270 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 4 juin 2010 »

  1. Le quotidien L’Echo a un supplément de 60 pages sur le sujet du futur du capitalisme. Pas moins de 7 avis différents.
    Comme j’en ai parlé de manière parodique, je vais en faire une synthèse.

    1. Ce G20 en Corée, à lire ses déclarations, est de loin le pire de tous….plus aucune crédibilité….
      on attend toujours le premier début de mesure mise en application depuis 2008…..ils n’ont pas précisé l’année ni le siècle il faut dire…

  2. Le plus grand danger est le sort que connaîtra la dette américaine. Comme très probablement, avec leur pragmatisme habituel, ils diront: désolé, on ne peut rembourser ou que partiellement. Le solde vous pouvez vous assoir dessus, mais nous pouvons toujours travailler ensemble. Et si pour une fois nous les précédions? Quelles seraient les conséquences pour l’Europe? L’euro serait évidemment touché, mais cela en serait fini avec la monnaie de référence unique et une obligation de relever le yuan. Chose que dans les conditions actuelles, les braves chinois ne feront pas. la preuve, ils viennent d’accorder une hausse de 20% sur les salaires. celle-ci n’aurait pas été donnée, si la hausse de parité était à l’ordre du jour. Pour le reste, merci de me dire les autres conséquences négatives pour le citoyen européen. Pour les banques, il est inutile de m’expliquer, cela je peux le comprendre.

  3. Obama Claims Virtual Job Increases

    President Obama went to a small Baltimore factory yesterday to personally celebrate the government’s employment report for May – which turned out to be terrible, with the jobs « gains » of March and April going into reverse in May. His decision to celebrate it anyway (« It shows our economy is getting stronger every day ») will contribute to the odium of his coming downfall.

    Despite large Federal government temp hiring for the 2010 Census, the May report was ominously bad. Overall, the reported increase of 431,000 in the Bureau of Labor Statistics (BLS)’ survey of establishments was a good deal less than « expected » by the usual economic suspects. It was made up of three parts, all actually or implicitly negative. There were 411,000 Census hires (these temp jobs will be lost in coming months as the decennial Census is completed); a net loss of 21,000 government jobs from state and local layoffs and budget disasters; and a claim of a paltry 41,000 net new private-sector jobs, none of which the Bureau of Labor Statistics actually found in its survey. All of them were produced by computer projections by the BLS which have been proven consistently false for the past two years. These notorious projections have come to be called « virtual jobs, » and the Bureau spins out about 100,000 of them every month, which later have to be subtracted.

    And according to the Bureau’s simultaneous May survey of households, where things are not so virtual, total employment fell by 35,000; total unemployment rose by 287,000; the U.S. labor force shrank by 322,000, while the number of Americans who’ve left the labor force rose by 493,000. Long-term unemployment (over six months) kept rising to 6.8 million, nearly half of the 15 million « officially unemployed. »

    When a candidate for President, Obama claimed considerable support among the younger generation, who now know better. Unemployment of young workers, ages 16-24, hit one-fifth (officially, 19.9%) in May. Already in April, at 19.6%, it was the highest unemployment rate for this age group since at least 1947. This age group now represents 3.8 million, or one-quarter of all official unemployment. And something like 2.5 million more of this young generation of workers has never entered the workforce at all due to the economic collapse – part of an unofficial, but true total of unemployed and underemployed, which stands at about 31 million Americans.

    1. Certes, mais peut-on considérer qu’il s’agit là de la « Bush legacy » et que la politique d’Obama n’aurait rien pu y changer en si peu de temps ? Combien coûtent les guerres au fait? Que rapportent-elles?

    2. Tiens au sujet d’Obama et du nouveau beau parleur de première de l’Amérique, il ferait peut-être bien mieux de commencer à reconnaître sa propre responsabilité personnelle surtout que le puit de l’abime n’est pas encore bien totalement refermer sur les marchés comme dans son pays et que cette terrible marée noire ne va pas non plus beaucoup mieux arranger les chiffres du chômage dans l’industrie de la pêche. Enfin tant qu’ils peuvent toujours trouver des gogos pour les écouter à l’antenne tout va bien.

    3. Il a pris lors d’un discours ses responsabilités, mais fait seulement semblant d’être méchant avec BP (un de ses sponsors)….le moratoire sur le off shore (6 mois)aura des conséquences facheuses car les ‘talents’ qui travaillaient dans le golf du Mexique iront chercher des contrats rémunérateurs la ou il existe de la demande dans le monde…donc même après les six mois il faudra beaucoup de temps pour relancer la machine..à terme forte hausse du pétrole, je suis d’ailleurs étonné qu’il soit toujours dans les 75 dollars…..les pays disposant de réserves off shore comme le Brésil et d’autres vont avoir bien du mal à trouver financement et soutien populaire pour leurs exploitation après ce mégé accident…certains analystes voient le pétrole vers les 150 dollars en 2011 sans guerre en Iran ,avec guerre à + de 200 un court moment..tout cela ne va rien faire pour booster notre croissance perdue..restera Indiana Jones comme dernière solution

  4. « G20 drops support for fiscal stimulus
    Group switches focus to cutting sovereign debt and kills proposals for global banking levy »

    Sans commentaires…

    Le G20 abandonne son soutient aux projets de stimulus fiscaux.
    Le groupe se concentre maintenant sur la réduction des dettes publiques, et tue la proposition de taxes sur les banques.

