LE ‘PRIX DEMOCRATIQUE’ DE MON VOTE, par zébu

Billet invité

Regardant nonchalamment l’émission de ce lundi soir ‘Mots croisés’ concernant, notamment, les retraites, plus par désœuvrement que par réel intérêt, j’ai eu l’étrange impression d’avoir trouvé la confirmation de ce que je pressentais un peu mais aussi un sentiment plus diffus, comme une promesse qui refuserait de celer encore ce qu’elle promettait hier mais dont on sait pertinemment que passée la nuit, plus rien ne s’opposerait à ce qu’elle s’offre à son promis.
Oui, bon …

Quatre intervenants y étaient présents, représentant chacun les différents ‘ordres’ de la société française actuelle, que l’on pourrait résumer ainsi : le capitalisme via le MEDEF, les salariés via les deux organisations syndicales de salariés (CGT et CFDT) et le gouvernement via le ministre de l’industrie.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que dans l’organisation spatiale du débat, le journaliste (‘les médias’) se trouvait au milieu, entre deux tables, où les ‘salariés faisaient face au ‘capitalisme’ et au ‘gouvernement’, côte à côte, tant il est vrai qu’en ce qui concerne le sujet des retraites, le projet gouvernemental est le projet du MEDEF peu ou prou et que le MEDEF défend le projet du gouvernement. Représentation médiatique donc très schématique et manichéenne de la société mais instructive, quant au parallèle fait entre le pouvoir économique et le pouvoir politique, face au pouvoir du ‘peuple salarié’.

Et ce qui devait donc advenir advint, tant cette opposition médiatique ‘organisée’ tint ses promesses, en termes d’affrontements, parfois violents, entre les deux tables : ‘nous ne céderons pas’, ‘nous non plus’. Les acteurs performaient donc à rejouer la même scène tenue depuis des mois, sans que rien ne doive modifier ce bel agencement des rôles et du cours de la pièce.

La situation évolua cependant. Car la ‘jeune’ entra en scène sur le ‘plateau médiatique’.

Et pas n’importe où. Au milieu, en face des ‘médias’, dans un étrange rôle de composition, fait de médiation, d’impartial, de neutre, de position centrale. Ce qui fit naître cette étrange impression de malaise : au nom de quoi le fait que la jeune lycéenne soit ‘jeune’ puisse lui donner légitimité pour asseoir sa position (centrale) ? Aux vues des réponses, forts déférentes, ou absentes des uns ou des autres, il apparaissait clairement que la peur guidait leurs paroles. Peur du ‘jeune’. Peur de sa parole, ointe de sa sainte innocence que tout ‘jeune’ porte sur lui, comme l’auréole consacre le saint. Peur de laisser transparaître qu’ils en avaient peur. Ce fut patent pour la personne représentant le gouvernement, dégoulinant d’obséquiosité, face pourtant à des accusations sévères et à un ton comminatoire, ‘exigeant’ que les promesses du ministre du travail soient enfin tenues quant à la tenue de négociations sur l’emploi des ‘jeunes’. Et là, hosanna, sur cette scène improvisée où ‘médias’ et ‘jeunes’ arbitraient et donnaient des leçons, un des ‘salariés’ osa proposer au ‘capitalisme’ une chose incroyable : réfléchissons, ensemble, à l’emploi des ‘jeunes’ et des ‘vieux’ (car l’autre ‘salarié’ rappelait, opportunément, précédemment, que la retraite décalée des uns risquait fortement de compromettre l’avenir professionnel d’autres, ce en quoi la ‘jeune’ opina fortement).

Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais !

Sauf que, pour le coup, le malaise devint surdité et qu’il me fallut me frotter les oreilles pour vérifier ce que mes yeux avaient bien vu : un ‘salarié’ tendait la main au ‘capitalisme’, pour que tout bonnement la question ‘jeune’ et ‘vieux’ puisse être abordée, car, il faut bien l’admettre, « ceci n’est plus tenable » (entre autres parce que les dits partenaires sociaux ont passé pendant des dizaines d’années des accords sur les préretraites, le tout avalisé par les gouvernements successifs).

A ce moment là, je me dis que nous atteignons tout simplement le summum de l’art théâtral consommé. Et que nous sortons de la tragédie (économique et sociale) pour entrer dans la (grosse) farce. Car dans le couple de ‘salarié’, l’un des deux fait la tronche, quand il s’aperçoit que finalement les (grosses) colères véhémentes de son conjoint débouchent finalement sur une main tendue, après des mois de ‘on ne cèdera pas’ et du ‘tous ensemble’, à l’ennemi de la minute passée.

Tartuffe pas mort donc. Mais aussi la scène, immanquable dans un vaudeville, du mari trompé et le tout en direct, s’il vous plait, magie des ‘médias’ et de la ‘jeune’ interposés, sous le regard bienveillant du gouvernement qui tient absolument à baptiser cette nouvelle union sur les fonds baptismaux de la ‘sortie de crise’, qu’il s’évertuera dès le lendemain à proclamer, dans tous les médias.

Ceci dit, farce dont nous sommes les dindons, nous qui croyions, comme de pauvres benêts (que nous sommes), que les syndicats avaient justement pour fonction de ‘réfléchir’ et de proposer sur des sujets aussi divers et variés que l’emploi des ‘jeunes’ ou l’emploi des ‘vieux’, et même que nos cotisations syndicales servaient à cela. Et on avouera volontiers que ne pas avoir ‘réfléchi’ à l’emploi des ‘jeunes’ et des ‘vieux’, pour une réforme des retraites, c’est quand même embêtant, n’est-ce pas ?

Mais il est vrai, surtout, que cette réflexion est une porte de sortie pour le capitalisme, qui avait effectivement refusé pendant de très longs mois d’envisager ce type de ‘réflexion’ mais qui, pour sortir de la crise, s’empressa d’être ‘responsable’ et accepta, dans une emphase médiatique soulignée (par le ‘média’), la main offerte, qu’hier encore et depuis lurette, il dédaignait.

Miracle du ‘jeune’, sa simple présence dénoue toutes les crises !! Alléluia.

Car le véritable sujet était bien non pas ‘quelles solutions de financement pour la réforme de la retraite’ mais bien de savoir si oui ou non les ‘partenaires’ sociaux allaient enfin être ‘responsables’, si le pays allait ou non être bloqué et si, oui ou merde, il y aurait de l’essence à Noël ?!!

D’ailleurs, quand un des ‘salariés’ osa suggérer qu’il avait, en réponse à la question du ‘capitalisme’ qui s’interrogeait sur les solutions ‘alternatives’ dont il parlait, la possibilité de les expliciter, le ‘média’ le rembarra bien vite car ‘ce n’était pas le sujet de l’émission’ : Français, sachez qu’on a réfléchi et qu’on a même des solutions ‘alternatives’ pour financer vos retraites, mais vous n’en saurez rien, bande d’abrutis, car finalement, avouez, ce qui vous intéresse, c’est bien de savoir si vous pourrez ou non sortir de la porte de Lyon (qu’est-ce que tu fais) pour les vacances, avec suffisamment de carburant.

En dehors de cet aspect franchement navrant mais somme toute à niveau de la représentation médiatique donné, il reste un autre aspect particulier à cette pièce qui rendait le spectateur mal assis sur son siège.

Car, que disait la ‘jeune’, pendant que certains pensaient déjà à convoler en justes noces ?

Rien. Parce qu’elle acquiesçait silencieusement. Parce que son objectif était atteint : négocier une place pour le ‘jeune’ à la table ‘des acteurs’, ce qui d’ailleurs fut explicitement fait par le ‘gouvernement’, afin de ‘réformer’ la démocratie sociale.

Dès lors, nous nous retrouvions ‘tous ensemble’ (ouais), au sein d’une vaste famille, enfin recomposée, malgré ses chamailleries qui commençaient à inquiéter et à déraper, et somme toute, c’est bien là l’essentiel : que tout soit sous ‘under control’, rien n’étant pire in fine que des solutions ‘alternatives’ puissent voir le jour.

Sauf que la ‘jeune’, ce qui fut remarqué par le ‘média’, utilisa des mots très spécifiques, notamment envers le ‘gouvernement’, comme le mot ‘responsable’. Quoi, un ‘jeune’ qui utilise le mot de ‘responsable’ ? Mais qui est ce jeune, qui parle si bien et si précisément, sans bafouiller de colère, tandis que les autres ‘jeunes’ s’époumonent et brulent les poubelles à qui mieux mieux ?

Un ‘adulte’ dans un corps de ‘jeune’, est-ce possible ?

En mai 68, les ‘jeunes’ s’écriaient ‘il est interdit d’interdire’.

En octobre 2010, les ‘jeunes’ s’écrient : ‘soyez responsables, laissez nous une place !’.

Malaise donc mais malaise diffus cependant, car on ne peut reprocher aux ‘jeunes’ d’être un coup ‘irresponsables’ en manifestant contre la réforme de la retraite et à la fois d’être trop ‘responsable’, en lieu et place des ‘adultes’, dont c’est la fonction.

Décidément, le ‘jeune’ est insaisissable …

Malaise parce qu’y compris le ‘jeune’, tous semblent donc tomber d’accord (certains mal, d’autres de muette façon, d’autres tournant et virevoltant en couple) pour que finalement, en fin de compte, ce qui compte, c’est bien que le même système continue à tourner. Que certains partenaires sociaux puissent avoir ce discours et cette attitude relève d’un grand ‘classique’ du théâtre social. Mais que les ‘jeunes’ puissent le tenir, on ressent, bien malgré soit, un terrible coup de vieux, en son for intérieur.

Et c’est ce que j’appelle le ‘péril vieux’.

Ce ‘péril’ se caractérise par un discours ‘conservatiste’ : ‘nous devons sauver notre système’ (‘par répartition’, ajoute-t-on, presque subrepticement). Pour quoi faire, qui, comment, quels objectifs … ?

‘Pour sauver notre système’. Ah oui, je me disais bien aussi qu’il fallait …

Dans ce cadre de ‘réflexion’ (puisque le terme a été employé par certains), on s’aperçoit d’ailleurs, ce qui ne fait que renforcer le malaise existant, que lorsque l’on pose la question de savoir si les français soutiennent la réforme gouvernementale, une majorité de français (environ les deux tiers) soutiennent … le refus syndical de cette même réforme. Pas de majorité ‘silencieuse’, donc, chère aux discours traditionnels de certains partis politiques (de droite, faut-il le préciser). Mais quand on entre dans les détails de ces ‘en quêtes d’opinions’, on s’aperçoit que la réforme gouvernementale est majoritairement soutenue par … les plus de 65 ans, soit ceux qui sont déjà à la retraite !

Actifs, pauvres blaireaux, ne profitez pas des ‘avantages’ dont nous avons profité, vous allez morfler, pour nous. Où la solidarité intergénérationnelle n’est pas forcément là où on l’attend …

A front renversé donc, les actifs (ou futurs actifs, les ‘jeunes’) soutiennent l’opposition à cette réforme, opposant à ‘l’égoïsme’ des ‘vieux’ (retraités) des valeurs positives de solidarité.

Sauf que le discours, qui commence à être convenu, ne correspond pas à la réalité, car le ‘jeune’, de fait, si l’on suit le discours de la représentante des ‘jeunes’ sur le dit plateau médiatique de la dite émission théâtrale (ou l’inverse) ne veut rien tant, non pas changer ou réformer le système, tout le système, mais bien plutôt y garantir … sa place. Inversion des ‘rôles’ sociaux, encore une fois.

Le ‘péril vieux’ n’est pas donc pas propre aux ‘vieux’ (retraités). Il ‘gagne’ aussi des acteurs qui en étaient jusqu’alors ‘épargnés’, par définition, par ontologie : les ‘jeunes’, qui avaient jusque là la fonction de remettre le système à l’ouvrage, de manière récurrente, comme il devrait en être dans ‘l’ordre des choses’ sociales, dans toute société.

Ce ‘péril’ fait que vous devenez, à plus ou moins long terme, et quelles que soient les actions menées, qui ne servent finalement qu’à négocier les répartitions des places au sein du même système, un ‘conservateur’, au sens où vous placez la nécessité de conserver ce qui existe, tout en le modifiant si nécessaire, comme prioritaire, y compris contre les intérêts ‘bien compris’ de votre ‘rôle’ social : l’important est de continuer à jouer la pièce, les acteurs jouent des rôles de composition, modifiables, interchangeables. ‘The show must go on’.

Et quels sont-ils, ces ‘intérêts bien compris’, des acteurs et notamment des ‘jeunes’ ?

En premier lieu, concernant les ‘salariés’, la ‘réforme’ des retraites censée être financée ne l’est pas, du moins structurellement, puisque la ‘réforme’ prédit par avance qu’elle devra elle-même être … ‘réformée’ en 2018, voir même avant, avec le fumeux amendement sur la réforme ‘systémique’ portant sur les retraites ‘notionnelles’. Fumeux car il certifie ainsi bien que la dite ‘réforme’ des retraites en cours est tellement insuffisante qu’une autre ‘réforme’ interviendra dès 2013.

Dès lors, pourquoi ne pas le faire dès maintenant ?

Mais il reste que même cette réforme ‘systémique’ proposée pour 2013 ne permettra pas d’atteindre en régime long l’équilibre financier tant recherché, comme l’indique le rapport du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) du 27 janvier 2010 : « Toutefois, ces conditions propres aux comptes notionnels ne suffisent pas à assurer l’équilibre du régime en répartition à court terme. En particulier, face au papy boom, un régime en comptes notionnels pourrait présenter des déséquilibres significatifs pendant une période relativement longue, car l’égalité par génération entre la masse des cotisations et la masse des pensions ne signifie pas l’égalité instantanée (à une date donnée) entre la masse des cotisations et la masse des pensions, qui est la condition d’équilibre d’un régime en répartition. » (p.15).

Et comment le serait-il ? que ce soit sous forme de régime notionnel, à points ou par annuités, quand le système est lui-même très largement (mais pas que, puisque la fiscalité y contribue via la CSG) fondé via les cotisations sur les revenus du travail, revenus dont, faut-il le rappeler, la part dans la création de richesse n’a fait que décroitre depuis 30 ans et où les revenus du capital, qui eux sont en pleine expansion, sont faiblement soumis à cotisations, en tout cas bien plus faiblement que ne le sont les revenus du travail, quand ils le sont ?

