L’actualité de la crise: des paradoxes qui prennent tout leur sens, par François Leclerc

Billet invité.

DES PARADOXES QUI PRENNENT TOUT LEUR SENS

Une nouvelle tenant d’un fort paradoxe attire aujourd’hui particulièrement l’attention, dont l’agence de notation Moody’s est à l’origine.

Elle s’était tout dernièrement fait remarquer en annonçant que les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se « rapprochaient du moment » où elles allaient perdre leur note AAA, en raison de leurs difficultés budgétaires. Osant remettre en cause ce qui était jusqu’alors un tabou, que la baisse de la notation des dettes espagnole, portugaise, grecque et irlandaise – toutes déjà intervenues – n’avait pas encore brisé. L’amenant à être accusée de jeter de l’huile sur le feu.

Dans son étude semestrielle sur l’Europe, elle vient de préciser ce qu’elle entendait dire en tenant de tels propos hétérodoxes. « Compte tenu de la nécessité de s’en tenir à des mesures d’économies strictes pour plusieurs années, Moody’s estime que les craintes sur la croissance économique constituent un risque pour la notation des Etats. Ceci est particulièrement vrai en Europe, où la croissance devrait être moins élevée que dans le reste du monde »

En conclusion de son document, l’agence annonce qu’elle va attentivement surveiller « les voies choisies par les gouvernements et leur potentiel à générer de la croissance ». Une analyse qui peut plonger les analystes dans une certaine perplexité. Car les mesures de rigueur qui sont prises en Europe ont eu pour justification de répondre à l’attente des marchés, afin précisément d’éviter que ceux-ci enchérissent le coût de la dette obligataire. Or ce sont ces mêmes mesures qui sont dorénavant estimées pouvoir y aboutir, conséquence inévitable d’une dégradation de la notation de la dette souveraine si elle devait intervenir. Impliquant de faire en même temps une chose et son contraire, si l’on s’inscrit dans cette logique.

Dans la situation actuelle, les paradoxes s’additionnent, exprimant mieux que tout discours, l’indécision et l’expectative généralisée qui prédomine.

Le reflux massif des capitaux du marché des actions vers le marché obligataire en est un autre. La dette publique, présentée il y a encore peu comme représentant un risque financier majeur – qu’il fallait réduire séance tenante – est devenue en l’espace d’un matin un refuge recherché. Aboutissant à une baisse spectaculaire des taux pour les pays considérés comme les moins risqués, ceux-là même que Moody’s annonce être sur la corde raide. Allant même, dans le cas du Royaume Uni, à accepter des taux obligataires en dessous de l’inflation, ce qui représente un rendement net négatif.

Il n’y a pas grand mystère à ce nouveau paradoxe : la recherche du moindre risque fait préférer aux investisseurs la détention d’obligations, dans le contexte alarmiste actuel du possible retour de la récession aux Etats-Unis et de la poursuite d’une faible et très fragile croissance en Europe et au Japon (le cas marginal de l’Allemagne mis à part). Il est en effet craint une nouvelle chute des marchés boursiers, au vu des perspectives économiques récessives qui se présentent.

Le temps n’est plus où fusaient les injonctions aux banques centrales de stopper leurs programmes d’injections de liquidités dans les systèmes bancaires, ainsi que leurs mesures d’acquisition de valeurs. Le tout au nom d’une inflation dont le retour incessant et menaçant était pronostiqué s’il n’y était pas procédé. A nouveau sans crier gare, le danger a changé de nature : au revoir l’inflation, bonjour la déflation ! Amenant les banques centrales à se préparer à changer leur fusil d’épaule et relancer ces programmes après avoir commencé à les stopper.

A ce sujet, ce ne sont sans doute pas les débats et les divergences exhibés au grand jour au sein de la Fed qui illustrent le mieux l’impressionnant état de confusion qui semble régner dans les plus hautes sphères de la finance. La récente déclaration d’Alex Weber, prétendant allemand à la succession de Jean-Claude Trichet à la présidence de la BCE, a davantage de quoi surprendre.

Porte-parole jusque là d’une orthodoxie monétaire l’amenant à fermement préconiser – au nom du danger de l’inflation – le retour de la BCE à de plus saines pratiques, devant se désengager progressivement, pour les stopper, de ses programmes lancés en toute hâte au début de la crise, il vient d’affirmer tout le contraire. En proposant la poursuite au-delà de la fin de l’année des programmes de prêts illimités à bas taux de capitaux aux établissement financiers, anticipant la décision du prochain conseil des gouverneurs, qui aura lieu le 2 septembre prochain, brûlant la politesse à Jean-Claude Trichet.

Les uns pensent qu’il est en campagne électorale et cherche à gommer l’image d’un trop grand alignement sur les positions du gouvernement allemand, les autres estiment que sa volte-face reflète l’état du système bancaire allemand, qui ne pourrait se passer de ce filet de protection.

La Fed, pour y revenir, n’est pas en reste. Soumise aux Etats-Unis à des critiques contradictoires qui se répercutent dans ses virulents débats internes et se traduisent par la poursuite de ses tergiversations. Que faut-il combattre, l’inflation toujours présentée par certains comme étant la principale menace, ou bien la déflation dont d’autres disent qu’elle pourrait être aux portes et bien plus dangereuse, car plus difficile à combattre ? D’autres encore faisant remarquer que la situation de l’emploi continue de se dégrader, bien que celle-ci soit dans les missions de la Fed, qui faillit donc en ne s’y opposant pas.

Rapportant une rencontre organisée par le Trésor entre Tim Geithner et les principaux blogueurs financiers, l’un de ceux-ci rapportait ensuite que s’il y avait été constaté que la Fed était en mesure de faire des choses spectaculaires, il y était également apparu que la théorie en la matière était incertaine et demandait à être vérifiée….

Si l’on tente de résumer au mieux la situation, à la lumière de ce petit tour d’horizon, on constate que les investisseurs cherchent refuge dans une dette obligataire dont ils dénonçaient hier les dangers, que les banques centrales sont coincées entre deux stratégies antagoniques et que les Etats sont dans l’obligation contradictoire de restreindre leurs déficits et de favoriser la croissance.

Que représente la multiplication de tous ces paradoxes, si ce n’est la poursuite d’une crise qu’aucun des principaux acteurs qu’elle y entraîne se confirme être en mesure de la maîtriser ?

Pour une fois, les banques ne défrayent pas la chronique, toutes occupées à leurs affaires, et notamment à obtenir l’assouplissement des contraintes réglementaires. Elles en peignent en noir l’impact, en défense de ce qu’elles présentent comme pouvant être leur contribution future à la relance de l’économie, une affirmation dont la crédibilité ne convainc que les irréductibles dévots.

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165 réflexions sur « L’actualité de la crise: des paradoxes qui prennent tout leur sens, par François Leclerc »

    1. Non pas une impasse, simplement une vaste campagne de désinformation organisée afin qu’au final, rien ne change, un maximum de cash pour les banquiers pendant que la plèbe dérouille.

    2. Une impasse, vers un trou noir pour l’Humanité.

      Ne pas oublier de le préciser ! Cela pour montrer à ceux qui nous tondent, dans tous les cas de figures, avec leurs raisonnement béats d’irréalisme, que nous sommes peut-être des moutons mais des moutons conscient et réalistes.

      Les irréalistes savent-ils seulement qu’ils font partie de l’Humanité ?

    3. @Otto dit dacte

      Mais bien sûr que si que CETTE voie est une impasse!
      Que les derniers chacals engraissés et passablement myopes, les conspirationistes de tout poil ou les authentiques dévots mous du bulbe, les normopathes congénîtaux, jusque sur ce blog, se liguent objectivement pour tenter de masquer les issues de secours ou poser des sens interdits sur tout chemin de traverse, sous prétexte que tout autre voie imaginable aurait été maintes fois parcourue en pure perte ne change rien au constat de cul de sac économique (après tous les autres…) où le capitalisme a mené nos sociétés.
      Et ce constat que Paul avait anticipé il y a six ans, que Marx avait décodè il y a cent cinquante ans, il était bel et bien inscrit dans le code génétique du capitalisme. Toutes ses mutations monstrueuses, ses variantes « ethiques » fordiennes, keynésiennes, socio-démocrates, vertes ou marron plus ou moins prononcés, ou le génie génétique le plus prométhéen n’en pourront mais.
      Dernière ligne droite. Qui coupera la finish line en premier? Direction le vide, avec le monde, en cordée panurgique, aux fesses.

      On vit une époque formidable (formidare : avoir peur). 🙂

    4. En effet, Otto.
      La finance réclame simplement que l’on alimente ses pompes par une plus grande socialisation des pertes. Rien de plus.
      Le grand écart est maintenant entre les mains des politiques, divisés entre leur dépendance à la finance, et leurs peuples qui risquent de ne pas apprécier une inflation qui les tuera.

      Le joyeux bal continue.

    5. There is a clear temptation for the West to extricate itself from the errors of the Greenspan asset bubble, the Brown credit bubble, and the EMU sovereign bubble by stealth default through inflation. But that is a danger for later years.
      First we have the deflation shock of lives.
      Then — and only then — will central banks go to far and risk losing control over their printing experiment as velocity takes off.
      One problem at a time please.

      2010/07/25 The Death of Paper Money By Ambrose Evans-Pritchard
      http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/7909432/The-Death-of-Paper-Money.html

    6. Bien sûr une impasse.

      Bien des économistes doivent être aujourd’hui convaincu que le défaut de certains pays est inévitable. Même les plus grands en sont menacés. N’osant affronter cette perspective il se rallient tous à la fuite en avant : injectons des liquidités pour que l’économie continue à tourner « quelque temps » (jusqu’à ma retraite pensent les plus âgés) et espérons un miracle.

    1. Un noeud coulant, physiquement, c’est encore dénouable…

      Vouliez vous dire « une chute libre »? (avec le sol qui se rapproche inéluctablement)

  1. « Que représente la multiplication de tous ces paradoxes, si ce n’est la poursuite d’une crise qu’aucun des principaux acteurs qu’elle y entraîne se confirme être en mesure de la maîtriser ? »

    Hâtive conclusion si l’on compare le monde aujourd’hui à celui du début des années 30…

    1. euh… Je reste sur ma faim là. Alors que donne t’elle cette comparaison ?
      Je serais enchanté de vous lire sur qui maitrise et comment en ce moment.

    1. Impasse :face a celle ci-Resister?Déserter?Attendre ? Combattre? Questionnaire a choix multiples. Rassurons nous,il faudra de toute façon trancher dans le vif.
      Je songe cette nuit a tous ces théâtres d ombres ,aux rêves de justice, a Cioran un cynique parmi les roms,au songe d Athalie, aux dedales du Temps;mots choisis,hypotypose,litote; des figures de style et des systèmes a percolation,machines, bêtes a bon Dieu, tic et tac.,titanic qui peuplent l imaginaire de l Homme qui oublie.
      Quel rapport avec la crise économique me direz vous?
      Cap-e-tal peut etre ?Système en phase paradoxale. Avez vous des réveils difficiles ?Quelle définition pour l espace critique? Forces contradictoires, l excès de sens surabonde. Vague impression de surnager au milieu d un inventaire clinique d un malade qui se voudrait imaginaire .
      Une recherche du temps perdu, l’interdiction des ventes a nu permettraient elles une solution au problème mondial de l incertitude ?
      Impuissance a définir un espace temps de l Etre Ensemble. …Cataplexie. Résurgence du syndrome Bartleby: » I Would Prefer Not toi ».
      Au nom du Père disait Lacan !Impair et manque.
      Institution. Malédiction. Révolution. Stagnation. Enonciation. ..Des lignes de fuite et des lignes de crédit.
      Les chiens aboient, la dette passe…En résumé, le feu couve. Enfin! J imagine que la docilite du troupeau puisse rester légendaire !
      La crise devient ininterrompue, c est une tyrannie sans tyran. Acritique?Subjectivation…..massification. Forclusion.
      « Pas de manque dans l abscence,l absence est présence en soi.  » F.Guattari .

    2. Confusion will be my epitaph.
      And I feel, tomorow,
      I’ll be crying.

      Twenty first century schizoïd man?
      King crimson.

