L’actualité de la crise : LES AFFRES DE LA FED, par François Leclerc

Billet invité

Les guerres sont faites de phases de préparation et d’offensives. Elles sont aussi psychologiques. Les réunions de Washington s’étant terminées sur des appels pressants à la coopération de Dominique Strauss-Kahn sans effets notables à ce jour, la voie est donc toute tracée pour que la guerre monétaire se poursuive.

Bien que Jean-Claude Trichet se soit prononcé « très, très contre une guerre des monnaies », et que d’autres en aient nié l’existence. Timothy Geithner venant tout juste de déclarer qu’il ne voit « aucun risque » d’éclatement de celle-ci.

Que les marchés monétaires – contrairement aux attentes, dit-on dans ce cas – soient restés imperturbables depuis le début de la semaine, de marbre même, doit-il être considéré comme signal d’une trêve ? Un grand silence précède et suit les batailles, il ne faut donc pas trop s’y fier. D’autant qu’ils avaient anticipé le fiasco de Washington.

L’attente domine, non pas en raison de la prochaine tenue d’un G20, mais de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) de début novembre. Ce qui confirme bien que les Américains vont tirer les premiers. En utilisant quelles armes ? toute la question est là…

On se croirait revenu du temps de ces kremlinologues qui scrutaient tous les indices possibles des changements au sein du Politburo soviétique. Ou de ces sinologues qui faisaient de même à propos des Chinois depuis le bar du Foreign Correspondant Club de Hong Kong.

Plusieurs hypothèses circulent, à propos de ce que pourraient décider les membres du FOMC, qui pour l’instant étalent leurs divisions en multipliant les interventions publiques. Un seul objectif est poursuivi, mais les discussions portent sur la meilleure manière de l’atteindre : relancer une économie américaine au bord d’une dangereuse récession et d’une trappe dans laquelle les flots de liquidités de la Fed se sont jusqu’à maintenant déversés en pure perte.

Car le débat sur le danger que représenterait l’ouverture de cette trappe est tout aussi dépassé que celui qui consiste à savoir si la guerre des monnaies a oui ou non commencé. C’est chose faite dans les deux cas.

Sur quoi porte-t-il dans les cercles du pouvoir américain ? Non pas sur l’opportunité d’un nouveau round d’émission monétaire par la Fed – il semble acquis – ni sur son ampleur, mais sur son efficacité. Les opposants minoritaires bien connus de la Fed n’ont cessé d’agiter le spectre du retour de l’inflation. Sans être très clair sur la nature de celle-ci : inflation des prix à la consommation, ou des actifs ?

Ils ont trouvé un renfort en la personne de ceux qui craignent qu’un phénomène déjà enregistré ne se reproduise : que les nouvelles liquidités soient précieusement mises de côté par les banques, au cas où, et qu’elles ne soient pas utilisées pour relancer l’économie. Sans impact sur le chômage, cette douloureuse et tangible manifestation de la fin du rêve américain, comme l’est la poursuite à un rythme très soutenu – provisoirement interrompue pour vices de forme – des expulsions immobilières.

Une pression générale sur les taux d’intérêt et sur la valeur du dollar, conséquence de la mise en marche de la planche à billet, aurait par contre un effet garanti : les tensions sur le marché monétaire grimperaient sans tarder. Sans que des effets positifs soient nécessairement ressentis à l’intérieur du pays.

Les exportations chinoises seraient atteintes, mais la production américaine en profiterait-t-elle pour redémarrer ? Car même si les produits made in USA redevenaient plus compétitifs sur le marché intérieur, leur substitution aux produits chinois impliquerait pour les consommateurs des prix plus élevés.

Alternativement à cette option, ou de manière combinée, la Fed envisage d’afficher un objectif accommodant d’inflation pour une longue période, afin de donner au système bancaire l’assurance qu’il peut utiliser les liquidités déjà en sa possession pour enfin développer le crédit, sans risquer d’être pris par surprise par une remontée des taux directeurs qui détruirait ses marges. Mais cette option reviendra également, si elle est choisie et fonctionne, à déverser des flots de liquidité dans l’économie, avec à l’arrivée d’identiques conséquences sur le dollar et donc sur le marché monétaire.

Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI, avait il y a plusieurs mois proposé de relever à 4% le taux d’objectif de l’inflation, suscitant alors un tollé chez les banquiers centraux. Sous un autre habillage et de manière plus mesurée, on en vient à une solution de même nature.

Afin d’arrêter pendant qu’il est temps la guerre, la paix est-elle possible ? Une coopération peut-elle s’engager, afin d’entamer un processus négocié d’appréciation du yuan par rapport au dollar (ainsi qu’aux autres monnaies) ? La chance de voir cette solution de la sagesse adoptée renvoie à deux questions sans réponse.

Les dirigeants chinois ont-ils les moyens de s’engager dans cette voie, le rythme d’appréciation du yuan qu’ils pourraient consentir risquant d’être beaucoup trop lent par rapport aux attentes américaines. Que pourraient-ils obtenir en contrepartie, sur le terrain qui leur est cher de la réforme progressive du système monétaire international ? L’option de la négociation est dans la pratique incertaine, car elle touche des deux côtés à des œuvres vives. Elle supposerait aussi que la Fed n’engage pas de nouvelles hostilités.

En tout état de cause, il n’y aura pas de solution monétaire pure. Car derrière les monnaies se cachent des réalités économiques et sociales, et ce sont celles-ci qu’il faut faire évoluer. Ce qui est paradoxalement plus concevable – mais à terme – en Chine qu’aux Etats-Unis. Si les obstacles à un changement de modèle de développement dans les pays émergents sont élevés, les pays développés ne peuvent le trouver qu’à la faveur d’une redistribution de la richesse et du pouvoir d’achat. « – Mais c’est une révolte ? – Non, Sire, c’est une révolution ! »

Les obstacles que rencontreront les pays émergents pour faire évoluer leur modèle de développement ne sont pas et de loin exclusivement intérieurs. Les capitaux étrangers qui affluent en volume croissant dans ces pays, à la recherche de forts rendements, induisent la poursuite du développement inégal qui a été engagé.

S’y opposer implique une maîtrise des flux financiers. Qui ne pourra résulter que de la réduction drastique de la taille d’un monde qui n’en fait qu’à sa tête et dont la capacité de nuisance est restée intacte, ainsi qu’en interdisant les leviers de la spéculation. Nous n’y sommes pas.

Le rééquilibrage du monde ne se heurte donc pas uniquement au bon ou au mauvais vouloir des dirigeants des pays émergents. Car son déséquilibre est le produit de la mondialisation financière, qui s’accélère.

Dans une allocution un peu surprenante prononcée à New York, Jean-Claude Trichet a expliqué hier mardi que « nous sommes loin d’en avoir fini avec la réforme financière », remarquant que « le système financier n’est pas seulement constitué des banques réglementées » et précisant les « six autres points où des progrès doivent être faits » : « la comptabilité, la notation, les ventes à découvert, la rémunération, les dérivés de gré à gré et les véhicules d’investissements alternatifs ». Si c’est lui qui le dit !

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115 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES AFFRES DE LA FED, par François Leclerc »

  1. Concernant la situation économique aux USA, Pierre Jovanovic dans sa dernière revue de presse considère que ce pays a maintenant basculé vers le fascisme au sens d’être au service d’un « super-capitalisme d’état » selon la définition attribuée à Benito Mussolini.

    Une des gouttes d’eau qui aurait fait déborder le vase de M. Jovanovic aura été la récente décision d’Obama d’absoudre par avance les banques prises la main dans le sac avec leurs récentes « escroqueries » (ce terme étant un minimum). Zerohedge considère que cela va être le Stalingrad du secteur bancaire US (donc international) en particulier à cause des dommages et intérêts qui vont devoir être payés par les banques.

