas à trouver là.
      Mais son allusion à Hitler…

    5. Au fait Walser a travaillé comme commis de banque à ses débuts…professionnnels, si je ne me trompe pas…

  9. Mr Jorion
    votre site, que je lis tous les jours, s’affiche hélas très mal sur un iPhone.
    Auriez vous la possibilité de modifier cela si d’aventure cela était du a un problème de code et non de navigateur de l’appareil ?
    Merci pour vos prises de position.
    Cordialement

  10. « Blankfein lui a répondu que pour le market maker il n’y a pas de différence, à quoi elle lui a répondu très justement que pour l’Américain moyen, le problème est probablement là. »

    Il ne comprend pas la différence, ou il feint de ne pas la comprendre?

    Je crains que tout cela ne soit une sorte de catharsis, prétexte à ne rien faire…

    Only time will tell indeed

    1. Hhmm.. non.

      Regardez ce qui a fait couler lehman en 15 jours. Ce qui, initialement, semblait un pari fou.

      Mais seul un requin plus gros peut en manger un autre.

  11. Un peu de légèreté dans ce monde glauque et absurde: une petite chanson de Marie Myriam – Eurovision 1977.

    http://www.youtube.com/watch?v=2DGk-MitQfO

    Ce matin, j’avais envie d’écrire un petit mot sur le rôle de l’élite et de la hiérarchie ces 30 dernières années. Le fait que des jeunes (J. Kerviel, F. Tourre) soient ainsi mis au banc des accusés me laisse songeuse. Où parle-t-on de leurs supérieurs, de leurs chefs? Ces jeunes sont-ils ainsi laissés libres de faire ce qu’ils veulent? Qui les dirigent? Qui les contrôlent? On ne va quand même pas nous faire croire que ces garçons puissent se permettre de mettre ainsi en danger le système. Sans doute beaucoup ont-ils profité d’eux, de leur agilité intellectuelle et de leur dextérité…

    Ou bien, la hiérarchie, enfin surtout celle des années 80 et 90, a-t-elle tout simplement perdu le contrôle de ces génies de la finance et de l’informatique, en ne maîtrisant pas elle-même les outils (informatiques) de contrôle et de décisions nécessaires à une bonne gestion financière?

    Est-ce que la classe dirigeante d’alors n’aurait pas laissé les jeunes matheux s’adonner à des jeux complexes à la condition de s’y retrouver financièrement?… (petit euphémisme)

    Beaucoup de questions, peut-être que quelqu’un pourra m’éclairer.

  12. Oui, voici le court-bouillon dont les bulles clapotent, comme dans la marmite de la sorcière dans Blanche-Neige de Walt Disney. D’ailleurs, c’est pour la même chose que cette sorcière que les dirigeants de Goldman-Sachs hannonnent devant la commission sénatoriale, c’est pour noyer le poisson dans le court-bouillon empoisonné, et pour montrer « naïvement » qu’ils sont les plus beaux, les plus intouchables, uniquement de « bons » « market maker ».
    Les Américains et ce qu’ils trimballent historiquement, n’ont pas de référenciel autre que ce qu’ils nomment le « marché », le marché qui va jusqu’à conditionner Dieu…
    Cette mentalité qui nous a déteint dessus à la longue est un facteur puissants, apparemment passif de dissolution de la société, un mauvais champignon brouillant les principaux signaux, les principaux repères de l’existence et des relations à autrui ainsi systématiquement vérolées jusqu’à la moelle.
    Bel exemple du « français » dans ce pot aux roses qui sent mauvais, nous avons la réputation d’avoir d’excellents matheux, dont Fabrice Tourre serait représentatif (tels ceux, également « traders » français matheux « supérieurs » qui à la City d Londres se faisant des paies astronomiques). Voilà où se gaspille les qualités humaines (ici françaises) au lieu d’avoir été attiré à mettre leurs qualités au service, par exemple, de la recherche pour opérer une mutation énergétique qui sera, de toute façon inévitable; voici un cas d’école où la créativité humaine est ici complètement dévoyée et perdue. Quel gachis!
    L’hyper spécialisation ressemble à ces branchettes mortes d’une plante ou d’un arbre qui a fini d’évoluer, c’est là le signe certain d’une mort d’un type de civilisation produisant une « richesse inouïe » (du moins considérée comme telle, alors que c’est tout faux au final), mais une pauvreté, une frustration et une violence encore plus inouïe, stupéfiante, dans un monde d’abondance comme jamais auparaavant. Quelque chose est vraiment bloqué dans nos têtes!
    Et nous nous « accrochons » encore aux réactions, aux tics, et aux attitudes de ces super-milieux financiers, comme s’il y allait y avoir à leur sujet, tel le Phénix, une résurection ou une régénération. Ils n’ont absolument rien de fascinants, ils sont compromis. Qu’espérons nous donc à examiner et à paufiner de tels milieux? Qu’ils rendent à la société, qui seule travaille productivement, tous ses actifs dont elle est systématiquement dépouillée (pour son malheur et les révolutions) par ceux-là mêmes dont on examine la façon dont ils s’adorent le nombril? Mais laissons donc tomber ces défroques! Relevons nous les manches et, massivement, créons des systèmes financiers sains, opérationnels, garantissant à ceux qui produisent le retour monétaire à 100% de ce qu’ils produisent. Le site qui est le mien ici est de ceux-là, rejoignez nous! Nous devons obtenir la même audience, et plus, que cette audience indue, dont je vois profiter encore à foison, ceux qui ne la mérite plus et qui nous ont envoyé au fossé. C’est nous, c’est ceux qui travaillent à faire appliquer une réforme urgente et saine du système financier, qui devons, enfin avoir le maximum d’audience.
    Il ne sert à rien de s’accrocher aux ultimes lueurs finissantes d’un jour de mauvais temps d’automne, alors qu’un matin printanier potentiel est là.

    1. A l’instar de notre système éducatif et de nombreuses élites, vous confondez, performance et intelligence. Les machines, aussi performantes qu’elles soient, ne créent et ne créeront jamais rien, et nos systèmes forment des machines. L’intelligence c’est tout autre chose, c’est une manière de vivre, d’envisager sa vie en envisageant celle des autres ; ce n’est pas la convoitise, ce n’est pas le pouvoir… c’est renoncer à faire ce que l’on sait faire si cela nuit à autrui, à la communauté. Cette conscience n’est plus depuis longtemps, depuis que nous avons par cupidité collective laissé l’argent devenir notre religion et nos temples des banques… Nos sociétés sont devenues des casinos ou chacun est prêt à miser son avenir pour le gain suprême, la richesse, le pouvoir, feignant d’ignorer que pour qu’un remporte la mise il faut un grand nombre de perdants. Ce ne sont pas les banques qu’il faut accabler, elles ne sont que le reflet de la cupidité par laquelle s’est laissée séduire la majorité d’entre nous… Ce n’est pas de reformes bancaires dont nous avons besoin, c’est d’un examen de conscience ! Mais qui est prêt à se voir aujourd’hui tel qu’il est !