  2.  » La croissance, c’est comme le travail, il en faut, c’est même obligatoire, mais en même temps c’est impossible, il faut rembourser les dettes qui ont permis la croissance, et puis pour faire de la croissance, il faudrait faire de nouvelles dettes, ce qui n’est pas raisonnable, à moins de prévoir un remboursement sur un millénaire avec un différé d’un siècle.
    Le travail, c’est comme la croissance, il en faut, c’est même obligatoire, mais en même temps c’est impossible, il faut augmenter les profits des patrons, des actionnaires, de tous ceux qui les servent, et pour donner du travail aujourd’hui il faudrait renoncer au profit, ce qui n’est pas raisonnable, à moins de demander à ce que le travail ne soit plus payé et mieux que ce soit le travailleur qui paye, en empruntant sur 1000 ans, mais sans différé. »

    Ainsi se termine le rapport du détective Marlowe à son client, client dont il n’est pas possible de connaître le nom.
    C’est une règle pour un « privé » sérieux de ne pas communiquer le nom de son client.

  3. En course automobile, le pilote amorce son virage par un dérapage contrôlé obtenu en actionnant en même temps l’accélérateur et le frein. Ca fonctionne très bien car, contrairement à la course économique, il est seul au volant.

    1. Ce sont justement ces dissonances d’intérêt divergents qui nous permettent de voir la vérité, Maître…
      Tant que les saigneurs se dévorent entre eux… ça nous fait des vacances, notez.
      Et un joyeux boxon.

  4. C’est plus un blog d’économie, c’est un blog d’écoANOMIE… écoANÉMIQUE et écoATONIQUE.
    Coâ Coà Coâ… font les corbacs qui crapautent sur nos têtes…

    1. Et après le triple zéro à Moody’s, un internement définitif en psychiatrie de tous ceux qui y travaillent. Car la lanterne n’est pas encore, heureusement pour eux, revenue à la mode.

  5. Une belle excuse pour sarkozy pour adoucir son plan de ‘rigueur’ …c’est moody’s qui le dit ..la rigeur c’est démodé …d’un ringard ….

    1. Il y a peut-etre débat à l’interieur des « marchés ». Il est possible que la lobotomie néolibérale commence à disparaitre, à l’interieur meme du capitalisme.
      L’idée que l’investissement dans l’économie réelle, meme si les dettes ne sont pas résolues, peut etre considérée comme un meilleur scénario de survie par les marchés.
      Un concept aussi: Les Etats ne sont pas si fiables que ça, beaucoup moins que l’industrie privée.
      Ils ont le pouvoir définitif de ne rien rembourser et de nationaliser si leur faillite financière est définitive.
      Les marchés savent que nous avons encore ce pouvoir, meme si les Sarkosy-DSK rétrogrades nous disent l’inverse…C’est à dire que l’on sort encore des idées préfabriquées du néolibéralisme.
      En derniére analyse:
      Les marchés ne croient plus avoir une domination mondiale de la situation, ne croient plus à un économie mondialisée…On peut analyser que commence le chacun pour soi et la débacle généralisée de la globalisation économique, mais pas de l’économie mondiale réelle, nuance!

    2. M’est avis qu’on a encore rien vu en matière de plans de rigueur. M’est avis également qu’à cet égard, la Grèce peut être considérée comme une sorte de test grandeur nature.

    3. @Marlowe

      Oui, vous avez raison. Je l’avais personnellement mal perçu.
      Le gouvernement espagnol vient d’ailleurs de durcir les conditions d’octroi des allocations chômages; le délai durant lequel un chômeur qui touche des allocations est passé de 90 à 30 jours. Une réforme du marché du travail est également en cours, avec notamment une diminution des indemnités de licenciement.

    4. En Espagne c’est un gouvernement socialiste (social-démocrate) , présidé par Zapatero (le tony blair espagnol, dixit sarkosy), qui s’est couché devant le F.M.I. et les agences de notation, malgrès 4.6 millions de chomeurs.
      Le résultat est dramatique :
      – retraite à 67 ans
      – baisses généralisées des salaires de 5 à 15 % dans la fonction publique, très souvents imitées dans le secteur privé avec des taux allant jusqu’à 30 %.
      – gel des investissements publiques
      – Licenciements plus faciles, plus rapides et beaucoup moins chers (réforme du code du travail en cours).

      La droite franquiste exulte, même franco n’avait pas osé……. Pablo Iglesias doit probablement se retourner dans sa tombe.

  6. Oui, il s’agit clairement d’une impasse, où plutôt d’une voie dont on aurait bouché soigneusement toutes les perpendiculaires par idéologie. Sauf qu’il y a un mur en face…Eviter le mur dépendra de l’évolution des rapports de force, en espérant que cette évolution n’ait pas besoin du choc pour intervenir. Suspens…

    1. Jamais le fait d’éviter un mur n’a permis d’éviter les ardeurs. En tout cas, pas pour la grande majorité de la population humaine.
      Je reprends l’exemple du pilote qui freine et accélère, trouvez donc un pilote qui ne s’est jamais mis au talus.
      On ne peut connaitre ses limites qu’en parfois les dépassant, à moins de jouir d’une faculté intellectuelle capable de prendre en compte tous les éléments qui gravitent autours de ces actions, de telle sorte qu’on puisse tout anticiper.
      Le fait de pouvoir prédire tout actes avec exactitude relève du savoir absolu.

      C’est de même pour le fonctionnement Humain, on ne sait presque rien sur rien, mais on se l’invente pour se rassurer.
      D’un autre coté, sans rien inventer, nous serions encore à l’état de bactérie. (je pousse le bouchon un peu loin)

      Peut-être que tout ceci est normal, que jamais sur terre la technologie n’avait apporté « une certaine culture » et un moyen de communication suffisant. Peut-être que les peuples prennent progressivement le pouvoir dans un objectif commun d’évolution et de conquête, en souvenir du temps ou ceux-là même étaient en compétition pour survivre dans un idéal matérialiste.

  7. Bonsoir à tous ,
    Déjà expliqué sur un blog !! en toute logique les enfants des années 1960 , fils et filles de familles aisée ( fils , et fifilles à papas et que par bonheur ont suivie des études dites supérieurs , sont aujourd’hui aux manettes des différents pouvoirs économiques et autres , et la cata est qu’ils sont totalement déconnectés du réelle ; et en plus ils jouent les amis de la finance industrielle internationale , alors qu’ils n’en sont que leurs larbins direct , ( a M.D.R.).

    Cette finance industrielle qui à fait , mis en routes des investissements pharaoniques , sans compter et ou tout simplement dépensé , gaspillé plus qu’elle n’en n’avaient la possibilité , je passe sur les exubérances du super luxe ,( complétement stupide et ni franchement peut valorisant ! , c’est mon avis !!), mais les faits sont là et tenaces .

    Les gaspillages financiers dans des investissements pour dominer les économies mondiales , que ces investissements soit militaires- industriels ou autres, et pour rembourser tous ces engagements financiers les copains des systèmes leurs ont donné la main d’ôu le font du vrai problème qui consiste à renflouer les caisses pas vides, ,et de contraindres les populations à fournir les ressources manquantes et cela sans aucunes vergogne ,même au point d’appeler le
    sinistre F.M.I. au secoure

    en conclusion très simple les plus démunis sont eux les chargés de rembourser les cupidités des industries financières qui nous conduisent tranquilement vers encore plus de miseres humaines .

    Tous pour la République ,la République pour tous . Rosay . à +

    1. Je suis entièrement d’accord avec vous, à la seule différence près, de taille, que je suis issu d’un milieu bourgeois désargenté et que j’ai vraiment eu des difficultés pour poursuivre des études universitaires très longues, jusqu’au doctorat d’Etat (à l’époque) ne rechignant pas, parfois, à aller dîner à l’armée du salut parce que je n’avais pas de quoi me payer une saucisse chaude, et pourtant, mes enfants, trois, élevés dans le stricte voie du respect de toutes choses ont pour deux d’entre eux intégré Normale Sup, et le troisième est banquier à Tokyo, ce seul respect de la valeur des choses les a conduit vers des situations professionnelles qui les satisfont. Je pense que cette qualité fondamentale du respect se perd, que ce soient les financiers, les chefs d’entreprise, et je l’ai déjà dit dans ce blog, il faudrait, en premier lieu, pour changer le système, intégrer l’outil de travail dans le capital des entreprises, je veux dire la force productive, non pas seulement les machines, les pompes, les convoyeurs, mais aussi l’ensemble des employés, comptabilisés selon leur compétence, comme parts du capital de l’entreprise, une nouvelle forme de respect de l’être humain. Je doute vraiment que quiconque puisse envisager un instant que mes propositions soient un jour appliquées, autant les investisseurs, les créateurs d’entreprise et les actionnaires de ces dernières, puissent un jour entrevoir de donner une valeur capitalisée au capital humain. Et pourtant… Paul Jorion, lui-même a émis cette hypothèse utopique, mais les conséquences d’une telle approche sont immenses. D’abord, il deviendrait dangereux et hasardeux pour un spéculateur de jouer sur le capital d’une entreprise sachant que quelques 30 à 50 % du dit capital est un capital humain, c’est-à-dire, par essence instable, puis, enfin ! les syndicats pourraient se sentir vraiment responsabilisés en dehors de toute idéologie post marxiste, car confrontés à une vraie réalité, celle de défendre, non plus les travailleurs au nom de cette idéologie, mais la force du travail, et par, un effet légalisé, le capital lui-même de l’entreprise, quelle que soit sa taille. Mais je me fourvoies dans une rêverie que je n’aurai pas l’occasion de voir de mon vivant. Cette proposition est en accord avec la vraie république comme vous l’écrivez, la chose publique, et l’outil de travail devenu de facto partie de la propriété de la force productive….

    2. @henry38

      Le premier glissement  » sémantique concernant la relation au travail a eu lieu lorsque les DRH sont passés de relation à ressources !

    3. Et tout ce que le PS a à nous proposer comme candidat 2012 c’est le président sortant (s’il sort) du dit FMI..cherchez l’erreur….de casting

    4. à Henri38

      Réflexion très intéressante. La force de travail comme capital social de l’entreprise.
      Implications pratiques comptables et d’investissements à analyser.

    5. N’est-ce pas ce qu’on appelle un bureau d’études ? La firme Porsche est, en fait, un bureau d’études.

    6. @Henry 38

      Je suis moi aussi fils de bourgeois.

      Mon père, ingénieur de formation, ma mère, institutrice. Tous deux ont bénéficié de l’ascensceur social né de la destruction créatrice que fut la guerre 39-45. L’un fils de paysan et d’épicière, l’autre de jardinier, marié à une allemande rencontrée alors qu’il était prisonnier durant la guerre, femme de ménage en France.

      Je pense que j’ai eu la chance de recevoir de mes parents la notion du respect de toute chose, comme la plupart de ceux que j’ai cotoyés durant mes années collège et lycée.

      Il se trouve que mon père à eu une très belle carrière dans une entreprise informatique, qui alors avait une unité de production et un bureau d’étude employant environ 400 salariés.

      Croyant toujours à l’ascensceur social, ils m’ont placé dans les collèges et lycés publics proches de chez moi, conformément à la carte scolaire.

      Mais ces collèges et lycées étaient alors (surtout le collège) les enfants d’employés du coin, de la boîte ou travaillait mon père et d’autres, ainsi que des enfants (nombreux) de parents au chômage, sans le sou, abandonnés à leur sort par la fermeture de grosses structures, notamment dans le textile.

      J’ai connu des camarades, respectables et respectés, avec le sentiment de ne pas être des leurs. Pire, des comportements du fait de la situation de mes parents se ressentaient sur mes professeurs… Longtemps je me souviendrai d’un professeur, qui, pour me punir d’avoir été dissipé avec « un fils de rien », fit lever ce dernier, lui colla une baffe et me dit »celle-ci, elle te saute à la gueule ». Evidemment, la suite était dans la cour de récré… La plupart des autres « fils de » ou « fille de » n’avaient pas eu à se confronter à cette situation, allant dans un autre collège public pour les enfants des lotissements riches des environs.

      C’est donc là ou je rejoins rosay: le système de la naissance octroie des droits qui, n’étant pas partagés par tous, aboutit à une haine de ceux qui ne l’ont pas, et une « communautarisation » des uns et des autres », sans communication vraiment possible.
      Le fait par la suite d’être argenté ou pas est sans incidence, le tout étant d’être issu de la communauté de nantis pour se voir octroyer des passerelles vers des situations respectables. Et l’intelligence ainsi que le respect des choses n’y sont pour rien dans l’affaire: j’ai connu des gens plus brillants que certains de « grandes écoles » mais dont l’environnement social ne leur donne pas l’ombre d’une opportunité.
      Quant à intégrer l’humain dans l’outil de travail, celui qui tiendra l’outil dans ses mains perdra à mon avis tout respect des humains qu’il dirige… Car ils seront de facto devenus choses pour la réalisation du projet poursuivi.

