L’actualité de la crise: des paradoxes qui prennent tout leur sens, par François Leclerc

Billet invité.

DES PARADOXES QUI PRENNENT TOUT LEUR SENS

Une nouvelle tenant d’un fort paradoxe attire aujourd’hui particulièrement l’attention, dont l’agence de notation Moody’s est à l’origine.

Elle s’était tout dernièrement fait remarquer en annonçant que les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se « rapprochaient du moment » où elles allaient perdre leur note AAA, en raison de leurs difficultés budgétaires. Osant remettre en cause ce qui était jusqu’alors un tabou, que la baisse de la notation des dettes espagnole, portugaise, grecque et irlandaise – toutes déjà intervenues – n’avait pas encore brisé. L’amenant à être accusée de jeter de l’huile sur le feu.

Dans son étude semestrielle sur l’Europe, elle vient de préciser ce qu’elle entendait dire en tenant de tels propos hétérodoxes. « Compte tenu de la nécessité de s’en tenir à des mesures d’économies strictes pour plusieurs années, Moody’s estime que les craintes sur la croissance économique constituent un risque pour la notation des Etats. Ceci est particulièrement vrai en Europe, où la croissance devrait être moins élevée que dans le reste du monde”

En conclusion de son document, l’agence annonce qu’elle va attentivement surveiller « les voies choisies par les gouvernements et leur potentiel à générer de la croissance”. Une analyse qui peut plonger les analystes dans une certaine perplexité. Car les mesures de rigueur qui sont prises en Europe ont eu pour justification de répondre à l’attente des marchés, afin précisément d’éviter que ceux-ci enchérissent le coût de la dette obligataire. Or ce sont ces mêmes mesures qui sont dorénavant estimées pouvoir y aboutir, conséquence inévitable d’une dégradation de la notation de la dette souveraine si elle devait intervenir. Impliquant de faire en même temps une chose et son contraire, si l’on s’inscrit dans cette logique.

Dans la situation actuelle, les paradoxes s’additionnent, exprimant mieux que tout discours, l’indécision et l’expectative généralisée qui prédomine.

Le reflux massif des capitaux du marché des actions vers le marché obligataire en est un autre. La dette publique, présentée il y a encore peu comme représentant un risque financier majeur – qu’il fallait réduire séance tenante – est devenue en l’espace d’un matin un refuge recherché. Aboutissant à une baisse spectaculaire des taux pour les pays considérés comme les moins risqués, ceux-là même que Moody’s annonce être sur la corde raide. Allant même, dans le cas du Royaume Uni, à accepter des taux obligataires en dessous de l’inflation, ce qui représente un rendement net négatif.

Il n’y a pas grand mystère à ce nouveau paradoxe : la recherche du moindre risque fait préférer aux investisseurs la détention d’obligations, dans le contexte alarmiste actuel du possible retour de la récession aux Etats-Unis et de la poursuite d’une faible et très fragile croissance en Europe et au Japon (le cas marginal de l’Allemagne mis à part). Il est en effet craint une nouvelle chute des marchés boursiers, au vu des perspectives économiques récessives qui se présentent.

Le temps n’est plus où fusaient les injonctions aux banques centrales de stopper leurs programmes d’injections de liquidités dans les systèmes bancaires, ainsi que leurs mesures d’acquisition de valeurs. Le tout au nom d’une inflation dont le retour incessant et menaçant était pronostiqué s’il n’y était pas procédé. A nouveau sans crier gare, le danger a changé de nature : au revoir l’inflation, bonjour la déflation ! Amenant les banques centrales à se préparer à changer leur fusil d’épaule et relancer ces programmes après avoir commencé à les stopper.

A ce sujet, ce ne sont sans doute pas les débats et les divergences exhibés au grand jour au sein de la Fed qui illustrent le mieux l’impressionnant état de confusion qui semble régner dans les plus hautes sphères de la finance. La récente déclaration d’Alex Weber, prétendant allemand à la succession de Jean-Claude Trichet à la présidence de la BCE, a davantage de quoi surprendre.

Porte-parole jusque là d’une orthodoxie monétaire l’amenant à fermement préconiser – au nom du danger de l’inflation – le retour de la BCE à de plus saines pratiques, devant se désengager progressivement, pour les stopper, de ses programmes lancés en toute hâte au début de la crise, il vient d’affirmer tout le contraire. En proposant la poursuite au-delà de la fin de l’année des programmes de prêts illimités à bas taux de capitaux aux établissement financiers, anticipant la décision du prochain conseil des gouverneurs, qui aura lieu le 2 septembre prochain, brûlant la politesse à Jean-Claude Trichet.

Les uns pensent qu’il est en campagne électorale et cherche à gommer l’image d’un trop grand alignement sur les positions du gouvernement allemand, les autres estiment que sa volte-face reflète l’état du système bancaire allemand, qui ne pourrait se passer de ce filet de protection.

La Fed, pour y revenir, n’est pas en reste. Soumise aux Etats-Unis à des critiques contradictoires qui se répercutent dans ses virulents débats internes et se traduisent par la poursuite de ses tergiversations. Que faut-il combattre, l’inflation toujours présentée par certains comme étant la principale menace, ou bien la déflation dont d’autres disent qu’elle pourrait être aux portes et bien plus dangereuse, car plus difficile à combattre ? D’autres encore faisant remarquer que la situation de l’emploi continue de se dégrader, bien que celle-ci soit dans les missions de la Fed, qui faillit donc en ne s’y opposant pas.

Rapportant une rencontre organisée par le Trésor entre Tim Geithner et les principaux blogueurs financiers, l’un de ceux-ci rapportait ensuite que s’il y avait été constaté que la Fed était en mesure de faire des choses spectaculaires, il y était également apparu que la théorie en la matière était incertaine et demandait à être vérifiée….

Si l’on tente de résumer au mieux la situation, à la lumière de ce petit tour d’horizon, on constate que les investisseurs cherchent refuge dans une dette obligataire dont ils dénonçaient hier les dangers, que les banques centrales sont coincées entre deux stratégies antagoniques et que les Etats sont dans l’obligation contradictoire de restreindre leurs déficits et de favoriser la croissance.

Que représente la multiplication de tous ces paradoxes, si ce n’est la poursuite d’une crise qu’aucun des principaux acteurs qu’elle y entraîne se confirme être en mesure de la maîtriser ?