    2. On peut faire des réformes financières pour plus de Justice quand on a fait un examen de conscience. Il y a des dizaines d’année que je lai perpétué cet examen. C’est dans la contingence ici bas que les résultats se trouvent et pas ailleurs.

  13. Le plus frappant, hormis ce qui a déjà été dit par d’autres plus haut, est que les gens de Goldman considèrent qu’ils vendent des produits répondant à une configuration de risques souhaitée par le client. En clair, l’investisseur achète du risque et est fou de joie de pouvoir l’assumer. Etrange concept de la profession.

    Pour le reste, j’ai été soulagé qu’aucun sénateur n’ait été convaincu par les répliques évasives et tous, sans exception, ont terminé leur interrogation par une conclusion uniforme : ils renforceront la loi et empêcheront que de telles pratiques ne se répèteront. Goldman a donc perdu cette partie-ci.

    1. « En clair, l’investisseur achète du risque et est fou de joie de pouvoir l’assumer. » : oui, c’est le système qui veut ça, il ne trouve rien de mieux à vendre. Les gens sains d’esprit ne prennent des risques que pour les frissons ou pour sauver l’honneur. A l’origine, le risque était un coût à payer pour faire du profit. Typiquement, le marchand qui lançait ses bateaux sur les océans pour faire son commerce, avait des chances importantes d’en perdre un certain nombre. Aujourd’hui, il est quasiment synonyme de profit : ce n’est plus un coût, ni même un (vrai) risque, mais la certitude d’une récompense, car le type qui les prend croit pouvoir s’en débarrasser avant qu’ils ne se réalisent. Ca, les marchands d’antan savaient ne pas pouvoir le faire : une fois qu’un bateau est parti, on ne peut pas le ramener au port juste avant qu’il ne soit attaqué par des pirates ou pris dans une tempête. Le seul vrai risque qui subsiste aujourd’hui est donc systémique : quand les marchés se retournent, il est trop tard pour vendre, tout le monde se retrouve en même temps dans un sale temps. En deçà de ce cas de figure, il n’y a pas de vrai risque, seulement une fable qui me les brise menues.

    2. Juste remarque, Piotr.

      J’ai ainsi une pensée émue pour tous les petits épargnants dont la richesse est de moins de 100 millions d’Euros dont… :
      Le livret A « rapporte » beaucoup moins que ce qu’ils perdent par l’inflation…
      L’assurance-vie avec « placement » bloqué qui va les obliger à mourir pour profiter de leur « capital » (mais ils ne sont que 5 millions en France)
      Le portefeuille en actions et/ou obligations qui va se faire rincer, éponger, égoutter et dessécher à cause de boucs-hémisphères improbables et inaccessibles dont il ne pourra que rêver la destruction.

      Notes, entre nous, y-a-t’il vraiment un abime entre l’american dream et le rêve d’écraser..??
      Jemeldemande, aurait dit Victor Hugo, qui fut un des premiers à utiliser le SMS contre les sémaphores.
      (si si : vérité historique)

  14. Ce Fabrice Tourre joue très bien le bouc émissaire.

    Ce frenchie, mangeur de grenouilles, socialiste et qui ne veut pas aller en Irak, fait un joli -méchant- pour le public américain.

    Une vraie star, on voit son visage partout. Et ensuite, nous allons l’oublier comme notre Kerviel.

    Mais ce Fabrice va bien finir. Peut être une villa à Saint Barthelemy et un compte bien garni aux îles Caïmans.

    Je veux être aussi un bouc émissaire si cela me permet de ne pas attendre mon hypothétique retraite rmiste après des années de chômage post cinquantenaire.

  15. Mr Fabrice Tourre est ingénieur de formation, d’une des plus « grandes » écoles françaises.
    Si ça profession l’avait amené à construire un pont, des digues, des avions, une centrale nucléaire je me demande ce qu’il aurait répondu à la question suivante:
    « Mr Tourre, cet ouvrage que vous avez calculé faisant de tres nombreux morts. Or vos calculs etaient faux, vous le saviez et vous n’avez pas averti le client ».
    Retenons la réponse: « Euh , je ne crois pas, je ne sais pas, et puis on ne me l’a pas demandé, mais vous savez c’est tres compliqué ».

    Est il possible de retirer son diplôme à une personne?

  16. Bonjour

    Je pense qu’il est temps qu’on réforme le milieu financier et que ces « banques d’affaires » soient rebaptisées par d’autres noms…

    Et que les « banques classiques » reprennent leur rôle initial afin que le grand public ne se trompe plus et sache à qui il a vraiment à faire.

    Ces banquiers là sont juste des spéculateurs qui jouent au casino avec l’argent que le public leur confie. On ne peut plus appeler ça des banquiers.

    Amicalement

  17. Se trouve posé tout le problème du « génie » humain qui, s’il n’est pas contrebalancé par un haut degré de probité morale et de limitations consciemment acceptées, devient à proprement parler monstrueux.
    C’est l’exacerbation de la volonté de puissance, du désir de dominer et de maîtriser les êtres et les choses. Le degré ultime du sadisme est atteint lorsqu’il touche le domaine spirituel de l’être dans une volonté dissimulée de faire du mal tout en jouissant secrètement de l’habileté et des ruses en faux-fuyant de l’intellect. Un chat retombe toujours sur ses pattes … la difficulté ici est de l’attraper en plein vol.

  18. Pour information,
    J’ai découvert il ya quelques années au Canada une coûtume admirable, qui a lieu lors de la rémise des diplomes d’ingénieurs: « Ritual of the Calling of an Engineer » ou encore « The
    Iron Ring Ceremony ». Les futurs diplomes prètent serment devant des guardiens « wardens », en s’engageant à servir le bien public avant leur intéret personnel, apres quoi on remet un anneau en acier qui leur rappelera ce serment et leur responsabilité.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Iron_Ring

    Je lance un appel pour l’instauration d’une telle pratique dans les universités et écoles européennes.
    Nous n’aurons ainsi plus jamais de Fabrice Tourre, c’est certain.

    1. J’ai bien peur qu’un simple anneau et un serment ne suffisent pas à atteindre ce noble objectif. L’appât du gain sera le plus fort.

