La paix monétaire, par Pierre Sarton du Jonchay

Compensation dans l’espace et le temps

La guerre des monnaies oppose les États émetteurs de monnaie de réserve aux États épargnants nets vis-à-vis du monde. Les monnaies de réserve sont le dollar, l’euro, le yen, le franc suisse ; toutes les monnaies qui peuvent être détenues quelle que soit sa nationalité et qui sont facilement convertibles en actifs financiers, en matières premières ou en d’autres monnaies. Une réserve de valeur internationale utilise une monnaie facilement convertible en n’importe quel objet de valeur en n’importe quel lieu aux prix les plus stables possibles.

Le motif de détention d’une réserve internationale est à la fois présent, passé et futur. L’acquisition d’une réserve impose d’avoir exporté des marchandises et d’en conserver la créance sur l’acheteur ; ou sur le prêteur de l’acheteur. Il est possible d’acquérir une réserve simplement en empruntant, c’est à dire en promettant un remboursement financé par des exportations futures au bénéfice direct ou indirect du prêteur. Les réserves internationales existent par le décalage dans le temps des exportations réglant des importations. Ce décalage est financé par les zones politiques émettrices de monnaie de réserve : elles prêtent aux pays déficitaires en empruntant aux pays excédentaires.

Au motif passé de détention d’une réserve par des exportations incomplètement compensées par des importations, répond le motif futur. L’emprunteur de réserve prévoit d’exporter plus dans l’avenir tandis que le prêteur de réserve prévoit d’importer plus dans l’avenir. L’existence de la réserve monétaire internationale traduit un équilibre de projet entre les pays temporairement déficitaires et les pays temporairement excédentaires. Il s’agit d’un équilibre logique où l’emprunteur croit qu’il pourra produire la valeur du remboursement et le prêteur croit qu’il recouvrera la contrevaleur de ses réserves épargnées.

Volonté distincte de la réalité

La réalité de l’équilibre entre prêteurs et emprunteurs en monnaie de réserve peut être cependant différente de la logique virtuelle. D’abord parce qu’un financement international entre un prêteur et emprunteur est un calcul d’anticipation. La réalité anticipée n’est pas nécessairement la réalité présente. A l’échéance d’un remboursement international, l’emprunteur peut ne pas avoir suffisamment exporté et le prêteur peut ne pas souhaiter que ses réserves diminuent. Entre les États-Unis et la Chine, il est possible de considérer que les Étatsuniens sont incapables d’exporter suffisamment en Chine comme de considérer que les Chinois ne souhaitent pas être remboursés de leurs prêts en dollar. Le déséquilibre des échanges commerciaux entre États-Unis et Chine cache un équilibre de volonté pour les Chinois d’accumuler des réserves et pour les Étatsuniens de vendre de l’intermédiation financière internationale.

Les tensions monétaires entre Chine et États-Unis sont le symptôme d’un conflit logique entre réalité commerciale et réalité financière. Les États sont dans l’ordre du droit de la valeur en contradiction avec eux-mêmes à propos de leur monnaie. Les États-Unis veulent émettre la monnaie mondiale mais se rendent compte que la valeur économique du dollar n’est plus du tout adossée à la valeur réelle qu’ils produisent et exportent. La Chine veut faire croître son économie par les excédents commerciaux et l’accumulation de réserves de change mais se rend compte du risque d’effondrement de la production de valeur aux États-Unis ; donc du risque substantiel de perte de son épargne internationale.

Visibilité du présent, invisibilité du futur

Les zones monétaires de réserve ne sont pas seulement des intermédiaires financiers. Elles ont leur propre commerce extérieur déficitaire, excédentaire ou équilibré. Un commerce extérieur comme un commerce intérieur contient du visible et de l’invisible. Le visible sont les marchandises qui s’échangent. L’invisible sont les promesses, le crédit et le capital. Le visible s’articule à l’invisible par la monnaie. La monnaie est à la fois visible comme contrepartie d’une marchandise achetée-vendue ; et invisible comme anticipation d’une mesure invariable de la valeur future – le crédit – et comme anticipation d’une mesure variable de la valeur future – le capital.

La même unité monétaire sert à la fois à compter le prix de la marchandise échangée dans l’instant et le prix de la marchandise pas encore produite échangée dans un futur plus ou moins précis. La même unité de compte évalue une promesse de remboursement de crédit à une échéance fixée et un projet de capitalisation de la réalité à une échéance variable. La réalité de la monnaie à la fois visible et invisible est parfaitement logique parce que conforme à sa finalité de transformer la mesure invisible de quelque chose dans sa réalité concrète de valeur. La monnaie est bien la matière de mesure du prix. Elle est bien le crédit qu’on peut mettre dans le prix. Elle est bien la contre-réalité variable du prix, donc du capital.

Logique de guerre

Partout dans le monde, la monnaie est moyen de paiement en mesurant au présent le prix d’une marchandise, en mesurant par le futur la réserve de valeur certaine qu’elle apporte au vendeur et en mesurant par le futur la réserve de réalité incertaine qu’elle apporte à l’acheteur dans le bien acheté. La monnaie synthétise universellement la mesure de la valeur objective, par la valeur désirée dans la réalité concrète. La monnaie met les États nationaux en contradiction avec eux-mêmes du fait de l’inachèvement scientifique de la théorie monétaire et de la persistance des légalités nationales à morceler la définition universelle de la monnaie.

La contradiction nationaliste du concept de la monnaie s’exprime dans la présente guerre des monnaies. Cette guerre est civile, internationale et mondiale. Civile parce qu’elle oppose la finance à l’économie réelle. Internationale parce qu’elle oppose les pays créanciers nets aux pays débiteurs nets. Et mondiale parce qu’elle détruit la valeur du monde en tant que monde humain. Les trois guerres s’alimentent les unes les autres. Le catalyseur est la confusion du pouvoir politique et du pouvoir financier aux États-Unis. Il n’existe aucune limite politique à la cupidité financière.

Finalité monétaire vendue à la finance

Le pouvoir politique est financièrement neutralisé aux États-Unis par le nationalisme étatsunien. La captation financière de la valeur mondiale impose l’utilisation internationale d’une monnaie nationale. La finance mondiale flatte le nationalisme étatsunien en affirmant la prééminence du dollar. Toute la richesse mondiale peut alors virtuellement s’apprécier avec le seul dollar. Ainsi est-il possible de cacher la valeur future visible du monde dans la valeur invisible du dollar et de cacher la valeur visible présente de l’économie réelle des États-Unis dans la valeur future invisible du monde appréciée en dollar.

En achetant le pouvoir politique aux États-Unis avec le dollar, la finance mondiale s’approprie le prix de toute chose. Derrière le prix, c’est bien sûr la réalité qui intéresse, la réalité future et la réalité présente. A l’échelle du monde, la monnaie doit permettre de calculer le prix des économies réelles nationales en séparant la valeur réelle présente et la valeur réelle future. Le prix des monnaies doit à la fois équilibrer les échanges entre pays et les échanges entre le présent et le futur. La monnaie calcule le passé, le présent et le futur tout en fournissant au présent le prix de la matière concrète dont les hommes vivent. La liquidité est la matière concrète qui coule dans le temps en transportant la valeur dans le présent des hommes. La réalité du futur est impossible sans la réalité présente donc sans la liquidité monétaire de la valeur.

Mystification du dollar

En obligeant à la confusion dans le dollar de la liquidité des États-Unis avec la liquidité du monde, le système financier organise une spéculation universelle dont il tire un bénéfice exclusif. Aux Chinois, il vend des réserves creuses par l’incapacité de l’économie réelle des États-Unis de dégager les excédents qui pourraient rembourser la dette accumulée. Aux Étatsuniens, il vend du capital creux par l’impossibilité de rapatrier aux États-Unis la contrevaleur de ses investissements à l’étranger. Tout rapatriement de capital aux États-Unis fait instantanément monter le dollar et baisser le prix du capital investi à l’étranger.

Aux Européens de l’euro, le système financier vend du capital domestique creux par l’absence de compétitivité du prix du travail européen dans les exportations européennes. La détention de l’euro comme monnaie de réserve accorde à l’euro une valeur invisible qu’il n’a pas à cause de la parité de change qu’elle induit. La valeur extérieure de l’euro contient la valeur des dépôts conservés par des exportateurs étrangers mais pas le prix des indemnités de chômage et de retraite des travailleurs européens non compétitifs dans les exportations européennes.

Aux Japonais, le système financier en dollar vend le capital domestique creux des États-Unis comme garantie de leurs créances accumulées. Les Japonais sont obligés de brader leur propre capital en l’exportant massivement dans les pires conditions afin de contenir l’envolée de leur parité. Un yen trop évalué sur le marché des changes met en effet le Japon au chômage et détruit le financement des importations par ses exportations. L’achat massif par le Japon et la Chine de dette publique étatsunienne creuse permet à la Réserve Fédérale d’accroître son émission monétaire. Le système financier en dollar dispose ainsi d’une source de liquidité apparemment infinie par la transformation en monnaie du faux capital vendu au monde entier.

Monnaie explosive

La moulinette spéculative est apparemment immuable. En réalité, la masse monétaire mondiale enfle inexorablement indépendamment de toute mesure réaliste de sa contrepartie réelle en liquidité effective, en crédit sûr et en capitalisation de plus-values réelles. La guerre des monnaies se réchauffe depuis 2007, depuis que la grenade des subprimes a été dégoupillée sans avoir encore explosé. Le système financier la fait circuler de zone monétaire en zone monétaire pour tirer le plus de plus-values possibles de la terreur qui monte. La grenade des subprimes immobiliers est devenue la grenade des monnaies creuses. La masse monétaire en dollar enfle de plus en plus vite par les crédits de la Fed à l’économie réelle mondiale qui ne les remboursera jamais.

La guerre monétaire est une négociation pour savoir entre les mains de qui la grenade va exploser. Le système financier laisse croire que le potentiel de déflagration est limité par une matière circonscrite dans une seule monnaie. Beaucoup d’acteurs financiers et politiques savent maintenant que l’explosion ne sera pas matérielle mais logique, c’est à dire systémique. Les financiers le cachent parce qu’il est impossible à l’intelligence humaine d’expliquer comment elle s’autodétruit. Les politiques lucides le cachent parce qu’ils n’ont aucun discours à tenir pour donner du sens à la catastrophe qui advient.

Humilité intellectuelle

En fait, l’impasse est métaphysique. L’intelligence humaine ne veut pas actuellement considérer la réalité hors d’elle-même. Les financiers sont enfermés dans leur vision financière abstraite de la réalité. Les politiques sont enfermés dans leur vision nationale en négation de la réalité du monde. La cupidité financière a épousé le nationalisme. Les nations détruisent l’universalité de la monnaie. La destruction des monnaies dissoudra la finance. A moins que des politiques lucides et courageux crient halte au feu. Et engagent la matérialisation de la comptabilité universelle de la valeur.

Le modèle de la comptabilité universelle de la valeur existe depuis les propositions de Keynes à Bretton Woods en 1944. Tous les outils de sa mise en œuvre sont aujourd’hui parfaitement maîtrisés. Ce sont les options de change, les CDS (primes de garantie de crédit), les titres de capital et les primes d’assurance du risque physique. Le bancor n’est pas lancé pour deux et uniques raisons : parce qu’il priverait les États-Unis du bénéfice nominal et non réel de sa monnaie systémique et parce qu’il priverait le système financier de sa rente systémique prélevée par l’utilisation internationale du dollar.

Le terme de la politique du pire

Il est encore possible de tergiverser sur l’adoption du bancor, de spéculer sur l’instant et la visibilité de l’explosion de la grenade financière. Cela ne changera rien à la nécessité logique d’un étalon international de la valeur ni aux conséquences de sa non-adoption. Le refus de la rationalité monétaire mondiale entraînera l’effondrement de la civilisation chinoise, la régression économique des émergents, le chômage de masse et la dissolution du lien social en Occident. Peut-être même la mutation de la guerre financière en guerre chaude.

La guerre des monnaies est une guerre idéologique sur la réalité et les conditions de la valeur. Ceux majoritaires qui expérimentent la valeur dans le service de leurs prochains ne doivent pas se laisser impressionnés par l’impérialisme intellectuel. L’intelligence est vide qui ne respecte pas la démocratie. L’intelligence est meurtrière qui ne discute pas ses idées par la réalité du prochain. Espérons que la perspective de la censure démocratique des prochaines élections stimulera la responsabilité de nos représentants au prochain G20.