    Sources FT: http://www.ft.com/intl/global-economy

    1. Un beau suicide collectif ..une bande d’irresponsables..rdv dans un an avec quasi toute la planète vers l’auomne 2011 en récession voire pire…

    2. Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays suivants (Argentina, Australia, Brazil, Canada, China, France, Germany, India, Indonesia, Italy, Japan, Mexico, Russia, Saudi, Arabia, South Africa, Republic of Korea, Turkey, United Kingdom, United States of America), ont fait le choix de la rigueur financière et économique.

      Pour les pays en difficulté, une accélération de la consolidation est attendu (« Those countries with serious fiscal challenges need to accelerate the pace of consolidation »), phrase énigmatique mais forcément génératrice de coupes sombres dans les budgets sociaux et culturels.

      Pour les autres, encouragement à un endettement continu mais raisonnable (« sustainable public finances and the need for our countries to put in place credible, growth-friendly measures, to deliver fiscal sustainability »), comme pour le traité de maastricht, un endettement toujours croissant est attendu comme normal et souhaitable. La planète financière à au moins compris qu’une inflation (taxe) de quelques % est souhaitable (en fait nécessaire pour faire durer la partie encore en peu…).

      En attendent, par les biais des intérêts composés, sur toute la masse financière, un transfert de richesse se fait toujours dans le même sens et de plus en plus rapidement, des plus pauvres, vers une élite toujours moins grande mais toujours plus riche.

      Bien sûr; le G2 encourage un monde sans frontières pour les finances et les biens/services (« ongoing efforts to refrain from raising trade and investment barriers and resist protectionist measures are required »).

      Rien sur les paradis fiscaux… Forcément, il faut bien protéger ces zones ou les plus riches peuvent protéger leurs avoirs des taxes outrageantes des rares pays ayants encore des taxes redistribuant les richesses accumulées. Ni rien sur la spéculation nue…

      Bref, cette mole croissance encouragée par des déficits modestes — toujours bien inférieurs au service de la dette qu’il faut elle garantir alors qu’elle n’a aucune justification — va nous renvoyer le monde en convalescence dans une dépression qui va, du coup, mettre les États en faillite, et au passage finir de détruire le reste du rôle social des états, et de transférer la richesse vers cette micro-élite financière.

      Bravo pour la vision à moyen et long terme !

      1929 – 2011… L’histoire va se répéter.

  5. A mon avis, la faiblesse de l’euro nous protège complètement de la perspective d’un euro qui éclaterait!
    Je ne pensais pas cela en avril, car la BCE n’avait, alors, voulu monétiser les obligations pourries. depuis qu’elle fait cela, elle agit comme les autres banques centrales, cela ne plaît guère aux allemands, mais leur position est intenable sur ce point. En effet, les allemand croient pouvoir la tenir, mais, comme d’habitude, ils capituleront sans condition!
    Car, mine de rien la dette allemande n’est pas très éloignée de celle des autres pays, et elle grossit aussi!
    Il ont beau mettre dans la « Grundgesetz » (la constitution) même de ne plus faire de déficits … en 2016 je crois, cela ne peut qu’invalider la Loi, car ils n’y arriveront pas davantage que quiconque!
    Je rappelle, cette monnaie, telle qu’elle, EST la crise systémùique elle-même. Quelle que soit la politique menée, même hyperrigoureuse, les déficits sont une nécessité, sans quoi nous basculerions de la récession dans la dépression, et cela, aucun gouvernement ne survit à cela!
    La rigueur est, je l’espère, un moyen de lutter (un peu) contre la corruption et la fraude fiscale, sans que je sois convaincu que cela suffise!
    Seul le SMT permettrait d’avoir des budgets en équilibre, car la circulation de la monnaie serait alors inconditionnelle et n’extorquerait pas constamment la rente du capital appelée intérêt monétaire net!

    1. Prochains nouveaux critères de Maastricht : déficit – 8 pct….dette : 150 à 200 pct…
      C’est de l’humour…Ca va Angela,tu tiens le choc ?

  6. « Il faut aller chercher la croissance avec les dents »…
    Donc :
    Fournir des emplois.
    Comment : en faisant construire.
    Par qui ?
    =Des emprunteurs new lookés ,anciens low cost à l’américaine.
    Après ?
    On s’en fiche,c’est terminé (sans doute) dans 2 ans ( je parle des politiques )/
    Les banques piqueront du nez…,les emprunteurs aussi…et nous tous avec.
    Cette fois,il n’y aura plus d « état » pour renflouer.
    Donc,s’y préparer dès maintenant ,puisque les 2 ans peuvent être plus courts ( si nous sommes « mal notés i.e A++ ??? Voir l’E.P.I.C sncf !!!
    Cela veut dire : potager près de la maison,transistor,un vélo,une trousse à outils et une lampe à huile.
    bonne fin de semaine à tous et
    Gardez Confiance.

    1. C’est curieux. Des commentaires d’un tel contenu, j’en lis j’entends au moins une dixaine par jour, en France, notamment en Allemagne et ailleurs. Présentiment ou pessimisme réaliste?