      Regardez, les médecins prêtent le serment d’Hippocrate (le serment d’hypocrite comme disait Coluche) pourtant à observer le comportement de certains de ces médecins, ils l’ont oublié depuis bien longtemps…

  19. Il faudrait que l’on demande à Mr Blanckfein quelle serait sa réaction si il apprenait que l’on vendait des assurances pour se prémunir de sa mort.
    Prix de la couverture 1/10 000 000.

    Je suis prêt à donner 10 millions de dollars à un « assuré » si Mr Blanckfein meurt, le coût de l’assurance sera de 1$.

  20. « Nous sommes market maker, je sais que c’est un peu compliqué à expliquer et je comprends que vous ayez des difficultés à saisir comment cela fonctionne exactement, mais je vous assure qu’il n’y a rien de plus ».

    Il était peut-être encore aujourd’hui dans le même genre de rôle, ils ont vraiment de la chance de pouvoir encore trouver de bon pigeons de plus, faisons-nous d’abord un monde à notre propre image sur les marchés comme autre part d’ailleurs.

    S’il vous plait Mr l’agent j’en suis devenu tellement accro, c’est d’ailleurs mon principal métier sur terre que de vouloir davantage en vendre aux autres, pourriez-vous alors me permettre de créer davantage d’argent en bourse, par exemple de changer davantage le plomb en Or.

    Je sais c’est encore un peu plus dur à avaler, mais rassurez-vous nous sommes là d’abord pour vous aider, pour vous conseiller, un peu voyez-vous comme la plupart de nos bureaucrates et la double face de Janus, tant de gens bien hypocrites sinon pour votre retraite et pour une meilleure assurance vie pour vos enfants puis-je encore vous conseiller d’acheter plutôt ceci ou cela venant d’abord de notre propre marque.

  21. M’enfin il y a tout de même un détail qui n’as pas encore été pris en compte.

    Lorsque que l’ont vends a son client un conseil de se positionner « long » et que le conseillé se positionne « short » donc a l’inverse de son client.

    Il faut deja se demander, qui a vendu ses position « long » aux clients. Est ce que c’est le conseillé qui a vendu c’est propres position « long » ou est ce que le conseillé a vendu des position « long » appartenant a un tiers. Dans le premier cas le conseillé se débarrase de ses position dans le second il écoule sur le marché des produits. M’enfin dans les deux cas, le fait que le banquier se positionne a l’inverse dés conseil qu’il emet implique que soit il se dérrase de position qu’il sait inconfortable soit qu’il vends des produits dans lequle il n’as pas confiance. Dans le deux cas il transfert aux clients les risques que lui ne veux pas prendre et en plus il pari sur le fait que les positions qu’il conseille sont de mauvaises position.

    donc comment et pourquoi le conseillé est autorisé a vendre a son client des position que lui ne veux pas prendre voir au contraire sur lesquelles il pari contre ses propres conseil aux clients.

    Le conseillé peut toujours dire qu’il lui reste des positions et qu’il va s’assurer contre un retournement du marché en prenant les positions inverse, dans le cas présent passé « short ».

    Hors comme les conseillé a deja vendu ses position ou que ses positions appartiennent a un tiers. Pourquoi le conseillé s’assure t’il des positions qu’il n’as plus en portefeuilles ou qu’il n’as jamais eu. Pourquoi prendre des position inverse ou une assurance sur un bien qui ne nous appartiens pas. Pourquoi dépenser de l’argent a se protéger d’un position que l’on as pas et qui appartient dorenavant aux clients.

    Quel interet le conseillé aurait de faire en sorte que le marché se retourne, si il n’avait pas pris d’assurance et pourquoi le marché se retourne t’il lorsque le conseillé a pris des assurances.

    Comment se fait il que le conseillé puisse être gagnant alors que son client, lui est perdant.

    M’enfin si un conseil et avant une recommendation, comment se fait t’il que le conseillé pari a l’inverse de sa recommandation, et en plus pari sur les biens qu’il a recommander et qui appartiennent a ses clients.

    Si ont recommande a quelqu’un d’acheter tel ou tel objet et que celui qui recommande l’achat de cette objet se protége contre les risques de cette objets. Il y a tout de même un problème si le conseillé ne cherche pas a proteger son client voire au contraire a parier sur le fait que es propres conseil soit érronés.

    C’est quoi une escroquerie sinon de vendre un produit qui s’avére ne pas être conforme au recommendations qui ont été donné lors de la vente.

    1. Bonjour,

      j’éprouve une difficulté réelle à comprendre le sens de votre intervention pour un simple problème d’orthographe : le « conseillé » et le « conseiller ».

      Ce sont bien deux protagonistes différents. Cet amalgame que vous faites entre les deux orthographes rendent malheureusement votre commentaire incompréhensible.

      Cordialement,

      Stan

    2. GS a pris des positions pour s’assurer contre les pertes occasionnées par les produits qu’il ne détenait plus.

      L’argument de la défense est le suivant: ce ne sont pas les mêmes qui fabriquent et vendent les produits d’une part, et qui « s’assurent/parient » en cas de retournement du marché d’autre part.
      Ce sont deux équipes différentes au sein de GS qui prennent ces décisions, pour des raisons indépendantes. C’est pour ainsi dire « fortuit », une « coïncidence ».

      C’est au contraire vertueux de la part de GS de s’être ainsi protégé pour ne pas avoir à forcer le citoyen américain à renflouer une banque « too big too fail ». C’est pour ainsi dire une question d’honneur et un signe de grande probité et de respect envers le peuple américain. A ce moment là j’ai failli verser ma larme tellement c’était beau.

    3. C’est vrai que se n’est pas clair; donc pour faire simple.

      Lorsque que l’on conseille ont fait une recommandation. Hors lorsque la personne qui vous conseille de faire une chose fait carrement l’inverse de se qu’elle vous conseil. Il y a tout de même une logique qui se rapproche plus de l’escroquerie que de l’honnéteté.

      Car celui qui vous conseille d’acheté peut trés bien en profiter pour vous vendre des produits lui appartenant et dont il connait les defults. Dans se cas précis, il vous refile un produit dont il connais les risques, et vous le refile en vous faisant croire que se produit est se qu’il y a de meilleur.

      Si en plus il PARI sur le fait que le produit est POURRI, est que se PARI consiste a s’assurer contre la dégration du prix de se produit, QU’IL N’AS PLUS EN STOCK.

      Ca s’appel comment ?

    4. il faut dire que si on remplace « produit financier » par batisse, pont, cheval, ou quoi,
      vendre une batisse, un pont, un cheval ou quoi, pour ensuite s’assurer contre le fait que la batisse, le pont, le cheval ou quoi que l’on vient de vendre et que l’on ne détient plus, ne s’écroule ….

