Passer à la phase constructive

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Je crois qu’il est temps de passer à la phase constructive, et en l’occurrence, à la phase reconstructive.

Il était raisonnable – et plus particulièrement pour quelqu’un comme moi qui n’appartient à aucune institution – de prendre au mot les déclarations qui furent faites au moment de l’effondrement du système financier international en 2007 et 2008, d’une refondation de ce système. Cette refondation était indispensable au moment où elle fut réclamée. Comme rien ne s’est passé depuis, elle l’est toujours.

Je n’épiloguerai pas inutilement sur les nombreux pétards mouillés qui nous furent proposés : nous avons consacré beaucoup d’encre ici dans chacun des cas, à décrire l’allumage de la mèche, l’enthousiasme de la foule, puis l’arrivée de la pluie. Le G20 créé en 2008 devait mettre au point un nouvel ordre mondial, sa réunion la plus récente à Toronto a offert le spectacle de vingt nations affirmant chacune, et dans un bel ensemble : « Faites comme moi ! ». Le « financial overhaul » américain a accouché de 2 300 pages d’arguties rédigées par des lobbys financiers ; nullement faites pour être appliquées, les propositions qu’il contient ne le seront pas. Le « test de résistance » des banques européennes a été conçu à l’envers, en partant du résultat souhaité : en excluant des scénarios possibles celui qu’il s’agissait précisément de tester : le défaut d’une ou de plusieurs dettes souveraines dans la zone euro ; en tenant pour établi que l’ensemble des produits toxiques que les banques ont en portefeuille seront conservés par elles jusqu’à maturité, et qu’ils seront alors réalisés pour la valeur mythique qui leur avait été attribuée à l’origine. Des discussions récentes à Bâle, s’est dégagé le principe que toute exigence supplémentaire en matière de capitalisation des banques les empêcherait d’accorder du crédit, alors qu’il s’agissait précisément de définir les conditions de capitalisation qui leur permettraient d’accorder du crédit sans mettre le système financier tout entier en péril. Je n’évoque encore là que les événements des semaines les plus récentes, poursuivre la liste serait cruel.

Il s’agissait pour les politiques de changer les règles selon lesquelles les « marchés » fonctionnent. Au lieu de cela, on a vu les marchés changer la manière dont fonctionne la politique. Nos dirigeants, capables comme incapables, ont tous été bâillonnés. Chacun n’a plus qu’une chose à dire : ce qui pourra « rendre confiance aux marchés », en d’autres termes : ce que les marchés lui enjoignent d’affirmer. Et non pas des marchés réformés à la lumière des événements catastrophiques des années récentes, mais les marchés d’avant : les marchés sans gouverne, aux exigences caractérielles et contradictoires, spécialisés dans le parasitisme et les jeux de casino, et discrédités une fois pour toutes dans leur prétention de comprendre et de savoir expliquer leur propre fonctionnement.

Alors que faire ? Passer à la suite : passer à la phase reconstructive sans espérer quoi que ce soit des institutions en place. Près de deux ans se sont passés et rien n’a été fait. Si : la preuve a été apportée par elles que la seule chose dont elles soient capables est de se reproduire à l’identique. Leur capacité d’engendrer la catastrophe – sans la voir venir – demeure intacte.

Certains affirment qu’il serait possible de rebâtir en s’appuyant sur les constructions qui demeurent. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale seraient après tout les embryons de la Chambre de compensation multilatérale, appuyée sur l’usage du bancor comme monnaie d’échange, proposée par Keynes à Bretton Woods en 1944. Le FMI et la Banque mondiale peuvent-ils servir de fondations à la reprise de ce projet ? Non. Souvenons-nous d’événements datant d’à peine une dizaine de jours : de la rupture des pourparlers entre le FMI et la Hongrie, parce que cette nation entendait faire participer les établissements financiers aux frais occasionnés par leur rôle dans la crise. Ici aussi, il serait cruel de faire le bilan des accomplissements de ces deux institutions depuis leur création. En une phrase : beaucoup plus de mal que de bien. Pourquoi ? parce qu’elles se sont contentées durant leurs soixante six ans d’existence, d’appliquer une idéologie pernicieuse : l’idéologie de la prévalence des intérêts particuliers.

Les intérêts particuliers ont fait tomber Rome. Or les institutions chargées depuis deux ans de restaurer l’économie et la finance à l’échelle mondiale ont marché dans les pas du FMI et de la Banque mondiale : elles ont adopté l’une après l’autre, et désormais dans leur totalité, l’idéologie de la prévalence des intérêts particuliers. Fallait-il 2 300 pages pour définir l’intérêt général ? L’intérêt général consiste-t-il pour chacun à dire : « Faites comme moi ! » ? La force qui abat les empires millénaires, nous dirige désormais du sommet.

Il nous faut reconstruire. Aucun pouvoir en place ne nous aidera : le déclin, la décadence sont inscrits comme principes dans leurs tables de la Loi. Nous devrons le faire seuls.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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253 réflexions sur « Passer à la phase constructive »

  1. “Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé”.
    C’est justement le problème: rien ne change (en dehors des discours qui s’adaptent au goût du jour) et tout est fait pour que rien ne change, car un changement incisif serait catastrophique pour certains profiteurs et leurs larbins du milieu politique. On le sent nettement dans les grands pays (grand en terme géographique): on se fatigue de maintenir les systèmes tels qu’ils sont, comme si on voulait écarter la réalité, gagner du temps, repousser une échéance pour encore en profiter un maximum. Le prix de cette inertie est élevé: chômage de masse cristallisé et persistant, appauvrissement rampant de la population active et cétera.
    Il ne faur rien attendre de la population pour donner des nouvelles impulsions. En Allemagne par exemple, il y a pratiquement une mono-économie, c’est-à-dire axée principalement sur l’export. Les allemands l’acceptent, sont fiers d’être “champion mondial de l’exportation”, alors que précarité et inégalités sociales grimpent. En Italie, la situation est inquiétante, mais approximativement la moitié de la population active est peu cultivée ni informée, avec un fort taux d’analphabethes, et de plus manipulée par les stations de télévision qui sont sous la tutelle de Berlusconi. Non, rien de changera malheureusement, on ne peut qu’espérer que les gouttes d’eau creuseront le rocher.
    Un changement d’ampleur interviendra probabalement par l’extérieur – peut-être encore au cours de cette décennie -, car le déficit US-américain les menera à la catatrophe financier et économique. Ils continueront à imprimer des billet et creuser la dette, à dépenser pour rattraper leur retard en matière social (santé notamment), à financer des conflits extérieurs…..ce qui conduira, peu à peu, à la fin d’un système.

