A propos de l’appel : « L’appétit des spéculateurs aura des conséquences sociales désastreuses »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Le Monde a publié hier une tribune libre intitulée L’appétit des spéculateurs aura des conséquences sociales désastreuses, un appel signé de José Bové, René Louail, François Dufour et Serge Morin, tous élus Europe Écologie.

Il s’agit d’un appel, en forme de cri d’alarme, attirant l’attention sur la récente flambée spéculative du prix des céréales. Les auteurs du texte affirment que « les spéculateurs et, en particulier, les fonds de pension sont sur le pied de guerre, achetant les matières premières agricoles à tour de bras. Leur appétit aura très vite des conséquences sociales désastreuses. »

Les signataires exigent un renversement de la dérégulation et « un encadrement fort des marchés afin de garantir des prix justes pour les producteurs, tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs ». Les mesures réclamées ne sont pas précisées à l’exception de celle-ci : « Nous demandons une modulation des aides compensatoires, afin qu’un quart des aides PAC 2010 aux céréaliers (5 milliards d’euros) soit redirigé vers les éleveurs et vers des politiques de coopération internationale ».

J’aimerais attirer l’attention des signataires de cet appel sur le fait qu’un combat contre la spéculation sur les matières premières demande qu’on appelle un chat, un chat, de peur qu’il ne passe pour une simple querelle corporatiste entre éleveurs et céréaliers. Ce dont il s’agit en effet, c’est de l’extraterritorialité morale de la finance : c’est du fait, dont nous avons déjà longuement parlé au mois de mars, que les pays ont – depuis le XIXe siècle – passé des législations qui exemptent de l’interdiction des jeux de hasard toute opération qui peut être qualifiée d’opération financière. Ces textes n’avaient qu’un seul but : extraire les opérations spéculatives du cadre général de la loi, elles visaient de manière éhontée à donner un cadre législatif à l’extraterritorialité morale de la finance.

Msrs. Bové, Louail, Dufour et Morin, faites-nous plaisir : transcendez les rivalités traditionnelles au sein du monde paysan, pour prendre plutôt le parti de la race humaine toute entière : appelez un chat, un chat, et réclamez que seuls les négociants soient admis sur les marchés à terme des matières premières, réclamez avec nous l’interdiction pure et simple des paris sur les fluctuations de prix. Les problèmes de l’heure exigent la prévalence de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. Adoptez ce parti, nous vous en serons reconnaissants.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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126 réflexions sur « A propos de l’appel : « L’appétit des spéculateurs aura des conséquences sociales désastreuses » »

  1. Sans pour autant vous contredire, il faut peut-être moduler votre critique des ‘EuroEcolos’: Si le marché céréalier est dominé par de grosses entreprises qui profitent des ‘aides de l’état’ alors que l’élevage est sans doute fait par de petites entreprises plus ou moins familiales. J’ai cherché (Google, sans trouver) des statistiques sur le sujet Peut-être d’autres lecteurs pourront confirmer ou infirmer…

    1. @ atanguy,

      Bonjour,

      Du blé à moudre..pour nos troupeaux réunis?

      Du concret de la question et de l’intérêt réel du sujet résultent…des tonnes de données et articles, en voici à partager quelques un

      1/Taille des exploitations / (1996)
      http://www.inra.fr/internet/Departements/ESR/publications/iss/pdf/is96-304.pdf

      données 2009 france europe monde (filière élevage élargie):
      http://www.franceagrimer.fr/Projet-02/08publications/index87.htm

      Perspectives filière / europe
      http://www.agrireseau.qc.ca/bovinsboucherie/documents/pdf_Dossier_Economie_no402.Mai_2010._Ver%5B1%5D.pdf

      Autres:
      http://www.inst-elevage.asso.fr/html1/spip.php?page=article_espace&id_espace=932&id_article=18606

      http://www.inst-elevage.asso.fr/html1/spip.php?page=rubrique_espace&id_espace=932&id_rubrique=2164

      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/agrifra07g.pdf

      http://www.agrireseau.qc.ca/bovinsboucherie/documents/pdf_Dossier_Economie_no402.Mai_2010._Ver%5B1%5D.pdf

      http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article-commercialisation-echanges-mondiaux-ble-union-europeenne-exportations-importations-202-63835.html

      http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/2567/Aux_prises_avec_les_prix_alimentaires.html

      Touffu, poilu, la main au monde agricole étant tendue, une vitrine à les mieux comprendre leur est ouverte..

      du pain sur la planche à lire, des chiffres plein partout, la « financiarisation » des secteurs agri* est clairement lisible dans ces rapports et études, beaucoup d’articles très intéressants, plus ou moins spécialisés.

      Quid du codex alimentarius:

      Qui connaît cet animal?…des questions à partager dans ce très vaste univers ou à-pas-rente financière est aux saisons ce que les cultures sont à l’industrieuse humanité devenues, une équation étourdissante sur la diversité de nos goûts et appétits?…bigre!

    2. Jérome.
      Le codex alimantarius est une loi que veulent faire appliquer les US au reste de la planète.
      Elle définit ce qui est autorisé ou interdit dans l’alimentation mondiale. Par exemple, elle interdit certains « substituts » alimentaires tels les pseudos compléments vitaminés. Là, par contre, je n’ai pas le détail.

      D’après les échos que j’en ai eu, ce carcan est fait PAR et POUR les multinationales. Comme d’hab, quoi.

  2. APPEL AUX AUTORITES BELGES

    Veuillez abroger l’article 32 de la loi du 02/08/2002 relative à la surveillance du secteur financier et aux services financiers :« L’article 1965 du Code civil n’est pas applicable aux transactions sur instruments financiers qui sont réalisées sur un marché réglementé ou sur tout autre marché d’instruments financiers désigné par le Roi sur avis de la CBFA, à l’intervention d’un intermédiaire qualifié ou avec un tel intermédiaire comme contrepartie, même si ces transactions sont liquidées par le paiement de la différence du prix ».

    Pour la bonne compréhension de cette disposition, vous trouverez ci-après, trois définitions données à l’article 2 de la même loi :

    « 1° instrument financier » : toute valeur ou tout droit appartenant à l’une des catégories suivantes :
    a) les actions et autres valeurs assimilables à des actions;
    b) les obligations et autres titres de créance négociables sur le marché des capitaux;
    c) toutes autres valeurs habituellement négociées permettant d’acquérir les valeurs visées aux a) ou b) par voie de souscription ou d’échange ou donnant lieu à un règlement en espèces, à l’exclusion des moyens de paiement;
    d) les parts d’organismes de placement collectif;
    e) les instruments habituellement négociés sur le marché monétaire;
    f) les contrats financiers à terme (« futures »), y compris les instruments équivalents donnant lieu à un règlement en espèces;
    g) les contrats à terme sur taux d’intérêt (« forward rate agreements »);
    h) les contrats d’échange (« swaps ») sur taux d’intérêt ou devises et les contrats d’échange sur des flux liés à des actions ou à des indices d’actions (« equity swaps »);
    i) les options sur devises et sur taux d’intérêt et les autres options visant à acheter ou à vendre tout instrument financier visé aux a) à h), y compris les instruments équivalents donnant lieu à un règlement en espèces;
    j) pour l’application des articles 25, 32, 39 et 40 et des autres dispositions que le Roi peut indiquer sur avis de la CBF, les instruments dérivés sur produits de base;
    k) les autres valeurs ou droits désignés par le Roi sur avis de la CBF, le cas échéant pour l’application des dispositions qu’Il indique;

    3° marché réglementé » : tout marché réglementé belge ou étranger;

    5° marché réglementé belge » : tout marché organisé belge qui est reconnu en qualité de marché réglementé en application de l’article 3;

    6° marché réglementé étranger » : tout marché secondaire d’instruments financiers qui est organisé par une entreprise de marché dont l’Etat d’origine est un Etat membre de l’Espace économique européen autre que la Belgique et qui est reconnu par cet Etat membre en qualité de marché réglementé en application de l’article 1er, 13), de la directive 93/22/CEE du Conseil du 10 mai 1993 concernant les services d’investissement dans le domaine des valeurs mobilières; »
    9° intermédiaire financier » : toute personne qui a pour activité habituelle de fournir des services d’investissement à titre professionnel;

    10° intermédiaire qualifié » : tout intermédiaire financier appartenant à l’une des catégories suivantes :
    a) les établissements de crédit de droit belge inscrits sur la liste visée à l’article 13 de la loi du 22 mars 1993 relative au statut et au contrôle des établissements de crédit;
    b) les établissements de crédit dont l’Etat d’origine est un autre Etat membre de l’Espace économique européen et qui sont autorisés à fournir des services d’investissement en Belgique conformément à l’article 65 ou 66 de la même loi;
    c) les établissements de crédit dont l’Etat d’origine est un Etat tiers et qui sont autorisés à fournir des services d’investissement en Belgique conformément à l’article 79 de la même loi;
    d) les entreprises d’investissement de droit belge agréées en qualité de société de bourse, de société de gestion de fortune, de société de courtage en instruments financiers ou de société de placement d’ordres en instruments financiers, en vertu de l’article 47 de la loi du 6 avril 1995 précitée;
    e) les entreprises d’investissement dont l’Etat d’origine est un autre Etat membre de l’Espace économique européen et qui sont autorisées à fournir des services d’investissement en Belgique en vertu de l’article 110 de la même loi, y compris des personnes physiques dont l’Etat d’origine admet la prestation de services d’investissement en tant que personne physique;
    f) les entreprises d’investissement dont l’Etat d’origine est un Etat tiers et qui sont autorisées à fournir des services d’investissement en Belgique en vertu de l’article 111 de la même loi;
    g) les conseillers en placements agréés en vertu de l’article 123 de la même loi;
    h) la Banque centrale européenne, la BNB et les autres banques centrales des Etats membres de l’Espace économique européen, sans préjudice de l’application de l’article 108 du Traité instituant la Communauté européenne;
    i) les autres intermédiaires financiers désignés par le Roi sur avis de la CBF, le cas échéant pour l’application des dispositions qu’Il indique; »

    1. Petit complément:

      la loi de 1984 créant le MATIF abroge une loi antérieure datant des années 30 et interdisant la spéculation sur les denrées alimentaires (loi contre les « affameurs »).