    5. Ce que vous oublier Logique, c’est qu’aux yeux des acheteurs ces produits n’avaient aucun défaut! C’est « comme ça » qu’il les voulaient. Parler de « défaut » ou de produit « toxique » n’a rigoureusement aucun sens du point de vue de l’acheteur et du vendeur!!!
      Ce n’était du reste pas du « conseil », et c’est pourquoi les comparaisons qui sont faites sont erronées.

      Imaginons une personne droguée qui réclame sa dose « sur mesure » à son dealer. Imaginons que tout cela soit légal. Le dealer ne peut pas être poursuivi pour avoir livré la marchandise telle qu’elle était souhaitée par le client. Au contraire il a fait le meilleur boulot qui soit!
      A coté de ça, le dealer a pris une assurance-vie sur la tête du client, parce-qu’au vu et au su de ce qu’il a demandé, et qu’on lui a fourni, il y a de bonnes chances pour qu’il finisse mal.

      And so what dira GS? Non-assistance à personne en danger? Peut-être… mais certainement pas escroquerie. Qui plus est, la non-assistance à personne en danger n’est pas reconnue aux US, et GS a beau jeu de rappeler que les clients 1/ ne pensaient pas à se supprimer et 2/ étaient des professionnels eux-aussi, et non des amateurs.
      La question est: GS aurait-il du informer ses clients qu’ils prenait une assurance-vie sur leur tête?
      Et la réponse n’est pas évidente. En tout cas elle pose des difficultés passionnantes.

      Ce n’est pas un « conseil » qu’a vendu GS, mais un produit sur mesure parfaitement en phase avec la demande du client.

  22. Des chiffres « réalistes » en nombres :
    L’action Goldman Sachs — une des rares valeurs à gagner du terrain — a fini en hausse de 1,01 dollar ou 0,66%.

  23. Question à 1.000.000 de brouzoufs* du jour, que se pose un candide de la chose financière :

    Si, pour paraphraser une vieille blague sportive, la finance, ce sont des milliers de joueurs qui s’échangent de l’argent, et Goldman Sachs qui gagne à la fin, d’où vient cet argent ?
    Et plus précisément, qui émet des CDS, puis est contraint d’en verser les primes, et qui finance ces émetteurs de CDS ?
    Avec, sans doute, naïveté et paranoïa, il m’a semblé cohérent d’imaginer que ce genre de monstruosité (Copyright « Fabulous Fab ») pouvait être émis par des assureurs (AIG, au hasard…), qui pour se couvrir s’adresseraient alors à des ré-assureurs (serait-ce le job d’un Fanny Mae ou d’un Freddy Mac?).
    Les assureurs se financeraient à partir des polices payées par leurs clients acheteurs de vraies assurances, sur des risques réellement courus, voire à partir de deniers publiques s’ils ont fait l’objet d’une nationalisation consécutive à une faillite.
    Quant aux ré-assureurs, nationalisés suite à leur faillite, car structurellement déficitaires en temps de crise, ils seraient le tonneau des Danaïdes où l’argent de l’État, donc celui des contribuables et acheteurs de bons du Trésor se déverserait sans compter.

    Pour être honnête, c’est l’explication, a priori cohérente, car en phase avec le principe de conservation des quantités (cf « L’Argent, Mode d’Emploi » de P. Jorion), que j’ai fourni à mon épouse ,lorsqu’elle m’a pris au dépourvu en me demandant « Mais l’argent des CDS, il vient d’où ?». Alors que j’étais lancé dans une grandiose explication des mécanismes qui avaient amenés Goldman Sachs sur le banc des accusés…
    Mais pour cohérente qu’une explication soit, elle n’en est pas pour autant vraie, donc je retransmets, à destination des vrais initiés de la chose économique et financière, la question pas si candide de ma chère et tendre :

    L’ARGENT DES CDS, IL VIENT D’OÙ ?

    Ce qui, plus généralement, me conduit à poser la question de l’angle de vue des explications des mécanismes financiers.
    A savoir que l’on nous explique généralement très bien les manipulations des soi-disant investisseurs, mais pourquoi, s’intéresse-t-on donc si peu à l’origine leur l’argent, ainsi qu’à sa destination finale ?

    Bref, Messieurs-Dames (rares, les dames…) les économistes, vous savez très bien nous parler des exécutants, continuez donc, mais n’oubliez pas dans le tableau ceux qui profitent des crimes, et ceux qui en sont les victimes!
    Ça n’a peut-être l’ai de rien, ce petit changement de perspective, pourtant, en replaçant ces acteurs humains devant et derrière le bandit manchot financier, vos explications, du coup plus terre-à-terre, y gagneraient certainement un audience plus large.
    Et éviteraient au passage au vulgarisateur amateur de se retrouver le bec dans l’eau, à improviser une réponse à une question que, trop évidente, il a émis de se poser…

    *Brouzouf : unité monétaire convertible en Fifrelins au taux de 1 pour 1, et donc le cours est inversement corrélé à celui de la Caillasse.

    1. Bonne question, la réponse pourrait être……. mais çà ne vous regarde pas pour couper court.

      Ma Grand-Mère vous aurez demandé, mais ou as-tu pris ton brouzouf, au dessus ou en dessous de la pile.

      La monnaie ne serait-elle pas tout simplement intemporelle, sans valeur autre qu’au moment de la transaction. D’ou l’échaffaudage d’artifices comptables et de théories économiques fumeuses pour nier cette intemporalité (notre génie du noyage de poisson). Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple, vaste programme civilisationnel.

      Cordialement à vous et votre dame.

    2. Tout ce que je sais c’est :

      1) qu’il y a eu des paris
      2) que les gens qui les ont fait n’avaient pas l’argent pour payer au cas où ils le perdraient
      3) que pour éviter que tous ces parieurs ne se retrouvent qu’avec du vent (ou plutôt du papier sans valeur puisqu’il s’agit de titres), on va aller chercher dans la poche du contribuable.

      La question est maintenant: le contribuable acceptera-t-il de payer, c’est-à-dire de donner son fric aux gentils financiers-parieurs?