    Je m’étonne que sur ce blog ce type d’information ne soit pas davantage couverte. C’est pourtant énorme non ?

    Je partage et je souhaiterais avoir les avis éclairés de ceux qui considèrent que cette information est véritablement une bombe.

    1. Obama bain moussant, c’est ça la réponse. Mais la pastille a du mal à passer en France, que voulez-vous, les français reste très dans l’affect.

    2. Effectivement, le blog de Pierre Jovanovic ne fait pas partie de nos sources d’information.

      Le fait qu’on ait eu recours aux États-Unis à une procédure « expéditive » dans le traitement des dossiers de saisie de logements est considéré là-bas par certains comme le talon d’Achille des banques et susceptible de provoquer leur effondrement final, d’autres considèrent qu’il s’agit d’un incident technique susceptible d’être réglé sous quinze jours. La vérité se trouve probablement à mi-chemin, les procédures de saisie en sont ralenties, mais pas éliminées : le critère décisif demeure le fait que l’emprunteur paie ou non ses mensualités. Une chose est sûre : la reprise de l’immobilier américain en sera retardée d’autant. Quant aux banques, elles en ont vu d’autres.

    3. Salut,

      Tu poses des questions digne d’intéret, trop peu soulevé ici!
      Merci
      As tu compte FB?
      Bonne journée

    4. Le gel des saisies immobilières est aux Etats-Unis une grande affaire qui embarrasse tout le monde…sauf bien entendu les propriétaires dont les dossiers sont désormais en instance.

      Les banques, ainsi que Fannie Mae et Freddie Mac, et donc le gouvernement qui les finance. Mais tout le monde marche sur des œufs. Non seulement parce que la question est politiquement sensible – particulièrement en cette veille d’élections – mais parce que le rythme des saisies ne cessait de croître avant que l’épisode en cours ne survienne.

      En septembre, plus de 100.000 maisons ont été saisies, un chiffre jamais atteint. Si ce rythme devait être retrouvé après le gel des procédures, les prévisions pour les 12 mois à venir seraient supérieures à un million de saisies.

      La suite des événements est imprévisible, leurs conséquences seront probablement moins financières que sociales et politiques, au-delà de l’échéance électorale de la mi-novembre.

    5.  » Corporatisme serait une expression plus appropriée que Fascisme, dans le sens où il s’agit d’une union de l’État et du pouvoir économique. » disait Benito M.

      « What else? »

    6. Thank you verywell 😉

      Pour le lien qui me permet de mieux cerner ce qui se trame sur ce dossier. La description est très complète.
      Cela ne fait que conforter mon impression. Ce scandale risque de tout emporter sur son passage. Vu déjà le niveau d’exaspération du peuple étasuniens je crains qu’il n’y ait pas que M. Jovanovic qui estime la coupe trop pleine. Et alors des mouvements tel que le Tea party ne seront qu’un début…

      Sinon M. Jorion, juste parce que je sis très curieux de nature, pourrais je savoir pourquoi le blog de M. Jovanovic n’entre pas dans le cadre de vos sources d’informations ?
      Il s’agit pourtant d’une revue de presse. Nous sommes donc sur des données factuelles. Plus qu’intéressante dans le sens où très souvent elle donne un éclairage qui ne perce quasiment jamais dans les médias mainstream. Elle est donc un bon complément à la désinformation ambiante. J’avoue concernant le personnage, et certaines de ses conclusions, qu’on peut trouver à y redire. Mais après les goûts et les couleurs…

  2. J’avais mis 2 liens qui n’apparaissent pas dans le commentaire en attente de modération:
    – Revue de presse de P. Jovanovic 13/10/10:
    – Zerohedge news:

    Je re poste au cas où.

    1. je n’ai pas de lien, seulement un titre qui ferait semble-t-il allusion à l’article , dont une phrase signale ceci
      la loi HR-3808 … « absout les banques et leurs centaines de milliers de faux documents pour saisir les maisons des gens, voir plus bas »,
      (sauf que comme il n’y a ni la Loi, et pas de plus bas …
      il reste encore beaucoup à imaginer ….
      dossiers égarés, dossiers ….

  3. Bien sur , ce n’est pas en mettant des billets les un sur les autres que l’on fait travailler une population , mais en la motivant , d’abord par exprimer une volonté et une mobilisation des esprits et donner l’espoir , la juste vie , pas présenter les criminels en héros , détruire les criminels.

  4. Il n’aura pas fallu longtemps!

    Le dollar a recommencé à baisser sur les marchés monétaires, qui anticipent la décision attendue de la Fed de remettre en marche la planche à billets. La publication hier des minutes de la dernière réunion de son Comité de politique monétaire l’accréditant.

    Les marchés asiatiques sont particulièrement perturbés, le yen japonais a repris son ascension, annulant l’effet de la dernière intervention de la Bank of Japon. Singapour, contrairement aux japonais, a décidé de laisser sa monnaie se revaloriser, contribuant à la baisse du dollar sur les marchés asiatiques.

    1. Correction the ball was out.

      Le dollar ne baisse pas sur les marchés monétaires il baisse sur le marché des changes, l’erreur est humaine.

  5. Il faut faire remarquer que 1) les chiffres de l’inflation américain procèdent d’un mode de calcul
    ‘très particulier « 2) que même les analystes américains semblent avoir pris conscience du fait
    que ce qui était visé ostensiblement était une dévaluation du $:

    QE2 may not be lifeboat for for economy or jobs

    Why is the Fed doing this ? et cette remarque: La capacité de la FED d’influencer le fonctionnement de
    l’économie est fondamentalement limitée.

    1. Je suis moi même aussi très très contre le fait que l’hiver approche, et contre le fait que les gens ne devraient pas autant se chamailler question argent, pouvoir d’achat, de logement, de survie, c’est quand même très important le commerce de plus, la croissance et la paix des ménages.

  6. Joseph Stiglitz : Seul un démantèlement des grandes banques peut prévenir un nouveau «sauvetage de banques»

    Lors d’une interview avec la Radio suisse alémanique (DRS) le 25/9/10., Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, s’est exprimé – à l’occasion d’une visite effectuée en Suisse – au sujet de la régulation du marché financier et au sujet de la conduite à adopter face aux grandes banques.

    Beat Soltermann (Radio DRS): Monsieur le Professeur, depuis le point culminant de la crise financière, de nouvelles lois ont été décidées, qui sont même en partie déjà en vigueur. Je pense là aux prescriptions sur les fonds propres réglementaires pour les banques partout dans le monde, aux nouvelles règles valables pour les marchés financiers aux Etats-Unis, ou aux prescriptions plus strictes sur le commerce dangereux avec des produits dérivés au sein de l’UE. Que pensez-vous de ces nouvelles réglementations?

    Joseph Stiglitz: La plupart de ces nouvelles réglementations vont dans la bonne direction. Et je me réjouis que des idées économiques correctes soient à la base de la plupart de ces réglementations. En ce qui concerne les Etats-Unis, il faut que je précise que les nouvelles prescriptions impliquent un grand nombre d’exceptions. Un exemple: Depuis peu, il existe une autorité pour la protection des consommateurs, qui veille à ce que les banques ne puissent plus aussi facilement arnaquer les clients pauvres ou incultes avec des produits bancaires. Mais quant il s’agit de crédits pour l’achat de voitures, cette autorité n’a pas voix au chapitre. Et il faut savoir que les crédits pour voitures sont en deuxième position de ce genre de crédit aux USA. Il n’y a aucune justification économique pour une telle exception. La seule explication est que les lobbyistes ont fait du bon travail.