      Pourquoi nous croyons nous plus malins que nos ancêtres et supprimons nous des lois que l’expérience leur avait inspiré ?

  3. On se souvient de la flambée des matières premières pendant la stagflation des années 70. Les soi-disant « chocs pétroliers » de 74 et 79, l’envolée du prix des céréales, des métaux.

    Mêmes causes, mêmes effets. La planche à billets est la cause ; la hausse des prix est le symptôme. Le pétrole, le blé, les métaux précieux conservent leur valeur en cas d’inflation et deviennent des valeurs refuges pour les investisseurs. Les conséquences alimentaires sont terribles, surtout dans les pays les plus pauvres.

    1. Votre raisonnement vaut peut-être pour l’or, mais pas pour le pétrole. Le prix de ce dernier n’a pas augmenté malgré la planche à billets (d’où la dévaluation du dollar ET de l’euro par rapport à l’or). C’est donc que la part de la spéculation pure est importante dans le prix du pétrole.

    2. Il y a spéculation sur le pétrole et les matières premières car ces biens sont sur le marché. Elles s’échangent contre un prix qui représente leur valeur sur le marché. S’il y a un prix, il y a matière à spéculer. Quelle solution pour empêcher la spéculation sur ces biens ? Les retirer du marché ? Comment les échangera-t-on, alors ? « L’Etat », régulateur suprême, solution à tout pour certains sur ce blog, s’en chargerait ??? Je n’y crois pas.

    3. Souvenez-vous : le prix du pétrole a flambé avec la bulle immobilière et boursière. De tête, on est passés de 50 à 150 USD le baril, avant que la bulle n’éclate. Est-ce la planche à billets qui a fait monter les prix ou la spéculation ? L’un ne va pas sans l’autre ! C’est parce que les investisseurs « anticipent » la hausse des prix et la dépréciation de la monnaie qu’ils achètent des valeurs dont ils pensent qu’elles vont conserver leur pouvoir d’achat. La planche à billets fait spéculer les marchés : les prix vont-ils changer ? de combien ? que vont faire les autres investisseurs ? comment puis-je être plus malin qu’eux ? C’est triste de voir autant d’intelligence et de ressources utilisées pour cela. C’est le prix que nous payons pour avoir de mauvaises monnaies.

    4. @Gusifang

      Ok. On a compris votre raisonnement. Dites moi si vous êtes d’accord. Ça me parait limpide comme de l’eau de source libre des Alpes autrichiennes :

      Constat : Les « investisseurs » se reportent sur les marchés spéculatifs de matières premières.
      Chaîne de causalité :
      < Tentatives de profiter d'effets d'aubaine pour protéger les capitaux par peur de la dévaluation monétaire.
      < Dévaluation monétaire consécutive au "quantitative easing", emballement de la planche à billet, politique laxiste de taux des banques centrales "indépendantes".
      Diminution du poids des emprunteurs dominants : les États.
      > Possibilité accrue de politique vertueuse des BC.
      > Plus de crainte de dévaluation.
      > Plus de spéculations outrancières sur les marchés de matières premières avec ce « gaspillage d’intelligence et de ressources utilisées pour cela » (sic).

      On est sauvés et les petits zenfans aussi!

      J’hésite entre les perdreaux de l’année et les lapins de 6 semaines…

      Et les animaux de ce genre ne se fatiguent pas à contre-argumenter. Ils se contentent de manger le bon grain qui renchérit, en l’occurrence, la valeur de leur délicate chair. Et dévalorise quelque peu celle de la vie des petits zenfans…

      Je n’ai qu’un mot à l’esprit : crapuleux.

    5. Je sais pas si c’est un problème de formatage, mais j’ai pas réussi à faire passer ces quelques lignes manquantes du post, malgré 2 essais avec le texte complet. A chaque fois ce passage sautait. Il était situé entre : … »banques centrales « indépendantes ». et « Diminution du poids des emprunteurs dominants : les États. »

      < Politique laxiste des BC initiée par les pressions des gouvernements des États surendettés, premiers absorbeurs de crédit et donc donc déstabilisateurs de l'ordre naturel du marché monétaire.

      Donc, pour résoudre le problème, élémentaire mon cher Milton!

      *Proposition : Réduction du pouvoir de nuisance des États sur les BC par réduction massive de leurs périmètres d'actions dans la sphère économique par la diminution des secteurs publics ainsi que de leurs ressources fiscales, et donc de leurs besoins.
      #Chaîne des effets vertueux sur le marché :

  4. Bravo, je soutiens 100% et en tant qu’agriculteur en général très favorable aux actions de José Bové, je lui demande comme vous de franchir le pas demandé. ou de s’en expliquer s’il ne le fait pas.
    Je vais maintenant lire avec attention votre contribution de mars sur le sujet.

    Comment celà se passe t’il ? Peut on réagir directement sur le « vieux » sujet ou vaut il mieux revenir ensuite sur le récent ?
    Vous modérez probablement tout mais nous, comment sommes nous alerté de nouvelles contributions s’il ne sagit pas de billet invité. Vous devriez une fois nous décrire comment ce blog marche de votre côté.
    Je vois par exemple que vous vous êtes levé très tôt pour tout çà. Insomnies? Lève tôt? Ou postage automatique ?
    Bonne journée.

    1. Petite précision : José Bové en spécialiste anticipe les effets sur les différents agriculteurs c’est pourquoi, il prône des mesure technique de rééquilibrage entre les branches du métier.
      Mais il peut EN PLUS, en citoyen connu, réclamer cette interdiction qui aura des effets de portée encore plus générale.

    2. « Peut on réagir directement sur le « vieux » sujet ou vaut il mieux revenir ensuite sur le récent ? » : à ma connaissance, les commentaires ne sont jamais fermés. Vous pouvez donc en poser un sur un (même très) vieux billet, ça le fera revenir à la surface, provisoirement, dans la liste « Commentaires récents », en haut à droite sur votre écran. Si ce (même très) vieux billet vous semble digne d’intérêt, (mais ils le sont tous, évidemment !), ça peut lui redonner une nouvelle jeunesse.

  5. Bravo Mr Paul, il nous faut nous aussi être dogmatique, affirmons sans réserves l’interdiction pure et simple des paris sur les fluctuations de prix.

    Buzzons, crions osons notre désespoir, manifestons nous!!!!!!!!!!!!!!!!!! et merci à tous pour toutes ces réflexions.

  6. Pour nourrir le débat:

    La spéculation financière n’a pas causé la « bulle » de 2007-2008 (étude OCDE)
    juin 2010

    La spéculation financière accrue sur les marchés à terme des matières premières agricoles n’a pas eu de rôle prouvé dans la volatilité des prix qui a provoqué la « bulle » de 2007-2008 dans ce secteur, affirment les auteurs d’une étude rendue publique jeudi par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

    Les auteurs, deux universitaires, Scott Irwin, de l’Université de l’Illinois, et Dwight Sanders, de l’Université de l’Illinois du Sud, écrivent dans leur rapport que la financiarisation des marchés agricoles et l’intervention croissante d’investisseurs attirés par les produits financiers dérivés et non par les matières premières elles-mêmes, « représente un changement structurel important » mais « n’a pas généré une volatilité des prix accrue ».

    Je crois me souvenir que les auteurs pointent les traditionnelles questions sous/sur investissements.

    1. La spéculation financière n’a pas causé la « bulle » de 2007-2008 (étude OCDE)

      Ceci n’est pas une pipe…
      Tant qu’à donner dans le surréalisme.
      Ceci dit, je vais toutefois tenter de trouver l’étude en question.

    2. En même temps, Julien, la crédibilité de l’OCDE…
      Cela vaut-il de se pencher sur le sujet…???

      Les prix agricoles sont manipulés conjointement par les états et les spéculateurs. Sans parler de récoltes dépendantes de la météo…
      Mais.. bonne nouvelle : en voyageant un peu partout en France ce mois-ci, je me suis rendu compte que notre pays n’étant pas mono-culture. Mais BI-culture.
      En effet, cette année, les subventions PAC portaient sur le maïs et le tournesol. (ça nous change du colza…)(et c’est bon pour l’oméga 3…)
      On va tous être obligé de s’acheter des perruches pour finir les invendus, je le sens…
      Et une perruche, le peu que j’en ai croisé, ça ne crie pas, non, monsieur, ça gue.. hurle. Un potin insuportable qui donne envie d’ouvrir la fenêtre pour une évacuation manu-militari.

    3. @ Yvan
      Oui, je trouve intéressant d’un point de vue purement intellectuel d’étudier le cheminement de chercheurs qui les amènent à une telle conclusion.

      Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.

      Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.

      Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites.

    4. On joue sur les mots ici : le problème n’a pas été la volatilité – on s’en fiche de la volatilité – mais la hausse des prix, tous les spéculateurs étant « long » (acheteurs), les prix ont flambé, suivie de leur baisse brutale (quand les spéculateurs mis au pilori se sont retirés du marché en raison de la com négative). Savoir si la volatilité a augmenté, c’est s’intéresser à un problème qui n’intéresse en l’occurrence personne (sauf les auteurs de modèles financiers faux).