  8. Les agences de notation poursuivent des buts qui ne sont pas avoués dans leur petite justification publique. D’où le non-sens apparent de leur propos.

  9. 193 000 offres d’emploi, 3,9 millions de demandeurs d’emploi. Qu’exigent-on des demandeurs d’emploi exactement, de trouver 3,7 millions de postes qui n’existent pas, ou de croire que 200 000 offres suffisent pour 4 millions de personnes ?

    Car ce n’est plus un problème d’inadéquation de la formation ou des compétences avec les qualifications disponibles comme on nous l’a trop souvent conté. Ah, l’université ne produit pas ce que l’industrie demande. Ou alors : nous avons dans ce pays, 500 000 postes non pourvus, autre antienne tellement serinée à longueur d’année qu’elle est inscrite dans l’inconscient de chacun. Le système scolaire est à revoir ! La formation est inadéquate, l’hôtellerie manque de bras, etc.

    Les minima sociaux, ça va un moment. Lorsque tacitement la faute est attribuée de façon magnanime, au demandeur d’emploi, surveillé, sermonné etc. La réalité est que la société ne fourni aucun emploi dans ce cas précis. Comme dans le cas de l’handicap, la personne n’a pas choisi ce qui lui arrive.

    La société laisse sans aucun moyen de subsistance décent toutes ces personnes, il lui incombe de réparer cette injustice.

    1. La réponse réside dans un point de plus en plus régulièrement évoqué sur ce blog (piste 2 de l’article de François Leclerc du 21 aout) : l’accès aux ressources indispensables (logement, nourriture, éducation,etc.) pour tous sans corrélation avec le travail, et par conséquence la disparition du travail-marchandise au profit de l’activité sociale.

    2. Il y a des postes pas à la mode, des postes où il faut travailler quand les autres s’amusent, des postes où il faut travailler dehors par tous les temps, des postes qui sont déjà occupés « et on cherche quelqu’un de meilleur », des postes de vendeurs pour lesquels il faut surtout arriver à vendre pour gagner sa vie, des pseudo postes pour lesquels il faut engager de l’argent, etc !

  10. Bonsoir,

    pouvez-vous nous dire un mot du « présage d’Hindenburg », annonciateur de Krach boursiers ?
    Selon l’express (qui cite un financier américain) tous les krachs de ces dernières années ont tous été précédés du « présage d’Hindenburg ». Or celui-ci vient d’être observé, laissant craindre un nouveau désastre. Selon le journaliste, cela pousse les investisseurs vers les obligations, au détriment des actions (ce dont vous faites également part). Paul jorion déclarait il y a peu qu’il faisait « beau temps pour les prophètes ». D’autres ont-ils choisi la même voie que vous ? En d’autres termes, quelle importance faut-il accorder à ce « présage »?

    1. À ignorer en tant qu’information fiable assurément.
      Mais en tant que signe de la pensée magique qui est dorénavant seule à l’oeuvre sur des marchés proches de l’agonie, c’est assez … réjouissant.

    2. Reuters – vendredi 13 août 2010 23h25 : Mauvais présage en Bourse, l’indicateur d’Hindenburg s’est activé

      Les noms de certains indicateurs techniques financiers semblent avoir été choisis seulement pour tester la peur qu’ils sont en mesure de susciter.

      Ainsi, le « présage d’Hindenburg » (« Hindenburg Omen ») désigne une conjonction rarissime de facteurs techniques censée être annonciatrice d’un krach boursier. Il s’est déclenché le jeudi 12 août 2010 sur les marchés boursiers, laissant présager une forte correction dans les prochains mois.

      Baptisée d’après l’accident d’un zeppelin allemand qui s’est écrasé à Lakehurst dans le New Jersey en 1937, cette conjonction de facteurs constitue un signal « rare mais concluant », explique Jay Shartsis, directeur du trading options à R.F. Lafferty & CO.

      Pour qu’il soit activé, il faut qu’il y ait au moins 2,2% du marché qui atteigne des nouveaux plus hauts de 52 semaines et des nouveaux plus bas de 52 semaines le même jour à la Bourse de New York, ce qui s’est produit jeudi 12 août 2010.

      Toutefois, ces deux conditions doivent être réunies dans un marché haussier et sur la base d’un certain nombre d’indicateurs, dont la moyenne glissante à 10 semaines du Nyse Composite qui doit être orientée à la hausse.

      Jay Shartsis souligne que lorsque cette conjonction se produit une deuxième fois dans un délai de 36 jours, « chaque krach (depuis 1985) a été précédé par un tel signal ».

      Le présage d’Hindenburg a été l’objet de discussions sur les blogs spécialisées dans la finance pendant la séance de vendredi 13 août 2010.

      Apres un second Hindenburg Omen, l’investisseur Marc Faber sort des actions pour les trois prochains mois.

      Voici qui ne va pas aller à l’encontre de la morosité du moment, le docteur Doom jamais avare de commentaire tranchant comme une lame de rasoir conseil purement et simplement de couper ses positions en actions pour les 3 mois à venir, Il mentionne aussi que le gouvernement devrait s’engager dans la stimulation économique massive si la baisse des actions devenait trop grave.

      http://plus.cnbc.com/rssvideosearch/action/player/id/1567952200/code/cnbcplayershare

      Apres l’apparition de Celente et ses prévisions apocalyptiques, le Hindenburg Omen de la semaine dernière, voici que Faber en remet une couche, nous tombons dans l’obscurité la plus totale, ou seuls les ours dictent leurs lois.

      A toutes fins utiles, selon Zerohedge nous venons de connaitre un second signal d’Hindenburg ce qui en théorie renforce encore plus la probabilité d’un accident boursier

      Ce qui m’interpelle, c’est la bienveillance du marché, c’est comme si il nous envoyait une multitude de signaux d’avertissements du genre « J’en appelle à votre diligence, je vais entamer une longue et pénible chute, dépêchez-vous de sortir… »

      Je vous laisse juger et faire votre choix

    3. Je pense qu’il y a assez bien de gens qui croient à ces trucs ! C’est une annonce qui va faire paniquer.

    4. Monsieur Jorion, je vais encore devoir être dur avec vous.

      Pourquoi semblez-vous railler la numérologie..???
      Tant que vous y êtes, ne tenez pas compte des bénéfices juteux des sociétés de production de boules homéoplacébiques…
      Et le futur développement du greentech business, qu’en faites-vous..???

      Si nous devons abandonner toute croyance et regarder la vérité en face, je m’en remets immédiatement à dieu.
      (si quelqu’un pouvait me filer son adresse mail, je le remercierais)

    5. Yvan,
      Il faut chercher Dieu en soi. Peut-être aurons-nous l’occasion d’en parler.
      Justement, je l’ai écrit ailleurs, j’ai trouvé avec étonnement que les philosophes des Lumières pensaient qu’un Dieu pouvait ou devait même exister. Pas celui de l’imagerie populaire, bien sûr. Il y eut une fête de l’Être suprême pendant la Révolution. Déistes, théistes, …
      Et puisque Dieu n’est pas une personne ou un être défini, ni définissable, qui est dans le ciel à nous observer, il ne peut pas intervenir. C’est votre travail si vous pensez que vous pouvez faire le bien, vous respecter vous-même et les autres comme vous-même. Avec ça, on va déjà loin ! On pourrait dire qu’il est le principe du bien et de la solidarité ! Il est le Message qui révèle cette bonne nouvelle. Tout le monde peut s’aimer et s’apprécier, se respecter.

    6. @yvan

      Pour l’adresse Email que tu demandes, en toute mauvaise foi sinon ya longtemps que tu en aurais eu besoin et l’aurais trouvée vu ton rationalisme échevelé, je te refile le tuyau obtenu auprès d’un jésuite soudoyé :
      trinidiv@néant.syntaxerror

      J’essaye tous les jours, jamais eu de réponse par mail. Mais bon aujourd’hui j’avais demandé une chute de la bourse de 2% et on a eu 1,75… Je viens de remercier, mais juste poliment.

    7. Senec…

      Me respecter serait déjà de m’expliquer la raison du commentaire de Dissy.

      Je demande peu, je ne suis pas dieu…

    8. Le « Hindenburg Omen » ne doit pas faire oublier les autres indicateurs. Au jour d’aujourd’hui, l’indice VIX (dit indice « de la peur ») est toujours très bas, à 27.
      Quoi qu’il en soit, bidouille de chiffres ou pas, il faut avouer que le nom que son inventeur a choisi est d’une puissance évocatrice hors du commun! Pas étonnant qu’autant de gens le scrutent avec angoisse.
      M Jorion, pour assurer votre célébrité sur le plan international (tout comme le mathématicien James Miekka est devenu célèbre), vous n’avez pas quelque chose d’encore plus fort à proposer ? Du genre un indice « de l’apocalypse » ?!

  11. How Hyperinflation Will Happen

    Right now, we are in the middle of deflation. The Global Depression we are experiencing has squeezed both aggregate demand levels and aggregate asset prices as never before. Since the credit crunch of September 2008, the U.S. and world economies have been slowly circling the deflationary drain.

    To counter this, the U.S. government has been running massive deficits, as it seeks to prop up aggregate demand levels by way of fiscal “stimulus” spending—the classic Keynesian move, the same old prescription since donkey’s ears.

    But the stimulus, apart from being slow and inefficient, has simply not been enough to offset the fall in consumer spending.

    http://www.zerohedge.com/article/guest-post-how-hyperinflation-will-happen

    je ne crois guère perso au scénario d’hyper inflation car je pense que les autorités feront TOUT pour l’éviter ce à n’importe quel prix (y compris via un mensonge généralisé,une vaste fraude etc)

    1. Bonjour Dissy.

      Il me semble au contraire, que le début de l’hyperinflation pointe son nez.
      Vous savez, tout comme moi, que l’inflation « officielle » est calculée sur des produits de base qui fluctuent très peu.
      Hors, lorsque l’on constate les récentes hausses tant de l’énergie, que des matières premières, que des denrées de base, que des impôts directs et indirects, taxes, cotisations,.. etc,
      …nous sommes bien rentrés dans le début du cycle.

    2. Bonjour Dissy,

      L’hyperinflation est plus que plausible mais elle ne tiendra que si le système est capable de la supporter, c’est à dire un temps bref, et l’alternative pour le système sera alors de détruire de la demande à vitesse grand V (ex. 2008). L’hyperinflation telle que tout le monde l’entend ne prendra pas la forme que l’on pense dès que le système ne sera plus capable de la supporter car son impact sur l’économie déstabilisera beaucoup trop le système. Le prix du pétrole peut par exemple chuter (et le reste aussi) mais si son prix baisse moins vite que le pouvoir d’achat, une inflation se surajoute à la déflation. Ce qui est garanti c’est que l’accessibilité (affordability) va s’effondrer pour les pays pauvres en ressources pétrolière (la majorité des pays du monde), c’est ce qu’il faut avoir à l’esprit.

      Etant donné qu’une certaine demande est incompressible (la croissance démographique) et que le système pille les dernières mannes de ressources, il ne faut même pas avoir fait d’études secondaires pour savoir où cela nous mène. Nous allons tous nous appauvrir matériellement et d’autant plus que nous laisserons la démographie suivre son petit bonhomme de chemin, car livrée à elle-même, elle ne peut nous mener qu’à la famine (le grand régulateur).

      Si on veut chercher des responsables, il faut les chercher du côté de ceux qui n’ont pas cessé de proclamé qu’il y aurait toujours une croissance économique alors que ces prétendus savants ne s’intéressaient même pas aux conditions de la croissance. Je pense à tous ceux qui prennent le rapport Meadows de haut depuis 40 ans jusqu’au point de renier les lois arithmétiques les plus élémentaires et jusqu’au point d’avoir fait rentrer le dogme de la croissance éternelle garantie dans la plupart des esprits. Si le progrès veut dire fuite en avant au lien de tenter de tendre vers l’équilibre, et bien alors il ne vaut vraiment pas la peine.