    Beat Soltermann (Radio DRS): Et que pensez-vous d’une régulation concernant les institutions financières qui sont trop grandes pour faire faillite?

    Joseph Stiglitz: C’est réellement un problème important qui n’est pas encore résolu. Les banques qui sont trop grandes ne sont pas seulement trop grandes pour qu’on les laisse tomber, elles sont aussi trop puissantes pour être régulées. Bien que beaucoup d’économistes sont de l’avis qu’il faut faire quelque chose à ce sujet, à peu près rien n’a été fait jusqu’à présent.

    Beat Soltermann (Radio DRS): Le sujet des trop grandes banques est bien sûr un sujet brûlant également en Suisse. Avec le CS et l’UBS nous avons deux grandes banques, dans un pays relativement petit, et une commission d’experts du Conseil fédéral devrait – jusqu’à la fin du mois – présenter une solution dans cette affaire. Quelle serait votre solution à vous?

    Au fond, il n’existe pas de raisons sérieuses qui parlent en faveur de l’existence de grandes banques. Il n’existe aucune preuve scientifique qu’elles soient plus efficaces. Mais il y a des preuves qu’elles obtiennent de l’argent à des conditions beaucoup plus favorables puisqu’il faut les sauver en cas de besoin. Ce n’est pas fair-play. Et elles sont trop grandes pour être gérées proprement. C’est pourquoi il faut démanteler les grandes banques.

    Beat Soltermann (Radio DRS): Et comment voulez-vous vous y prendre?

    Joseph Stiglitz: Il y a deux possibilités: la première, c’est se concentrer sur un domaine d’activité. La plupart des banques américaines sont actives dans un grand nombre de domaines à la fois: les crédits accordés aux compagnies, les entrées en bourse, la gestion de fortunes, le commerce des fonds hautement spéculatifs. Toute une série de domaines d’activités. Il nous faudrait dire: «Chère banque, choisis ton domaine et cède le reste à une nouvelle firme ou offre-le à une firme existante.» Cela permettrait de mieux gérer les banques et de diminuer les risques. Une autre possibilité serait de taxer les banques d’un impôt élevé. Mais ce n’est pas une bonne solution. A mon avis, cela ne va pas assez loin, car les patrons des banques ne changeraient pas de comportement suite à cette taxe. Ils veulent rester directeurs de très grandes banques. Cela leur est égal qu’en fin de compte les actionnaires et les créanciers individuels obtiennent un peu moins de dividendes.

    Beat Soltermann (Radio DRS): Et pour la Suisse? Que feriez-vous des deux grandes banques si, par exemple, vous étiez le roi de la Suisse?

    Joseph Stiglitz: Exactement la même chose, se concentrer sur un seul domaine d’activité. Et si les banques sont toujours trop grandes, continuer à les diviser. Les banques suisses ont une réputation de première qualité. Pendant plusieurs années, elles ont fait un excellent travail. Il serait dommage de risquer la bonne réputation de toutes les banques, uniquement à cause de problèmes engendrés par les très grandes banques.

    Beat Soltermann (Radio DRS): Joseph Stiglitz, en vous écoutant on a l’impression que ce sont uniquement des mesures très strictes qui peuvent empêcher qu’on ne doive pas prochainement sauver une nouvelle grand banque avec des milliards payés par les contribuables.

    Joseph Stiglitz: Laissez-moi le dire clairement: Aux Etats-Unis, le gouvernement dit actuellement: «Ne vous faites pas de soucis à cause des grandes banques. Si elles tombent en faillite, nous les liquiderons.» Et le gouvernement parle de plans de première nécessité et de lois sévères. Mais nous, nous savons exactement ce qui se passera lors de la prochaine crise. Alors on sauvera de nouveau les banques, et en même temps les banquiers et leurs actionnaires. C’est pourquoi une des grandes leçons à tirer de la crise financière est la suivante: si les grandes banques ne voient qu’une chance, celle d’être sauvées par l’Etat en cas de nécessité, pour éviter le pire, alors elles se comporteront de manière imprudente. Il faut placer les banquiers face à leurs responsabilités. Toutes les mesures aptes à atteindre ce but doivent être prises.

    1. Beat Soltermann (Radio DRS): Joseph Stiglitz, en vous écoutant on a l’impression que ce sont uniquement des mesures très strictes qui peuvent empêcher

      Surtout pas.

      Interview qui ne résout aucun problème. Stieglitz n’est pas tombé dans Marx, étant petit.

      Actuellement ce n’est pas le prochain crash bancaire qui inquiète mais le fait que l’économie ne redémarre pas. Voilà le problème qu’on aimerai voir traiter.

    2. Joseph Stiglitz met le doigt sur un point important:
      Les banques qui sont trop grandes ne sont pas seulement trop grandes pour qu’on les laisse tomber, elles sont aussi trop puissantes pour être régulées.
      De tels monstres financiers (Goldman Sachs aux USA, BNP en France, DeutschBank en Allemagne, …), ne sont pas seulement dangereux pour le systeme financier, mais egalement pour la democratie en general: les etats n’ont plus aucun moyen de controle sur leurs activites.

    3. Tous ces grands « penseurs » ou experts » n’ont qu’un objectif : occuper l’espace médiatique en prévision des ventes de leur prochain bouquin. L’économie est monstre d’une telle complexité, in prévisible, qu’on peut en dire tout et n’importe quoi, sans jamais se faire prendre en défaut, tellement ses branches sont nombreuses pour s’y raccrocher , ou plutôt retomber sus ses pattes après s’y être planté !

      L’économie est une terre de blé sur laquelle prolifères les fumistes et opportunistes en tout genre.

  7. Ce que dit Stiglitz est certainement juste. Mais vu d’ici – in helvetland – ça fait un peu conte pour enfants. Nous avons une population très conservatrice, (Le Pen ferait un carton en Suisse…. ) et nos établissements bancaires sont considérés comme un de nos fleuron.
    Comme aux USA les mega banques (et les grandes) y ont un pouvoir totalement indécent et ce n’est pas près de changer…. Je prends les paris.

    J’ai toujours eu cette curieuse impression – qui va plutôt en s’augmentant – de vivre « dans le cerveau du monstre »…

    1. un pouvoir indécent ????????
      C’est vous qui leur donnez ce pouvoir , un banquier n’est qu’un caissier , l’argent est à vous , retirez le et son pouvoir n’existe plus.

    2. comme le dit bertrand: « votre argent: retirez-le »….
      l’appel au bank-run se multiplie, ça sent mauvais mauvais.
      puis-je avoir un avis éclairé sur les conséquences (prévisibles tout du moins) de ce qui se passerait en cas de bankrun, notion qui tient le haut de l’affiche en ce moment avec l’appel de Cantona,
      non sur le plan des particuliers (les derniers arrivés sont les derniers servis…je m’en doute) mais sur le plan de la finance et des grandes banques.?
      En d’autres termes, l’appel au bankrun peut-il faire tomber le système actuel (certes au prix de beaucoup de casse sociale, malheuresement)
      merci

  8. Grâce aux banques centrales, on peut maintenant créer des tonnes et des tonnes d’argent et les envoyer directement dans les poches des petits copains de Wall Street et d’ailleurs. Évidemment, on dilue d’autant la richesse nationale en « dur », celle des peuples et des entreprises. Mais on permet surtout aux banquiers et autres millionnaires de continuer à acheter le monde, ce qui fonctionne très bien (35 % des richesses désormais aux mains de 0,5% de la population mondiale).

    Chapeau les artistes ! Le plus fameux des casses.