La Cour des Comptes vient de rappeler dans son rapport d’octobre 2010 combien ces dispositifs se sont multipliés notamment pour les entreprises, pour une efficacité très ‘relative’ et pour des coûts exorbitants (172 milliards d’euros).

Et comment pourrait-il en être autrement, quand depuis 30 ans, la société ‘accepte’ un chômage qu’elle qualifie de ‘masse’ et très récemment dans les médias, de ‘structurel’, soit environ 10% de la population active, sans compter évidemment le sous-emploi et le non emploi ? Et que pour toute solution, on en vienne de manière rédhibitoire à implorer le retour de la croissance comme une secte millénariste, offrant au Moloch croissantiste des sacrifices sociaux sans fins, que ce soit en termes de nombres d’emplois supprimés ou en termes ‘d’avantages compétitifs incontournables pour faire face à la compétition mondiale’ (exonérations de cotisations sociales et patronales, régimes d’imposition fiscale ‘allégés’ ou ‘forfaitisés’, exonérations fiscales de tout poil vivant dans différentes niches du même nom, …) ?

Enfin, et quand bien même des solutions alternatives fiscales pourraient être envisagées, comment envisager une réforme des retraites dès lors sans envisager aussi une réforme globale de la fiscalité, sans laquelle toute réforme des retraites assises sur des financements fiscaux serait condamnée à n’être ni viable, ni juste et ni pérenne ?

D’autant que pour le coup, on atteint alors très rapidement les limites des dits ‘partenaires sociaux’ de la ‘démocratie sociale’ quant il s’agit de fait de parler du rôle des pouvoirs publics et donc de la démocratie tout court. On s’aperçoit ainsi qu’une ‘démocratie sociale’ n’existe que quand la démocratie, tout court, fonctionne, soit la définition de la répartition des richesses par le pouvoir politique régulé par les institutions politiques démocratiquement élues.

La ‘démocratie sociale’ est intimement liée à la démocratie politique et n’a pu fonctionner dans nos sociétés contemporaines que tant que la régulation politique pouvait s’exercer. Dès lors que la régulation politique s’affaiblit ou est affaiblie, la ‘démocratie sociale’ ne peut que s’affaiblir, quand la régulation politique ne s’en attaque pas parfois directement à celle-ci.

Les changements ‘systémiques’ proposés pour les retraites, qu’ils soient à points, par annuités ou notionnels, resteront donc insuffisants ou non pérennes, tant qu’ils resteront assis sur les mêmes bases, à savoir le travail et la répartition des richesses tels que conçus actuellement.

La pièce de théâtre ainsi jouée par les différents acteurs n’a donc aucune chance de modifier la vie des spectateurs, qui le resteront, mais avec un nombre de sièges de plus en plus réduit pour s’asseoir pendant le spectacle.

Et les ‘jeunes’ alors, quid de leurs intérêts bien compris ?

Quand on écoute les discours des ‘leaders’ des jeunes, ils nous parlent donc dorénavant de ‘responsabilité’ mais aussi du sentiment de malaise parmi les ‘jeunes’ qui règne. Pour autant, s’ils parlent de ce malaise, c’est aussitôt pour fonder un droit à revendiquer une place parmi les ‘acteurs’ du système actuel que ces leaders, absence de place qui serait la cause de ce malaise selon eux. A y regarder de plus près, on s’aperçoit que les choses sont sans doute différentes et que ce discours d’intégration, pour être généralisé auprès des médias, masque mal un profond désarroi des ‘jeunes’ quant à cette intégration, justement, dans cette société dont ils ont tout lieu de pressentir qu’elle risque fort de les écraser ou de les contraindre à écraser.

Une société où les valeurs qui leur sont enseignées, et ce depuis leur enfance, sont compétition et individualisme, où il leur faudra soit écraser les autres pour parvenir au Saint Graal de ‘l’autonomie’, valeur référence d’un libéralisme décomplexé, soit être écrasé.

Où le positionnement social futur ne s’obtiendra que par une compétition scolaire acharnée afin d’obtenir la meilleure place, tant il est vrai qu’ils analysent l’absence de possibilités d’évoluer au sein de cette société sclérosée et fossilisée comme une de ses caractéristiques.

Où il faudra ‘faire ses preuves’, pendant des années, à prouver combien ils sont compétitifs quand bien même ils ne croiraient pas ou refuseraient de le croire, à accepter des ‘stages’, multiples et variés, à passer par des CDD et de l’intérim, quand pour certains l’horizon ne se résume qu’à des ‘contrats aidés’ pour seul viatique.

Où quand ils auront enfin obtenu le ‘droit’ de vivre en paix au sein du monde du travail, soit en sécurité, au travers notamment de qualifications et compétences enfin reconnues, validées par exemple par un CDI, ils devront alors faire face à la pression croissante de la hiérarchie pour donner toujours plus pour le même salaire, à moins de faire des heures sup’ ou d’effectuer plusieurs boulots pour pouvoir accéder au septième ciel de la consommation, stade ultime de la reconnaissance sociale.

Il n’est donc pas étonnant que de plus en plus de ‘jeunes’ entrent en addiction comme on entre en religion, que ce soit pour l’alcool, les drogues mais aussi les jeux vidéos, les ‘réseaux sociaux virtuels’ (qui, eux, peuvent parfois véhiculer d’autres valeurs que les réseaux sociaux ‘réels’) mais aussi l’isolement par le travail comme unique planche de salut, afin de ‘réussir aux examens’, comme on pourrait ‘réussir sa vie’.

La violence, que l’on qualifie géographiquement ‘d’urbaine’, inquiète, surtout lors d’émeutes mais la société retombe vite dans sa léthargie et les ‘jeunes’ sont alors tentés de retourner cette violence contre eux-mêmes, entre bandes de ‘jeunes’ par exemple mais aussi contre les ‘institutions’ qui représentent ce monde violent qui les agresse : les ‘casseurs’, ce dit en passant, sont parfois aussi des adultes ‘intégrés’, qui travaillent et ont fondé une famille mais qui refusent en leur for intérieur d’intégrer cette société et encore moins de la cautionner. La croissance du taux de suicide chez les ‘jeunes’ n’interroge d’ailleurs plus grand monde, sauf quand il devient collectif.

Ces ‘fuites’ ne sont pas des fuites de la réalité ou même de leurs responsabilités, dont on entend maintenant paradoxalement qu’ils souhaitent prendre leur part, afin d’être enfin intégrés dans la société. Ils le sont déjà. Car de fait, ils font partie de la société mais pas celle du ‘travail’, telle que défini actuellement.

Et force est de constater qu’au vu des valeurs véhiculées par nos sociétés ‘occidentales’ (consumérisme, individualisme, compétition à outrance, …), il serait très surprenant d’être surpris que les ‘jeunes’ veuillent adhérer à cette société d’intégration par le travail où les actifs actuels se bâtent pour justement … en sortir au plus vite et non pas plus tard !

Au vu de tout cela, on doit donc constater que si réforme ‘systémique’ il doit y avoir, c’est bien d’une réforme ‘systémique’ du travail et au travers de lui, de la société.

Et qu’il ne sert à rien de rejouer, encore et encore, cette pièce qui tourne depuis des décennies, juste pour qu’elle puisse tourner encore.

Que cela pose effectivement la question de la responsabilité, celle que les ‘jeunes’ veulent revendiquer (du moins une partie, la mieux ‘intégrée’) et celles des autres acteurs.

Car au vu de la crise en cours, dont on prévoyait depuis plusieurs mois qu’elle ne pourrait pas continuer de continuer, on s’aperçoit finalement que le capitalisme, sur lequel ce type de société est fondé, continue non seulement de se perpétuer mais aussi parfois de se régénérer. A moins qu’un évènement ‘indépendant de notre volonté’ comme on dit à la télé ne vienne mettre fin, à tout instant, à un système qui fera tout pour perdurer.

Car les causes ne manquent pas, entre les défaillances de banques, de pays, les dettes publiques et privées, il reste un ‘espoir’, pour peu que nous soyons patients, pour voir le système s’effondrer demain, ou le jour d’après, ou un autre jour, tel un bidendum énorme dont la peau serait tellement tendue par son propre poids qu’une simple égratignure suffirait à le faire s’effondrer.

Pour autant, outre le fait que cela commence à faire long en termes d’attente, nous resterons toujours dépendants ‘d’évènements indépendants de notre volonté’ et qu’en République et en démocratie, cela signifie ne pas être libre.

Reste alors le recours aux traditions républicaines, pour modifier le cours des choses et redevenir maître de notre histoire.

La première d’entre elles est l’insurrection. Historiquement, en France du moins, elle reste une de ses caractéristiques les plus partagées et les plus acceptées socialement car nous sommes aussi un peuple de la révolution. C’est un dernier recours mais un recours régulièrement utilisé par le peuple pour parvenir à transformer la société. Nonobstant les conséquences qu’une telle tradition ne manquerait pas de faire naître, il semble peu probable que cette tradition soit actuellement choisie, tant par le peuple que par les représentants du peuple, quels qu’ils soient, pour différentes raisons. D’abord parce que l’on ne ressent que confusément actuellement la nécessité d’une réforme globale et non pas seulement des retraites. Ensuite, parce que les représentants (syndicats de salariés, de ‘jeunes’, patronat, élus, …) font preuve d’une belle ‘responsabilité’, quant à sauver ce système. Ce qui ne signifie pas non plus que cette tradition ne soit pas utilisée, à un moment donné, pour une raison particulière et inconnue, mais là encore pour des ‘raisons indépendantes de notre volonté’ (collective).

La seconde est la tradition républicaine par excellence, à savoir que le citoyen participe à sa propre émancipation en participant à l’élaboration, par des processus démocratiques institutionnels ou directs, d’un projet de société alternatif. Ce fut le cas, par exemple, avec le CNR (Conseil National de la Résistance), qui regroupa toutes les tendances de la société française (hors la droite de la Révolution Nationale) pour proposer un projet de société sur lequel notre société a jusqu’à maintenant vécu, bien que de moins en moins ces 30 dernières années. Cette tradition nécessite l’exercice du pouvoir démocratique par le peuple, y compris en dehors de l’expression régulière des choix démocratiques par le vote car la démocratie (et à fortiori la République) ne peut se résumer à l’exercice tous les 5 ans par exemple de la participation aux élections des représentants, représentants politiques (mais aussi syndicaux, de ‘jeunes’, …) dont tout concourt actuellement à ce qu’ils ‘conservent’ le même système.

Cet exercice est difficile. Il est même parfois périlleux. Et il est exigeant.

Pour autant, si l’on ne souhaite pas rester esclave ou ne pas être dominé, soit par les évènements, soit par sa propre colère, elle reste la seule voie démocratique et républicaine possible, dans l’attente par exemple des prochaines élections présidentielles et législatives. Mais cet exercice doit néanmoins être fait maintenant. Car ces futures élections se préparent d’ors et déjà, la réforme des retraites étant une préfiguration de cette préparation. D’abord parce que de nombreux partis politiques choisiront, l’année prochaine, leur candidats puis leurs programmes politiques et que pour peser sur ceux-ci, il est donc nécessaire d’exercer ce ‘pouvoir’ bien en amont de ces élections. Ensuite parce qu’en cas ‘d’évènements indépendants de notre volonté’, les citoyens auront ainsi un projet alternatif auquel ils pourront se référer en cas de besoin et (probablement) d’urgence.

De quel pouvoir suis-je donc en train de parler ?

Du seul, dans ce type de tradition, que la démocratie me reconnaît formellement, la seule légitimité incontestable : mon vote.

Mon vote, en toute objectivité, ne vaut rien, ou quasiment. Car je suis un seul citoyen.

Pourtant, si, à ce vote solitaire, j’agrège plusieurs autres votes, son ‘statut social’ devient plus important et sa ‘valeur’ augmente.

Pour paraphraser Paul Jorion, le ‘prix démocratique’ de mon vote augmente.

Maintenant, imaginons non pas plusieurs milliers mais plusieurs dizaines de milliers, centaines de milliers de votes, que croyez-vous que feront les partis politiques ?

Ils commenceront à écouter ce à quoi ils ne donnaient jusqu’alors que peu de ‘crédit’. Car ils le devront.

Tout simplement parce qu’en tant que citoyen, j’affirme que mon vote à un ‘prix démocratique’ et que celui-ci n’est pas nul. Et que ce vote n’ira non pas ‘au plus offrant’, contrairement à la fumeuse ‘loi’ de l’offre et de la demande (a fortiori, en politique) mais bien à celle ou à celui dont le programme politique correspondra le plus à mes exigences.

Dans le cas contraire, en l’absence d’un ‘quorum minimal’ quant à la correspondance entre mes exigences (mon ‘prix démocratique’) et les propositions des partis politiques, j’affirme mon absence de domination en ne votant pas ou en votant blanc.

J’ai maintenant suffisamment pu déconstruire mes expériences électorales pour pouvoir agir ainsi. Et que s’il advient alors une majorité d’abstentionnistes ou de votes blancs, ou même un ou une aventurière qui adviendrait au pouvoir pour enchainer la République, j’ai confiance : nous nous en sommes toujours collectivement sortis. Nous nous en sortirons donc, avec ou sans représentants dignes de confiance.

Et s’il faut revoter, alors nous revoterons.

Toute la difficulté provient en fait de pouvoir agréger un nombre suffisant de votes pour que le ‘prix démocratique’ de ceux-ci devienne ainsi important aux yeux de nos futurs représentants.

C’est pourquoi ce blog est important.

Car il permet aux citoyens en premier lieu de se saisir des informations pertinentes pour expliquer et comprendre leurs réalités et les causalités, qui leur permettent ensuite de définir ce qui pourrait relever de propositions politiques (et non politiciennes), qui permettront de réaliser cette réforme radicale de notre société.

L’interdiction des paris sur les fluctuations des prix en est une, à mon sens.

Si l’on veut donner du poids à cette proposition, alors il faut que chaque citoyen, en capacité de voter, déclare publiquement : ‘oui, je soutiens cette proposition et tout parti politique qui la proposera dans son programme pourra obtenir mon vote’. Et au bout du bout, quand on aura aligné l’ensemble des déclarations de tous les citoyens sur cette proposition, le ‘prix démocratique’ s’en sera élevé d’une manière considérable. Il deviendra alors envisageable … de l’envisager politiquement.

