L’actualité de la crise : où sont les issues de secours ? par François Leclerc

Billet invité

OU SONT LES ISSUES DE SECOURS ?

A leur rythme et selon leur logique, les deux crises de la dette publique et privée se poursuivent en s’alimentant mutuellement. Telle une contagion croisée désormais durablement inscrite dans le paysage. Les issues de chacune d’entre elles sont bien recherchées, mais elles restent introuvables.

La réduction des déficits publics ne va pas aller sans accroître le mal existant, suscitant des effets secondaires très indésirables, tandis que le lent rétablissement par lui-même du système financier, toujours incapable de fonctionner sans le soutien massif des banques centrales, vient de trébucher en Europe à nouveau.

Echappée quelque temps, l’Europe est en passe d’être rejointe par le Japon, qui met à son tour l’accent sur la réduction prioritaire de son déficit public, tandis que les Américains continuent, mais ce ne peut être que provisoire, de temporiser. Devant le parlement, Naoto Kan, le nouveau premier ministre japonais, a placé son entrée en fonction sous le signe du « risque d’effondrement financier » qui résulterait à terme, selon lui, de la colossale dette du Japon, car « nos finances sont les pires des pays développés » (la dette y atteint 200% du PIB).

Toujours reculées, des mesures fiscales sont à l’étude, notamment une augmentation de la TVA. Elles pèseront sur la consommation intérieure et rendront le pays encore plus dépendant pour sa croissance de son commerce extérieur. Tout le contraire de ce qui est préconisé par les organisations internationales, au nom de la lutte contre un déséquilibre global qui au contraire s’amplifie. Les récentes statistiques américaines montrent que le déficit commercial avec la Chine continue de croître.

Si le déficit public augmente moins vite que prévu aux Etats-Unis – pour utiliser la formule désormais employée à tout propos pour agrémenter la poursuite de la détérioration de tel ou tel taux – Timothy Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor, vient à nouveau d’admettre qu’un plan de réduction de celui-ci devait être rapidement défini, précisant qu’il serait appliqué à moyen terme.

Ben Bernanke, le président de la Fed, tout en regrettant la persistance de son absence, a de son côté précisé ce qu’il fallait entendre par moyen terme : le début de l’exercice 2013 (soit octobre 2012 pour les Etats-Unis). Avant cette échéance, il n’est selon lui ni possible ni souhaitable d’entamer une forte décrue des dépenses publiques. Elle briserait le rétablissement de l’économie, après qu’elle ait connu la plus longue récession enregistrée depuis les années 30.

Alors que les analystes attentifs font état de la fragilité de l’actuelle croissance américaine, tirée par le dépense publique, Ben Bernanke a cru pouvoir affirmer, mais sans les identifier, qu’« Il y a plusieurs signes indiquant que le secteur privé est en train de tirer l’économie », de « prendre le relais » de la dépense publique, tout en reconnaissant que la croissance limitée qui pouvait être attendue ne diminuerait pas le chômage.

Dans ce contexte, la remarque selon laquelle les consommateurs américains ne devaient pas renoncer à emprunter pour financer leurs achats, prononcée par l’un des gouverneurs de la Fed, Elizabeth Duke, semble devoir être rangée sur l’étagère des incantations. Elle a pour origine le fait que 25% de cette consommation – elle-même moteur de la croissance américaine pour 70% de cette dernière – était dans les beaux jours financée par le crédit.

L’administration Obama tient un discours opposé, bien connu en Europe, selon lequel il faut vivre selon ses moyens. Car elle s’efforce de respecter sa propre feuille de route et de réduire la plus importante dette en volume du monde occidental : 13.000 milliards de dollars à fin juin de cette année. Sans inclure dans son calcul la dette des organismes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, qui bénéficient de la garantie de l’Etat et sont renfloués par le Trésor, dont les perspectives financières dépendent d’un marché immobilier continuant à lentement sombrer.

Il serait donc indispensable, selon nos gouvernants, de s’engager dans un tunnel dont il est de plus en plus admis qu’il va aveugler une croissance revendiquée comme salvatrice. Non sans hésitations derrière l’apparente fermeté du propos. La BCE vient d’ailleurs déjà d’en prendre acte, réaffirmant la nécessité d’une consolidation budgétaire tout en revoyant à la baisse ses perspectives de croissance de la zone euro pour l’année en cours et suivante. En attendant la suite.

Après avoir déjà revu à la baisse les perspectives italiennes de croissance, la Banque d’Italie vient de renouveler l’exercice, afin de tenir compte du plan d’austérité chiffré pour 2011 et 2012 à 24,9 milliards d’euros, diminuant la croissance prévue des deux années d’un demi-point pour chacune d’entre elles. De son côté, la Bundesbank vient au contraire de relever de 0,3 et 0,2% respectivement ses prévisions de croissance pour 2010 et 2011, tout en précisant qu’elle s’appuie pour cela sur le développement de la reprise mondiale (et de ses exportations), et qu’elle adopte également comme hypothèse que les effets sur sa croissance des plans d’austérité européens seront « limités », ce qui reste à confirmer. Entérinant le fait que le chômage – contenu à force de financements publics – devrait toutefois continuer à progresser en Allemagne.