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86 réflexions sur « La paix monétaire, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Coucou,

    Bon, pour un dimanche ensoleillé euh…

    A part çà, vous avez d’autres bonnes nouvelles?

    Oui, je me marie l’année prochaine je fais un bebe et j’achète une maison.

    On s’adaptera.

    Non mais.

    Bonne soirée

    Stéphane

  2. Et si le problème, le vôtre, et celui de la plupart des economistes, venait simplement de la confusion?
    En effet, tant que l’on confond monnaie et crédit, il n’y aura aucune issue du dilemme actuel!
    La monnaie doit rester exclusivement ce qui est émis par l’autorité monétaire!
    Un prix n’est pas monnaie. Une créance n’est pas monnaie. Une dette non plus, d’ailleurs.
    Et, malheureusement nous avons une monnaie qui peut être thésaurisée massivement.
    La thésaurisation signifie un ralentissement jusqu’à l’arrêt de la circulation monétaire. Les banques centrales tentent de compenser, au besoin en émettant des signes monétaires pratiquement sans limitre: le quantity easing.
    Cependant, la trappe aux liquidité frappe aussitôt, et la monnaie nouvelle ne circule pas davantage.
    Tant que la confusion règne y compris dans les banques centrales et dans la tête des économistes, la crise systémique continuera de produire ses effets.
    S’il semble normal et légitime d’épargner et d’accumuler des biens dans la perspective d’un avenir incertain, il ne devrait pas être possible d’accumuler les signes monétaires eux-mêmes, car cela perturbe gravement le fonctionnemen,t économique. Cela modifie constamment les fondements même de l’ordre économique.
    Il s’agit d’inventer une monnaie nouvelle, avec des signes monétaires marqués par le temps (comme le proposait Silvio Gesll il y a 100 ans déjà!), et tous les problèmes de surendettement et de la rente du capital disparaitraient rapidement.
    Sans une telle réforme, rien ne stabilisera l’économie!

  3. Merci pour ce billet, pour son analyse lucide et imparable du mécanisme de la guerre des monnaies. Vous n’avez pas été sans noter la mauvaise humeur de certains commentateurs qui, dès votre premier Billet invité se sont plaints du travail que la lecture de vos billets requiert. J’ai moi aussi, au début, dû effectuer ce travail, me posant la question de savoir si du sens existait derrière vos mots, notre première réaction à tous devant le nécessité du travail – intellectuel ou autre – étant toujours de vouloir d’abord l’éviter. Je vous ai poussé inlassablement à la clarification, un effort de votre part pouvant faciliter le travail à effectuer de notre côté. Vos billets les plus récents nous récompensent dans nos efforts, vous rédacteur, nous lecteurs. Le blog s’honore de tous ses Billet invités, la qualité de la réflexion qui s’opère ici se retrouve en quelques autres lieux – de plus en plus nombreux d’ailleurs – ce dont nous nous réjouissons tous mais elle jaillit ici à jet continu. Merci à vous, rédacteurs de Billet invités, merci à vous, rédacteurs de demain.

    1. En effet M.Jorion le texte qui nous est soumis aujourd’hui est plus lisible.Mais imaginez un instant un quidam qui vous ayant vu à la télé, se met en tête d’aller voir ce qui se passe sur ce blog et tombe sur des textes antérieurs de notre ami M. Sarton du Jonchay.,je crains qu’il ne zappe à grande vitesse.Je sais que des textes abscons ou hypertechniques font sens ,et sont mêmes opérants dans le monde réel,mais ils ne sont compréhensibles que par une minorité.C’est pour quoi je prie M. Sarton du Jonchay de faire évoluer progressivement son work in progress ésotérique en quelque chose de plus abordable ou du moins qu’il nous donne quelques clés sur le sens de son travail.
      Pour une pédagogie sans démagogie.

    2. Ce commentaire me fait réagir.
      Pour Pierre Sarton du Jonchay.
      Je ne participe que rarement aux commentaires de vos billets car je n’ai pas grand chose à dire ou, alors, le temps s’est écoulé (une semaine) et cela n’est plus d’actualité. Vos textes demandent parfois beaucoup d’incubation. Le peu de fois où je m’exprime c’est pour vous critiquer! Mais sachez que j’y apprends beaucoup de choses, que cela alimente ma réflexion. Je n’avais qu’une vision très vague de ce que Aristote (et vous!) pouviez nous dire. L' »effet » reste encore problématique pour ma part, ce qui ne m’empêche pas de puiser dans votre réflexion. En langage émotionnel, assez restreint malheureusement, on pourrais traduire tout cela par « je vous aime bien ».

    3. @Johannes finckh

      Il faut bien comprendre la méthode sans doute.
      L’une consiste à partir de généralités simples, donc bien connues, pour entrainer sur les chemins mal connus, donc difficiles.
      L’autre consiste à partir de principes compliqués pour rejoindre la réalité dans une apparue lisibilité.

      La réalité, il n’y a rien de plus compliqué, certainement….
      C’est pourquoi, la philosophie, puis la méthode scientifique tente, au moins pour le fun, prendre le taureau par les cornes.

      Je trouve très bien que Monsieur du Jonchay fasse « l’essai » d’entrainer autant de complices que possible à suivre la voie de là où il regarde.
      Qu’il emprunte la deuxième voie, sans doute cela tient du fait que la première commence a être tellement usée, que sur ses pavés on glisse facilement!

    4. Tata,

      Pour tout vous dire, l’effet est celle des quatre natures de cause de la logique d’Aristote que j’ai le plus de mal à comprendre. C’est le plus d’Aristote sur Platon qui change tout et qui nous a fait renoncer à Aristote par confort intellectuel. L’effet peut aussi s’appeler le principe de la conséquence. Une cause de quelque nature qu’elle soit est une cause parce qu’elle entraîne une conséquence pour celui qui l’évoque. L’effet est la conséquence de toute cause dans la réalité objective, la réalité indépendante du sujet qui explique. L’effet est donc la rationalité de la connaissance du sujet structurée par les causes.

      L’effet est ce qui prouve en science la vérité d’une théorie conforme à la réalité étudiée. Si l’hypothèse d’une forme inventée n’a pas l’effet attendu par son inventeur, la théorie est scientifiquement fausse. L’effet pose des problèmes redoutables en sciences morales et sociales à cause de la finalité humaine. L’objet humain de connaissance contient à cause de l’effet au moins quatre dimensions (matière, forme, effet ET finalité) alors que l’objet physique n’en contient que trois.

      La science économique n’a pas résisté à la tentation de construire sa rationalité en trois dimensions en oubliant la finalité ; en considérant que la finalité humaine libre est un effet déterminé par la seule matière. L’absorption de la causalité finale dans une effet économique a rendu la science économique étrangère à la réalité humaine. La science économique est sans effet réel ; la théorie n’explique pas la réalité. L’un des effets de la non-science économique est la perte de contrôle des monnaies.

    5. Si le mot « domestique » dans le jargon économico-médiato-nombrilo-anglophono-sectaro-opacito-de-t’en-trave-que-quick,
      se traduit en français basique-que-tout-le-monde-comprend par « publique »
      le « capital domestique » comprend donc bien les investissements pour combler la « dette publique » ???

    6. Je suis bien d’accord avec votre réponse à propos des « sciences » économiques actuelles:  » L’un des effets de la non-science économique est la perte de contrôle des monnaies. »

      Quant à Monsonsieur ZENBLABLA: merci pour votre réponse. Je ne suis pas sûr d’avoir complètement compris. Il ne me semble pas, pour ma part, je mène avec mes remarques, sur des « pavés glissants »! tout ce que j’avance est archiprouvé et largement relaté par ailleurs. Simplement, ce sont bien ceux qui délirent quant à une définition précise sur ce qui est monnaie et ce qui n’est pas monnaie qui embrouillent tout!
      Et là, aucun raisonnement, ni élémentaire ni complexe, ne tient.
      En fait, il semble délicat et difficile pour la plupart de penser monnaie et circuit économique. Que l’économie suppose une monnaie et parfaite circulation.
      Tant que l’on n’arrive pas à se mettre dans le crâne que la monnaie circule ou n’est pas monnaie, inutile de débattre!

    7. @Pierre Sarton du Jonchay

      Il y a un certain écueil dans ce que vous dites dans la mesure où la science n’a pas de finalité mais est sa finalité : il suffit de voir l’utilisation symptomatique du terme « efficience » à toutes les sauces du marché pour se convaincre que la science économique travaille gentiment en trois dimensions. Décrire l’économie politique comme une science ou une non science me parait donc des plus risqué : le risque étant de tenir de fait le principe de la conséquence hors de propos.

    8. @Johannes finck
      Désolé de vous choquer, mais il y a bien un débat qui ne prouve pas encore que vous vouliez que soient des « pavés glissants » dans l’absolu.
      Pourquoi pensez-vous que je vous remiserais comme guide archétypal, sur la voie de pavés glissants?
      A quoi me sert d’entendre qu’il me faut prendre le bac ou porter cuissarde, pour mieux suivre le cours de la rivière au fonds glissants, si tous artefacts sont « archi-connus »?

      Je n’en sais rien, mais vous confirmez me montrer le lit de la rivière, là où s’écoulent toutes les valeurs qui ont contre-valeur en argent:
      « …out ce que j’avance est archiprouvé et largement relaté par ailleurs. Simplement, ce sont bien ceux qui délirent quant à une définition précise sur ce qui est monnaie et ce qui n’est pas monnaie qui embrouillent tou… »
      Pourtant, « espèce d’économiste! », les pavés glissants, c’est la réalité qui les démontre.

      Sans doute existent des rivières, des bateaux et des bottes feutrées pour ne point glisser si on marche dans l’eau.
      Mais si l’économie ne peut se contenter de disserter sur les meilleures moyens d’un parcours, c’est bien parce que de l’eau, il y en a partout!
      Combien de molécule d’eau qui ne sont pas cotées, qui n’ont pas encore contre-valeur avec de la monnaie?

      Car rien ne dit qu’il n’existe pas multiples voies de parcours…comme avec la monnaie.
      Il me semble bien que PSJ, observe un peu le cycle de l’eau, dans mon esprit métaphorique au moins, (là il faudrait parler des formes plutôt que des effets, avec la causalité…), plutôt que considérer le bétonnage des berges, et le calcul des rétentions, etc…comme c’est bien connu en économie…
      Détruire les endiguements du Mississipi et « réhabiliter » son cours pour avoir de l’eau potable à Miami = Un budget annuel de la France!
      Alors, ce qui est archi-connu, on s’en fout un minimum désormais!

      @Martine Mounier
      Vous ne devriez pas dire que la science a seul propos la science, si était la magie de l’efficience.
      Ce serait faire fi des économistes.

      Relisant Descartes, c’est seulement par l’artifice que la finalité pour l’homme ne peut être que divine, qu’une quelconque finalité scientifique ne peut être que scientifique.
      Cela nous ramène un demi-millénaire en arrière…

    9. Martine,
      J’entends et partage votre réserve sur l’utilisation de la notion de science. Mais ne peut-on espérer en une éthique scientifique qui enrichisse notre savoir de l’engagement humain de ceux qui le construisent ? Ne faut-il pas que l’humain redevienne la finalité de toute science pour que nous soyons sûrs de ce que nous savons ?
      D’ailleurs nous n’avons pas parlé du progrès immense qu’apportera un marché international de l’assurance en bancor à la fiabilité de la connaissance scientifique. Imaginons ce que pourrait donner la vente de prime d’assurance par la communauté scientifique mondiale sur un marché transparent des théories scientifiques.

    10. @Pierre Sarton du Jonchay

      J’entends bien moi aussi.
      Disons que je continue à penser que la priorité est de rendre l’économie à la politique et de rendre ces lettres de noblesse aux sciences humaines, ce qui revient au même. Il nous faut pour cela sortir du choix séculaire, ou éthique et dieu ou science sans éthique, ce qui oblige, à mon sens, à faire un bond pédagogique hors de la fascination pour les mathématiques. Fascination qui concourt encore aujourd’hui à voir décerner le Nobel d’économie à trois aliénés du modèle parfait.