    1. « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Faut pas dire ça envers les enfants ils n’auront pas toujours le dernier mot.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire ça été comme une plus grande révélation d’horrreur pour les peuples.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire il y a encore des gens qui essaient d’en prévenir faut sortir de la cage.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire il y a déjà un peu moins poissons pris dans leurs filets, ces fausses valeurs de vie.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire j’ai perdu quelques kilos et ça c’est déjà pas mal je trouve, moins de déchets.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire d’autres gens içi et là redécouvrent d’autres valeurs de vie, le partage sans richesse.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire depuis quelques temps nos élites passent un peu plus pour des gens compétents.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire depuis deux ans beaucoup de gens en sont revenus de certaines idéologies.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire depuis deux ans j’ai appris quelques gestes de survie apprendre à faire du feu.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire nous découvrons que le meilleur des mondes n’est pas aussi propre que ça.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire ça nous a permis de mieux constater le jusqu’au boutisme de ces gens là.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Il y a toujours quelque chose qui change dans notre vie mais nous le voyons trop rarement.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire notre très cher Président a pu installer une nouvelle baignoire dans son autre avion.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire nous avons essayé beaucoup de choses pacifiques et ça ce n’est pas rien je trouve.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire la fréquentation du blog a nettement progressé aux plus mauvais jours de la bourse.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Au contraire je trouve Mr Leclerc beaucoup plus respectueux envers les élites de notre monde.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Mais peut-être que c’est tout simplement le début du film mon cher Monsieur.

      « Près de deux ans se sont passés et rien n’a changé ».

      Ce qui cause la perte de l’homme c’est de vouloir souvent voir de grands changements.

      « Alors que faire maintenant ».

      Continuez encore mais pas trop se faire d’illusions et se dire que tout ne dépend pas toujours de nous pour refaire les gens du marché.

    2. Jérémie
      Fait-vous allusion à la phrase du Bouddha?:
      “Rappelez-vous bien….qu’il n’existe rien de constant si ce n’est le changement”.
      Mais il y a changement et la durée jusqu’au changement, voilà le problème……

  2. Le complément de l’unité c’est la diversité.
    Pour agir contre l’uniformisation de la globalisation la solution n’est-elle pas : le morcellement dans l’action et dans un objectif commun ?

  3. Construire cela veux aussi dire batir, certes ont peut aussi construire des phrases a partir de plusieurs mots, mais je pense avoir compris dans le sens de batir qu’elle que chose de differents que ceux que nos politiciens savent deja trés bien faire, des phrases a n’en plus finir 🙂

    Je propose donc que Mrs jorion est son équipe, organise une journée de rencontre, genre pique nique. Cela sera surement un bon point de départ, même si il n’y aura que production de phrase dans un premier temps.

    J’oubliat qu’en plus des phrases il y aura aussi une production de contact humain, autour d’un grand apéro 🙂 🙂

  4. Je propose, pour la phase (re)constructive de commencer par faire l’inventaire de nos ressources, c’est à dire nous.
    Chacun pourrait dire par exemple si il est près à donner de sont temps (voire de son argent), dans quelle mesure, quelles sont ses compétences, ses possibilités de déplacement, etc…

    Je rejoins également betov sur le fait que l’outil utilisé ici n’est pas approprié. Il l’est pour transmettre de l’information, ce qui est, selon moi, une des bases principales, mais ne l’est pas pour la structurer. Le côté collaboratif est également assez limité.

    Plutôt qu’un forum, un wiki me parait approprié (l’idéal serait un mix des 2 avec un système de ranking collaboratif à la digg, mais ca n’existe pas encore). Il en existe de nombreux, gratuits, open-sources et faciles à déployer. Par exemple l’excellent MediaWiki de Wikimedia (base de wikipedia)

    Il me paraît également essentiel de développer / renforcer au maximum une communication entre cet espace et toutes les initiatives existantes ou en gestation qui vont da

  5. -___- à quand un lien éditer?

    [suite]

    … qui vont dans le même sens

    Je plussoie également la création d’une banque “propre / éthique / au fonctionnement démocratique” et suis prêt à y transférer tout mes fonds.

    Je suis informaticien (architecte & développeur Java – Jee + RIA) et suis prêt à mettre qq heures par semaine à votre disposition, voire plus d’ici qq mois.

    1. ‘tain, c’est suicidaire de proposer de telles compétences avec un tel surnom …
      Déjà que les légions d’anges font leur apparition, encore un effort et c’est l’apocalypse !!
      🙂

    1. Magnifique Mort Magnétique! Un peu trop guilleret à mon gout, mais beau blue-grass sépulcral.
      Effectivement, c’est votre tour, jeune bachelier.

  6. Paul Jorion dit : « Aucun pouvoir en place ne nous aidera : le déclin, la décadence sont inscrits comme principes dans leurs tables de la Loi. »

    Heu ???

    Le problème, c’est que les tables de la Loi sont brisées :
    « La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
    Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »
    Article 2 de la Constitution française.
    Ensuite, ça se gâte. Les tables de la Loi étant fêlées dès le début.

    1. Mais la devise est la bonne .

      Si ce blog cherche une devise pour sa nouvelle” tabula” pas encore complètement “rasa” , celle ci est la mienne en élargissant la fraternité à la nature .

      C’est la fleur de mon jardin qui “est” mon jardin .

      Hors d’elle , point de salut , ni hier , ni aujourd’hui , ni demain .