Poursuivant au sein de la coalition britannique son numéro d’équilibriste, Nick Clegg, vice-premier ministre Lib-Dem britannique, considère au contraire des Allemands que l’instabilité de la zone euro est une « menace majeure » pour le Royaume-Uni: “Nos économies sont interdépendantes. Les autres pays européens sont les plus gros partenaires commerciaux, et de loin. Environ la moitié de nos exportations partent vers l’UE et plus de la moitié des investissements étrangers viennent de là”. Plus globalement enfin, l’OCDE confirme le ralentissement de l’expansion moyenne des trente et un pays développés membres en utilisant ses “indicateurs composites avancés ».

Choisissant le cadre d’un dîner de gala de l’Internationale Institute for Finance (IFF), où était présent jeudi dernier le gotha de la finance mondiale, Jean-Claude Trichet s’élevait – d’autant plus vigoureusement qu’il ne risquait pas d’être contredit – contre l’idée que la consolidation budgétaire était « synonyme d’un « étranglement de la croissance », en dépit du fait que la BCE qu’il préside a déjà entériné sa baisse dans ses prévisions. Les ajustements en cours, affirmait-il, sont “en corrélation étroite avec des réformes de structures”. Celles-ci permettent de rétablir la confiance et sont ainsi sont favorables à la croissance. Suivez son raisonnement et son regard.

Pour citer un premier ministre français, à ses yeux injustement retombé dans l’oubli au Sénat, « la pente est rude mais la route est droite». En réalité, elle s’avère fort sinueuse. Le débat feutré qui est en cours à propos des stress tests des banques européennes en est l’illustration du moment. Ni l’éventuelle publication de leurs résultats – leur communication prochaine n’étant pour l’instant prévue qu’auprès des ministres des finances – ni leur méthodologie et les paramètres retenus n’ont fait publiquement débat.

Leur tenue place tout simplement les responsables européens devant un sérieux dilemme. Quelle attitude devront-ils adopter, une fois ces tests effectués ? Pas bouger et ne pas répondre à l’inquiétude des marchés – à l’inverse des objectifs poursuivis – comme ils ont montré savoir si bien le faire, ou à nouveau aider les banques sur fonds publics ou bien en leur octroyant des garanties, en contradiction avec leurs stratégie de réduction des déficits ? Les Etats-Unis, lors de la même opération de test, avaient présenté des résultats certes sujets à caution, mais ils avaient obligé les banques considérées comme les maillons les plus faibles à se recapitaliser.

Les banques européennes qui seraient dans ce cas de figure, et sont déjà portées à bout de bras, seraient-elles en mesure d’y procéder et comment ? Le doigt est déjà pointé vers les banques espagnoles, dont le secteur des caisses d’épargne – qui représente la moitié du secteur bancaire du pays – est en pleine restructuration à marche accélérée, sans que les modalités de celle-ci emportent l’adhésion des connaisseurs. C’est – s’il y en a un – un lièvre à ne pas soulever, si l’on ne veut pas perturber l’accalmie en cours sur le marché de la dette souveraine. Et éviter que la BCE ne soit dans l’obligation – qui ferait débat avec les Allemands – d’amplifier son programme d’achats directs dans ce domaine.

En affirmant que le capitalisme financier était son meilleur ennemi, cette chronique a déjà été l’occasion de montrer que les banques rencontrent des difficultés pour se financer, non seulement sur le marché interbancaire (qui « ne fonctionne pas normalement, c’est clair » a reconnu Jean-Claude Trichet, laissant échapper qu’il ne pouvait éviter de le reconnaître), mais également sur le marché obligataire. Nombreuses, elles se tournent vers les fonds de pension et d’investissement, qui ne constituent que de 30 à 50% de ce dernier, pas davantage.

L’obtention de fonds publics étant désormais incertaine, quelles sont les autres opportunités disponibles ? La relance de la titrisation est une des pistes favorites du moment. Mais comment la susciter et sera-t-elle suffisante ? C’est fort peu vraisemblable, si l’on additionne les besoins de financement, à tous les titres confondus, du système bancaire européen.

S’appuyant sur le fait que, selon une opportune étude de Standard & Poor’s, les actifs issus précédemment des opérations de titrisation ont globalement mieux résisté s’ils étaient d’origine européenne plutôt qu’américaine (les Etats-Unis ne se sont pas privés d’exporter leurs CDO auprès des banques européennes), les analystes considèrent désormais possible une relance de ce marché, mais ils se refusent à envisager qu’il retrouve sa vigueur d’avant. De premières opérations ont eu lieu, mais elles ont été adossées à des titres hypothécaires britanniques et hollandais de la meilleure qualité, afin de garantir leur succès.

On comprend bien l’intérêt que les banques auraient à la relance de la titrisation, mais quels vont être les acheteurs sur ce marché ? Elles-mêmes, qui avec leur casquette d’investisseur y jouaient un rôle important, risquent de ne plus pouvoir les utiliser pour renforcer leurs fonds propres, comme elles étaient accoutumées à le faire, si les règles de Bâle III restreignent leur usage comme prévu. Par ailleurs, les Structured Investment Vehicles (SIV) qu’elles utilisaient pour intervenir sur ce marché, entretemps démantelés en raison de leurs pertes, ne seront pas remontés. Echaudés, les fonds d’investissement et de pension, enfin, n’accepteront que la crème de la titrisation.