    5. @ Paul Jorion

      A propos d’une interdiction sur les fluctuations de prix, il y a tellement d’argent en jeu que je doute qu’un jour cela puisse être entrepris, la raison pour laquelle j’ai émis une fois l’hypothèse d’établir des « seuils » maximum pour les variations – seuils journaliers, hebdo ou mensuels, qu’importe – afin de limiter cette spéculation. Une proposition certes moins ambitieuse que la votre 🙂 mais peut-être plus réaliste, du moins en l’état actuel des choses – soit un monde financier encore « adolescent » dans ses « réflexions » et son comportement.

    6. Et ne pas oublier que l’énorme majorité de la production de céréales et de riz est consommée localement à l’intérieur des frontières nationales. Ainsi en 2008, le prix production du blé ou du riz pouvait représenter, suivant les politiques de chaque pays et l’accès au marché mondial, de la moitié à dix ou même vingt fois le prix mondial, celui des spéculateurs, des négociants et des producteurs (spéculateurs ou pas) occidentaux.
      Il me semble que la France, avec l’Angleterre et l’Allemagne l’Australie, le Canada et peut être l’Argentine doit détenir le record mondial de part exportée de sa production de céréales à paille… Donc prix mondial, c’est à dire américain…

      Allez voir sur le site de la FAO, vous avez en accès libre les mercuriales en archives pour tous les produits agricoles par pays.

    7. @vince

      la finance, congénîtalément vouée à l’Hubris, adulte ou adolescente, ne connaît aucune règle et s’en délecte bien au contraire!
      Les dix commandements la font ricaner, alors des seuils…
      Elle ne connaît que la force, celle des armes si des principes constitutionnels simples comme ceux que propose Paul ne suffisent pas à la faire rentrer dans le rang.

    8. @Vince : « établir des « seuils » maximum pour les variations – seuils journaliers, hebdo ou mensuels, qu’importe – afin de limiter cette spéculation. » : et vous présentez cette idée comme une meilleure solution que l’interdiction préconisée par Paul ? Désolé de démolir ce qui est sans doute pour vous une excellente idée, mais elle ne tient pas la route : les marchés ne peuvent pas être munis d’un limiteur de vitesse comme les bagnoles ! Ces « variations » sont calculées par des algorithmes dont les données d’entrée sont les ordres d’achats et de ventes. Comment ferez-vous pour qu’elles ne sortent pas des clous que vous aurez choisis ? Je suis très, très curieux de connaître votre réponse.

    9. Il s’agit tout de même de plusieurs milliers de milliards de dollars échangés quotidiennement, c’est largement valable pour moi ! 🙂

    10. Sur le papier la limitation pourrait sembler un levier de régulation au même titre qu’on a présenté la taxe Tobin comme amortisseur de fluctuation.

      La difficulté de prévoir la réaction vient aussi (indépendamment des considérations morales et politiques) de la non-linéarité psychologique qu’induit toute mesure de limitation : s’il reste peu à vendre/acheter pour cause de quota, et si on flaire un bon coup, cela augmente la volatilité et aboutit in fine à de la spéculation supplémentaire.
      La rapidité du capitalisme a construire des instruments et des indicateurs aptes à se sortir d’une régulation n’a d’égale que la rapidité de la pub et de notre président à prendre une « tendance dans l’air » (bonne ou mauvaise ou …) et à la détourner de son but apparent (« assure une meilleure alimentation », « votre sécurité », « diminuer vos angoisses de ceci et cela »…

      Sur le fond de cette incapacité de l’Occident à trouver sa régulation (je viens de lire que le diamètre moyen des assiettes américaines a augmenté de pas mal de centimètres ces deux dernières décennies… quel pire raccourci des dérives sur ce seul cas de la malbouffe?), je profite de ce que je viens de lire Richard Sennett, ) »La conscience de l’oeil », [Ed Verdier Poche, 14,8 euros, trad. Dominique Bill].

      Voila un sociologue qui s’est penché sur les raisons pour lesquelles notre urbanisme lui-même empêche régulations et apprivoisement des inégalités (d’où le lien avec le haut de mon post).

      Il remonte loin (Grecs dont Aristote, S. Augustin, S. Isidore,…, Arendt, Freud) et voit toujours très juste, dans un récit assez symphonique.
      …. Zuper bouquin.

    11. @vince

      J’ai le sentiment que votre appréciation de ce qui est valable et de ce qui ne l’est pas est, comment dire.., disons assez hétérodoxe en ces lieux.
      Et qu’en conséquence vous aurez quelques menus soucis pour acquérir des soutiens à votre cause, qui heurte, qui plus est, assez frontalément celle défendue pas votre hôte en ces lieux.
      J’ai peur que même Gusifange, pour des motifs à l’exact opposé des nôtres, ne souhaite non plus se ranger derrière votre bannière de l’illusion « centriste » ou modératrice.
      Vous mènerez un dur combat. Seul.

    12. Bien vu, Timiota. Et merci pour cette indication.

      Julien, sur le principe, OK. Mais avec un bémol.
      Une base saine vaut le coup d’être étudiée. Une base fausse… un peu le principe de la confiance qui se mérite, à priori.

      En parlant de confiance, un sujet exceptionnellement intéressant dans un site…
      http://www.rue89.com/2010/08/24/comment-devenir-millionnaire-en-luttant-contre-la-corruption-163671

      A une époque où truander est devenu un acte de noblesse, la sous-traitance de celle-ci devrait devenir la noblesse de la noblesse, non?

    13. @vince, des milliards certes, mais manger c’est (légèrement) important, ça conditionne quand même l’espérance de vie (soit dit en passant il y aurait des mouvements du sud au nord sur le riz, alors que c’est l’aliment de base des pays du sud), si il a des paris sur les fluctuations de prix qui ont une chance d’être interdit, pour le simple fait que politiquement c’est pas défendable quand ça flambe (et c’est pas fini, El nina va joué des tours en Argentine et Australie et le nord de l’Europe fini mal sa récolte, Allemagne -12%), les banques c’est au delà du monde d’un quidam, la faim, c’est compréhensible

    14. @yvan,
      A une époque où truander est devenu un acte de noblesse, la sous-traitance de celle-ci devrait devenir la noblesse de la noblesse, non?
      moi ça me fait penser à don Juan, l’hypocrisie est un vice à la mode qui passe pour vertu

  7. Si j’étais critique… Oui, allez, exceptionnelement.
    L’écologie ne désire nullement tuer la poule aux oeufs d’or. Mais seulement en profiter…

    1. C’est possible. Je crois aussi qu’il y a une profonde méconnaissance au sein de ce mouvement (pas pire ou meilleur qu’un autre, quoique j’en ai un en tête particulièrement mauvais et néfaste) des causes : ils se focalisent sur les conséquences.
      Il ne vous aura pas échappé par exemple qu’Eva Joly, qui connaît une partie des partitions de la musique, ne s’est pas associée à la tribune.

  8. Il faut aussi rappeler que l’excuse historique des marchés à terme des matières premières est le financement de ces filières, à cause du désengagement des banques, pour qu’elle s’engage …..autrement.
    L’offre et la demande sont effectivement une excuse, car sans spéculation les variations de prix (à la hausse mais aussi à la baisse, ce qui permet de belle marge) seraient moins grande.
    Pour vous donnez un ordre d’idée des minots (sales gosses) qui y jouent (regarder l’évolution des messages et « youpi 70% de marge » et le « j’espère que le pain va pas monter »):
    http://www.boursier.com/forum/valeurfr/agrogeneration,FR0010641449/vive+hausse+du+bl%E9+et+rechute-130534-1,8.html
    mais ils ne sont que les petits visible des fonds spéculatifs

  9. Je ne suis pas sur que cela suffise vu que les négociants aussi peuvent spéculer. Le problème est le retrait temporaire du marché des quantités achetées pour les remettre en vente quand le prix a suffisamment monté. En gros, au lieu de mettre ces quantités en disponibilités dans la logique même du fonctionnement du marché, ils créent la rareté de manière artificielle faisant augmenter les prix pour les consommateurs finaux.
    Si les produits alimentaires ne pouvaient être retirés du marché par les intermédiaires, il n’y aurait plus de la spéculation artificielle mais juste des fluctuations normales de prix dépendant de l’offre réelle et de la demande réelle.

    1. Stock… Mon péché mignon.

      C’est pour cela que je parlais de la formule de Wilson pour déterminer un prix dans un autre article.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Formule_de_Wilson
      En fait, la consommation d’un stock n’est rien d’autre que la demande.
      Et le délai de réapro et lot économique, l’offre.

      Ainsi, en retournant la formule de Wilson, vous pouvez déterminer le prix de n’importe quoi de façon strict.
      En appliquant ça au niveau mondial, vous tuez toute spéculation.
      Mais pas les variations.
      Hors, quand une matière/denrée devient trop rare, les substituts apparaissent.
      A l’inverse, une matière/denrée trop abondante peut se retrouver dans des emplois non prévus iniatelement.
      Comme le café dans les locomotives dans les années 30.

    2. @Paul : « Vous parlez de l’accaparement (puni de la peine de mort en 1793). Il devrait etre interdit au niveau international. » : nouvelle manifestation de votre increvable optimisme (de l’action) que mon increvable pessimisme ne pouvait que relever. Je veux bien parier une choucroute que ça ne se réalisera jamais, car il est connu que l’histoire de repasse pas les plats. M’est avis que tous les problèmes de notre époque se résoudront d’eux-mêmes par disparition, quand tous les humains en seront réduits à survivre, un peu comme les indigènes qui restent ça et là dispersés dans la jungle. Il sera alors inutile de punir l’accaparement, car ils n’auront plus rien à accaparer.