Pour une fois, les banques ne défrayent pas la chronique, toutes occupées à leurs affaires, et notamment à obtenir l’assouplissement des contraintes réglementaires. Elles en peignent en noir l’impact, en défense de ce qu’elles présentent comme pouvant être leur contribution future à la relance de l’économie, une affirmation dont la crédibilité ne convainc que les irréductibles dévots.

Partager :

165 réflexions sur « L’actualité de la crise: des paradoxes qui prennent tout leur sens, par François Leclerc »

    1. Non pas une impasse, simplement une vaste campagne de désinformation organisée afin qu’au final, rien ne change, un maximum de cash pour les banquiers pendant que la plèbe dérouille.

    2. Une impasse, vers un trou noir pour l’Humanité.

      Ne pas oublier de le préciser ! Cela pour montrer à ceux qui nous tondent, dans tous les cas de figures, avec leurs raisonnement béats d’irréalisme, que nous sommes peut-être des moutons mais des moutons conscient et réalistes.

      Les irréalistes savent-ils seulement qu’ils font partie de l’Humanité ?

    3. @Otto dit dacte

      Mais bien sûr que si que CETTE voie est une impasse!
      Que les derniers chacals engraissés et passablement myopes, les conspirationistes de tout poil ou les authentiques dévots mous du bulbe, les normopathes congénîtaux, jusque sur ce blog, se liguent objectivement pour tenter de masquer les issues de secours ou poser des sens interdits sur tout chemin de traverse, sous prétexte que tout autre voie imaginable aurait été maintes fois parcourue en pure perte ne change rien au constat de cul de sac économique (après tous les autres…) où le capitalisme a mené nos sociétés.
      Et ce constat que Paul avait anticipé il y a six ans, que Marx avait décodè il y a cent cinquante ans, il était bel et bien inscrit dans le code génétique du capitalisme. Toutes ses mutations monstrueuses, ses variantes “ethiques” fordiennes, keynésiennes, socio-démocrates, vertes ou marron plus ou moins prononcés, ou le génie génétique le plus prométhéen n’en pourront mais.
      Dernière ligne droite. Qui coupera la finish line en premier? Direction le vide, avec le monde, en cordée panurgique, aux fesses.

      On vit une époque formidable (formidare : avoir peur). 🙂

    4. En effet, Otto.
      La finance réclame simplement que l’on alimente ses pompes par une plus grande socialisation des pertes. Rien de plus.
      Le grand écart est maintenant entre les mains des politiques, divisés entre leur dépendance à la finance, et leurs peuples qui risquent de ne pas apprécier une inflation qui les tuera.

      Le joyeux bal continue.

    5. There is a clear temptation for the West to extricate itself from the errors of the Greenspan asset bubble, the Brown credit bubble, and the EMU sovereign bubble by stealth default through inflation. But that is a danger for later years.
      First we have the deflation shock of lives.
      Then — and only then — will central banks go to far and risk losing control over their printing experiment as velocity takes off.
      One problem at a time please.

      2010/07/25 The Death of Paper Money By Ambrose Evans-Pritchard
      http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/7909432/The-Death-of-Paper-Money.html

    6. Bien sûr une impasse.

      Bien des économistes doivent être aujourd’hui convaincu que le défaut de certains pays est inévitable. Même les plus grands en sont menacés. N’osant affronter cette perspective il se rallient tous à la fuite en avant : injectons des liquidités pour que l’économie continue à tourner “quelque temps” (jusqu’à ma retraite pensent les plus âgés) et espérons un miracle.

    1. Un noeud coulant, physiquement, c’est encore dénouable…

      Vouliez vous dire “une chute libre”? (avec le sol qui se rapproche inéluctablement)

  1. “Que représente la multiplication de tous ces paradoxes, si ce n’est la poursuite d’une crise qu’aucun des principaux acteurs qu’elle y entraîne se confirme être en mesure de la maîtriser ?”

    Hâtive conclusion si l’on compare le monde aujourd’hui à celui du début des années 30…

    1. euh… Je reste sur ma faim là. Alors que donne t’elle cette comparaison ?
      Je serais enchanté de vous lire sur qui maitrise et comment en ce moment.

    1. Impasse :face a celle ci-Resister?Déserter?Attendre ? Combattre? Questionnaire a choix multiples. Rassurons nous,il faudra de toute façon trancher dans le vif.
      Je songe cette nuit a tous ces théâtres d ombres ,aux rêves de justice, a Cioran un cynique parmi les roms,au songe d Athalie, aux dedales du Temps;mots choisis,hypotypose,litote; des figures de style et des systèmes a percolation,machines, bêtes a bon Dieu, tic et tac.,titanic qui peuplent l imaginaire de l Homme qui oublie.
      Quel rapport avec la crise économique me direz vous?
      Cap-e-tal peut etre ?Système en phase paradoxale. Avez vous des réveils difficiles ?Quelle définition pour l espace critique? Forces contradictoires, l excès de sens surabonde. Vague impression de surnager au milieu d un inventaire clinique d un malade qui se voudrait imaginaire .
      Une recherche du temps perdu, l’interdiction des ventes a nu permettraient elles une solution au problème mondial de l incertitude ?
      Impuissance a définir un espace temps de l Etre Ensemble. …Cataplexie. Résurgence du syndrome Bartleby:” I Would Prefer Not toi”.
      Au nom du Père disait Lacan !Impair et manque.
      Institution. Malédiction. Révolution. Stagnation. Enonciation. ..Des lignes de fuite et des lignes de crédit.
      Les chiens aboient, la dette passe…En résumé, le feu couve. Enfin! J imagine que la docilite du troupeau puisse rester légendaire !
      La crise devient ininterrompue, c est une tyrannie sans tyran. Acritique?Subjectivation…..massification. Forclusion.
      “Pas de manque dans l abscence,l absence est présence en soi. ” F.Guattari .

    2. Confusion will be my epitaph.
      And I feel, tomorow,
      I’ll be crying.

      Twenty first century schizoïd man?
      King crimson.

  2. ” La croissance, c’est comme le travail, il en faut, c’est même obligatoire, mais en même temps c’est impossible, il faut rembourser les dettes qui ont permis la croissance, et puis pour faire de la croissance, il faudrait faire de nouvelles dettes, ce qui n’est pas raisonnable, à moins de prévoir un remboursement sur un millénaire avec un différé d’un siècle.
    Le travail, c’est comme la croissance, il en faut, c’est même obligatoire, mais en même temps c’est impossible, il faut augmenter les profits des patrons, des actionnaires, de tous ceux qui les servent, et pour donner du travail aujourd’hui il faudrait renoncer au profit, ce qui n’est pas raisonnable, à moins de demander à ce que le travail ne soit plus payé et mieux que ce soit le travailleur qui paye, en empruntant sur 1000 ans, mais sans différé.”