Certes, il ne faut pas être dupe : certains partis politiques peuvent promettre et ne pas réaliser. Je suis cependant confiant qu’une mesure du type de l’interdiction des paris ne sera intégrable que par une partie des partis politiques, son efficacité restreignant fortement son attractivité pour les autres dont le fond de commerce politique peut être à l’envers de cette proposition.

De même, certaines propositions devraient faciliter l’effectivité d’une application de ces mesures si les partis politiques devaient les intégrer, ne serait-ce par exemple que par la proposition d’un référendum d’initiative réellement populaire et la révocation possible des représentants élus.

J’ai évoqué tout à l’heure la responsabilité (et l’éthique qui va avec) des représentants de la société actuelle : syndicats, ‘jeunes’, partis politiques, …

Mais je n’ai pas parlé de notre responsabilité, celle de chaque citoyen.

Car il est par trop facile de se contenter de décrier contre nos ‘zélites’ et nos représentants, que nous avons pourtant élu, sans que nous ne nous accusions pas non plus d’irresponsabilité.

Il relève à chacun de définir le ‘prix démocratique’ de son vote, qui n’est jamais nul. Et collectivement, par ce blog par exemple, d’identifier les propositions qui permettraient de transformer notre réalité et de les soumettre à nos futurs représentants, avec un ‘prix démocratique’ dès lors croissant.

Car il est évident que nous sommes ‘en responsabilités’, en lieu et place de nos enfants, ces ‘jeunes’ qui ne peuvent pas (encore) participer démocratiquement à l’élaboration d’une future société que les ‘conservatismes’ divers leur refusent actuellement, tant qu’ils seront ‘mineurs’.

Ainsi, il n’y a et il n’y aura que nous et nous seuls pour faire ce que doit, nos ainés ayant par ailleurs très majoritairement ‘choisi’ de soutenir un voie qui nous mène droit dans le mur, pendant que nos ‘jeunes’ deviennent ‘responsables’.

Ces propositions peuvent se résumer à environ une dizaine, pour plus de clarté, à mon sens.

Chaque citoyen restera néanmoins libre, in fine, de voter ‘en conscience’ (en son for intérieur, où l’équité, selon Aristote, devient alors plus forte et plus pertinente que la justice, comme une ‘plus grande’ justice en quelque sorte), selon ce que les partis politiques auront ou non proposé.

Pour ma part, je pense que mon ‘prix démocratique’ est celui-ci, sans qu’il soit définitif :

– interdiction des paris sur les fluctuations des prix,
– interdiction de toute transaction avec des paradis fiscaux,
– mandat représentatif, quel qu’il soit (politique, syndical, associatif, …) unique et renouvelable une fois,
– référendum d’initiative populaire et révocation sous conditions des représentants élus,
– réforme de la fiscalité devant permettre de financer un revenu citoyen à vie (complété lors de la retraite par des revenus différés),
– droit à faire reconnaître toute compétence ou connaissance cognitive comme compétence professionnelle,
– définition de la propriété commune (res communis) et d’un droit qui en relèverait,
– monnaie internationale de type ‘bancor’.

Voici mon ‘prix’.

Quel est le vôtre ?

Quel sera le nôtre ?

P. S. : je suis conscient que le terme de ‘conservateur’ pour les syndicats de salariés est intolérable, surtout pour ceux qui ont ‘réfléchi’ et proposé des sources et des modes de financements alternatifs concernant les retraites, surtout pour ceux qui subissent déjà les coups redoublés du chômage. Je précise donc le sens du mot ‘conservateur’: « Celui, celle qui conserve. Le prince est le conservateur des biens et de la liberté de ses sujets. Cette mère a été soigneuse, vigilante, conservatrice du bien de ses enfants. »

En ce sens, le ‘conservateur’ a aussi un rôle positif puisqu’il préserve, protège. Pour autant, cette conservation peut aussi s’apparenter à la défense d’un ordre social établi, au détriment donc de certains acteurs et parfois de ceux-là même qui souhaitent protéger ‘l’ordre’ contre d’éventuels ‘désordres’ (préserver le système par répartition contre l’introduction totale ou partielle d’un système par capitalisation par exemple, selon les opposants à la réforme du gouvernement), en figeant un système social par nature ouvert et en ne lui permettant pas d’évoluer.

De même, parler de ‘prix’ pour un vote évoque forcément la concussion alors que dans mon propos, il n’est question en fait que de statut social du vote : le rapport de force entre celui qui émet un vote et celui qui souhaite le ‘recevoir’, de la même manière qu’il existe un rapport de force entre le producteur et son acheteur, basé sur les statuts sociaux réciproques.

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178 réflexions sur « LE ‘PRIX DEMOCRATIQUE’ DE MON VOTE, par zébu »

  1. C’est vrai que le vrai problème, celui du partage des revenus, n’est pas pris en compte dans le calcul de la retraite!
    On ne peut que soutenir votre voeu d’interdiction des paris sur les fluctations des prix.
    Mais il faut plus:
    40% du PIB sont versés comme rente du capital: c’est bien le montant qui est versé sous forme de revenus rentiers par les banques et autres assurances vie sur les comptes de ceux ayant des placements financiers, grands ou petits; eh bien cela implique que seuls 60% du PIB restent disponibles à être repartis entre ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé.
    On oublie que la totalité du revenu produit provient du seul travail, et nous assistons, en régime capitaliste, à cette confiscation permanente d’une part croissante du revenu du travail pour en faire un revenu du capital.
    Mon propos: supprimons la rente du capital, et le financement des retraites ne serait pas un souci, même à 60 ans!
    Pour ce faire, l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix est un moyen d’y parvenir, mais cela ne suffira pas.
    Il faut également empêcher tout forme de thésaurisation de la richesse en monnaie, car c’est bien cette thésaurisation et la menace qu’elle constitue qui génère le seigneuriage de l’intérêt de la monnaie et du capital, source même de la rente du capital.
    Tant que cela n’est “même pas l’objet d’un débat” sur les retraites, on ne peut que constater que la bagarre de la redistribution des revenus tente de partager entre pauvres tout en gratifiant et en exonérant les riches. D’où l’irréparable injustice de la situation actuelle!
    Comment comprendre qu’avec une production triplée depuis 30 ans (à popoulation constante), les revenus salariés sont loin d’avoir triplé? Cela s’exolique par le fait que l’essentiel des gains de productivité sont accaparés par la seule rente du capital.

    1. “On oublie que la totalité du revenu produit provient du seul travail,”

      “Il faut également empêcher tout forme de thésaurisation de la richesse en monnaie,”

      Tiens on m’avait toujours appris que le capital et la formation de capital étaient essentiels en économie, étaient à la base de la richesse nationale, de l’investissement et donc in fine du travail… On m’avait aussi appris que la liberté ne se marchandait pas…

      Encore des théories surannées… Merci de m’avoir éclairé…

    2. “Mon propos: supprimons la rente du capital”

      ce qui revient à supprimer les entreprises, joli coup…
      Nice try but no cigar…

    3. “l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix est un moyen d’y parvenir”

      Pourquoi pas interdire aux gens aussi de respirer ?
      Les paris sur les fluctuations de prix sont AUSSI dangereux pour les gens les pratiquant qu’ils peuvent être rémunérateurs. le problème n’est pas tant le pari que les conditions dans lesquels ils se passent : délit d’initié, aléa moral, accès pour la finance à de l’argent “gratuit” etc…

      NB: nous faisons tous des paris sur les variations de prix, autant interdire aussi des arbitrages entre les différentes classes d’actifs, les ventes d’actions qui sont aussi des paris sur les variations de prix et aussi donc les achats…

      1. “Les paris sur les fluctuations de prix sont AUSSI dangereux pour les gens les pratiquant”

        Non, en général, ils ne disposent pas de l’argent qu’ils devraient verser s’ils perdaient leur pari. Vous ne vous appelez plus “phev” mais “Robes_pierre” mais vos arguments sont toujours de la même eau. Et vous ne savez toujours pas ce que le mot “pari” veut dire.

    4. “Comment comprendre qu’avec une production triplée depuis 30 ans (à population constante), les revenus salariés sont loin d’avoir triplé? ”

      Triplé en valeur ?

      SMIC
      1980 +> 2.04 € / heure
      2010 +> 8.86 € / heure

      soit +334% 🙂

    5. prendre le SMIC comme indicateur de la hausse des salaires relève d’une mauvaise foi assez éhontée, en masquant totalement l’effet voiture-balai du SMIC et l’écrasement des salaires vers le bas..

      évolution du salaire moyen en france, corrigé de l’inflation, (base 100 en 1951)
      1980 : 302
      2007 : 353 = +16%

      hausse du PIB/habitant sur la meme période : +45%
      il manque 30 points…(en)volés.

    6. Phev-Robespierre.
      C’est peut être la saison mais faut arrêter de nous prendre pour des courges.

      Votre calcul “oublie” bien entendu la correction de l’inflation depuis 1980 l’evolution du SMIC se ramenant alors à 180% taux d’inflation depuis 80 .

    7. Dans le monde de Phev-Robespierre, tout le monde est au SMIC.:-) Et, dans l’idéal, s’il pouvait ne pas exister, ce serait mieux !
      L’indigence des arguments des défenseurs du néolibéralisme est un atout et une limite. Ils peuvent être aisément compris par tous, d’où l’adhésion tacite du plus grand nombre. Jusqu’au moment où les gens se rendent compte que quelque chose ne fonctionne pas bien, que la dégradation de leur niveau de vie est peut-être liée à un système irrigué par une idéologie qui dit rarement son nom. Le sectateur rétorquera alors : “Le néolibéralisme est une fable inventée par les gauchistes. Il existe certains invariants et lois en économie un point c’est tout. Les idéologies, c’est fini voyons ! Vous êtes sans doute un archaïque nostalgique du socialisme – et de ses millions de victimes ?!” Assez efficace sur un plateau de télévision mais intellectuellement débile.

    8. “évolution du salaire moyen en france, corrigé de l’inflation, (base 100 en 1951)
      1980 : 302
      2007 : 353 = +16%

      hausse du PIB/habitant sur la meme période : +45%
      il manque 30 points…(en)volés.”

      En fait la croissance en volume du PIB est de 78% (source INSEE) et non 45%

      Évolution du nombre d’emplois :
      – 1981 : 21.500.000, 2010 : 26.000.000
      Évolution de la masse des revenus (indice 1 par million de personnes) :
      – 1981 : 21.5 , 2010 : 26*1.16=30.2

      Évolution du nombre de retraités (ayant droits):
      – 1981 : 7.200.000, 2010 : 14.500.000
      Évolution de la masse des revenus (taux de remplacement de 0.7) :
      – 1981 : 7.2*0.7= 5.04, 2010 : 14.5*0.7*1.16=11.77

      Dépenses de santé :
      2010 : 9.7% du PIB (retraites 12% du PIB) = 11,77*9.7/12=9.52
      1981 : 7.6% du PIB = 9.52*7.6/9.7/1.78= 4.19

      Évolution du nombre de chômeurs (ayant droits):
      1981 : 1.000.000, 2010 : 3.000.000
      Évolution de la masse totale des dépenses (taux de remplacement 0,7)
      1981 : 0.7 , 2010 : 3*0.7*1.16=2.44

      Évolution du nombre de RMistes et RSA:
      1981 :0 , 2010 : 1.500.000
      Évolution de la masse totale des dépenses (1/3 du revenu moyen par personne)
      1981 : 0, 2010 : .1,5/3=0.5

      Évolution globale de la masse des revenus et des dépenses de santé :
      – 1981 : 21.5+5.04+4.19+0.7= 31.43, 2010 : 30.2+11.77+9.52+2.44+0.5=54.43 soit 73%

      Conclusion : ça suit quasiment l’évolution du PIB sur la période (78%), e n’est pas ça l’explication ?

    9. à Robes_Pierre
      Merci pour votre, réaction, j’en suis content, car cela me permet de poursuivre et de préciser.