    2. @fujisan
      « La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
      Liberté, Égalité, Fraternité REELLE (svp), soit LEFR ou “le fer” et le faire c’est mieux que le dire seulement ou le faire sans le dire. Copyrigth papimam.

    3. @vigneron
      Cela va de soi, entre nous, à telle enseigne que j’avais joint à l’époque où j’avais diffusé ce sigle à mon entourage le lien vers la chanson d’André dont l’interprétation est mémorable.

  7. Merci Messieurs, Merci Paul !
    Je n’en espérais pas autant ! Géniale, la façon dont vous avez navigué pour arriver à faire dire la Vérité qui devrait être un assommoir pour l’engeance pourrie en question ! Ils en ont vu d’autres et ils ne sont pas si faciles à abattre, mais, déjà, quel soulagement de voir rétablie la Vérité contre ces interdictions ignobles de la dire alors qu’ils nous ruinent avec leur vice ! Que cette ruine soit le résultat d’une action volontaire ou non, c’est pareil, car ils n’en sont pas à leur première catastrophe. Nous ne devons plus nous laisser mener par ces gens qui ne sont pas si fiables ni infaillibles. Au contraire ! Qu’on le crie bien fort ! Le Veau d’or existe encore ! Et cette adoration n’a rien de Sainte !

    1. ah moi je croyais naïvement que la Ruine était encore à venir, qu’avant de construire un nouveau palais, il nous fallait construire une tour de siège sous les carreaux d’arbalète d’un ennemi bien retranché.

    2. Contre-sens.
      Pas plus Paul qu’aucun analyste sérieux ne substitue à la critique du capitalisme
      le ressentiment moraliste de Senec:
      “l’engeance pourrie en question”…”ils nous ruinent avec leur vice”… “Le Veau d’or existe encore ! Et cette adoration n’a rien de Sainte !”

  8. Bonjour à tous ,
    J’ai lu sur Marianne2 que le gouvernement s’apprêtait à recourir à la titrisation massive pour financer les PPP avec l’accord de la BCE et en utilisant si j’ai bien compris les dépôts livret A…
    Est-ce quelqu’un est au courant ?
    Qu’est ce que ça veut dire ?
    “Sont ils devenus fous ?”

    1. “Ils” (et “elles” aussi) sont fous depuis longtemps.

      Qu’il est dur le temps où des imbéciles sont gouvernés par des fous !

    2. @papiman

      Ça tombe bien, j’en ai pas et n’en ai jamais eus, de livrets d’épargne! Un livret de famille suffit à ma peine. Je n’ai jamais épargné que ma peine.

  9. @ Simpleetsanstête : merci pour Murray head !

    Je suis de la génération qui a appris l’anglais littéraire et n’ai jamais compris la langue parléee ou chantée…C’est vraiment très bête !

    Blues du diable aujourd’hui !

    Un peu B.Dylan et J. Baez …

  10. Ah! Comme je vous comprends M. Paul Jorion.

    Vous êtes plus désabusé qu’à votre habitude aujourd’hui.
    Et il y a de quoi!
    Car une fois de plus, vous voyez juste: ils n’ont rien fait; ils refont les mêmes conner… et ça va de nouveau casser!

    Vous avez raison trop tôt, en tout cas plus tôt que ceux qui nous dirigent.

    Je me demande même s’ils ne viendront pas vers vous, un jour, quand leurs petits intérêts seront menacés, avec l’arrogance de leur mépris, en vous disant: “Mais vous auriez dû nous le dire que c’était dangereux! ”

    Franchement, avec ce blog, on ne pourra pas dire qu’ils ne savaient pas.

    Maintenant vous nous dîtes: “Il nous faut reconstruire. Aucun pouvoir en place ne nous aidera…” (sic)
    Moi je veux bien, mais les pouvoirs en place aujourd’hui s’ingénient insidieusement à barrer la route de tous ceux qui comme vous font entendre une voix discordante.

    Alors, s’ils nous barrent la route, qu’est-ce qu’on fait?

  11. Je soumets l’hypothèse à l’auguste assemblée, d’aller vers un nouveau monde (a pretty new world..), ou l’homme aurait abandonné ses pouvoirs, son pouvoir, aux femmes, pourquoi ? Et bien il est vraisemblablement impossible de gouverner quand on à le cerveau imprégné de testostérone. Le mâle est irréformable, et je dirais que ça suffit ! La seule façon de changer le monde est d’abandonner le pouvoir aux femmes, car l’homme, on l’a assez vu !

    Voilà l’hypothèse. Dans Conrad, Lord Jim accepte la sanction après le second échec. Et là je crois que l’homme (masculin) a aligné suffisamment d’échecs pour être disqualifié.

    Changer l’homme, eh non ! l’autre est là, elle est là, mais on a fait mine de ne pas la voir… la façon la plus simple de changer le monde est d’interdire toute fonction politique et de pouvoir aux hommes… voilà.

    Est on sûr que celà réussisse ? non, mais ça ne saurait être pire.

    Sérieusement ça ne pourrait qu’être mieux.

    1. Comme je vous comprends Lisztfr.

      Mais je ne pense pas que cela soit principalement un problème d’homme ou de femme, en fait
      à partir du moment ou vous remettez trop de pouvoir à une personne que ce soit d’ailleurs une femme ou un homme peu importe le sexe, car vous pourriez tout aussi bien constater beaucoup
      de masculinité et de testostérone chez une femme que beaucoup de féminité chez un homme de
      la campagne genre Freddy l’autre jour dans l’amour est dans le pré, vous aurez alors toutes les choses que cette personne fort compétente dans un domaine fonctionne pareillement sur un
      mode guère peu égal envers autrui.