    Ainsi se termine le rapport du détective Marlowe à son client, client dont il n’est pas possible de connaître le nom.
    C’est une règle pour un “privé” sérieux de ne pas communiquer le nom de son client.

  3. En course automobile, le pilote amorce son virage par un dérapage contrôlé obtenu en actionnant en même temps l’accélérateur et le frein. Ca fonctionne très bien car, contrairement à la course économique, il est seul au volant.

    1. Ce sont justement ces dissonances d’intérêt divergents qui nous permettent de voir la vérité, Maître…
      Tant que les saigneurs se dévorent entre eux… ça nous fait des vacances, notez.
      Et un joyeux boxon.

  4. C’est plus un blog d’économie, c’est un blog d’écoANOMIE… écoANÉMIQUE et écoATONIQUE.
    Coâ Coà Coâ… font les corbacs qui crapautent sur nos têtes…

    1. Et après le triple zéro à Moody’s, un internement définitif en psychiatrie de tous ceux qui y travaillent. Car la lanterne n’est pas encore, heureusement pour eux, revenue à la mode.

  5. Une belle excuse pour sarkozy pour adoucir son plan de ‘rigueur’ …c’est moody’s qui le dit ..la rigeur c’est démodé …d’un ringard ….

    1. Il y a peut-etre débat à l’interieur des “marchés”. Il est possible que la lobotomie néolibérale commence à disparaitre, à l’interieur meme du capitalisme.
      L’idée que l’investissement dans l’économie réelle, meme si les dettes ne sont pas résolues, peut etre considérée comme un meilleur scénario de survie par les marchés.
      Un concept aussi: Les Etats ne sont pas si fiables que ça, beaucoup moins que l’industrie privée.
      Ils ont le pouvoir définitif de ne rien rembourser et de nationaliser si leur faillite financière est définitive.
      Les marchés savent que nous avons encore ce pouvoir, meme si les Sarkosy-DSK rétrogrades nous disent l’inverse…C’est à dire que l’on sort encore des idées préfabriquées du néolibéralisme.
      En derniére analyse:
      Les marchés ne croient plus avoir une domination mondiale de la situation, ne croient plus à un économie mondialisée…On peut analyser que commence le chacun pour soi et la débacle généralisée de la globalisation économique, mais pas de l’économie mondiale réelle, nuance!

    2. M’est avis qu’on a encore rien vu en matière de plans de rigueur. M’est avis également qu’à cet égard, la Grèce peut être considérée comme une sorte de test grandeur nature.

    3. @Marlowe

      Oui, vous avez raison. Je l’avais personnellement mal perçu.
      Le gouvernement espagnol vient d’ailleurs de durcir les conditions d’octroi des allocations chômages; le délai durant lequel un chômeur qui touche des allocations est passé de 90 à 30 jours. Une réforme du marché du travail est également en cours, avec notamment une diminution des indemnités de licenciement.

    4. En Espagne c’est un gouvernement socialiste (social-démocrate) , présidé par Zapatero (le tony blair espagnol, dixit sarkosy), qui s’est couché devant le F.M.I. et les agences de notation, malgrès 4.6 millions de chomeurs.
      Le résultat est dramatique :
      – retraite à 67 ans
      – baisses généralisées des salaires de 5 à 15 % dans la fonction publique, très souvents imitées dans le secteur privé avec des taux allant jusqu’à 30 %.
      – gel des investissements publiques
      – Licenciements plus faciles, plus rapides et beaucoup moins chers (réforme du code du travail en cours).

      La droite franquiste exulte, même franco n’avait pas osé……. Pablo Iglesias doit probablement se retourner dans sa tombe.

  6. Oui, il s’agit clairement d’une impasse, où plutôt d’une voie dont on aurait bouché soigneusement toutes les perpendiculaires par idéologie. Sauf qu’il y a un mur en face…Eviter le mur dépendra de l’évolution des rapports de force, en espérant que cette évolution n’ait pas besoin du choc pour intervenir. Suspens…

    1. Jamais le fait d’éviter un mur n’a permis d’éviter les ardeurs. En tout cas, pas pour la grande majorité de la population humaine.
      Je reprends l’exemple du pilote qui freine et accélère, trouvez donc un pilote qui ne s’est jamais mis au talus.
      On ne peut connaitre ses limites qu’en parfois les dépassant, à moins de jouir d’une faculté intellectuelle capable de prendre en compte tous les éléments qui gravitent autours de ces actions, de telle sorte qu’on puisse tout anticiper.
      Le fait de pouvoir prédire tout actes avec exactitude relève du savoir absolu.

      C’est de même pour le fonctionnement Humain, on ne sait presque rien sur rien, mais on se l’invente pour se rassurer.
      D’un autre coté, sans rien inventer, nous serions encore à l’état de bactérie. (je pousse le bouchon un peu loin)

      Peut-être que tout ceci est normal, que jamais sur terre la technologie n’avait apporté “une certaine culture” et un moyen de communication suffisant. Peut-être que les peuples prennent progressivement le pouvoir dans un objectif commun d’évolution et de conquête, en souvenir du temps ou ceux-là même étaient en compétition pour survivre dans un idéal matérialiste.

  7. Bonsoir à tous ,
    Déjà expliqué sur un blog !! en toute logique les enfants des années 1960 , fils et filles de familles aisée ( fils , et fifilles à papas et que par bonheur ont suivie des études dites supérieurs , sont aujourd’hui aux manettes des différents pouvoirs économiques et autres , et la cata est qu’ils sont totalement déconnectés du réelle ; et en plus ils jouent les amis de la finance industrielle internationale , alors qu’ils n’en sont que leurs larbins direct , ( a M.D.R.).

    Cette finance industrielle qui à fait , mis en routes des investissements pharaoniques , sans compter et ou tout simplement dépensé , gaspillé plus qu’elle n’en n’avaient la possibilité , je passe sur les exubérances du super luxe ,( complétement stupide et ni franchement peut valorisant ! , c’est mon avis !!), mais les faits sont là et tenaces .