Ce panorama se complique encore, la BCE et la Bank of England – les plus grand détenteur actuels de ces ABS, (Asset-Back-Securities) fabriqués par les banques pour être échangés contre des liquidités – devant les restituer à leur détenteurs d’origine quand leurs opérations de cette nature seront stoppées. La Bank of England a fixé comme échéance janvier 2012 pour cet arrêt et il s’agit de 183 milliards de livres. Sans définir publiquement de calendrier, la BCE a manifesté l’intention de procéder de même. Ce renvoi à la case départ des ABS ne sera pas une grande contribution à la titrisation de nouveaux actifs, quand il interviendra.

Il y a donc une forte inadéquation entre la demande potentiellement limitée pour ces titres, exigeante sur leur qualité, et les attentes placées dans ce mécanisme, car il a été l’un des instruments de propagation de la crise financière. Il va falloir montrer patte blanche pour accéder à ce marché tout juste renaissant.

Les Etats ne sont pas seuls susceptibles de se trouver en mal de financement. Les banques ont perdu, au moins momentanément, l’une des principales sources de leurs opérations de crédit. C’est pourquoi la titrisation reste l’une des clés de la future croissance économique, carburant très rationné de la machine à produire de la dette. Il y avait le peak oil, il y a désormais aussi le peak securities (du nom anglais des actifs titrisés). Si nous l’avons dépassé, par quel instrument de substitution les remplacer ? Comment dégripper cette moteur-là sans revenir sur la distribution inégale de la richesse dont il est l’ersatz ? Dans leurs rêves les plus fous, les financiers pensent aux marchés et sociétés émergentes, afin de recommencer sur le même mode.

Partager :

136 réflexions sur « L’actualité de la crise : où sont les issues de secours ? par François Leclerc »

  1. l’important,c’est le sens,texte long,court,qu’importe!
    et vous avez le sens du sens,alors que demander de plus

  2. François (Leclerc), comme Paul, ou Attali dans l’émission récente de la chaine parlementaire, désignent avec raison une distribution de plus en plus inégale des richesses comme la cause de la crise. Il s’agit en effet d’une crise classique de surproduction, au sens économique classique (décripté par Marx notamment), dont l’éclatement a été retardée de quelques années, et donc amplifiée par la dérégulation financière.

    1. Excellent.
      8 millions de français avoisinant le seuil de pauvreté et combien qui le surmontent de 10 % ?
      Et c’est tout à fait pareil aux states.
      Mais.
      L’important n’est pas que dans le fric. Il réside dans bien d’autres domaines qui, pour la plupart d’entre nous sont bien étriqués : l’éducation (scolaire et parentale) le sens des responsabilités etc.
      Nous en sommes à la phase ou le bon peuple veut des jeux et du cirque. Comme juste avant la chute de Rome

    2. Certes crise d’apparence classique pour la plupart.

      Je ne peux m’empêcher d’y voir aussi une crise de la valeur “esprit”,
      et une crise du sens de consommer.
      Non sans lien avec la démographie, l’occident dans un coin du ring avec une transition urbaine parfaitement achevée, et le reste du monde en cours (50% sur le tout), donc forcément au point de friction maximal (Foxconn d’un côté, promotion de millions de personne dans les classes moyennes Asie Pacifique de l’autre.

      Dans l’Occident, consommer ne fait plus sens, non à cause de l’urbanisation, mais à cause de la faiblesse de nos espoirs communs.

      La génération actuelle (dont je fais partie) ayant oublié les stigmates des économies pas si développées de 1930-1950, les toilettes dans les cours, les commodités limitées, etc. , et ne consommant que pour pallier le manque de sens du lien sociétal (l’absence de “transindividuation” de Simondon/Stiegler) , de façon addictive et contre-productive.

      C’est dans ce contexte que le prolétaire se définit maintenant comme celui qui est privé de sons savoir-vivre + savoir-faire, et que hormis une haute bourgeoise qui mange chez Lenôtre, vous et moi devant une gondole d’hypermarché sommes privés de notre entendement : Nous n’avons pas de moyens de nous sentir bien du fait de la compilation des informations de ses infinies étiquettes ou emballages.

      L’épicerie du village, au choix limité, assurait au moins que votre achat était validé socialement par l’épicier(e), que vous pouviez retourner y contester la qualité du choix de ses sardines en boite, des piles ou des savons.