  7. @ fujisan
    5 juin à 12.17

    Hé ben voilà !
    Je me disais aussi, si vous avez des nouvelles de ce monsieur German Sterligov faites nous le savoir, s’il vous plaît, on sait jamais çà peut servir.

    Quant à ma question sur ce qui se passerait en cas de faillite générale j’ai l’impression que personne n’en sait rien.

    A part çà j’aime bien votre petit escargot.

  8. Et notre ami Cameron va plonger les Anglais dans la ‘peine’ pour de longues années (dixit):
    Double dip en vue…d’autant plus que les chiffres de Brown étaient sous évalués quant à la dette
    (un grand classique à présent en cas de changement de pouvoir, voir Hongrie semaine passée) et
    que les chiffres de croissance pour les années à venir étaient eux aussi exagérés….

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/politics/article7144906.ece

    1. Ce qui est sous-estimé, c’est toujours l’inflation qui représente une vraie taxe totalement invisible…
      Surtout quand les taux de placements sont au plus bas pour le commun des mortels, et que la croissance des salaires nulle.

  9. Une question à M Jorion: je me demandais hier tiens pourquoi ne pas organiser une petite séance sympa qui donnerait la possibilité aux lecteurs, posteurs de ce blog de vous rencontrer en ‘live’ vous et M Leclerc….soit à Paris, Bruxelles, en province Française….à l’automne pourquoi pas?
    Cela ferait je pense plaisir à tout le monde.Une conférence et une période de questions/réponses des plus conviviales je suis preneur…qu’en pensez vous?

    1. Peut être pourrait-on s’insérer au Théâtre de la Colline, utilisé pour les réunions
      d’Ars Industrialis
      ars industrialis .

      J’y ajouterais avec bonheur la possibilité d’y voir quelques empêcheurs d’opiner en rond
      ou de « voyants » hors des sentiers battus:
      – Richard Sennett (ressorts profonds du monde du travail / capitalisme)
      – Serge Galam (Structuration des opinions, comportements moutonniers, s’est fait connaitre par ses réactions à l’unanimisme qui entourait le GIEC, sans qu’il conteste le réchauffement et le besoin de limiter nos rejets…)
      Je suppose que des gens fondateurs d’Ars Industrialis y seraient : Crépon ou Faure.
      Le fond anthropologique « commun  » (??) à Jorion et Stiegler/Simondon
      (« Depuis Leroi-Gourhan jusqu’à nos jours » ) pourrait être pa-ssio-nant !

      Jolly good idea !

    2. une remarque à appliquer pour ce blog :
      Jaron Lanier ne croit pas à la «sagesse des foules» qui voudrait qu’un article écrit par une multitude d’auteurs, comme dans Wikipédia, soit meilleur, ou plus exact qu’un article écrit par un seul expert. Plus précisément, Lanier estime que l’intelligence participative ne doit jamais l’emporter sur la créativité individuelle. La machine collective qui agrège les contenus ne doit pas avoir plus d’importance qu’un esprit humain au travail.
      ( http://www.letemps.ch/Page/Uuid/30e41cb4-7019-11df-8ead-49801438e0a8/Lhomme_%C3%A0_la_t%C3%AAte_de_poulpe ).

    3. J’en rajoute une couche sur le pourquoi de réunir des
      « penseurs du savoir-faire » et des « penseurs de l’économie »

      Pierre Priolet, agriculteur dans le sud de la france, plante des vergers, laminé par les sociétés de distributions
      courts-termistes plus que tout.
      La video de son passage à Canal + le 20 février n’est plus disponible qu’indirectement

      PierrePrioelt en fev2010 à Canal+_capture

      « Dans un constat lucide, Priolet, seul au milieu de son champ constate : « on arrive aujourd’hui à créer de l’argent avec du vide, j’ai l’impression de vivre au pays des faux monnayeurs, quand la BNP fait un bénéfice de 50 milliards. L’argent, c’est le travail, et le travail c’est l’outil. »

      (Chronique de la mort annoncée d’un paysan français. Marianne n° 669, 13/2/10, p. 62-69
      Le cas particulier d’un producteur de fruits et légumes illustre la tragédie qui touche nombre d’agriculteurs., article de Jean-Claude Jaillette)

      Il y a eu aussi un article de Denis Tillinac, qu’on trouve sur les blogs, sur l’agriculture, mais qui a le biais de confondre « soin entre les générations » et « conservation », à mon goût.
      Le soin n’empêche pas autonomie et émancipation, c’est la « transindividuation » de Stiegler/Simondon…
      « Vaste sujet … »

    4. Excellente idée. OK également pour les lectrices et postrices de ce blog. Une assemblée d’éléments masculins c’est tristounet. Je suis preneuse …. qu’en pensez-vous ?

    5. @ timiota

      excellente idée en effet, j’aimerais beaucoup une rencontre Jorion / Moulier Boutang par exemple, j’aime bien la logique des deux mais j’ai du mal à faire un lien entre ces deux visions.

      Paul est il en contact avec Bernard Stiegler ?