    Les gaspillages financiers dans des investissements pour dominer les économies mondiales , que ces investissements soit militaires- industriels ou autres, et pour rembourser tous ces engagements financiers les copains des systèmes leurs ont donné la main d’ôu le font du vrai problème qui consiste à renflouer les caisses pas vides, ,et de contraindres les populations à fournir les ressources manquantes et cela sans aucunes vergogne ,même au point d’appeler le
    sinistre F.M.I. au secoure

    en conclusion très simple les plus démunis sont eux les chargés de rembourser les cupidités des industries financières qui nous conduisent tranquilement vers encore plus de miseres humaines .

    Tous pour la République ,la République pour tous . Rosay . à +

    1. Je suis entièrement d’accord avec vous, à la seule différence près, de taille, que je suis issu d’un milieu bourgeois désargenté et que j’ai vraiment eu des difficultés pour poursuivre des études universitaires très longues, jusqu’au doctorat d’Etat (à l’époque) ne rechignant pas, parfois, à aller dîner à l’armée du salut parce que je n’avais pas de quoi me payer une saucisse chaude, et pourtant, mes enfants, trois, élevés dans le stricte voie du respect de toutes choses ont pour deux d’entre eux intégré Normale Sup, et le troisième est banquier à Tokyo, ce seul respect de la valeur des choses les a conduit vers des situations professionnelles qui les satisfont. Je pense que cette qualité fondamentale du respect se perd, que ce soient les financiers, les chefs d’entreprise, et je l’ai déjà dit dans ce blog, il faudrait, en premier lieu, pour changer le système, intégrer l’outil de travail dans le capital des entreprises, je veux dire la force productive, non pas seulement les machines, les pompes, les convoyeurs, mais aussi l’ensemble des employés, comptabilisés selon leur compétence, comme parts du capital de l’entreprise, une nouvelle forme de respect de l’être humain. Je doute vraiment que quiconque puisse envisager un instant que mes propositions soient un jour appliquées, autant les investisseurs, les créateurs d’entreprise et les actionnaires de ces dernières, puissent un jour entrevoir de donner une valeur capitalisée au capital humain. Et pourtant… Paul Jorion, lui-même a émis cette hypothèse utopique, mais les conséquences d’une telle approche sont immenses. D’abord, il deviendrait dangereux et hasardeux pour un spéculateur de jouer sur le capital d’une entreprise sachant que quelques 30 à 50 % du dit capital est un capital humain, c’est-à-dire, par essence instable, puis, enfin ! les syndicats pourraient se sentir vraiment responsabilisés en dehors de toute idéologie post marxiste, car confrontés à une vraie réalité, celle de défendre, non plus les travailleurs au nom de cette idéologie, mais la force du travail, et par, un effet légalisé, le capital lui-même de l’entreprise, quelle que soit sa taille. Mais je me fourvoies dans une rêverie que je n’aurai pas l’occasion de voir de mon vivant. Cette proposition est en accord avec la vraie république comme vous l’écrivez, la chose publique, et l’outil de travail devenu de facto partie de la propriété de la force productive….

    2. @henry38

      Le premier glissement ” sémantique concernant la relation au travail a eu lieu lorsque les DRH sont passés de relation à ressources !

    3. Et tout ce que le PS a à nous proposer comme candidat 2012 c’est le président sortant (s’il sort) du dit FMI..cherchez l’erreur….de casting

    4. à Henri38

      Réflexion très intéressante. La force de travail comme capital social de l’entreprise.
      Implications pratiques comptables et d’investissements à analyser.

    5. N’est-ce pas ce qu’on appelle un bureau d’études ? La firme Porsche est, en fait, un bureau d’études.

    6. @Henry 38

      Je suis moi aussi fils de bourgeois.

      Mon père, ingénieur de formation, ma mère, institutrice. Tous deux ont bénéficié de l’ascensceur social né de la destruction créatrice que fut la guerre 39-45. L’un fils de paysan et d’épicière, l’autre de jardinier, marié à une allemande rencontrée alors qu’il était prisonnier durant la guerre, femme de ménage en France.

      Je pense que j’ai eu la chance de recevoir de mes parents la notion du respect de toute chose, comme la plupart de ceux que j’ai cotoyés durant mes années collège et lycée.

      Il se trouve que mon père à eu une très belle carrière dans une entreprise informatique, qui alors avait une unité de production et un bureau d’étude employant environ 400 salariés.

      Croyant toujours à l’ascensceur social, ils m’ont placé dans les collèges et lycés publics proches de chez moi, conformément à la carte scolaire.

      Mais ces collèges et lycées étaient alors (surtout le collège) les enfants d’employés du coin, de la boîte ou travaillait mon père et d’autres, ainsi que des enfants (nombreux) de parents au chômage, sans le sou, abandonnés à leur sort par la fermeture de grosses structures, notamment dans le textile.

      J’ai connu des camarades, respectables et respectés, avec le sentiment de ne pas être des leurs. Pire, des comportements du fait de la situation de mes parents se ressentaient sur mes professeurs… Longtemps je me souviendrai d’un professeur, qui, pour me punir d’avoir été dissipé avec “un fils de rien”, fit lever ce dernier, lui colla une baffe et me dit”celle-ci, elle te saute à la gueule”. Evidemment, la suite était dans la cour de récré… La plupart des autres “fils de” ou “fille de” n’avaient pas eu à se confronter à cette situation, allant dans un autre collège public pour les enfants des lotissements riches des environs.

      C’est donc là ou je rejoins rosay: le système de la naissance octroie des droits qui, n’étant pas partagés par tous, aboutit à une haine de ceux qui ne l’ont pas, et une “communautarisation” des uns et des autres”, sans communication vraiment possible.
      Le fait par la suite d’être argenté ou pas est sans incidence, le tout étant d’être issu de la communauté de nantis pour se voir octroyer des passerelles vers des situations respectables. Et l’intelligence ainsi que le respect des choses n’y sont pour rien dans l’affaire: j’ai connu des gens plus brillants que certains de “grandes écoles” mais dont l’environnement social ne leur donne pas l’ombre d’une opportunité.
      Quant à intégrer l’humain dans l’outil de travail, celui qui tiendra l’outil dans ses mains perdra à mon avis tout respect des humains qu’il dirige… Car ils seront de facto devenus choses pour la réalisation du projet poursuivi.

  8. Les agences de notation poursuivent des buts qui ne sont pas avoués dans leur petite justification publique. D’où le non-sens apparent de leur propos.

  9. 193 000 offres d’emploi, 3,9 millions de demandeurs d’emploi. Qu’exigent-on des demandeurs d’emploi exactement, de trouver 3,7 millions de postes qui n’existent pas, ou de croire que 200 000 offres suffisent pour 4 millions de personnes ?