      Quand vous écrivez ceci:
      “Tiens on m’avait toujours appris que le capital et la formation de capital étaient essentiels en économie, étaient à la base de la richesse nationale, de l’investissement et donc in fine du travail… On m’avait aussi appris que la liberté ne se marchandait pas…”,
      Je vous réponds ceci:
      Mon propos ne vise en rien l’opposition à la formation de capital, base de la richesse nationale, comme vous remarquez justement! Mon propos est subtile, et je crois qu’il faut être un tant soit peu attentif pour saisir. J’ai simplement pointé que le capital est générateur de rente, la rente du capital justement. Et dans ce contexte, la rente du capital sous forme d’épargne monétaire occupe un place à part. Quand ce capital est investi par l’épargnant ou par l’emprunteur dans la production, cela génère des profits, en principe. Ces profits doivent couvrir les intérêts du capital avancé, cela est évident, sinon, l’investissement n’est pas possible et sans doute pas souhaitable. Jusque-là, je pense comme vous, cette situation est une nécessité et très favorable au bon développement de l’économie.
      Par contre, vous devriez apprendre à distinguer soigneusement épargne en banque et thésaurisation (en liquide sous le matelas).
      En effet, pour le retour de la monnaie dans le circuit économique via le crédit, il est nécessaire que la banque propose un intérêt à l’épargnant/investisseur. Cette situation génère un déséquilibre en faveur de l’épargnant qui peut refuser de prêter s’il n’obtient pas le rendement souhaité pour son avance.
      Cette situation est très différente des autres “situations de marché”. En effet, en refusant l’usage de la monnaie pour nourrir le circuit de crédit, comme c’est le cas quand des sommes conséquentes dorment dans les Bas de laine (c’est actuellement le cas pour 90% de la monnaie liquide émise par les banques centrales), le détenteur de telles sommes participe à un blocage de l’économie, blocage qu’il ne consent à lever que moyennant un rendement promis et jugé suffisant pour lui.
      Une telle situation de véritable chantage est la réaliste capitaliste telle que nous la vivons. Il faut comprendre que la rémunération de l’épargne ainsi obtenue par celui qui renonce à son trésor liquide (la prime de (la renociation à) la liquidité de Keynes) est plutôt éloigné ou très éloignée du rendement du capital via le profit productif. Elle est effectivement plutôt fixe et pratiquement sans risque, tandis que l’investissement productif est toujours risqué, son rendement productif est très variabale, tantôt au-dessus, tantôt au-dessous du rendement monétaire net. Dans le long terme, c’est le rendement plus faible qui l’emporte, c’est ce que les économistes (Keyens et d’autres) ont identifié comme la baisse marginal de l’efficacité du capital.
      C’est pourquoi je propose de rendre la détention de capital monétaire aussi “risquée” que l’investissement productif, pas plus, mais pas moins.
      Dans une telle situation, le circuit économique du crédit se bouclerait d’une manière plus satisfaisante, et nous n’aurions plus de crises d’insolvabilité ou crises systémiques liées au fait que certains acteurs, notamment les plus fortunés, sont toujours en mesure d’exercer un chantage systémique.
      Evidemment, pour me suivre dans mon raisonnement, il faut comprendre un tout petit peu ce qu’est la monnaie. La monnaie est ce qui opère un nombfre en principe illimité de transactions tout en restant toujours disponible pour des transactions nouvelles. En fait la monnaie est une “marchandise un peu spéciale” pour reprendre une expression de Paul Jorion dans son livre “l’argent, mode d’emploi”, une “marchandise restant indéfiniement sur le marché pour s’offrir toujours et encore. Cela la distingue de tous les autres biens, services et biens d’équipement.
      Or, notre monnaie, thésaurisable, peut cesser d’être cette “marchandise spéciale” en refusant le service attendu d’elle, à savoir circuler, circuler, circuler!
      Je récuse clairement, je dénie à la monnaie, au signe monétaire circulant, la fonction “réserve de valeur” lui permettant de se retirer plus ou moins longtemps de l’usage pour lequel ce signe monétaire avait été émis par les banques centrales. Je sais aussi que la définition actuelle de la monnaie veut maintenir à la monnaie cette capacité de conserver la valeur, au détriment de sa circulation véritablement efficace.
      Là aussi, je ne dis surtout pas que son “pouvoir d’achat” devrait varier, bien sûr que non! Au contraire, je suis un partisan de prix très stables, ce qui conserve à la monnaie sa “valeur” en termes de pouvoir d’achat, bien entendu.
      Mais si on ne sépare pas, enfin, l’efficacité circulante de la monnaie de l’accumulation de richesses sous d’autres formes on n’avancera pas.
      Si vous prenez la peine de tenir compte de certaines subtilités du débat et si vous cessez de jeter l’enfant (l’économie de de marché) avec l’eau du bain sale (capitaliste), un débat fructueux reste possible.
      Vous ne pouvez pas plus longtemps trouver rien à redire du dysfonctionnement du capitalisme qui prend sa racine dans le dysfonctionnement même de la monnaie. Si vous cautionnez le capitalisme et l’exploitation féroce, l’esclavage qu’il organise, je crois qu’un débat avec vous est inutile, et vous trouverez ailleurs suffisamment d’adeptes pour croire encore religieusement en cette impasse.
      Quant à la remarque sur la “liberté”, elle me semble totalement déplacée, car où est la liberté quand les écarts de richesses atteignent des sommets comme actuellement? La réalité capitaliste actuelle doit plutôt être qualidiée de néoféodale où la vie se résume à une tentative de survie pour la majorité et à l’opulence pour une petite minorité.

    10. En fait la croissance en volume du PIB est de 78% (source INSEE) et non 45%

      vous êtes amusant vous 🙂
      je vous parle du PIB/habitant et vous me corrigez.. en donnant le PIB.. à mon avis divisez un coup vous devriez peu ou proue retomber sur l’évolution démographique… le PIB / habitant a bien augmenté de 45% sur la période.

      après vos additions sont amusantes, mais vous oubliez la hausse du nombre de carottes dans mon jardin, passées de 20 à 21 (en carottes constantes),
      soit 5% de hausse, comme ça on est bien à 78%.. quitte à additionner des choses qui n’ont ni queue ni tête autant le faire avec goût !

    11. @ Epapel

      Dépenses de santé :
      2010 : 9.7% du PIB (retraites 12% du PIB) = 11,77*9.7/12=9.52
      1981 : 7.6% du PIB = 9.52*7.6/9.7/1.78= 4.19

      ça signifie quoi ce truc ? c’est pas un peu fumeux ? Et puis vous ne rapportez pas à la population, alors que la France a dû gagner pas très loin de 10 millions d’habitants

    12. Mon propos était seulement de montrer qu’il n’y avait pas 30% de PIB qui s’étaient envolé on ne sait où et qu’en fait la répartition se faisait principalement :
      – sur un nombre d’emploi plus important
      – sur les retraites et les dépenses de santé

      Au passage : l’augmentation du nombre d’emploi et des dépenses de retraite et de santé intègrent implicitement l’augmentation de la population que vous citez.

      Et quand on effectue un calcul analytique, on s’aperçoit qu’il ne reste que de 7% de PIB à justifier.

      Autre remarque : un calcul qui se baserait uniquement sur l’augmentation de la population serait totalement erroné, car deux principaux postes de répartition ont eu un nettement accroissement supérieur :
      – 1981 : 54.000.000 hab, 2010 : 64.000.000 soit + 18%
      – 1981 : 21.500.000 emplois : 2010 : 26.000.000 soit +21%
      – 1981 : retraités : 7.000.000, 2010 : 14.500.000 soit +107% (les dépenses de santés suivent le même progression et sont de 80% de celles des retraites)
      – 1981 : chômeurs indemnisés : 1.000.000, 2010 : 3.000.000 soit +200%
      Donc toujours en prenant un taux de remplacement de 0.7 pour les chômeurs et 1,26 pour les retraités (pour tenir compte des dépenses de santé) on obtient :
      la masse des revenus en 1981 : 21.5+7×1.3+1×0.7 = 31.3 x salaire moyen 1981
      la masse des revenus en 2010 : (26+14.5×1.26+3x.7)x1.16 = 53.8 x salaire moyen 1981
      La progression est donc de : 53.8/31.3= 1.72 (PIB +78%), donc vous voyez que quelque soit la méthode de calcul, on arrive au même résultat.

      La part de PIB qui ne s’est pas retrouvée dans le salaire individuel a été répartie sur un plus grand nombre de salaires et d’indemnités chômage et surtout un plus grand nombre de retraités avec des dépenses de santé très élevées.

  2. On pourrait comparer le système avec un corps malade d’une maladie incurable, mais qu’avec des traitements très sophistiqués, on s’acharne à prolonger parfois de plusieurs années car on n’a pas pour le moment la possibilité de le guérir. On sait qu’un jour il va mourir de toutes façons. Il faudra alors faire un “deuil” et continuer à vivre.
    On peut déduire du processus un progressif appauvrissement de la population européenne avec des poches de misère de plus en plus grandes comme cela s’est produit en Amérique Latine après la grande crise mexicaine des années 1995, on a parlé alors d'”effet téquila”, il n’y a pas eu alors d’insurrection mais une augmentation considérable de l’économie dite informelle (vente de produits volés etc), développement du système D et de la débrouille pour survivre au quotidien, mais aussi une extraordinaire extension de la violence, non seulement avec une montée en puissance des cartels de drogue mais aussi de l’industrie de l’enlèvement forçant les citoyens à vivre de plus en plus dans des “bunkers” dont ils sortent avec la peur au ventre. On voit que c’est la tournure que pourraient prendre les choses d’ici 10 à 20 ans peut-être avant et peut-être aussi que cette évolution est inéluctable…Elle existe déjà d’une certaine façon…Les quartiers “sécurisés” se développent ainsi que les systèmes de surveillance, vidéos, gardiennage privé…On ne demanderait qu’à croire qu’il y a une alternative possible. La dynamique actuelle nous fait penser que non. A moins d’accepter une certaine forme de “décroissance” peut-être inéluctable aussi sur une planète dont les ressources sont finies ?

    1. Une alternative existe en émettant une monnaie nouvelle, construite mieux et autrement:
      Le signe monétaire marqué par le temps ou SMT, un moyen efficace pour réduire les écarts grandissants entre les plus fortunés et les autres.

  3. Oui, le vote blanc peut recueillir la majorité des suffrages ! Alors on pourra légitimement faire la Révolution. Car je n’imagine pas une seconde que nos instances dirigeantes acceptent avec sincérité l’offre proposée (Zébu le démontre dans son billet).
    Mais peut-être on peut peut-être commencer par la Révolution ? (La Révolution c’est moins pire que le désespoir).

  4. “accéder au septième ciel de la consommation, stade ultime de la reconnaissance sociale.”

    Voilà ce qu’est le projet de vie de l’écrasante majorité, jeune et vieux, mi-jeunes et mi-vieux confondus, et ce depuis bien longtemps.

    Et ce n’est pas l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix qui changera grand-chose.

    L’instauration d’un revenu de base, aussi révolutionnaire que les congés payés selon moi, serait probablement une étape décisive dans le changement de société. Car à partir du moment où l’on est forcé d’accomplir des tâches sans intérêt, la frustration qui en découle est la plupart du temps compensée par un consumérisme morbide.

    Il devrait être possible d’organiser la répartition de ce qui doit être fait pour mener une vie paisible à raison de quelques heures de Travail par semaine. Ceux qui en veulent plus pourraient en faire d’avantage, voilà tout.

    Quant à la glorification de la compétition hiérarchique, la recherche effrénée de dominance, elle conduit à l’épuisement, à la suspicion généralisée et entraîne la même frustration tout en menant la planète à l’asphyxie.

    Il eût été plus sain de nous borner à glorifier celui qui, “n’ayant pas d’idéal sacro-saint, se borne à ne pas trop emmerder ses voisins” (Brassens)

    Mais l’homme est ainsi fait que sa passion destructrice le conduit à pousser au bout toutes les possibilités existantes, la réflexion sur les conséquences de ses actes ne se posant qu’à postériori, sur les ruines de son insatiable frénésie. C’est alors qu’il s’écrie “plus jamais ça!” et que la génération suivante se plaint: “Et nous, alors?”

    1. C’est un peu le rôle joué par le RMI rebaptisé RSA , le revenu garanti sans obligation de travail, certains se résignent à en vivre sans le moindre espoir de retrouver un quelconque emploi, mais ce revenu est si bas qu’il dégrade la plupart du temps beaucoup l’état de santé physique et mental de ses “bénéficiaires”, il faudrait sans doute l’adapter un peu, ou apprendre aux personnes concernées comment mieux organiser leur vie avec cette quantité d’argent. Sera-t-il possible dans le futur de continuer à distribuer cet argent , revenu bien supérieur aux bas salaires des chinois sur les chaînes ou encore des travailleurs de Bangladesh (19 euros/mois)que se passerait-il si le RSA disparaissait ainsi que les allocations logement ou familiales ?? Que se passera-t-il si la solidarité des soins de santé via la SS disparait progressivement aussi, sommes-nous prêts à affronter le monde qui se dessine pour l’Europe et qui rejoint le modèle anglo-saxon du chacun pour soi ?

    2. Je partage assez fortement votre point de vue sur l’humanité et la citation de Brassens est plus que bienvenue !!! L’ennui, c’est que les ” jeunes et vieux, mi-jeunes et mi- vieux confondus” emmerdent leur voisin , et les politiques zé les banquiers et tous les zôtres zôssi! Et je n’évoque pas ce qui se passe dans les familles. Que faire comme dirait Lénine ( un emmerdeur aussi)?Lire peut-être tous ces merveilleux écrivains qui aident à survivre : Rilke, Pessoa, Michaux, Bousquet, Nietsche, j’en passe et des meilleurs! Méditer sur ce que dit Schopenhauer : ” La sociabilité appartient aux penchants dangereux et pernicieux, car elle nous met en contact avec des êtres qui en grande majorité sont moralement mauvais et intellectuellement bornés ou détraqués”. Méditer aussi ces propos de Shakespeare dans Macbeth: ” Le monde est une histoire racontée par un idiot , pleine de bruit et de fureur , et qui ne signifie rien”. Si ça ne résout rien au moins ça peut donner un peu de recul et cela n’empêche pas d’être intéressé par P. Jorion.

    3. “Et ce n’est pas l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix qui changera grand-chose.
      L’instauration d’un revenu de base, aussi révolutionnaire que les congés payés selon moi, serait probablement une étape décisive dans le changement de société.”

      Vous avez raison et tort me semble-t-il. Un revenu de base est effectivement une étape décisive mais ne peut rien contre la possibilité laissé au capitalisme de continuer à parier sur les fluctuations des prix : c’est exactement ce qui est en train de se passer avec les retraites. Car laisser ce pari exister, c’est permettre de déstabiliser Paul pour mettre la pression sur Vincent, afin qu’il s’aligne fiscalement sur le plus petit, Jean, le tout engendrant etc etc etc.
      D’où proviennent les exonérations de cotisations, par exemple ? Directement du casino d’en face.
      Le revenu de base fera comme les autres dispositif ‘généreux’ mais naïf : il pliera et plutôt rapidement que vous ne pensez.
      A l’inverse, instaurer l’interdiction du pari sans le revenu de base, c’est ne pas assoir une base sociale à une profonde réforme sociale et ne pas donner les moyens aux citoyens de se libérer de la domination de ce même casino capitaliste.
      L’un ne va pas sans l’autre, me semble-t-il.
      Cordialement.

    4. L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix réduirait à vue de nez l’activité financière de 80 %. Et éliminerait la quasi-totalité du risque systémique. Bien sûr on rigolerait moins dans les salles de marché, mais vous aurez du mal à convaincre que ce soit négligeable.

    5. @ Je ne dis pas que l’interdiction des paris sur les prix est négligeable, au contraire, mais je pense que vous ne mettez pas assez l’accent sur le Revenu de base/minimum dans vos commentaires, sur la façon de faire évoluer la société dans ce sens, alors que je suis persuadé que vous pensez que ce serait une bonne chose.

      Sur ce coup-là seriez-vous encore plus pessimiste que le vieux chinois fuyant la corruption de la société sur son buffle ?

      @

    6. @ L’amisanthrope: oui, Schopenhauer est un auteur revigorant, tout comme Thomas Bernard, Léopardi, Beckett, etc

      En fin de compte, la lucidité et le pessimisme se rejoignent, même si nous essayons tous de garder un “pessimisme amusé” et de tenter malgré tout de faire prendre conscience à notre entourage que nous sommes mal barrés sur cette planète qui est pourtant d’une beauté inouïe, par moments…

    7. @taotaquin: chaque chose en son temps et un pas après l’autre. Déjà l’interdiction des paris sur les prix, ça paraît encore un peu utopique, alors… Et puis, si cette mesure passe, c’est comme un bélier qui a réussit à enfoncer la porte du château-fort.

