L’actualité: quand les prévenus prononcent leur propre réquisitoire, par François Leclerc

Billet invité

QUAND LES PRÉVENUS PRONONCENT LEUR PROPRE RÉQUISITOIRE

Les dirigeants européens vont-ils réussir leur opération de relations publiques des stress tests de leurs banques, comme les Américains y étaient parvenus ?

A en croire Christine Lagarde, l’affaire est dans le sac, puisqu’elle a sans attendre annoncé lors des Rencontres d’Aix-en-Provence que les banques en triomphaient haut la main. Suscitant les commentaires sceptiques des esprits chagrins qui ont fait valoir qu’il paraissait prématuré d’en annoncer le résultat, alors que leurs paramètres mêmes semblaient faire encore l’objet d’ajustements.

L’affaire est mal engagée, ce qui tend à devenir une constante de toutes les opérations de sauvetage européennes de ces derniers temps. Non pas tant en raison de toutes les interrogations qui circulent – et pour lesquelles aucune réponse claire n’est disponible – que pour une simple et unique constatation.

De deux choses l’une, soit ces stress tests vont être l’occasion d’afficher la bonne santé des banques, et ils ne seront pas crédibles, ne serait-ce qu’en raison des précédents tests, dont c’était la conclusion avec la suite que l’on sait ; soit ils mettront en évidence des signes de faiblesse, soigneusement calibrés, et ils appelleront des recapitalisation pour lesquelles rien n’est prévu. Tout portant à croire que les paramètres des tests auront été déterminés en fonction du résultat que l’on voulait obtenir à l’arrivée.

Dans un article particulièrement corrosif du Financial Times de ce lundi matin, et sur le mode faussement dubitatif, Wolfgang Münchau demande s’il va falloir en venir à tester les tests …

Quoiqu’il en soit, il se confirme au fil du temps qui passe et alors qu’il est annoncé une publication des résultats « aux alentours du 23 juillet » par Christine Lagarde, qu’il y a plus de questions que de réponses qui circulent dans la presse, pour qui en fait la revue.

Quelle va être la portée des tests dans ces conditions, quel que soit ce que l’avenir leur réserve  ? Rassurer l’opinion publique ou les marchés ? Qui espère-t-on encore tromper ? Il est de moins en moins probable que ces derniers se laissent ainsi manoeuvrer, condamnant toute l’opération avant qu’elle soit menée à sa fin.

Le Crédit Suisse, profitant sans doute de la neutralité de son pays d’accueil, a mené en parallèle des tests, dont le résultat n’est pas en faveur de certaines banques françaises, le Crédit agricole et la Société générale pour ne pas les nommer. Si chacun y va de son test, que vaudra à l’arrivée celui qui bénéficie de l’imprimatur ?

Tout semble encore à géométrie variable, si l’on met le dossier à plat. Le nombre de banques convoquées pour le test, qui est passé de 25 à une fourchette de 70 à 120, pour atteindre la centaine et redescendre aux dernières nouvelles à 80. La volatilité de son périmètre, pour utiliser une notion chère aux analystes boursiers, permet de croire que celui-ci est ajusté en fonction de choix d’inclusion et d’exclusions qui ne sont pas clairs. S’agirait-il, afin d’expliquer la dernière diminution du nombre de banques, d’écarter des tests les banques les plus mal en point, par exemple certaines Landesbanken allemandes  ?

La publication des résultats d’ici la fin du mois, qui semble encore faire débat en Allemagne (où il se confirme que leur situation est contrastée, suivant une litote qui, elle, est consacrée), est-elle acquise pour la totalité des banques, ou seulement pour une partie d’entre elles ? On recherche toutes les roublardises, lorsque l’on a été déjà échaudé.