    Car ce n’est plus un problème d’inadéquation de la formation ou des compétences avec les qualifications disponibles comme on nous l’a trop souvent conté. Ah, l’université ne produit pas ce que l’industrie demande. Ou alors : nous avons dans ce pays, 500 000 postes non pourvus, autre antienne tellement serinée à longueur d’année qu’elle est inscrite dans l’inconscient de chacun. Le système scolaire est à revoir ! La formation est inadéquate, l’hôtellerie manque de bras, etc.

    Les minima sociaux, ça va un moment. Lorsque tacitement la faute est attribuée de façon magnanime, au demandeur d’emploi, surveillé, sermonné etc. La réalité est que la société ne fourni aucun emploi dans ce cas précis. Comme dans le cas de l’handicap, la personne n’a pas choisi ce qui lui arrive.

    La société laisse sans aucun moyen de subsistance décent toutes ces personnes, il lui incombe de réparer cette injustice.

    1. La réponse réside dans un point de plus en plus régulièrement évoqué sur ce blog (piste 2 de l’article de François Leclerc du 21 aout) : l’accès aux ressources indispensables (logement, nourriture, éducation,etc.) pour tous sans corrélation avec le travail, et par conséquence la disparition du travail-marchandise au profit de l’activité sociale.

    2. Il y a des postes pas à la mode, des postes où il faut travailler quand les autres s’amusent, des postes où il faut travailler dehors par tous les temps, des postes qui sont déjà occupés “et on cherche quelqu’un de meilleur”, des postes de vendeurs pour lesquels il faut surtout arriver à vendre pour gagner sa vie, des pseudo postes pour lesquels il faut engager de l’argent, etc !

  10. Bonsoir,

    pouvez-vous nous dire un mot du “présage d’Hindenburg”, annonciateur de Krach boursiers ?
    Selon l’express (qui cite un financier américain) tous les krachs de ces dernières années ont tous été précédés du “présage d’Hindenburg”. Or celui-ci vient d’être observé, laissant craindre un nouveau désastre. Selon le journaliste, cela pousse les investisseurs vers les obligations, au détriment des actions (ce dont vous faites également part). Paul jorion déclarait il y a peu qu’il faisait “beau temps pour les prophètes”. D’autres ont-ils choisi la même voie que vous ? En d’autres termes, quelle importance faut-il accorder à ce “présage”?

    1. À ignorer en tant qu’information fiable assurément.
      Mais en tant que signe de la pensée magique qui est dorénavant seule à l’oeuvre sur des marchés proches de l’agonie, c’est assez … réjouissant.

    2. Reuters – vendredi 13 août 2010 23h25 : Mauvais présage en Bourse, l’indicateur d’Hindenburg s’est activé

      Les noms de certains indicateurs techniques financiers semblent avoir été choisis seulement pour tester la peur qu’ils sont en mesure de susciter.

      Ainsi, le “présage d’Hindenburg” (“Hindenburg Omen”) désigne une conjonction rarissime de facteurs techniques censée être annonciatrice d’un krach boursier. Il s’est déclenché le jeudi 12 août 2010 sur les marchés boursiers, laissant présager une forte correction dans les prochains mois.

      Baptisée d’après l’accident d’un zeppelin allemand qui s’est écrasé à Lakehurst dans le New Jersey en 1937, cette conjonction de facteurs constitue un signal “rare mais concluant”, explique Jay Shartsis, directeur du trading options à R.F. Lafferty & CO.

      Pour qu’il soit activé, il faut qu’il y ait au moins 2,2% du marché qui atteigne des nouveaux plus hauts de 52 semaines et des nouveaux plus bas de 52 semaines le même jour à la Bourse de New York, ce qui s’est produit jeudi 12 août 2010.

      Toutefois, ces deux conditions doivent être réunies dans un marché haussier et sur la base d’un certain nombre d’indicateurs, dont la moyenne glissante à 10 semaines du Nyse Composite qui doit être orientée à la hausse.

      Jay Shartsis souligne que lorsque cette conjonction se produit une deuxième fois dans un délai de 36 jours, “chaque krach (depuis 1985) a été précédé par un tel signal”.

      Le présage d’Hindenburg a été l’objet de discussions sur les blogs spécialisées dans la finance pendant la séance de vendredi 13 août 2010.

      Apres un second Hindenburg Omen, l’investisseur Marc Faber sort des actions pour les trois prochains mois.

      Voici qui ne va pas aller à l’encontre de la morosité du moment, le docteur Doom jamais avare de commentaire tranchant comme une lame de rasoir conseil purement et simplement de couper ses positions en actions pour les 3 mois à venir, Il mentionne aussi que le gouvernement devrait s’engager dans la stimulation économique massive si la baisse des actions devenait trop grave.

      http://plus.cnbc.com/rssvideosearch/action/player/id/1567952200/code/cnbcplayershare

      Apres l’apparition de Celente et ses prévisions apocalyptiques, le Hindenburg Omen de la semaine dernière, voici que Faber en remet une couche, nous tombons dans l’obscurité la plus totale, ou seuls les ours dictent leurs lois.

      A toutes fins utiles, selon Zerohedge nous venons de connaitre un second signal d’Hindenburg ce qui en théorie renforce encore plus la probabilité d’un accident boursier

      Ce qui m’interpelle, c’est la bienveillance du marché, c’est comme si il nous envoyait une multitude de signaux d’avertissements du genre « J’en appelle à votre diligence, je vais entamer une longue et pénible chute, dépêchez-vous de sortir… »

      Je vous laisse juger et faire votre choix

    3. Je pense qu’il y a assez bien de gens qui croient à ces trucs ! C’est une annonce qui va faire paniquer.

    4. Monsieur Jorion, je vais encore devoir être dur avec vous.

      Pourquoi semblez-vous railler la numérologie..???
      Tant que vous y êtes, ne tenez pas compte des bénéfices juteux des sociétés de production de boules homéoplacébiques…
      Et le futur développement du greentech business, qu’en faites-vous..???