    11. @Martine: Ces modèles parfaits n’ont rien de parfait, surtout pour un mathématicien. Je vous conseille en particulier la lecture du petit ouvrage devenu classique de B. Guerrien (en deux tomes) sur la théorie néoclassique (ce n’est pas celui en lien) et son utilisation des mathématiques de manière absurde. C’est un démontage en bonne et due forme de cette imposture.

      http://www.journaldumauss.net/spip.php?article386

    12. @Moi

      Je viens de lire le papier de Non Fiction* sur le livre de Bernard Guerrien que vous m’indiquez (merci). Je suis évidemment d’accord avec le fait que « (…) Ce qui intéresse le commun des théoriciens « néoclassiques », ce n’est pas de contribuer à un savoir positif sur l’économie, mais de faire étalage de sa virtuosité mathématique afin de gagner l’accès aux plus prestigieuses revues. » Je suis bien d’accord avec vous et B. Guerrien que les mathématiques n’ont pas grand chose à voir avec le simulacre de nos trois bouffons nobélisés. Le principal problème selon moi étant quand même cette référence ultime à la science.

      *http://www.nonfiction.fr/article-172-leconomie_manque_t_elle_de_bon_sens_.htm

    13. @Martine Mounier!:
      Vous ne pouvez pas, au prétexte des mathématiques, rejeter les mathématiques sous prétexte que la science économique s’en serait saisi.
      Les mathématiques « adorent » l’injonction du « vrai »….
      Pas étonnant que la science, fusse-t-elle économique s’en saisisse!
      La preuve ontologique de dieu, a été que s’il n’existait pas, tout ce qui a été fait en son nom n’existerait pas….Port royal, etc.

      Entre temps et depuis là, les pontons lancés par la science pour l’examen de la vérité dans la réalité, pourquoi exprimez-vous leur rejet considérant les mathématiques, sauf malentendu de ma part, permettre de résilier toute tentative puisque ce serait parmi les mathématiques, avec la « science » économique qu’il y aurait probable confusion?
      Durkheim, a-t-il grâce à vos yeux?

    14. @ zenblabla

      Je ne rejette évidemment pas les mathématiques, je remarque simplement que l’économie prétend être une science, rejetant de fait l’économie politique qui ne peut être pensée que comme une science humaine.

    15. Pour Pierre Sarton du Jonchay sur l’effet.

      Merci pour vos explications sur l’effet et le problème d’assemblage avec la finalité que vous éclairez concernant les sciences humaines (comme si la science ne pouvait pas l’être…). L’effet qui permettrait à notre petit cerveau de considérer une cause pour une cause, une chose qui contient la connaissance de la conséquence, me pose encore un autre type de problème.

      J’y soupçonne une intériorité précédent la conséquence dans la réalité objective qui s’appelle autrui. Avons-nous d’autres moyens de considérer une chose comme une objectivation sinon en la supposant chez les autres? Mais vous aviez déjà évoquez un peu cette question plusieurs fois, j’ai l’impression.

      J’arrive alors à l’animal qui est nous, ou dans lequel nous sommes, ou que nous sommes, (cela dépend des effets que nous nous attribuons alors) et qui fait preuve d’empathie, qui, à différents types d’empathies, fait correspond et construit la « circonscription » des effets. C’est peut-être dans cette « taille » des effets qu’il utilise la finalité.

  4. Monsieur du Jonchay,

    J’ai lu votre billet en fin d’après-midi, et il m’a réellement captivée.
    Depuis, je réfléchis à l’articulation de l’énorme arnaque dans laquelle le monde a été précipité.
    Merci de m’avoir permis de mieux la comprendre.

  5. J’interviens pour la première fois sur votre site, Paul, lis et examine consciencieusement vos propres articles et les billets de François tous les jours, j’apprécie beaucoup également vos vidéos du vendredi. Les articles de Pierre m’ont paru d’abord rébarbatifs mais analyse faite, il intègre bien l’économie dans la pensée humaine. Je crois que Pierre m’a inspiré pour une étude d’Aristote et Platon. J’ajouterai enfin que le « théâtre » auquel nous assistons actuellement me fait penser à cette guerre de dupes que l’on rencontre dans la fameuse « partie de dés » du grand récit indien, le Mahabharata. Tout y est : l’aveuglement des gouvernements, l’ambition sans frein de la cupidité,la faiblesse de l’intelligence et de la lucidité, ce que j’ai compris : que la cupidité va jusqu’au bout… jusqu’à… la guerre ! J’ai pris 10 mois à lire ce récit en version résumée de 2 000 pages. J’ai terminé
    cette édifiante lecture en septembre 2007 ; un an an plus tard la crise des subprimes éclatait…

  6. ça commence à se dégrossir . Encore quelques coups de burin et ça deviendra lumineux .

    Pensez que le personnel politique , comme le commun des mortels commentateurs ici , a besoin d’un langage de « vulgarisation  » qui ne soit ni vulgaire ni démagogique . C’est d’ailleurs devant ce même commun des mortels devenu électeur qu’il doit s’exprimer et emporter la conviction .

    Ce sera réussi et la majorité d’idée sera grosse majorité d’action quand nous aurons un texte digne des tables de la loi , cosigné par Paul Jorion , vous même , Schizosophie , François Leclerc , Jacques Attali , Lordon , Généreuxet Jducac .

    Si en plus on pouvait avoir des signataires en responsabilité qui soient américains , chinois , japonais , suisses , européens ( de l’Atlantique à l’Oural ) ,brésiliens arabes et africains , on aurait finalement mieux travaillé que le G20 .

    Si le texte est en français ça me faciliterait la compréhension .

     » Il faut donner du temps au temps  » … le temps de lui donner un prix .

    Mais ça urge un peu .

  7. C’est vrai Mr Jorion vous me permettez un jour de poster un tel billet invité,

    Soit je vous prends au mot et tacherais de ne pas trop vous décevoir dans mon propre message de paix, en voiçi néamoins un petit aperçu pour l’humanité présente :

    Un jour Jérémie se décida enfin à passer à l’étape suivante, une vaste campagne devra donc se mettre en place, du discours que prononcera un jour le petit prophète à la semaine sur l’auto-destruction du monde.

    Le grand jour est arrivé: une foule nombreuse se rassemble sur le blog. En moins d’une minute, Jérémie le petit ange bien sympa a déjà tout dit, avec ses deux petites ailes et cela en quelques mots bien clairs et très compréhensifs pour tout le monde et une fois le propos bien résumé.

    Voici mes paroles et accrochez-vous bien car là ce n’est pas du tout de l’angélisme et de la téloche, les choses suivantes détruiront l’espèce humaine et malgré le tout machinal de plus de l’homme moderne et bien trop souvent montré à l’image :

    la politique comme on l’a si souvent l’abitude de le voir et l’entendre sans principes,
    le progrès mécanique sans compassion ni même meilleure sobriété de vie en société,
    la richesse ne conduisant pas mieux les êtres à évoluer dans un plus labeur contre tous,
    l’étude uniquement des choses de l’argent, du pouvoir et du tout commerce mondial,
    la science cartésienne sans guère meilleur esprit de recherche et d’humilité,
    l’adoration continuelle du tout marché sur terre et sans conscience,
    la révolte de plus en plus grande de l’homme contre la nature,

    Voilà je pense avoir résumé l’essentiel, oh mais rassure-vous il y a encore la téloche pour mieux encore faire passer le temps, tic, tac, tic, tac, tic, tac. Ben quoi à chacun son message de paix, il n’y a pas alors autant à s’en faire pour l’homme actuel, des mondes apparaissent, des mondes disparaissent que voulez-vous on y passe tous un jour ou l’autre dans l’univers.

    Allez paix aux hommes de bonne volonté, et puis surtout pensons principalement à la monnaie, Monnaie, monnaie, tout le temps, toute la vie, toute l’histoire, on n’a pas mieux trouver sur terre pour rassurer les enfants.

  8. Le prix Nobel d’économie Maurice Allais est décédé à 99 ans

    Le prix Nobel d’économie Maurice Allais est décédé samedi à l’âge de 99 ans, a indiqué dimanche soir à l’AFP le ministère de la Recherche, confirmant une information du Figaro.

  9. Bravo, enfin un billet qui coule qui ne demande pas d’effort de traduction ligne par ligne.
    Quand au sujet, vous l’avez bien scindé et développé.

    1. Si vous n’avez jamais vu le film utilisé pour cette parodie, La chute (Der Untergang – 2004), essayez de vous le procurer. Un film très intelligent sur un sujet grave et difficile à traiter.

    2. Il y a eu tellement de parodies sur cette scène…je me rappelle de celle à propos la séparation d’Oasis qui m’avait fait beaucoup rire.

  10. Très bon texte de Mr Sarton du Jonchay, très « accessible » (avec tout de même un petit effort, et c’est tant mieux).
    Merci à Mr. Jorion de savoir héberger cette qualité de pensée, et de nous « obliger » à nous y arrêter.

  11. Merci, merci pour cet article en effet moins ésotérique que les précédents.
    Encore un effort, s’il vous plaît, et l’ensemble tiendra dans une présentation PowerPoint de 10 pages, compréhensible par n’importe quel crâne d’oeufs qui nous gouverne.
    C’est le but, ne l’oubliez pas. La pensée trop ardue n’est pas utilisable par des politiques. Elle doit être simplifiée à l’extrême pour servir les arguments de leur jeu qui n’est pas le vôtre.
    Je réitère mon offre d’un précédent papier : dès que vous êtes prêt, je vous traduis en slides pour que vous puissiez assurer une large diffusion.
    Bonne nuit.

    1. Nous pourrions aussi demander à Pierre de revêtir un col roulé noir et des chaussures de sport Assics, et de ponctuer sa présentation de « isn’t it amazing » toutes les 35 secondes. Malheureusement, il ne s’agît pas ici de vendre des Ipod, et Pierre n’est pas Steve Jobs !

    2. Il y a aussi un effet hypnotique : les auditeurs cessent de vous écouter, ils relisent sans cesse ces mêmes lignes ou parcourent sans fin les diagrammes projetés. Ces diapos constituent un élément de distraction majeur, je n’y recours jamais, même dans les contextes où on vous fait comprendre qu’il s’agit pratiquement d’une garantie de sérieux exigée. J’approuve entièrement le général des Marines James N. Mattis, quand il dit : « PowerPoint nous rend stupides » (nos opinions diffèrent éventuellement sur d’autres sujets).

    3. Je verrais mieux un mp3, (pas trop trop long..)
      introduction, présentation de l’émission sous la direction de Paul,
      d’une interview de Pierre, pour un exposé de sa pensée,
      animé (mise en valeur…) de quelques questions, qui nous permettent de mieux percuter,
      soit au hasard disons de Julien, François, Crapeau Rouge, ou Dissonnance, ou Yvan ….
      (plutôt que Clown Blanc ne semble pas disponible ou sinon carrément plus disposé .. ni … ni … )

    4. Il faut savoir ce que l’on veut : une pensée et des raisonnements qui ont un impact ou pas.

      Je sais pour l’avoir pratiqué durant des années l’effet hypnotique et décérébrant des slides, là n’est pas la question. Surtout s’ils sont de bonne qualité (d’autres diront de mauvaise qualité à cause de leur puissant impact…).

      Oui ou non voulons-nous des actes mettant en musique ces pensées ? Partagés ?

      Si c’est oui, nous n’avons pas à nous priver des moyens modernes de diffusion et de communication.

      Le tout est de faciliter la « boucle démocratique », c’est à dire la possibilité au plus grand nombre de comprendre quelques éléments simples, qui touchent au quotidien, et de se les approprier (pour les critiquer ou avaliser) en vue de déploiement (ou de déclinaison diront les puristes) dans des actions concrètes pour chacun, sur lesquelles on a prise.

      Attention, merci de ne pas me faire de procès d’intention : je n’ai aucunement la prétention de dire que « le plus grand nombre » est trop idiot pour comprendre ce qui se dit ici. C’est juste très éloigné des préoccupations quotidiennes de nombre de nos concitoyens quand ceux-ci n’ont pas le temps ou même les moyens de lire nos échanges. Une pensée devient actes (en démocratie) lorsqu’elle devient évidente et attractive pour les politiques. Donc quand ils sentent que ceux qu’ils représentent adhèreront et les suivront. Il faut donc informer, voire simplifier à outrance pour mobiliser. Cela ne veut pas dire qu’on n’étaye pas derrière, bien au contraire !