      Cela ne veut pas dire non plus que je ne recherche pas à vous comprendre, j’ai également vu beaucoup de femmes décevantes dans des bureaux pourquoi vouloir autant ressembler et servir avant tout ce genre d’homme de pouvoir, faut voir parfois la jouissance masculine que certaines en retirent à force de vouloir bien faire, être bien vu, notée, obéir aux ordres mais cette fois-çi plus du tout à la maison mais bien plus dans des bureaux, donnez des ordres et puis après que voyons-nous de moins violent et plus adulte dans une société, plus d’hommes pauvres sans doute davantage battus et rabaissés verbalement, mais qu’attendent donc les nombreuses femmes de ce monde pour nous montrer autre chose de la femme comme de l’homme en société ? Quelles sont aussi les valeurs de vie que les femmes préfèrent plutôt suivre de nos jours en société ?

      Désolé Lisztfr mais je n’ai jamais cru en la cause féministe de certaines, sans doute que je dois être quelqu’un de trop machiste ou alors trop vieux jeu pour vous comprendre sans doute, au moins je vous l’aurait dit.

      Tous les hommes ne sont pas tous pareils contrairement à tous ce qu’en disent beaucoup de femmes entre-elles, je ne mange pas non plus de la viande tous les jours.

    2. @Jérémie

      C’est ma foi vrai, lorsque j’étais juré, les femmes n’étaient pas plus tendres, ni plus raffinées, que les hommes… pas d’empathie spéciale.

      Bien l’on pourrait faire des tests et laisser administrer une ville, une région, etc par un personnel 100% féminin.

      A la réflexion si c’est pour entendre Nicole Notat raconter des âneries….

    3. @ Lisztfr

      vous êtes excellente Lisztr j’apprécie votre tempérament, vous ne manquez pas d’esprit pour nous faire réagir et nous faire voir autre chose, mais l’homme comme la femme peut-elle vraiment tout voir au même moment, pitié vous les nombreuses femmes de bureau de ce monde ne vous en prenez pas toujours le plus glacialement qui soit à l’égard des gens les plus touchés par la crise.

      Un jour je fus convoqué dans un bureau et bien évidemment j’eus également droit à la même leçon de vie ou de mort qu’un autre, j’avais pourtant tellement faim et soif d’entendre autre chose mais non on préférait encore me dire les mêmes choses si souvent entendus et répandus de nos jours dans la plupart des têtes, et comme les limites avaient été dépassés à mon insu.

      Car j’estime qu’on ne devrait pas toujours se permettre de dire toujours certaines choses aux gens les moins commercants qui soit au monde, alors bien évidemment la personne changea tout de suite de comportement à mon égard, mais le pire voyez-vous c’est que j’appris ensuite de la part de cette personne qu’elle était syndicaliste, là évidemment ce fut un grand choc comme une grande révélation de plus pour moi au sujet du socialisme de certains dans le monde.

      Enfin que voulez-vous certaines personnes ne changeront pas mieux les choses sans le capitalisme qui les obsede tant l’esprit. On juge déjà tant les êtres de nos jours pour de l’argent en société !

    4. Simple témoignage de mon vécu professionnel avec les femmes.
      Comme pour les hommes, il y a une diversité et des nuances fortes mais les quelques femmes remarquables avec lesquelles j’ai eu le plaisir de travailler nous dépassaient en persévérance et en efficacité. Un proche à qui je faisais cette remarque, étonné ou sceptique, en cherchait les raisons : ambition excessive, besoin de dépasser l’homme, …. ?
      Pas du tout, tout simplement le goût du travail bien fait, accompli et ceci en toute modestie, sans fanfaronnade.
      Nos excès de testostérone doivent sans doute nous pousser à privilégier la domination, la mise en avant, l’individualisme au seul résultat collectif. Sans doute le sens de la famille, du groupe est il prédominant chez la femme.

    1. Non, Fitoussi a toujours été un ardent défenseur de Keynes, et un adversaire de la rigidité budgétaire et monétaire!

  12. Je constate que le mot “femme” n’apparait que 4 fois dans ce fil… eh bien dites donc… 2 fois chez moi, il ne reste que 2 occurrences sur 140 posts…

    La question féministe est plus importante que vous ne le pensez, pourquoi, justement parce que vous n’y avez pas pensé. L’inaperçu est probablement le plus important. CF la 5è pierre du jardin Zen.

    Il y en a assez d’un monde régit par les hommes ou les homme légifèrent et décident de tout, et vraiment je n’ai pas trop d’espoir qu’il s’améliore l’évadé des cavernes. Tout juste remplacé le gourdin par la bombe atomique, on ne voit pas le progrès. Il doit céder la place, car :

    1) on l’a assez vu
    2) il a fait preuve de sa capacité de nuisance.

    Et surtout j’aurais aimé un platon féminin et que les femmes s’emparent un peu de toutes ces affaires, en tout cas c’est une mesure d’hygiène mondiale que de remplacer le personnel politique masculin par autre chose, il est irréformable;

    1. @methode

      On est quand même obligé de constater que les femmes passent moins souvent à l’acte (pervers, criminel, etc).

    2. @Lisztfr

      “les femmes passent moins souvent à l’acte (pervers, criminel, etc).”

      Certes, elles se contentent d’enfanter et d’éduquer les hommes… Ne sous-estimez pas le pouvoir démesuré des femmes.
      Comme disait je sais plus qui “on m’accuse de ne ne pas aimer les femmes, mais je vous rassure: j’aime tout aussi peu les hommes…”

    3. Alors là !
      Non content de vous faire le manger, de torcher les gosses et ramasser les chaussettes qui traînent, si, en plus, il faut s’occuper des affaires du monde !!
      Pfff!!!
      🙂
      🙂

    4. Lisztfr,

      Il me semble que j’apprécie et cautionne chacune de vos interventions !

      Oui, ça vaudrait le coup d’essayer. Pour voir.

      La femme est l’avenir de l’homme…

      Un exemple de société matrilinéaire.

      Une société matriarcale en voie de disparition.

      Une tentative avortée.