      Si nous devons abandonner toute croyance et regarder la vérité en face, je m’en remets immédiatement à dieu.
      (si quelqu’un pouvait me filer son adresse mail, je le remercierais)

    5. Yvan,
      Il faut chercher Dieu en soi. Peut-être aurons-nous l’occasion d’en parler.
      Justement, je l’ai écrit ailleurs, j’ai trouvé avec étonnement que les philosophes des Lumières pensaient qu’un Dieu pouvait ou devait même exister. Pas celui de l’imagerie populaire, bien sûr. Il y eut une fête de l’Être suprême pendant la Révolution. Déistes, théistes, …
      Et puisque Dieu n’est pas une personne ou un être défini, ni définissable, qui est dans le ciel à nous observer, il ne peut pas intervenir. C’est votre travail si vous pensez que vous pouvez faire le bien, vous respecter vous-même et les autres comme vous-même. Avec ça, on va déjà loin ! On pourrait dire qu’il est le principe du bien et de la solidarité ! Il est le Message qui révèle cette bonne nouvelle. Tout le monde peut s’aimer et s’apprécier, se respecter.

    6. @yvan

      Pour l’adresse Email que tu demandes, en toute mauvaise foi sinon ya longtemps que tu en aurais eu besoin et l’aurais trouvée vu ton rationalisme échevelé, je te refile le tuyau obtenu auprès d’un jésuite soudoyé :
      trinidiv@néant.syntaxerror

      J’essaye tous les jours, jamais eu de réponse par mail. Mais bon aujourd’hui j’avais demandé une chute de la bourse de 2% et on a eu 1,75… Je viens de remercier, mais juste poliment.

    7. Senec…

      Me respecter serait déjà de m’expliquer la raison du commentaire de Dissy.

      Je demande peu, je ne suis pas dieu…

    8. Le “Hindenburg Omen” ne doit pas faire oublier les autres indicateurs. Au jour d’aujourd’hui, l’indice VIX (dit indice “de la peur”) est toujours très bas, à 27.
      Quoi qu’il en soit, bidouille de chiffres ou pas, il faut avouer que le nom que son inventeur a choisi est d’une puissance évocatrice hors du commun! Pas étonnant qu’autant de gens le scrutent avec angoisse.
      M Jorion, pour assurer votre célébrité sur le plan international (tout comme le mathématicien James Miekka est devenu célèbre), vous n’avez pas quelque chose d’encore plus fort à proposer ? Du genre un indice “de l’apocalypse” ?!

  11. How Hyperinflation Will Happen

    Right now, we are in the middle of deflation. The Global Depression we are experiencing has squeezed both aggregate demand levels and aggregate asset prices as never before. Since the credit crunch of September 2008, the U.S. and world economies have been slowly circling the deflationary drain.

    To counter this, the U.S. government has been running massive deficits, as it seeks to prop up aggregate demand levels by way of fiscal “stimulus” spending–the classic Keynesian move, the same old prescription since donkey’s ears.

    But the stimulus, apart from being slow and inefficient, has simply not been enough to offset the fall in consumer spending.

    http://www.zerohedge.com/article/guest-post-how-hyperinflation-will-happen

    je ne crois guère perso au scénario d’hyper inflation car je pense que les autorités feront TOUT pour l’éviter ce à n’importe quel prix (y compris via un mensonge généralisé,une vaste fraude etc)

    1. Bonjour Dissy.

      Il me semble au contraire, que le début de l’hyperinflation pointe son nez.
      Vous savez, tout comme moi, que l’inflation “officielle” est calculée sur des produits de base qui fluctuent très peu.
      Hors, lorsque l’on constate les récentes hausses tant de l’énergie, que des matières premières, que des denrées de base, que des impôts directs et indirects, taxes, cotisations,.. etc,
      …nous sommes bien rentrés dans le début du cycle.

    2. Bonjour Dissy,

      L’hyperinflation est plus que plausible mais elle ne tiendra que si le système est capable de la supporter, c’est à dire un temps bref, et l’alternative pour le système sera alors de détruire de la demande à vitesse grand V (ex. 2008). L’hyperinflation telle que tout le monde l’entend ne prendra pas la forme que l’on pense dès que le système ne sera plus capable de la supporter car son impact sur l’économie déstabilisera beaucoup trop le système. Le prix du pétrole peut par exemple chuter (et le reste aussi) mais si son prix baisse moins vite que le pouvoir d’achat, une inflation se surajoute à la déflation. Ce qui est garanti c’est que l’accessibilité (affordability) va s’effondrer pour les pays pauvres en ressources pétrolière (la majorité des pays du monde), c’est ce qu’il faut avoir à l’esprit.

      Etant donné qu’une certaine demande est incompressible (la croissance démographique) et que le système pille les dernières mannes de ressources, il ne faut même pas avoir fait d’études secondaires pour savoir où cela nous mène. Nous allons tous nous appauvrir matériellement et d’autant plus que nous laisserons la démographie suivre son petit bonhomme de chemin, car livrée à elle-même, elle ne peut nous mener qu’à la famine (le grand régulateur).

      Si on veut chercher des responsables, il faut les chercher du côté de ceux qui n’ont pas cessé de proclamé qu’il y aurait toujours une croissance économique alors que ces prétendus savants ne s’intéressaient même pas aux conditions de la croissance. Je pense à tous ceux qui prennent le rapport Meadows de haut depuis 40 ans jusqu’au point de renier les lois arithmétiques les plus élémentaires et jusqu’au point d’avoir fait rentrer le dogme de la croissance éternelle garantie dans la plupart des esprits. Si le progrès veut dire fuite en avant au lien de tenter de tendre vers l’équilibre, et bien alors il ne vaut vraiment pas la peine.

  12. Ces paradoxes sont la démonstration que la crise n’a jamais été résolue et qu’elle continue bien entendu sans aucun controle!
    Ils n’ont pas fait comme en 1929? La bonne blague que d’employer des remedes contre une crise vieille de 90 ans…Rien à voir.
    C’est comme éteindre un feu de pétrole avec de l’eau…

    Ces paradoxes montrent la nullité des actions entreprises depuis 2008. Ce que Jorion avait déja dit ici, il y a quelques temps…

    1. Izarn.
      Pourquoi oublier la grande dépression de 1870..??? Parce qu’elle ne s’est pas terminée par une guerre mondiale..???

      Nous nous retrouvons, au contraire, dans les mêmes cas de figure, même si les chiffres et les parties prenantes ont changé, bien évidemment.

      De là à dire que certains n’ont pas été très contents des mesures prises dans les années 30 et ont décidé de favoriser une guerre, cela serait logique lorsque l’on se pose la question : “A qui profite le crime”.