      MP3 ? Très bien, qui s’y colle ? je n’ai aucune compétence.
      Slides ? Je veux bien mais pas seul. Il suffit de partager un doc avec SDJ comme modérateur et correcteur (ou d’autres qui sont bienvenus).

      Ainsi, nous suivrons le bon vieux « ce qui ce conçoit s’énonce clairement. Et les mots pour le dire… »

      bonne journée.

    5. Je ne voudrais pas vous brusquer, mais les keynotes, c’est bon pour vendre de la lessive et des baladeurs, pas une réforme monétaire, une constitution pour l’économie ou des mesures de réforme du système. Comparaison n’est pas raison, mais allez demander aux physiciens de l’IAP par exemple de présenter leurs papiers sur l’espace dodécaédrique de Poincaré avec un powerpoint plutôt que par un papier dans Nature…

    6. A Julien Alexandre
      Vous ne me brusquez nullement, je fais ce simple constat : nos politiques (et surtout leurs cabinets) fonctionnent avec des ppt et des notes ultra synthétiques. C’est leur monde et leur fonctionnement qui veut ça. pour les atteindre, employons leurs armes.
      En dehors de ça, on peut aussi écrire des livres et attendre leur traduction en 20 langues.
      bien à vous

    7. Il m’est arrivé d’avoir à transmettre mon savoir professionnel à des auditoires .

      Bien qu’ancêtre , j’avais eu à tâter du PPT . J’avais pu noter ce que Paul Jorion rappelle en matière d’effet hypnotique qui restreint le champs de compréhension et de disponibilité à l’écoute .

      J’en étais venu à monter mes PPt préparatoires comme exercice d’entraînement personnel qui m’obligeait à réfléchir au mixage des choses essentielles , de la progressivité du convictionnement souhaité , du temps mesuré et humainement supportable pour un auditeur ( chacun n’ayant d’aiilleurs pas la même sensibilté caractérielle pour l’écoute ) .Et donc à ne pas m’en servir en situation .

      Pour le reste mes règles de conduite étaient plutôt : s’adapter au groupe , au lieu , au moment de la journée , lever le pied quand ça décroche , jamais plus de deux heures « de rang » ….

      Et surtout savoir de quoi l’on parle dans sa tête et ses pieds , pour être soi même convaincu avant que d’être convaincant .

      Enfin je ne vanterai jamais assez la langue française pour ce qu’elle autorise de rigueur dans la nuance .Elle sait joindre l’agréable à l’utile . Les textes qui me sont désagréables en français me sont , au delà de ma paresse propre ,inutiles.

      Même si Proust ne m’a jamais conduit d’affilée , au delà de la vingtième page de ses oeuvres .

      Chateaubriand non plus , et j’ai du dire récemment au pape ,qui voulait me refiler l’exemplaire du  » Génie du Christianisme  » que notre président lui a offert , que je ne pouvais rien pour lui , ayant moi même les  » Mémoires d’outre tombe  » dans ma bibliothèque depuis 1955 et n’ayant jamais dépassé la page 95 du tome 1 ( édition Hachette :  » le calme morne du château de Combourg était augmenté par l’humeur taciturne et insociable de mon père….)

      Mais laissons encore Pierre tailler la jonchère pour y voir plus clair petit à petit.

    8. Question trés naive de la candide : est-ce parce que nos politiques ont l’habitude de fonctionner comme cela, qu’il faut leur complaire ?
      Ne s’agit-il pas ici de changer leur manière de voir – cela fait 30 ans qu’ils dorment dessus / un peu moins pour les slides, d’accord ! – de les secouer un tantinet, de les réveiller, de les faire réfléchir,de
      leur faire prendre le temps de, de ne pas faire du pré-digéré, de ne pas entrer dans leur jeu ?

      C’est vrai, en tout cas, dans les domaines m’étant plus accessibles .

  12. Comment votre présentation se compare-t-elle au corpus académique néo-keynésien ?

    Je prends pour référence l’ouvrage maintenant « ancien » de Krugman (celui qui dit que ce n’est pas la faute à la mondialisation) et qui rappelle les mécanismes des termes de l’échange de monnaies/marchandises/épargne/ compétitivité,

    Et comme autre référence le « liquidity trap », la panne de consommation, qui fait que la promesse future du capital placé ici ou là n’est plus ce qu’elle était (je ne sais pas tourner une phrase comme celles de PSJ …) et qui, en raccourcissant, maintient les taux d’intérêt à zéro, puisqu’il n’y a plus de risque d’inflation et a fortiori de surchauffe en zone dollar ou euro.

    A partir de cela, est-ce que ce n’est pas simplement la « saturation du monde » que nous observons ? Les valeurs futures si rentables (mot absent chez PSJ mais ces histoires de futurs pas précis c’est bien un calcul de rentabilité au moment de l’investissement en capital…) n’étaient elles pas obtenues en contrepartie de l’exploitation effrénée (mot-cliché, soit) du tiers monde ?

    Cette source sature pour pleins de raisons, son propre développement en Asie et Am du Sud (pas tant en Afrique), le besoin de matière premières non pas diminué, mais quand même dépassé par d’autre besoins : Ceux de l’industrie numérique, qui efface l’avantage « primaire » et ne se base, elle, que sur un avantage beaucoup moins pérenne : je pense au champignon informatique de Bangalore par exemple, et au poids sociologique immense (et positif en gros) du téléphone portable en Inde.

    Faute de citron à presser, on s’en prend, lors des premières morsures de l’hiver économique dans l’hémisphère Ouest, aux monnaies qui n’ont pu faire autrement que d’enregistrer la nouvelle donne.
    Momentanément, Krugman, qui n’ a pas la mémoire du XXé siècle courte , parle pourtant bien de barrières douanières, si j’ai bien suivi. C’est un endiguement, qui vaut ce qu’il vaut face aux millions de chômeurs US dont il se sent logiquement solidaire mais il ne voit pas de nouvelle donne.

    Voila

    1. timotia,
      Votre suggestion de comparer les idées exprimées sur ce Blog avec le corpus néo-keynésien est une nécessité pour les rendre accessibles aux « économistes ». Si vous percevez déjà des points de comparaison à développer à partir de votre lecture de Krugman, ce serait bien de les mettre en discussion dans le Blog. Nous pourrions tous clarifier nos idées.

  13. Au fait,

    mon modeste soutien à ceux qui contribuent à faire avancer les réflexions et les propositions.
    A François Leclerc pour, entre autres, son analyse critique d’une crise dont l’actualité, malheureusement, se répète, et qui me sert de référence quotidienne et de point d’appui pour comprendre les enjeux économiques qui se dessinent. A Pierre SDJ, et à tous ceux qui consentent un effort important pour défricher de nouveaux sentiers.
    Solidaire de toute façon des efforts consentis par ceux qui, ici sur ce blog ou ailleurs, au-delà des nuances d’analyses, mènent un combat commun que j’espère de plus en plus partagé: sortir des modèles théoriques qui nous conduisent dans une impasse et construire des propositions pour après.
    Merci. Pas toujours facile d’être un laboratoire à ciels ouverts.

    Pour ce qui est d’apprendre et de comprendre, chacun sa marche à monter. Personnellement, je suis pour un apprentissage actif et citoyen. Par actif, j’entends créer ses outils et ses savoirs de base en fonction de ses propres besoins (ou se saisir de ceux qui existent), à la rencontre des réflexions auxquelles on veut pouvoir accéder. Comme en ce qui me concerne, constituer un « glossaire critique » que je complète au fur et à mesure, qui me permet, par le prétexte du lexique, d’accéder à la réflexion critique menée par exemple sur le crédit et la dette publique. -ique -ique. Et par citoyen, le fait que c’est aussi un devoir que de s’impliquer, pour apprendre, comprendre, ou pour proposer (en fonction de ses moyens).

  14. Quels seraient les obstacles à la mise en place d’un Bancor virtuel, « à blanc », une simulation à partir des données réelles?
    Peut-on imaginer des étapes progressives pour sa mise en place universelle, et avec quels obstacles prévisibles?
    Quels seraient les pré-requis pour que le système fonctionne à peu près indépendamment des hommes politiques et des Etats? Ou pour éviter qu’ils ne noyautent et influencent le système. Comment les imposer et par qui ou comment les garantir?

    > PSdJ: n’hésitez pas à répéter les noms, même plusieurs fois de suite, remplacer l’idée ou la définition par un pronom pouvant facilement induire en erreur ou faire perdre le fil. Je pense que nommer précisément chaque « objet » est un élément clé pour suivre sans erreur l’enchainement logique de la démonstration présentée.
    Prenez un de vos ancien texte au hasard et essayez, supprimez sans pitié les pronoms, remettez-ce texte en forme, le résultat pourrait être étonnant. Oui, c’est du boulot… qui peut s’avérer payant en terme de clarté et d’évidence du raisonnement.
    [j’ai passé 3 minutes à taper ce paragraphe et bien 20′ à supprimer les pronoms et remettre le texte en ordre…]

    1. HP,

      Vous avez tout à fait raison à propos des pronoms qui dissimulent les noms. J’ai du mal à me libérer du formatage de mes professeurs de français du collège qui hurlaient contre les répétitions. En fait, on utilise le pronom quand on doute de ce qu’on a à dire… Si c’est le cas, il faut se demander si on vit ce qu’on pense et si on pense ce qu’on vit.

      Quels seraient les obstacles à la mise en place d’un Bancor virtuel, « à blanc », une simulation à partir des données réelles?
      En fait, le problème que nous affrontons est que la finance et la monnaie fonctionnent « à blanc ». La conscience politique et financière n’embraye pas sur la réalité. La réalité s’évade des modèles de prix.
      Le bancor consiste justement à recoller l’unité de compte monétaire à la réalisation subjective de l’objectivité réelle. Interdire donc concrètement les paris sur la réalité.
      Ce résultat peut être obtenu en posant le bancor comme la matérialité d’une règle effective : toute incertitude d’un prix est couverte par un garant de la réalité sous-jacente. En bancor, il doit être impossible de parier sur le prix du chlemeleu s’il n’y pas quelqu’un pour payer le prix du chlemeleu au cas où il n’existerait pas. Cela implique que tout parieur en bancor sur le prix du chlemeleu doit préalablement payer la prime du risque de non-existence du chlemeleu. Une telle règle de matérialité du prix s’appelle un marché organisé.

      Peut-on imaginer des étapes progressives pour sa mise en place universelle, et avec quels obstacles prévisibles?
      La progressivité de la mise en œuvre ne peut porter ni sur la règle fondamentale ni sur son accessibilité universelle. Les premiers objets qui doivent être cotés en bancor sont des monnaies, des dettes publiques et des matières premières. Si ça marche, c’est à dire si cela produit un étalon stable de la valeur universelle, les opérateurs afflueront sur le bancor avec plein de nouveaux objets de valeur à coter en prix international. Ils viendront pour financer tous leurs projets non encore déterminés par la nationalité du système de valeur où ils se réaliseront.
      Si çà ne marche pas, c’est que les hommes préfèrent la guerre économique pour vivre les uns aux dépens des autres. Alors les utopistes n’auront aucune perte financière (principe de la garantie du crédit en bancor) mais encourront la perte morale du non-développement d’un système de stabilité de la croissance mondiale.

      Quels seraient les pré-requis pour que le système fonctionne à peu près indépendamment des hommes politiques et des États ? Ou pour éviter qu’ils ne noyautent et influencent le système. Comment les imposer et par qui ou comment les garantir?
      Le principe du bancor est justement de ne rien imposer et de laisser les prédateurs agir. Les prédateurs qui utilisent le bancor sont soumis à l’obligation de vendre le risque de leurs activités financées par l’emprunt. Ils assument le coût de l’instabilité qu’ils produisent. La règle du bancor est de ne promettre que dans la limite du risque que l’on représente. Personne ne peut acheter son propre risque (se couvrir soi-même de ses erreurs ou de ses mensonges). Toute incertitude de prix doit impérativement être acheté par la collectivité objective du marché multinational.
      Ceux qui ne supportent pas la règle de la responsabilité financière objective de marché continuent d’agir dans dans les monnaies qui sollicitent sans limite les contribuables pour financer les pertes des prédateurs financiers. Le bancor instaure une possibilité de réalité de responsabilité financière. Son succès est lié aux citoyens des démocraties qui attendent une contrepartie réelle aux impôts qu’ils paient.