Quels paramètres et situations extrêmes ont été choisies – si c’est déjà le cas – afin de réaliser ces simulations  ? En particulier, d’éventuelles décotes des obligations souveraines de certains pays comme la Grèce sont elles prises en compte et selon quelle ampleur ? Pour mémoire, les analystes ne font pas dans le détail quand ils en annoncent l’inéluctabilité et parlent de décotes de l’ordre de 40%… Un fort impact en résulterait alors, mais est-il étudié ou bien écarté  ?

Il est étonnant de lire l’argumentaire de ceux qui s’opposent à ce que de telles éventualités soient prises en compte, car cela serait selon eux conforter les inquiétudes des marchés. Ils semblent confondre prévision financière – bâties avec la conviction qu’elles se réaliseront – et test d’effort, dont l’objet est au contraire de prévoir le pire en espérant qu’il ne surviendra pas. En réalité, ils ne veulent pas avoir à faire face à la nécessité d’une recapitalisation, toujours la même chanson.

Affronter la vérité est impossible, la cacher également : comment sortir d’une telle scabreuse situation ?

Cerise sur le gâteau, les analystes s’interrogent enfin à propos des critères de solidité des banques qui ont été retenus pour ces tests. Ceux de Bâle II – qui ont totalement failli – ou bien ceux qui sont encore en discussion et devraient prendre leur succession sous l’appellation de Bâle III  ? Cette question de méthodologie étant la pire de toute, sous couvert de sa parfaite innocence : en fonction de quels critères une banque est-elle déclarée bonne pour le service ? Celle ou celui qui a la bonne réponse n’a plus de soucis à se faire pour sa retraite.

Dans ce contexte flou, une chose est au moins certaine, ce qui va être testé est moins le système bancaire européen que les capacités des autorités à faire croire qu’elles maîtrisent la situation.

La pente qu’ils doivent gravir est rude : l’usure de la parole des dirigeants s’accentue, au fur et à mesure qu’elle est utilisée pour afficher de fausses certitudes. Le meilleur candidat dans ce domaine est Jean-Claude Trichet, qui passe son temps à expliquer que la réduction des déficits et l’adoption de réformes structurelles (destinées à diminuer le coût du travail pour améliorer la compétitivité) sont les clés de la confiance et de la croissance retrouvées. Est-ce que parce qu’il s’approche de la fin de son mandat que le président de la BCE se permet ces faux truismes, ou bien parce qu’il s’accroche à des vérités d’hier ? Un banquier central devrait savoir qu’elles n’ont plus cours.

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95 réflexions sur « L’actualité: quand les prévenus prononcent leur propre réquisitoire, par François Leclerc »

  1. Et BP qui recherche toujours plus d’actionnaires aimant fortement la bonne odeur de pétrole sur les plages pour renflouer ses pertes au rythme même d’une plus grande expansion et progression d’or noir dans les flots.

    1. Hhmm… Pas tout à fait.

      Un risque industriel est toujours possible. Et rarement souhaitable. Mais amplifié par la rentabilité.

      Lorsque vous employez des gens conscients des risques et connaissant les risques par professionnels, vous pouvez, comme moi, n’avoir aucun accident sur chantier en 20 ans.
      Par contre : J’ALLAIS SUR LES CHANTIERS.

      La différence est peut-être là : j’ai toujours été chiant. Mais ils le savaient.

  2. Les participants au 6ème Forum Social Européenun qui vient de s’achever à Istambul lancent un appel à des actions coordonnées à l’échelle européenne!

    « Dans un contexte de crise globale et face à l’offensive des gouvernements, de l’UE, et du FMI pour imposer des politiques d’austérité et de régression sociale, les mouvements sociaux réunis au FSE d’Istanbul appellent à agir ensemble en Europe. Face à cette offensive, des mobilisations et des résistances se développent dans toute l’Europe. Il est urgent de construire dans la durée et dans toute l’Europe la convergence des luttes, rassemblant des mouvements sociaux, syndicats, associations et réseaux citoyens. En ce sens, nous appelons à faire du 29 septembre et de la période qui l’entoure, une première étape pour développer des mobilisations partout en Europe.