  13. Bonjour à vous François.
    Pardonnez moi mais je recherche en vain sur le blog un commentaire de vous plutôt récent qui esquissait en 4 ou 5 lignes le cheminement institutionnel qui conduirait certainement à la fin du dollar comme monnaie de réserve. Je me demande s’il n’était pas question de la banque mondiale et de la logique des pressions qui s’exerceraient alors sur les USA. Mais je suis incapable de me rappeler la séquence des évènements et le moyen de pression en question… C’était pourtant limpide.
    Si vous l’avez en mémoire (je crois que c’était sur un billet invité, et que vous répondiez à un autre commentaire), ou si l’un des lecteur du blog sait de quel petite phrase je veux parler, je lui serai très reconnaissant de m’aider à remettre la main dessus…

  14. En tombant sur cet article du Monde, j’ai d’abord cru que Moody’s virait à gauche.
    Ouf! J’ai encore eu peur pour rien. Et Moody’s a de bonnes raisons de s’inquiéter.
    La croissance et l’emploi, les deux mamelles atrophiées de la charogne capitaliste rentière et molle, ne sont guère plus en mesure d’abreuver nos économies post-industrielles occidentales.
    Que nous reste-t-il?
    -La bulle immobilière des particuliers
    -La bulle immobilière commerciale
    -La bulle des finances publiques (too slavish to fail)
    -La bulle verte (le développement durablablabla)
    -La bulle de la sécurité intérieure (privatisation de la guerre sociale-civile?- en cours)

    Pop Pop Pop Pop Pop

  15. @écodouble
    “nous sommes peut-être des moutons mais des moutons conscients et réalistes”: ça doit être affreux comme sensation .

  16. les états doivent vendre leurs actifs tous leurs actifs (immo villes iles actions or)et se séparer de leurs improductifs(fonctionnaires députés enseignants) ne conserver que ce qui rapporte. liquidation de biens.sinon une heure toute les heures sera employée pour payer la dette.

    1. Second degré? Désencombrons nous de préférence de tous les bertrand et de ceux qu’ils défendent.

      Premier degré? Idem.

      Amen aussi et Alléluïa! Dans les deux options de l’alternative.

    2. Je vais finir par penser… (Hhmm.. je sens que certains moqueurs ici vont me sortir que c’est un espoir vain… ou aussi fréquent que le passage de la comête de Haley… ou… je compte sur votre esprit fécond, pardon, féintelligent qui permet les mises en boite)
      Penser donc, que l’individualisme, la mode libérale ainsi que la propagande ont tellement bien fonctionné, que les libéraux ne se rendent MEME PAS COMPTE que cette crise est une crise du libéralisme…
      Ou ne veulent pas s’en rendre compte, faisant ainsi une propagande qui a commencé fin 2008 avec des appels à la “confiance” dans le système.

      Ou peut-être que leur esprit égocentrique se répéterait-il en boucle : “c’est de la faute des autres”…
      (alimenté en “haut” lieu par les chasses aux sorcières que nous connaissons bien depuis le Moyen-Age)

      Qu’en pensez-vous, chers autres..??

    3. Senec, vos essais de propagande vont continuer à souffrir..

      Mais bon. C’est vous qui choisissez, après tout. Même si le libéral n’aime pas la responsabilité. Et l’extrème trop…

    4. Le plus marrant c’est que bertrand cite des exemples d’actifs à vendre, d’improductifs à virer mais ne réussit pas à citer un seul exemple de ce qu’il faut conserver et qui rapporte. Faut-il en déduire qu’il ne reste rien de l’Etat après son programme? Ou n’a-t-il pas osé citer la police et l’armée dans ce qui rapporte et qu’il faut conserver? 🙂

    5. L’économie n’est pas ma tasse de thé. J’avoue n’y rien connaître. Je parle uniquement de ce que je crois connaître un peu. Mais, grâce à vous, je progresse un peu. Merci pour votre indulgence.

    6. Bien vu, Toi.

      Et un bonjour de retour de mes vacances à moi-même 😉

      Mine de rien, à ne pas confondre avec gisement épuisé, avoir pris un pseudo égocentrique sans être aucunement individualiste doit tromper un paquet de libertariens.
      Un doute m’habite sur la terminaison “ariens”, mais on va pas s’encombrer de détails… 😉

    7. Acariens, yvan, libertacariens.
      Ceux qui ne conçoivent la liberté que dans celle des proies se déménant pour passer leur vie d’une toile d’araignée à une autre, d’un marché transparent et hyper-réactif à un autre.
      Jusqu’au marché de la crémation, puis le marché de l’urne, puis celui, plus confidentiel et parallèle, de l’épandage résiduel sauvage (revoir encore et toujours The big Lebovsky…!).
      Spiderman est bien sûr leur héros emblématique, propre à susciter les vocations et les rêves d’exploits acariophiliques les plus fous chez leurs jeunes et futures proies.
      Chacun sait bien sûr que Stan Lee, le créateur et inspirateur des éditions Marvel était un ami de Hayek et un membre du Mont Pèlerin, qui finançait en sous main son entreprise d’édification subliminale de la jeunesse occidentale.
      🙂 (joke)

    8. @yvan: “Et un bonjour de retour de mes vacances à moi-même”

      Bon retour. Les vacances furent bonnes?

    9. @Vigneron

      Steve Ditko, le co-créateur du personnage de Spiderman avec Stan Lee, était un adepte revendiqué d’Ayn Rand. Et c’est pas des conneries, vous pouvez vérifier sur wiki.

    10. @souva

      Té moun drôle! Jackpot!
      En même temps pas besoin d’être grand clerc pour le deviner. Aux US, tu prends deux créatifs, un peu demeurés ou allumés, alcooliques ou ex, tu peux être sûr que l’un des deux est dévot de Rand! Et que l’autre est scientologue ou adventiste!
      Le fondateur de Wikipédia est lui même un fervent prosélyte des thèses de Rand.
      Ça se mord la queue cette affaire…

      À se demander s’ils vont pas avoir besoin d’un Mac Carthy et d’un Hoover de gauche un de ces quatre pour éradiquer cette faune! 🙂

  17. Où est le paradoxe M. Leclerc, bien évidemment les états sont aujourd’hui d’une part incapable de rembourser le capital dû de la dette obligataire mais d’autre part bientôt incapable d’assumer le paiement de l’intérêt si les taux doivent augmenter, en théorie avec un taux de 3 ou 4% c’est la totalité du budget du Japon qui serait alors absorbé, quant à notre pays quand le déficit du budget atteint les 30 ou 40%, je ne vois pas comment on pourra réduire l’endettement un jour.