    2. Pour le fonctionnement à blanc – L’idée serait de permettre à la machine Bancor de démarrer et de fonctionner à vide parallèlement à la finance actuelle pour montrer qu’il ne reste plus qu’à la mettre en charge. La mise en place des règles, banques, garants, moyens de communications etc ne va pas se faire en claquant des doigts s’il n’existe pas déjà prête une infrastructure à peu près opérationnelle et si possible rodée. Ce qui exige quelque chose à mouliner histoire de vérifier que l’engin tourne et n’explose pas au premier pépin.

      Si les premiers objets à utiliser sont les monnaies c’est par nécessité pour permettre l’échange, pour la mise au point de la machine il faudrait voir beaucoup plus petit. Une matière première d’usage faible, avec peu de vendeurs et d’acheteurs?

      Ce qui me pose question sur le Bancor c’est la possibilité pour un gouvernement ou organisme privé de s’organiser pour cacher une réalité et mentir sur son risque. Et justement de ne pas assumer sa responsabilité, étant remplacé à l’élection suivante (ou par la colère populaire).

    3. HP,

      La City qui travaille essentiellement eu « eurodollar » qui n’est pas la monnaie des Britanniques est déjà l’expérimentation d’un marché fonctionnant hors de la nationalité de ses opérateurs et donc hors de l’autorité politique du pays qui héberge. En isolant dans ce marché des compartiments qui négocieraient des cds d’Etat et des matières premières sous le contrôle de la Banque Européenne d’Investissement, il se crée un marché organisé du risque. C’est à dire un marché d’option définissant des prix sous-jacents dont le libellé monétaire soit libre de toute nationalité. Des banques de crédit peuvent être créées sous la compensation de la Banque des Règlements Internationaux à Bâle pour faire la liquidité de ce marché dans la limite des positions nominales sous-jacentes aux options.

      Comme vous le voyez, ce n’est pas un marché et des instruments en tant que tels qu’il faut tester mais un système de régulation des prix par des règles spécifiques matérialisées dans une monnaie qui les signifie exclusivement. Et cette régulation doit émaner d’organismes bancaires parrainés et capitalisés par des puissances publiques d’Etat. Le système bancor est pas nature multinationalisé, nationalisé par une société d’Etats même restreinte engagée dans la stabilité monétaire et financière. Le cœur logique du système bancor est l’articulation d’intérêts d’acteurs privés à un intérêt public commun représenté par une société constituée d’Etats de droit.

      Il faut donc un investissement financier capitalistique d’un minimum d’Etats pour acheter le risque systémique. Toute la mécanique existe déjà ; tous les procédés existent. On les monte en système pour constituer un ensemble cohérent ordonné à la mesure stable de la valeur internationale, la valeur qui n’appartient à aucun intérêt national particulier. Pour illustrer, on conçoit une nouvelle voiture avec une nouvelle source d’énergie (par exemple électrique) uniquement avec des techniques éprouvées mais en pensant et concevant un système complet avec le conducteur humain aux commandes et les utilisations possibles de la voiture. Pour le bancor, c’est le conducteur et les utilisations qu’il faut tester.

  15. bonsoir,

    c’est vrai que je ne lis pas tout du texte de Sarton du Jonchay
    de peur d’avoir un claquage des neurones ou une crampe du cerveau.
    je regarde quand même on ne sait jamais.

    Quand on écrit pour les autres il faut qu’on te comprenne
    si on ne te comprend pas c’est que tu as raté ton article.

    c’est un art de parler de choses complexes avec mots simples.

    alors l’économie toussas il n’y a rien de nouveau
    des petites retouches, et on continue dans les même habitudes.

    mais pourquoi vouloir voir un quelconque effondrement de la chine et des pays émergents
    ne spéculons pas
    voyons, arrêtons d’être pessimiste, des choses peuvent se faire
    il reste encore de la place pour toutes sortes de possibilités.

    1. c’est vrai que je ne lis pas tout du texte de Sarton du Jonchay de peur d’avoir un claquage des neurones ou une crampe du cerveau. je regarde quand même on ne sait jamais.

      A vous aussi,

      Je reconnais moi aussi devant mes frères et soeurs que ça m’a fait un peu le même effet au début pour mes neurones, un peu comme canal plus mais sans le décodeur, alors que la souffrance touche déjà beaucoup de gens de nos jours, en espérant que l’auteur du billet ne m’en veuille pas trop.

      J’ajoute à consommer avec modération c’est comme pour le pinard, par contre ça fait pas mieux oublier la crise, donc à lire plutôt les jours ou vous avez sacrément la pèche, un peu d’ailleurs comme à la lecture de certaines jérémiades sinon je vous raconte pas la suite.

  16. @Pierre SDJ

    Au delà de la forme, c’est aussi le fond qui est correct.

    La difficulté, dans la mesure où on ne redémarrera pas de zéro, est de pouvoir évaluer la contrepartie à la monnaie en circulation, et indexer la valeur de l’argent sur « l’objet » ( quelque soit sa forme, matériel ou plus impalpable ) et non pas le contraire, ce qui est systématiquement le cas, ou presque.

    1. Vous nous manquiez!
      Ma question: quelle place pour les « top-réseaux apatrides » dans ce contexte? Ne vont-ils pas se faire phagocyter/absorber par les Etats-Léviathans sur le pied de guerre?

      Les chinois se débarrassent de leurs dollars de plus en plus vite. Je crois qu’ils n’achètent déjà quasiment plus de bons du Trésor depuis quelques mois, ou que la décision a été prise (quelqu’un confirme?). Ils limiteront la casse au maximum, et ils continuent méthodiquement de gagner le temps qui leur manque pour mettre leur plan à profit (cf. leur position sibylline sur une réévaluation du yuan). Le jour où le dollar ne sera plus monnaie de réserve scellera l’avis de décès des USA en tant que superpuissance impériale, et peut-être même pire (un prélude de guerre civile?).
      La seule inconnue, c’est l' »Europe » (encore que pour certains pays membres ce soit déjà trop tard semble t-il…), et la forme optimale que doit prendre sa « trahison » des USA pour qu’elle ne s’effondre pas en même temps que ce désormais très encombrant partenaire transatlantique. Quelle forme d’association avec les pays du BRIC nous garderait la tête hors de l’eau?

    2. @AntoineY ( aparté )

      Vous surestimez ma position de visionnaire. Je n’ai pas de nouvelles du clown blanc depuis 3 ou 4 mois, occupé à d’autres choses.
      Je lis, tant que je peux, mais pas forcement facile d’apporter de la contribution utile au blog.

      Si je devais souligner une différence entre Paul, et François Jéru, qui ont tous deux un vécu dans le milieu financier, est que Paul manque de cynisme pour analyser en temps réel, l’orientation des pulsions du monde.

      Cela dit, ces derniers temps, il fait beaucoup de progrès. Mais bon, y-a de quoi.

      Pour ma part, je ne crois pas à une quelconque magie venue de Chine. A mon sens, ils sauvent les meubles, guidés par quelques siècles d’histoire ( ce que n’ont pas les Etats-Unis ), et ceci enseignerait que le Cash n’a pas de valeur en soi. Pourquoi ? : parce qu’il n’est pas une bonne représentativité de la valeur. Doit-on dire de la richesse ? La Chine sait qu’elle ne peut pas être remboursée sur les bases de ce qu’elle prête en achetant des bons du trésor US ou autres.
      Elle compte sur ce que dans l’esprit des autres, ceci puisse représenter quelque chose, tout en ayant compris que cela, par l’erreur si fortement enfoncée à l’occident, cela le soit, comme une sorte de leurre miraculeux, Leurre qui lui permet de gagner du temps. Bref, elle achète du temps. ( avantage d’un pouvoir centralisé qui fait que quand les bonnes personnes y ont compris quelque chose, on ordonne rapidement vers le bas. et apparemment, efficacement… en plus )

      Dans une course, le gagnant, n’est pas capable du sans faute. Il lui suffit de faire moins de fautes que les autres. La Chine est actuellement dans cette position.

      … Faut dire que les autres …

      Puisque l’on parlait de miracle, vous vous inquiétez pour l’Europe où vous habitez. Je ne sais pas comment vous rassurez, sauf à vous dire de se désolidariser des monnaies centrales. Tout ce qui est central fait miroiter à certains ( nous parlons « top-réseaux apatrides » ici ) la possibilité du contrôle de leur monde .
      Ca peut marcher un temps. Pourrait marcher … et même en certaines circonstances et temps, à l’avantage populaire ( si si ), et après vous avez toujours le parachutage d’un contingent de crétins qui fait que tout grippe. La Chine, malgré l’expérience, n’y échapperait pas. ( et puis le rêve chinois, tu parles )

      Solution ? ; anti-centralisation, diversité, y compris pour les monnaies qui ne permettent pas correctement d’évaluer la richesse. Si la monnaie n’inspire pas confiance, elle meure, et bien fait pour elle ainsi que pour ceux qui auraient essayé d »abuser de leur situation dans son contrôle.

      Il me semble qu’en atteignant les limites de la suprématie du Dollar, on soit enfin arrivé au début d’une sinusoïdale décroissante, où on aura tant abusé d’une position de dominance mondiale sur la monnaie, qu’il sera ensuite difficile de faire pire

  17. Dans les petits titres ce matin au lieu des gros : Maurice Allais, notre prix Nobel, est décédé à 99 ans.

  18. « Il faut choisir si l’on accorde sa confiance à la stabilité de l’or ou à la probité et à l’intelligence des gouvernements. Malgré tout le respect que m’inspirent ceux-ci, je conseille l’or. »

    George Bernard Shaw

    1. Rendez au ciel ce qui appartient au ciel et rendez à la terre ce qui appartient à la terre, afin de ne pas trop inverser les valeurs du bien et de la justice partout sur terre,

      Pourquoi mettre toujours en haut une personne qui ne mérite même plus d’être en haut, pourquoi mettre en bas quelqu’un qui ne mérite même plus d’être encore au supplice,

      L’esprit de richesse serait-il toujours autant infaillible à voir que ne l’est celui de pauvreté, mais si ça se trouve ce n’est pas du tout le plus pauvre qui cause le plus grand mal à l’économie du monde,

    2. GSF,
      Votre position est peut-être réaliste en l’état présent de l’humanité. Mais est-elle acceptable même pour un avenir immédiat où les ressources en or ne sont pas réparties proportionnellement au besoin de financement des peuples. Est-il raisonnable d’enfermer l’intelligence humaine de la valeur dans les limites d’une matière physique ?

    3. @ PSDJ

      Sorry pour cette réponse tardive, je ne surveillais pas les réponses. Ma solution n’est pas l’or mais la liberté monétaire, et il se trouve que, dans ces conditions, l’or et l’argent ont émergé historiquement. Ça ne préjuge pas du futur.

      Mais pour répondre à vos interrogations :
      – non, la quantité d’or et d’argent n’est pas un obstacle à leur utilisation comme monnaies ; c’est un obstacle à la création monétaire par les monopoles étatiques, ce qui est différent ;
      – toute monnaie a un coût de production ; dès lors, qu’on la produise localement ou bien en échangeant une production locale contre de l’or et de l’argent ne fait guère de différence : la répartition des métaux dans le monde n’a pas d’impact sur leur faculté d’etre utilisées comme monnaies ; en revanche, cette répartition a un impact sur les producteurs monopolistiques de monnaies que sont les Etats.

      En clair, la quantité et la répartition des métaux n’ont pas d’importance sauf quand les Etats s’en mêlent.

      Au passage, je viens de lire ce petit livre qui décrit de manière remarquable le fonctionnement d’un système monétaire international. En 80 pages c’est un exploit. Et ce qu’il décrit des institutions européennes est franchement prémonitoire quand on songe qu’il date de 1980. Si je dois vous recommander un seul livre dans me cadre de vos réflexions, c’est celui-là. Il fait d’ailleurs appel comme vous au parallèle entre règles juridiques et règles monétaires.
      http://tinyurl.com/24upmsq

      Bien à vous,
      GSF

  19. Merci pour votre article Monsieur du Jonchay, et en général aux rédacteurs de ce site pour leur qualité d’intervention.

    Que pensez vous de cet article tout frais et de la citation de Madame Lagarde songeant à proposer un recours au bancor!