  12. Ces paradoxes sont la démonstration que la crise n’a jamais été résolue et qu’elle continue bien entendu sans aucun controle!
    Ils n’ont pas fait comme en 1929? La bonne blague que d’employer des remedes contre une crise vieille de 90 ans…Rien à voir.
    C’est comme éteindre un feu de pétrole avec de l’eau…

    Ces paradoxes montrent la nullité des actions entreprises depuis 2008. Ce que Jorion avait déja dit ici, il y a quelques temps…

    1. Izarn.
      Pourquoi oublier la grande dépression de 1870..??? Parce qu’elle ne s’est pas terminée par une guerre mondiale..???

      Nous nous retrouvons, au contraire, dans les mêmes cas de figure, même si les chiffres et les parties prenantes ont changé, bien évidemment.

      De là à dire que certains n’ont pas été très contents des mesures prises dans les années 30 et ont décidé de favoriser une guerre, cela serait logique lorsque l’on se pose la question : « A qui profite le crime ».

  13. Bonjour à vous François.
    Pardonnez moi mais je recherche en vain sur le blog un commentaire de vous plutôt récent qui esquissait en 4 ou 5 lignes le cheminement institutionnel qui conduirait certainement à la fin du dollar comme monnaie de réserve. Je me demande s’il n’était pas question de la banque mondiale et de la logique des pressions qui s’exerceraient alors sur les USA. Mais je suis incapable de me rappeler la séquence des évènements et le moyen de pression en question… C’était pourtant limpide.
    Si vous l’avez en mémoire (je crois que c’était sur un billet invité, et que vous répondiez à un autre commentaire), ou si l’un des lecteur du blog sait de quel petite phrase je veux parler, je lui serai très reconnaissant de m’aider à remettre la main dessus…

  14. En tombant sur cet article du Monde, j’ai d’abord cru que Moody’s virait à gauche.
    Ouf! J’ai encore eu peur pour rien. Et Moody’s a de bonnes raisons de s’inquiéter.
    La croissance et l’emploi, les deux mamelles atrophiées de la charogne capitaliste rentière et molle, ne sont guère plus en mesure d’abreuver nos économies post-industrielles occidentales.
    Que nous reste-t-il?
    -La bulle immobilière des particuliers
    -La bulle immobilière commerciale
    -La bulle des finances publiques (too slavish to fail)
    -La bulle verte (le développement durablablabla)
    -La bulle de la sécurité intérieure (privatisation de la guerre sociale-civile?- en cours)

    Pop Pop Pop Pop Pop

  15. @écodouble
    « nous sommes peut-être des moutons mais des moutons conscients et réalistes »: ça doit être affreux comme sensation .

  16. les états doivent vendre leurs actifs tous leurs actifs (immo villes iles actions or)et se séparer de leurs improductifs(fonctionnaires députés enseignants) ne conserver que ce qui rapporte. liquidation de biens.sinon une heure toute les heures sera employée pour payer la dette.

    1. Second degré? Désencombrons nous de préférence de tous les bertrand et de ceux qu’ils défendent.

      Premier degré? Idem.

      Amen aussi et Alléluïa! Dans les deux options de l’alternative.

    2. Je vais finir par penser… (Hhmm.. je sens que certains moqueurs ici vont me sortir que c’est un espoir vain… ou aussi fréquent que le passage de la comête de Haley… ou… je compte sur votre esprit fécond, pardon, féintelligent qui permet les mises en boite)
      Penser donc, que l’individualisme, la mode libérale ainsi que la propagande ont tellement bien fonctionné, que les libéraux ne se rendent MEME PAS COMPTE que cette crise est une crise du libéralisme…
      Ou ne veulent pas s’en rendre compte, faisant ainsi une propagande qui a commencé fin 2008 avec des appels à la « confiance » dans le système.

      Ou peut-être que leur esprit égocentrique se répéterait-il en boucle : « c’est de la faute des autres »…
      (alimenté en « haut » lieu par les chasses aux sorcières que nous connaissons bien depuis le Moyen-Age)

      Qu’en pensez-vous, chers autres..??

    3. Senec, vos essais de propagande vont continuer à souffrir..

      Mais bon. C’est vous qui choisissez, après tout. Même si le libéral n’aime pas la responsabilité. Et l’extrème trop…

    4. Le plus marrant c’est que bertrand cite des exemples d’actifs à vendre, d’improductifs à virer mais ne réussit pas à citer un seul exemple de ce qu’il faut conserver et qui rapporte. Faut-il en déduire qu’il ne reste rien de l’Etat après son programme? Ou n’a-t-il pas osé citer la police et l’armée dans ce qui rapporte et qu’il faut conserver? 🙂

    5. L’économie n’est pas ma tasse de thé. J’avoue n’y rien connaître. Je parle uniquement de ce que je crois connaître un peu. Mais, grâce à vous, je progresse un peu. Merci pour votre indulgence.

    6. Bien vu, Toi.

      Et un bonjour de retour de mes vacances à moi-même 😉

      Mine de rien, à ne pas confondre avec gisement épuisé, avoir pris un pseudo égocentrique sans être aucunement individualiste doit tromper un paquet de libertariens.
      Un doute m’habite sur la terminaison « ariens », mais on va pas s’encombrer de détails… 😉

    7. Acariens, yvan, libertacariens.
      Ceux qui ne conçoivent la liberté que dans celle des proies se déménant pour passer leur vie d’une toile d’araignée à une autre, d’un marché transparent et hyper-réactif à un autre.
      Jusqu’au marché de la crémation, puis le marché de l’urne, puis celui, plus confidentiel et parallèle, de l’épandage résiduel sauvage (revoir encore et toujours The big Lebovsky…!).
      Spiderman est bien sûr leur héros emblématique, propre à susciter les vocations et les rêves d’exploits acariophiliques les plus fous chez leurs jeunes et futures proies.
      Chacun sait bien sûr que Stan Lee, le créateur et inspirateur des éditions Marvel était un ami de Hayek et un membre du Mont Pèlerin, qui finançait en sous main son entreprise d’édification subliminale de la jeunesse occidentale.
      🙂 (joke)

    8. @Vigneron

      Steve Ditko, le co-créateur du personnage de Spiderman avec Stan Lee, était un adepte revendiqué d’Ayn Rand. Et c’est pas des conneries, vous pouvez vérifier sur wiki.

    9. @souva

      Té moun drôle! Jackpot!
      En même temps pas besoin d’être grand clerc pour le deviner. Aux US, tu prends deux créatifs, un peu demeurés ou allumés, alcooliques ou ex, tu peux être sûr que l’un des deux est dévot de Rand! Et que l’autre est scientologue ou adventiste!
      Le fondateur de Wikipédia est lui même un fervent prosélyte des thèses de Rand.
      Ça se mord la queue cette affaire…

      À se demander s’ils vont pas avoir besoin d’un Mac Carthy et d’un Hoover de gauche un de ces quatre pour éradiquer cette faune! 🙂

  17. Où est le paradoxe M. Leclerc, bien évidemment les états sont aujourd’hui d’une part incapable de rembourser le capital dû de la dette obligataire mais d’autre part bientôt incapable d’assumer le paiement de l’intérêt si les taux doivent augmenter, en théorie avec un taux de 3 ou 4% c’est la totalité du budget du Japon qui serait alors absorbé, quant à notre pays quand le déficit du budget atteint les 30 ou 40%, je ne vois pas comment on pourra réduire l’endettement un jour.

    Cout termisme, cost killer, panurgisme sont les maux de la sté moderne.

    Ce n’est pas le capitalisme qui est fautif, juste que les politiques fiscales des états ont, comme les équipes de foot, privilégié la maintenance sur leur sol des personnes et des stés les plus riches.

    Je m’explique, dès le moment où les plus riches, sont disons quasi exemptés de participer par leurs impôts aux charges du pays qui les accueillent, il n’y a plus de solution.

    Ce sont des mathématiques simples, si quelqu’un possède 100 et gagne 10%, si tous ceux qui possède 10 gagne eux aussi 10%, dans le temps, et proportionnellement ils gagneront autant.

    Maintenant si celui qui possède 100 place à 15% et que ceux qui possède 10 ne place qu’à 4 %, alors là, et en 10 ans, le plus riche triple son capital alors que pour les autres le gain n’est que de 30%

    Ce n’est pas la folie du monde financier qu’il faut arrêter, il faut par la fiscalité remettre à égalité les citoyens d’un pays, nous sommes un curieux pays où arnault, pinault, bouygues, mulliez pour ne prendre que quelques exemples, ont réussi en une seule génération de passer de quasi rien à des dizaines de milliards…mieux que bcp de pays en théorie bien plus à droite et libéraux que notre pays !!!!

    Je ne cherche pas l’égalité, juste que je trouve injuste que des petites entreprises aient été taxées à 50% pendant des années puis à 25 à 33%, alors que les grandes le sont moins, voilà ce qui ne fonctionne plus dans notre monde, nous avons tous des droits et des devoirs et le devoir de tout un chacun est de participer selon ses moyens aux frais de la collectivité et c’est là que rien ne va plus…

    Ce faisant les riches deviennent plus riches et contribuent de moins en moins, voilà sans doute la mesure la plus simple à faire immédiatement, seul hic, il faudrait que ce soient tous les pays du monde qui le fasse en même temps, hors les pays émergents veulent aussi leurs riches pour contrôler leurs entreprises, bref pour obtenir cela il faudrait un gel de la situation actuelle dans les classements des plus riches…

    C’est bien évidemment irréaliste…

    Il n’y a donc pas de paradoxe dans la situation actuelle, nous allons vers un mur inéluctablement, c’est évident mais cette évidence échappe à tous car le courtermisme fait qu’à très court terme le système peut encore fonctionner, après c’est une autre étape, c’est une autre élection et alors tout le monde sera soumis aux mêmes règles…

    Sommes dans un monde qui ne regarde pas devant lui tout simplement, il nous faut donc attendre le grand crash et en attendant des soubresauts, voilà pourquoi on s’ennuie actuellement, et c’est là qu’on se rend compte combien notre propre coutermisme nous joue des tours, on va mettre du temps à se crasher et on s’impatiente sans doute trop, dans tous les cas cela fera mal pour tous et nous ne sommes pas presser de nous faire mal, alors tous les expédients seront bons et une chose est certaine, la planche à billets n’a pas fini de fonctionner…

    1. Depuis le temps que des gens comme vous le disent ! Qui cela intéressait-il ?
      Ce n’était même pas un enjeu électoral !
      Si le suffrage avait été censitaire, on vous aurait peut-être écouté un peu quoique le lobby des multinationales aurait trouvé, comme toujours à l’époque, un arrangement avec le lobby des syndicats contre le reste des travailleurs.
      L’électoralisme et le populisme ont creusé un trou qui faisait aussi l’affaire des financiers ! La dette des uns créant la richesse des autres !
      Notamment et entre autres choses !

    2. Entièrement d’accord.
      Même dans les grandes entreprises nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez, on est incapable de voir à long termes, surtout celles côté au CAC40 et au NYSE.
      Nos vie actuellement se résume à demain. Beaucoup de personnes, même celles qui ne sont pas informées, sentent que les projets long termes sont durs à prévoir et sentent également que les entreprises sont en attente de quelque chose, d’un changement, d’une réorganisation ?
      Tout le monde attend un changement, tout le monde sait que ça ne durera pas ainsi, seulement cette attente nous empêche d’avancer et nous sommes incapable de projection dans l’avenir.

    3. Icare. Justement.

      Pour construire quoique soit, il faut recourir aux moyens des financiers. Mais ça semble les arranger.

      PROJETS DE PAUVRES INTERDITS, JE REPETE, PROJETS DE PAUVRES INTERDITS.

      Et contestation, je n’en parle même pas…

    4. ok, oui mais, reste aussi mais aussi que le monde est fait de passions, et de biens tristes de la part des décideurs qui lorsque leurs calculs s’effondreront puerons la haine de soi en chœur par cœur nationale. et puis il y a l’inattendu, l’accidentel aussi.
      je ne comprends pas ce qu’ils chantent, mais écoutez, regardez, ça doit être un peu ça; une résistance est tout de même possible avant que tout soit foutu
      Main Attrakionz – Still the Legion
      http://www.youtube.com/watch?v=kwI8WgEQLBM

  18. Je me demande quel sens ça a de considérer, pays par pays, les dettes souveraines indépendamment des dettes des ménages et de celles des entreprises.