  10. Le Spiegel de cette semaine consacre un long entretien avec l’agro-économe Joachim Von Braun qui, face à la menace et à l’urgence, plaide pour la mise en place d’un fonds de réserve réunissant les principaux exportateurs de ‘grains’ d’un montant de 20 à 30 mds, pour éviter la flambée de 2008; selon lui, ceci permettrait d’ acheter et de garantir la moitié des quantités de riz , mais et blé, à destination des pays les plus pauvres, forme de Banque Centrale qui aurait l’appui des Chinois et des Indiens.

    Sur les acteurs, les’usual suspects’ via les Commodity-ETF, article qui revient aussi sur les ‘dégats’ de 2008

    04.08: Comment GS détruit le monde

    1. Merci Yvan, le retour du ‘même’ en ce domaine… Il plaide, ayant rencontré Wen et Singh, martèle que les problèmes structurels ne sont pas résolus et les marchés mondiaux plus politisés qu’alors…E tu ?

      Je reposte un lien sur la ‘flambée’ de 2008: Capitalists of Chaos and Catastrophe

    2. J’apprécie le ‘même’, Charles.

      J’ai d’ailleurs vaguement l’impression que je suis maintenant trop jeune pour changer. Au grand désespoir d’un général en retraite, qui, affectueusement, m’avait dit : « un jour, vous verrez aussi le gris.. »
      Peut-être pas pour rien que j’ai baptisé mon cheval : Principe.

  11. Peut être est t’il temps maintenant de démonter la bourse, au même titre qu’autrefois on démontait les mac’do. C’est quand les gens commencent a avoir faim que le climat devient révolutionnaire.

  12. L’évaporation de la finance et notre appauvrissement sont écrits, il faut en faire le deuil. Ne pas le reconnaître cette réalité implacable serait presque touchant si cela n’aggravait pas le phénomène décroissant avec le risque de nous mener à la perte de contrôle. Maintenant qu’est-ce que l’on fait, on reconnaît le réel pour sauver ce qui peut l’être ou on continue à se raconter des comptines qui ne pourront que nous éloigner de plus en plus du réel ?

    Il faut bien se rendre compte que la plus grosse menace du pic pétrolier (ou des les limites à la croissance), c’est de ne pas en parler car c’est une telle défiance au bon sens humain que cela a le potentiel de balayer absolument toutes nos valeurs.

    Mais quelle défiance !

  13. Il convient malheureusement de modérer l’enthousiasme persistant sur ce blog quant à l’interdiction des ventes à nu décrétée par Merkel. Evidemment, cette interdiction n’est en vigueur qu’en Allemagne, c’est à dire sur le territoire allemand. Or les ventes à nu ne s’opèrent pas en Allemagne, mais essentiellement sur les places de Londres et New-York, et ceci vaut aussi pour les spéculateurs et banques allemands. Autant dire que pour eux, cette mesure ne change rien. Bien loin d’une levée de boucliers, les marchés ont d’ailleurs réagi à cette annonce par des haussements d’épaule et rires en coin. Autant leur interdire d’adhérer au parti communiste cubain. L’ineffectivité de cette mesure (en réalité destinée à faire avaler au bon peuple la pilule amère des coupes budgétaires) pourrait même desservir l’idée d’une interdiction des paris sur les fluctuations des prix, du genre: Vous voyez, on a essayé, cela ne marche pas.

    1. La situation n’est, en effet, pas encore assez critique, Berlinois.

      Mais comme elle continue à évoluer dans le même sens, nous n’allons plus faire du « contre toute attente », mais du « contraint forcé inéluctable ».
      Je dis nous, mais en parlant des gouvernements, nous (peuples) pourrions avoir des doutes…
      Koikil en soie, sachant que certains gouvernements seront mis au pied du mur (ou virés par les peuples), il y aura peut-être un mouvement d’entrainement général.

    2. @un berlinois: Le comble du comble étant que l’interdiction de la VAD sur les financières est en place, en France, depuis le début de la crise, et que, bien sûr, cela n’a eu absolument aucun effet. On constate que, pour un psycho-machin, la réalité n’est jamais qu’une projection.

      Au passage, on peut noter que la décision française n’a en rien concerné le politique, qui n’était même pas informé de la chose. Ce qui en dit long sur la répartition des compétences et incompétences, répartition qui diffère quelque peu de ce que tout un chacun aurait en tête.

    3. à mon avis c’est très clair. je m’étais fais la remarque que, malgré tout le foin fait sur la vigueur allemande dans notre cher pays masochiste, le climat ne devait pas être terrible outre-rhin pour passer une telle mesure même hypocrite. c’est peut-être bien l’allemagne le grand pays le plus fragile en europe, il faut dire qu’il est batit sur défaites et mensonges…

    4. AU berlinois : « les marchés ont d’ailleurs réagi à cette annonce par des haussements d’épaule et rires en coin. Autant leur interdire d’adhérer au parti communiste cubain. » : amusant. Ne manque plus que des caméras (ou des peintres) pour immortaliser la scène : « marchés riant sous cape à l’annonce de l’interdiction des CDS nus« .

      « L’ineffectivité de cette mesure (en réalité destinée à faire avaler au bon peuple la pilule amère des coupes budgétaires) : cette mesure avait été saluée sur ce blog, pas tant pour son effectivité que pour le progrès de principe qu’elle représentait.

      « pourrait même desservir l’idée d’une interdiction des paris sur les fluctuations des prix, du genre: Vous voyez, on a essayé, cela ne marche pas. » : argument archi nul mais qui pourra effectivement être avancé, conformément aux principes de base de la désinformation.

    5. @Yvan

      « Koikil en soie, sachant que certains gouvernements seront mis au pied du mur (ou virés par les peuples), il y aura peut-être un mouvement d’entrainement général. »

      Vraiment? Vous y croyez?

    6. Etienne, je suis INCAPABLE de croire. Désolé.
      Et même Vigneron m’a insulté de rationnel. Te dire…

      Cette remise en question, apprise depuis tout petit, est effectivement usante. Destructrice.
      Cela va assez loin dans le sens où sur internet, par exemple, une information ne deviendra à peu près valable que si elle est analysée par deux sources distinctes de sensibilités différentes, voire mieux, opposées.
      Le contradictoire est le meilleur moyen d’entrevoir un soupçon de vérité.

      Là, ce que je constate, est un système vendu par un pays hégémonique qui s’effondre.
      Que cet effondrement soit créé en interne ou en externe importe peu. Vu la mobilité des possédants.
      Que cet effondrement commence par l’interne ou l’externe importe peu. L’hégémonie peut mourir par cause interne ou externe.
      Que cet effondrement donne des possibilités telles que guerre par conflits armés ou guerre par la faim importe peu. Le conflit va arriver, de toute façon.

      La seule différence à l’habitude de cette situation, est que beaucoup de gens sont au courant de la réalité.
      Ce que ça donnera sera donc peut-être une évolution exceptionnellement notable de l’humain.

      Rien n’est écrit d’avance.

  14. Opportunisme… Opportunisme…
    Du côté des spéculateurs dont les céréaliers en premiers qui passent plus de temps sur leur portable ou leur ordi à passer des ordres que sur leur tracteur, et ce alors qu’il n’y a absolument aucun risque de pénurie globale compte tenu des stocks et de la modicité de la baisse de rendement au niveau mondial.
    Du côté des gouvernants comme Poutine qui instrumentalise la pénurie éventuelle en Russie et les spéculateurs pour se faire mousser.
    Puis du côté des syndicalistes agricoles minoritaires et « vertueux » comme leurs alliés écolos ou alter, sur un mode en effet vaguement corporatiste et très « petit bout de lorgnette ».
    Puis de la part de Paul qui fronce les sourcils en replaçant la bourrasque du moment dans son modèle géo-climatique financier mondial et en avançant son remède radical, et seul viable à terme.
    Et on à même droit à la version crapuleuse de Gusifange avec la thèse monétariste de l’inflation spéculative des matières premières… Ce qu’il y a de bien avec les néo-lib, c’est qu’ils ont toujours une théorie-outil dans leur boîte à outils pour argumenter comme l’opportunité le leur commande, et ce dans tous les sens imaginables… La baie toxique sur le gâteau!

    1. Qu’est-ce que tu veux?
      Qu’est-ce que tu crois?
      on ne peut pas espérer que les autres viennent à notre place, mais on peut la défendre… et souhaiter qu’ils combattent avec nous, un temps pour tous

    2. Je suis prèt à défendre beaucoup de choses, mais surement pas ma place ou ce que je ne considère que comme un intérêt particulier ou purement corporatiste.
      Et je dis ici que si l’on peut avoir l’impression d’avancer, surfant sur une vague avec et contre des concurrents ou adversaires, c’est surtout la mer qui avance. Avant de déferler, puis de refluer dans le désordre et les gueules de bois.
      Il faudrait construire des brise-lames à partir de « l’impératif catégorique » de Paul, et tout le monde surfe dans son coin. On ramassera les cadavres et les illusions perdues sur la grève.

    3. Vu comme ça, j’ai peut-être moins d’illusion, la dernière question que je me suis posé c’est: est-ce qu’aujourd’hui l’affiche de cette enfant (éthiopien?) assis dont le ventre était rempli de carence de mon enfance (une bonne vingtaine d’année), pourrait encore être affiché, sans déranger « le que du bonheur » ou « la confiance », voir cataloguer de populiste

  15. Quelqu’un pourrait -il m’éclairer ? Le syndrome d’Hindenbourg ( « Un présage de krach fait
    trembler les Bourses  » Figaro .fr de ce jour) s’applique t- il à la spéculation sur les céréales?

    P.S Merci de ne pas me me répondre si je suis hors-sujet …Tout cela est bien ardu !