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/8054066/Currency-wars-are-necessary-if-all-else-fails.html

    Serait ce que certains conseillers du ministère de l’économie lisent attentivement ce décidément très pertinent blog?
    Bonne semaine et longue vie à tous.

    1. Je me pose la question d’une « nouvelle », et sur blog, « expérience de Lewin » haut de gamme ( mais nourrir la population, en période de guerre est vital ) – 1943 – pendant la 2° guerre mondiale aux USA…et pas trés loin de Bretton wood – 1944 –
      Guerre économique – crise systémique – danger majeur –

      Comment faire accepter à la population – déjà experte – un changement aussi important ?
      Comment l’y amener doucement ?

      Mais, je m’égare probablement. Si bancor il y a ,peut-il ne pas être perverti ? Chaque pays du globe ne sera-t-il pas soumis à pression, même autrement ? …
      Si la marquise commence à en parler, cela m’inquiète, car son regard est tout sauf humaniste …
      Quelque soit le système mis en place, cela dépend de ce que l’on veut en faire dans la réalité .
      Nous avons vu ce qu’a donné l’UE,à partir d’une idée généreuse, à première vue, et cynique, à seconde vue, en fait de monstre, et d’inégalité .

      En tout cas, c’est intéressant. Mais, je n’en suis pas rassurée pour autant .

  20. « Ceux majoritaires qui expérimentent la valeur dans le service de leurs prochains ne doivent pas se laisser impressionnés par l’impérialisme intellectuel. »

    Je crois que c’est « laisser impressionner ».

    L’article est beaucoup plus clair que les précédents, merci.

  21. La guerre des poules pondeuses opposant plusieurs poulaillers à faire ou à ne pas faire en matière de ponte, plus sérieusement le fait d’avoir inclus une notion du temps à votre propos, me pousse davantage à revenir méditer sur l’ensemble des propos de votre billet,

    Tout d’abord sur toutes ces choses rendus plus facilement convertibles à la chaine et en actifs financiers, par les divers moyens maîtrisés mis en place pour que cela puisse perdurer le plus longtemps possible oui c’est vraiment peu réjouissant à la longue,

    A vrai dire lorsqu’on y réfléchit bien, ce n’est pas du tout une meilleure liberté humaine proposé aux êtres, tant déjà pour le présent mais aussi pour le futur de l’humanité, mais bien un plus grand conditionnel de vie et d’obligations à poursuivre indéfiniment dans le temps, plus de chaînes,

    Comme une même histoire qui se répète, la pensée marchande d’hier, celle d’aujourd’hui
    obligeant continuellement l’esprit humain à s’y conformer, s’y plier, s’y soumettre, se référer systématiqement à la même pensée traditionnelle du marchand éternel projeté dans le temps, dans l’histoire,

    Depuis sans doute déjà avec les premiers marchands dans le temple et dictant toujours aux êtres et en coulisses, leurs mêmes obligations prioritaires de conduite à suivre, comme si le temps et l’histoire pourrait toujours leur appartenir,

    Répond déjà le prochain dictateur mondial ou de son entité humaine, peu importe la forme que cela prendra une conformité pour une autre.

    Il faut bien avancer quelque part dire autre chose aux gens, j’ai toujours pensé que lorsqu’il y avait trop grand calcul de choses ce n’était pas vraiment plus bon à voir dans les rapports humains, en effet ce n’est pas parce que je calcule trop à l’avance que le monde sera beaucoup plus sur demain, par la seule et même logique comptable en fait,

    Un peu comme deux alpinistes qui auraient voulus trop prendre le monde de vitesse, pour faire exploit commercial, évidemment lorsque deux grands poids lourds de l’alpinisme se mettent soudainement à décrocher de la falaise, je ne vous raconte pas le tableau pour le reste de la cordée, comme si d’ailleurs à chaque décrochage, enfin bref je poursuis ma lancée,

    Possible que le terrible constat, vienne d’un trop grand succès des choses de l’homme actuel à l’antenne, un jour je prendrais le temps, de mieux vous en adresser une autre parabole plus parlante à ce sujet,

    Le visible ce n’est pas non plus que les marchandises qui s’échangent, c’est également les mêmes propos humains qui s’échangent et se répètent à longueur de temps, ce sont parfois de belles promesses visibles et perceptibles à la téloche, dans l’invisible on trouve également toute les choses que l’on préfèrent garder secrètes, masqués, pas seulement non plus le crédit ou le capital.

    Il y a en effet une très grande interdépencance relationnelle et complice de nos jours comme toujours d’ailleurs entre le visible des costumes gris et l’invisible des costumes gris, naturellement si le futur, la météo, le ciel, l’histoire, ne répondent plus guère à nos attentes, idéologiques, intellectuelles et autres contructions mentales de plus, je me demande à combien s’élèvera le coût de la vie humaine en société,

    La chair humaine pas encore produite, la réalité du produit humain parfaitement conforme à ma propre raison de vouloir donner une valeur marchande aux choses, quel est aussi la valeur concrète de l’air, de la vapeur, de l’éther, de mon propos, de ma respiration,

    Je ne sais pas, peut-être même que mon propos n’apporte rien de plus à la discussion, pourtant il y a toujours un peu de matière dans l’esprit et vice versa, pourquoi les êtres recherchent-ils toujours à s’appropier la matière ou l’esprit en premier.

    Quand bien même l’homme acheteur rechercherait sous une new forme ou une autre à universaliser ce qu’il préfère plutôt voir et entendre en société, il n’est pas non plus certain que cela puisse permettre aux êtres, de mieux passer à quelque chose de moins prévisible,
    ne sauvera pas mieux le monde de ses erreurs passés, présentes et futures,

    Comment vous expliquer cela autrement, cela me prendre déjà pas mal de lignes, quand bien même on réussirait universellement à mettre davantage de freins à la cupiditité financière, le mal de l’homme rechercherait à se faire entendre de nouveau autre part, tout le monde veut s’accaparer, la sagesse, la raison, la prudence et la sécurité en premier,

    Ce n’est pas non plus l’esprit imaginatif qui rend l’homme moins avide d’imagination, pour avoir le dessus sur autrui, les nouvelles guerres intellectuelles entretiennent sans cesse le même vocable économique dans l’esprit des êtres, les nouveaux moyens modernes y contribuant beaucoup,

    Comme il n’existerait plus aussi aucune limite politique à la mise en place d’une plus grande bureaucratie universelle pour mieux  » faire  » paraît-il que le propre  » faire » d’autrui, mais l’être humain il est où dans tout cela ?

    Au nom même du bien, faut faire, la bureaucratie humaine ne se tient jamais loin derrière en embuscade, à chacun ses peurs, ses préférences, ses livres, ses attachements, faut surtout faire vite de nos jours, notre beau idéal de changement révolutionnaire jusqu’au bout, n’avez-vous donc jamais rencontré des gens préférant surtout fonctionner comme d’autres machines en société.

    Car sinon comment pourrons-nous nous permettre de mieux tromper plus longtemps les êtres
    sur terre à chacun son bord d’ailleurs, que font les hommes à chaque fois dans l’histoire, à bas
    le tyran, à bas la tyrannie, à bas le despotisme, à bas l’impérialisme, vive la révolution, vive le changement, une plus grande sécurité visible aussi en société,

    Hélas c’est toujours une autre tyrannie qui en remplace une autre, faut changer, faut faire résonner, aujourd’hui c’est vrai c’est le grand impérialisme du dollar sur le monde, mais demain
    ce sera quoi encore dans le même genre avec monnaie ou pas d’ailleurs,

    Regardez comme la plupart des gens du monde ne se montrent plus capables de se passer de leur portable, tellement cela en est devenu si vital pour eux comme pour le plus grand nombre d’ailleurs,

    Un monde moderne qui vous regarde et vous juge même de plus en plus comme un extra-terrestre, si vous n’avez même plus sur vous un mobile, vous vous rendez compte vers quoi se dirige le monde moderne peu à peu ?

    Si seulement il n’y avait que la finance mondiale et le nationalisme étatsunien pour mieux encore flatter l’égo de l’homme moderne, l’européanisme n’est pas mal aussi à voir de temps en temps, vanité des vanités tout n’est que vanité dans ce monde,

    Même moi, lorsque je recherche à vous répondre le plus cordialement possible ou pas pour vous flatter dans votre texte, me flatter de me voir poster des commentaires sur le blog d’un autre. Qui sait vraiment de quoi sera fait le monde demain ? Si l’humanité d’içi là ne s’est pas encore auto-détruite par le tout machinal publicitaire de plus sur terre.

    Derrière le prix, le marché, la monnaie, l’idéologie, c’est surtout en fait la même petite histoire qu’ils veulent faire entendre, faut toujours surtout montrer le continuel succès de l’homme,
    et ça bien sur ce n’est pas du tout la réalité plus dérangeante, la souffrance, la mort, la faim, le deuil, la famine, l’autre revers de la mondialisation, faut réussir et le plus tôt sera le mieux,

    Combien sont-ils à avoir vendu leur Ame au Diable, pour le succès, pour une plus haute place,
    un plus haut salaire, mais pas seulement pour le Diable ? Tout le monde cherche à s’approprier le bien comme le meilleur point de vue possible de la société, de la crise, sinon comment exister, se différencier, s’étiquetter, sortir du lot, de la boite, réussir, bref rester encore de l’histoire et après ?

    A chacun son futur comme sa réalité présente faut surtout pas montrer davantage le grand échec moral de l’homme moderne en société, oh ça non alors pas même depuis 2007 ou 2009, faut pas échouer, faut toujours réussir, gagner et le plus rapidement possible en plus, partout, surtout,

    Celui qui pense ainsi aujourd’hui pensera pareillement de même demain, c’est le progrès, ma raison sera forcément plus juste que celle de l’autre, moi quand j’entends surtout parler davantage de calcul des choses je me met surtout davantage à m’interroger, sur la grande et vaine action humaine de l’homme de notre siècle,

    Comme si la météo qui s’annonce pour la semaine prochaine pourrait jamais moins venir troubler le sommeil d’un monde, notre présent, notre speudo-réel médiatique, moi bien sur, quand je vous reparle de tout ça, ce n’est pas du tout du concret, ça vous amène guère mieux aussi à rêver de succès pour votre propre marque sur vous, encore plus si je prie tous les soirs un petit charpentier au rabais au bord de la crèche et oui crèche toujours dans le désert Jérémie ça nous intéresse la rate !

    Bon pour revenir à des choses plus intellectuelles et sérieuses pour les européens en mal de changement, de succès et de sensation forte aussi. Il m’arrive parfois à moi aussi de vouloir vendre quelque chose à l’autre, sans même que l’autre ne comprenne mieux ce que je recherche tant à lui faire voir et entendre pour son bien, mais qu’est-ce que j’y peux moi, tout le monde n’a pas non plus la bosse de la finance derrière son dos et comme garantie, quel autre meilleur assureur pour vous ?

    C’est vrai les Japonais ne se conduisent guère mieux que les Américains envers leurs domestiques, comme toutes ces belles marques affichés et bien cotés sur les marchés, où vous ne voyez guère mieux comment sont traités les êtres malgré tant de journeaux de plus de nos jours,

    Surtout à partir d’un certain QI, pauvres gens qui n’auront même pas eu la chance dans leur vie
    de pouvoir bénéficier d’un meilleur bagage pour pouvoir mieux encore y échapper au supplice et
    à l’enfer bureaucratique, oui merci encore aux nombreux médias de ce monde, la vie est belle.

    Evidemment vous l’aurez compris mon cher monsieur, plus ça enfle de partout aussi bien sur les chaines que sur les marchés et plus le grand ballon du commerce mondial explosera à la face du monde, quand bien même avec une plus grande assurance vie ou complémentaire ma très chère tante Agathe.

    En plus au petit jeu de la grenade dégoupillée sur un plus grand champ de mines, je me demande s’il en restera bien suffisamment d’experts, d’infirmiers et de médecins pour tous, déjà que les hopitaux en sont déjà bien pleins, tant tout cela fait de plus en plus mal partout.

    Au risque même d’un plus grand décrochage du monde ! Bref j’en reviens comme vous et d’une manière différente, à l’auto-destruction de cette folle civilisation commerciale dans un proche avenir, parce que comme vous le dites si bien, on n’a jamais fait mieux, oui ne parlons plus du politique sans principes on se demande à quoi il sert encore, à force de vouloir se servir d’abord les premiers des cigares, comme ils ont bien une étrange conception de servir leur monde !