    Nous devons imposer des politiques alternatives permettant de satisfaire les besoins sociaux et de répondre aux impératifs écologiques.

    Les mouvements sociaux européens appellent à une assemblée Européenne le 23-24 octobre (ou 13-14 novembre) à Paris pour poursuivre les réflexions et réponses a la crise, les mobilisations et la coordination des mouvements et aussi pour faire le bilan du FSE et débattre de son avenir. »

    1. « Nous devons imposer des politiques alternatives ».

      Mais QUI est prêt à faire quoi que ce soit ????

      Pas grand monde sur ce blog en tout cas…………………….

    2. @laurence

      Bien si seulement personne n’a une idée claire de ce qu’il faut faire, d’ailleurs c’est pourquoi je propose le fil d’ariane très limpide, de penser à ce qu’on ne veut pas. vaste sujet.

      – Une monnaie fondée sur l’inégalité ? non (donc il faut fixer les prix)
      – Une compétition internationale ? non (donc il faut être auto suffisant ds un premier temps)
      – Voir ou l’on maintient la propriété privée et où l’on l’abolit,
      Comment gérer les entreprises, parce que en ce moment c’est la dictature, il faut donc les gérer différemment et ceci nécessite réflexion.
      – Exigence de démocratie comment penser un mandat ? doit on garder la démocratie représentative, ou non, par exemple attribuer les charges au sort, ou attribuer des charges lié à des mandats etc… révocabilité des élus ? La tâche de fonder un nouveau monde, dans le détail ce n’est pas simple, puisque TOUT doit être repensé…

      En examinant chaque point de la situation présente, remplacer l’intolérable par quelque chose de plus supportable, c’est une méthode. On ne sort pas une nouvelle civilisation de son chapeau…

    3. @Charles A
      c’est qui, en gros, le forum social européen ?

      A part ça je suis convaincu aussi qu’une action simultanée, structurée et constructive (avec des propositions) dans plusieurs pays européens sur les problèmes financiers serait utile, c’est peut-être même la seule chose utile , (mis à part attendre et voir).
      On revient un peu à l’ONG de la finance proposé par Pascal CANFIN (parlement européen).
      L’argument de la commission européenne comme quoi il n’y pas d’expert valable dans ce domaine en dehors du milieu bancaire au sens strict (argument déjà fallacieux) deviendrait alors publiquement intenable.

      Je reviens à ma question de départ en la complétant, à votre avis, le FSE a t’il la capacité à organiser un tel mouvement de façon un peu plus visible que le sommet d’Istanbul du FSE dont j’entends parler pour la 1° fois sur ce blog?

      Cordialement

  3. Et pendant ce temps, les patrons du CAC 40 se goinfrent de pognon.
    Le président -directeur général de Renault a gagné 7 900 000 euros en 2009.

    1. 8 millions…
      Petit joueur.

      Mais ceci n’est que l’officiel. Et que gagne officiellement le patron de goldman..???

    2. ouah 7.9 millions d’euros , ça fait 878 logans , oui maintenant chez renault on parle en logans. ça fait plus chic!!!!!!!!!

  4. on va demondialisé en douce comme on avait mondialisé en douce
    Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.Périclès
    la vision et le courage sont deux des pilliers d’EHR
    on n’est pas pret de s’y mettre

  5. Que de temps,d’énergies et d’argent perdus pour nous raconter des sottises en fin de compte.
    Quand,si cela s’avére être encore réaliste, pourront-ils se rendre compte qu’à notre époque ,certes assez récente ,du moins à son niveau planétaire,les Gens ,ceux là qui vivent,qui triment,qui rament,qui ont faim,qui ont peur…sont affranchis et savent parfaitement ,par le biais d’internet essentiellement,que nos situations financiéres,économiques et sociales sont défintivement compromises ?
    Sauf à porter d’urgence l’extrême-onction salvatrice qui consisterait,au lieu de faire de l’à peu près qui se révéle erroné et dire des balivernes,à remettre l’argent équitablement à sa place !!!
    S’ils ne savent plus faire ou plus croire au bras séculier ,qu’ils demandent les avis des Stiglitz,Roubini…Paul Jorion ,Leclerc….