    3. Principalement des réductions ‘ciblées’ d’impots.
      Nous sommes comme en 1785-1789: un pays riche
      avec des finances publiques exsangues.
      Les riches (nobles d’abord, bourgeois par imitation)
      refusaient d’ assumer leur part proportionnelle
      dans l’ assiette des impôts.
      Réductions doit se comprendre largement:
      – exemptions
      – niches fiscales
      – incitation passive à l’évasion.
      En second lieu: le transformation des financements
      par répartition en financement de type assurantiel.
      Le moyen est la destruction progressive des protections
      sociales publiques.
      ( par remise de chaaââaarges surtout).
      Le financement par répartition ne capitalise pas
      l’ argent. Il s’agit d’un flux progressif.
      Mais le système comptable annualisé met
      en évidence des sommes énormes
      ( approx. le budget de l’Etat).
      Cette somme, qu' »ils » imaginent qu’elle dort
      (le crime financier par excellence), les rend
      malade d’envie. Dans les années 2000, des gens
      actuellement au gouvernement voulaient privatiser
      cette somme d’ argent pour en faire une masse
      de manoeuvre financière. Cela a échoué pour plusieurs
      raisons, le principale étant que cette finance n’est pas
      mobilisable. C ‘est un flux.
      Il en est resté l’entreprise de destruction actuelle.
      Enfin: la pompe de l’ argent virtuel du crédit:
      la banque centrale prête à 1% à une autre banque
      qui reprêtera à 4%-16%. C ‘est l’amorce d’une chaine,
      ou d’une avalanche.
      Sa terminaison se nomme crise.
      ( dans les détails, ce n’est pas exact- je n’ai pas
      terminé « l’argent mode d’emploi »).

      En conclusion:
      – Il faut rétablir la notion de progressivité des impôts directs,
      jusqu’à un taux confiscatoire pour les délirants.
      – La TVA doit baisser, à rentrée fiscale constante;
      c ‘est l’autre face de la progressivité.
      – Le système de financement par répartition
      possède beaucoup de vertus, dont celle
      d’être stabilisateur. La banque-casino n’ a rien
      à faire dans le social.

    4. est-ce qu’il n’y aurait pas des banques qui assurent les banques ? (elles seraient angalaises …)

  24. Simplesanstete, c’est justement là que le bât va blesser…

    Le peuple commence à « trop » comprendre.

    Laissons-les (et nous pouvons faire … non : nous ne pouvons qu’admirer) pousser leur logique autodestructrice jusqu’au bout.

  25. Ce qui est intéressant avec ce blog, c’est que ça permet de penser, je veux dire surtout ça permet, dans ce cas précis, de hiérarchiser les sujets et surtout les enjeux.

    Voyons les choses globalement.

    – D’un coté des banquiers qui savent depuis longtemps que leur force leur assure une impunité de fait. (sauf preuve du contraire).
    – D’un autre coté des « soit disant » dirigeants politiques dont le but premier est de se faire élire puis réélire et qui, de toutes façons, ignorent ou font semblant d’ignorer qu’il se passe des choses peu reluisantes en finance et qui donc préfèrent « blingbliguer ».
    – Enfin, juste au milieu, des pourvoyeurs de fonds à destination des politiciens (en langage châtié on appelle ça des lobbyistes) qui cherchent à neutraliser ces mêmes politiciens.

    Quand je vois ce tableau, décrit certes à la hache pour frapper l’auditoire, je ne peux m’empêcher de repenser à ce texte de Platon :

    Platon : « Avant toutes choses, n’oubliez pas cet adage :
    “Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
    Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
    Lorsque les Maîtres tremblent devant les élèves et préfèrent
    les flatter,
    Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce
    qu’ils ne voient plus au-dessus d’eux
    L’autorité de rien ni de personne, alors, en toute jeunesse
    et en toute beauté, c’est le début de la tyrannie.” »

    En ce qui me concerne, et avec les moyens dont Mr Blankfein, patron de Goldman Sachs, dispose, je ne vois aucune raison pour que ce Monsieur avoue quoi que ce soit. Il n’a rien fait de mal. On lui a dit de créer des produits « pourris », il a crée des produits pourris. On lui aurait dit de fabriquer des frigo, il aurait fabriqué des frigo…en Chine bien sur pour minimiser les coûts. So what ….
    La morale intervient elle ou doit-elle intervenir dans son job : En aucune façon. Depuis quand la morale doit elle intervenir dans un acte commercial. Il faut juste que le produit demandé soit « conforme à la loi »………

    Mais au fait…qui est-ce qui fait les lois ????

    Et, au fait, qui est-ce qui élit les fabricants de lois ???

    Le « génial » Fabrice Tourré, créateur de ces produits pourris pour le compte de Goldman Sachs, sous-fifre de Blankfein, en vient soudainement à se poser quelques questions éthiques (lire les emails qu’il envoie à sa copine): Etonnant n’est-ce pas !! L’éthique aurait-elle quelque chose à voir dans ce domaine. Rien du tout à mon sens mais Mr Tourré, comme individu s’est soudainement questionné sur le sens de ce qu’il faisait. Etonnant non ??? Mr Tourré serait-il alors autre chose qu’une machine à produire des produits financiers ???

    Jouer à l’avocat du diable comme je le fais ci-dessus ne peut durer indéfiniment.

    Cela nous amène à nous poser des questions centrales :

    – L’équilibre du système économique global est-il un enjeu supérieur par rapport à l’équilibre des comptes de l’industrie financière ??
    – L’équilibre du système repose-t-il lui-même sur des bases techniquement saines ?? (j’ai bien dit techniquement..pas éthiquement ou moralement).
    – Le système économique, tel que fonctionnant à l’heure actuelle, devrait-il évoluer afin d’éviter un clash imminent ???
    – Quel devraient-être les principes fondant la finance actuelle et à venir ???

    Les réponses à ces questions vont tellement de soi qu’il est inutile de les poser. Mais, dit autrement, on voit bien que ce sont les principes éthiques (n’utilisons pas le mot moraux car ce mot à des consonnances trop rigoristes) qui fondent la vie en société.

    Je ne veux pas terminer ce petit mot sans « pleurer » sur l’Europe. Grand dessein, s’il en fut mais bien mal servi.

    Certes, il faut laisser « le temps au temps » mais quand je vois ce que le rêve européen devient dans la réalité, dire que ça me navre est bien en dessous de la réalité.

    Eh oui, je voudrais baigner dans un optimisme béat, genre « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » mais, à un moment, ami lecteur je te le dis…….J’capote…comme on dit au Quebec

    Amicalement

    Cincinatus

  26. l’éloge du savoir :émission du mercredi 28 avril 2010 France Culture
    Qu’est-ce qu’une société démocratique ? 3/10
    par Pierre Rosanvallon, chaire « Histoire moderne et contemporaine du politique »
    Cette émission explique les débuts du capitalisme dans la révolution française et américaine .
    Entre égalitarisme et libértarisme ,l’historien explique comment les paroles des peres fondateurs américains et des révolutionnaires français ont dérivé partant de la volonté de casser un systéme nobiliaire pour arriver au triomphe du marché .
    On assiste actuellement à un mouvement inverse équivalent !