    8. @ taotaquin: tout à fait d’accord avec vous , lucidité et pessimisme “amusé”, sans aigreur. Emerveillement devant la beauté inouie du monde et effroi devant ce que les hommes( moi-même? )peuvent en faire.Intérêt pour les recherches qui s’expriment sur ce blog!

    9. @ L’amisanthrope:

      Nous sommes en effet bien souvent notre pire ennemi. Thomas Bernhard a écrit cette phrase amusante: “C’est à peine si je peux me permettre de me fréquenter moi-même.”

      @ Moi:

      Bien sûr, laissons la percolation agir, je ne voulais pas dire que notre facétieux tavernier ne propose que des demi-mesures, mais j’aimerais tant que sa connaissance de l’économie nous aide à imaginer l’instauration de ce revenu de base, les solutions pour son financement, etc,

      D’ailleurs François Leclerc et Julien Alexandre me semblent également favorables à cette idée, …

    10. @ taotaquin

      Je n’ai pas souvenir d’avoir écrit quoi que ce soit qui aille dans le sens de l’instauration d’un revenu minimum de base ou universel… Pas que j’y sois hostile par principe, mais je ne pense pas que ce soit la priorité, loin de là. L’interdiction des paris sur les variations de prix et la convocation d’un nouveau Bretton Woods sont à mes yeux bien plus essentiels dans l’immédiat. Tout comme l’est la réflexion sur la définition de la valeur.

    11. @ Julien Alexandre:

      Ne pensez-vous pas que la priorité soit que chacun puisse se nourrir, se soigner, se loger et se vêtir décemment (ainsi qu’avoir accès aux “biens culturels” ? Je connais une famille (Belgique) – avec deux enfants – qui doit vivre avec 950 euros/mois. Je me doute que tout cela est bien difficile à mettre en route, mais je persiste à croire en l’urgence de s’occuper des plus démunis.

    12. Le fait est que vous obtiendrez précisément pour ces gens là des résultats bien meilleurs en transformant le système plutôt qu’en l’accommodant. Une fois le revenu universel mils en place, quelle justification pourra-t-on bien trouver pour réformer le capitalisme, si la répartition des richesses n’est plus – probablement à tort – perçue comme trop inégale ?

      Et surtout sans réforme profonde, rien n’empêche du jour au lendemain de défaire ce que l’on aura tricoté la veille. Croyez-bien que je ne suis pas insensible à la proposition.

    13. Julien Alexandre,

      Votre message du 29 octobre 2010 à 09:52 : en plein dans le mille !

      La logique de ce message ajoutée à la nouvelle et prometteuse orientation, psychanalytique, que propose Paul Jorion me donnent espoir.

      A mon tour :

      Le fait est que vous obtiendrez précisément pour la société des résultats bien meilleurs en la transformant plutôt qu’en l’accommodant. Une fois l’interdiction des paris sur l’évolution des prix (par exemple) mise en place, quelle justification pourra-t-on bien trouver pour reformer la société, si la répartition des prises de consciences n’est plus – probablement à tort – perçue comme trop inégale ?

      Et surtout sans changement en profondeur, rien n’empêche du jour au lendemain de défaire ce que l’on aura tricoté la veille. Croyez-bien que je ne suis pas insensible à la proposition.

    14. @Julien Alexandre dit :
      29 octobre 2010 à 09:52

      …” reformer le capitalisme…” =) ouh la ouh la, c’est que je lis d’un autre oeil maintenant !!
      reformer … ou bienformer ….
      Votre inconscient vous aurait-il trahi ?

    1. Merci pour la Politique Simultanée, je ne connaissais pas.
      Le problème d’Hulot, c’est qu’il n’avait aucun moyen de ‘forcer’ le politique à respecter leurs engagements car il ne faisait pas jouer cette notion essentielle à mon sens, que j’introduis dans ma liste des courses démocratiques : le référendum d’initiative populaire et la révocation possible des représentants. Car dès lors qu’un politique sera élu avec les voix de ceux qu’il a souhaité attirer en intégrant les propositions dans son programme mais qu’il n’appliquera pas ou bien mal, il s’expose à la possibilité, pour le peuple, d’être contraint de le faire, soit par un référendum, soit par révocation.
      Le gouvernement actuel a tellement la trouille de ce type de proposition que même la loi, inscrite dans la constitution, d’un référendum d’initiative populaire aussi restreint que celui qui a été voté … n’a toujours pas été mis en application par le vote d’une loi organique !
      C’est pourquoi je ne cèderais plus mon vote à un parti, de manière définitive, pour une durée ‘x’.
      C’est fini. Soit ils acceptent d’être contrôlé, soit ils auront l’abstention ou le vote blanc.
      Point barre.
      Hulot n’a pas voulu aller jusque là, soit parce qu’il n’en a pas eu le courage, soit parce que sa culture politique, écologique, n’a pas intégré ce nécessaire élément politique. Et on a vu les résultats du ‘grenelle de l’environnement’ : une tartuferie de plus.

    2. Le mandat électif consenti par le peuple n’est pas un chèque en blanc – en vérité la démocratie véritable, si elle était mise en place, exigerait que les deux conditions qui définissent la démocratie véritable soient respectées :

      * La liberté d’opinion doit être garantie : cela signifie que les citoyens sont libres d’exprimer et de propager toutes les opinions quelles qu’elles soient.

      * Chaque décision politique doit être conforme aux désirs de la majorité des citoyens qui désirent prendre part à la décision.

      Il est certain qu’aucune des deux conditions n’est respectée ni en France ni dans l’Union européenne.

      Cette première condition de la démocratie – la liberté d’expression – n’est pas respectée en France et n’est pas non plus respectée dans l’Union européenne : les lois existent qui limitent les sujets sur lesquels les citoyens peuvent publiquement s’exprimer, et même les lois existent qui interdisent totalement d’exprimer certaines opinions.

      Cette condition est indispensable car pour prendre des décisions (vote) les citoyens ont droit à être informés de tout ce qui peut concerner la vie commune et ont droit à expliquer leurs opinions quelles qu’elles soient. Il ne peut pas y avoir de système démocratique qui ne permet qu’un canal officiel, censuré, d’information et exclut tout ce qui n’est pas en accord.

      La liberté d’expression ne signifie pas qu’on a d’office le droit de tout dire. Par exemple la liberté d’expression n’autorise pas la vulgarité et les insultes. La liberté d’expression concerne uniquement les opinions. La liberté d’exprimer les opinions, quelles qu’elles soient, est nécessaire pour garantir que les règles législatives pourront toujours être librement proposées aux citoyens par les citoyens.

      Illustrons ce concept de la liberté d’expression des opinions par un exemple. On n’a pas d’office le droit de diffuser la pornographie de même que sa diffusion n’est pas d’office interdite. Mais on a le droit d’exprimer et de propager la conviction que « La loi doit interdire la propagation de la pornographie ! » de même qu’on a le droit d’exprimer et de propager la conviction que « La loi ne doit pas interdire la propagation de la pornographie ! ». Une opinion librement exprimée permet ensuite – si on est en démocratie – d’abord de vérifier (par le vote direct de citoyens et en garantissant le secret du vote) quels sont les souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concernées par l’opinion exprimée, et ensuite de mettre en application la décision démocratique des citoyens. On a bien vu dans cet exemple qu’il y a une différence entre propager la pornographie et propager l’opinion que la pornographie doit pouvoir être diffusée. Dans le premier cas on ne propage pas une opinion sur la façon de gérer la société, dans le deuxième cas on propage une opinion qui concerne la législation et c’est cela qui doit toujours être permis. Il faut bien comprendre que la liberté d’expression ne signifie pas qu’on a le droit de propager les insultes ou les diffamations, mais signifie qu’on a essentiellement le droit illimité de proposer des règles qui concernent la communauté dont on fait partie, afin que ces règles puissent être confirmées ou infirmées par le vote démocratique des citoyens qui appartiennent à cette communauté.

      De même la liberté illimitée de propager les informations doit être garantie et encouragée afin que les citoyens puissent prendre des décisions à bon escient, c’est à dire en ayant accès à la vérité. Là encore, la liberté de propager les informations ne signifie pas la liberté de diffamer ou d’insulter : c’est un devoir des journalistes de choisir les mots et les expressions qui ne sont pas insultants, mais c’est également leur devoir d’informer sur tous les faits dont ils ont connaissance et il faut leur garantir la possibilité d’exercer ce devoir. Le fonctionnement démocratique de la société nécessite ces libertés d’expression et de propagation des opinions.

      Les politiques ne doivent pas imposer aux citoyens la dictature de ce qu’il est permis de croire et de ce qu’il est interdit de penser et de dire.

      Les parlementaires des pays de l’Union européenne ont par exemple voté des lois qui figent une interprétation officielle de certains faits historiques et qui prévoient des peines sévères à l’encontre de ceux qui voudraient nuancer ces interprétations. En démocratie on peut décider quelle est l’interprétation officielle de certains faits, mais on ne doit pas interdire la propagation d’autres interprétations de ces faits.

      En France et dans l’Union européenne nous vivons dans un système oligarchique qui est au mieux une « pseudo-démocratie » de façade, qui utilise le vocabulaire de démocratie mais qui dans les faits est une oligarchie technocratique.

      En démocratie véritable chaque décision politique doit être conforme aux souhaits de la majorité des citoyens qui désirent exprimer leur volonté sur la décision.

      Cette deuxième condition de la démocratie n’est pas respectée en France et n’est pas non plus respectée dans l’Union européenne.

      Dans le système politique actuel les politiques sont élus, ensuite ils prennent des décisions, écrivent des lois, signent les traités internationaux, engagent des dépenses que des générations futures devront rembourser etc., sans vérifier si la majorité de la population est d’accord avec chacun de leurs actes, et même souvent en sachant que la majorité de la population n’est certainement pas d’accord avec certains de leurs actes.

      Si vous souhaitez savoir plus sur la démocratie véritable vous pouvez lire l’article l’article « Où est la démocratie ? ».

  5. En fait, tout le monde s’accroche au rêve des 30 glorieuses. Une société idéalisée où le champ des possibles semblait infini, où l’angoisse n’avait pas tué l’espoir. Nombre de jeunes ne font pas autre chose.
    Pourtant, l’espoir d’alors reposait sur un paradoxe : il reflétait moins une réalité objective (les gens étaient loin de posséder tout ce qu’ils ont aujourd’hui ; les jeunes n’avaient pas d’argent de poche) qu’une foi en l’avenir. D’autant que la déflagration nucléaire menaçait toujours de tout anéantir.

    Si les classes sociales étaient bien moins figées – riches et pauvres cohabitant plus confraternellement – les conflits sociaux pouvaient être infiniment plus durs (la castagne, quoi!). Franchement, il ne faut pas compter sur ces syndicalistes amollis pour changer quoi que ce soit. Le gouvernement n’a plus peur d’eux alors que les mineurs et autres métallos, les tire-fonds à la fronde ou les pavés de 68, ça lui foutait les jetons. Les conquêtes sociales portent bien leur nom ; elles ont été arrachées de haute lutte, pas en manifestant avec des tambourins et des trompettes en plastique made in China. Les syndicalistes et leurs troupes sont des molosses sans dents.

    Bref, pour que ça change, il faudra d’abord faire le deuil des seventies ; elles ne reviendront pas et l’espoir non plus. Les rockers sont milliardaires, les journalistes vedettes millionnaires, les élus de gauche mènent des vies de bourgeois, un socialiste dirige le FMI et la haute finance a pris le manche.
    Défendre son petit pré carré est aussi con qu’inefficace car, à moyen terme, même si tout ne se casse pas la figure (ce dont je doute), 80 à 90% de la population aura la tête sous l’eau. Ces retraités qui, pour sauvegarder leur retraite, tirent un trait sur leurs enfants et petits enfants sont aussi niais que dégueulasses ; ces jeunes qui rêvent de les imiter un jour sont de fieffés naïfs.

    En France, le pouvoir en place joue clairement le jeu de l’hystérisation, espérant foutre les foies à une population vieillissante, et les socialistes n’ont pas encore dévoilé leurs cartes (s’il ne s’agit que d’augmenter les impôts, c’est foutu).
    Pourtant, il est certain que, dans un premier temps, le bulletin de vote est la meilleure arme de changement même si l’omniprésence du logiciel libéral me fait douter.

    1. et les socialistes n’ont pas encore dévoilé leurs cartes (s’il ne s’agit que d’augmenter les impôts, c’est foutu)

      J’ai bien peur que ce ne soit le cas, si justement on ne fait rien pour les en empêcher (ou leur murmurer à l’oreille).
      En tout cas, ils n’auront pas ma voix dans ce cas : ça suffit, les conneries, sous prétexte de sauver la République …

    2. N’en doutez plus, Jean-Yves! Elections, piège à cons!
      Nous en avons la preuve à chaque fois. Seuls les imbéciles répètent les mêmes actions en espèrant un résultat différent. Mais après tout, peut-être que…

    3. Etienne…
      J’ai la faiblesse de croire en l’humain.

      Donc, 80% de Français se sont bien rendu compte que les dernières élections avaient été faites par et pour l’argent.
      Hors, il semblerait qu’il y ait une légère crise actuellement.

      Il va donc y avoir, je pense, un souci d’exigence et transparence extrême pour les prochaines. Même si le fiasco de Jospin SEMBLE démontrer le contraire. Car il semble.

      Dans tous les cas, malgré les sondages sur l’audition d’émission de “télé-réalité”, les Français ne sont pas si idiots que ça même s’ils ont toujours peur que le ciel leur tombe sur la tête.

    4. @ Zébu

      Je suis bien placé pour savoir qu’ils n’ont pas grand chose d’autre dans leur musette…du “care” peut-être ?