      Le retour d’une “transinidviduation” passe par l’apprivoisement des nouvelles techniques (en tant qu’elles sont support de mémoire, mon “parterre” ou “massif de fleur” qui reste dans mon post de métaphore agricole) …Effectivement, il va falloir peut être des sessions séparées, “lentes” et construisant quelque chose à l’allure d’une termitière ou d’une cabane pour spécifier les 20 ou 30 tenants et aboutissant de cette crise très globale, où le piano qui tombe va casser pas mal d’instrument de l’orchestre…

  3. Pour reprendre les propos de Sieur Trichet, il est intéressanr d’examiner les réformes de structures:
    la réforme de la régulation bancaire, vous etes avec raison pessimiste sur les stress-tests- qui me
    renforce dans l’idée que la meilleure solution serait de tirer les leçons de la crise américaine, soit
    un régulateur financier européen unique, qui contribuerait à ce que ni la BRI-BIS-avec ses statistiques ex-post, ni le pathétique comité du risque systémique, sorte de simple ‘calque’ de la Commission for European Bank Supervisors ( CEBS ) ne sont en mesure de réaliser. A ce titre le FSB composé entre autres de Adair Turner ( dont le poste et son institution, ont un avenir incertain ) et de Mario Draghi pourrait jouer un role, sinon l’on sera encore dans le régime de la rustine ou des mesurettes selon l’expression de Paul Jorion.
    L’on apprend par ailleurs que Sieur Van Rompuy a plié à Berlin sur le terrain de la gouvernance, encore une ‘task force’qui aura fait long feu. On peut lire aujourd’hui dans El Pais une interview de André Sapir, économiste belge, conseiller de Barroso, qui déclare que l’UE doit se préparer à une déclaration d’insolvabilité, donc on peut s’attendre à la restructuration de la dette grecque.
    Par contre, gardant en mémoire la remarque de Guy Verhofstadt, 27 pays, 27 remèdes, et sa proposition d’euro-bonds”, rejetée en son temps par les Allemands, au vu des prévisions révisées
    de la BCE sur la croissance européenne, dans l’hypothèse où le ‘parapluie’du SPV du Mécanisme de
    Stabilité Européenne ne sera pas forcément ‘déployé’dans un horizon proche, si lors de la réunion
    prochaine de l’Eurogroup, il ne serait pas temps de mettre en place un ‘Fonds de croissance’, à moins que les leaders de l’Eurozone n’aient toujours pas compris que l’amélioration urgente de
    la situation de l’emploi réduirait d’autant le trou que le chomage creuse dans les finances publiques. Comme il s’agira du dernier sommet de la Présidence Epagnole, où ce problème est le plus aigu et malheureusement estimé comme ‘durable'(sic ) de ce qui transparait des négociations en cours sur la réforme de ce ‘problème structurel’, dont le meme Sapir constate lucidement que ceci impliquera un abandon du secteur de la construction, afin que ‘le capital et la main d’oeuvre aillent vers d’autres activités’…

  4. Alors donc la solution c’est l’austérité, mais au train ou vont les choses avec les rebondissements de plus en plus rapprochés de cette multi-crise, il faudrait que cette austérité soit très brutalement appliquée afin de suivre voir rattraper le processus évolutif !
    Et après ? En supprimant maintenant toutes les retraites, toutes les assurances chômage, en mettant à la porte tous les fonctionnaires cela serait il suffisant pour arrêter la crise et rassurer les marchés ?
    Il y a alors deux hypothèses : les marchés et leurs principaux représentants ont besoin d’urgence d’un psychiatre, soit c’est autre chose et l’austérité n’est pas un moyen mais le but à atteindre, pourquoi ? Il n’est pas exclu que cette seconde hypothèse intéresse également le psychiatre !

    1. Je partage votre analyse sauf le psychiatre.
      La psychatrie et en particulier la psychiatrie freudienne n’est là justement que pour déculpabiliser ceux qui pratiquent ainsi en leur donnant l’excuse d’oedipe.
      Si vous faites selon Freud cela c’est pour s’opposer à l’image castratrice du père.

  5. Chacun sent qu’il faut agir vite pour échapper à la barbarie. Mais que faire lit-on souvent?
    Voici une réponse, sur le site du CADTM, remarquable pour la qualité des analyses techniques et la pertinence des aternatives proposées:
    http://www.cadtm.org/En-finir-avec-le-chantage-de-la

    Extrait en guise de mise en bouche:
    “En fait, le discours devrait être le suivant : « Vous, grands créanciers, avez grassement profité de la dette publique, mais les droits humains fondamentaux sont gravement menacés et les inégalités s’accroissent de manière vertigineuse. Notre priorité est maintenant de garantir ces droits fondamentaux et c’est vous, grands créanciers, qui allez payer pour cela. On va vous taxer à hauteur du montant qu’on vous doit, l’argent n’a pas à sortir de votre poche, mais la créance disparaît. Et estimez-vous heureux qu’on ne vous réclame pas les intérêts qu’on vous a déjà versés au mépris de l’intérêt des citoyens ! ». Voilà pourquoi nous soutenons l’idée de taxer les grands créanciers (banques, assurances, fonds spéculatifs… mais aussi particuliers fortunés) à hauteur des créances qu’ils détiennent. Cela permettrait aux pouvoirs publics d’augmenter les dépenses sociales et de créer des emplois socialement utiles et écologiquement soutenables. Cela remettrait les compteurs financiers à zéro pour les dettes publiques au Nord, sans mettre à contribution les populations victimes de cette crise, tout en faisant porter l’intégralité de l’effort sur ceux qui ont causé ou aggravé la crise, et qui ont déjà grassement profité de cette dette.