    1. Comme disait Paul Jorion a une précédente demande sur le même sujet: ce n’est rien d’autre que de la numérologie appliquée. A fuir.

      En fait, une étude un peu sérieuse permet de montrer que ce truc prédit une fois sur quatre un événement grave.

      C’est moins bien que de tirer aux dés vos choix de placements boursiers.

    2. Quelque chose qui peut éventuellement alimenter la réflexion …

      Peak Oil and The Hindenberg Omen: Is the Stock Market Doomed?
      http://www.youtube.com/watch?v=bothQuBwhDU

      Encore un indicateur (S&P 5000) qui indiquerait donc que le prix supportable pour l’économie plafonne aux alentours des 80$ le baril.

      NB. N’ayant aucune connaissance en finance, je découvre à peine ces indicateurs.

  16. Alrs que Ron Paul plagie Mr Jorion lorsqu’il était invité chez Taddei.

    Pris sur dedefensa :
    Ron Paul éructe : «“Nero fiddled while Rome burned.” Are we not overly preoccupied with this controversy, now being used in various ways by grandstanding politicians? It looks to me like the politicians are “fiddling while the economy burns.”»

    1. Et Dieu m’est témoin que le Ron Paul, il en connaît un bout sur l’art du pipeau!
      Lurette qu’il l’a dans la poche son premier prix de conservatoire conservato-libertarien!
      Pour qui veut s’initier à l’art de la flûte picolo, ses Master-Class sont réputées les meilleures.
      On trouve même des gens pour nous en chanter des extraits sur le blog Jorion…

  17. Bonjour monsieur Jorion – J’ai Beaucoup apprécié votre message du jour sur  » l’interdiction pure et simple des paris sur les fluctuations de prix  » –

    Rapporté au cœur juridique pourri de son hypocrite  » légalité  » au XIXe siècle, c’est vraiment très clair et nous avons besoin de clarté pour comprendre :

    C’est du fait que que les pays – au XIX ° siècle « ont passé des législations qui exemptent de l’interdiction des jeux de hasard toute opération qui peut être qualifiée d’opération financière. Ces textes n’avaient qu’un seul but : extraire les opérations spéculatives du cadre général de la loi, elles visaient de manière éhontée à donner un cadre législatif à l’extraterritorialité morale de la finance »

    Là nous pouvons effectivement faire des liens clairs et précis afin de trouver la cause dite
     » légale  » dans l’histoire de  » l’extraterritorialité morale de la finance  » et mieux ressaisir votre entreprise anthropologico – politique en ce qui concerne  » une constitution pour l’économie  » – Pointer l’antériorité législative dans le temps permet de pointer dans un futur proche la possibilité d’une nécessaire réforme internationale à faire et à exiger pour transformer la donne – Un levier capital pour travailler dans ce sens.

    Encore merci.

    Je voulais de plus attirer votre regard vers cet article publié sur le site  » Respublica  » de Philippe Hervé intitulé :  » Dans quelle crise sommes-nous  » : http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/dans-quelle-crise-sommes-nous-2/2047

    Je désirais savoir si ces vues recoupent les vôtres et si vos analyses recoupent ou pas les vues de M. Phlippe Hervé –

    Bien à vous – bonne journée.

  18. BLDM ou le citoyennisme en action.

    Pourquoi interdire des pratiques qui pourraient être encadrées, régulées, controlées, par BLDM et leurs amis ?

  19. @Sam. Concernant la volatilité.

    Pour moi la volatilité indique clairement que le système est déboussolé, c’est un signe très clair d’une perte des repères des marchés. Certains argueront peut-être qu’il y en a pour tirer leur épingle du jeu mais je pense que même les plus requins des spéculateurs ont plus à perdre d’une volatilité élevée que l’inverse.

    A propos de la volatilité, le cas de l’huile de baleine qui servait pour s’éclairer au 19ème siècle est très intéressant. On observe comment le prix tend vers la stabilité avant le pic et comment il devient complètement erratique juste après le pic, ce qui semble logique.

    http://climateprogress.org/wp-content/uploads/2009/10/DB-Whale.gif

    Dans le cas l’huile de baleine on voit que le prix maximum atteint est celui qui suit directement le pic de la ressource et qu’ensuite ce prix n’est plus jamais atteint. Il faut cependant relativiser ce lien car au milieu de la décroissance de l’offre, une substitution avantageuse a pu être mise en place avec le pétrole.

    De nombreux peakistes semblent divisés au sujet de l’évolution potentielle du prix mais il n’y a pas de doute sur une chose, on va assister à une chute de l’accessibilité (affordability). Il y a donc débat sur la forme que va prendre de cette chute de l’accessibilité, elle peut se manifester par l’inflation, la déflation ou les deux ensembles. Certains pensent que le système ne pourra plus jamais supporter un baril à 147$ car le système déjà en décroissance ne pourra plus supporter une telle inflation. D’autres pensent par contre qu’il pourra s’envoler dans de nouvelles sphères. Il ne faut pas perdre de vue le problème de l’incompressibilité de la demande. Certaines demandes telles que celles qui touchent à la sécurité nationale ne peuvent pas être réduites, comme par exemple ce qui est nécessaire pour produire les calories nécessaires pour soutenir la population. L’incompressibilité de la demande pourrait faire grimper le prix bien plus haut que ce que nous avons déjà expérimenté. L’avenir nous le dira.

    L’article dont est extrait le graphe
    http://climateprogress.org/2009/10/07/deutsche-bank-oil-to-hit-175-a-barrel-by-2016-which-will-drive-a-final-stake-into-long-term-oil-demand-spurred-by-a-disruptive-technology-the-hybrid-and-electric-car-that-will-very/

  20. http://parismusees.com/chopin/media/pictures/DAGNAN.jpg

    Boulevard poissonnière, 19è sc. Hors sujet… une question. Y-a t-il vraiment eu un « progrès » depuis ; est-ce que ça fait plus de sens d’être assis toute la journée à taper sur un PC, à classer des fiches, à archiver.etc. Progrès en médecine oui, mais escamotage du sens…

    La gestion du pouvoir était différente. Il devait se montrer, il était là, en armes, à la parade. Aujourd’hui le pouvoir est sur le télécran….

  21. Au sujet des tailles d’assiettes qui augmentent (post + haut) (et de la difficulté à réguler vu par ce bout de la lorgnette),
    voila une source
    http://www.obesitydiscussion.com/forums/diet-studies/20-years-portions-have-grown-2808.html

    au 1/3 de la page « A 1994 informal survey found that the standard plate size in the restaurant industry grew in the early 1990s, from 10 inches to 12. … »That holds 25 percent more food ».

    Il faut enlever les effets de modes (assiettes de présentation géantes) mais dans l’autre sens corriger le 25 percent un peu limité : un monticule conique de même pente occupant une assiette 20% plus grande que celle de référence, cela fait x1.2^3, environ x1.7, soit +70%.

    Je comprends quand même les inquiétudes de Vince qui se demande si on pourra, mutatis mutandis, interdire la fabrication des grandes assiettes…

    1. merde, la question est faut-il au yoyo mondial laisser de l’argent pour ceux qui ne font rien pour nourrir les gens mais en profite.
      S’attaquer aux assiètes (et mon correcteur me propose assisté) c’est s’attaquer à la faiblesse des gens, tu choisis, on tape sur les petits ou on tapes sur les gros?

    2. Génissel, oui c’est vous qui avez raison si on se contente d’une phrase…

      mais ces gros trucs s’appellent des « systèmes », avec des parties interdépendantes.

      Quand on croit en avoir nommé une et qu’on peut la désigner à la vergogne de chacun, on s’aperçoit aussi sec d’interdépendances avec les autres parties, d’intérêts complexes, et on n’obtient pas le but cherché, on s’est souvent contenté d’ajouter une perversité de plus (« l’enfer est pavé de bonnes intentions »).

      Le cas des assiettes qui grossissent rappelle cela, avec les ingrédients comme l’effet de cliquet et l’injonction paradoxale (le modèle de l’injonction paradoxale étant « sois spontané »), puisqu’on dit à la fois « veillez à votre ligne », et « choisissez votre taille d’assiette chez les renards libres, ma chère poule libre ».
      Ne pas négliger qu’on sort de choses comme ça dans les propositions de grand soir ou de petit soir.
      Les cas de perversité collective ont été bien illustrés par les Roumains nolens volens au moment de Timisoara (fin 1989?), avec les mensonges des révolutionnaires en miroir de ceux de Ceaucescu.

      Les remèdes à ces effets pervers n’existent qu’au sein de ce que Bernard Stiegler (après Simondon) appelle des « systèmes associés », des systèmes ou chacun est émetteur et récepteur (cas basique : la langue, vous êtes locuteur et auditeur, cas moins basique : logiciels libres, Linux…, cas ambigus : l’artisanat/la maîtrise)

    3. Tout système a une inertie certe, les assiètes ne sont qu’un exemple comme le développement des cultures d’exportations des pays sud (deux fois plus de ligne de fret du sud vers le nord) au détriment des cultures vivrières, pour rembourser la dette, ou les poubelles de nos cantines voir le calibrage Européen comme norme de qualité (ça me dépasse un calibre comme qualité pour un aliment faut jamais être sorti d’un bureau).
      Mais tout système humain a des points de ruptures, on tolère l’injustice jusqu’à une certain point, à ton avis les historiens sont d’accord pour dire que les deux récoltes précédant la révolution était trés bonne réponse A ou trés mauvaise réponse B

    1. Marianne reprend régulièrement depuis plusieurs mois des articles du blog, mais je n’ai en effet pas souvenir qu’il se soit trouvé en Une.