      Plus actuel : http://www.erudit.org/revue/philoso/1994/v21/n2/027289ar.pdf, dont voici quelques extraits :

      “Pour Elisabeth Gould Davis, apôtre de la gynocratie, la femme est par nature la force progressiste, elle est mentalement supérieure à l’homme, qui n’a pu renverser sa domination millénaire que par la force physique brute, avec pour résultat un monde de violence, de misère et de confusion. L’homme est en effet, par nature, un matérialiste pragmatique, un technicien, un amateur de gadgets; tuer, déraciner, polluer et détruire sont ses réactions instinctives envers les phénomènes de la nature. La femme, par contre, est une idéaliste pratique, un être humanitaire, altruiste plutôt que capitaliste; alliée de la nature, elle est instinctivement portée à soigner, à éduquer, à encourager une saine croissance, et à préserver l’équilibre écologique.”

      Messieurs, aux abris : “les propos encore plus virulents de Valerie Solanas conduisent au gynocentrisme réel issu de l’élimination des hommes : pour elle, le mâle humain n’est qu’un accident biologique, une femelle incomplète, un avortement ambulant, un être déficient, un parasite émotionnel qui n’a pas le droit de vivre.”

      Plus loin : “Si la gynocratie et le gynocentrisme ne peuvent être fondés en théorie, ne s’imposent-ils pas pourtant comme solution politique ? […] « Si le “grand renversement” du patriarcat n’est pas effectué, et très vite, déclare Françoise d’Eaubonne 7, c’est la fin de notre espèce ». La fin de notre espèce, la fin de toute vie sur Terre, voire la fin de la planète elle-même.”

    5. @ lisztfr

      vous avez probablement raison. je crois pour ma part que les femmes sont généralement des êtres apolitiques, c’est ce qui me troublait dans vos remarques.

      la parité est souhaitable.

  13. Une nouvelle époque commence

    La crise qui commence marque la fin d’une époque, celle dans laquelle la croissance et les revenus peuvent être assurés par l’augmentation de l’endettement. La crise exprime aussi les difficultés croissantes du capitalisme à se valoriser, à produire de la nouvelle richesse et à continuer son accumulation. Bien qu’elle ait été transmise sur toute la planète par une finance internationale au poids démesuré, la crise dépasse les horizons de la simple finance et révèle au monde que le capitalisme est un système désuet, suranné, au bout du rouleau, et que toute tentative de réforme ne fera que repousser l’ultime limite à un moment où la situation sera encore plus grave et plus incontrôlable.

    D’autres facteurs viennent s’ajouter à la crise actuelle pour aggraver encore la situation. Le tarissement du pétrole menace les rendements agricoles, largement dépendants des combustibles fossiles, alors que les bio-carburants pourraient monopoliser une part de plus en plus importante des terres cultivables, aggravant ainsi le problème alimentaire. Le réchauffement climatique menace la survie même de l’humanité, et des actions majeures devront être entreprises rapidement pour tenter d’en limiter les effets. Des alternatives énergétiques, particulièrement l’énergie solaire, sont disponibles dès maintenant, et pourraient l’être à une large échelle si ce n’était de leur rentabilité.

    Mais le capitalisme n’est pas intéressé par les effets sur l’environnement de sa course effrénée à l’accumulation et aux profits, c’est un système dans lequel seuls les profits comptent, et ce peu importe les conséquences. Le capitalisme, parce qu’il n’a d’autre choix que de croître indéfiniment ou bien de disparaître, ne peut pas être soutenable écologiquement. De plus, les ressources étant limitées, la croissance à l’infinie, nécessité du capitalisme, est strictement impossible. Maintenir le capitalisme indéfiniment est donc mathématiquement inconcevable. Sa disparition est impérative.

    Déjà des premières secousses et une nette flambée des luttes marquent un possible réveil du prolétariat. Face à la crise, le prolétariat n’aura pas de fuite possible : ce sera l’appauvrissement, la dégradation des conditions de vie et de travail, la perte du logement et de l’emploi, la diminution de la couverture sociale, l’augmentation de la faim (30) ; ou bien la lutte pour construire un système différent, dans lequel chacun produira selon ses moyens, et chacun consommera selon ses besoins.

    Un système dans lequel les travailleurs et les travailleuses auront un contrôle total sur ce qui doit être produit, et sur comment ça doit être produit. Un système qui répondra directement aux besoins des gens, sans avoir besoin de passer par un marché chaotique qui surproduit des biens de luxe et nous inonde de marchandises invendables, alors que des humains, des enfants, meurent de faim, de froid, de maladies bénignes ou évitables. Un système dans lequel les classes sociales et l’exploitation seront abolis, et dans lequel l’État sera détruit et remplacé par l’administration des choses.

    Ce système, c’est le communisme.

    Les bases matérielles du communisme existent déjà, le capitalisme ayant socialisé la production et jeté les bases d’une appropriation directement sociale des forces productives. Les procès de production sont le fait d’un travail collectif impliquant l’interconnexion et la collaboration d’un nombre de plus en plus grand de travailleurs, dont on peut de plus en plus difficilement discerner le caractère privé, et qui mettent en œuvre des moyens tels qu’il ne sont qu’à l’échelle de la société entière. La propriété privée des moyens de production entre donc de plus en plus violemment en contradiction avec le caractère social de celle-ci, alors que la prolétarisation a ramenée la structure de classe à l’essentiel : prolétariat contre bourgeoisie.

    Seul l’avenir nous dira si le prolétariat sera à la hauteur de sa tâche historique, celle de détruire le joug de l’exploitation sans scrupules, pour donner enfin à l’humanité le plein contrôle sur les forces productives incroyables qu’elle a fait naître. Dans un monde où la majorité de notre temps et de notre énergie est consacrée aux activités productives, ce plein contrôle est aussi la condition préalable à toute forme de véritable liberté, et est devenu une question de vie ou de mort pour l’humanité toute entière.

    1. C’est une blague ou alors vous êtes très sérieux Lulu ?

      Le plein contrôle comme le plein pouvoir de plus sur les êtres, encore plus si cela répond à vos besoins et à vos attentes de changement.

      C’est bizarre j’ai déjà entendu cela quelque part, êtes-vous vraiment bien sur de proposer quelque chose de moins catastrophique pour les autres Lulu ?