    Mais, à part ça, aucun autre projet, aucune vision d’ensemble, pas le moindre souci des ressources de notre pauvre planète. Rien : la croissance toujours et encore.
    On enterre des mineurs à 700 mètres ? Pas grave, demain ce sera à mille. Et, en France, rien n’interdit d’escompter la réouverture de mines à charbon fermées au seuil des 1000 mètres..

    Il ne faudra pas venir se plaindre ; nous avions des bulletins de vote. Armageddon a déjà débuté, soyons-en sûr.

  9. La lecture de votre article m’amène plutôt à penser ceci sur le dirigisme mondial, vous nous faites voir en fait et à chaque fois l’habituel comportement machinal, verbal, mental, et bien désastreux de la plupart de nos élites mondiales.

    Nous façonnons d’abord nos habitudes, puis nos habitudes nous façonnent. [John Dryden]

    Les chaînes de l’habitude sont en général trop peu solides pour être senties, jusqu’à ce qu’elles deviennent trop fortes pour être brisées. [Samuel Johnson]

    L’habitude est l’énorme poulie de la société, son agent conservateur le plus précieux.
    [William James]

    Les banquiers n’ont guère l’habitude d’apporter des oranges à leurs concurrents en difficulté. Ils préfèrent sortir leur dague. [Marc Viénot]

    Le pire de tout c’est l’habitude. L’homme perd son humanité et l’énormité de la douleur d’autrui ne compte plus pour lui. [Otto René Castillo]

    L’habitude est une forme de l’usure, elle efface les contours de nos plus chères amours, les recouvre d’une poussière sous laquelle nous ne les voyons plus. [Marcelle Auclair]

    L’habitude est une somnolence, ou tout au moins un affaiblissement de la conscience du temps. [Thomas Mann]

    Que faire quand le danger vient de là où l’on a l’habitude de se réfugier ? [Proverbe maure]

    L’habitude est plus forte que l’homme, et réussit toujours à l’asservir. [Eugène Cloutier]

    L’habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même. [Albert Camus]

    On prend parfois comme une mauvaise habitude d’être malheureux. [George Eliot]

    Si on répétait toujours le même acte on n’apprendrait jamais rien. [Paul Guillaume]

    L’habitude aveugle, sourde et muette, affadit la conscience.[Monique Corriveau]

    L’habitude nivelle tout, même les gens de biens, les amis. [G Lescarbeault]

    La poésie est une salve contre l’habitude. [Henri Pichette]

    La pire tyrannie est celle de l’habitude. [Publius Syrus]

    L’habitude est une grande sourdine. [Samuel Beckett]

    L’habitude, c’est l’animal en nous. [Georges Perros]

    Habitude. Entrave à la liberté. [Ambrose Bierce]

    Non je ne changerais pas j’irais jusqu’au bout.

    La tyrannie de l’habitude. [Fiodor Dostoïevski]

    L’habitude, ce confort mortel. [F Mitterrand]

    L’habitude des jérémiades bancaires.

    Le grand mal habituel du monde.

    L’habitude d’un même devoir.

    1. Fatiguant ces citations…..

      Se metttre en dessus en faisant parler les autres. Je vais faire pareil :

      « Il est temps de découvrir que tous les systèmes de pensée sont en réalité des systèmes pour éviter de penser! » Aimé Michel

    2. @ Mike

      N’en soyez pas fatigué je cite pas tous les jours sur l’habitude,

      Surtout sur l’habituelle conduite de nos élites dirigeantes, et oui Mike je n’épargne personne,
      quand bien même dans le choix de certaines citations à ce sujet.

      Apprenez plutôt à me remercier, je me donne peut être bien plus de mal que vous sur ce blog et en ce moment, mais quelle grande ingratitude des gens de nos jours.

      Allez plutôt vous plaindre auprès de la modération Mike mais pas à moi merci encore pour votre petit commentaire de plus à mon égard.

    3. @ Jean Yves

      Hum j’y pense parfois sans être trop parano,

      Je me demande pourquoi la loi du secret est si importante pour eux,

      Ne pensez-vous pas qu’un homme devenu trop possédé par les choses de l’argent, s’illusionne beaucoup dans le fait de se voir plus réfléchi et prudent qu’un autre en matière de ceci ou cela, un plan aussi mûrement réfléchit soit-il pour le commerce des êtres et des Ames supplémentaires comportera toujours une faille, pour moi ce ne sont pas du tout des gens mauvais, mais bien plus des gens à plaindre, à prendre en pitité, voire même des gens devenus profondément malades, conditionnés, possédés par toutes ces choses de plus,
      comme dans leur triple dimension humaine, corps, ame, esprit, ou bien alors un plan commun murement réfléchi dans l’habitude de vouloir toujours se protéger entre-eux les premiers, mais alors qui pourra encore les soigner, les corriger, les ramener à la raison, à la prudence, comme à la sagesse si plus guère personne au monde ne peut plus guère leur faire entendre raison, sans doute qu’ils en sont devenus beaucoup trop accrocs entre-eux,
      en fait on en reviendra toujours au goût du pouvoir …

    4. @ Jean Yves

      Jean Yves vous n’êtes plus là, votre commentaire de tout-à-l’heure semble avoir disparu, ben mince alors, j’ai pourtant bien pris plaisir à vous répondre cordialement.

    5. Que faire quand le danger vient de là où l’on a l’habitude de se réfugier ? [Proverbe maure]
      C’est probablement le pire des cas, en particulier pour les peuples…Les collectivités…Les associations…Les partis de tous genres…

    6. @ Idle

      Je vous remercie Idle d’avoir bien voulu vous donner la peine de me répondre et en vous posant aussi d’égal à égal cette courageuse question, surtout à la lecture de ces quelques citations et qui c’est vrai, aurait pu en fatigué plus d’un, il est que tout devient si fatiguant et conditionnel de nos jours, je me la repose cette même question en relisant votre propos,

      Comment faire, ou devrions-nous plutôt nous dire comment être afin de moins manifester le même habituel médiatique dans nos vies comme nos sociétés, vaste programme, chantier,
      le danger de l’habitude, la peur de l’inconnu, de l’homme passé, présent ou futur, ou de l’homme-à-venir qui sera sans doute beaucoup plus ou beaucoup moins conditionné que ne l’est l’homme de notre siècle,

      Il est vrai que la peur est humaine, j’ajouterais même que la peur de l’homme est beaucoup plus grande, perceptible, visible, mieux établie et installé confortablement dans l’esprit de richesse des grands de ce monde que ne l’est déjà les pauvres gens qui n’ont plus rien, oui regardez plus ils en accumulent dans l’empressement d’une habitude, et comme les renards de plus et plus paradoxalement ils en poussent davantage avec eux, à vivre dans leur mêmes valeurs de tout perdre, mais pas seulement eux, mais aussi un peu de nous dans l’habituel
      de comportements, de propos plus ou moins masqués par des propos paraissant plus intellectuels et moins affectés par tout ceci et cela, peut-être que le mieux c’est déjà d’en prendre conscience en nous, et puis qui sait peut-être qu’un jour le vent sera déjà moins contraire aux gens qui en prennent déjà plein la gueule, l’habitude des mêmes traitements automatiques, bureaucratiques, bancaires, procéduriers et autres de plus et qui consistent principalement aux êtres à se redire continuellement les mêmes choses en tête, cordialement.

  10. c’est fort bel et bon l’ami Stigligtz,
    mais pour il semble évident que les trop grandes banques soient aussi, quelques soient les circonstances, bien trop puissantes. En clair: personne n’a le POUVOIR de s’opposer à leur volonté.C’est bien ça le nœud du problème !
    Bonne journée.