    6. D’ abord, je vais assister vendredi prochain à une conférence, organisée par le « Nexus Instituut » à Amsterdam, sur l’avenir de notre société. Je suis curieuse de ce qu’il s’y dira (ai lu ce week-end l’article dans Le NRC weekblad…), je suppose qu’on discutera de choses très intéressantes. Peut-être que d’autres commentateurs du blog basés aux Pays-Bas y assisteront aussi? Sait-on jamais, le monde devient si petit et interconnecté… (bon, n’exagérons pas quand même…).

      @ Timiota, bonjour!

      Oui, j’aime bien ce « penseurs du savoir-faire », « penseurs de l’économie ». Disons aussi « penseurs postmodernes », « penseurs anticonformistes », « penseurs en veilleuse », « penseuses » (tiens, on ne parle jamais des mères qui pourraient penser…), « penseurs anonymes », «  »penseurs » tout court »…etc…

      L’époque est intéressante. Je lisais une interview donnée par Martine Aubry dans Le Monde sur le « Care »… très bien, quoique terrain glissant, car lorsqu’on commence à parler du « care », on ne sait pas où le débat commence et où il s’arrêtera, il y a tellement de choses à dire sur ce sujet… »vaste sujet », en effet… le soin, qui soigne?, pourquoi soigne-t-on? , donner, pourquoi le don?, le soin ou le respect? et je fais un petit clin d’oeil à M. Attali… Bref, soigner, donner… dans la gratuité, voilà bien ce qu’il nous manque depuis bien longtemps… Pourquoi?

      Vous écrivez « le soin n’empêche pas autonomie et émancipation, c’est la transindividuation de Stiegler/Simondon », je ne connais pas vraiment ces philosophes, peut-être ont-ils des choses très intéressantes à dire, mais que renferme ce concept de « transindividuation » au juste?

      « Le soin n’empêche pas autonomie et émancipation », je crois ne pas être d’accord là-dessus. C’est d’ailleurs un thème sur lequel je réfléchis depuis un certain temps déjà, et je me demande si nous n’approchons du coeur du débat sociétal qui nous intéresse aujourd’hui, c’est à dire: comment a t- on pu en arriver là?. Pour moi, comme je l’ai laissé sous-entendre à maintes reprises, l’émancipation des femmes est hélas ce qui nous a précipités dans la confusion et la crise. Je peux me tromper… c’est à discuter, et j’invite Mme Aubry à se joindre à nous, car la société du care vaut bien une discussion de bloggeurs, on s’écarte un peu de problèmes financiers, quoique…
      A suivre…

      Bien cordialement

    7. @ Anne, Anne_bis, Ange, Grosjean, Pier-ick, vigneron, dissy :

      Je ne suis qu’un membre inactif de Ars Industrialis, et je me suis contentée d’aller voir deux fois Stiegler au collège de philo en 2007 2008.
      Je me tiens au courant en « philo » en mode « large bande » par …Marianne (–> Robert-Dufour, et aussi Moulier -Boutang ?). Et par mes lectures. Saturé (voire déçu) du Diplo, je suis tombé sur les ardus « Mécréance et Discrédit » de Stiegler. Les « perles » m’ont paru incroyablement justes, et l’analyse globale une des rares à être…globale.

      milieu associé le point clé pour vos questions, Anne : nous parlons la même langue, nous nous comprenons, vous pouvez me répondre « naturellement ». Tout ce que j’ai « engrammé » de complexité pour cela est mobilisable, vous de même.
      Cette notion est généralisable. A la Toile dans une certaine mesure, à des circulations des formes de savoirs & savoir-faire, celles des artisans dans une certaine mesure.

      Les rétentions et leur symétrique les »protentions » . Le fait que ce qui n’est pas « évident » nous ets caché par l’habitude, est un fait qui devient plus intéressant si on voit les « tranches » successives de « normalisation » que l’humain subi dans la société : rétentions « primaires », « secondaires », « tertiaires »

      La notion de prolétarisation comme perte de savoir-faire Cela m’a expliqué pourquoi quelle est le fond de ma gêne dans un hypermarché . Devant un méga-rayon, je suis « hors système associé », je ne peux pas faire sens des informations qui me sont proposées (genre les étiquettes « nutritionnelles » des biscuits et je ne peux trouver ce que j’aimerais avoir dans le paquet (moins de sucre,de l’épeautre, pas de graisses hydrogénées…), et que je sais vaguement me faire moi-même quand j’ai le temps.
      Cette notion se généralise aussi bien dans des milieux comme le Pole Emploi ou la recherche scientifique, pour les antennes que je peux en avoir. et à France Télécom sans aucun doute, si on écoute ce qui s’y passe (France Inter, reportage début 2010 de l’émission de samedi 18h).