      Et puis qu’est-ce que ce terme du prolétariat est-ce aussi une meilleure façon de considérer l’être humain dans une société ?

      Je me demande parfois si certains se donnent la peine de mieux lire et comprendre ce que d’autres essaient tant bien que mal de leur faire comprendre. A croire que non !

  14. bonjour,

    @ Paul Jorion

    Seriez-vous en train de tester nos réactions pour savoir si vous pouvez espérer être suivi dans des initiatives plus hardies ?
    Pour ce qui me concerne, la participation est acquise.

    Mais la méthode, si c’est de cela qu’il s’agit, et je peux bien sûr me tromper, est à l’envers de ce qui convient à la situation. C’est parce qu’ils font des sondages avant toute décision que nos politiques ne font jamais rien !

    Par ailleurs, je soutiens les remarques faites ci-dessus: organiser une (ou plutôt des) rencontre avec les blogueurs, mettre en place un outil pour recueillir et structurer les propositions, créer une banque éthique, etc…

    Nous attendons la suite avec impatience !

    Dépêchez-vous de nous en dire un peu plus, je pars en vacances dans la Lozère, sans télé ni internet….

  15. Si cet article dit vrai …ça promet..welcome to URSS/USA !!

    The main story making waves this afternoon is the presentation by St. Louis Fed’s James Bullard titled “Seven Faces of The Peril” in which the Fed president pledges that the Fed should immediately recommence purchasing Treasurys if the deflation scenario picks up, which he notes is an increasingly likely probability. In the paper, Bullard argues that the Federal Open Market Committee’s extended period language may be increasing the probability of a Japanese-style deflationary outcome in the U.S. within the next several years, and concludes that an appropriate quantitative easing policy offers the best hope for avoiding a low nominal interest rate, deflationary outcome. “The U.S. is closer to a Japanese-style outcome today than at any time in recent history…A better policy response to a negative shock is to expand the quantitative easing program through the purchase of Treasury securities.”

    the GSEs and the FHA may be preparing to imminently launch an instant aut-refi program which would take millions of borrowers to current market rates overnight! In the process $45 billion of consumer savings would be created. Welcome QE 1.999.

    http://www.zerohedge.com/article/qe-20-or-qe-1999-gses-and-fha-are-preparing-auto-refi-program-taking-millions-borrowers-curr

  16. Crawl through the things that eat your flesh
    Drown in my waters that know you best
    Step inside I’ve been waiting here for you

    Underneath where you shall crawl
    Fly so high you’ll never fall
    Step inside we’ve been waiting here for you

    Bow down you chose your maker
    He never gives he’s always the taker
    The electric burns that fuel the fire
    It’s just your suicide messiah
    Oh Yeah
    Oh Yeah

    Walk through the steets that know your name
    All that’s pure is now insane
    Step inside I’ve been waiting here for you

    Another trip another lie
    Lifes hand of doom you’re feeling fine
    Step inside we’ve been waiting here for you

    Bow down you chose your maker
    He never gives he’s always the taker
    The electric burns that fuel the fire
    It’s just your suicide messiah

  17. l’ideologie de la prevalence des interets particuliers mais ca a un nom c’est la mafia ou les pratiques mafieuses (celle des cols blancs)evidement quand on parle de la mafia mieux vaut sortir des cliches type le film le parrain,il s’agit la de la mafia militaire dans ce cas precis comme l’explique tres bien roberto scarpinato juge anti-mafia de caltanisetta.la mafia n’est pas ce que l’on crois.
    quelques citations pour mettre en evidence plus ou moins le phenomene mafieux
    la mafia n’est pas seulement un phenomene mais un etat d’esprit peut etre un intermediaire entre la propriete et le travail,entre le producteur et le consommateur,entre le citoyen et l’etat et peut etre pourrait-on dire que la mafia c’est le pouvoir lui-meme l’etat ,plus que la mafia c’est la nature d’un pouvoir qui de plus en plus prend la forme d’une chaine de connivence,la mafia du pouvoir.
    leonardo sciascia

    la mafia est un capitalisme qui ne produit rien

    leonardo sciascia

    la substance(si elle existe) veut etre celle d’un apologue sur le pouvoir dans le monde,sur le pouvoir qui,de plus en plus et graduellement,prend la forme obscure d’une chaine de connivences approximativement la forme de la mafia
    leonardo sciascia

    je pense aussi a guy debord qui etait une personne tres intelligente et lucide et qui declarait il faut arreter d’opposer l’etat et la mafia

    vous pouvez consulter sur le net le temoignage de john perkins confessions d’un assassin economique ancien menbre des services secrets americains(nsa)

    si vous lisez l’italien il metodo mafioso di nicola tranfaglia

    je vous renvoie aussi a une etude sympa sur le net . la mafia comme expression endogene de l’accumulation du capital

    a une revue aussi qui s’appelle illusio n6/7 mafia et comportements mafieux

    monsieur jorion pourriez vous nous parler des darks pools. merci d’avance

  18. En effet, la formule blog laisse fort à desirer : on ne peut jamais rien approfondir. Prenons ce probleme de la creation d’une banque propre ou ethique , le sujet revient periodiquement dans les commentaires de ce blog, et en effet il est d”importance puisque c’est le seul moyen d action qui nous est laissé … et le lendemain, on parle d’autre chose.
    Pourtant, il faudrait etudier et commenter des initiatives comme :
    Epargne solidaire contre spéculation foncière
    http://www.bastamag.net/article765.html?id_mot=75
    Quand les pauvres inventent une banque véritablement populaire
    http://www.bastamag.net/article729.html?id_mot=75
    Des caisses d’épargne autogérées fleurissent au Mali
    http://www.bastamag.net/article1103.html?id_mot=75
    La fonciere
    http://www.terredeliens.org/spip.php?rubrique108
    etc

    1. Je suis d’accord avec vous, si nous voulons construire, ce n’est pas avec des infos qui passent à toute allure et auxquelles il faut répondre qu’on va y arriver.
      Chacun d’entre nous essaye de placer ses idées à travers les billets qui ne font que passer à toutes vitesse.
      Il en sort quand même quelque chose, et je pense que les avis se modifient aux contacts des autres.
      Mais comme vous le soulignez, on ne peut rien approfondir.
      Un forum ne serait-il pas plus adapté?