  11. « Car derrière les monnaies se cachent des réalités économiques et sociales… »

    Je rajouterais: derrière les réalités économiques et sociales se cachent des réalités physiques.

    Dans un livre que j’ai lu il y a déjà quelques années, on pouvait lire:

    d’un point de vue énergétique, pour assurer leur niveau de vie, les américains consomment en moyenne une puissance de 11KW (1KW=1000Watts ou Joules/seconde, le Joule est l’unité d’énergie), les européens 5KW et les chinois 1KW ,je ne parle même pas des africains.
    Je rajoute qu’un homme convenablement nourri consomme 2700KCal par jour ( 1 calorie = 4,18 Joules). Donc la puissance consommée par cet homme est: (2700×4,18)/86400= 130W (86400= nombre de secondes en un jour). Maintenant supposons que nous revenions en arrière dans le temps, du temps de Rome, temps où le travail était fourni par des esclaves.
    Supposons qu’un tel esclave produise en moyenne une puissance de 100W et 200W en puissance crête. Quelques simples divisions (11000W/100W=110, 5000W/100W=50, 1000W/100W= 10), donnent le résultat suivant: un américain disposerait de 110 esclaves, un européen de 50 esclaves, et un chinois de 10 esclaves. Heureusement la révolution technologique a fait qu’au lieu d’esclaves humains nous disposons de machines, mais ces machines consomment comme nous venons de le voir beaucoup d’énergie. Et cette énergie doit être abondante et bon marché pour que nos économies déjà en péril ne plongent encore plus dans la récession. Inutile de prolonger trop loin la suite du raisonnement, on sait bien que les populations des pays émergents aspirent à accéder au même niveau de vie que les américains, on sait que les américains sont prêts à faire la guerre pour défendre leur niveau de vie actuel, on sait que les ressources fossiles qui nous fournissent l’énergie facile d’accès et bon marché ne sont pas inépuisables. Je pense particulièrement au pétrole (qui a permis en un peu plus d’un siècle une révolution jamais vue de nos modes de vie), dont le pic de production est vraisemblablement en train d’être atteint. On sait tout cela, mais on ne veut pas le voir. Car une des caractéristiques de l’être humain est de faire taire la raison, lorsque celle-ci le met face à des réalités qui lui déplaisent. Il préfère plutôt dans ce cas là avoir recours à la pensée magique, qui lui permet de croire qu’il n’y a aucune limite à ses désirs. C’est pourquoi la crise n’est pas finie, mais elle ne fait que commencer, accrochez-vos ceintures ça va secouer!

    Notes en marge: je suis sidéré de constater l’inculture scientifique de nos contemporains et en particulier des femmes et hommes politiques (réelle ou supposée). Récemment j’entendais encore une ancienne candidate à la présidence de la République (malheureusement elle n’est pas la seule), nous vanter les mérites de la voiture électrique, mais c’est oublier que l’électricité n’est pas une énergie primaire, que pour produire de l’électricité en grande quantité il faut des centrales nucléaires, et sans doute plutôt au charbon. Le rendement étant loin d’être 100%. Dans un cas nous léguons de redoutables déchets nuclaires à nos descendants, dans l’autre nous leur léguons un climat en folie. Je n’ai pas cité les énergies hydraulique, éolienne, ou photovoltaïque, simplement parce qu’elles ne suffiraient pas à produire suffisament d’energie pour que les 7 milliards de terriens puissent vivre comme des américains. Décidément plus de 300 ans après la révolution des lumières, nous vivons une période d’éclipse de la raison…

    1. Vous n’êtes pas le seul à avoir réalisé ceci. Jean-Marc Jancovici, au hasard, malgré des spéculations poussées quant-aux changements climatiques conséquences d’agitation humaine excessive.

      Néanmoins :

      -premier problème = extraire l’énergie brute, dont le défaut est d’être très facile à gaspiller

      -deuxième problème = raffinement dans son utilisation. Et ça c’est de la technique humaine; pousser la recherche fondamentale plutôt que la finance. Or, l’aviez-vous remarqué, on privilégie encore le contraire de nos jours.

    2. C’est une question clé que celle de l’énergie et des formes qu’elle peut prendre dans des cycles thermodynamiques plus ou moins intelligents depuis la production jusqu’à son utilisation. La disparition de Georges Charpack devrait nous rappeller que les positions courageuses qu’il avait prise en faveur du nucléaire, n’étaient pas faites pour énerver les « écologistes »mais procédaient du regard lucide d’un physicien sur le comment satisfaire une demande, dans le moyen terme.

      Produire de l’électricité via de la vapeur dans une centrale thermique, comme s’y est plus ou moins engagé l’allemagne pour échapper au spectre nucléaire, satisfaire les verts, est une abération énergétique si au bout de la chaine on l’utilise en chauffage ; bruler du charbon pour finalemeent activer des résistances électriques; est absurde car le média électrique est une forme noble de l’énergie alors que la chaleur en est la forme la plus dégradée.
      Les vertues de l’électricité existent: silencieuse et non polluante pour l’utilisateur, la question de son utilisation massive ne se pose qu’en raison des difficultés à la produire et des éffets collatéraux : pollution atmosphérique pour le thermique, déchets radioactifs de longue période pour l’uranium.
      De ce point de vue je n’ai pas compris le scepticisme de Charpack sur le centre de recherche interrnational ITER . La fusion d’atomes légers étant une voie théoriquement séduisante et sans déchets.
      Il existe avec les piles à combustible (hydrogéne)+oxygene atmosphérique des unités désormais domestiques que par exemple les canadiens utilisent dans le grand nord comme groupes électrogénes silencieux et propres ne génerant que de l’eau résiduelle; je m’étonne que la filiaire du combustible hydrogéne ne se développe pas dans le secteur automobile; il faut cependant le produire et son instabilité légendaire pose encore la délicate question de son stockage.

    3. @Bernard L

      2 bémols, ou alors questions ??

      -Sur ITER, on a un neutron excité porteur de presque toute l’énergie de la réaction, qui, tant qu’on a pas trouvé le moyen de l’attraper, est capable de faire de gros trous dans les murs ou dans n’importe quoi … je sais, ce ne sont pas des trous, c’est juste pour la vulgarisation par l’image. Mais sans déchets ? Y-a possibilité d’irradiation de tous les éléments proches du lieu où s’effectue la réaction.

      Cela dit, il y a d’autres pistes pour la fusion.

      -Vous parliez de piles à combustibles. Les inventions révolutionnaires passent toutes par le filtre des intérêts industriels dominants, qui dans le modèle capitaliste sont avant tout attentifs à préserver leurs parts de marché, ainsi que d’aménager le futur de la rente aussi constante que possible, éventuellement croissante, mais en aucun cas ne laisser d’autres gérer une révolution. Ce n’est pas la définition de « Capitalisme », mais c’en est un pendant direct.
      Ensuite, techniquement, vous avez raison à propos du coût de fabrication d’hydrogène en énorme quantité. Donc aussi dépendant de la quantité d’énergie électrique bon marché disponible à niveau d’usine.
      Sa stabilité une fois circulant dans tous les tuyaux et réservoirs du monde ? Ce ne sont pas les pétroliers qui vous vanteront ni sa stabilité et ni son quoique-ce-soit.

    4. @Bernard Laget

      Le défi technologique représenté par la fusion nucléaire civile est tellement gigantesque qu’il ne peut que provoquer le scepticisme. C’est une idée séduisante sur le papier, mais lorsque l’on doit manipuler de la matière à une température de 100 millions de degrés, il n’est pas simple de trouver un récipient pour la contenir.