    Cout termisme, cost killer, panurgisme sont les maux de la sté moderne.

    Ce n’est pas le capitalisme qui est fautif, juste que les politiques fiscales des états ont, comme les équipes de foot, privilégié la maintenance sur leur sol des personnes et des stés les plus riches.

    Je m’explique, dès le moment où les plus riches, sont disons quasi exemptés de participer par leurs impôts aux charges du pays qui les accueillent, il n’y a plus de solution.

    Ce sont des mathématiques simples, si quelqu’un possède 100 et gagne 10%, si tous ceux qui possède 10 gagne eux aussi 10%, dans le temps, et proportionnellement ils gagneront autant.

    Maintenant si celui qui possède 100 place à 15% et que ceux qui possède 10 ne place qu’à 4 %, alors là, et en 10 ans, le plus riche triple son capital alors que pour les autres le gain n’est que de 30%

    Ce n’est pas la folie du monde financier qu’il faut arrêter, il faut par la fiscalité remettre à égalité les citoyens d’un pays, nous sommes un curieux pays où arnault, pinault, bouygues, mulliez pour ne prendre que quelques exemples, ont réussi en une seule génération de passer de quasi rien à des dizaines de milliards…mieux que bcp de pays en théorie bien plus à droite et libéraux que notre pays !!!!

    Je ne cherche pas l’égalité, juste que je trouve injuste que des petites entreprises aient été taxées à 50% pendant des années puis à 25 à 33%, alors que les grandes le sont moins, voilà ce qui ne fonctionne plus dans notre monde, nous avons tous des droits et des devoirs et le devoir de tout un chacun est de participer selon ses moyens aux frais de la collectivité et c’est là que rien ne va plus…

    Ce faisant les riches deviennent plus riches et contribuent de moins en moins, voilà sans doute la mesure la plus simple à faire immédiatement, seul hic, il faudrait que ce soient tous les pays du monde qui le fasse en même temps, hors les pays émergents veulent aussi leurs riches pour contrôler leurs entreprises, bref pour obtenir cela il faudrait un gel de la situation actuelle dans les classements des plus riches…

    C’est bien évidemment irréaliste…

    Il n’y a donc pas de paradoxe dans la situation actuelle, nous allons vers un mur inéluctablement, c’est évident mais cette évidence échappe à tous car le courtermisme fait qu’à très court terme le système peut encore fonctionner, après c’est une autre étape, c’est une autre élection et alors tout le monde sera soumis aux mêmes règles…

    Sommes dans un monde qui ne regarde pas devant lui tout simplement, il nous faut donc attendre le grand crash et en attendant des soubresauts, voilà pourquoi on s’ennuie actuellement, et c’est là qu’on se rend compte combien notre propre coutermisme nous joue des tours, on va mettre du temps à se crasher et on s’impatiente sans doute trop, dans tous les cas cela fera mal pour tous et nous ne sommes pas presser de nous faire mal, alors tous les expédients seront bons et une chose est certaine, la planche à billets n’a pas fini de fonctionner…

    1. Depuis le temps que des gens comme vous le disent ! Qui cela intéressait-il ?
      Ce n’était même pas un enjeu électoral !
      Si le suffrage avait été censitaire, on vous aurait peut-être écouté un peu quoique le lobby des multinationales aurait trouvé, comme toujours à l’époque, un arrangement avec le lobby des syndicats contre le reste des travailleurs.
      L’électoralisme et le populisme ont creusé un trou qui faisait aussi l’affaire des financiers ! La dette des uns créant la richesse des autres !
      Notamment et entre autres choses !

    2. Entièrement d’accord.
      Même dans les grandes entreprises nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez, on est incapable de voir à long termes, surtout celles côté au CAC40 et au NYSE.
      Nos vie actuellement se résume à demain. Beaucoup de personnes, même celles qui ne sont pas informées, sentent que les projets long termes sont durs à prévoir et sentent également que les entreprises sont en attente de quelque chose, d’un changement, d’une réorganisation ?
      Tout le monde attend un changement, tout le monde sait que ça ne durera pas ainsi, seulement cette attente nous empêche d’avancer et nous sommes incapable de projection dans l’avenir.

    3. Icare. Justement.

      Pour construire quoique soit, il faut recourir aux moyens des financiers. Mais ça semble les arranger.

      PROJETS DE PAUVRES INTERDITS, JE REPETE, PROJETS DE PAUVRES INTERDITS.

      Et contestation, je n’en parle même pas…

    4. ok, oui mais, reste aussi mais aussi que le monde est fait de passions, et de biens tristes de la part des décideurs qui lorsque leurs calculs s’effondreront puerons la haine de soi en chœur par cœur nationale. et puis il y a l’inattendu, l’accidentel aussi.
      je ne comprends pas ce qu’ils chantent, mais écoutez, regardez, ça doit être un peu ça; une résistance est tout de même possible avant que tout soit foutu
      Main Attrakionz – Still the Legion
      http://www.youtube.com/watch?v=kwI8WgEQLBM

  18. Je me demande quel sens ça a de considérer, pays par pays, les dettes souveraines indépendamment des dettes des ménages et de celles des entreprises.

    Endettement global prévu pour fin 2010:
    -France:199.5%
    -Allemagne:202.7%
    -Espagne:269.3%
    -Royaume-Unis:255%
    -Italie:221.1%
    -Etats-Unis:240%

    1. @Senec

      “Parfois, elles s’annulent, non ? Dette interne ? Quand l’Etat a emprunté à ses épargnants ?”

      Je ne saisis pas ce que vous voulez dire. Une dette a une créance pour contrepartie, je ne vois pas où vous apercevez une annulation.

  19. moi je tiens juste à souhaitez à François Leclerc de continuer de proposer, j’ai peut-être remplacé une quête d’humanité par une quête du deus Irae (tirer d’un titre post-apocalyptique de Philip K dick de Zelazny, le dieu de la colère), la critique est facile, au moins vous avez de l’argumentation pour étayer vos propositions

  20. Moody’s dégrade sa propre note, particulièrement malhonnete dans cette approche, dont on pourrait
    dire qu’elle relève plus d’une stratégie de communication, l’agence en grandes difficultés aux Etats-Unis, et achève d’enterrer sa crédibilité.

  21. Lorsqu’un rat est acculé, il ne trouve comme solution que de faire front. Il attaque.
    Nous (êtres huamins) allons nous réagir comme nos grand-parents, nos ancêtres par l’intolérance, par la guerre ?

Les commentaires sont fermés.