  22. Bonjour à tous,

    Paul, vous écrivez
    « seuls les négociants soient admis sur les marchés à terme des matières premières »

    Il est vrai que les profits des spéculateurs se font sur le dos des producteurs ou des consommateurs et cela à grande échelle.

    Rappelons que 80% des acteurs de ces marchés ne sont pas ce que vous appellez des « négociants ».
    De plus ces acteurs « non-négociants » entrainent le couple risque/profit à des sommets en raison de son fonctionnement: positions prises à grand renfort de leviers d’endettement et de marge

    Pour autant vous connaissez la sempiternelle rengaine de la « liquidité ». On peut considérer que cette apport de liquidité profite majoritairement à d’autres spéculateurs mais comme cet argument (la liquidité) reste une source de blocage majeure, pourquoi ne pas envisager d’admettre certains spéculateurs sur ces marchés à terme, mais dans des conditions plus contraignantes du type: levier d’endettement nul et dépôt de marge de 80%… par exemple et pourquoi pas, uniquement dans les cas où les mécaniques de l’offre et la demande entre « négociants » ne sembleraient pas assez réactives?

    1. Pour connaitre un négoc, on ne joue pas, on dort mal et on espère des cours sans spéculateurs, le marché réel (pour un paysan qui vend) est déjà lisser des cours boursiers, parce qu’on est dans la réalité tu joues pas avec un fournisseur ou client si tu veux durer, tu ne peux pas les prendre en traite et les revoir le lendemain les acteurs virtuels si.
      la liquidité n’est qu’une excuse pour que les banques ne fassent pas leurs boulots. Mais sans liquidité les états seraient obligés d’agir (la faim, c’est pas une bonne campagne électoral, travailler plus pour manger moins ça marche pas top)…

  23. Paul Jorion aurait-il ecrit le discours de Nicolas Sarkozy lors de la conference des ambassadeurs ?

    Il plaide pour le bancor et contre le marché des derivées des matieres premiere !

    1. en effet on vit un drôle de monde et difficile d’y croire c’est très bien ainsi, Sarko est un clown cynique, un narcisse desséché, une montée de fièvre le prend parfois, pervers il veut tous les regards et dit ce qu’il faut, ne sachant rien de ce qu’il dit, laissez tomber les fantômes et leurs grimaces.

    2. je ne sais pas si tu as vu le petit journal de canal+ avec sarko répétant à 6 mois intervalle le même discours sur l’agriculture, mais si tu peux le regarder, avec les mêmes mouvement, la même intonation, tu comprendras que tu as un acteur doit pour un rôle peut-être, mais très bien maitriser (c’est même terrifiant de pouvoir être à l’identique), il pourra te refaire ce même discours dans 6 mois, comme s’il ne l’avait jamais dit.

  24. La spéculation est un des piliers du capitaliste, les spéculateurs achètent et vendent en bourse des produits auxquelles rien ne les rattache (les vendeurs ne disposent pas des biens qu’ils vendent et les acheteurs n’en ont pas besoin), c’est le système de la bourse. Le but de la spéculation n’est pas de satisfaire de façon rationnelle et harmonieuse aux besoins de la société, mais d’engendrer un maximum de profits pour engraisser une petite oligarchie financière, aux dépends des petits entrepreneurs (et paysans) et du peuple.
    Vouloir interdire la spéculation (si c’est bien de ça qu’il s’agit avec « L’interdiction pure et simple des paris sur les fluctuations de prix » ??), revient à amender sévèrement le capitalisme, et donc à commencer une évolution vers autre chose…. Mais je ne suis pas sur que Europe-écologie veuille vraiment transcender le capitalisme (quand j’écoute Cohen Bendit j’ai même le sentiment inverse).

    1. Europe écologie avait proposer la destruction des forêt pour produire bio (moins de rendement faut plus de surface) en Europe, l’écologie c’est compliqué, la politique c’est simple faut plaire

  25. Merci beaucoup pour ce passionnant débat sur ce sujet majeur, Paul. Concernant la spéculation sur les denrées agricoles j’ai reçu hier ce rapport critique d’un rapport de l’OCDE (joint également) qui s’efforcait de démontrer que la spéculation ne joue aucun rôle dans le volatilité du prix des denrées agricoles, en faisant semblant d’ignorer que la multiplication des transactions virtuelles par rapport aux transactions physiques a un effet « brownien » sur les cours, car ce sont seulement les écarts de cours qui justifient ces transactions virtuelles, et donc les suscitent par tous les moyens (météo, politique, terrorisme, géopolitique, guerres etc.…) et pas les variations de l’offre et de la demande physique des produits. Il serait sans doute intéressant de montrer que le système n’a besoin que de faibles variations très fréquentes, -1% par jour quand on gagne à tous les coups, cela fait un rendement considérable sur 1 an -, et qu’il “sait” que pour perdurer, il a besoin d’avoir une “respectabilité” à long terme, qui se traduit effectivement par des courbes de tendance qui suivent à peu près la loi de l’offre et de la demande.

    Jean-Paul Vignal
    =================

    Subject: Top: Review of OECD study on speculation and commodities prices

    Last week, OECD published a report co-authored by two Illinois professors, Scot Irwin and Dwight Sanders. The report, entitled Speculation and Financial Fund Activity, purports to find statistical evidence that speculation played no role in generating the damaging volatility in food and energy prices witnessed during 2008-9. In fact, it claims that speculation by long-only index investors with no understanding of underlying supply and demand conditions actually helped reduce volatility, by providing liquidity.

    The authors of the following study disregarded the OECD report and its findings can be for three reasons:

    1) The statistical methods applied are completely inappropriate for the data used.
    2) The study is contradicted by the findings of other studies that apply more appropriate statistical methods to the same data
    3) The overall analysis is superficial and easily refuted by looking at some basic facts.

    Please find attached a review of the study, which goes into more detail on these points. It can also be accessed at: http://www.bettermarkets.com/papers/OECD2010.pdf

    1. l’OCDE ne réagit contre la libéral commission, uniquement si les citoyens Européens s’approprient un sujet, suite à la grève du lait, ils ont contredis la commission (comme la cour des comptes) sur la dérégulation de filière lait, si Paul Jorion mobilise assez d’Européen, l’OCDE ce contra-dira (qu’importe d’où vient le vent, tant qu’il souffle et nous donne une direction pour rester au bonne place sur le navire)

  26. Morgan Stanley Says Governments Will Default, Only Question Is How

    http://www.zerohedge.com/article/morgan-stanley-says-governments-will-default-only-question-how

    JPM Says « Disastrous » Durable Goods Number Sets Stage For Sub-1% Q3 GDP Print

    http://www.zerohedge.com/article/jpm-says-disastrous-durable-goods-number-sets-stage-sub-1-q3-gdp-print

    First existing, now new home sales: 276K (yes a record low) on expectations of 330K, and a revised prior of 315K – a drop of 12.4% MoM. And, even worse, prices are dropping as deflation rages: the Home Price Index down 0.3% on expectations of a 0.1% increase (and previously at 0.5%). Months of supply: 9.1. Stick a fork in it.

    http://www.zerohedge.com/article/new-home-sales-276k-expectations-330k-previous-315k-prices-drop

  27. Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi selon vous les spéculateurs sont toujours long et toujours dans le sens du marché (argument que vous opposez à celui de l’apport de liquidité).

    Quand le pétrole était à 120 130 140 $ pourquoi il n’y a pas eu des spéculateurs qui sont venus vendre à découvert ?

    1. Vous inquiétez pas, Stéphane, certains ont su profiter de la baisse du pétrole. Allez voir combien Air France, par exemple, a perdu sur ses contrats sur le kérosène en 2009…

  28. Des éléments disparates d’informations, sur ‘les’ situations.

    La poursuite de la chute boursière, notamment des valeurs bancaires :
    http://www.liberation.fr/economie/0101654012-le-cac-40-poursuit-sa-descente

    Un chômage partiel qui augmente en France :
    http://www.liberation.fr/economie/0101654019-chomage-nouvelle-baisse-en-trompe-l-oeil-en-juillet

    Standard and Poor’s dégrade l’Irlande de AA à AA- (perspective négative), alors que ce pays avait été jugé presque comme « sauvé » par le FMI et « bon élève » par les politiques d’ajustements mises en place (très fortes déflation salariale, notamment) :
    http://www.liberation.fr/economie/0101653918-une-agence-de-notation-degrade-l-irlande
    « La Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait autorisé le 10 août à titre provisoire une troisième recapitalisation d’urgence de cette banque irlandaise, à hauteur de 8,6 milliards d’euros, qui pourrait être portée à 10,1 milliards. »
    Voilà donc à quoi mène une politique déflationniste :
    – ne pas résoudre l’instabilité bancaire (augmentation de la recapitalisation),
    – augmenter la dette publique (à cause en grande partie par le sauvetage des banques),
    – diminuer le pouvoir d’achat et l’emploi, préparant ainsi le prochain cycle de déflation.
    L’Irlande est partie vers le ‘Upper Medium Grade’ (Qualité Moyenne de la dette), étant donné sa perspective négative, à très court terme, avant ensuite de continuer vers ‘Lower Medium Grade’ (Qualité moyenne inférieure), dernière étape avant le ‘Non Investment Grade’.
    L’Irlande, on n’en parle pas. Car c’est le ‘bon élève’. L’Irlande fait maintenant partie des pays ‘cible’. On verra donc avec beaucoup d’intérêt ce que les ‘institutions’ seront prêtes à faire pour sauver le (bon) soldat irlandais. Le contre-exemple de la Grèce en quelque sorte, bientôt sur la même voie, ce serait tout de même difficile à avaler …

    Et enfin, les distinctions (de taille) entre les politiques de taxes bancaires, menées en France et en Allemagne :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/08/25/le-gouvernement-allemand-adopte-un-projet-de-taxe-bancaire_1402445_3234.html#ens_id=1369003&xtor=RSS-3208
    En Allemagne, le projet est voté. En France, il faudra probablement attendre novembre (s’il est voté) …
    De plus : « Contrairement à son homologue allemand, qui veut créer un « fonds de résolution systémique », le gouvernement français a fait part de son intention d’affecter le produit de cette taxe au budget de l’Etat, comme il l’a fait pour la taxe sur les bonus. »
    C’est sûr. Le système bancaire français fonctionne à merveille …

    Bref, en reprenant la baisse des ventes immobilières US :
    – une crise hypothécaire majeure possible aux US (pouvant entrainer aussi d’autres crises immobilières, en Europe),
    – une relance de Quantitative Easing de la FED comme seule option,
    – un chômage, partiel ou non, croissant (en France et, ce qui nouveau, aux US, le chômage de longue durée augmente),
    – une prévision de croissance pour 2011 en diminution (2% contre 2,5% auparavant pour la France),
    – une crise de la dette toujours en cours (au sein de pays jugés ‘sains’) mais plus sous les projecteurs en Europe,
    – une attelage franco-allemand plus que jamais à hue et à dia sur les solutions à apporter à l’instabilité bancaire.