      J’avais lu il y a longtemps Leroi-Gourhan, et j’avais trouvé extraordinaire cette idée que le langage fut second au geste (taille de pierre) et non l’inverse. C’est ce que reprend Stiegler en se focalisant sur le support de mémoire comme « externalisation » de la biologie des humains. Le support appelant « ensuite » le langage.

      les notions de soin suivent dans la mesure où chaque nouveau système associé contient ses excès,n ses poisons, (« pharmaka »), dont l’exemple le plus « universel » est la vague des sophistes en même temps que le miracle grec : voila une pensée et un langage qui s’émancipent des déterminations tribales (les « dèmes » , je crois), avec Socrate etc., et voila en même temps des gens prêts à raisonner pour quelques monnaies en arrivant à la conclusion qu’on voudra par pur goût , du moment qu’on brillera et buzzera dans son salon athénien.
      Vous comprenez si vous avez lu le « Comment la vérité et la réalité … » de Jorion, que le lien est évident !
      A une étape près (qu’il situe en aval d’Aristote), Jorion met son nez dans les sophismes des scientifiques trop heureux de mathématiser le monde et qui croient le connaitre. Il trace un trait de Galilée aux « économistes » modernes qui est ainsi assez fulgurant.

      Globalement :
      J’y ajoute quelques autres lectures en diagonale : « Mon enfant n’est pas un coeur de cible » de J Ph desbordes, Acte Sud. et à la fameuse phrase de Lelay (« cerveau disponible ») Qui correspond assez bien aux vues d’Ars Industrialis sur les industries culturelles et comment elles pénètrent les cerveaux très très jeunes. La « DS » arrivera certainement en haut de liste dans la série des impacts subis par un jeune.

      Les sources d’inspiration de Stiegler sont ouvertement Simondon, des penseurs du « technique » comme source de l’humain (qui reviennent donc aux considérations de type Leroi-Gourhan, origines corticales de la pensée et du langage). J’ai lu et mmm…, c’est intéressant, mais pas facile à utiliser. Un peu moins jargonnant que les tirades les plus derrido-deleuziennes qu’on peut trouver chez Stiegler (genre la « différAnce », pas la différence, c’est ce qui répond sans doute, Anne, à la question de l’émancipation dans le soin, mais je cale à synthétiser cela dans la langue de Molière)

      Enfin, Gauchet n’est pas orthogonal à tout cela.
      Et il reste le langage psychanalytique à remettre en place, d’ici 50 ans pas mieux. La psychanalyse est pour moi un pis aller, il faut juste ne pas en abuser et garder l’esprit très très ouvert. Eviter les bêtises de Bettelheim par exemple. Stiegler se sert « d’énergie libidinale » mais au fond surtout pas des complexes d’Oedipe et autres, concepts que je pense interchangeables à souhait avec un autre jeux qui ferait l’affaire tout aussi bien. Il s’agit surtout de « travail mental » dans un sens très général, et si vous n’avez pas l’occasion de mettre votre client à du travail « manuel » intelligent pour rééduquer son cerveau, oui, hélas il faut se contenter du langage, et taper un peu à côté de l’ossature quotidienne du langage pour avoir de l’impact.

      Ca me permet de caser Richard Sennett, entendu il y a un an à France Culture pour son dernier ouvrage vraiment sublime Ce que sait la main . La main est une superbe entrée au cerveau, qui vaut bien les fantasmes de castration du jeune mâle. Trouvez moi un Freud moderne, et je vous fais sur la base de Sennett un mouvement de psychanalyse par les mains. Il se trouve que les neurosciences défrichent un vaste terrain ces temps ci (lire Books de Mai-Juin et p ex l’article sur Mme Sarah Blaffer Hrdy (sans faute)). Je vois comme origine de la dualité violence/coopération (voire morale innée), si présente des schèmes élémentaires des sociétés humaines, la découverte récente des « neurones miroirs ». Notre cerveau joue à l’autre « un peu beaucoup », et ainsi il apprend . Cela conduit autant à Empathie qu’à concurrence, en fonction du Grand Tout Extérieur (le « milieu associé », justement, qui quand il ne l’est pas laisse place à la misère symbolique »). On retrouve la parabole des hérissons de ?Kant (sociable mais épineux). Je n’ai pas encore lu Girard (chantre de la « violence mimétique ») pour essayer de le dissoudre dans ce flacon là lui aussi.

      Bon je m’égare ; donc oui, essayons d’organiser des débats qui nous concernent tant.
      Peut être M. le modérateur a-t-il lune idée sur comment contacter ces différentes sphères pour tâter le terrain (Ars Industrialis en premier ? ou Sennett ?) si cela tente l’intéressé (Paul Jorion)…