    Endettement global prévu pour fin 2010:
    -France:199.5%
    -Allemagne:202.7%
    -Espagne:269.3%
    -Royaume-Unis:255%
    -Italie:221.1%
    -Etats-Unis:240%

    1. @Senec

      « Parfois, elles s’annulent, non ? Dette interne ? Quand l’Etat a emprunté à ses épargnants ? »

      Je ne saisis pas ce que vous voulez dire. Une dette a une créance pour contrepartie, je ne vois pas où vous apercevez une annulation.

  19. moi je tiens juste à souhaitez à François Leclerc de continuer de proposer, j’ai peut-être remplacé une quête d’humanité par une quête du deus Irae (tirer d’un titre post-apocalyptique de Philip K dick de Zelazny, le dieu de la colère), la critique est facile, au moins vous avez de l’argumentation pour étayer vos propositions

  20. Moody’s dégrade sa propre note, particulièrement malhonnete dans cette approche, dont on pourrait
    dire qu’elle relève plus d’une stratégie de communication, l’agence en grandes difficultés aux Etats-Unis, et achève d’enterrer sa crédibilité.

  21. Lorsqu’un rat est acculé, il ne trouve comme solution que de faire front. Il attaque.
    Nous (êtres huamins) allons nous réagir comme nos grand-parents, nos ancêtres par l’intolérance, par la guerre ?

  22. Pour échapper aux paradoxes il reste une solution, la chasse aux boucs émissaires. C’est celle choisie par notre Président… C’est une vieille recette éculée, mais qui a toujours porté ses fruits (empoisonnés…)

  23. Très bien ! Chronique impeccable, claire, concise, lisible et compréhensible pour le plus grand monde.

    A quoi bon partir alors dans de grands débats sur le « Bancor » ? Encore et encore du papier. Sur les vieilles lunes de l’autogestion et du fédéralisme ? De la part de néo-jacobins, cela ne manque pas de sel !

    Poursuivez M. françois Leclerc. Vous avez entrepris doucement, poursuivez chaudement.

    Alimentez-nous chaque jour de vos excellents billets. Vous remplissez le coeur et la tête de milliers de vos lecteurs actuellement. Fixez-vous pour objectif de le faire pour des millions. Il faudra être beaucoup pour traquer la bête et la mettre hors d’état de nuire, hors la loi.

  24. Bonjour à tous,

    Je suis néophyte, mais, pour revenir aux propos de François Leclerc (que je lis couramment et que je remercie au passage). Je me pose la question suivante :

    Les USA demandaient à l’Europe de ne pas emprunter la voie de la rigueur mais plutôt de les suivre sur la voie de la relance par la dette. Or, nous avons entendu à maintes reprises à quel point les gouvernements européens étaient attachés à leur triple A. Par conséquent, en menaçant les européens de descendre leur AAA, Moody’s ne joue t-il pas le jeu de Washington, afin de faire entrer de nouveau les européens dans le cercle vicieux de la dette?

    C’est là mon sentiment : une manipulation de Washington et de Wall Street

    1. Sans aller jusqu’à parler de « manipulation », on peut raisonnablement rappeler que Moody’s n’est en effet pas une entreprise européenne, et que la majeure partie de ses intérêts coïncident avec la bonne marche de l’économie américaine.

    2. Les Etats-Unis n’ont pas choisi la voie de la relance, en tout cas pas encore, mais ils craignaient par contre les effets d’une récession européenne. Aujourd’hui, ce seraient plutôt les effets de la baisse de la parité de l’euro par rapport au dollar, qui favorise les exportations européennes.

      Les uns et les autres sont pris par des impératifs contradictoires. Moody’s, quels que soient ses calculs, ne fait que l’exprimer. Les rivalités américano-européennes existent certes, mais la crise les plonge tous dans une problématique identique dont ils ne savent pas se dépêtrer. Les agences ne font dans une large mesure que de le constater, toujours suspectes pour avoir tant faillies.

    3. Monsieur Leclerc. Comme ça, en passant…

      Les agences ont-elles vraiment failli…???
      Leur rôle étant de porter la bonne parole contre vents et marées, elles ne pouvaient prévoir que le système qu’elles cautionnent fonctionnerait trop bien. Elles comme tout le monde. (sauf un certain Jorion, je reconnais…)
      Cela reviendrait à considérer une seule et unique religion sur terre. Ou une entreprise monopolistique totale. Sans contrepouvoir.

      Je délire peut-être. Excusez-moi.

  25. De mon point de vue, nous sommes en même temps dans l’inflation et la déflation. Une économie n’est pas un bloc monolithique dont tous les composants vont dans le même sens.
    C’est le désavantage d’un taux d’intérêt unique pour « accélérer » ou « freiner », alors que certaines composantes demande actions inverses.
    Bref, comme le dit Paul : impasse.
    Je conseille vivement de jetter un oeil ici : http://www.zerohedge.com/article/guest-post-preserve-and-protect-mapping-tipping-points
    Il y a des graphisme assez géniaux pour expliquer la crise et prévoir la suite.

  26. (…) cette maison de fous qu’on appelle, à Paris, la Bourse ? C’est, à la fois, un paradoxe et un symbole. À l’heure où la meute des hommes d’argent encombre cette espèce de temple, chacun y fait assez de bruit pour que l’on n’entende plus personne.
    Georges Duhamel, Scènes de la vie future, 1930.

    La grande bulle obligataire américaine

    Jeremy Siegel, surnommé « Le magicien de Wharton », est un professeur de finance et économiste qui a étudié tous les gros mouvements boursiers depuis 1801, il répète souvent que dans 75% des cas, les rebonds de marchés ne trouvent pas d’explication rationnelle. Tentez de prédire le bon moment pour revenir n’est que temps perdu !

    Dans la vidéo et l’article ci-dessous, il nous dit que les investisseurs qui entrent maintenant sur les obligations font la même erreur que ceux qui entraient sur les valeurs technologiques et internet à la fin 2000, selon lui, nous assistons bel et bien à une bulle sur l’obligataire. Les investisseurs ont une aversion au risque du même acabit qu’a l’époque de la faillite de Lehman Brothers alors que la situation actuelle n’est probablement pas aussi mauvaise qu’à l’époque.

    Entre un hypothétique « présage d’Hindenburg » sur les actions et une bulle sur les obligations, les paradoxes prennent en effet tous leurs sens !!!

    http://plus.cnbc.com/rssvideosearch/action/player/id/1569245203/code/cnbcplayershare

    The Great American Bond Bubble By Jeremy Siegel and Jeremy Schwartz (The Wall Street Journal – 18 août 2010)

    If 10-year interest rates, which are now 2.8%, rise to 4% as they did last spring, bondholders will suffer a capital loss more than three times the current yield.

    Ten years ago we experienced the biggest bubble in U.S. stock market history—the Internet and technology mania that saw high-flying tech stocks selling at an excess of 100 times earnings. The aftermath was predictable: Most of these highfliers declined 80% or more, and the Nasdaq today sells at less than half the peak it reached a decade ago.

    A similar bubble is expanding today that may have far more serious consequences for investors. It is in bonds, particularly U.S. Treasury bonds. Investors, disenchanted with the stock market, have been pouring money into bond funds, and Treasury bonds have been among their favorites. The Investment Company Institute reports that from January 2008 through June 2010, outflows from equity funds totaled $232 billion while bond funds have seen a massive $559 billion of inflows.

    We believe what is happening today is the flip side of what happened in 2000. Just as investors were too enthusiastic then about the growth prospects in the economy, many investors today are far too pessimistic.

    The rush into bonds has been so strong that last week the yield on 10-year Treasury Inflation-Protected Securities (TIPS) fell below 1%, where it remains today. This means that this bond, like its tech counterparts a decade ago, is currently selling at more than 100 times its projected payout.

    http://si.wsj.net/public/resources/images/ED-AM062_siegel_G_20100817181623.jpg

    Shorter-term Treasury bonds are yielding even less. The interest rate on standard noninflation-adjusted Treasury bonds due in four years has fallen to 1%, or 100 times its payout. Inflation-adjusted bonds for the next four years have a negative real yield. This means that the purchasing power of this investment will fall, even if all coupons paid on the bond are reinvested. To boot, investors must pay taxes at the highest marginal tax rate every year on the inflationary increase in the principal on inflation-protected bonds—even though that increase is not received as cash and will not be paid until the bond reaches maturity.

    Today the purveyors of pessimism speak of the fierce headwinds against any economic recovery, particularly the slow deleveraging of the household sector. But the leveraging data they use is the face value of the debt, particularly the mortgage debt, while the market has already devalued much of that debt to pennies on the dollar.

    This suggests that if the household sector owes what the market believes that debt is worth, then effective debt ratios are much lower. On the other hand, if households do repay most of that debt, then the financial sector will be able to write-up hundreds of billions of dollars in loans and mortgages that were marked down, resulting in extraordinary returns. In either scenario, we believe U.S. economic growth is likely to accelerate.

    Furthermore, economists generally agree that the most important determinant for long-term economic growth is productivity, not consumer demand. Despite the subpar productivity growth reported for the last quarter, the latest year-over-year productivity growth of 3.9% is almost twice the long-term average. For the first two quarters of this year productivity growth, at over 6%, was the highest since the 1960s.

    From our perspective, the safest bet for investors looking for income and inflation protection may not be bonds. Rather, stocks, particularly stocks paying high dividends, may offer investors a more attractive income and inflation protection than bonds over the coming decade.

    Yes, we can hear the catcalls now. Stock returns calculated off the broad-based indexes have been horrendous over the last decade. In 2009, the percentage decline in aggregate dividends was the largest since the Great Depression. But remember the last decade began at the peak of the technology bubble.

    Those who bought « value » stocks during the tech bubble—stocks with good dividend yields and low price-to-earnings ratios—have done much better. From December 1999 through July 2010, the Russell 3000 Value Index returned 35% cumulatively while the Russell 3000 Index of all stocks still showed a loss.

    Today, the 10 largest dividend payers in the U.S. are AT&T, Exxon Mobil, Chevron, Procter & Gamble, Johnson & Johnson, Verizon Communications, Phillip Morris International, Pfizer, General Electric and Merck. They sport an average dividend yield of 4%, approximately three percentage points above the current yield on 10-year TIPS and over one percentage point ahead of the yield on standard 10-year Treasury bonds. Their average price-earnings ratio, based on 2010 estimated earnings, is 11.7, versus 13 for the S&P 500 Index. Furthermore, their earnings this year (a year that hardly could be considered booming economically) are projected to cover their dividend by more than 2 to 1.

    Due to economic growth the dividends from stocks, in contrast with coupons from bonds, historically have increased more than the rate of inflation. The average dividend income from a portfolio of S&P 500 Index stocks grew at a rate of 5% per year since the index’s inception in 1957, fully one percentage point ahead of inflation over the period. That growth rate includes the disastrous dividend reductions that occurred in 2009, the worst year for dividend cuts by far since the Great Depression.

    Those who are now crowding into bonds and bond funds are courting disaster. The last time interest rates on Treasury bonds were as low as they are today was in 1955. The subsequent 10-year annual return to bonds was 1.9%, or just slightly above inflation, and the 30-year annual return was 4.6% per year, less than the rate of inflation.

    Furthermore, the possibility of substantial capital losses on bonds looms large. If over the next year, 10-year interest rates, which are now 2.8%, rise to 3.15%, bondholders will suffer a capital loss equal to the current yield. If rates rise to 4% as they did last spring, the capital loss will be more than three times the current yield. Is there any doubt that interest rates will rise over the next two decades as the baby boomers retire and the enormous government entitlement programs kick into gear?

    With future government finances so precarious, private asset accumulation and dividend income must become the major sources of retirement funding. At current interest rates, government bonds will not be the answer. One hundred times earnings was the tipping point for the tech market a decade ago. We believe that the same is now true for government bonds.

    Mr. Siegel is a professor of finance at the University of Pennsylvania’s Wharton School and a senior adviser to WisdomTree Inc.
    Mr. Schwartz is the director of research at WisdomTree Inc

  27. J’ai des voisins qui ont habité sans problème dans une impasse, pendant longtemps. Ils avaient la plus belle villa du coin et n’ont cessé de l’enjoliver.

    Pendant ce temps ld’autres habitants aux alentours voyaient leur maison se décrépir.

    Un jour, à la stupeur générale ces fameux voisins sont sortis de leur impasse et ont acheté la plus grosse boite de la région. Les autres sont partis vivre en hlm ou sous les ponts

    C’était une métaphore bien sûr mais elle correspond bien à ce que crois : l’impasse ça sera pas pour tout le monde et encore moins pour le système

    1. Le petit souci de votre métaphore est que l’humanité entière habite l’impasse.
      Car, au cas où vous n’auriez pas remarqué, seule la Corée du nord n’est pas complètement en système capitaleux. Ce qui lui vaut des ennuis assez importants.