    5. @ barbe-toute-bleue
      Je vous cite: « on a un neutron excité porteur de presque toute l’énergie de la réaction, »
      Vous pensez à quelqu’un en particulier ?

    6. @Auguste

      Certes, mais j’ai écrit ceci au premier degré. Sur les degrés suivant, on sent, on suppute, Mais faut temps et travail pour suivre la piste.
      Lourds efforts et instinct pour suivre les pistes. ( je ne parle pas de la question de les tracer )

      Et parfois ( souvent ) , celles-ci se recoupent,

      24H dans une journée. Il faut faire ce qu’on peut avec …

  12. Est-ce que ce sont les banques qui régissent la planète ou les banquiers? Une banque est une entité matérielle, un banquier est un humain.Une banque ne fonctionne qu’avec des humains, avec au sommet de la hiérarchie, des banquiers. Doit-on nous adresser en tant qu’humains à une banque ou à un banquier? Mais que les banquiers sortent de l’ombre, de leurs bureaux, qu’ils viennent s’expliquer. Assez de parler des banques comme si elles étaient des entités capables d’une quelconque réflexion critique, d’une éventuelle refonte du système, d’une quelconque conscience. Il faut s’adresser à des êtres en chair et en os, des hommes qui pensent et qui ont une conscience, où sont les banquiers? Ils doivent bien être quelque part? Eux, et eux seuls, doivent expliquer ce qu’ils font, ce qu’ils ont fait, en êtres responsables de leurs actes. Arrêtons de tourner le problème dans tous les sens, les banquiers, eux-mêmes, doivent pouvoir s’exprimer, nous les invitons à venir s’excuser…..

    1. Ils remplissent avant tout le premier devoir de leur vie Anne,

      Ce sont avant tout des banquiers ou des automates si vous préférez, et puis une fois sorti du bureau le soir, ils se fréquentent de nouveau principalement entre-eux, ils en sortent même rarement de ce premier rôle dans leur vie d’homme,

      C’est leur monde, toute leur vie, leur réussite, vouloir vivre et travailler machinalement d’abord comme le reste du monde, matin, midi et soir, vous savez lorsqu’ils grouillent du matin jusqu’au soir de leur vie sur les parvis de la défense,

      C’est tout leur monde ils vivent à 100 à l’heure, c’est l’empressement, il faut aller vite, c’est grisant, plus vite encore sinon couic, un autre vous remplacera dès le lendemain au bureau, aux mêmes protocoles d’obligations de conduite et de penser partout ailleurs le prétendu meilleur travail d’homme en société,

      Pourtant c’est vrai ce que vous dites ce sont bien des êtres de chair et de sang. Mais vous savez l’influence du système est tellement omniprésente et conditionnante dans les esprits
      et les corps, vous en faites même d’ailleurs très bien allusion dans votre propos, qu’ils se conduisent voyez-vous comme la plupart des bureaucrates, politiciens ou fonctionnaires les plus zélés de ce monde,

      C’est pour vous dire comme le monde est bien mal arrivé de nos jours à l’antenne, les inviter à s’excuser, à faire meilleure amende honorable vous voulez rire, l’honneur d’ailleurs n’est plus guère important pour eux maintenant, c’est comme de demander à un politicien de reconnaître publiquement à l’opinion, qu’il sert pratiquement plus à rien maintenant dans une société.

      Et plus ils nous projetent des images, et plus nous finissons peu à peu par fonctionner comme eux à l’habitude, nous devenons nous aussi des automates, un monde d’étiquettes.
      Quand les gens du système recherchent principalement d’abord à endormir la conscience de l’homme, tout le monde s’endort, tout le monde rêve, c’est la télévision, la caverne de Platon.

    2. Malheureusement, chère Anne, si vous les invitez si poliment à venir s’excuser, je crains que, pendant très longtemps encore, vous ve voyiez rien venir.

    3. La question n’est-ce pas, est de savoir qui est le maitre de qui, ou de quoi.
      Je ne suis pas aussi certain que vous semblez l’être que les « humains » demeurent longtemps les maîtres des systèmes qu’ils ont créés. Les organismes politiques (les états) et économiques (banques, multinationales), une fois bien installés dans ce monde, ont une durée de vie qui dépasse de loin celle des humains qui ne font que travailler à les servir.
      N’est-ce pas d’ailleurs pour cette raison que les USA ont accordé aux « personnes morales » des droits qui étaient encore tout récemment réservés aux « personnes physiques ».
      L’aliénation de l’individu aux différents systèmes qui nous façonnent n’est pas moindre pour le CEO de l’UBS que pour l’ouvrier d’usine. La différence , et elle est de taille j’en suis d’accord, réside dans les conditions matérielles dans lesquelles se vit cette aliénation.

      Il me parait aujourd’hui que la soumission générale aux systèmes, quels que soient les griefs qui leurs sont adressés, est grandement majoritaire dans la population de la planète et particulièrement dans ce monde occidental où les lendemains ne chantent plus guère.

    4. @ Anne,

      Pour en revenir à votre propos Anne, vous avez peut-être raison ils ne sont pas tous comme ça non plus, malheureusement j’ai bien peur que les meilleurs d’entre-eux, c’est-à-dire ceux qui se soucient le plus de l’éthique et de la morale ne soient plus guère mieux écoutés ou pris en compte chez eux, la grande omerta du silence, discrétion oblige.

    5. @ Etienne

      Vous rejoignez une pensée que j’avais tout à l’heure en lisant le billet sur le vote à main levé
      ou pas en démocratie de MOI, faites-vous allusion à la Robotocratie en cours, sans doute au regard des nouvelles choses bien automatiques qui se mettent un peu partout en place.

      En effet cela concerne un grand nombre de gens sur terre, tout l’habitus de ce monde, le machinal, j’en reviens à l’habitude qui règne continuellement dans l’esprit de chacun moi y compris, qu’est-ce qui règne le plus principalement dans l’esprit des gens.

      La peur, c’est pourquoi on réclame tous plus de sécurité chacun à notre préférence.

    6. qu’est-ce qui règne le plus principalement dans l’esprit des gens.
      La peur

      Eh oui Jérémie, c’est par la peur que les tyrans gouvernent depuis la nuit des temps.

    7. Quelques employés de banque, du plus important au trader,
      qui abandonneraient leur fonction ne changera rien.

      Ils ne sont même pas en cause en tant que personne humaine.
      Un PDG, un RH, comme un militaire ou un banquier peut décider
      de déserter son rôle social de défenseur du capital.
      Mais dans le système de (non) valeurs entrenu par le système,
      pour un être humain qui se révolte contre son rôle de poule de luxe,
      il y aura toujours cent pour prendre la place.

      Donc pas de temps à perdre avec les déserteurs du capital.
      C’est le capital, avec sa double face de rapport social (séparation du travailleur de son outil de travail) et de monstre menant l’humanité à son extinction, dont il faut se passer.

      Mais c’est une révolution, me dit-on souvent..
      Au XXIème siècle, face au risque de « la » catastrophe sans précédent,
      c’est deux pincées de bon sens.

  13. « …..signal d’une trêve? »
    Probablement pas. L’un va accuser l’autre pour trouver un responsable, un coupable. La Chine l’a trouvé: les USA qui innondent le monde avec des dollars pour rendre sa monnaie plus attractive pour l’export, ce qui perturberait l’équilibre (quel équilibre?). Il faut dire que l’administration américaine n’a plus beaucoup d’options. Il n’est pas sûr que sa seule tactique offensive soit couronnée de succès, car l’Amérique, comparable à l’Allemagne par ex., n’est plus compétitive, elle a négligé son industrie, ses infrastructures, son système éducatif, elle s’est contenté d’importer et de privilégier l’économie financière. Il faut éviter que les USA répercutent les conséquences de leur « modèle » économique sur l’Europe, ou, soyons modeste, il faut essayer de limiter les dégâts inévitables.