  10. Vous dites que les USA sont devenus le otages de la Chine et que l’Europe est en train de le devenir!
    Je veux bien, mais il me semble que c’est plutôt les deux (ou trois) partenaires qui se tiennent par la barbichette.
    En effet, quand la dette atteint de tels volumes, c’est bien le créancier (la Chine) qui va avoir un problème, alors, qui est l’otage de qui, et où sont les salaires plus élevés? Où vit-on (malgré tout) mieux?
    En clair, c’est l’ouvrier chinois qui est l’esclave du peuple américain, et si l’Europe devait creuser son déficit avec la Chine, l’ouvrier chinois deviendrait aussi notre esclave (vu d’Europe ou des USA, l’ouvrier chinois travaille pour rien!). De plus, avec la baisse de l’euro, je ne vois pas pourquoi le déficit avec la Chine devrait se creuser, d’autant que les salaires chinois viennent d’être relevés.
    Je comprends mal pourquoi vous fantasmez autant sur « la Chine » et la puissance de la Chine!
    Pour l’instant, la Chine reste engluée dans des problèmes intérieurs les plus délicats, entre catastrophes naturelles, crises sociales endémiques, cohésion nationale, corruption, pollutions industrielles et bulles financières du crédit immobilier.
    La majorité des chinois reste très pauvre, on verra bien comment l’économie chinoise supporte les hausses de salaires décidées ainsi que les exportations menacées par la baisse de l’euro! Dès que la bulle financière chinoise éclatera, et c’est imminent, la Chine basculera à son tour en récession, et ce dans un contexte où l’on passe d’une croissance en surchauffe directement en récession très rapidement! L’effet de destabilisation sera énorme! Et les chinois ne sont absolument pas préparés à cela!
    Toutes les économies en surchauffe ont toujours fini ainsi, la Chine aurait-elle (les modèles mathématiques des économistes à intelligence négative l’affirment sans doute) trouvé la recette de la croissance à 2 chiffres éternelle?
    De tels taux de croissance sont aussi la preuve que le PIB par habitant reste très faible en Chine comparé aux pays développés, et qu’ainsi, la productivité de l’ouvrier progresse actuellement fortement. Encore une fois, selon les projections de génies de l’économie qui connaissent si bien l’avenir, cela serait une donnée immuable…

    1. Le problème de « l’usine du monde » est qu’il lui faut prêter de l’argent à ses clients pour qu’ils achètent les marchandises qu’elle fabrique.

      Je te tiens par la barbichette
      Tu me tiens par la barbichette…

      Oui, tout cela est vrai, mais il faut en dire plus : le peuple chinois est vendu en bloc comme classe ouvrière soumise aux banques du monde entier par son propriétaire le parti unique.
      Les consommateurs occidentaux ne sont plus que le relais entre les producteurs et la finance.

      La finance, en ces temps incertains, vient de tuer la poule aux oeufs d’or et elle cherche encore désespérément des oeufs qui resteraient, dans les retraites, les salaires et tous les revenus qu’elle peut saisir (au sens où un huissier saisit des biens).

    2. Plutôt d’accord avec Johannes. La Chine doit aider l’euro si elle veut exporter (avec l’espoir que le consommateur européen ou américain existe encore).

      Pour revenir à l’ouvrier chinois, il y a 2 catégories (hors marché domestique) :

      1) l’ouvrier « petite main » qui doit répondre à une demande de volume mondial (vêtement, électronique, prothèses, …). Leurs salaires sont au bas de l’échelle. Leur productivité est vouée à s’améliorer en cas de conflits à répétition ou de perte de compétitivité salariale. Il y aura donc moins de travail et plus de chômage pour le futur (automatisation croissante de tâches manuelles).

      2) l’ouvrier « formé » qui travaille sur des équipements de production haut de gamme, en lien direct avec des outils de modélisation informatique coûteux (machine outil multi axes, électro érosion, découpe laser, contrôle commande de procédés continus, conception 3D, …) : cet ouvrier dispose d’un salaire qui se rapproche des standards européens. Que ce soit pour la sûreté (procédés chimie, énergie, aciers spéciaux, …), pour la qualité (manufacturier automobile, lunettes, …) ou pour la productivité (économie d’énergie et de matières premières), ces postes nécessitent une compétence de niveau BTS ou ingénieur.

      En conclusion première, la Chine est de toute façon dans une impasse si elle veut donner du travail à chaque chinois. Elle ne fait que gagner du temps en soutenant l’euro (retarder l’échéance de la baisse des exportations, de l’augmentation du chomage).

      Maintenant, si l’on élargie le débat à des questions simples :

      Y-a-t’il assez d’énergie, de matières première pour que tout humain puisse consommer comme un occidental ?

      Pourquoi tout groupe humain produit-il des tensions ?

      Comment peut-il trouver un moyen simple, économe et respectueux de l’autre et de l’environnement pour évacuer ces tensions ?

      … En dernière conclusion, il nous reste de grandes innovations à mettre en place. Aurons nous le courage, la vision et l’opportunité de le faire ?

      La crise du système est certes bienvenue (sauf pour les souffrances des populations) parce qu’elle marque un épilogue. Un prologue va s’écrire, mais pourquoi, pour qui et comment ?

    3. Merci à « solidaires » et à marlowe pour ces précisions:

      la question: »Comment peut-il trouver un moyen simple, économe et respectueux de l’autre et de l’environnement pour évacuer ces tensions ? »