  6. Dans « Le Temps » 3 histoires édifiantes + 1;

    « Bernard Madoff et les brocanteurs »
    http://www.letemps.ch/economie_finance/finance

    ou « Quand la finance redécouvre les vertus du nucléaire »
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5b13941a-87ac-11df-ad44-3abdfdd1d5fc/Quand_la_finance_red%C3%A9couvre_les_vertus_du_nucl%C3%A9aire

    ou « Le devoir d’été du banquier suisse »
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/19a54104-87ac-11df-ad44-3abdfdd1d5fc/Le_devoir_d%C3%A9t%C3%A9_du_banquier_suisse

    alors, Comment ne pas s’émerveiller de
    « L’étrange Monsieur Perelman, génie russe de la mathématique »
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4b55a9c8-8801-11df-9131-bd2c20791922/L%C3%A9trange_Monsieur_Perelman_g%C3%A9nie_russe_de_la_math%C3%A9matique

  7. Natixis se débarrasse en partie de ses actifs toxiques
    LEMONDE.FR avec AFP | 05.07.10 |

    La banque Natixis, filiale de la BPCE (Banque populaire Caisse d’épargne), s’est débarrassée d’une partie de ses actifs à risques à « une contrepartie bancaire » dont elle n’a pas révélé le nom, selon un communiqué publié lundi. Aucun détail financier n’a été révélé sur cette opération, finalisée au 30 juin, et qui aura « un impact peu significatif sur les résultats du 1er semestre 2010 », publiés le 5 août.

    Grâce à cette cession, la banque « réduit significativement » son profil de risque, et « la volatilité des résultats ». Les actifs cédés n’étaient pas garantis par la BPCE. Selon un porte-parole de la banque, il s’agit d’une « opération très significative, tant en volume qu’en nombre de lignes ». Natixis avait décidé au moment de la crise financière début 2009 de cantonner tous ses actifs à risques dans une structure spéciale, appelée GAPC (pour « gestion active des portefeuilles cantonnés »), gérée par une équipe dédiée, jusqu’à leur extinction. Au moment de la constitution de cette entité, les actifs avaient une valeur de 55 milliards d’euros.

    1. S’il faut faire une analogie historique on parlera plutôt du tardo-médiéval ! Parce qu’à la renaissance tout a déjà changé ! Obama dans le rôle de Philippe le Bel ?

  8. Des milliardaires américains vont céder la moitié de leurs fortunes ….
    On est bien au Moyen-âge ….d’une nouvelle ère !
    Oublions un peu les histoires de soussous et regardons au dessus de nos têtes

  9. Bonsoir à tous

    Comme le disait Mobutu Sese Seko
     » Vous autres, européens, vous ne seriez pas si mal si vous n’aviez pas tous vos problèmes ethniques! »
    27 ethnies entassées dans une péninsule de l’eurasie et chacune se croit le chef de la gare de Perpignan, qui comme chacun le sait, depuis Dali, est le centre du monde.
    Comme le disait l’éminent Frédéric Dard: » N’il y a t’il pas là, Monsieur, de quoi se la peindre en vert? »

    Cordiales salutations.