    Il s’agirait en fait d’un virage radical vers une politique de redistribution de la richesse en faveur de ceux qui la produisent et non pas de ceux qui spéculent dessus. Accompagnée de l’abolition de la dette extérieure publique des pays en développement et d’une série de réformes (notamment une réforme fiscale de grande ampleur, une réduction radicale du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires, le transfert du secteur du crédit au domaine public avec contrôle citoyen…), cette mesure pourrait permettre une véritable sortie de la crise dans la justice sociale et dans l’intérêt des peuples. Une telle revendication, étrangement peu médiatisée, mérite d’être ardemment défendue.”

    1. il y aussi les dépenses de santé
      (et encore les retraite, l’école, la recherche .. sans oublier les réseaux, eau, égouts, poste, route, .. … …. )

      Un néolibéralisme en pleine santé
      Frédéric PIERRU présente la doxa gestionnaire à l’assaut des systèmes de santé solidaires en Europe
      (C’est long, mais on apprend tout de même que si le déficit de la branche maladie est par là de 8/150 milliards d’euro, l’état investit vers les 7 millards d’incitation fiscale .. ….)
      Progressivement expulsée de la sphère publique, la santé est de plus en plus assimilée à un bien économique ordinaire, échangeable sur les marché de l’assurance privée, de l’industrie pharmaceutique et des cliniques à but lucratif. Ces formes plurielles de “marchandisation” n’ont rien de spontanées et d’inéluctables : elles reposent sur un choix politique et supposent un activisme bureaucratique effréné de la part de a Commission européenne et des gouvernements. (sur la santé, la réfléxion chemine … car c’est un peu comme l’autorégulation financière, y a trop de lésards dans le placard, … question santé, le libre-marché, la libre-concurrence, avec les libres-actionnaires et les libres-profits .. en fin de compte, déjà c’est plus cher et en plus c’est moins bien…)

      lien
      http://lateledegauche.fr/index.php?pge=video&id_rubrique=9&id_departement=25&id_video=149&tag= vendredis Frédéric PIERRU conférence paris

    2. Merci pour cette citation.

      J’avais moi-même développé dans ce blog l’idée que les États ont de nombreux créanciers : essentiellement les pensionnés, les fonctionnaires et les détenteurs d’obligations ; pourquoi s’obstine-t-on à ne vouloir satisfaire que ces derniers au détriment des autres ? (question faussement naïve)

      Lorsqu’une entreprise est en faillite les salariés et les organismes sociaux sont prioritaires. Les créanciers chirographaire ne viennent qu’après. Cette règle excellente devrait s’appliquer aux États.

      Soulignons que les pensionnés ont cotisé de force dans le système de retraite alors que les prêteurs ont volontairement choisi de prêter à tel ou tel État en incluant une prime de risque dans l’intérêt demandé.

    3. Les grands créanciers…
      Par exemple les zinzins et leurs “clients” sous forme des millions de petits souscripteurs salariés d’assurance-vie.
      Le piège…..

  6. Bonsoir
    @Marlowe Votre humeur oscille entre celle du détective et celle de l’auteur des sonnets!

    Je n’ai pas la référence sous mon clavier mais il me souvient d’un auteur du moyen âge disant qu’un livre ne contenant que ce qui n’a été dit qu’une seule fois tiendrait sur l’ongle du pouce!

    Il est vrai qu’il n’est pas facile de converser sur le mode du menu déroulant! Combien parmi nous ont le temps et la volonté de lire chaque commentaire avant que de typer notre humeur ou d’apporter une pierre à l’édifice? Nous devons accepter de n’être pas une assemblée constituante! L’essentiel n’est il pas de nourrir le cheminement de Paul ? S’il peut être invité à la télévision à discourir avec Attali ou bien aller à Zermatt, ce n’est pas seulement en raison de la pertinence de sa position d’outsider mais aussi parce que nous lui donnons, ensemble, du poids médiatique.
    non seulement par le nombre mais par la qualité de l’ensemble des intervenants.

    Le mot austérité est dans l’air et semble peu apprécié sinon craint! C’est là un travers de consommateur effréné qui voit poindre la frustration! mais si vous pensez en terme de frugalité alors il devient possible de rejoindre tous les sages de tous les contes de tous les temps qui ne sont jamais austères mais frugaux et joyeux, ne manquant réellement de rien!

    Un moine venu d’extrême orient fut emmené visiter un supermarché: il riait tout au long de la visite. Lorsqu’on lui demanda ce qui le réjouissait tant il répondit: toutes ces choses dont je n’ai nul besoin!

    La roue de la fortune tourne pour l’occident,au lieu de subir , renonçons joyeusement à l’inutile, au grand dam des exploiteurs et des fourgueurs de machins!

    Cordialement.

    1. Etes vous sûr que cela concerne la totalité des occidentaux ?
      De plus vous ramenez tout à un problème de vitrine, c’est le raisonnement du petit occidental bien conditionné par des décennies de dérécébration progressive. Votre vision réductrice inoculée petit à petit permet de faire admettre aux gens qu’ils doivent abandonner aussi ce qui là pour le coup constitue le vrai progrès de nos sociétés.
      La capacité de pouvoir se soigner quand on est malade, l’accès libre à une vraie éducation, la capacité à pouvoir se reposer quand on est surmené, la capacité de mansuétude vis a vis de notre prochain, la possibilité de ne pas craindre à toute heure pour l’avenir. Soit tout ce qui fait la qu’une société est humaine ou inhumaine.