      Comme disent les anglosaxons : « open your mind », pendant qu’ils font tout pour que vous ne réfléchissiez pas. American dream oblige, freedom is good for us, but not for you.

  28. La Californie quasi en faillite…ou presque

    The insolvent state of California which, just like the country of the USA, is operating without a budget (and who needs a budget when the Fed-PD complex will buy the bulk of anything and everything needed to fund ongoing daily operations), has once again ended up on the verge of bankruptcy. As a result, it has just passed a measure which for the second time in as many years (going all the way back to the Great Depression), will allow it to use IOUs in lieu of payment on everything from supplies to contracted services and health-care costs, so it can actually preserve cash to make payments to its generous debtors

    http://www.zerohedge.com/article/iou-part-two-california-issue-ious-second-year-row

    http://www.bloomberg.com/news/2010-08-23/california-measure-would-force-state-agencies-to-take-ious-for-payments.html

    1. Ce sont des bons émis par un Etat, porteurs d’intérêt et remboursables à une échéance donnée. On dit aussi registered warrants.

      Pour plus de détails voir ici.

      La Californie, ainsi que d’autres Etats qui connaissent une crise budgétaire aiguë, utilisent ce moyen de payement par défaut.

    2. est-ce qu’il existe une date effective de paiement de ces i owe you ( je te dois …), est-ce que les banques échange du cash contre les iou’s ?

      Si c’est pas le cas, est-ce que l’on peut considérer cela comme du simple papier sans valeur réelle ?

      Sinon, juste pour le fun, je lis le blog en écoutant BFM et c’est franchement surréaliste…

      Ce matin vers 10h00, le CAC est en légère baisse un trader de global equities intervient en disant que le chiffre de la vente de logement au states pour juillet n’impactera la tendance que s’il dépasse les 20%, ce qui a son avis est improbable…donc pas trop de crainte à avoir…

      16h00, le chiffre tombe, -27% ! là, le big boss de global equities Mossieur (abonné des plateaux télés et radio) Touati nous explique que le marché a tort, qu’il se focalise sur les mauvaises nouvelles et qu’il n’y aura pas de déflation et encore moins W…Nan, tout va bien, le taux de chômage U.S va baisser à l’automne et début 2011 c’est la reprise aux states, solide !

      attention prévient-il , il va y avoir de grosses surprises, c’est le moment d’acheter !

      incompétence ? mauvaise foi ?

      faudrait juste qu’il m’explique…

      avec un tel taux de chômage sachant que la consommation constitue le moteur de la croissance US, et que la machine à faire du crédit est cassée, elle va reposer sur quoi la solide reprise de M
      . Touati ?

    3. @ Jean François

      I O U = I Owe You = je vous dois
      Forme spécifique aux administrations publiques américaines de reconnaissances de dettes (juridiquement sans valeur par rapport à l’équivalent en droit français).

    4. Ghost Dog, bien évidemment, il faut essayer de relancer le business…

      Vos commentaires me font repenser au principe de la dette. Et si quelqu’un de plus calé que moi en expression pouvait rebondir afin de créer un article, je propose le fond.
      Ce principe avait été évoqué par un intervenant ici (sous forme de vol du futur), mais je pensais bêtement que tout le monde avait déjà réalisé.

      L’allongement de la durée de remboursement d’une dette a non pas un mais DEUX effets pervers.
      Premièrement, en allongeant la durée de remboursement, le vol.. l’usu…prêteur vous affiche un taux d’intérêt réduit et baisse la mensualité perçue.
      Ainsi, vous rembourserez non pas le double de la somme empruntée, mais le triple ou le quadruple.

      Hors, quand vous mourez, votre cercueil est rarement rempli d’or ou il faut être complètement abruti. Quoique vu le nombre d’abrutis ambiant, mon jugement est tout relatif. Passons. Mais je pose bien et toujours le fait que l’abrutissement par la propagande est celui dont je parle et réclame, toujours encore et pour longtemps, un esprit CRITIQUE.

      Un vaut.. rapa.. financier normalement constitué sait qu’il ne peut faire supporter une durée trop longue à un individu mortel… manque de bol.
      Hors, il sait que depuis que les invasions ont légèrement diminué dans le monde, un état meure rarement. En fait, il y en a peu et seulement ceux qui intéressent les US.
      Il est donc très intéressant de faire payer un max à un état quitte même à lui allonger au maximum sa période de remboursement, les enfants du peuple seront toujours obligés de payer.

      C’est pas beau, la vie des zinvestisseurs..??? Même pas besoin de retraite, il ne bossent pas. Les autres s’en chargent.

    5. Bon dieu.. à un individu ou à une ENTREPRISE mortels…
      Il semblerait que mon raisonnement minimicroéconique s’applique aussi à la microéconomie tout court…

    6. Merci pour vos réponses. IOU « I owe you », j’aurais pu y penser…

      @ ghost dog
      Le lien donné par François Leclerc est très intéressant. Ces reconnaissances de dette, de fait obligatoires, ont en plus une maturité « flexible ». Si à la date initialement prévue de remboursement, les finances de l’état ne le permettent pas, eh bien ce sera… plus tard. Simple, non ?
      Dans les FAQ, à la question (à peu près) « ma banque est-elle obligée d’accepter mes IOUs ? », le réponse est (à peu près) »si refus, changez de banque ».
      C’est hallucinant.

    7. Touati a montré à de nombreuses reprises qu’il ne comprenait rien à ce qui se passait…c’est l’un des nombreux incompétents qui officient dans des officines financières (ceci dit on en a une au gouvernement qui n’est pas mal non plus, indice elle a dit « la crise est derrière nous » en octobre 2008!), et qui est hélas l’invité des médias car il est consensuel (et en même temps les médias ne se cassent pas la tête ils ont leurs invités habituels, style cohen aussi)

      Ceci étant dit les marchés financiers n’évoluent pas forcément comme l’économie et encore moins en ce moment (avec manipulations) et encore encore moins avec le peu de volumes constatés pendant l’été…Observez aussi que lorsque tout le monde crie à la catastrophe (style mars 2009) c’est là qu’il faut acheter (le fameux bruit du canon). Je ne suis pas pour ma part ni pessimiste sur l’évolution des marchés (le Dow Jones va aller à 10900 désormais) ni pessimiste sur le système…par contre la démocratie et la richesse des citoyens va foutre le camp, c’est navrant mais vu que les citoyens sont couchés C’EST COMME CA !

  29. Et ainsi, les banques peuvent demander des rémunérations plus élevées (taux d’emprunts) aux états qui les renflouent avec l’argent qu’elles leur prêtent.

  30. Réflexion faite, je ne vois aucun paradoxe dans tout çà, seulement des contradictions inhérentes aux systèmes complexes. Après avoir sacrifié la croissance sur l’autel de la dette, n’est-ce pas logique que les investisseurs, enfin rassurés, achètent de la dette et délaissent les actions ? Il me semble que tout découle du choix de la « rigueur » qui entraîne des « ’injections de liquidités » pour compenser les revenus économiques sacrifiés. (Mais bon, peut-être bien que j’ai tout faux.)

    1. J’aurais une version un peu différente, Batracien.
      La « croisance » fut obtenue grâce à une énorme dette privée imprimée sur format A4 dont la valeur tenait à la croyance populaire de l’american dream.
      Les « zinvestisseurs » se rabattent sur la dette publique jugée plus sûre…
      Hors, coté états, TOUT est fait pour qu’aucun ne s’écroule. (voir la Grèce et mon pari de choucroute)
      Le paradoxe sera que les libéraux, voulant tuer l’état, veulent l’étrangler juste suffisament mais qu’il ne meure surtout pas.
      (cette pratique se retrouve dans d’autres domaines que financier, d’après ce dont j’ai entendu parler et procurerait un certain plaisir à la victime… je n’ai toujours pas compris l’astuce, mais bon, globallement, je m’en fous)(les trucs étranges, vaut mieux pas creuser et laisser ça aux psychologues, ça leur rapporte du fric)

      Hors, jusqu’il y a 2 semaines, les zinvestisseurs étaient à peu près à part égale à se disputer la couverture entre la dette d’état et la croissance.
      S’ils ont choisi leur camps, cela signifie une certaine perspective d’avenir POUR EUX, ainsi qu’un nouveau changement de situation révélateur.

      Mais… la décroissance n’a jamais entrainé une absence d’hyperinflation. Voir Allemagne année 30.
      Dans ces cas-là, un gouvernement normalement constitué a 2 choix :
      – soit il reste sous domination capitaliste avec une « reprise sans emploi ». (mais ça dure pas longtemps 🙂 )
      – soit il entre en économie de guerre en lançant des chantiers les plus idiots possibles pour occuper la populace. Et s’il trouve un pays comme bouc émissaire pour lancer une vraie guerre, c’est du velours…

  31. Sans aucun rapport…
    Quelqu’un a-t’il vu Tartar, ces temps-ci..???
    Avait-il évoqué un possible séjour sur l’Himalaya pour skier une dernière fois avant qu’il n’y ait plus de neige..???
    A moins d’un séjour à Las Végas avant qu’ils ne ferment..???

    Ami haché, si tu me lis, fais trembler l’écran 2 fois pour non et 3 fois pour oui.

    Dans… la même veine. Auriez-vous vu passer un parieur de choucroute partisan de l’effondrement de l’Europe…???
    Parce que ma caste de partisan-parieur de non-effondrement est en train de gagner, dirait notre bon buffet-génial-rouleur-des-peuples.

    Je fais appel à vous avant de lancer des affiches wanted sur le blog. Merci de me donner de leurs nouvelles.

  32. Bonjour,

    « on constate que les investisseurs cherchent refuge dans une dette obligataire dont ils dénonçaient hier les dangers »

    Dangers? Je ne comprends pas bien. Le principal danger des obligations est que le taux d’intérêt monte, rendant l’obligation moins chère. Il y a, peut-être aussi, si l’obligation est libellé dans une autre monnaie qui pourrait subir une érosion monétaire. Il y a évidemment le risque de faillite de l’émetteur.
    Bien sûr les agences de notations ont eu quelques « difficultés » pour donner des ratings.
    Les AAA, c’est plutôt du passé.
    Moins d’émissions actuellement. Les fusions de sociétés reprennent, elles vont devoir repomper pour assumer.

  33. « Impliquant de faire en même temps une chose et son contraire, si l’on s’inscrit dans cette logique. »
    Ne dit-on pas souvent que les plus grandes vérités restent voilées dans leurs contraires?
    Exemple : si je serre une boule de neige au creux de ma main pendant quelque secondes, obtiendrais-je un effet de chaleur ou son contraire?

    1. Un équilibre, Idle… Un équilibre.

      Depuis le temps que je tanne le cuir de tout le monde ici en répétant gateusement malgré mon jeune âge que tout extrême se paye un jour, je finis par déprimer et enrager proportionnellement.

  34. Autre exemple : lorsqu’une force est opposée à un autre force et produit un équilibre statique, l’équilibre préexistant est affecté et un nouveau mouvement est généré, mouvement qui est l’équivalent de celui qui se trouve mis en échec.
    La physique s’adapte-t-elle à l’économie?

  35. Martin Weale (BoE) évoque un risque de récession en Grande-Bretagne (Reuters – mardi 24 août 2010 09h27)

    La Grande-Bretagne court le risque de tomber à nouveau dans la récession et les prévisions de croissance de la banque centrale pourraient se révéler trop optimistes, estime un membre de la Banque d’Angleterre dans une interview publiée mardi.

    « Je pense qu’il serait imprudent de dire que ce risque n’existe pas », déclare Martin Weale, membre du comité de politique monétaire de la banque centrale britannique, dans un entretien au Times.

    Selon des cambistes, ses déclarations ont pesé sur la livre sterling GBP= qui affiche un recul de 0,6% en début de matinée face au dollar.

    Martin Weale évoque notamment le risque d’une remontée du chômage, d’une baisse des prix de l’immobilier et d’une nouvelle crise dans le secteur bancaire.

    « Il pourrait y avoir une crise de la dette souveraine ou il pourrait s’agir d’une nouvelle crise de liquidités dans le secteur privé », explique-t-il.

