LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 24 DECEMBRE 2010

« Tout s’arrange ! »
Le retour des économistes
La Chine sauve l’euro
Bien ranger les dominos
CE N’EST PAS UN PROBLEME DE LIQUIDITE MAIS DE SOLVABILITE !
L’empereur est tout nu
Savent pas, peuvent pas, veulent pas
Karl Marx et la fin du capitalisme
Faire revenir des pilotes dans la cabine de pilotage

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183 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 24 DECEMBRE 2010 »

  1. Bonsoir PAUL

    Vous semblez souhaiter maintenant la venue d’un messie. Serait-ce que vous avez tiré en conclusion définitive qu’il n’y a plus rien a attendre de ceux qui sont normalement en charge de régler ces problêmes?
    Le dernier qui s’y est risqué a fini sur une croix. Vouloir chasser les marchands du temple n’est pas sans risque. Ces honnêtes gens se cachent derrière la loi, ce qui est légal est moral, et feront appel aux tribunaux et ils gagneront. Il faut donc qu’ils ne soient plus en état de se plaindre.
    Ils ne sont pas récupérables tout comme les tenants de nos institutions qui les protègent.
    La solution nous la connaissons, il faudra bien nous y résoudre ou nos enfants nous maudirons tous de les avoir fait esclave.

  2. J’espere que vous avez écouté Michel Aglietta sur France culture ds l’Esprit public ce matin .

    Lui aussi , comme vous Mr Paul Jorion , et comme beaucoup d’autres d’ailleurs (en France comme aux USA) et dont la liste n’est pas si short que cela au final …avait annoncé la crise du sur-endettement et les dérives du capitalisme (cf livre) !!

    En attendant son exposé sur la crise et ses prolongements était pédagogique et je vous invite a vous en inspirer pour votre blog-vidéo car il est possible de developper des idées de maniere exhaustive meme sur un format audio ou vidéo de court format . Les 45mn d’Aglietta etaient de surcroit entrecoupées de pseudo-questions de journalistes et d’un économiste , donc il ne lui restait finalement que 30 mn de parole .
    Donc en 15 mn de vidéo bien “nourrie” vous devriez etre apte a faire plus et mieux que vous ne faites ces temps-ci Mr Paul .

    Salut(ations) et joyeuses fetes.

  3. Un article du Diplo de 2005 où Žižek s’en prend, à mon avis de façon pertinente et en tout cas plutôt marrante, au bouddhisme taoïsme new-âge comme complément idéologique du capitalisme financiarisé mondialisé. Son développement analogique part d’une critique sur la revanche des Sith, troisième épisode de la première trilogie star war de Lucas à l’époque. Il rejoint un peu par là ses travaux sur l’imaginaire symbolique et les archétypes de Jung et de la pensée New Age.
    C’était avant la panne de moteur de 2007, mais est-ce-que la “distance zen” n’aurait pas encore quelque effet délétère sur l’équipage et une bonne partie des passagers ? On s’demande… La continuité, la réalité objective n’existe pas, paix intérieure… 🙂

    Pour en revenir à La Revanche des Sith, le film paie son allégeance à ces thèmes du New Age non seulement par sa confusion idéologique, mais aussi par sa médiocrité narrative : la transformation d’Anakin en Dark Vador, moment capital de toute la saga, n’atteint pas à la grandeur tragique qui conviendrait. Au lieu de se concentrer sur l’orgueil d’Anakin comme désir irrésistible d’intervenir, de faire le bien, d’aller jusqu’au bout pour ceux qu’il aime (Amidala) et, par conséquent, de sombrer dans le côté obscur, Anakin est simplement présenté comme un combattant indécis, qui glisse vers le mal en cédant à la tentation du pouvoir et en tombant sous la coupe du mauvais empereur. Autrement dit, George Lucas n’a pas la force de mettre réellement en œuvre les parallèles République-Empire et Anakin-Dark Vador. C’est l’obsession même d’Anakin pour le mal qui le transforme en monstre…

    Quels parallélismes en tirer ? Au moment où la technologie et le capitalisme « européens » triomphent à l’échelle planétaire, l’héritage judéo-chrétien, comme « superstructure idéologique », semble menacé par l’assaut de la pensée « asiatique » du New Age.

    Le taoïsme est en passe de devenir l’idéologie hégémonique du capitalisme mondial. Une sorte de « bouddhisme occidental » se présente désormais comme le remède contre le stress de la dynamique capitaliste. Il nous permettrait de décrocher, de garder la paix intérieure et la sérénité, et fonctionnerait en réalité comme un parfait complément idéologique.