      Vous vous doutez de ma réponse: le signe monétaire marqué par le temps (le SMT) est en mesure d’évacuer rapidement quasiment toutes ces tensions.
      1) Il maintiendrait la monnaie en parfaite circulation sans augmenter la masse monétaire à aucun moment et ne nécessiterait donc aucune « monétisation » de créances pourries quelque nature qu’elles soient. Sans inflation ni déflation.
      2)Ce faisant, l’argent serait toujours disponible pour tous les refinancements nécessaires à la stabilisation du système.
      3)Aucune faillite, aussi retentissante qu’elle soit, ne serait plus en mesure de constituer un risque systémique. Aucun sauvetage coûteux ne serait plus nécessaire, et les canrds boiteux ont vocation à disparaître.
      4)L’ensemble des créances se trouveraient ainsi sécurisées en ce qui concerne leur montant principal.
      5)Seuls les intérêts monétaires nets baisseraient substantiellement pour osciller désormais autour de zéro.
      6)En l’absence de croissance, faute de ressources ou faute d’évolution démographique, la conjoncture et les emplois resteraient remarquablement stables.
      7)La disparition rapide de la rente du capital pousserait tous les salaires à la hausse, car la part prélevée par la rente du capital (40% du PIB) reviendrait dans le revenu du travail.
      8)La relance ainsi opérée au niveau de la demande, et ce au niveau mondial, aurait pour effet d’écouler la totalité de la production à tout moment, car tous ces revenus ne pourraient en aucune façon être thésaurisés sous forme monétaire.
      9)L’abondance des biens d’équipements suffirait largement à satisfaire la demande.
      10) les prix des actifs financiers et boursiers se stabiliseraient en régime SMT, car son introduction mènerait à la disparition rapide de la spéculation. En effet, spéculer avec un SMT qui pourrait se déprécier en étant gardé sous forme liquide imposerait aux spéculateurs de tels risques que ceux-ci ne trouveraient certainement pas un avantage là-dedans, et les détenteurs d’actifs ne seraient plus vendeurs (ou peu), car car le replacement, en passant toujours par la case « monnaie liquide », deviendrait pour eux un problème.
      11)La conjoncture stable permettrait aux gouvernements d’ajuster les impôts de telle sorte qu’ils n’auront plus de déficits à faire, et ils pouaient commencer à se refinancer avantageusement et sans intérêts pour, peu à peu, rembourser tous les créanciers.
      12) Au bout de quelques années, la quasitotalité des dettes seraient remboursées, et tout cela même sans aucune croissance économique particulière.
      13)Evidemment, cela aurait pour effet que les plus grandes fortunes ne pourraient plus croître, car les taux monétaires seraient nuls.
      14) C’est une telle « euthanasie lente des rentiers » qu’entrevoyait aussi Keynes dans la théorie générale.
      15) Une taxation convenable des nuisances écologiques ne serait plus vraiment un problème, car le chantage à l’emploi aurait disparu!
      16)La lutte contre la corruption et les paradis fiscaux se trouverait tout d’un coup très favorisée, car même l’argent le plus « salement » acquis serait obligé de se réinvestir et ne pourrait plus alimenter la spéculation et les boucles d’attente liquide.

      Je pourrais énumerer encore un bon moment pour énumérer tous les changements qui interviendrait en changeant ainsi le mode d’émission de la monnaie.
      Si cela vous intéresse davantage, envoyez-moi un mail, et je vous enverrai mon manuscrit de 90 pages consacrées à cette question: johannes.finckh@wanadoo.fr

    4. Je propose de financer un charter plein de syndicalistes type SUD/CGT/FGTB etc…direction la Chine:leur mission, faire se rendre compte aux chinois qu’ils sont des esclaves et donc demander des augmentations de salaire, diminuer le temps de travail, des vacances, des RTT etc….si tout se passe bien dans 5 ans ….on a des relocalisations en Europe !!
      Ceci était une fiction…enfin

  11. Je vous signale un intéressant article sur un fleurettiste (spadassin à ces heures)… :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/06/06/la-grande-bretagne-doit-s-attendre-a-des-annees-de-souffrance-previent-cameron_1368557_3214.html
    « La Grande-Bretagne doit s’attendre à « des années de souffrance », prévient Cameron »

    La conclusion est absolument superbe, et ne peut faire que penser à : « à la fin de l’envoi, je touche »
    «  »Nous allons faire les choses différemment. Nous n’allons pas faire les choses comme nous les avons faites dans les années 1980 », a affirmé M. Clegg. « Là où il y a de la souffrance à cause des coupes (budgétaires), le système fiscal oeuvrera davantage en faveur » de la population. »

    Bref, taxation extrême de la richesse extrême…
    Indiquez-moi si ça s’est passé ailleurs qu’en France depuis 200 ans..???

  12. J’apprends que l’Omble Chevalier du lac Léman n’est pas consommable, donc attention, Paul, si vous avez eu la chance d’en pêcher pendant les heures creuses de votre séjour 🙂

    1. Merci Jérôme, vous passez plus vite la rampe que moi!
      Mon lien prenait pourtant moins de place…..
      Mais le « penseur » la mérite. Belle analyse globale au delà de l’économie.
      Il est des économies intellectuelles qu’il est difficile de faire sous peine d’être déconnecté de « la réalité ».

  13. @yvan

    bonjour yvan (tu peux me tutoyer 🙂 )

    tout est relatif, disons que le blog réalise une croissance constante depuis mai 2006, date de l’ouverture : entre 5000 et 8000 visiteurs uniques par moi en 2006 – entre 40000 et 59000 cette année – les afflux se produisent lorsque les marchés plongent, c’est dans ces moments-là qu’il faut essayer d’être meilleurs que les autres, pour récupérer du lectorat 🙂

    bon dimanche

    1. Meilleurs que les autres c’est très prétentieux.
      Personnellement, si je viens ici, c’est pour lire entre les lignes.

    2. @ olivier Huneau,

      « lorsque les marchés plongent, (…) être meilleur que les autres, pour récupérer du lectorat » (+ un sourire de connivence -vous allez faire rugir Yvan!).