    1. vanitas vanitatum et omnia vanitas

      Plus ça change et plus c’est pareil

      l’histoire est un éternel recommencement

      Plus on monte haut plus on tombe de haut

      etc…etc…

      la théorie du balancier

      rien de nouveau sous le soleil

      et la liste n’est de loin pas épuisée

  27. Ces blankfein, ces Goldman sachs « n’ont rien fait de mal ! « …

    Quelque chose me dit qu’en Chine , ce pays merveilleusement antidémocratique ,ces personnages auraient été passés par les armes , et le prix des munitions réclamées à leurs héritiers…

    Bon, d’accord , ça fait peu avancer le Schmilblic….

    En attendant « tout ce qui n’est pas interdit est autorisé ! »

    Donc il serait urgent d’interdire…Avant que les banques nous interdisent de faire des retraits….

    1. « Il serait urgent d’interdire… »

      Oui mais tant que les banques seront des sociétés commerciales ayant des actionnaires qui veulent voir le cours des actions de la banque grimper et toucher des dividendes, ces actionnaires aimeront que le banques gagnent de l’argent sans trop regarder comment…

      C’est comme les actionnaires des casinos, ils savent bien que la plupart des clients perdent…

      Et l’Etat touche aussi sa part de bénéfice…
      Oups là je touche peut-être un point délicat… 🙂

      Pourquoi les Républicains veulent-ils retarder la réforme de Wall Street ?
      Il veulent d’abord passer à la caisse ?

      Amicalement

    2. @Serge Demoulin
      Il n’y a pas que des Républicains à s’opposer à la réforme de la finance. Des démocrates s’y opposent également. Par contre, il est clair que les plus virulents et ceux qui le font à visage découvert sont bels et bien Républicains. N’oublions pas également que les critiques les plus sévères envers la finance viennent également des Républicains. Paul Jorion l’a rappelé.

      Quelles sont les raisons d’une telle division transcendant les partis? Pour la plupart des élus, c’est extrêmement simple à expliquer. C’est l’un des mérites de la politique américaine. Beaucoup de choses sont publiques et les journalistes font plutôt bien leur travail (à part pendant la période de 3 à 4 ans après le 11/09/01) et savent mettre en lumière ce qui permet d’expliquer le positionnement de leur élu.

      Sur cette question quasiment tous les élus ayant eu un rôle ou l’ayant toujours d’administrateur d’une grande banque ou d’un des grands marchés boursiers (NYSE, NASDAQ, CME, CBOT) se rangent derrière une attitude prudente concernant une éventuelle réforme. En fait, il faut simplement comprendre qu’ils s’y opposeront mais qu’ils n’ont pas le courage de le crier haut et fort.

      Les élus qui ont une fortune personnelle élevée (de quelques centaines de millions à quelques dizaines de milliards) sont directement concernés car leur fortune est placée sur ces mêmes marchés. C’est là qu’on trouve le gros des rangs des véhéments. Certains sont cependant extrêmement prudents et envoient courageusement leur lieutenant se battre à leur place. Il y a tout de même des coups à prendre…

      Bref, il est difficile voire impossible de faire un parallèle entre la politique aux États-Unis et la politique en Europe. Encore plus si il s’agit de la France. Le parti Démocrate n’est nullement un équivalent d’un parti socialiste ou des partis sociaux démocrates européens. Et de la même manière, le parti Républicain n’est nullement un équivalent de l’UMP ou des conservateurs européens. Des élus démocrates sont positionnés bien plus à droite que certains élus républicains. Cela s’explique simplement par leur implication directe dans le milieu des affaires.

      A titre d’exemple connu en Europe, on peut citer Madame Madeleine Albright, démocrate, l’ex Secrétaire d’État de la seconde administration Clinton (bien que politique, elle n’a d’ailleurs jamais postulé à la moindre élection). Voici quelques phrases qui permettent de la positionner:

      – « C’est un pas positif » à propos de la prise de Kaboul par les Talibans en 1996. Ces derniers étant alors les alliés des américains qui rêvaient de stabiliser l’Afghanistan afin de pouvoir construire un oléoduc et un gazoduc amenant le pétrole et le gaz Ouzbek, Turkmène et Kazakh directement au Pakistan. L’un des fonds d’investissement ayant parié sur la prise de Kaboul était le fond Carlyle auquel Madame Albright participait avec bien d’autres personnages illustres comme George H. W. Bush (le père), Dick Cheney, Donald Rumsfeld et, et , et un certain Oussama Ben Laden (mais oui, mais oui, c’est bien le même. Pas étonnant qu’il soit aller aider les talibans à gagner).

      – « Je pense que c’est un choix difficile mais cela le vaut bien » à propos de la mort des 500 000 enfants irakiens (chiffres avancés par les autorités Irakiennes de l’époque donc à prendre avec précaution) suite à l’embargo sur l’Irak après la première guerre de 1991. Toujours à la même époque Carlyle prenait des positions spéculatives sur la hausse des produits pétroliers. L’embargo signifiant bien entendu l’interdiction pour l’Irak d’exporter son pétrole ce qui a permis aux courts de s’envoler…

      – « M Grasso est un honnête homme qui a toute ma confiance. Les attaques à son encontre sont injustes et infondées. Tout comme celles faites à l’encontre des administrateurs du NYSE. » A cette époque Madame Albright était administrateur du NYSE. Dick Grasso était à l’époque le président du conseil d’administration du NYSE et on lui reprochait de partir avec modestement presque 200 millions de dollars d’indemnités de départ (oui, oui, vous avez bien lu).

      La fortune de Madame Albright est estimée a près de 60 millions de dollars. Pas mal pour une fille d’immigré dont le père est arrivé aux US avec pas un sous en poche. Cela offre une certaine indépendance d’esprit. Depuis quelques années, elle a d’ailleurs tendance à montrer les crocs contre les membres de l’ancienne administration Bush (le fils cette fois). Pourtant elles s’entendaient parfaitement avec eux dans les années 90 lorsqu’elle siégeait à Carlyle…

  28. Bonjour,

    Quelqu’un pourrait – il me dire comment le produit ABACUS A … ,qualifie par Goldman Sach de produit de « merde » , etait note par les agences de notations ?

    merci d’avance.

  29. Si l’éthique ne vous intéresse pas, vous ratez tout. C’est comme si l’un parlait en chinois et l’autre en allemand ! C’est votre choix d’éluder les réponses qui pourraient faire avancer la compréhension. Vous êtes donc un site comme un autre, pas plus ! Du vent, voilà ! Vous vendez du vent comme les autres !

  30. M’enfin il y a tout de même un détail qui n’as pas encore été pris en compte.

    Lorsque que l’on vend à son client un conseil de se positionner « long » et que le conseiller se positionne « short » donc a l’inverse de son client.