    2. @ Steve

      Merci à toi cela m’a permis de mieux mettre à jour autre chose.

      ” Où sont les issues de secours? ”

      Les plus grandes presses et étaux ne se trouvent pas toujours à l’extérieur de nous.

  7. Où sont les issues de secours?
    Il y a une issue de secours qui donne vers la Suisse.
    Une autre qui donne vers Monaco.

  8. à fnh,

    Je suis en grande sympathie avec votre réponse, celle que vous commentez m’ayant laissé quelque peu abasourdi.

    Pour Debord, je cite aussi :”(…) Je dois aussi noter, pour avoir bien cité dans leur totalité les favorables influences connues là, cette évidence que j’ai eu alors l’occasion de lire plusieurs bons livres, à partir desquels il est toujours possible de trouver par soi même tous les autres, voire d’écrire ceux qui manquent encore. Le relevé très complet s’arrêtera là.” (Panégyrique)

    Il est assez facile de m’écrire sachant que la couleur du marlowe français est l’orange.

  9. “Libération” collective:

    “A la fin de la cérémonie le chef dit aux hommes de saisir chacun une des perches qui forment la charpente de la petite habitation et, lorsque tous se sont exécutés il s’écrie: “Il n’y a pas d’autre issue mes braves!” et ensemble, ils lancent la petite maison en l’air dans la direction du soleil couchant.”
    War Ceremony & Peace Ceremony of the Osage Indians (F La Flesche).

  10. @Piotr, Marlowe, d’autres

    Nous n’avons pour nous qu’une métaphore agricole, ce monde du soin et du temps long.

    Nos petites graines sont semées, elles ne deviennent pas tout de suite des arbres, mais
    elles vont faire des massifs qui à leur tour vont changer les pas des promeneurs.
    Ce ne sera pas une idée unique d’ici et de ce blog qui mettra fin aux excès de la finance-casino, même l’interdiction de la vente à découvert à nu ne constitue par une fin en soi.

    Mais la compréhension de l’abîme de misère morale du trader et du banquier d’un côté, de misère réelle du chômeur ou du précaire de l’autre, plus précisément la compréhension d’une misère commune de ces gens, c’est cela qui constitue notre force, qui nous garantit que notre parterre sera en travers des pas des casinotiers trop pressés, en travers des pas des massacreurs du savoir-faire, (et par ce biais des PME en France).

    Certes il faudra encore la rencontre avec un ou deux autres miracles,
    – la maitrise de la spirale de bêtise des industries culturelles (télévisuelles),
    – le développement d’un “milieu associé” pour les savoir-faire des techniques du XXI siècle, une foi obamesque dans les voies de formation correspondante,
    – dans une gestion de l’environnement articulée entre mondial et local

    On peut être pessimiste et ne croire en aucun de ces miracles (et effectivement ce seront d’autres choses imprévisibles qui arriverons, des “cygnes pas très blancs”), mais planter nos graines est une façon de continuer à marcher, l’arrêt n’a pas été proposé comme option pas personne, les financiers ayant choisi l’option elle aussi dynamique (mais sub-ponzienne) du “take the money and run”.

    1. A dire vrai, je suis indifférent à la misère du trader et/ou du banquier.

      Je ne leur souhaite ni une bonne vie, ni une vie longue.

  11. la messe est dite …cette marée noire a un potentiel apocalyptique …la crise économique sera amplifiée par cette catastrophe sans précédent …et il faut savoir que des gaz extrémement toxiques “accompagnent” ce pétrole …sans parler du dispersant ce corexit de merde que ces criminels déversent par millions de litres et qui est plus toxique que le pétrole .le golf du mexique est condamné , idem pour la floride , le côte est …etc, et je vous rappelle que le gulf stream est un régulateur climatique très important …que va produire cette masse de pétrole entrant dans le courant ?la circulation thermohaline dépend du degré de salinité et de température de l’eau , cette subtile mécanique risque de ne pas apprécier …si le GS cale et ne redémarre pas .? adieu berthe …on ne parlera plus de réchauffement climatique (qui est une arnaque et un mensonge)mais de refroidissement!!! et comme les courants marins sauf erreur de ma part sont interconnectés?sans parler des boucles rétroactives je vous laisse imaginer l’impact négatif sur les activités agricoles notamment…
    le programme qui se dessine ? destruction des ressources hallieutiques et chute drastique des productions agricoles…il est certain que ça va favoriser la” reprise naissante”…
    un dernier conseil vous aimez les fruits de mer eh bien gavez vous en c’est maintenant ou jamais !!!
    quant aux indécrottables optimistes je leur donne rdv dans 6 à 12 mois pour le bilan de tout cette merde…

    1. Bonjour,

      En effet, tout cela est apocalyptique et pas seulement potentiellement mais concrètement. Les hommes sont décidément devenus fous. Atroce.

      Cordialement,

    2. cette marée noire c’est terrible mais tout de même il ne faut pas faire de catastrophisme, le gulf stream n’est pas un courant si fragile.

    3. David,

      Désolé, mais l’échelle de puissance entre la fuite de BP et le gulf stream, ne laisse aucune possibilité au premier d’agir de façon aussi claire que vous le dites sur l’autre.