    Si ce n’est peut-être de vouloir davantage nous éloigner de la réflexion et de la prudence humaine les premiers avant le jour d’après, tout sur tout, l’impasse métaphysique que vous décrivez, j’appellerais ça bien plus une grande crise spirituelle pour le monde, là voyez-vous c’est déjà beaucoup compréhensible et plus claire pour mes deux petites oreilles,

    Je ne crois pas non plus que les choses qui se mettent peu à peu en place, dans l’intimidation
    et le chantage redonnent davantage de réel courage aux êtres, oui je pense que le processus d’autodestruction de notre folle civilisation est déjà bien trop engagé sur tant de choses,

    Et pas seulement sur les seuls aspects mis en avant sur le blog, parce qu’à vrai dire je n’ai plus peur enfin bref, mais dans l’intention de mieux faire accepter aux gens la suite des événements
    en cours dans la paix, il faut bien apprendre parfois aussi dans la vie à mieux savoir mieux accompagner jusqu’au bout les gens sans trop pleurer ou se lamenter non plus comme les marchands du monde.

    Pour finir je ne pense pas que le modèle de la comptabilité universelle de la valeur puisse permettre aux êtres de mieux s’affranchir d’autre chose, à la rigueur je préfère bien plus croire
    au ciel et reprendre le chemin de la montagne, bien plus concret à suivre selon mon avis, je peux bien sur me tromper l’histoire du plus grand nombre de gens conditionnés sur terre nous le dira,

    Là au moins on recherchera moins à faire croire et gober que les hommes modernes se conduisent bien mieux qu’hier, je n’ose penser comment une telle chose pourrait se mettre en place comme pour mieux préparer les esprits à tout ça, la solution finale plus aucun ceci ou cela, soyez tous comme je pense la valeur.

    Bien évidemment que tout ceci et cela provoquera une plus grand artifice multicolore, avec tout plein de petites fusées rapides décollant un peu de partout et sur l’adoption de plutôt ceci ou cela en priorité, pour mieux paraît-il moins faire de mal le premier,

    Non moi je veux plutôt faire ceci, non moi je veux plus faire cela en société, ni aux conséquences
    même de vouloir continuellement s’adresser aux êtres ainsi à l’antenne, refuser notre raison et notre proposition et nous ferons subir les mêmes choses, le grand conditionnel du monde quoi,

    Oeil pour oeil, dent pour dent, pour ça d’ailleurs qu’ils préfèrent toujours autant en mettre sur la croix dans leur propre monde c’est bien plus rentable. En plus quand les gens souffrent de plus en plus ailleurs, comme moi je me sent alors plus heureux et libre encore chez moi,

    Sinon je suis bien d’accord avec vous, je ne crois plus guère à la réussite de l’homme moderne,
    plus guère un bon modèle à suivre selon moi, nous sommes en réalité bien trop conditionné depuis notre naissance par la mentalité des choses actuelles, moi le premier, pour pouvoir encore prétendre être de réels porteurs de changement spirituel ou intellectuel pour les autres,

    Nos petits enfants peut-être mais pas nous, à vrai dire seul un plus grand poète à venir, pourrait réellement sauver le monde de la chute et encore c’est pas dit qu’il puisse réussir, deux peut-être encore ou alors une petite minorité, je sais bien d’ailleurs que mon propos fera scandale, surtout de nos jours en matière de démocratie, mais c’est pourtant bien le triste constat que je me fait en moi-même.

    La vérité c’est que nous sommes guère peu différents des Chinois et des Américains, on tourne
    en rond, les êtres même adorent souvent tourner en rond, car se mettre soudainemet à tourner au carré, vous reconnaitrez que ça le ferez toujours pas dans l’ordre, pourquoi plus guère personne ne s’émerveille ? Ne me demandez pas non plus, d’attendre les prochaines élections pour mieux stimuler les neurones de nos élites, elles ont déjà bien du mal à penser par elles mêmes sans la télévision, oui on est vraiment bien gâtés par toutes ces choses en ce moment.

  22. Dans un billet précédent un commentateur nous explique son divorce d’avec ce blog, qu’il motive en citant la dernière émission de Frédéric Lordon (c’est une erreur de choisir cette raison là, mais ce n’est pas la question ici). Or, dans cette émission précisément, Lordon expose le pourquoi et le comment de son dernier ouvrage, manifestement un travail de recherche couché sur papier à l’intention du monde universitaire, en posant le distinguo suivant: « Il n’y a pas un public mais des publics ».

    Aussi, cette idée me trotte dans la tête depuis quelques jours: Les travaux de PSJ ne sont-ils tout simplement pas une théorisation de ceux déjà effectués par Paul, à destination d’un public plus ciblé? La question restant étant celle de savoir si ce type de travail doit ou seulement peut être mise à disposition d’un autre public, plus large et moins familier des concepts employés?

    A cette seconde question, ma réponse personnelle est que oui. Au lecteur ensuite de savoir que lorsqu’il s’attaque à un texte de PSJ, outre tous les efforts de ce dernier pour clarifier son propos (attention tout de même pour lui de ne pas perdre le fil de sa pensée dans ces simplifications), il va lui falloir éventuellement produire un effort pour appréhender les subtilités du texte, et que cet état de fait ne peut être reproché à l’auteur puisque c’est en fait l’essence de sa démarche (du moins si mon intuition s’avère juste). Pour reprendre l’expression de Lordon, PSJ « pousserait la machine à fond » sur la base des réflexions engagées par Paul.

  23. Je vous assure il y aura toujours quelque chose que nous ne verrons pas dans un propos aussi bien écrit soit-il, car pendant que je lis en cet instant la pensée d’un grand homme illustre de la pensée contemporaine ou en matière d’économie,

    Je ne recherche plus à prendre en compte dans le même temps la modeste et pauvre pensée d’un autre dans la société et que personne ne connait, ah comme mon propre intellect ne me rend parfois pas plus capable de mieux rencontrer et approcher l’autre au quotidien.

    Vous bien sur vous avez trop mauvaise haleine quand bien même votre vocabulaire, ne mélangerez pas trop le bon gout du tabac de la finance et le bon gout de la vinasse, moi-même lorsque je croise de nouveau un autre pauvre dans la rue, je m’y arrête jamais pour mieux y lire et entendre ce qu’il a me dire dans la simplicité, non moi je préfère surtout prendre le temps de lire de meilleurs textes de qualités, comme si je recherchais pareillement à me dire que ce serait le mieux à faire et comme un autre, s’y arrêter pour y réfléchir plus longuement, ho non je vous en prie, remettez-vous tout de suite en chemin,

  24. Débranché depuis quelques jours pour « raisons personnelles » comme on dit à un employeur pas trop regardant, je découvre sans surprise le 23ème « Billet » de PSDJ – je mets les guillemets exprès – et de nombreux échanges depuis jeudi.
    Lecteur, j’ignore comment tu lis, comment tu lies.
    Pour ce qui me concerne, j’avais eu ici un échange avec un gars dont j’ai oublié le nom, auteur d’un article dans la tribune ? article publié sur ce blog à l’initiative de P. Jorion. Ce garçon se plaignait d’agir en son nom propre alors que des pseudos masqués lui répondaient. J’ai le souvenir d’avoir précisé à ce monsieur, que peut m’importait qui écrivait (son masque sur la scène du monde) au contraire de la textualité même.
    Néanmoins, à force, je remarque que certains intervenants ont un pseudo qui ressemble à de « vrais » patronymes et prénoms. D’autres se signalent par l’usage de liens vers leurs blog dont je m’épargne sauf exception la curiosité, enfin des pseudos sont plus ou moins travaillés d’un sens apparent ou à clef chiffrée.
    Ensuite il y a les échanges entre blogueurs. Ils ont leur style propre, mais à l’insu ou pas du blogueur ils font parfois apparaître sa mise dans sa présence intervenante, ses attentes, ses quêtes.
    Il est sensible que certains témoignages autobiographiques de P. Jorion articulent fort bien sa façon d’être pris dans ce qu’il adresse et par ses publications livresques et par la création de son blog.
    Je ne suis par sûr qu’existe ce qu’on appelle un comité de lecture sous la forme du triumvirat des modérateurs, à savoir que chacun lise puis qu’un débat ait lieu sur l’opportunité ou pas de « publier » un « billet » invité. Y a-t-il un lecteur unique, P. Jorion sous la forme du proprio qui décide de permettre ou pas à quelqu’un de dire chez lui ce que bon lui semble ? Y a-t-il des modifications ou pas demandées à un auteur libre alors de se rétracter ou d’accepter ? Ce que le « poussé inlassablement » d’hier prête à croire.
    Je ne demande pas de transparence, charbonnier est maître chez lui, mais je déplie mes interrogations qui selon les options de fonctionnement mènent à des conséquences différentes.
    Si un seul lecteur, avant mise en ligne des « billet », existe, alors ce sont les intervenants du blog qui fonctionnent comme comité de lecture, sauf qu’ils constituent déjà le grand public, et que tous n’ont pas les qualités requises dans un « vrai » comité de lecture (les blogueurs en témoignent), à savoir : être plutôt au parfum du sujet traité. Cf. P. Jorion : « savoir si du sens existait derrière vos mots ».
    À ce propos je ne m’autorise ni d’une compétence sur Aristote ni sur l’opacité financière, mais pour m’être frotté à ce que font les spécialistes, je note qu’ils utilisent les termes sources en grec anciens, dont ils proposent ou pas des traductions, ce qui fait qu’à citer un paragraphe du philosophe il est requis d’indiquer le traducteur privilégié. Je sais qu’un ouvrage de langue anglaise ou espagnole traduit en français et citant les anciens, amène le traducteur non pas à se contenter d’une traduction directe anglais-espagnol vers français mais à rechercher le texte source en grec pour choisir ensuite une traduction déjà établie par telle ou telle référence universitaire reconnue. Ceci emporte des effets de signification.
    À faire un package à partir de ma façon de lire maintenant explicitée, et en tenant compte de l’ensemble des écrits de PSDJ commentaires inclus, je modifie aujourd’hui mon rapport à sa présence textuelle.
    Si j’ai pris langue avec lui dès sa première apparition et si j’ai pu écrire qu’il était au travail mais aussi que ça ne disait rien de la consistance de sa production, puis qu’elle pouvait parvenir à une impasse, il m’est devenu sensible que par ses adresses au forum, dans sa façon de répondre ou pas à certains posts, le style et le contenu de messages personnalisés… bref au final : quelque chose ne va pas, ça cloche.
    Bien sûr le « billet » du jour est lisible, mais d’autres « billet » aussi, et la question n’est pas de se prononcer pour ou contre, Bancor, MU ou autres dénomination soit à terme un nouveau SMI, mais à propos de l’articulation même de cette reprise de Keynes au système métaphysique aristotélicien tel que perçu par PSDJ et distribué au travers sa position énonciative, donc, quelle position politique implicite s’articule au soufflé métaphysique ?
    La lisibilité du « billet » du jour l’est d’autant plus après la façon dont F. Leclerc est éclairant, mais ça, F. Leclerc doit l’entendre depuis longtemps sous le poids de son patronyme. Par contre comme d’habitude il suffit d’interroger localement quelques assertions pour voir s’ouvrir le gouffre et comme j’ai déjà tenté d’en demander raison à PSDJ avec effets lisibles, je n’insisterai plus.
    Chacun sait lire cela :
    « Il n’existe aucune limite politique à la cupidité financière » ; « Le pouvoir politique est financièrement neutralisé aux États-Unis par le nationalisme étatsunien ».
    Et je ne parlerai pas du retour de l’étalon inséré dans un nouveau syntagme !