      Récupérer du lectorat …et de la pub; votre site en est gavé, Olivier.
      Je suis comme Octobre, je viens ici pour (vous) lire entre les lignes, et parce que chez Jorion il y a zéro conseil de placement financier, et surtout pas de vos horribles bannières publicitaires pour des pièges à gogos.

      Mais finalement, peut-être venez-vous chez Jorion pour vous reposer aussi des sites de courtiers en ligne!

    1. Le Français est loin d’être mieux. Quoi de pire que ces veaux, dont l’histoire et la culture était autre que celle des anglo-saxons, que l’on a dressé au sacro-saint « bizness » (BFM, Capital et autres miasmes dégeulasses) et autres saloperies ?

      Foot, starac, Joséphine ange gardien, Sarkozy,CAC40, M6 et TF1 … Voilà la France. Soyons tout sauf étonné.

  14. La BCE il y quelques jours a prêté 117,7 milliards aux banques européennes pour « son opération de refinancement sur une semaine, et a lancé en parallèle une opération d’absorption de liquidités. Au total 86 établissements auraient demandé des liquidités.
    Visiblement les banques créditrices ne prêtent plus aux banques débitrices, le marché interbancaire semble bloqué, la question que je me pose c’est si l’opération d’absorption de liquidités a fonctionné?

  15. @yvan,
    je ne suis pas commercial, mon but est d’être lu par le plus grand nombre et d’aider les nouveaux entrants en bourse à ne pas se ruiner, et à lire des économistes ou anthropologues comme Mr Jorion, indépendants et réalistes, plutôt que de plonger dans les pièges des médias financiers autorisés etc … je ne comprends pas vraiment ta sèche réponse, je n’ai rien à vendre à personne, je conseille même aux gens addicts et perdants en bourse de stopper les frais (et il y en a beaucoup, si VOUS saviez).

    @ octobre
    pour etre + lu sur un site boursier, il faut ESSAYER d’etre meilleur que les autres blogs boursiers en temps de crise – si ESSAYER c’est prétentieux, transformer une phrase en ôtant un mot, c’est quoi ? De la mauvaise foi ou de la critique gratuite ?

    Il me semble que j’attéris ici dans une communauté de personnes qui vivraient toutes d’amour et d’eau fraiche, mais Mr Jorion lui-même vend des livres, VOUS, Mr Yvan, devriez lui conseiller de les donner … j’avoue prendre un peu mal vos deux réponses, alors je me suis permis de me défendre, ce qui, j’espère, ne m’attirera pas de nouvelles foudres de votre part, sur un blog qui me semblait basé sur l’ouverture et l’échange – je ne vous dis pas merci pour l’accueil en tous cas.

    Bonne soirée

    1. @ olivier huneau,

      Merci de votre franchise, et d’avoir pris la peine de répondre. Après un coup d’oeil en diagonale sur votre site, et par un stupide réflexe anti courtiers, j’avais ajouté ma petite perfidie à la suite de votre commentaire à yvan. Un truc pas méchant, mais heureusement que la modération a balancé mes trois lignes.
      Tout d’abord cela me rappelle qu’il n’y a pas de sots métiers, seulement des manières sottes de les exercer, et qu’un courtier (en finance, en assurance,etc.) est aussi un conseiller. Il arrive forcément qu’un bon conseiller donne de bons conseils.

      Pardon de l’accueil (je m’inclus puisque je vous vannais aussi), et j’espère que vous passerez assez souvent par ici pour ajouter vos commentaires. La justesse d’une analyse vient lorsque tous les points de vues ont été passés en revue, et le vôtre sera très utile. Et pourquoi pas un de ces jours les mots d’un « trader » en billet invité?

      Bonne journée

    2. @olivier huneau

      Vous avez raison, et je comprends votre désappointement.
      Ici, alors que nous y venons tous pour y lire les analyses flamboyantes de lucidité de François Leclerc et soutenir les propositions de Paul Jorion concernant l’élaboration «d’ une constitution pour l’économie », on peut constater dans les échanges de certains commentateurs une hypocrisie dommageable pour ce blog.
      En effet, il suffit d’avouer que votre précarité vous conduise à faire vos courses de survie dans un hypermarché, et voilà que l’on vous compare à « chien couché sur la tombe de son maître »,
      Et pour souhaiter des lendemains plus justes, voilà qu’on vous accuse de «baisser les bras »! 
      Pour ma part, je pense qu’à partir du moment où nous avons un toit sur la tête et internet aux bouts des doigts nous y sommes dans le système jusqu’au cou.
      Alors si certains ont le luxe dans ce marasme de cultiver leur jardin et profiter de leurs réseaux familiales, professionnels, politiques, qui se nourrissent de poésies, de musique et de prières, et qui se targuent de ce hors du système, à ceux là je dis: Vous mentez!

    3. Bon, désolé encore pour le « piège à gogo ». Et je vous souhaite d’avoir beaucoup de lectorat sur votre site, et aussi beaucoup de donateurs qui vous permettrons de vous affranchir de la pub. Et, pourquoi pas? je vous souhaite de vendre beaucoup de livres sans publicité.

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