    Il faut déjà se demander, qui a vendu ses position « long » aux clients. Est ce que c’est le conseiller qui a vendu ces propres positions « long » ou est ce que le conseiller a vendu des position « long » appartenant à un tiers. Dans le premier cas le conseiller se débarrasse de ses positions dans le second il écoule sur le marché des produits. M’enfin dans les deux cas, le fait que le banquier se positionne a l’inverse des conseils qu’il émet implique que soit il se débarrasse de positions qu’il sait inconfortables soit qu’il vend des produits dans lesquels il n’a pas confiance. Dans les deux cas, il transfère aux clients les risques que lui ne veut pas prendre et en plus il parie sur le fait que les positions qu’il conseille sont de mauvaises positions.

    donc comment et pourquoi le conseiller est autorisé à vendre a son client des positions que lui ne veux pas prendre voire au contraire sur lesquelles il parie contre ses propres conseils aux clients.
    [réponse aux auditions : ce sont des départements distincts de GS]

    Le conseiller peut toujours dire qu’il lui reste des positions et qu’il va s’assurer contre un retournement du marché en prenant les positions inverses, dans le cas présent [il va] passer « short ».

    Or comme les conseiller a déjà vendu ses positions ou que ses positions appartiennentàa un tiers, pourquoi le conseiller s’assure-t-il des positions qu’il n’s plus en portefeuilles ou qu’il n’a jamais eu. Pourquoi prendre des positions inverses ou une assurance sur un bien qui ne nous appartient pas. Pourquoi dépenser de l’argent à se protéger d’une position que l’on n’a pas et qui appartient dorénavant aux clients.

    Quel intérêt le conseiller aurait de faire en sorte que le marché se retourne, si il n’avait pas pris d’assurance et pourquoi le marché se retourne-t-il lorsque le conseiller a pris des assurances ?

    Comment se fait il que le conseiller puisse être gagnant alors que son client, lui est perdant.

    M’enfin si un conseil [met en avant?]/et avant ?/ une recommandation, comment se fait-t-il que le conseillé parie à l’inverse de sa recommandation, et en plus parie sur les biens qu’il a recommandé et qui appartiennent à ses clients.

    Si on recommande à quelqu’un d’acheter tel ou tel objet et que celui qui recommande l’achat de cette objet se protège contre les risques de cet objet, il y a tout de même un problème si le conseiller ne cherche pas a protéger son client voire au contraire [cherche] à parier sur le fait que ses propres conseils soit erronés.

    C’est quoi une escroquerie sinon de vendre un produit qui s’avère ne pas être conforme aux recommandations qui ont été données lors de la vente. [?]

    [réponse de GS : we are « market maker » etc.]

  31. Finalement, vous verrez que ces auditions n’auront été qu’un lent, très lent coup d’épée dans l’eau. Elles ne changeront sûrement pas l’attitude obstructionniste des Républicains et de quelques Démocrates lors du prochain passage des propositions de régulation (aussi imparfaites soient-elles) d’Obama devant l’assemblée du Sénat.

  32. J’ai édité ci-dessus le commentaire de « logique ».

    Mon propre avis est que le métier de GS et autres consiste à profiter et faire profiter un nombre adéquat de {clients + pigeons} des minimes asymétries d’informations sur des paris.
    Quand les agences de notations publient leurs algo, la fabrique de CDO synthétique sert à asymétriser l’information « supposée neutre » qui a pour résultat la notation (le « AAA » de Abacus) . On peut d’un côté structurer le CDO (avec ses mezzanines et autres joyeusetés) pour qu’il soit AAA et de l’autre côté, avec des infos différentes (d’où l’asymétrie), s’arranger pour qu’il soit « pourri pourri pourri » .

    ON va alors voir les clients investisseurs moyens petits (clients plutot pigeons) « qui veut ce bel AAA, il est beau il est frais, il rapportera mucho, il est liquide, il est tradé par nous pour un client sympa qui l’a structuré … super bien pour qu’il soit AAA, si si », et d’autre part on s’entend avec le client du Hedge Fund (J Paulson ici), pour que d’autres infos pontent vers « pourri un max ».

    Dans son livre (« comment la vérité etc « ), Paul Jorion pointe l’asymétrie (si occidentale, pour faire court) de la copule « être », qui nous permet de catégoriser (le zèbre est un quadrupède)(mais pas le contraire en général).
    On a là l’autre partie de la chose : « Abacus est AAA » est une info asymétrique sur le plan du sens plutôt que de la logique : AAA veut dire « bon » pour les uns, mais pas pour les autres, qui sont plus préscients par leur pratique.

    Ce qui me hérisse là dedans est que le savoir-faire mis en jeu dans ces affaires est certes une combinatoire subtile, qui aurait sans dout eexcité au moins la curiosité du Keynes probabiliste, mais que ce savoir-faire n’est associé à aucun « soin ». Il ne s’agit que de faire de l’argent avec de l’argent… qu’est-ce qui reste de tout ça ; « zylch » comme dit un personnage de Woody Allen…mais hélas « zylch » aussi pour les humbles qui n’y sont pour rien de rien.

    1. l’art pour l’art (par ex Fragonard, lequel restera dans l’histoire de l’art car il y mêle un tel humour …. – car quoiqu’ils en aient pas l’air les tableaux de Fragonard sont très mine de rien assez décapants …)) est qualifié de « maniériste », ce mot de « maniérisme » -d’en l’ensemble somme toute très péjoratif si l’on en excepte évidemment comme par exemple Fragonard ….- m’apparaïtrat très adéquate pour qualifier l’état de l’art de celui de l’art -de faire de l’argent- pour l’art -de faire de l’argent- de l’art de la finance actuelle , une manière, un style, très superficiel et léger, une mode qui ne durera pas, des tableaux qui ne feront pas long feux (- bien évidemment mise à part ceux de Fragonard, la statue d’Eros, l’arc , la flèche, la jolie femme sur la balançoire, ou ailleurs, le buisson, et avec le buisson, devant, desus, dessous, ou dedans, irrédiémédiablement , si la flèche d’Eros, l’amant )

    2. Chere cecile,

      vous pensez que l monde est conduit par des artiste. Tout cela est faux les artistes ne font qu’ interpreter le monde dans lequel ils vivent. Lorsqu’il ne sont pas des artistes se sont des anti-conformalistes. Certains utiliseront le terme d’anarchist, d’autre de profiteur. Mais dans tous les cas de figure leur objectif ne consistent qu’en une seul maxime  » faire en sore que notr existance ne soit pas amorphorme »

  33. Ces auditions sont un grand moment…
    Analogie entre la crise de 29,
    vue par Galbraith, et la crise actuelle.
    Le sénateur Levin est Pecora.
    Les affreux de GS sont Albert Wiggins, Charles E. Mitchell ou Whitney.
    On retrouve le même système de défense décrit par Galbraith:
    attitude élusive, ennui distancié, incompréhension mutuelle
    et mépris, surtout le mépris, malgré les bonnes manières.
    Et vous, Paul, êtes le Galbraith de notre époque.
    Le style de Galbraith dans la crise de 29
    est remarquable, avec sans doute un excellent
    travail du traducteur. Style à l’appui de la clarté,
    de la maîtrise, et une pédagogie sans faille,
    C’ est vous.
    Et avantage de notre époque: pas d’archives
    lointaines, du travail en quasi-direct.