    Les gens ne sont plus capables de s’adapter au rythme du progrès technologique et des bouleversements sociaux qui l’accompagnent. Les choses vont trop vite. Le recours au taoïsme ou au bouddhisme offre une issue. Au lieu de tenter de s’adapter au rythme des transformations, mieux vaut renoncer et « se laisser aller » en gardant une distance intérieure vis-à-vis de cette accélération qui ne concerne pas vraiment le noyau le plus profond de notre être…

    On serait presque tenté de ressortir, pour l’occasion, le cliché marxiste sur la religion comme « opium du peuple », comme supplément imaginaire à la misère terrestre. Le « bouddhisme occidental » apparaît ainsi comme la manière la plus efficace de participer pleinement à la dynamique capitaliste tout en gardant l’apparence de la santé mentale.

    S’il fallait chercher un pendant à l’épisode 3 de La Guerre des étoiles, on serait tenté de proposer le documentaire d’Alexander Oey, Sandcastles. Buddhism and Global Finance (« Châteaux de sable. Le bouddhisme et la finance mondiale », 2005), indicateur merveilleusement ambigu de la difficulté de notre situation idéologique, qui entremêle les commentaires de l’économiste Arnoud Boot, de la sociologue Saskia Sassen et de l’enseignant bouddhiste tibétain Dzongzar Khyentse Rinpoche.

    Saskia Sassen et Arnoud Boot discutent de l’étendue, du pouvoir et des effets de la finance mondiale. Les marchés des capitaux peuvent, en quelques heures, faire monter ou anéantir la valeur de sociétés ou d’économies entières. Khyentse Rinpoche leur oppose des considérations sur la nature de la perception humaine : « Libérez-vous de vos attaches à ce qui n’est qu’une perception et n’existe pas en réalité », déclare-t-il. De son côté, Saskia Sassen affirme : « La finance mondiale est essentiellement un ensemble de mouvements continus. Cela disparaît et réapparaît. »

    Dans la vision du bouddhiste, l’exubérance de la richesse financière mondiale est illusoire, coupée de la réalité objective : la souffrance humaine engendrée par les transactions qui s’opèrent dans les salles des marchés et des conseils d’administration invisibles à la plupart d’entre nous. Quelle meilleure preuve peut-il y avoir du caractère non substantiel de la réalité qu’une gigantesque fortune pouvant se réduire à rien en quelques heures ? Pourquoi déplorer que les spéculations sur les marchés à terme soient « coupées de la réalité objective » alors que le principe fondamental de l’ontologie bouddhiste énonce qu’il n’y a pas de « réalité objective » ?

    Ce documentaire fournit ainsi la clé de La Revanche des Sith. La leçon critique à retenir, c’est que nous ne devons pas nous engager corps et âme dans le jeu capitaliste, mais que nous pouvons le faire… en gardant une distance intérieure. Car le capitalisme nous confronte au fait que la cause de notre asservissement n’est pas la réalité objective en tant que telle (qui n’existe pas), mais notre désir, notre avidité pour les choses matérielles et l’attachement excessif que nous leur portons. Par conséquent, ce qui nous reste à faire est de renoncer à notre désir pour adopter une attitude de paix intérieure…

    Pas étonnant qu’un tel bouddhisme-taoïsme puisse fonctionner comme complément idéologique de la globalisation libérale : il nous permet d’y participer tout en gardant une distance intérieure… Capitalistes oui, mais détachés, zen..

    .
    Slavoj Žižek.

    1. Quelle idée débile de la spiritualité orientale en général et du Taoïsme et du Zen en particulier !! C’est aussi idiot que réduire la France au béret basque et à la baguette mal cuite.

      “Puisse Dieu donner au philosophe la faculté de pénétrer ce que tout le monde a sous les yeux !”
      (Witgenstein en 1947)

  4. Mr Jorion ,

    EN gros le modele actuel est du au monde anglo saxon , si vous prenez Napoleon comme
    point de reference , ca va pas le faire de leur coté . Je vous propose des personnages plus
    interessants :

    1) Ste Genevieve (Attila –> Les Chinois)
    2) Charlemagne : le premier europeen
    3) Charles VII : il boute les anglais mais leur laisse croire pendant tres longtemps qu’il vont Gagner
    4) Domenech comme symbole d’un monde qui ne veut pas s’ecrouler , meme si visiblement
    les resultats n’y sont pas

  5. Monsieur Jorion,

    J’ignore si vous l’avez mais je l’aime bien.

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/wikileaks-17-03-2008-le-probleme-86409

    Apprendre que le problème d’insolvabilité était connu et reconnu à cette date m’a déjà bien épaté. Mais apprendre que ce monsieur a annoncé clairement la méthode pour affronter le problème et qu’elle a été (à mon avis) appliquée m’a soufflé.

    Je suis soit un naïf, soit c’est si énorme que je n’arrive pas à y croire. Les événements que j’ai pu noter sont en accord avec cette information.

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