    « La leçon globale de la dernière crise mais aussi des précédentes, c’est qu’il y a des périodes de calme et ensuite de nouvelles bulles qui se reforment », dit-il.

    Martin Weale estime que les prévisions de la BoE, qui table sur 2,8% de croissance en 2011 et 3,2% en 2012, pourraient se révéler trop optimistes.

    Il déclare également que la hausse des prix à la consommation devrait repasser d’ici deux ans sous l’objectif de 2,0% que s’est fixé la banque centrale car certains facteurs saisonniers tels que la hausse des prix de l’énergie pourraient montrer des signes d’accalmie.

    « Il est pour moi plus aisé d’anticiper pourquoi la croissance devrait être légèrement inférieure (aux attentes) plutôt que d’imaginer les raisons pour lesquelles l’inflation pourrait être supérieure aux projections », dit-il.

    La dette britannique : l’histoire indicible par Sean O’Grady, rédacteur en chef « économie » (The Independent, 14 juillet 2010)

    La véritable dimension de l’endettement national britannique a été mise à nu hier par le Bureau de la Statistique Nationale (ONS) : près de 4000 milliards de livres [env. 4800 milliards d’euros], près de 4 fois ce qui avait été précédemment reconnu.

    Cela mesure le fardeau que devront porter les générations futures et c’est la première tentative de l’ONS d’extraire les dettes « hors bilan » qui ont été accumulées par l’Etat. Ces chiffres impliquent un énorme « transfert intergénérationnel » – largement en faveur de la génération actuelle des « baby boomers » aux dépens des jeunes et des générations futures.

    Cette dette consiste pour l’essentiel au coût du secteur public et des pensions d’Etat, ainsi qu’au paiements promis aux contractants privés en vertu des initiatives financières privées [1]. Elle excède de loin tous les chiffres publiés jusqu’à maintenant pour la dette nationale, dont l’estimation la plus large est actuellement de 903 milliards de livres [env. 970 milliards d’euros]. Et il est prévu que celle-ci atteindra 1.300 milliards de livres [env. 1565 milliards d’euros] d’ici 2015.

    Si la génération actuelle de contribuables voulait supprimer les plus grosses factures à venir pour ses enfants et petits-enfants, elle devrait payer dès à présent environ 30% d’impôt en plus.

    Les données de l’ONS apportent des arguments au gouvernement dans sa tentative de réduire des dépenses de l’Etat.

    L’ONS a détaillé les principales dettes du secteur public :

    * Les paiements futurs pour les pensions vieillesse de l’Etat : 1100 milliards à 1400 milliards de livres.
    * Les retraites non financées du secteur public pour les enseignants, le personnel de l’assurance maladie et les fonctionnaires : 770 milliards à 1200 milliards de livres.
    * Les paiements en vertu des contrats d’initiative financière privée : 200 milliards de livres.
    * Les dettes imprévues (par exemple les garanties des dépôts bancaires) : 500 milliards de livres.
    * Le démantèlement des centrales nucléaires : 45 milliards de livres.
    * L’impact des interventions sur le secteur financier : 1000 à 1500 milliards de livres.

    Mettant de côté la possibilité d’une autre crise financière qui laisserait au contribuable les dettes d’une partie importante du système bancaire, ces chiffres suggèrent que la dette totale réaliste du secteur public pourrait atteindre jusqu’à 3800 milliards de livres [plus de 4500 milliards d’euros].

    Selon l’ONS, s’il reste beaucoup de travail à faire pour construire un « bilan » complet du secteur public comprenant l’actif et le passif, il est clair que le chiffre actuel habituellement cité – « la dette nette du secteur public », familièrement appelée « la dette nationale » – est « tendancieuse » et incomplète.

    Dans une recherche publiée en même temps que les données de l’ONS, l’Institut National de la Recherche Economique et Sociale (NIESR) a dit que les contribuables actuels devraient payer environ 30% de plus d’impôt pour soulager les générations futures de ce fardeau « injuste ». Cela prend aussi en compte les besoins additionnels des baby boomers en matière de santé, alors qu’ils atteignent leurs années automnales.

    L’échec à faire des économies maintenant ou à augmenter les impôts – et la population montre peu de signes qu’elle est disposée à rendre la vie plus facile pour ceux qui ne sont pas encore nés – fera porter aux futurs contribuables un fardeau supplémentaire de 200.000 livres [env. 240.000 euros] chacun, qu’il devront payer au cours de leur vie pour les services publics dont la génération actuelle et la génération précédente ont bénéficié. Même avec le plan actuel de réduction du déficit, la facture fiscale sera tout de même d’au moins 150.000 livres [env. 180.000 euros] au cours de la vie d’un Britannique qui naîtra en 2011.

    Martin Wale, le directeur du NIESR a déclaré : « Car des dépenses qui auraient tout simplement continué au même rythme depuis le budget 2008 aurait conduit à faire porter un très lourd fardeau sur les générations futures ou aurait nécessité une très forte augmentation des impôts. »

    Les baby boomers et leurs parents ont également bénéficié du phénomène dont les futures générations ne bénéficieront probablement pas, incluant : une éducation universitaire gratuite, y compris les bourses ; une réduction d’impôt au taux marginal le plus élevé sur les intérêts des emprunts immobiliers ; les bulles immobilières qui ont vu un transfert massif de richesse depuis les jeunes vers les vieux ; des soins à long terme gratuits pour les personnes âgées ; le produit des privatisations des actifs de l’Etat ; ainsi que la démutualisation et la distribution des réserves des anciennes sociétés d’investissement et de crédit immobilier [building societies] et des institutions d’assurance vie.

    La facture potentielle des retraites non financées du secteur public, comme celles du personnel de l’assurance maladie, a fortement augmenté, passant de 450 milliards de livres en 2004 à 770 milliards de livres en 2008. L’ONS dit que le gouvernement serait également responsable des déficits dans d’autres programmes d’Etat qui sont financés soit par les salariés, soit par les employeurs, comme ceux qui couvrent les employés des collectivités territoriales. Ce déficit est actuellement de 27 milliards de livres.

    La facture annuelle des retraites des employés de la santé, de l’enseignement et des services publics était de 60,7 milliards de livres en 2008, environ le double du budget scolaire. Le paiement des retraites s’élevait à 35,4 milliards de livres en 1998. Cette augmentation est liée à l’amélioration des salaires dans le secteur public par rapport au secteur privé et à l’augmentation du nombre d’employés dans le secteur public.

    Cependant, selon l’ONS, le secteur public est toujours solvable, avec un montant de 317 milliards de livres en 2008, ce qui représente la différence entre ses dettes et ses actifs, allant de ses réserves de change aux nouveaux hôpitaux flambant neufs.

    Joe Grice, chef économiste à l’ONS, a dit que la valeur nette du secteur public a chuté en 2008 pour la première fois depuis 1999 et que le chiffre pour 2009 serait probablement encore plus faible, étant donné l’ampleur des emprunts publics. Il a ajouté que « l’ensemble de la comptabilité du gouvernement », un bilan du secteur public qui n’a jamais été essayé auparavant, serait publié cette année, analogue au bilan d’une entreprise. Ces chiffres seraient préparés selon les critères comptables internationaux.

    [1] L’initiative financière privée (IFP) est une façon de créer des « partenariats publics-privés » en finançant des projets d’infrastructures publiques avec du capital privé. Développée initialement par les gouvernements australien et britannique, l’IFP et ses variantes sont désormais adoptées dans de nombreux pays comme partie du programme néolibéral de privatisation et de financiarisation, mené par les grandes entreprises privées, les gouvernements nationaux et les organismes internationaux comme l’OMC, le FMI et la Banque Mondiale.

    1. si on prend ces chiffres de l’ONS (2nd article) … 500 + 200 + (1000 a 1500) = 1700 a 2200 milliards de dettes dues uniquement au renflouage du systeme bancaire/financier.
      Les contribuables anglais ont paye le prix cher, et aimeraient que les islandais fassent de meme.

  36. Je trouve que des chiffres pareils sont difficiles à appréhender.
    On accepte de plus en plus vite le terme virtuel qui est de plus en plus employé à tort et à travers.
    À partir d’un certain niveau de pertes, on ne compte plus, dirait-on !
    Les gens s’habituent à tout jusqu’au moment où ces chiffres vont se traduire en impôts et en taxes.

  37. Prenez la dette que l’état annonce fin 09 de 1485 Md qui sera de 2046 Md fin 2012 , remboursez là par un crédit amortissable sur 20 ans à 4% , le dû sera de 4484 Md , en 20 ans un travailleur fait 3600 heures , le salaire moyen étant de 2200 € soit 15,71 € heure, divisez 4484 Md par 3600 heure , vous obtenez 8,28 € , donc une heure pour rembourser la dette et une heure pour acheter du pain sec , voila ce qui vous attend si vous ne mettez pas l’état en liquidation de biens.

    1. François Fillon?

      Je ne voudrais pas vous effrayer, mais on peut aussi :
      – répudier la dette partiellement ou en totalité ;
      – décider de ne rembourser que le capital et pas les intérêts ;
      – échelonner sur 50 ans plutôt que 20 ;
      – bénéficier d’une croissance soutenue par le biais d’investissements publics ;
      – faire du « quantitative easing » ou assouplissement quantitatif pour résorber ;
      – pour finir, changer de système.

      Mais mon petit doigt me dit que vous n’êtes pas vraiment là pour trouver une alternative à votre sombre prédiction, et que l’idée d’un taux confiscatoire de taxation à 100% confinant l’Etat à sa propre « mise en liquidation » (qui est une procédure qui n’existe pas) vous sied parfaitement.

    2. @ Julien Alexandre……on peut aussi,

      souvent je laisse la porte entrouverte par un: il me semble que, mais sur ce coup là je deviens dogmatique:

      RE….PU….DIONS en totalité, un autre point l’age légal de la retraite à 60 ans et tient jamais deux sans trois en prime dans ma bonté absolue l’allocation universelle ou son équivalent.

      Et bon défilé à tous le 7 septembre, le peuple souverain décidera en dernier ressort.

    3. Ha mais pardonnez moi mon bon Bertrand! Honteuséconfus que je suis! C’est pas du premier degré que vous vous exprimez! C’est de la cave, que dis-je de la cave!, du deuxième sous-sol que vous vous égosillez! Brave petit comptable des obscures profondeurs de la dette.
      Un conseil, pensez à prendre l’air et faire un peu d’exercice entre les divisions, soustractions, multiplications, addictions, afflictions, manipulations, approximations….

  38. Et l’inoxydable Ollie Rehn, toujours pointu sur le ‘toboggan’, une spécialité de son pays:

    « Un ralentissement de la croissance en Chine, en Inde ou les autres économies asiatiques aurait un ‘impact négatif sérieux’ sur la croissance européenne »

  39. @ Julien Alexandre,

    Les préconisations ressemblent trait pour trait au contenu du dernier livre d’Attali, « tous ruinés dans dix ans? », n’est-il pas?

    Présentation trouvée sur le net de son ouvrage de 2003 « l’homme nomade »:

    « Dans cette vaste fresque historique et prospective, Jacques Attali retrace l’histoire de l’humanité comme jamais on ne l’a fait jusqu’à présent. Pour lui, l’homme est nomade depuis ses origines, et il est en train de redevenir, par la mondialisation, un nomade d’un genre nouveau. Loin d’avoir été des barbares venus détruire des civilisations existantes, les hommes du voyage furent les véritables forces d’innovation et de création à la source de tous les empires, de la Chine à Rome, de l’Égypte à l’empire américain d’aujourd’hui. Quand elles se ferment aux nomades, aux itinérants, aux étrangers, aux mouvements de toutes sortes, les sociétés déclinent et périclitent. Aujourd’hui s’ouvrent avec les nouvelles technologies du voyage, réel et/ou virtuel, des perspectives radicalement neuves pour l’humanité; l’hégémonie du dernier empire sédentaire, les États-Unis, s’achève et commence une formidable lutte entre les trois forces nomades qui aspirent à le remplacer : le marché, la démocratie, la foi ; cet affrontement bouleverse les enjeux éthiques, culturels, militaires et politiques de notre temps ».

    Extrait dudit livre trouvé sur le net, non-lu:

    « Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement.’

    ‘On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché.’

    ‘Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir.’

    ‘L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société.’

    l’humour est parfois incompréhensible, la foi également, l’un peut suppléer au manque de l’autre et réciproquement, question d’esprit sans doute…interpellant tout de même!