    Bref, la crise avance, inexorablement.
    Mais sous le tapis, serais-je tenté de dire …

  29. Pourquoi faut-il aller chercher ce genre d’info sur Radio Chine Internationale :

    Sarkozy suggère d’étendre la régulation aux matières premières
    2010-08-26 08:21:12 xinhua

    Le président français Nicolas Sarkozy a proposé mercredi d’étendre la régulation aux matières premières, ainsi que d’éviter la volatilité des prix des matières premières.  

    « Il conviendrait de s’interroger sur le fonctionnement même des marchés de dérivés des matières premières », a indiqué M. Sarkozy, dans un discours prononcé devant les ambassadeurs de France.

    « Etendre la régulation aux matières premières est possible et souhaitable », a dit le président français dans le discours, dont une copie du texte est parvenue à Xinhua.

    En ce qui concerne les matières premières agricoles, M. Sarkozy a recommandé d’étudier la transparence des marchés et les politiques de stockage.  

    Il a appelé les institutions financières internationales à créer des « outils assurantiels pour permettre aux pays importateurs de se couvrir contre la volatilité des cours ».

    Quant aux prix de l’énergie, il a fait savoir que la France avait reçu un mandat de proposer des mesures pour le sommet du G20 à Séoul, prévu en novembre et pour le sommet du G20 de 2011 afin de lutter contre la volatilité des prix.

    « Nous proposerons des mesures de transparence et un dialogue approfondi entre producteurs et consommateurs pour limiter les fluctuations des cours.

    Le 5 août, la Russie avait annoncé un embargo sur ses exportations de céréales jusqu’à la fin de l’année, annonce qui avait provoqué un emballement des prix du blé sur les marchés internationaux.  

    En 2008, des émeutes de faim avaient éclaté en Haïti, et dans des pays africains, quand les prix de certains produits alimentaires étaient monté en flèche.

    Et le président français a par ailleurs évoqué les conséquences dramatiques sur l’économie mondiale de hausses brutales des prix du pétrole et du gaz, suivies de rapides baisses.

    http://french.cri.cn/781/2010/08/26/302s226577.htm

    1. Le 5 août, la Russie avait annoncé un embargo sur ses exportations de céréales jusqu’à la fin de l’année, annonce qui avait provoqué un emballement des prix du blé sur les marchés internationaux.

      Ça, c’est pas tout à fait ce qu’on pourrait appeler de la transparence de marché! C’est absolument faux. La hausse, 100% spéculative avait commencé dès Juin. L’annonce de Poutine a juste accompagné le mouvement en lui donnant, comment dire…, du grain à moudre!

  30. Les effets de RCA s’amplifient et le manque d’énergie est un peu plus évident chaque jour qui passe. Ces deux facteurs suffisent pour à avoir un impact majeur sur la production alimentaire mondiale et risque de nous mener tout droit vers une régulation de la population par la famine (avec ou sans spéculation). Les solutions sont connues mais à condition que l’on se donne les moyens de comprendre ce qui nous à mener au point où nous sommes (croissance économique, révolution verte à base de pétrole bon marché, biofuel, etc).

    Le fantasme Bioéthanol (à base de maïs) a été un des premiers symptômes du pic pétrolier mondial et il a très vite fait pchiiiit quand on a constaté que l’EROIE de cette production se révélait désastreux (il faut 1 litre de pétrole pour produire de 1 à 2 litre de biofuel), cela n’empêche pas les américains de rester coincer dans cette illusion. Cette approche ne répond en rien au problème d’ordre de grandeur qui est le nôtre, elle ne fait que complexifier la donne. J’avais entendu dans un reportage qu’un plein de bioéthanol pour un Hummer correspondait à l’apport calorifique annuel pour un humain. On comprend pourquoi Lester Brown et d’autres disent qu’il s’agit d’un véritable crime contre l’humanité.

    One quarter of US grain crops fed to cars – not people, new figures show: http://www.guardian.co.uk/environment/2010/jan/22/quarter-us-grain-biofuels-food

    Je tiens aussi à souligner que les peuples des pays les plus pauvres ont vu leur population augmenter car l’occident a inondé le marché international d’une production alimentaire à bas coût qui a déstructuré les productions locales alors que cette méga production était basée sur la bulle pétrolière. Je trouve que l’irresponsabilité de l’Occident à ce sujet est énorme.

    Il ne faut pas non-plus être devin pour se rendre compte que dans un monde post-peak-oil l’aide alimentaire va s’effondrer avec toutes les conséquences désastreuses que cela va avoir.

    On peut aussi continuer à parler d’argent …

    1. Juste pour les biocarburants, le rendement en filière trés courte (du champ à ma ferme à mes tracteurs) est de 5 litres produit (équivalent pétrole) pour un litre consommé de plus le renouvellement du parc tracteur n’est pas celui des voitures et la taille du parc ne permet pas autant d’investissement et le besoin énergétique pour produire l’alimentation est colossale pour l’imaginer électrique, par contre généraliser les biocarburants pour l’automobile n’a rien d’écologique c’est une solution simpliste et politique.
      dés qu’on parle écologie, il faut être très technique

    2. Quand à l’agriculture consommatrice d’énergie, il fallait consacrer 10% de la surface d’une ferme pour l’élevage des bêtes de sommes (celle qui servait aux travaux), pour atteindre l’autonomie énergétique pour mes tracteurs il me faut…..10% (un peu moins mais je sous-traite la récolte), mais vu qu’il faudrait que j’adapte l’injection de certains de mes tracteurs et que l’huile ce vend plus cher que du fioul pour l’engraissement de cochon, je la vend à des éleveurs.

    3. Traduction d’une partie de l’article du Guardian :

      « Le grain récolté pour produire de l’essence aux US en 2009 était suffisant pour nourrir 330 millions de personne dans une année au niveau moyen de consommation mondial. » a dit Lester Brown, directeur de Earth Policy Institute, un thinktank de Washington qui conduisit l’analyse.
      l’an dernier, 107 millions de tonnes de céréales, essentiellement du maïs, ont été produites par les fermiers US pour être mélangées à l’essence.C’était 50% de plus qu’en 2007, quand Bush a défié ces fermiers de multiplier la production par 6 (500% d’augmentation) entre 2007 et 2017, pour diminuer les importations de pétrole et réduire les émissions de CO2.
      Plus de 80 nouvelles usines de production d’éthanol ont été construites depuis lors, et plus encore d’ici 2015, époque à laquelle les US devront produire 5 Milliards de gallons d’éthanol ( soit 19 milliards de litres ou16 Millions de tonnes ) pour atteindre leurs objectifs de production d’énergie renouvelable.

      Pour mémoire, durant l’année 2009, la consommation de biocarburants dédiés aux transports de l’Union européenne a atteint le seuil des 12,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), essentiellement de diester, tiré des oléagineux tels le colza..
      A noter que la France se situe en seconde position derrière l’Allemagne avec 2,8 Mtep pour la consommation de biocarburants, comme en production de diester à près de 2 Millions de tonnes, mais premier producteur européen d’éthanol (« merci! » disent les betteraviers et leur coops, ainsi que les groupes sucriers, les céréaliers du bassin parisien et Total…) avec 800 000 Tonnes.

    4. @Génissel Samuel

      Le recrutement et la formation des jeunes (qui ne savent plus quoi faire comme études) pour l’agriculture ainsi que la production de bêtes de sommes en masse pour une transition vers la production agricole sans pétrole est urgentissime, mais la majorité ne le voit pas, car elle part du principe que c’est un acquis, or rien n’est jamais acquis.

      Il faut absolument proposer un avenir aux jeunes sans quoi ils vont se retourner contre leurs aînés et seront j’en suis sûr de grands adjuvants de l’effondrement (décroissance non gérée). Tragiquement on dirait que nous n’avons que la culture No Future à leur proposer. Je comprends donc pourquoi les jeunes se mettent au balconing (sauter du balcon en vacances), ils ne font que suivre l’exemple de leurs parents en y donnant un touche personnelle.

      Hélas, mille fois hélas, ceux qui ont la parole préfèrent parler de leur savoir et de leurs avoirs, mais bien sûr surtout de leurs avoirs (leur compte en banque, leur maison, leur retraite, leur allocation chômage, leur allocation familiale, leur voiture). Ils ne comprennent pas que tout cela ne vaut absolument rien si nous n’avons pas assez pour nourrir tout le monde.

      Ceux qui sont aux commandes nous détournent de l’essentiel ; à savoir comment va-t-on nourrir 6 milliards d’humain sans pétrole.