    J’avais ri 3 octobre 2010 à 16:41 en lisant P Jorion citant Smith parlant d’étalon universel à propos du travail. Aussi je veux bien qu’on additionne depuis l’invention de l’outil, toutes les heures de travail toutes qualités confondues vivant incorporées dans le travail mort disponible aujourd’hui, mais ça ne donnera pas une définition de norme monétaire. Marx non plus dont PSDJ témoigne n’avoir pas lu une ligne.
    En 73 je faisais une première année de gestion à Dauphine. Après Smith et Ricardo il y avait un cours sur Marx. J’avais fait un exposé sur Salaire Prix Profit. Puis j’avais continué seul avec d’autres textes. Le prof d’éco s’en était inquiété, c’était anormal et m’avait questionné sur le sens de ma présence là. Au milieu de la seconde année, j’ai lâché. C’était un bon !
    9 octobre 2010 à 13:31 PSDJ : « Quelle preuve avez-vous que je cherche à vous enfumer ? »
    Il ne s’agit pas de ça mais d’autre chose. La mauvaise foi suppose un profit, mais le profit ne suppose pas la mauvaise foi, mais où est donc non pas Ornicar mais le profit ?

    Pour clore un peu de légèreté : Jadis la thématique de la fuite des capitaux me faisait souvent associer sur Fernand, la liquidation du SMI aussi semble-t-il
    http://www.youtube.com/watch?v=GxiUP8rdk1Y

    1. Rosebud1871,

      Vous voulez savoir quel profit me motive. Je crois que c’est assez simple mais votre jugement vous appartient. La monnaie est un sujet qui m’interroge depuis longtemps. Je dis bien un sujet avant de chercher à l’objectiver textuellement dans mes billets. J’ai donc orienté mes études sur sa compréhension puis ai fait une première partie de carrière professionnelle dans la banque. En actualisant la monnaie dans mon activité professionnelle et en continuant par ailleurs à en étudier la matière par des lectures, je suis tombé sur une impasse sémantique. L’utilisation de la monnaie dont j’étais l’acteur et le témoin ne correspond pas à ce qu’on en dit, ni à ce qu’on en pense.

      C’est la découverte d’Aristote et de Thomas d’Aquin qui m’a donné une clé de lecture de ce mystère. Nous voyons la monnaie comme une matière par laquelle nous formons nos fins. Et nous n’en considérons pas l’effet. Pour le dire brutalement, nous nous immergeons dans la civilisation du fric qui quantifie et nous rend incapable de qualifier. La monnaie nous matérialise. La crise actuelle est notre étouffement dans une enveloppe matérielle infranchissable. Comprenez-vous cela ? En dépit de la parfaite clarté de votre expression, je ne parviens pas à comprendre ce qu’est votre position.

      J’ai encore normalement une longue vie devant moi. Le profit que je recherche est de continuer à travailler sur la monnaie pour produire la valeur qui me permette de vivre pas seulement matériellement mais aussi moralement. Il se trouve que nous (les humains qui pensent et espèrent être de bonne volonté) sommes parvenus à un point de rupture. Soit nous restons dans le même modèle implicite d’efficience humaine de l’argent et nous allons retomber très bas matériellement et spirituellement (cette crainte n’est visiblement pas universellement partagée). Soit nous explicitons et changeons le modèle pour repartir de l’avant. Je pense naïvement que mes profits personnels futurs sont liés aux profits de la société dans laquelle je vis concrètement ; une société qui se trouve désormais une existence mondialisée. Ce qui n’est pas rien dans la question de la monnaie et qui peut constituer la vraie nature de la monnaie.

      Ma réponse a-t-elle pour vous un sens indépendamment de ce que Marx, Smith et Aristote on écrit ?

    2. Je me demande ce qui est le plus étrange : évoquer dans un même texte syntagme et profit , ou faire une association d’idée entre Aristote et le Bancor .

       » Comment ne pas croire aux bienfaits du métissage quand on sait par expérience la saveur que la vodka ( plutôt que le Fitou , Bernard Laget …) donne au jus de tomate. »

    3. @ Pierre Sarton du Jonchay :

      à moi , rien … et ni l’un ni l’autre … justement .

      Même réponse à la même question que ne m’a pas posée Rosebud1871 .

    4. Pierre Sarton du Jonchay 12 octobre 2010 à 11:23
      Je ne vous ai pas demandé vos papiers, même si vous avez lu que je vous présentais les miens, dont vous n’avez pas la garantie qu’ils ne sont pas faux.
      Le profit que vous développez en terme de « motivation »n’est pas celui qui fait problème.

      Ce n’est pas non plus, pour vous l’écrire noir sur blanc ceci :
      Les billets que vous mettez en circulation en quantité répétée, et dont les lecteurs se font porteurs tout en s’interrogeant dans leurs échanges sur leur qualité, leur fiabilité, interrogent la valeur de la matière sémantique qu’ils diffusent.
      Votre opacité textuelle ponctuelle liée à l’absence de référentiel faisant garantie redouble donc le sujet que vos analyses prétendent traiter particulièrement quand je lis vos talents pour soutenir le cours de vos billets auprès de chaque porteur, un par un.

      C’est encore autre chose, dont je ne peux que vous dire que c’est l’effet de ma lecture ramassée de vos écritures disséminées, et que la position que je tente d’occuper sur ce blog exclut que j’en apporte quelque preuve que ce soit… puisque j’ai lu que vous réclamez des preuves.
      Mon régime de vérité s’alimente plutôt de la notion de vérité plurielle chez Foucault ou du joli néologisme de Lacan : la varité.
      Enfin puisque vous ne parvenez pas à comprendre ma position au sujet de la monnaie bien qu’elle ait été explicitement écrite : je résume.
      La monnaie m’intéresse peu. Ce n’est qu’un signe, devenu énigmatique depuis qu’il est délié de l’once d’or. Quelque soit la forme à venir d’une monnaie internationale, mondiale, aucun référent de matière étalonnable ne saurait en répondre. Quelque chose de nouveau est à inventer.
      Mais d’abord ça ne saurait valoir quelque chose sans que sa mise en œuvre soit d’abord initiée au niveau politique par des représentants représentatifs du jeu démocratique et républicain.
      Alors allez proposer à nos alliés états uniens qui aiment beaucoup la démocratie et les élections en Irak et en Afghanistan de donner à l’instance onusienne une représentativité ou à la louche le poids du peuple ordonné en Nation, soit proportionnel aux voix contenues dans chaque nation.
      Quand votre voix, la mienne, vaudra à l’ONU celle d’un journalier chinois, la question de ce qu’est la valeur sera presque réglée. L’invention d’une monnaie pour tous suivra.

  25. L’autre jour lorsque j’ai éprouvé le besoin de répondre à l’auteur du billet,

    Ce n’était pas tant je pense dans l’intention d’attaquer son texte, au contraire je me suis même bien donné la peine de le relire plusieurs fois, afin d’essayer de mieux comprendre ce qu’il cherchait tant à nous faire voir et proposer dans sa manière de l’exprimer sur le très grave constat des choses actuelles, de ces multiples relectures, j’ai même préféré à un moment donné me remettre en marche, suivre l’une de mes pensées sur tout ce que nous sommes en train de vivre, je vous la livre en espérant que vous ne m’en tiendrez pas trop en rigueur la grammaire et la syntaxe de mes propos, plus sérieusement qu’hier.

    Malgré l’inquiétude du monde par rapport à tout ce qui se passe un peu partout tant au niveau des chiffres, des infos, du climat, du marché, des banques, du monde de la finance, de la politique, de la bureaucratie, des sports, du showbiz, des mauvais chiffres du chômage en Europe comme un peu partout ailleurs.

    Il n’est pas impossible que le monde moderne produise encore en son sein le meilleur  » produit »
    du système marchand actuel, tant au niveau de la science économique, politique et sociale. Et donc à partir de là réussir un réel exploit de salut médiatique pour le monde actuel, encore c’est vrai beaucoup en recherche d’un meilleur bienfaiteur pour l’humanité, déjà bien trompée et doublée comme ça, c’est également une éventualité que nous pourrions envisager dans nos propos, une personne par exemple réellement moderne, compétente, active, très laborieuse, progressiste capable de fédérer à lui tout seul et tout autour de lui les meilleures volontés intellectuelles et énergies d’un bord ou d’un autre de penser d’ailleurs, comme à l’égard des meilleurs courants sympathiques et matérialistes du moment, pour pouvoir mieux perdurer le système actuel sous une forme un peu moins douloureuse et acceptable pour l’humanité actuelle.

    Qu’il soit d’ailleurs de telle ou telle nationalité, en effet depuis le déclenchement de la crise du moderne et qui ne dâte pas non plus de 2007 ou 2009 contrairement aux propos officiels. Je constate encore aujourd’hui dans la pensée moderne qu’il est encore absolument impensable d’envisager un quelconque plus grand échec médiatique ou pas de notre civilisation actuelle.

    Dans cette même logique des choses alors, on finira bien alors par force, obstination, persévérance par bannir totalement la souffrance économique ou sociale du monde actuel, c’est juste une question de temps, d’opportunité et de moyens humains ou pas, c’est pourquoi nous avons pas tant à s’en faire pour le mécréant, le paria qui en souffre déja tant par les diverses mesures bureaucratiques et mises en place un peu partout, même si d’ailleurs il est souvent bien mis à l’écart dans la plupart des réunions, vous savez lors des périodes de plus grande reconstruction sociale ou économique de masse pour les autres, en espérant que cela vous parle un peu Mesdames et Messieurs les élites de ce monde.

    Il y a parfois des choses qui sont s’y prévisibles dans l’histoire, que les hommes qui veulent souvent avancer trop vite en finissent par tomber les deux pieds dedans, évidemment après
    c’est beaucoup moins évident pour rattraper le coup.

    Je me demande aussi parfois pourquoi la plupart des révolutions de notre histoire, n’ont jamais réellement changer l’esprit et le coeur des êtres en société. Nous étions tellement impuissants à faire le bien avant, que voilà nous nous retrouvons subitement dans le même sentiment de toute puissance médiatique à mieux faire que les autres.

    Vive la foule alors des plus révolutionnaires de l’histoire et dans ce monde.

  26. à Rosebud 1871. Vous me faîtes penser à Anytos, dans le Ménon, disant à Socrate : « Alors, pour ma part, je te donnerai le conseil, si tu veux bien m’écouter, de prendre garde. Il est peut-être facile dans toute autre cité de faire aux gens du mal plutôt que du bien, mais dans notre cité en tout cas rien n’est plus facile que cela; j’en suis bien sûr! Je crois d’ailleurs que tu n’est pas sans le savoir. »(Ménon, 94c-95a).
    Votre parfum contemporain, c’est que vous avez fait une psychanalyse, probablement lacanienne, qui a accentué chez vous et le narcissime, et la paranoïa.
    Je ne compare pas monsieur du Jonchay à Socrate, mais le fait est qu’il fait de la philosophie. Vous avez reçu une décharge, et vous trépignez.

    1. Vincent il y a des jours comme ça, ce que vous écrivez m’irrite, ; saignant et d’un rouge qui éclaire PSdJ ! Rosebud vous cherche sans doute, mais pas que. c’est compliqué parfois ce blog où se répète l’interdiction des attaques ad hominen alors qu’en voici encore une toute belle, bha, inaperçue par « intermédiation » de connivence, petit poison de l’allégeance.
      Désigner montrer un tour de l’engrenage de la mécanique ou de la quantique financière suffit à taire notre dégoût, à capter de notre puissance, rien qu’à ‘y jeter un œil: le monstre froid est ainsi, sa limite est à peu près là… ne lui ressemblons pas!

    2. Roma,
      Je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous dites à Vincent. Mais j’ai compris du propos de Vincent qu’il est facile selon son itinéraire personnel d’éprouver des tensions intérieures sur certains mots, certaines expressions ou certaines doctrines. Notre intelligence et notre sensibilité sont structurées sans que nous le choisissions par une certaine langue et une certaine origine culturelle. Cela crée forcément des malentendus indéchiffrables dans la discussion. Mieux vaut se le rappeler régulièrement que de se prendre la tête sur ce qu’on a dit ou pas dit. Par principe le locuteur a plus de valeur que ce qu’il dit.

    3. @Vincent 12 octobre 2010 à 13:40
      Je vous fais penser à Anytos, mais vous ne comparez pas PSDJ à Socrate. Bien. Vous mettez l’accent sur mon narcissisme et ma paranoïa. Bien. J’ai reçu une décharge et je trépigne. Merci Docteur de vos diagnostics. Je sais bien que les philosophes savent se reconnaître entre eux. Dont acte. À la place de PSDJ j’aurais lu tout le bien souhaité, mais il lit de l’intermédiation. Le « bien » souhaité m’aurait empêché de lire de la médiation, a fortiori de « l’intermédiation » dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Je confirme donc en tous points la valeur de vos opinions.

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