      En bref, je crois que vous n’avez jamais pissé au large….

    4. @Thomas :

      Certes , mais je pense que vous n’avez jamais pissé autant de pétrôle brut au large ou pas .

    5. Le rapport entre le volume de l’atlantique et celui de la fuite est de 10 puissance 12, à la louche.

      Oui je sais, Juan Nessy, à la louche, ça mettra très très longtemps….

      (j’ai pris volume de l’atlantique = 300 millions de km 3 et de la fuite 6 millions de litres)

  12. Vigneron,
    Je vais vous renvoyer la balle : vos idées sont courtes et en accord avec le monde qui nous dérange. Elles témoignent de l’état d’esprit que nous devons combattre. Vos positions sont précisément celles qui sont attaquées sur ce site. Vous faites aussi partie de ceux qui essaient par quelques soupirs de disqualifier leurs contradicteurs !

    1. “Au nom d’une certaine liberté qu’on a décidée, à notre place, en 1789 et les années suivantes ? Belle liberté dont j’ai déjà dit qu’elle était, comme on peut même le voir avec tous les délinquants relâchés, qu’elle n’est qu’une consécration la loi du plus riche ou du plus nuisible !
      À l’heure où on abat les Juges de Paix dans leur tribunal, toute cette comédie de liberté, égalité a assez duré ! Il faut être conséquent au lieu de se gargariser de mots sans penser au sens des mots ni à l’esprit des mots.”

      C’est Ça qu’on défend sur ce blog?!!!?

      Mes idées sont courtes sans doute, à l’horizon d’un rang de vigne.
      Les vôtres me semblent à l’image de ces rangs qui vont en s’amenuisant en bord de parcelle, et que l’on nomme chez nous “courcissons” ou “encoinssons”.
      Si mes idées sont courtes, je tente de les allonger, vous semblez préférer raccourcir vos idées longues…
      J’avais évoqué un jour ici la “moisissure du repli”, je maintiens ma sensibilité olfactive!

    2. <>

      tout de même le rognage a grande utilité. pour être assez fréquemment réprimandé sur ce blog je pense que chacun se doit de remettre en cause les anciennes bases conceptuelles qui ont abouti à la catastrophe que nous savons.

      nous sommes assez d’accord pour admettre que nous sommes tous partie prenante du système qui à présent nous étouffe, chacun de nous doit donc faire sa catharsis pour ne pas sombrer dans un déni suspect.

      alors c’est certaines idées politiquement incorrectes gênent aux premiers abords mas elles doivent être réexaminer à la lumière des évènements actuels. la bien-pensance n’évite rien nous le savons depuis daladier.

      n’en déplaise à quelques-un qui ne manqueront pas de me taxer de nationaliste je pense que pour exporter notre droit du travail et nos acquis sociaux dans les dictatures africaines et asiatiques il est impossible de continuer à nous diluer, qu’il sera nécessaire de reprendre notre souffle en fermant partiellement les frontières.

      d’autres (telles l’allemagne?) le feront pour nous si d’aventure la france était incapable de donner dans la mesure.

      cordialement

  13. Vigneron,
    Pourriez-vous me rappler quelles valeurs et vertus vous défendez ? Cela ne me revient pas. Pourtant, je crois me souvenir que quelques commentaires intéressants.

    1. Courage, humilité, scepticisme sont vertus qui me conviendraient car je les défends assurément bien mal!
      Comme valeurs, le respect de la vie et le voyage- tous les voyages comme disait Malraux!- il faut bien vivre…

      Au plaisir nécessaire de vous contrarier!

  14. En Europe, l’extrême-droite tire les marrons du feu. L’extrême-droite fait des bons scores dans tous les pays d’Europe.

    La Belgique menacée de scission après le triomphe des indépendantistes flamands.

    Séisme politique en Belgique. Le triomphe historique de la N-VA, le parti séparatiste flamand, dimanche lors des élections législatives anticipées, pourrait contraindre les francophones à accepter l’autonomie accrue réclamée par les néerlandophones.

    http://www.leparisien.fr/international/la-belgique-menacee-de-scission-apres-le-triomphe-des-independantistes-13-06-2010-962791.php

    Pays-Bas : le parti anti-islamiste réalise une percée.

    Geert Wilders ne correspond pas à l’image du politicien d’extrême droite en Europe. Il est un ancien libéral, qui a quitté le parti en raison de désaccord sur les questions sociales ou sur l’adhésion de la Turquie à l’Europe. «L’extrême droite hollandaise n’est pas une extrême droite classique», explique Jean-Yves Camus. «Geert Wilders est pro-israélien et ami de la communauté juive. Son fonds de commerce, c’est l’opposition à l’Islam», résume-t-il.

    En revanche, son score révèle «une crise du modèle multiculturel des Pays-Bas, qui remonte aux années 2000», poursuit le politologue. «Pour expliquer cette montée de l’intolérance, il y a plusieurs théories. Pour certains, c’est dû à la crise, à l’assassinant de Théo Van Gogh, ou encore au 11 septembre. Pour d’autres, c’est plutôt un retour de balancier sur le multiculturalisme hollandais, dans un pays qui voit arriver une génération s’opposant aux idées de mai 68. Il s’agit probablement un peu des deux explications», tranche Jean-Yves Camus.

    http://www.20minutes.fr/article/577215/Monde-Pays-Bas-le-parti-anti-islamiste-realise-une-percee.php

    Ces deux élections en Belgique et aux Pays-Bas rappellent des souvenirs.