  34. Goldman Sachs n’a pas tord de dire que ses accusateurs n’y pigent que couic!
    En effet Goldman comme d’autres ont vendu et continuent à vendre des CDOs pourries.
    Pourquoi? Eh bien parceque prendre des risques est profitable. Plus la CDO est pourrie plus elle a un rendement élévé. Ce qui est calculé mathematiquement sois-disant selon l’age du capitaine et la longueur de sa bretelle. La méthode « copula ». Non je rigole pas, j’ai lu ça sur lexinter.net
    Ce que Goldman ne dira jamais c’est qu’aux USA et en Europe pour avoir des CDOs profitables il faut qu’elles soient pourries…C’est ça le resultat de 15 ans de globalisation…Bref la CDO honnete sure et profitable ça n’existe pas, ca n’a jamais existé, et ça n’existera jamais. Et ca Goldman et les autres ne le diront jamais non plus. Pas folle la guepe.Pour attirer le gogo on abuse des organismes de notation qui mettent du AAA sur un CDO parcequ’il est assurée par un CDS vendu par un hedge fund qui malin, le fait a partir d’une société écran. Quand il faut rembourser, il y a plus personne, bien sur et la société est en liquidation! Donc on a des assurances qui assurent avec un capital nul des CDO adossées à des dettes pourries! Génial non? Ca fait dix ans qu’on fait du fric avec du vent de la bulle des subprimes, CDO,CDS, LBO etc…Pourquoi ces banques s’achetent leusr titres pourris? Pour faire comme Madoff: Au début ca profite un max, l’endetté sue et paye…Il faut sortir du jeu juste au moment ou on craint le défaut définitif du sous-jacent: Voila ou se trouve le jeu du casino en fait. Mais dés fois la combine leur explose dans les mains…Comme en 2008.
    Bien sur que la Goldman Sachs savait que le systeme des subprimes allait s’écrouler! Et pas que la Goldman, probablement Lehman Brother aussi! Mais la: Boom! Souvenons nous de Kerviel à la Société Générale: Meme principe, le jeu c’est de se retirer à temps de la position pourrie à gros profit…Comme dirait notre prince président: Plus on prends des risques, plus on gagne. C’est la loi du néolibéralisme. Et quand ça perds? C’est le contribuable qui paye…

    1. Erreur: les pognon-maker n’aiment pas le risque.
      GS fait tout son possible pour l’évacuer.
      GS veut gagner sans risque. Et il le fait par des moyens
      relevant plus de l’influence politique que par la maîtrise
      des probabilités.
      Le gestion du risque est une fable pour les naifs ou
      les entrants en bourse ( pour le bourseux de base, il n’y a pas
      de glorieuse incertitude: la perte est sûre)
      On ne devient pas GS en souscrivant aux légendes
      colportées par des économistes mercenaires.
      Et si jamais GS perd, la FED et le contribuable US sont sollicités
      sans délai, comme vous le notez.

      Tant que des journalistes incompétents continueront
      de qualifier GS de  » banque prestigieuse « , le stock
      de volailles bonnes à plumer ne risque pas de faiblir.
      Je note un black-out presque total sur les auditions US.

    2. Irzam, j’ai vaguement l’impression que vous n’avez plus confiance dans le « système ».

      Ceci est dangereux non pour vous pour mais pour la contagion que vous pourriez développer.

      Veuillez rentrer dans le rang avant d’éventuelles rétorsions.

      Merci.

    3. question : si le CDS assure le CDO, mais alors qui donc assure le CDS ???
      (autrement dit à qui s’adresser pour parier que le CDS est une ….. -soit qu’il conviendrait d’abord d’interdire ….)

    4. oui je partage une grande partie de ces réflexions
      une énorme machine de Ponzi est en place, on sait comment cela se termine !!!!

  35. Les e-mails de Fabrice Tourre .

    Attention âmes sensibles s’abstenir :

    « …Quelques mois plus tard, le 13 juin 2007, il se vante encore d’avoir « réussi à vendre des obligations Abacus à des veuves et orphelins rencontrés dans l’aéroport, décidément ces Belges adorent ces titres synthétiques… »  »

    http://www.lesechos.fr/info/finance/020503797332-fabrice-tourre-c-est-un-peu-comme-frankenstein-qui-se-retourne-contre-son-inventeur-.htm

  36. Bonjour,

    ces messieurs expliquent qu’ils sont tenanciers de Casinos, de Loto ou du PMU. Il y a de ça: ils soutirent de l’argent à leur « clients », qui en moyenne sont perdants, même s’il y a quelques gagnants.
    Mais c’est en fait bien pire:
    – ils attaquent et ruinent des gens qui n’ont pas joué à leur jeu, ou des états selon ce qui est le plus juteux.
    – et dans l’affaire de Goldman, ils ont truqué la roulette. Les dirigeants de Casino vont en prison pour ça. Je ne comprends pas pourquoi les sénateurs américains n’utilisent pas ces arguments. Qu’en pensez-vous?

    Par ailleurs, ils sont venus expliquer au sénat leur vrai rôle de parasites, qui diffère complètement du discours habituel sur l’animation du marché et tutti quanti. Toute société et tout individu (même les plantes, les animauxs et les micro-organismes) se défendent contre leurs parasites, dans une lutte à mort. qu’attend le Sénat américain, qu’attendent les gouvernements ?

    Merci de vos réactions

  37. Je signale tardivement la sortie de Krugman qui rejoint des choses dites sur ce blog, éivdemment:

    Les pires malhonnêtetés sont venues des Agences de Notations, et du fait que c’est les « issuers » qui les payaient pour faire des AAA à la pelle.

    No, the e-mail messages you should be focusing on are the ones from employees at the credit rating agencies, which bestowed AAA ratings on hundreds of billions of dollars’ worth of dubious assets, nearly all of which have since turned out to be toxic waste. And no, that’s not hyperbole: of AAA-rated subprime-mortgage-backed securities issued in 2006, 93 percent — 93 percent! — have now been downgraded to junk status.

    What those e-mails reveal is a deeply corrupt system. …

    http://www.nytimes.com/2010/04/26/opinion/26krugman.html?partner=rssnyt&emc=rss

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