      En tous cas, comme vous dites, rien n’empêche de leur murmurer des choses dans les oreilles, en insistant sur le fait que “d’autres” (EE ?) sont plus attentifs et que celà peut fortement influer les scores électoraux en leur défaveur…

    5. On a quand même tout de suite une arme qui pourrait être redoutable si elle était partagée, celle de tourner le dos à l’hyperconsommation, recycler et réparer au lieu de jeter. Partager au lieu de vouloir posseder, genre voiture, habitat etc…Diminuer la conso de viandes, manger local, fruits de saison et beaucoup d’autres choses de ce style

  6. N’est-ce pas un peu présomptueux? Combien sommes-nous à lire ce blog? Savez-vous comment votent nos contemporains? Un peu de paillettes (invité : l’exilé fiscal le plus célèbre de ce pays), un peu de peur, les merdias à la botte, beaucoup d’argent et voilà tout.

    1. @ARNOULD Daniel

      Va je ne te hais point…

      @zébu

      Zébu ! as-tu du coeur ?

      @Delors, rocard, jospin, Dsk, fabius… (zutéflûte, il sont pas là ! )

      Oh rage ! Ou désespoir ! oh vieillesse ennemie !
      N’avons-nous tant vécu que pour cette infâmie,
      et ne sommes-nous blanchis dans les travaux guerriers
      que pour voir en jour flétrir tant de lauriers ?

  7. Le problème des retraites, ou de la protection sociale en général, est un problème de répartition des richesses, mais aussi un problème d’emploi.
    Sans changer la répartition des richesses, on règle mathématiquement le problème si on retrouve une situation de plein emploi.
    Si on agit sur les deux leviers, diminution du chômage et répartition des richesses, on retrouve des marges pour “l’état providence”.
    Mais le problème est très complexe, nous sommes englués depuis 30 ans dans le dogme libéral, et nous ne sommes pas les seuls à être pris dans la nasse.
    On parle beaucoup de régulation financière mais rarement de régulation des échanges commerciaux, mais comment peut-on préserver et améliorer notre modèle de civilisation avec une balance commerciale durablement déficitaire, en étant en compétition avec des pays qui n’ont pas les mêmes normes sociales et environnementales que nous? Il y a forcément un phénomène de vases communiquant. Il y a sans aucun doute en France, comme ailleurs, une oligarchie qui tire profit de ce système, elle domine tous les rouages (politique, médias…..), mais pour la grande majorité d’entre nous c’est une impasse et un recul de civilisation.
    La solution ne peut être que démocratique, elle passe par les urnes. Une nouvelle élite doit émerger et s’engager pour proposer un autre projet de civilisation.
    A mon sens, pour que cet engagement soit efficace, il doit se faire au sein d’un un parti politique. On observe beaucoup d’intellectuels brillants faire de très bons diagnostics et de très bonnes propositions, mais ils ne s’engagent pas directement dans le combat politique, laissant la place à des gens souvent très médiocres.

  8. @zébu

    Quant tu lis un tableau comme ça, tu te fais quelle idée des effets la démocratie représentative, comme du rôle des corps intermédiaires, forcément consensuels…

    2 500 Mrds de patrimoine financier net pour les ménages français (-1 000 pour l’Etat, 360 pour la banquassurance, -2 000 pour les entreprises non-financières…).

    9 300 Mrds de patrimoine global net pour les ménages français.

    Soit près de 100 000 euros de patrimoine financier net par ménage et plus de 350 000 euros de patrimoine total par ménage.
    Même mal réparti, ça va voter contre le Capital, tout ça ? Ou même s’abstenir ?
    Laisse moi rire. Sont pas fous. Savent p’têt pas lire, mais savent compter.
    Faut vous dire Monsieur que chez ces gens là


    Jacques Brel – Ces gens la
    envoyé par yes_. – Regardez d'autres vidéos de musique.

    1. Oui, c’est vrai que je n’appartiens pas à cette ‘moyenne’.
      Pour autant, Vigneron, tu oublies un truc, très important et qui commence à faire son chemin par mi pas mal et de plus en plus de ‘possédants’, surtout en cette période de crise : ce capital qu’ils ‘détiennent’ vaut-il bien ce qu’il vaut ?
      Exemple, pour preuve : les faramineuses pertes de capital opérées parmi les plus grandes ‘institutions’ financières et les faillites retentissantes ont un impact énorme.
      Sans compter la crainte que leur capital immobilier ne soit subitement déprécié, au regard de ce qu’il vaut aujourd’hui.
      Et ça, ça fait réfléchir plus d’un.
      Que vaut-il mieux ? Une société plus stable et plus juste, avec un risque de légère dépréciation de capital ou le risque d’une aggravation de la crise qui serait bien pire pour leur (petit) capital ?
      Le pari, Vigneron, il n’est plus certain que même une minorité fasse encore celui de la rentabilisation du capital, ne serait-ce que pour éviter d’injurier l’avenir (en bon capitaliste qui se respecte, on ne place pas tous les oeufs dans le même panier) …

    2. @zébu

      Une société plus stable et plus juste, avec un risque de légère dépréciation de capital ou le risque d’une aggravation de la crise qui serait bien pire pour leur (petit) capital ?

      On est bien d’accord. Mais avoue que tout cela trouble quelque peu la fixation du prix démocratique de “mon” vote pour beaucoup de Moi citoyens-votants…

    3. Vigneron : “Soit près de 100 000 euros de patrimoine financier net par ménage et plus de 350 000 euros de patrimoine total par ménage.”

      merci du lien mais il semble que votre commentaire reste à pondérer par cette étude également de l’INSEE que j’ai rapidement trouvée.

    4. @Didier

      Vous suggérez de pondérer des chiffres de 2009 par une analyse de la période 1992-2004? Pour quel genre de conclusion?

    5. Vigneron ,

      Paul avait rappelé qu’une partie de l’aristocratie lors de la révolution Française avait soutenu la fin des privilèges.
      D’ailleurs ne nous y trompons pas, derrière les pseudonymes illustres de ce blog se cachent probablement des patrimoines collossaux. 😀
      Faut pas désepérer.

      Zébu, vous avez mon vote.

    6. @ Arnaud :
      C’est gentil mais quel est votre ‘prix’ ?
      Ce me sera bien plus utile que votre vote pour discuter de ce que nous pouvons faire.

    7. @ Vigneron :
      C’est vrai. Groossssssssss travail en amont : laissez venir à moi ces petits capitalistes blonds aux yeux bleus …
      Périlleux et harassant disais-je (à moins que ce ne sois ‘épuisant’, ces adjectifs me terrassent).
      Mais cela ne me dit toujours pas ton ‘prix’.

    8. Hhmm..
      Vigneron.

      La logique semble tout de même être d’accepter de gagner moins pour garder une certaine sérénité, non..???

      Ou, dans l’optique inverse, se dire que ses moyens permettront de résister à tout retournement violent de situation populaire.
      Ce que perso, je ne crois pas.
      Il suffit d’avoir écouté des personnes qui ont vécu la guerre et l’occupation pour avoir un aperçu assez clair de ce que peut-être ce genre de situation.

    9. @ Dissonance : l’évolution entre 2004 et 2009 n’a certainement pas du révolutionner le tableau. Quant aux conclusions, chacun peut comprendre dès la page 1 l’hétérogénéité de la situation à l’inverse de la généralisation faite par Vigneron.

  9. Eh bien voilà enfin un projet de société, alternatif , qui se dessine. Il faut bien sûr affiner (qui, comment : avec le blog de Paul Jorion?) mais ces bases sont les bonnes.
    Sur la stratégie je suis moins convaincu. En effet je ne crois pas que ces idées puissent conduire à l’adhésion d’un tel nombre d’électeurs que la donne en soit bouleversée par les urnes. Je dis : il faut bien sûr partager ces idées, les améliorer, les diffuser, pour que les conditions soient réunies à l’occasion d’une révolution/ bouleversement/crack/ crise bref un tel gros blème que des réponses, des solutions soient recherchées et alors, seulement là, si suffisamment de gars partagent ces idées, ils pourront être entendus.

    1. Je dis pas que la stratégie proposée permettra à coup sûr de garantir que les propositions soient ni intégrées dans le programmes des partis ni même appliquées.
      Je dis simplement qu’il faut faire jouer le seul rapport de force dont disposent les citoyens : le vote.
      Question : combien de personnes adhéraient il y a seulement un an à la proposition d’interdiction des paris sur les fluctuations des prix ? combien maintenant ?
      C’est tout le sens du travail pédagogique, à réaliser en amont, pour faire adhérer et définir des propositions communes.

  10. Bonjour,

    Votre programme est très séduisant. Il me reste cependant quelques petits doutes et interrogations :
    – quid de cette europe fondamentalement anti-démocratique et gouvernée par la toute puissance des lobbies et des USA (bientôt d’ailleurs Etats Désunis d’Amérique) ; je ne vois aucune autre possibilité que de sortir au plus vite de cette entrave démocratique ;
    – oui pour la définition d’une propriété commune ; mais non pour la suppression de la propriété privée ; souvenez-vous de la belle histoire que vous nous aviez narré il y a quelque temps sur ce paysan africain qui faisait fructifier son petit lopin de terre pour le plus grand bénéfice des siens. La notion de propriété privé à permis l’émergence de la démocratie en permettant aux individus d’avoir des biens à l’abris des fluctuations et des appétits des pouvoirs politiques (ou autres : économiques aujourd’hui) en place.
    – quoiqu’il en soit, il faudra toujours penser à organiser des contrepouvoirs aux pouvoirs nouvellement institués (car, contrairement à ce qu’affirmait Rousseau, l’homme n’est pas bon par nature ; je le soupçonne de toujours vouloir un jour ou l’autre abuser de ses prérogatives) ; à cet égard, je trouve excellente l’idée d’une destitution possible des élus (de tous ordres, pour ne pas dire de tous Ordres).

    Ces quelques remarques posées, je trouve votre proposition adéquate, pertinente, et j’ai même envie de penser qu’il ne faut plus tarder à la mettre en oeuvre ; elle correspond selon moi à l’actualisation des propositions du CNR en son temps : de l’équilibre institutionnel associé au rappel que les institutions sont faites pour les hommes et non l’inverse.

    Cordialement,

    PS : l’Occident s’est certes appauvri, dont acte (appauvri n’est pas encore ruiné), mais il convient de regarder les choses en face de façon à ne pas perdre nos biens les plus précieux : l’espoir et la liberté.

    1. quid de cette europe fondamentalement anti-démocratique

      Son tour viendra, quand les peuples européens prendront aussi conscience de leur pouvoir et s’inspireront de la démarche engagée en France 🙂

      mais non pour la suppression de la propriété privée

      Je n’ai jamais parlé de sa suppression me semble-t-il (ou alors, j’étais énervé) mais bien de redéfinir sa place, une parmi d’autres. Celle de la propriété commune me semble prépondérante, pour certaines choses, bien avant la propriété privée. En ce sens, un ‘droit commun’ serait ainsi premier, avant celui du droit privé, pour l’ensemble des choses concernant ce type de propriété.

      Merci pour vos remarques.
      Il me semble que nous effectivement tous les deux sur les mêmes bases politiques : réactualiser le programme du CNR.
      Je ne sais pas ce qu’en penserait Stéphane Hessel …

    2. @ Zebu,

      – “droit à faire reconnaître toute compétence ou connaissance cognitive comme compétence professionnelle”
      =>
      je pense qu’il n’est jamais bon de cristaliser les connaissances et compétences des gens qui sont, par nature même, évolutives ; mieux vaut éviter d’introduire ab initio des rigidités dans le fonctionnement de la Société (au sens civil et politique).

      -” monnaie internationale de type ‘bancor’.”
      =>
      Sur le fond, je ne crois pas aux bienfaits du Bancor ; sur la forme, je doute de la possibilité d’émergence de ce type de solution dans le contexte géopolitique de l’effondrement de l’Occident ; nous ne sommes absolument plus en mesure d’imposer quoique ce soit au reste du monde !

      Cdt,

    3. @VB
      Vous pourriez développer le “sur le fond” ? Un autre avis est toujours enrichissant 🙂

      “Sur la forme” : pourquoi serait-ce l’occident obligatoirement qui imposerait le bancor ? Le ministre des finances de la Chine (si je ne me trmope pas), l’a évoqué il y a plusieurs mois et l’idée continue de faire son chemin…

      Cdt,

    4. @ bqlou,

      Sur le fond signifie qu’aucune monnaie au monde ne sera jamais á même de résoudre la problématique de l’inégale répartition des richesses naturelles sur cette Terre ; je vous renvoie á des conversations que nous avons déjá eu sur ce blog il y a quelques mois, notamment avec Zebu.
      Quant au problème de l’inégale industrialisation sur cette Terre, la solution est, selon moi, politique et non monétaire.
      La monnaie intervient après la création de richesse et non avant ; croire tout résoudre par des solutions monétaires me semble mettre la charrue avant les bœufs.

      cdt,

    5. @ VB
      1ère fois où je lis de vous un message (28 octobre 2010 à 21:01) entièrement incontestable (de mon point de vue).

    6. @ VB :
      Je connaissais nos différents. Je connais maintenant nos points communs.
      Mais je ne connais toujours pas votre ‘prix’.

  11. Je ne crois pas en une magie monétaire qui réglerait nos problèmes économiques, parce que tout simplement elle ne changerait rien dans le triptyque – salaires, prix et profits – . La technologie évolue et les paramètres du capitalisme en dépendent. La productivité est un paramètre comme la température dans une réaction chimique, il est certainement faux de considérer que le Bancor fonctionnera quel que soit la productivité.

    La productivité est à l’économiste ce que le moteur est à la Malicoco, puisqu’il s’agit de technologie ils n’y entendent goutte.

    Zebu, vous reprochez aux jeunes de n’avoir comme ambition que de perpétuer le système mais finalement vos propres exigences électorales ne sont caractérisées par aucune vision politique majeure.

    Il n’est possible de continuer ce système (à peu près) qu’en renonçant à une monnaie fondée sur sa demande, en renonçant aux prix libres. Ceci implique l’abolition des pouvoirs extra-démocratiques qui ne laisseront jamais faire.

    1. Il est important d’interdire de faire de l’argent, uniquement pour faire de l’argent, en se payant complètement de l’humanité, ainsi qu’il est toléré des ventes à découvert nu

    1. Alors là, vous oubliez les pauvres …
      Et la montée du pauvre,alors, ça fait peur aux riches …
      Les riches ayant à perdre face au pauvre qui n’ayant plus rien perdre,
      pourrait avoir des idées , qui sait ?