    Bonne nuit!

  40. Tempête en vue demain sur les ‘marchés’

    S&P abaisse la note de l’Irlande d’un cran

    mardi 24 août 2010, 23:32
    L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s a abaissé mardi d’un cran la note de dette de l’Irlande, à « AA – « contre « AA » auparavant, invoquant la hausse du coût du soutien au système financier pour l’État.

  41. Petites vagues sur l’écume des bourses :
    http://www.liberation.fr/economie/0101653772-le-cac-40-decroche-deprime-par-l-immobilier-americain
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/08/24/la-bourse-de-paris-decroche_1402334_3234.html#mf_sid=219333501
    On en avait parlé sur ce blog, je ne sais plus où, récemment, lorsque le gouvernement américain avait annoncé la fin des avantages fiscaux.
    On n’avait guère relevé, à l’époque (1 ou 2 mois je crois), dans les médias.
    Mais aujourd’hui, on s’en inquiète : c’est que les bourses chutent, comprenez …

    Et il me semble que l’on devrait encore plus s’en inquiéter, pour deux raisons, données cette fois dans Le Monde :
    1/ « Après la publication jeudi d’un chiffre hebdomadaire des nouvelles inscriptions au chômage au plus haut depuis neuf mois, la NAR estime « imaginable que le taux de chômage puisse atteindre 10 % dans quelques mois », contre 9,5 % aujourd’hui. »
    Si même le chômage officiel commence à augmenter dès le mois d’août, où va-t-on, je vous le demande ?
    2/ « Ce coup de pouce disparu, le marché est retourné à des profondeurs qu’il n’avait plus connues depuis 1995. Le mois d’août a l’air encore plus mal parti. »
    Depuis … 1995.
    Alors même que les taux sont au taquet :
    « According to Freddie Mac, the national average commitment rate for a 30-year, conventional, fixed-rate mortgage fell to a record low 4.56 percent in July from 4.74 percent in June; the rate was 5.22 percent in July 2009. Last week, Freddie Mac reported the 30-year fixed was down to 4.42 percent. »
    http://www.realtor.org/press_room/news_releases/2010/08/ehs_fall

    Or, si, comme l’annonce la NAR, les mois suivants suivront cette tendance, il y a GROS à craindre, malgré la toujours présente sempiternelle péroraison sur les ‘taux très bas’ et les ‘meilleures condition pour acheter maintenant’.

    En premier lieu, justement, pour Freddie Mac, déjà tenu à bout de bras par l’Etat Fédéral, qui pourrait alors voir le marché hypothécaire privé s’effondrer et lui avec.
    Car en l’absence d’acheteurs, ce sont les particuliers qui risquent soit une forte érosion de leur ‘patrimoine’ (dont l’immobilier est une bonne partie) pour ceux qui peuvent vendre à moindre prix et ‘encaisser’ les pertes, soit une mise en faillite personnelle (qui a tendance à augmenter en parallèle de la baisse des ventes immobilières).
    Or, si le taux de mise en faillite augmente, ce sont autant d’actifs ‘pourris’ (invendables) que Freddie Mac se récupère.
    Et en dernier lieu, l’Etat Fédéral.
    Qui n’aura alors pas d’autres portes de sortie que de faire tourner la planche à billet de la Fed, entrainant ainsi la dévalorisation du dollar.
    Ce qui aura pour effets collatéraux :
    1/ d’augmenter le ‘prix’ à payer pour des obligations US = augmentation de la dette publique
    2/ d’augmenter l’euro comparativement = mise en tension extrême des pays qui ont (tout) misé en UE sur l’exportation, notamment l’Allemagne. Les tensions sur les marchés d’investissement se réveilleront alors et on reparlerait sans doute de spreads de taux, de faillibilité bancaire, etc.

    Je ne suis pas certain que M. Jorion ne soit pas dans le ‘bon timing’, même un peu en avance si les prochains chiffres US tombent mi-septembre et si d’autres facteurs internes à l’UE se font jour …

    Car c’est à l’automne que les raisins de la colère se vendangent.

    1. Vous allez voir qu’on va pas tarder à reparler de Krugman à la FED!
      Lui que d’aucuns vouaient aux gémonies, au pilori et au bûcher monétariste il y à seulement trois mois…
      Il pourrait nous inventer des taux directeurs négatifs et des taux pour l’immobilier à vingt ans de 0,5 %!
      Scénario japonais à l’américaine puissance Krugman!
      Et pour le sens du tragique et marquer la rupture, on déterre le Milton et on l’expose sur les marches du Capitole. En guise de gémonies révisitées. 🙂

  42. Tout est possible dans la gestion de la dette , toutes les formules , je voulais simplement faire voir que si nous ne décidons pas maintenant….et maintenant c’est maintenant.pas on verra bien…… la répartition eh bien nous restons en esclavage , une heure pour le pain sec et une heure pour ceux qui prêtent à cet état.

    1. Tout faux. Tant qu’il y a des cons sur le marché pour nous prêter du pognon à 3%, on continue à emprunter à bloc en nous contentant de rembourser les intérêts avec de nouveaux emprunts. Et c’est après, et seulement après, qu’on se fout en faillite.
      Il me semble que c’est le b a ba de l’entrepreneur responsable.
      Plus on aura piqué de fric aux rentiers, plus l’euthanasie sera efficace et rapide.
      Continuez vos invocations, ça les rassure ces buses!
      Moi je ferais mieux de me taire.

    2. c’est en effet un mode d’action que celui de vigneron et que l’on voit le plus souvent dans les sociétés , si les bénéfices sont taxés pas les dettes , sauf qu’il se tue lui aussi car la responsabilité existe , moi je préfère la saine gestion et non la destruction des ressources.

    3. Mais mon pauvre bertrand, avec vos principes de Sainte saine gestion, c’est plus bertrand qu’on va vous appeler, mais Blandine et c’est dans la fosse aux lions que vous finirez, le regard tourné vers Saint Raymond (Barre!).
      Sans compter que si vous considérez que les bénéfices sont trop taxés et les dettes pas assez (??!! hormis le cas limite des LBO),comment expliquez vous cette masse de capitaux accumulée et cherchant désespérément des placements sûrs et rentables, face à des acteurs, investisseurs, ménages ou Etats,en nécessité vitale d’emprunter et pourtant incapables d’assumer les coûts de la taxation effective constituée par des taux réels toujours usuraires compte tenu de la politique monétaire et des taux d’inflation depuis vingt ans?
      Si vous détaxez encore plus les bénéfices, et que vous « taxez » en sus les dettes en supprimant la déduction fiscale sur les intérêts, vous ne faites que gonfler la masse des capitaux captifs pour la finance et diminuer encore la capacité d’emprunt des des acteurs en manque de ressource monétaire.
      La monnaie est une ressource vitale. En tant que telle, elle devrait être répartie entre tous les acteurs équitablement et suivant un équilibre permettant une allocation efficiente selon les besoins de chacun comme des fins de l’ensemble , sans recours à des crédits usuraires uniquement légitimés par un régime idéologique capitaliste, qu’il soit traditionnel de production ou purement financier comme aujourd’hui, menant inéluctablement à l’accaparement puis à la ruine.
      Si vous n’agréez pas cette proposition, inutile de répondre.

  43. ah! je ne crois pas être en accord avec vous……monnaie ressource vitale=non,non.
    L’argent ne sert à rien , ne produit rien , est volatil plus que l’essence , lorsqu’il est obtenu ne peut qu’être perdu , j’ai toujours créé des activités sans argent , uniquement du travail et du commerce , il n’y à aucun besoin d’argent pour produire en théorie.
    Masse de capitaux ? ou la voyez vous dans les banques françaises qui doivent 40 fois leurs fonds propres , dans les entreprises qui sont payées à 90 jours , dans le M1 de la BCE qui est à 4400 Md alors qu’il était à 1400 Md de frs en 99?
    Necessité vitale d’emprunter ? on ne peut emprunter que sur un projet rentable.
    Pour libérer le travail dans les entreprises il faut interdire les délais de paiement qui obligent à avoir recours au banquier lequel va gagner le double du bénéfice de l’entrepreneur.
    Pour ma part je taxerais les dettes faites au même niveau que les bénéfices , vous ne verriez plus de dettes qui coutent tellement dans les faillites.
    Et j’installerais un juge de la déspéculation en cascade.
    Allez bisous.

    1. L’argent ne sert à rien , ne produit rien , est volatil plus que l’essence , lorsqu’il est obtenu ne peut qu’être perdu , j’ai toujours créé des activités sans argent , uniquement du travail et du commerce , il n’y à aucun besoin d’argent pour produire en théorie.

      « L’argent ne sert à rien » : si, à échanger d’abord.

      « ne produit rien » : si, de l’échange facilité et universalisé par sa liquidité, théoriquement absolue.

      « Est plus volatil que l’essence » : vous permet de thésauriser, si vous êtes assez bête, et d’acquérir par exemple de l’or, un chouïa moins volatile, ou de l’essence pour votre tondeuse à gazon.

      « lorsqu’il est obtenu ne peut qu’être perdu » : ou échangé, investi, multiplié, offert, transmis…

      « j’ai toujours créé des activités sans argent » : sans argent peut-être, même si j’en doute, mais bien pour! Et pour les activités réellement productrices de biens, agriculture et industrie par ex, bon courage…

      « uniquement du travail et du commerce » : c’est à dire dans nos sociétés une production de valeur monnayable, dans votre cas, un service, par l’échange contre monnaie, argent, pépettes, pognon, flouze, blé, caillasse, contrepartie sonnante et trébuchante ou bien simplement visible sur votre compte à vue ou la masse monétaire M1 de la BCE…

      « il n’y à aucun besoin d’argent pour produire en théorie ». : ouais mais ça fait un petit moment (2700 ans en gros…), qu’en pratique, on fait avec. Doit y avoir une raison autre que la pensée magique ou les méchants banquiers.

      « Nécessite vitale d’emprunter ? on ne peut emprunter que sur un projet rentable. » : Pour beaucoup, c’est juste pour arriver à vivre, voire survivre. Simplement parce qu’il leur manque quelque chose de … vital. Quant à moi, j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup emprunté, toujours remboursé, et rarement rentabilisé. C’était effectivement rentable pour ma banque…

      « Masse de capitaux ? ou la voyez vous dans les banques françaises qui doivent 40 fois leurs fonds propres? » : D’abord le ratio est plutôt autour de 3% contre 4 avant 2007 et 6 dans les années 90, donc c’est autour de 33 fois. Mais surtout les banques ne sont surement pas destinées à détenir des capitaux (en propre) mais bien au contraire à les faire circuler. Et qu’elles les doivent prouve bien qu’ils existent, au moins virtuellement, et en tout cas ont existé.

      « dans les entreprises qui sont payées à 90 jours » : vous confondez stock et flux, capitaux et trésorerie, compte d’exploitation et bilan. Sans rapport aucun en l’espèce.

      « dans le M1 de la BCE qui est à 4400 Md alors qu’il était à 1400 Md de frs en 99? » : La masse M1 de la zone euro était de 1800 Mds d’euros au 1er janvier 1999 et de 4700 au 30 juin 2010. La masse M1 ne représente que la monnaie fiduciaire et les dépôts à vue (comptes courants), rien à voir avec la masse de capitaux accumulés dans nos économies. Si tout le monde voulait monétiser ses biens, il en manquerait sacrément de la monnaie… Et même avec la masse M3, 9300 Mds soit 28 500 euros par habitant de la zone euro, on est très loin du compte (entre le quart et le tiers du patrimoine d’un habitant français…). Si vous ajoutez le patrimoine des entreprises et des États, je vous dis pas!

      Bon désolé, mais j’arrête là l’étude de texte. Tissu d’incohérences. Mieux à faire, et surtout à lire…

    2. Dans les temps bénis (pour ceux qui aiment tout ce qui est béni et les dieux qui vont avec) où le capitalisme semblait encore avoir un bel avenir, l’argent, quand il était investi dans la production rapportait plus d’argent : c’est le secret de la plus value (A.M.A+)
      Quand l’argent était investi dans la distribution (terme moderne qui désigne le doux commerce) il rapportait aussi ; il suffisait d’acheter beaucoup de marchandises pauvres et de les revendre avec une marge bénéficiaire « confortable » (A.M.A+) et pour augmenter les bénéfices il fallait aussi éliminer la concurrence des petits commerçants et piéger les conssomateurs en les conduisant dans des parkings adhoc.

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