    5. @Génissel Samuel

      Je serais agréablement surpris si il suffit d’allouer 10% des surfaces agricoles à la production d’éthanol que pour permettre au système agricole de se passer totalement de pétrole. J’en doute très sérieusement mais je ne demande qu’à avoir tort.

      Il ne faut pas perdre de vue que la production de biofuels et la production agricole dépendent toutes deux de l’énergie fuel pour la mécanisation mais aussi des divers intrants chimiques (engrais et pesticides dérivés du pétrole) qui ensemble ont permis de multiplier par 3 les rendements agricoles lors de la révolution verte. Sans engrais, on est peut-être davantage dans un configuration 50/50 mais là je spécule complètement …

      Et puis il y aussi à la pénurie future de potassium. C’est vraiment la totale.

      Guerre des ressources : la crise globale derrière l’offre de BHP Billiton sur Potash Corp
      http://auxinfosdunain.blogspot.com/2010/08/guerre-des-ressources-la-crise-globale.html

      Peak phosphorus goes viral
      http://www.energybulletin.net/node/52550

    6. Je parlai d’huile, je consomme 8000 litre fioul par an et produit au moins 1200L par hectare pour 115Ha avec de l’élevage et 600 tonnes d’aliments (au moins) produit par an. soit 6 à 7 ha, avec 10Ha y a pas de soucis
      cette huile est produite a froid avec une presse dont le moteur est 1.1kwatt/heure est un débit de 8kg/h, il faut 145 jours et 3800 kilowatt heure (si on veut être complet).
      L’intérêt est qu’il n’y a pas de transport et que celui produit en plus un tourteau (résidu du pressage) au moins dix tonnes (pour l’exemple) soit 5 tonnes de soja à ne pas importer du brésil ou 7 tonnes de colza à ne pas importer de 200km (l’usine de pressage plus proche).
      l’éthanol c’est plus un remplaçant (complément) du super, les tracteurs c’est toujours diesel (donc huile) ou alors avec moins de 5% d’éthanol en adjuvant (au diesel ou huile)
      Quand au jeune oui et non, si l’exode rural a marché, c’est que le travail agricole de base n’est pas du tout valorisant (et pourtant c’était pour l’usine), la vigne ça va encore, mais quand un commerciale en roulant la moitié du temps gagne 3000€, tu ne motivera personne à binet des bettraves, alors que déjà après guerre c’était des Polonais qui le faisant dans les plaines.
      l’agriculture manuel ce sera pour des immigrés, mais on peut (si ça paye, même si je fais un résultat correcte cette année il ne compensera pas le déficit de l’an passé, il faudra que j’ajoute le revenu d’il y a deux ans pour que la moyenne sur trois ans soit nul) ramener de la main d’oeuvre (qualifié ou a qualifié), car dans une ferme y à toujours à faire, même avec des tracteurs.
      Mais tu touche à un fondement de notre construction, l’alimentation pas cher (et le jetable chinois), pôur desherber 1Ha (10000 mètres carrés) cela coute 40€(je fais en générale moins) et une dizaine de minutes (avec le temps de remplir l’eau tout ça soit quelques euros), imagine le temps et l’énergie pour manuellement pour désherber de façon sélective (uniquement les mauvaises herbes pas ce que tu sème) 10 000 mètres carrés et l’autonomie alimentaire de la france date de 70, les engrais et tracteur sont développés dans la décennie qui soit après guerre.
      C’est compliqué

    7. @Génissel Samuel. Merci pour vos témoignages très instructifs, j’en apprends beaucoup. Je respecte profondément votre travail et ce que vous apportez à la société.

      Pensez-vous qu’un exploitant agricole puisse (de façon hypothétique) fonctionner en cercle fermé, dans le sens sans pétrole et sans intrant chimique, tout en maintenant une production industrielle ?
      Et si oui, selon vous quel pourcentage de votre production actuelle seriez vous capable de maintenir ?

    1. Le Groupe Louis Dreyfus est le Numéro 2 du sucre et de l’éthanol au Brésil, et pas seulement…

      Un extrait de la page WiKi :

      Le groupe Louis-Dreyfus est un groupe familial multinational de négoce (grains, transport maritime, énergie, immobilier …), employant plus de 10.000 personnes dans plus de 53 pays et fondé par Léopold Louis-Dreyfus à la fin du XIXe siècle. Le groupe n’est pas coté en bourse et reste entièrement détenu par les héritiers des fondateurs. Il annonce un chiffre d’affaires proche de 27 milliards de dollars pour 2005, un des plus élevés de France. Il est valorisé à 4 milliards d’euros (2007). La famille Dreyfus est devenue Louis-Dreyfus par décret en Conseil d’État.

      Ses divisions historiques incluent le négoce de grains, la construction maritime et le transport maritime. Il fait partie du club des  » Big 5  » du négoce avec ADM, Cargill, Glencore et Bunge.

      Dans les années 1990 et 2000, il se diversifie dans le secteur des télécommunications en devenant l’actionnaire de référence du groupe Neuf Cegetel, via sa filiale LDCom, opérateur à la croissance importante dirigée par Jacques Veyrat et Robert Louis-Dreyfus. La cession de Neuf Cegetel à SFR en 2008 met fin à cette entreprise.

      De même, l’activité de transport maritime est cédée en 2007 à Philippe Louis-Dreyfus, cousin germain de Robert Louis-Dreyfus.

      Le groupe se positionne depuis peu sur les énergies renouvelables avec l’ouverture de la plus grande usine de bioéthanol au monde dans l’État de l’Indiana aux États-Unis.

      Il est également présent sur la distribution d’électricité, étant actionnaire principal de l’opérateur français Direct Energie.

      La société Ressources Forestières contrôlée par le Groupe Louis-Dreyfus investit dans le développement durable et la production et la distribution d’énergie renouvelable autour des massifs forestiers dont elle fait l’acquisition et c’est a ce titre qu’elle a acquis en mai 2007 la forêt de Lanouée qui avec près de 3 800 hectares de superficie constitue le 2ème plus grand massif forestier de Bretagne après la forêt de Paimpont.

      Et un autre dans Wiki, fin de paragraphe sur le bilan « social » de GLD au Brésil, que les responsables de l’image du groupe voudraient, comme de bien entendu, « exemplaire »…

      En décembre 2008, l’association Les Amis de la Terre (qui a pour objectif déclaré de « dénoncer publiquement le décalage entre les « beaux discours » d’un côté, et la réalité des actes des entreprises de l’autre ») a publié les résultats de son prix Pinocchio du développement durable. L’entreprise Louis Dreyfus a remporté le prix décerné aux « droits humains » pour le traitement indigne de ses salariés brésiliens.

      Une charte « blog Jorion » pour le Groupe Louis Dreyfus?

      Pourquoi pas plutôt un bonnet d’âne, ou un « Pilori Blog Jorion« ,

      Franchement, je pense que ce serait plus simple et plus efficace qu’un énième label! Et bien plus excitant, même si plus risqué…

      Mais c’est juste un avis d’un mauvais coucheur, et d’un bouffon.

    2. le rendement moyen aux états unis est de 30 quintaux, si tu veux comparé à la basse normandie il faut te limiter au terre situé en dessous des grands lacs ou on est plutôt à 70-80 comme nous pour du blé(quand des vikings veulent envahir ta capital tu donnes le bon et avant la révolution industriel c’était l’une des plus riche ).
      Chez moi le tournesol rend 40 qtx (ce qui fait 1600litres d’huile, mon exemple est un rendement Français ) si tu vas dans le sud c’est plus 25-30 qtx si tu vas au Mexique peut-être 15.
      La bétise c’est que c’est plutôt le grand ouest Français qui est urbanisé quand on dit on perd un département tout les dix ans, c’est pas le massif central, le mont blanc ou les Pyrénées qui perdent leurs sols, c’est les meilleurs terres aux mondes.
      Et pour les rendements russes et ukrainiens le climat est continental, 1 an/5 les rendements sont très affecté soit par le gel soit par la sécheresse, ça va de 15 à 60qtx/Ha.
      l’inde et l’Australie on peut ne nappe irrigation ramène de sel.
      Quand au Brésil c’est un climat tropical, la terre arable fait quelques millimètres des que tu défriches tu perd le sol (et ces nutriments), c’est pourquoi il faut toujours avancé dans la forêt, mais ce sol ne ce refera pas.

  31. Spéculation sur le blé ,le sucre et l’huile ! Et dire que le médecin m’interdit le pain, le sucre et les matières grasses . Pas moyen d’enrichir les spéculateurs !

    Mais le blé et les céréales, comme pour tout ce qui est alimentaire, il suffit d’un rien pour qu’un stock pourrisse ou que les bestioles s’y multiplient . Quelques mauvaises surprises pour les affameurs .

    1. Le stockage des céréales est sec (pas de pourrissement) et de toute façon, ils y ajoutent un peu d’insecticide, enfin si vous mangez de la viande (blanche surtout, les oeufs et plus ou moins en viande rouge surtout en jeune Bovin) ou du poisson (d’élevage), indirectement vous consommez des céréales et huiles

    2. Et évidement le lait, en fait à moins d’être parfaitement végétarien sans aucune céréale (ce qui est un peu dangereux, uniquement des protéines végétales sans aucun sucre faudra pas trop bouger) vous avez une chance de ne pas engraisser les spéculateurs

  32. Bonjour,

    mais comment définir un négociant ? ce ne sera pas encore la porte ouverte à de nouveaux monopoles ? il serait bon de taxer de plus en plus le produit à mesure qu’il change de mains, de façon à donner un vrais avantage pour les circuits courts entre le producteur et les consommateurs.

    cordialement

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