  14.  »Si les obstacles à un changement de modèle de développement dans les pays émergents sont élevés, les pays développés ne peuvent le trouver qu’à la faveur d’une redistribution de la richesse et du pouvoir d’achat. « – Mais c’est une révolte ? – Non, Sire, c’est une révolution ! » »

    Au vu de ce qu’il se passe actuellement en France, et qui est audible un peu partout je crois que l’on se dirige tout droit vers une belle révol …
    Européenne puis mondiale ?

    Si les citoyens prennent conscience de leur nombre et de leur force, la révolution – au sens d’un changement de société – est probable.

    1. Aujourd’hui je veux bien comprendre sur le moment présent le point de vue des gouvernements de ce monde et à l’égard des opinions qui s’indignent et expriment de plus en plus leur mécontentement de plus, en espérant quand même qu’il soit toujours possible pour l’homme de pouvoir encore exprimer un désaccord de valeur et d’orientation en société, dans le cas contraire l’homme en aura bien perdu sa propre humanité et courage au fil du temps, si ça se trouve au rythme où vont les choses il ne sera bientôt plus possible de faire machine arrière toute, de changer de voie avant la chute d’un plus grand nombre dans l’abime, c’est pourquoi il n’y a pas tant à juger les gens qui expriment un peu plus leur désaccord aujourd’hui et en plus de manière très civique je trouve, pourvu que ça dure le conditionnement de masse, à quand le marquage de plus pour le monde.

  15. qui a parlé de crises en France … ? .. :

    La fréquentation des restaurants, en hausse, pourrait retrouver ses niveaux d’avant-crise :

    Des personnes sont assises à la table d’un restaurant parisien, le 31 décembre 2007.
    © AFP/Archives Jean Ayissi
    La fréquentation des restaurants a augmenté de 1,5 à 2,4% au premier semestre 2010 (par rapport à la même période en 2009), et le secteur pourrait retrouver d’ici la fin de l’année ou au 1er semestre 2011 ses niveaux d’avant-crise, selon une étude du cabinet Gira Foodservice publiée jeudi.
    La fréquentation de la restauration rapide est en hausse de 2,4%, celle de la restauration à table de 1,6% et celle de la restauration hôtelière de 1,5%, a détaillé Rémi Vilaine directeur général du cabinet, à l’AFP.
    « Les chiffres étaient tombés très bas » au 1er semestre 2009, c’est-à-dire à un moment où les consommateurs avaient serré leurs budgets et où la TVA dans le secteur était toujours à 19,6%, ajoute-t-il.
    Il souligne d’autres « signes de reprise significatifs », comme la progression de l’activité de certaines chaînes et la reprise par ces chaînes de la politique d’ouverture de nouveaux établissements.
    En volume, « le marché de la restauration commerciale pourrait retrouver son niveau d’activité de 2008, fin 2010 ou début 2011 », estime-t-il, tout dépendra de la poursuite ou non des mouvements sociaux, notamment dans les transports.
    La croissance du marché en 2010 devrait « être comprise entre 1,5 et 1,8%, soit un gain de 50 millions de repas » sur un total de plus de 3,13 milliards de repas principaux pris au restaurant.
    Quant au ticket moyen (un des principaux indicateurs de la restauration qui isole le prix moyen TTC payé par chaque client), son évolution est contrastée, qu’il s’agisse de restauration rapide ou servie à table.
    En restauration rapide, il augmente de 3% et se situe aux alentours de 7 euros, en raison d’une montée en gamme des offres proposées. En restauration traditionnelle, il baisse de 3%, en raison de la baisse de la TVA, qui a fait baisser certains prix, et d’une attention accrue des consommateurs sur leurs dépenses.
    En revanche, les cafés-débits de boissons enregistrent une baisse de fréquentation de 0,9% au premier semestre 2010. « C’est un secteur en train de mourrir », reconnaît M. Vilaine. « Ils perdent leur clientèle traditionnelle mais n’arrivent pas à attirer les plus jeunes, ceux qui se tournent plus facilement vers une restauration nomade, plus moderne ».

    1. Une autre information indique que la concentration des richesses s’accélère
      et que le capitalisme n’est plus réformable:
      les actionnaires de LMVH et entreprises du luxe n’ont jamais vu de meilleures ventes.

      Vive la crise, autrement dit…

      C’est dans ce contexte de folie du capital que commencent les formidables révoltes
      des salariés et des jeunes.
      Le retrait de la casse des retraites n’est que l’avant goût de la bataille à venir
      entre le peuple, autrement dit le travail,
      et le monstre blessé et ivre de llui-même, le capital.

  16. Les banques n’ont-elles pas déjà provisionné dans leurs comptes la possibilité d’un arrêt total des remboursements des crédits hypothécaires les plus douteux ? Où se situe la limite « plus douteux » exactement ?
    Comme dit l’ami Paul, les banques en ont vu d’autre et ici, elles font preuve d’un cynisme rare.
    D’un côté, on nous dit que le système pourrait partir à la faillite si on arrête les expulsions, de l’autre on nous dit que le risque est déjà pris en compte donc assuré en quelque sorte. Dans les 2 cas, c’est tout bénéf pour les banques, non ?

  17. Mon argent et la banque,

    Beaucoup de commentateurs, sur ce blog et ailleurs, semblent ne pas avoir compris que l’argent qui est à la banque est à la banque et non à celui qui l’ a déposé.
    Paul Jorion a bien expliqué ce phénomène dans son livre sur l’argent : le relevé bancaire est une reconnaissance de dette et seulement une reconnaissance de dette.
    Je vois, ici et ailleurs, même à la télévision, des appels pour retirer l’argent qui est à la banque.
    Tous ces appels méconnaissent la réalité.
    Une partie importante des possesseurs d’un, ou plusieurs, compte bancaire n’ont pas d’autre argent que celui que la banque leur prête en permanence contre un intérêt élevé.
    Ils ont donc des dettes vis à vis de la banque et ne peuvent pas retirer leur argent.
    Tout au plus peuvent-ils ne plus rembourser leur dette, mais cette action correspond à la décision de ne plus aller au travail et n’est donc pas vraiment innoncente.
    Une autre partie a sur différents comptes bancaires de l’argent qui travaille comme on dit et retirer tout cet argent n’est pas vraiment facile : il existe des freins et pas seulement psychologiques car les banques ont tout à craindre de retraits massifs et simultanés, cet argent étant en grande partie fictif.
    D’autre part ceux là ne font pas partie de l’avant garde qui souhaite mettre les banques en difficulté.
    A la vérité, il n’est pas plus difficile de cesser de travailler que de cesser d’avoir de l’argent de banque.
    Les deux actes me paraissent indissociables et l’appel lancé par certains de retirer l’argent qui est « placé » quoique parfois sans intérêt me paraît quelque peu démagogique.
    Si je me trompe, détrompez moi.

    1. Je suis en train de lire un ouvrage savant édité aux excellentes Editions du Croquant et qui parle de la marchandise et de l’argent.
      Un grand nombre de commentateurs savants s’accordent sur le fait que la monnaie serait apparue dans le bassin méditerranéen il y a environ 2600 ans.
      A cette époque les esclaves n’avaient pas le droit de posséder de l’argent et n’étaient donc pas des « hommes ».
      Il ne faudrait cependant pas croire que les salariés modernes qui n’ont plus le droit de posséder de l’argent, puisque l’argent « est à la banque » (aux deux sens possibles de « est à ») sont des esclaves.
      A moins que…

    2. Vous ne vous trompez pas. Le relevé bancaire n’est pas celui de « votre argent à la banque », c’est le montant de la reconnaissance de dette de la banque envers vous. Comme tout débiteur, elle peut vous expliquer que « les temps sont durs », et qu’elle ne peut pas vous le rendre tout de suite.