    Ceux qui ont aimé les années 1930-1939 adoreront les années 2010-2019.

    1. Ne vous en faites pas pour la Belgique, rien ne va changer, BDW( Bart De Wever ) est une bauduche qui va faire Pchiiiit sur la réduction du déficit budgétaire.
      Nous en avons vu d’autres!!!!
      De toute façon le NV-a est un parti démocratique et l’extrème droite est laminée aussi bien au nord qu’au sud, les libéraux ont également perdu des plumes.
      C’était prévisible et il n’y a pas le feu dans la barraque!!!!

  15. MAIS A QUI SONT DUES CES MONTAGNES DE DETTES AU JUSTE ????
    les retraité ? les riches ? les actionnaires ? Gorge Soros (les 3 la fois ! lol)

    Je ne comprends pas… existe-t-il une carte des dettes quelque part ?
    Tout le monde semble sur-endetté, les états, les particuliers, les entreprises … mais envers qui ?

    1. Envers les banques sauvées par les états.
      C’est donc le trésor public qui va venir vous réclamer l’argent de Soros.
      C’est-y pas beau ?

  16. Les banques espagnoles doivent à la BCE 85,6 Mds d’euros (26 % de plus qu’en mai-2009 et 14’7 % de plus qu’en avril-2010). Cela représente 15,5 % de la dette des banques européennes envers la BCE

    http://www.cotizalia.com/noticias/banca-espanola-85600-millones-deuda-historia-20100614.html

    Les banques françaises (248 Mds de dollars) et allemandes (202 Mds de dollars) sont les plus exposées en Espagne. L’exposition totale des banques de la zone euro en Espagne est de 727 Mds de dollars, en Irlande de 402 Mds de dollars, au Portugal de 244 Mds de dollars et en Grèce de 244 Mds de dollars.

    http://www.cotizalia.com/noticias/bancos-franceses-alemanes-expuestos-espana-20100614.html

  17. A dire vrai, je suis fautif : je n’ai pas su empêcher le monde de devenir ce qu’il est devenu.

    1. Certes, mais le contraire eut été prétentieux….

      Faites ce que vous pouvez, et pour garder le moral, rappelez vous W Churchill :

      “Réussir, c’est pouvoir aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme”

  18. @thomas et autres “modérateurs” …

    on refera le point de cette marée noire dite “relativement “grave…dans quelques mois …je vous fais le pari d’un état d’urgence décrété dans le golf d’ici à quelques jours ou semaines…
    informez vous sur ce que dit notamment le dr rikki ott sur msnbc…ouvrez un peu les yeux au lieu de minimiser ou de censurer tout ce qui ne convient pas à votre grille d’analyse ou éditoriale!!!
    il est certain que les américains de la région vont participer au retour de la croissance , allez expliquer aux pêcheurs , restaurateurs , hôteliers , et autres commerçants… de la région ….ils vont également se faire un plaisir d’honorer le remboursement de leurs emprunts immobiliers ou autres …

    1. Aujourd’hui, le off shore profond et ultra profond représente 10 % (soit 8 mbj) sur la production de 85 mbj de la planète (mbj=million de baril jour, 85 mbj cela donne un Amoco Cadiz de 270 000 t par heure environ)

      Le risque que représente ces techniques est réel (sans aller peut-être jusqu’à une submersion de la nouvelle orléans) mais que dire des autres barils, ceux qui sont brulés pour aplanir des montagnes, creuser des ports, fabriquer des jouets éphémères (que l’on retrouve en nombre échoués en dans l’estomac des goélans) etc etc.

      Ce qui vous ennuie en fait, c’est que sur le pétrole de Deep Water Horizon (la bien nommée) l’économie n’a pas eu le temps de prendre sa valeur ajoutée avant que celui-ci ne s’inscrive, comme tout les autres, au passif de l’environnement.

      Pour moi, c’est du pareil au même. Mon département va être traversé par une ligne TGV inutile, bousillant des milliers d’hectares de zones naturelles pour la seule raison que nous ne payons pas l’énergie suffisamment cher. Mêmes causes, mêmes effets

    2. Post Scriptum

      L’article apocalyptique auquel vous faites réference vient du site Globalresearch.ca si je ne me trompe, et accumule les incohérences, notamment la réference au pétrole abiotique qui est une arlésienne des fariboles pétrolière.

    3. @ David

      ” il est certain que les américains de la région vont participer au retour de la croissance , allez expliquer aux pêcheurs , restaurateurs , hôteliers , et autres commerçants… de la région … ils vont également se faire un plaisir d’honorer le remboursement de leurs emprunts immobiliers ou autres … ”

      Je partage votre avis au sujet de la plupart des personnes qui vont être fatalement touchés tôt ou tard par cette grande marée noire, c’est d’ailleurs étonnant que nous ayons pas plus d’images sans doute que tout n’est pas non plus montré à l’antenne.

Les commentaires sont fermés.