  10. A propos de l’irresponsabilité de l’industrie nucléaire, comme promis, j’ai trouvé, c’est la loi Price-Anderson:
    http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue&page=article&id=527&num=41
    Extrait:
    “Aux Etats-Unis, au milieu des années cinquante, alors que le nucléaire civil commençait à intéresser quelques investisseurs privés aux Etats-Unis, se posa la question de la responsabilité des opérateurs en cas d’accidents. Les compagnies d’assurances refusant de couvrir un risque difficilement chiffrable, le sénateur Clinton Anderson et le député Melvin Price proposèrent au Congrès, dès 1957, une loi de court terme (10 ans) destinée à aider le développement du nucléaire civil naissant en apportant la garantie de l’Etat fédéral en cas d’accident.

    Plus précisément, cette loi plafonnait la responsabilité de l’industrie nucléaire à 560 millions de dollars et limitait la couverture des compagnies d’assurances privées à 100 millions de dollars par réacteur. Plusieurs fois prorogé, l’actuel Price-Anderson Act rehausse ces plafonds à 9,1 milliards de dollars et 200 millions de dollars respectivement. Le coût de la catastrophe de Tchernobyl a été estimé à 360 milliards de dollars pour les seuls pays de Russie, Ukraine et Biélorussie. Le coût d’un accident nucléaire majeur aux Etats-Unis est évalué entre 500 et 600 milliards de dollars selon la situation géographique du réacteur qui serait en cause.

    Compte tenu du plafond de 9,1 milliards de dollars, on peut dire que l’industrie nucléaire américaine n’est responsable que de 2% des coûts potentiels d’un accident majeur dû à son activité ! Les autres 98% seraient payés par le contribuable, via le Trésor fédéral. Autant dire qu’on est loin du principe “pollueur-payeur” de la Conférence de Rio (1992). Une étude a estimé que le Price-Anderson Act est l’équivalent d’une subvention publique annuelle de 3,4 milliards de dollars de frais d’assurances évités à l’industrie nucléaire américaine.”

  11. analyse impeecable, comme toujours!
    Seulement, tant que la monnaie ne circule pas mais s’accumule seulement, je ne vois aucune possibilité d’un quelconque rééquilibrage!

  12. ça me rappelle le titanic cette histoire ou comment un bateau soit disant insubmersible a coulé . Le constructeur et les ingénieurs nous avait prétendu test à l’appui que ce bateau ne pouvait pas couler grâce à ces compartiments étanches qui devait permettre au bateau de garder sa flotabilité. Mais il a bien coulé je crois , alors ils peuvent bien nous sortir tous leurs tests , nous jouer leur musique douce sur le pont du bateau , nous faire croire que le commandant est bien à la barre et que tout va bien . Mais à moins d’être aveugle tous les compartiments sont sous l’eau et il serait temps de sortir les radeaux de sauvetage. Les femmes et les enfants d’abord !!!!

  13. « Quel pays important ne dit rien à propos des stress test alors qu’il a toujours quelque chose à dire sur tout? La France. Selon le Crédit Suiisse il pourrait être l’un des pays le plus touchés en cas de crise financière grave, étant donné que ses banques ont des ratios de capital assez bas, surtout la SocGen et le Crédit Agricole »

    http://www.cotizalia.com/perlas-kike-vazquez/

  14. Selon Reuters, le CEBS (Committee of European Bank Supervisors) devrait rendre public demain mercredi depuis Londres la méthodologie finalement décidée pour les stress tests. Avec pour objectif de les crédibiliser auprès des vieux singes à qui ont n’apprend pas à faire des grimaces.

    Il se confirme que le choix des banques Allemandes qui feront l’objet de tests n’est pas encore arrêté, empêchant la publication d’une liste qui devrait comporter une centaine de noms. Des banques britanniques, suédoises et danoises y figureront, malgré que ces pays n’appartiennent pas à la zone euro.

    Les représentants de nombreux pays, dont des Français, des Britanniques, des Allemands, des Néerlandais et des Espagnols, ont déjà exprimé leur certitude que leurs banques passeraient haut la main les tests, détruisant par avance les tentatives du CEBS de combattre le scepticisme ambiant à propos de la qualité de leurs résultats.

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