    3. Les banquiers nous trompent, et moi je n’aime pas beaucoup être trompé,

      Vous savez quoi malgré tout mon petit pécule que j’ai à la banque, j’ai bien peur qu’un jour ou l’autre je ne puisse plus un jour en tater le froissé du papier, en effet les banques ont tout à fait à craindre que les gens retirent ne serait-ce que quelques jours ou alors définitivement leur argent de certaines institutions bancaires et cela pour mieux le mettre et déposer autre part, c’est-à-dire entre de meilleures mains, histoire de mieux leur couper l’herbe sous le pied, la dictature des usuriers ça va un moment. Encore plus si c’est pour mieux investir cet argent autre part et pour des oeuvres et des actions un peu plus respectueuses de l’homme en société.

    4. Mais si tout ceux qui sont au credit agricole par exemple
      vidait leur compte par chèque au profit de n’importe qu’elle autre banque….
      On a bien le droit de faire des chèques, non? (d’un gros montant… J’ai fait un chèque de près de 1500 euros)
      Qui plus est au profit d’une autre banque…. (celui de sa femme donc il ne perd pas d’argent)

      Que se passerait-il?
      est-ce que ça ne mettrait pas la pression sur le credit agricole par exemple….

  18. ,@ Verywell

    Vous ne cessez de poster un lien vers un site libertarien. Vous n’aviez pas compris où vous vous trouviez ou vous faites exprès ?

    Je viens de lire cependant par objectivité intellectuelle l’article en question. Il est marrant que ce genre de type parle à la place des travailleurs qui n’en peuvent plus, ni de la tyrannie à l’intérieur de l’entreprise ni de leur travail dégradé sans parler des conditions de travail elles-mêmes.

    Il y a un gros impensé chez ce monsieur mais on comprend pourquoi. Il vante les mérites des retraites par capitalisation. Quelle blague ! Les millions de travailleurs qui ont vu leurs retraites partir en fumée ne se comptent pas qu’aux USA. Il est étonnant que certaines personnes poussent l’archaïsme néolibéral jusqu’à la naïveté. Heureusement que le peuple vient. La retraite à 60 ans, il sait faire. Il la fera.

    1. Oui, je sais lire. Merci.
      « Vous ne cessez de poster un lien vers un site libertarien ». Non, au grand maximum, c’est la deuxième fois. Et ce tropisme qui consiste à penser que parce qu’on relaie l’article d’un libertarien – ou autre – on serait soi-même libertarien – ou autre – m’agace. Vous ne réagissez pas quand je poste des liens vers des vidéos de Jacques Généreux… Avez-vous essayé de comprendre ce qu’est le Foreclosure Gate ? Avez-vous trouvé beaucoup d’articles en français qui traitent dans le détail de cette affaire ? Je suis désolé de dire que les informations fournies par Jovanovic sont largement insuffisantes. D’ailleurs, personnellement, je ne comprends que son indignation, le reste est imbitable. Et le papier de ce méchant libertarien semble sérieux. Il faut faire le tri et il est évident que ses élucubrations sur le sort des travailleurs m’intéresse peu, compte tenu du modèle de non-société qu’il a en tête. Peut-être lisez-vous l’anglais ? Mais compte tenu de la relative technicité du sujet et de la terminologie, je crains que nombre de Français s’arrêtent au bout de cinq lignes…

    1. Arrive, et non arriverait.

      Mais en injectant autant de liquidités, il n’y a aucune raison que l’inverse se passe.

      Socialisation des pertes, comme d’hab.

  19. QUE CA SE SACHE :

    RETRAITES….. URGENT!!!!

    Ils se gardent bien d’en parler !

    Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la
    quasi-unanimité l’amendement n°249 Rect. proposant d’aligner leur régime
    spécifique de retraite (dont bénéficient également les membres du
    gouvernement) sur le régime général des salariés.

    Alors qu’ils n’ont de cesse d’expliquer l’importance de réformer
    rapidement un régime de retraite en déficit, les parlementaires refusent
    donc d’être soumis au régime de retraite de la majorité des Français.

    C’est ce qu’ils appellent une réforme « juste » paraît-il !

    A faire suivre.

    Les Français ont le droit de savoir …

    source : http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp

  20. Où s’arrête la concurrence et où commencent le crime, le terrorisme et la guerre, et quels rôles y jouent la politique, le système juridique et l’individu?

    Quelques questions visant à approfondir le débat économico-démocratique:

    solution simple

  21. Hhmm..
    Monsieur Leclerc.

    Nous savons bien ce qui va se passer…
    Dénoncer l’hypocrisie n’est néanmoins pas négligeable de façon à ce que les générations futures fassent un peu moins de conneries que nous.

    Allons maintenant plus loin.

    Si les US ont fait un contre-exemple flagrant, prenons « exemple »…

    Soit, vouloir l’argent à tout prix, à tout pris, à tout pourris doit être connu et il faut que cela se sache.

    Continuons à informer, cela luttera contre la prise en otage et donc, les extrêmes.

  22. (…)Comme tout débiteur, elle peut vous expliquer que « les temps sont durs », et qu’elle ne peut pas vous le rendre tout de suite…Débit/Crédit…
    …..Goodbanque/Badbanque….

  23. Hors sujet : Pour sourire

    http://www.lefigaro.fr/politique/2010/10/14/01002-20101014ARTFIG00645-retraite-un-article-cle-rejete-par-erreur-au-senat.php

    Les sénateurs démontrent par l’exemple les conséquences néfastes de la pénibilité sur la qualité du travail fourni. Ils devraient être mis à la retraite …

    Suite à cette mésaventure, peut-être seront-ils bienveillants vis à vis des autres travailleurs nocturnes qui n’ont pas la possibilité de rectifier les erreurs commises.

    1. Erreur ? ou inconscient au travail ? That is the question !

      Mais, pan sur les doigts ! sa woerstrissime et vertueuse excellence a dit qu’il faudrait re-voter !

      C’est fou ce que cela peut arriver souvent, depuis que le sous-vers-rien est aux affaires ( n’y voyez aucun jeu de mot )…

  24. Banques plombées aussi en Europe, avec 1me d’euros de revenus impossible de transformer un prêt relais de 4me en prêt amortissable, refus des banques consultés c’est la 4 ème des grandes banques françaises reste à vivre de 15000 euros par mois après crédit , ne me dites pas que cela va bien, ce n’est pas vrai, même riche les banques ne prêtent plus sauf aux primo accédant à 200ke maximum et aide de l’état.

    1. Bon, en résumé, et si j’ai bien suivi, il n’y a plus un radis pour personne !

      D’aucun parlait de retirer de l’argent des banques, pour les mettre face au réel …
      D’autres disaient : trop dangereux pour tout le monde. Les pauvres trinqueront en premier ( là, rien de nouveau sous le soleil.)

      En fait, il n’y en a déjà plus ! pfff ! envolées les pécettes, volatilisées, pulvérisées …
      Tout le monde fait semblant …comme s’il y en avait encore …
      En réalité, peuvent plus séparer le sain du pourri, le bon grain de l’ivraie !

      Une bonne blague : au guichet, ce ne sont plus des banquiers, mais des intermittents du spectacle …( eux n’y sont pour rien ; ne pas confondre.)

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