      Nota Bene :
      – Les riches = plusieurs individus capables de toutes sortes d’actions licites ou non, plutôt non …
      le plus remarquable chez les riches, c’est qu’ils pensent que leurs richesses sont dues à leurs mérites et hautes compétences .
      – Le pauvre = entité indescriptible, floue, anonyme, qui fait un peu peur …si ça s’attrapait !

      Le pauvre : voilà un péril autrement plus sérieux !

  12. C’est un jeune homme qui sort de l’université;sympa ,parfaitement bilingue ,un an en Australie dans le cadre d’un échange universitaire.Il postule à un emploi,une journée de test ,entretien ,ect.
    Fin de journée;on ne peut pas vous prendre vous êtes trop diplômé.
    Je ne serai pas étonné qu’il tente sa chance aux antipodes.
    Péril jeune.
    Choses vues, sans le talent de Victor.

    1. Je me rappelle d’une élection où, l’équipe sortante sentant le vent du boulet passer très près (à quelques dizaines de voix sur un canton) utilisa les ‘vieilles ficelles’ : on dépêcha de toute urgence les véhicules de la mairie pour ‘amener’ poliment les dizaines de vieux qui manquaient des maisons de retraite, libres évidemment de voter comme un citoyen en pleine possession de ses moyens intellectuels …
      L’élection ne se déroula pas dans un fauteuil mais bien dans un fauteuil roulant.

    2. Ne scindons pas ces périls (!), utilisés par les politiciens bas de plafond …
      Unissons-les! pour faire un vrai gros péril, qui fasse contre-poids aux neo lib.

  13. J’ai également regardé l’émission ”Mots croisés” et j’en retiens les impressions suivantes livrées en vrac :
    – deux leaders syndicaux n’ayant plus la maîtrise de la situation et humiliés car n’ayant rien obtenu
    – surtout le supposé plus catégorique des deux qui s’est vu tout simplement interdire la possibilité d’exposer des alternatives. Silence, on reste dans le cadre gouvernemental imposé.
    – une entente à peine dissimulée entre la patronne du Medef et le syndicat dit modéré ayant pour conséquence entre autres d’écarter, de décrédibiliser le supposé plus intransigeant.
    Il fallait être aveugle pour ne pas voir l’appel du pied lancé par Mr Chèrèque et repris immédiatement par la patronne du Medef et le représentant du gouvernement

    Au final, un goût amer avec une jeunesse sacrifiée qui surtout doit rester bien sagement assise sur les bans de l’école.

    1. J’ai vu l’émission par hasard, je n’aime pas ce journaliste, il m’insupporte beaucoup…

      Christian Estrosi et Laurence Parisot m’ont extrèmement agacé
      Laurence devrait regarder ce qui s’entasse dans nos poubelles de Marseille avant de plaindre les commerçants, avec leur gabgie de cartons, de polystyrène, de cagettes, et j’en passe …..
      Perso, d’accord je ne suis pas commerçante, mais déjà, toute l’année je trie mes emballages et après en cas de grève des poubelles, j’entrepose toutes mes petites poubelles à moi, sur mon minuscule balcon,
      Je pourrais comme les pleurnichards me mettre de sortir en plus d’une quantité abracadabrante d’emballages, le plus possible de vieilles reliques de mon appartement, -soit donc s’il s’agit d’un commerçant, opter d’envahir moi-même mon propre pas de porte, pour ensuite aller dire que ça m’a couté des milles et des cents,
      Je n’aime pas ce mauvais esprit
      C’est idem pour notre ministre de l’industrie

      La CFDT, je les classe avec le parti socialiste dans la tendance social-traitre, depuis déjà avec Nicole Notat, je n’ai pas remarqué qu’ils ai changé et c’est bien dommage, nous aurions besoin d’une CFDT, d’un PS sur qui pouvoir et savoir dont on peut compter, et qui ne va pas se coucher …
      (à Marseille, c’est la CGT qui domine, le cortège de la CFDT est franchement, proportionnellement vraiment moins important, alors que ce n’est pas du tout une question de gens, je branche n’importe qui, nous sommes tous très mécontents des visées de la gestion du pouvoir en place, les étiquettes syndicales ni changent rien …)

      L’émission est visible sur ce lien (peut-être seulement jusque dimanche)
      http://mots-croises.france2.fr/

      Je suis allée aujourd’hui à la manifestation de Marseille, il y avait toujours beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde, la mobilisation est toujours extrèmement forte, la manifestation toujours impressionnante, les gens toujours très mécontents
      (je ne manifeste pas pour moi, je sais depuis longtemps que je n’aurai pas de retraite, et que mes cotisations serviront à d’autres que moi
      en bref, je ne manifeste que depuis que le pouvoir méprise ouvertement le peuple, je serai dans la rue à toute prochaine manifestation, ..
      il est évident que cette réforme ne tient pas debout, ce n’est pas de capitaliser la sécurité sociale qui peut résoudre la crise, bien au contraire
      donc il serait par exemple beaucoup plus intéressant d’interdire les paris sur la fluctuation des prix
      N’est-ce pas l’usage de l’argent dont il conviendrait de réfléchir
      plutôt que de rêver que seule la quantité d’argent, soit disant, ferait la différence ??
      L’argent est un moyen d’échange, sa vocation est celle de circuler, elle n’est pas celle d’être captée pour en finir par être jouée contre l’humanité )

    1. Oui, soit oui ….
      mais il faudrait un plan, une perspective, une bousssole
      “..
      Il n’y a pas de sortie possible de la crise sans une lutte radicale pour le pouvoir démocratique de celles et ceux qui produisent les richesses tant matérielles que culturelles, sans une lutte pour un autre monde, celui du partage et de la communauté des biens, de la coopération des peuples, de la liberté et de l’émancipation humaine, la lutte pour un monde socialiste. Cette perspective suppose de concilier le développement humain avec l’impératif écologique.”
      Mais est-ce que c’est assez ???
      (le livre des recettes capitalistes est très étriqué, il ne présente aucun potentiel à l’imagination, la créativité, hors celui de son propre Dada, le culte de la profitation
      mais ces recettes sont claires, simples, éprouvées, efficaces …
      elles sont les mêmes depuis des siècles …)

  14. Pour ma part, je pense que mon ‘prix démocratique’ est celui-ci, sans qu’il soit définitif :
    L’addition s’il vous plait!
    Un petit digestif ?

    1. C’est là toute la différence.
      J’offre sans hésiter aux gens que j’apprécie. Car ils ont cette franchise que rien ne remplace.
      Je viens d’envoyer bouler un commercial qui me prenait pour un veau de 3 jours…

      Certes, la pertinence du CONsommateur est encore à améliorer. Mais la légère bavure de la discordance de la manipulation lacanienne actuelle permet de voir leur jeu de façon claire.

      Et cela n’a un prix, mais un coût.

    2. Au fait, Zébu…

      Si tu savais le nombre de commerciaux qui ont voulu me faire des cadeaux avant même que je travaille avec eux, tu en resterais sur le cul.

    3. @ Yvan :
      Je ne fais aucun cadeau (c’est pas encore noël).
      Et je ne ‘donne’ rien, encore moins pour des nèfles.

  15. Ah ah ah!
    Le vote démocratique, c’est un peu de folklore politique dans ce monde usé. Un peu ce que sont les manifestations aux révolutions, dans ce monde pourri. Du folklore, tout au plus.

    Voulez-vous voter utile?
    Achetez beaucoup d’actions, car le suffrage censitaire est la règle. La constellation de tyrannies entrepreneuriales multinationales se torche avec nos bulletins étatiques.

    En attendant un revenu universel et un bancor gésellien, rien ne nous oblige à oeuvrer pour l’inanité, à sauver ce vieux monde. Nous n’avons que l’embarras du choix, dans les processus de destruction et de “troisième voie” (ni Staline ni Tatcher) à notre portée.

    1. Qui vous parle de ‘sauver’ ce vieux monde ?
      Quant aux processus, en dehors de ceux qui ne relèvent absolument pas de notre volonté, lesquels ?

    2. Je sous-entendais les processus destructifs et créatifs déjà enclenchés (et parfois déjà existants) pour une auto-organisation du système pendant sa dissipation (l’effondrement du capitalisme que nous connaissons): squat, inactivité, économie souterraine, sabotage, agriculture biologique, hospitality club, WOOFERS, SCOP, coopératives, grève froide, grève déclarée, troc, don, vol, bénévolat, solidarité familiale et étendue, récupération (anti gaspillage) sauvage, arnaques à la banque, à l’assurance, insoumission, grève des loyers, boycotts en tous genres, système D, vélorution, tempérance, érudition… les individus surnuméraires, insensés ou inadaptés ne se suicideront pas collectivement. Ils vivront, différemment.

      La démocratie représentative n’est-elle pas le coeur pourri du vieux monde (et c’est vraiment le moins que l’on puisse dire)?
      Cessons de l’alimenter! Et espérons!
      Espérons que des entrailles de la charogne naisse une constellation de démocraties directes pacifiées par un revenu universel & un bancor gésellien.

      Ce qui se passe en Amérique latine est cependant encourageant. Reste à savoir si Mamy Zinzin donnerait de l’argent aux français indigents (matériellement parlant, nous nous comprenons) pour faire campagne…
      Je pronostic, mal gré, mon vote D$K dès 2012, insensible à la vengeance du chevalier de Vill€pin.

      L’épisode de l’analyse de l’émission, dans votre article, fut un vrai délice.
      Soyons nos propres médias!

    3. Quand les commerçants et les artisans auront enfin capté qu’ils sont pris entre le marteau et l’enclume
      (et cela ne devrait pas tarder à la mesure où la politique du gouvernement sacrifie le pouvoir d’achat de son propre peuple, cela volontairement, à moins de supposer ce pouvoir d’être stupide …)
      peut-être, que …
      (pour l’instant, le petit commerçant, le petit patron, le petit …. – le petit agriculteur est peut-être le plus conscient, parfois avec raison il manifeste … –
      qui sait si les petits patrons, petits commerçants comprenaient enfin qu’ils sont -cela sans aucun doute- dans le colimateur …
      (finalement, c’est principalement la finance qui déraille, le petit commerce et la petite industrie feraient bien de réfléchir ..
      (ils peuvent poursuivre de s’investir à fond à fond,
      -n’est-ce pas Robes_Pierre-
      , dans leur perspective maso, mais s’ils réussissent de comprendre que …, c’est pas que … mais si seulement Mamy Liliane peut acheter, … ils vont être nombreux de déposer la clef sous la porte – et personne ni pour acheter ni le fond, ni la petite entreprise, ni le stock, ni les machines, ni quoi …
      mais bon, ils vont bien finir par réaliser, …
      -car depuis le temps qu’ils crèvent la bouche ouverte …-

    4. @ Pipas :
      “pour une auto-organisation du système pendant sa dissipation”
      En règle général, quand le chaos s’installe, il n’existe pas d’auto-organisation mais bien la loi du plus fort. Sans compter que prôner le vol et l’arnaque au rang d’éléments sociaux constitutifs (pourquoi pas le viol et l’inceste, tant qu’on y est) d’une société alternative, merci. Mais non.
      Et c’est là justement où je ne comprendrais jamais ceux qui prônent le chaos en parlant d’anarchie, comme si c’était la plus haute marche de l’évolution humaine, en ignorant complètement ce que signifie ‘anarchie’.
      ‘Et de tout ceci naitra forcément quelque chose de bon’.
      A la fin des temps, sûrement.
      Mais la fin des temps, c’est comme « L’éternité, c’est long. Surtout sur la fin. » (Desproges).

    5. Anarchie Zébu, anarchie!
      Pas anomie: comme ce que l’on connaît actuellement, nommé différemment, pour mieux la pérenniser…

      Après un épisode économique chaotique comme le tsunami au Sri Lanka par exemple, la solidarité est la seule option. Lordon -qui n’est pas l’égérie des inadaptés- parle de risque financier comme il existe un risque nucléaire. Relisez Klein. Je vous l’avoue: il est triste de devoir se retrouver le dos au mur pour redevenir humain, mais bien des désordres seraient préférables à l’ordre actuel des choses. Non?

      Votre analogie entre vol ou viol de la propriété d’une part, et des personnes d’autre part, me peine profondément.
      Je pense possible d’être contre la propriété et contre le travail, sans pour autant être pédophile ou meurtrier; mais peut-être me trompe-je.

      En attendant une solution élitiste et structurelle au tumulte actuel -je pense qu’on peut toujours attendre le prochain G-Vain- j’aurai tendance à soutenir le squatteur contre l’agent immobilier ( comme cette senatrice des USA, qui était-ce déjà?) , le sans papier contre le policier, le voleur contre la banque, le récupérateur contre le gaspilleur, etc…

      À quoi bon demeurer légaliste, quand nos lois nous abrutissent et nous déshumanisent chaque jour un peu plus?
      La flibuste n’est en rien une fin, un mode de vie, mais un excellent moyen transitoire.
      La loi du plus fort, c’est la loi capitaliste, c’est celle sous laquelle nous vivons aujourd’hui.
      J’essayerai bien autre chose, quelque chose de moins hiérarchisé. Pas vous?

  16. Trop long, verbeux, universitaire, pas digeste à lecture… comme s’il fallait concilier la dérisoire prise sur le réél du politique avec la plus encore dérisoire dissertation “ad infinitum” du théoricien en chambre.

    Ah, Français…. qui vous complaisez avec des murs de mots, acrobaties sémantiques, etc…

    J’ai décroché à la fin du premier tiers. Pour vendre des idées il faut aussi séduire. La forme est souvent aussi importante que le fond. La clarté la restant la sophistication suprême. Comme disait l’autre.

    1. Tout à fait d’accord Mike.
      Je dirais même plus, j’ai l’étrange impression ces temps-ci que ce blog sert de déversoir à idées qui ne seront jamais réellement reprises pour se matérialiser en décisions politiques et législatives. Tout cela est bien beau mais qui, ici, se charge de pilonner nos représentants pour qu’ils digèrent cette foison d’arguments ?
      J’ai proposé ici même il y a qq jours la mise en slides des propos pertinents pour les rendre compréhensibles et réutilisables par nos politiques ou personnalités influentes. J’en ai encore chaud au joues… même Paul m’a répondu qu’il s’y refusait dans ses interventions ! et d’autres m’ont ri au nez.
      Eh bien voilà, la terre continue de tourner (mal) sans que les idées (riches) qui sont émises ici ne soient employées par la gente aux commandes.
      Thom

    2. Oui, oui, moi aussi je vous aime.
      Court, concis, appétissant et même … sexy !
      Sinon, j’aime bien aussi votre haine des universitaires. Seyant.