  19. Pour que les choses changent il faut créer une dynamique.

    Et pour créer une dynamique il faut donner une impulsion.

    Et pour créer une impulsion il faut innovation technique et organisationnelle.

    Personnellement je pense que les réseaux sociaux et les smartphones vont révolutionner notre manière de nous organiser. Il y a là quelque chose de neuf avec un énorme potentiel de création.

    Creer une banque, faire la révolution, créer un parti politique, creer une coopérative agricole. rien de cela ne pourra profondément réorienter les choses.

    L’organisation du pouvoir et de la création de richesse, et la distribution des responsabilités et des richesses (les vrais!) créées. C’est cela qui est fondamental!

    L’invention de l’agriculture, de l’argent, de la machine à vapeur, l’électricité, l’automobile, l’automatisation, l’artillerie, l’imprimerie, le téléphone.

    C’est l’innovation technique qui précède toujours l’innovation politique victorieuse.

    Réfléchissons aux nouvelles manières de s’organiser pour gérer le pouvoir et la richesse, en tenant compte des contraintes fondamentales de limite des ressources naturelles et de respect de l’autre, en utilisant les nouvelles techniques et technologies qui sont à notre disposition, et de l’usages desquelles nous ne sommes qu’au balbutiement.

    Ces nouvelles technologies créer la possibilité d’une interaction de l’ensemble des humains en temps réel.

    C’est phénoménale! Dans un monde aux problématiques globales, qui nous affectent tous, c’est ce potentiel qu’il faut exploiter.

    Apprenons à utiliser cette nouveauté absolue.

    1. Le monde va déjà si vite partout à constater que l’innovation technologique ne permet plus guère aux êtres de pouvoir mieux lever le pied de l’accélérateur, il y a en effet tellement de nouveaux moyens de contrôle de nos jours, c’est formidable on n’avait jamais fait mieux auparavant, c’est encore ceci et cela comme le nouveau gadget de plus pour abrutir en masse les êtres en société enfin bref vous connaissez la musique. C’est fou quand même vous ne trouvez pas !

    2. Jeremie,
      Étant pro-actif moi-même, je dis “oui” à ce langage.
      Je suppose que vous êtes Français.
      Donc vous connaissez probablement Sébastien et son projet D.A.R.D.
      C’est exactement ce qu’il voulait faire.
      J’ai lu son livre sur le sujet.
      Il a dû abandonné tout récemment. Les gens ne sont pas prêts pour cela.
      Sébastien est une grande g… nul le conteste, mais son projet valait plus que d’être descendu en flamme.

    3. Je crois que vous vous faites beaucoup d’illusions.
      La technique, c’est le hochet du peuple. Tel est son orientation aujourd’hui.
      On nous a appris à écrire,
      On nous a appris à lire,
      On nous a appris à compter.
      Manque de bol, on nous a pas appris à regarder.
      Apprendre à regarder et à écouter.
      L’artillerie est une formidable invention à broyer les rêves et la chair.

    4. + 1

      Si elle commence d’ici, la révolution doit selon moi commencer par l’organisation (la ré-organisation ?) de cet “espace”.

    5. C’est l’innovation technique qui précède toujours l’innovation politique victorieuse.

      je le faisais remarquer dans l’article sur la cognition mais il me fut indiqué le contraire, je n’en reste pas moins sûr, que la maitrise du fer, de la charrue, de l’imprimerie, du feu grégeois ou de l’atome ont fait bien plus que les soit-disant ‘grands penseurs’.

      les grandes idées n’attendent que la réunion des conditions de leur application. le changement ne se décrète qu’une fois qu’il est accompli. en vérité il ne se décrète pas il s’invente.

    6. On apprend très soigneusement à compter, et plus soigneusement encore (et dans un sens général) à calculer. Mais personne n’apprend à voir (ou à entendre). Si quelqu’un ne sait pas compter juste, on lui prédit mille morts (qui ne tardent pas à l’accaparer). Mais s’il ne voit pas juste (ou n’entend pas juste) on ne lui prédit rien, alors que des malheurs bien plus grands sont immédiatement son lot. Et notamment l’ennui, et sûrement ce qu’on peut appeler de son vrai nom, et qui court les rues : l’imbécilité.
      L’imbécilité, nous dit Littré, est une faiblesse d’esprit et de corps, une incapacité. C’est bien ce que je veux dire. On peut compter, même calculer juste, et être un imbécile, si en même temps on ne sait voir et entendre juste; une âme incapable perd sa valeur; l’âme vaut ce que valent les sens qui l’organisent.

      Jean Giono, Les terrasses de l’île d’Elbe, Apprendre à voir, Gallimard, 1976

    7. @ methode dit : 30 juillet 2010 à 12:17

      Cette fois, je vous approuve à 100%

      @ Tous
      Pour bien construire ne faut-il pas au préalable se mettre d’accord sur le cahier des charges à respecter et, pour cela, l’écrire sans penser aux solutions qui permettront de le satisfaire ?

  20. mafia stade avance du capitalisme? compte-rendu du monde sur le theme propose par la revue illusio en mai dernier

  21. De toute façon il faut bien se mettre d’accord sur quelques points :

    Nous avons perdu, en tant que citoyen, notre droit a la parole; ont a encore le droit aux blogs.

    Tous les acquis sociaux du siécle dernier, sont en voie de désintégration.

    La révolution, n’est rien d’autre qu’un retour a la case départ, faire enttendre notre opignon.

    Cela peut bien sur paraitre dérisoire ou utopique, mais c’est notre droit en tant qu’occupant de cette planéte.

    Ont ne retrouv que la notion de force lorsque les atome sont connecter les uns aux autres. Seul dans l’espace il existe certes, mais que peuvent il faire devant des attractions trop forte, comme la finance est son rève de bénéfice mirifique. 🙂 🙂

    De toute façon il faudrat en passer par là, que cela nous laise ou non ….

  22. Il y a un truc que je ne comprends pas : comment passer à la phase de reconstruction, quand l’édifice n’a pas encore été totalement détruit…certes, ce blog a permis de “déconstruire” tout un système qui a duré plusieurs décennies mais après ? Cette reconstruction, c’est la confection du plan de reconstruction ? On n’est pas assez nombreux, on n’a aucun vrais relais dans la vie publique…c’est compliqué la France, le mythe de l’homme providentiel demeure (ah Napoléon…) mais après, pour se faire entendre, c’est une vraie galère…
    C’est peut-être idiot ce que je veux dire, mais où doit-on se faire entendre pour arriver à enclencher quelque chose ?…je me rappelle d’une de vos vidéos (assez ancienne) où vous parliez de physique quantique et vous avez clairement assimilé votre public à celui des professions intellectuelles supérieures, donc à une certaine élite. On est censé aller demander des cartes au PS, à l’UMP, au Modem, au Front de Gauche, au FN (pourquoi pas ?), au NPA etc. et se faire entendre des militants ? Mais qui s’intéresse à la chose politique ? …et à celui qui ne va pas s’intéresser à l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix, aux citoyens “lambdas”, il faut leur dire quoi ? En quoi ça va changer sa vie, en quoi il va retrouver sa dignité ?
    Ce projet ne peut devenir cohérent que s’il vise à renverser les élites actuelles qui pour beaucoup semblent réticentes à vos idées…cette perspective est claire pour moi…je n’ai aucunement la prétention d’être une quelconque élite, au contraire, de toute façon cette notion reste très abstraite pour moi.
    Y contribuer selon mes capacités, je pourrai très certainement, mais à propager et à faire que ces idées deviennent incontournables, j’en suis moins sûr et tous les lecteurs et participants ne suffiront peut-être pas.

    1. Vous noircissez le tableau, l’isolement dont vous parlez est illusoire : des milliers de personnes liront votre commentaire, dans des dizaines de pays, et en parleront autour d’elles ! Quelqu’un parlait de « jedi » hier, ce n’était pas une mauvaise idée : reconnaissez d’abord votre propre force !

      Cessez de vouloir forcer toute avancée dans une logique de partis : c’est de penser les solutions dans ce cadre-là qui vous déprime… cela me découragerait aussi d’ailleurs !

      Albatros, pense à tes ailes de géant !

      Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
      Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
      Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
      Le navire glissant sur les gouffres amers.

      A peine les ont-ils déposés sur les planches,
      Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
      Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
      Comme des avirons traîner à côté d’eux.

      Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
      Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
      L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
      L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!

      Le Poète est semblable au prince des nuées
      Qui hante la tempête et se rit de l’archer;
      Exilé sur le sol au milieu des huées,
      Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

      Charles Baudelaire

    2. Bonjour Albatros,

      Je viens de dire plus haut que des projets ont existé (D.A.R.D)et ont capoté, tué dans l’œuf.
      Les sceptiques existent et l’immobilisme guette toujours.
      Dans mon “A propos”, dès le départ, il y a 5 ans, j’ai écrit qu’Internet peut sauver le monde.
      Utopie, comme une autre?
      J’aime l’esprit utopique.
      Je vous conseille d’aller chercher en librairie, Le Monde diplomatique de ce mois. On y parle du Temps des utopies.
      Il a toujours existé celui-là, mais on en a un peu plus besoin aujourd’hui encore que hier.
      J’en ai aussi d’utopies, je les ai donné.
      Je crois qu’il faudrait se créer un monde qui ressemblerait à un cerveau neuronal.
      Tous les neurones auraient une fonction précise, dépendrait de lui-même, en fonction de ses compétences, sans hiérarchie, chacun responsable.
      Internet est un peu un modèle de fonctionnement.

    3. @P Jorion
      Il n’y a aucune solution pour “changer de cadre”, car ce cadre (organisation constitutionnelle et électives par exemples) est totalement verrouillé par le système en place qui ne veut pas le changer.
      Vous aurez beau avoir les ailes de l’albatros, vous ne pourrez pas vous échapper: je ne pense pas qu’il reste un seul pays assez autonome où il soit possible de “re-construire”, et ce n’est pas demain que nous pourrons partir sur Mars.
      Bien sur, on peut toujours faire un “pays virtuel” … un jeu amusant, mais qui n’aboutit évidemment à rien tant les “hommes” sont interdépendants.
      Des tentatives ont été faites juste à l’après 2° guerre (je pense à la Charte de la Havane) … hélas les forces ne sont pas du coté des honnêtes gens.
      Votre jeune fils (ou votre fille?) vivra dans un monde de m….e. C’est cela l’évidence!

    4. @Louis

      Merci pour votre enthousiasmante contribution au débat. Vous nous montrez la voie. Vers l’ennemi intérieur; vous même.

    5. @vigneron
      Alors, merci de me fournir le mode d’emploi… puisque votre analyse laisse la place à l’optimisme: je ne demande que ça.

    6. @paul

      Plutôt que Baudelaire, j’aurais cité James Aggrey:

      Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Étendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l’on vous jette.

    7. @bravecounass

      Restons en aux poules, si vous le voulez bien, ça me convient tout à fait. C’est mieux que le lombric.
      Il reste juste à faire sauter le grillage du poulailler. Et apprendre à voler; mais faites confiance à Darwin…

    8. @vigneron

      🙂

      Je crains que plusieurs siècles de sélection humaine n’ai rendu les poules bien incapables de voler. Ouvrir la porte du poulailler équivaut pour moi à un génocide.

      La sélection naturelle ne s’exerce plus sur ces volailles depuis trop longtemps, les caractères de sélection étant au choix les oeufs ou la taille / vitesse de croissance, je doute qu’elles soient aptes à survivre sans notre assistance.

      Espérons qu’il n’en soit pas de même pr les hommes et le système (je crains hélas, qu’en cas de changement trop brutal de l’environnement, on assiste à une extinction massive, cf. il y a 65 Ma).

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