    3. @ Thom :
      “mais qui, ici, se charge de pilonner nos représentants pour qu’ils digèrent cette foison d’arguments”.
      J’ai bien un nom en tête mais j’ose pas …

    4. Traiter, dire; c’est trop long,
      -ou très dans le vent, cette répartie d’ à l’époque actuelle, qui permet de couper court à tout débat, dès qu’un peu pationné, ” vous êtes agressif et co .. ”
      Finalement est-ce que c’est de là, que peut s’avancer la question ???
      Ce texte est trop long, il est mal foutu, le plan n’est pas clair …
      soit, et alors, et mais et après ???
      d’en qualifier le style, plutôt que d’en débattre, est-ce là l’intéressant ???

  17. “Pour ma part, je pense que mon ‘prix démocratique’ est celui-ci, sans qu’il soit définitif :

    -1 interdiction des paris sur les fluctuations des prix,
    -2 interdiction de toute transaction avec des paradis fiscaux,
    -3 mandat représentatif, quel qu’il soit (politique, syndical, associatif, …) unique et renouvelable une fois,
    -4 référendum d’initiative populaire et révocation sous conditions des représentants élus,
    -5 réforme de la fiscalité devant permettre de financer un revenu citoyen à vie (complété lors de la retraite
    par des revenus différés),
    -6 droit à faire reconnaître toute compétence ou connaissance cognitive comme compétence professionnelle,
    -7 définition de la propriété commune (res communis) et d’un droit qui en relèverait,
    -8 monnaie internationale de type ‘bancor’.”

    bonjour!

    La sémiologie n’aide pas vraiment…
    quand bien même les deux chambres et l’exécutif seraient bourrés à craquer de pro-zébu, prêt à investir
    et capitaliser sur sa valeur démocratique (quel champ lexical malheureux, n’est ce pas?), et ce marché
    électoral peut les y amener, par quel miracle, un gouvernement appliquerait-il de telles lois?

    quant à leur contenu…honnêtement, je pensais à peu près comme cela, mais cela pose qq pb

    1 interdire la spéculation (volontaire ou non)…c’est un peu gros. si c’est pour désigner les cds ou des
    positions sans capital, ils n’auront qu’à changer les noms, saucissonner, ventiler…interdire la
    titrisation, c’est castrateur…mais au moins efficace…à l’international. c’est à dire?
    avec quels partenaires, en vertu de quel règle internationale, est ce seulement faisable dans le
    cadre de l’omc, ou plus simplement celui des accords financiers internationaux (bâle! la trilogie), ou
    un autre cadre pertinent? sinon çà reste dans la psychanalyse. voire un peu plus chrétien.

    2 interdire les vacances à Monaco…au delà de la boutade…Même avec une définition strict de ce qu’est
    un paradis fiscal, l’embargo n’est pas tenable, ou sanctionner nos joueurs parce qu’ils jouent comme
    tout le monde. c’est un sujet délicat, ne serait ce qu’en termes diplomatiques.

    3 rotation plus rapide du personnel politique…c’est vrai qu’ils ressortent aussi intelligents qu’ils
    n’y rentrent, pourquoi y passer du temps? d’un autre coté, faudra pas se plaindre après que ceux ci soient de
    moins en moins attachés à leur fonction, au point d’avoir besoin d’intéressements…insister sur la
    représentativité, autrement, on peut aussi bien voter tous les mois sans que çà change grand chose.
    Sinon, on peut éviter de voter deux fois pour le même, c’est pareil

    4 je dirais même plus…
    déchéance des droits civiques pour ceux qui ne tiennent pas leurs engagements solennels…
    Sinon, on peut éviter de voter deux fois pour le même, c’est pareil
    pour les réferendums, sans contraintes, ils n’ont force de rien du tout.
    Sarkozy n’en a t il pas un, gardé sous le coude et attendant les décrets
    d’applications?
    que ces réferendums soient législatifs, nom de nom, au peuple organisé de faire aussi
    la loi! sans çà, c’est du syndicat d’initiative, symbolique.

    5 personnellement, je n’aime pas le mot “citoyen” forgé par raffarin et utilisé à toutes les sauces
    (certainement pour masquer son goût…)…sinon…par quel miracle économique? (300 milliards minimum de
    coût annuel pour un RSA pour tous, 15% du PIB…2250 milliards pour l’UE). et cela constitue une trappe
    à salaires…le capitalisme est frileux, il ne faut pas compter sur lui…ceci dit, je vais pas chipoter,
    pour peu qu’il y ait des moyens de calmer les effets pervers (travailleurs frontaliers par ex)

    6 et vice et versa…une compétence cognitive, çà veut dire avoir un cerveau?:) cette compétence se verra
    reconnue…par un genre de diplôme…qui sera lui même reconnu sur le marché du travail…
    en fait je ne comprends pas le point 6

    7 Lordon a lui même concédé qu’il réinventait le fil à couper le beurre avec sa res communa…la république
    des citoyens et la mutuelle et ses affiliés. l’un comme l’autre (crédit agricole par exemple…) ont montré
    leur fragilité face aux tentations du capitalisme. encore qu’avec des citoyens concernés et cohérents(un
    citoyen normal, quoi!), un minimum corticalisés, dotés d’une mémoire à long terme et de quelques outils
    métaphysiques de bases (travail des garants de la tradition pour la continuité, mais où sont-ils maintenant
    que nous les avons brûlés, décapités, crucifiés, fusillés, méprisés…? saurions nous seulement les
    reconnaître?)

    8 au sujet du bancor…pour remplacer le dollar comme réference internationale, donc. je me suis toujours
    demandé (“tjrs”, j’éxagère disons depuis le bombardement de l’ex yougoslavie.) ce que feraient les US quand
    leur économie aura mis le second genou à terre de leur puissance militaire. ou la chine face au vide
    démographique russe pourvu de matières premières à sa frontière nord, une fois les US désarmés.

    De manière moins pessimiste, l’existence du bancor nécessite un ordre international derrière lequel la
    grosse part du PIB mondial (en premier chef ceux qui possèdent les constituants du bancor (qq devises
    réputées stables et qq matières premières. ces devises auront des contraintes fortes tout en ayant une
    marge de manoeuvre faible, comparable à l’euro…les inconvénients du dollar sans ses avantages. du coup,
    les matières premières constituants le bancor seront pour elles stratégiques…pas sur que cela soit
    vraiment mieux même si l’hypothèse est étudiée au ministère depuis presque un an. et en discussion
    avec les homologues de quelques grands pays. et les réserves sont en dollars actuellement, beaucoup de choses
    (pas très démocratiques) sont faites pour le soutenir. pour le moins, la décision n’est pas mûre.
    l’étalon or ou équivalent me paraît plus sain sur la durée.)).

    çà fait pas mal de contraintes à intégrer, pour un gain minim, et non garanti, pour filer ta métaphore.
    3 projets internationaux…en pratique impossible (à par le prêche…). une réforme fiscale…qui
    techniquement a besoin d’une zone monétaire complète, niveau européen…le prêche ici c’est bien…
    ce sont les contributeurs nets qui apprécieront…sans compter la concurrence accrue…pas impossible
    que çà puisse passer…en ue…en france, ce sera moyen porteur…
    et deux réformettes électorales. Un projet déjà fait et un point que je ne saisis pas.

    De toutes façons

    quand bien même les deux chambres et l’exécutif seraient bourrés à craquer de pro-zébu, prêt à investir
    et capitaliser sur sa valeur démocratique (quel champ lexical malheureux, n’est ce pas?), et ce marché
    électoral peut les y amener, par quel miracle, un gouvernement appliquerait-il de telles lois? ^^
    au niveau national il y a bloquage du niveau européen. Et au niveau européen c’est soit le conformisme
    libéral des écoles américaines, soit le parapluie de l’Otan (ordre temporel de l’amérique du nord…),
    voire la carotte et le bâton, pervers qu’ils sont. impossible de ce mettre d’accord à 27 sur autre
    chose à l’évidence. quant à l’onu, le fmi, la bmi, et j’en oublie, par qui sont-ils financés? qui en
    sont les bras armés? Vu d’une autre planète, çà pourrait faire rire : c’est grâce à nous qu’ils financent
    leur déficit. des vassaux finançant leur vassalité. à l’echelle de l’individu, c’est de l’esclavage,
    inconscient…

    1. Toutes les critiques sont recevables.
      En retour, souffrez que je vous fasse la liste de vos propositions (du moins, de ce que j’en perçois) :
      – corde,
      – couteau,
      – gaz,
      – électrocution,
      – revolver,
      – guerre nucléaire,
      – épidémie.
      Si j’étais vous, je choisirais ‘guerre nucléaire’, car au moins vous auriez le loisir de ne pas partir seul.

  18. En principe, vu l’accélération de la petite sauterie financière en cours, nous n’aurons bientôt plus qu’à élire à main levé le chef de clan de chaque village.
    En faisant en sorte de se lier avec les villages aux alentours pour une défense commune.
    Et viser un peu plus loin en voyant s’il est possible de se regrouper au niveau de région ou département.

    Avenir sombre..???
    Non.

    Il n’y a plus que deux alternatives qui sont soit un nouvel effondrement bancaire ou une hyper-inflation.
    Mais dans tous les cas, je plains le “riche”.
    Voir Lordon aux économistes enterrés.

  19. Une pensée subite :

    Est-ce que vous ne pensez pas comme moi que les sondages, tout comme les chiffres de manifestants, tout comme les mesures d’audimat, tout comme la mesure de CONfiance, tout comme les mesures de “moral”, tout comme les mesures de lecture de presse people, tout comme les cours de bourse, tout comme les chiffres faux du chômage, tout comme les PIB, tout comme les mesures de “popularité”, tout comme la météo trafiquée, tout comme…

    Il me semble qu’il y a un pays qui parle de dream… jemerappelle plus lequel.
    Y parle de freedom, aussi.
    Mince, rappelez-moi.

    1. Les chiffres du chômage depuis pas mal de temps, et aujourd’hui ceux du mécontentement à l’adresse de notre gouvernement et co ….
      sont trafiqués, …
      du moins de ce que j’en vois de ce que j’en peux comprendre ….
      à partir de ce que je vois …
      (Désolée pour Sarkosy, mais à par si Johnny qui peut peut-être l’initier à chanter, le mal-aimé, je suis le mal-aimé ..

  20. Les pauvres gens s’en donnent bien de la peine d’écrire des choses courageusement.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Zébu

    Quelle dépense d’énergie, quelle grande patience de la part des citoyens, quel gachis pour la société, quel plus grand mépris de l’autre aussi …

  21. Pourtant, si, à ce vote solitaire, j’agrège plusieurs autres votes, son ‘statut social’ devient plus important et sa ‘valeur’ augmente.

    C’est ce que voulait réaliser Patrick Sébastien avec le mouvement DARD, agréger les opinions pour compter dans le débat des futures échéances électorales.

    C’est une excellente idée à reprendre et à développer, d’autant plus que sur ce blog nous avons déjà de nombreux atouts :
    * les outils théoriques pour comprendre les enjeux essentiels
    * le nombre (vu la fréquentation du blog)
    * l’ouverture de Paul dans les médias et les milieux politiques

    Et sans oublier nos connexions éventuelles avec d’autres initiatives citoyennes.

  22. Bonjour,

    Commençons donc par les faire tous partir avec notre vote… vous voyez à quel refrain je me référe n’est ce pas ?

    Le reste viendra tout seul, naturellement, comme un fruit que l’on cueille.

    Si et seulement si le processus démocratique est respecté par tous les partis …

    cordialement

  23. + interdiction de la même pub en boucle
    + transparence des statistiques
    + interdiction efficace de bourrer les urnes
    d’autres + à venir , en formation rapprochée dans ma petite tête

    et que votre grain de senevé grandisse jusqu’au ciel

  24. J’ai 39 ans et je pense que mes chances de toucher une pension correcte sont faible.
    Alors que faire ? Prendre une pension extra légale dans une banque qui risque la faillite ?
    Economiser et placer sur un compte épargne dans une monnaie qui risque l’hyper inflation ?
    Placer mes économies dans des pièces d’or aussi inutiles que polluantes ?
    Finalement placer ses économies dans un fond de matières premières dont on aura toujours besoin n’est pas une mauvaise idée …… avec le peak oil à venir ….
    Finalement en faisant cela j’augmente le stock des matières premières (si le fond stocke physiquement) ce qui augmente la résilience en cas de pénurie et devrait avoir un effet stabilisant sur les prix.
    Mais en achetant des matières premières dont je n’ai pas un besoin direct (quoi que je puisse arguer que durant ma retraite j’utiliserais pas mal de litres de pétrole, de kilos de blé, d’acier et autres) je spécule sur le prix des matières premières…
    Paul en quoi faire confiance dans des “hard assets” est il dommageable pour la collectivité ?
    Je comprends que la finance utilise l’accaparation de production pour créer des pénuries artificielles bien rentables pour eux et ce genre de vol à mais armée devrait être interdit mais interdire tout pari est il vraiment intéressant et ou est la limite ?
    Un fond qui à la place de stocker lui-même utilise des future dont il fait un roll over à l’échéance de manière automatique est il toxique ? (Genre Rogers international Commodity index)?
    Je crois aux valeurs de solidarité et de démocratie sociale, je suis même militant syndical mais je constate que la solidarité existe presque uniquement dans des groupes humains avec un intérêt commun et que l’individualisme et la peur de perdre son emploi paralyse les plus braves.
    Le recul du droit des travailleurs vient aussi du fait qu’un droit n’existe que si on l’exerce… Quand on voit qu’entre une citation et une audience au tribunal du travail (de Bruxelles) il faut deux ans minimum… sans parler d’appel …. Beaucoup de personnes réfléchissent à deux fois avant de faire valoir leurs droits.

    1. Félicitations, et surtout n’oubliez pas de profitez de la vie maintenant.
      Inutile de s’angoisser pour l’avenir. La pluspart des choses pour lesquelles ont s’inquiète ne se produisent pas.

      Essayons déjà de limiter les dégâts considérable des politiques actuelles.

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