LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 31 DECEMBRE 2010

« … on ne rétablira pas la confiance en mentant, on rétablira la confiance en disant la vérité »

Le risque systémique

Mervyn King en mars 2008 : « Une question de solvabilité, pas de liquidité »

La transparence

Les révolutions

Socrate et la philosophie

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128 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 31 DECEMBRE 2010 »

  1. Bonjour Monseur Jorion,

    Croyez vous réellement que les responsable politico-financiers ont vraiment agi par paternalisme en taisant la banqueroute générale ?

    A mon sens, au pire, ils n’ont pas voulu perturber la machine à consommer, au mieux, ils auraient pu craindre de sérieux débordements populaires…

    Où serait donc ce paternalisme sachant pertinemment que leurs priorités cupides sacrifient des centaines de milliers de personnes qui, durablement privées d’emploi, vont peu à peu sombrer dans la misère de la rue…

    Êtes vous si magnanime à leur égard pour vous protéger de leurs éventuelles représailles ou simplement, n’avez vous pas encore vu ce qui se cache derrière les masques ?

    Malgré mes doutes quand à leur réalisation, vu l’ambiance du moment, je vous fais tout de même part de tous mes vœux pour la nouvelle année qui arrive dans quelques heures.

    Bien à vous – Philippe

    1. Pour ce qu’on sait d’eux par ailleurs, chez des gens comme Mervyn King, c’est en effet le paternalisme.

      Notez quand même que j’ai mentionné en premier comme motivation : « self-serving », l’intérêt personnel bien compris.

    2. Soit, je présume que vous connaissez mieux les personnages que je ne les connaîtrai jamais, pour ma part, n’ayant, je crois, aucune chance de les croiser dans le temps qui me reste à vivre et veux bien donner crédit à votre jugement…

      Cependant, leur notion du paternalisme me semble très sélective et pour le moins, au profit, peut être, des seuls membres imminents de leur caste sociale ? Parce que j’ai la nette impression qu’ils se moquent pas mal du pékin de base à qui on vient couper l’eau ou le courant pour ne pas avoir eu les moyens d’honorer la facture…

      Merci en tout cas pour votre réponse et quoi qu’on en dise, Monsieur Jorion, j’admire, comme beaucoup d’autre fidèles à votre blog, le travail que vous faites ainsi que votre engagement… Et Attention aux excès festifs de cette nuit, nous comptons sur votre pleine forme pour votre retour en 2011… 😉

  2. Pourquoi s’obstiner à espérer changer les institutions et ceux que nous sommes amenés à élire sous couvert de choix librement consenti ?

    L’Homme ne changera pas. Nous refoulons ce que nous sommes.

    C’est d’ailleurs ce qui nous angoisse.

    Pour surmonter celle-ci, nous espérons. Et ainsi de suite…

    Cela n’a que trop duré. L’espoir ne fait plus vivre.

  3. Comment nos politiques vont ils gérer l’insolvabilité des banques?
    Peuvent ils réellement dire au peuple…votre épargne a disparu? je ne le pense pas.

    bonne année.

    1. Qu’est ce que l’insolvabilité pour une banque? Ne pas pouvoir rendre l’argent qui lui a été confié.

      Je suppose que les politiques ont géré l’insolvabilité des banques par la planche à billet . A moins que j’ me trompe sur le terme « insolvabilité » appliquée aux banques.

      Au passage, donc, quelques banques ont disparues , dont une énorme qui se trouvait être un ancien concurrent d’un homme très bien placé au gouvernement des Usa.
      Dans les dommages collatéraux notoires , on peut compter une nouvelle et forte défiance vis à vis du système capitaliste .Et probablement , par la surabonde de liquidité, une nouvel essor de la spéculation et de l’endettement .Pour ce qui est de l’inflation , les moyennes permettent de faire croire que tout le monde subie les péripéties financières de la même façon .

      Comment rétablir la confiance? . En disant la vérité propose à son tour maitre Paul ( qui n’arrive toujours pas à rajouter la particule « saint » bidule qui, normalement , précède le nom de quelques philosophes qu’il cite de temps en temps .
      Je dis çà juste pour prouver que dire la vérité n’a pas que pour conséquence de rétablir la confiance . Dire la vérité peut énerver, voir agacer, voir étonner ( « ha vouai, tiens , j’avais pas vu  » ou le mot saint n’est qu’un titre auquel je ne crois pas, me gonfle ce mec! » .
      En l’occurrence, ce n’est pas mon intention vu que l’homme Jorion est vraiment fort saint pathique .

      En imaginant donc que sarko lui même , pensant rétablir la confiance, dans un nouveau discour , se mette à dire la vérité :
       » Mes biens chers compatriotes, d’accord, je le reconnais, ce n’est pas Carla qui est grande , c’est moi qui suis petit ! » . Franchement , un tel discour aurait de la gueule ! P’têt même que çà ferait sourire en ces temps moroses.
      Par contre, quand il enchainerait sur le pourquoi de ses mensonges , çà risquerait de pas se passer très bien pour lui et ses amis milliardaires .Je vous laisse imaginer …
      « Je suis , comme beaucoup de président, incapable d’écrire moi même mes discours dont j’ai l’air d’être si convaincu etc… »

      Sur ce, bonne soirée !
      J’espère que les vignerons nous auront fait un bon champagne , et qu’un foultitude cotillons égaieront le quotidien de tous .

      Avé braves gens ! Ceux qui vont picoler vous saluent .

  4. Bon sang ! Cette présence au monde que vous nous offrez ce 31 décembre 2010, Paul. Magnifique et exemplaire.

    Des mots qui contiennent et débordent largement le simple cadre d’une conscience individuelle : une vision reliée à un tout, et par le fait, au monde vivant. Beaucoup d’esprit donc, et avec ça un sens des responsabilités qui n’est pas de la roupie de sansonnet que je sache. Une pensée qui donne du sens pour d’autres qui recherchent.

    Nietzsche :
    «Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.»

    1. et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe.»

      …et repartent dans le ventre de corbeaux… (honteuzéconfus…)

  5. Paul, François, Julien et tous les contributeurs, merci pour cette lumière sur la réalité, votre détermination, vos réflexions qu’on lit avec addiction, indignation , et vos actions qui changeront le monde.
    Bonne année 2011, que la Force soit avec vous et à demain!

  6. Mais si! Les responsables de la crise ont été retrouvés et punis, M. Jorion!
    Regardez Kerviel! Madoff! Épouvantails corrompus qui n’en finissent pas de choir!
    Une belle leçon de moralisation du capitalisme!
    La malédiction de certains, la béatification d’un système!

    S’agissant de l’empathie, bien entendu, il faut être en bonne entente avec ses voisins; mais avons-nous un intérêt quelconque à une bonne entente avec nos banquiers?

    Au passage, le Crédit Coopératif (alias BP) a dû embaucher à temps plein pour les nouvelles inscriptions du mois dernier, 3500, trois fois plus que d’ordinaire (source Le Monde) suite au Bank Run avorté de Cantona dit le Spartacus de la finance.
    Une belle leçon de moralisation du capitalisme!
    Longue vie au social-washing*!

    *modèle analogue au green-washing, qui en son temps permit aux entreprises de ne pas rater le virage écolo au moyen d’un coup de peinture verte sur leur enseigne radioactive.

    Plus sérieusement, lorsque nous serons las de contempler le spectacle de l’effondrement financier, nous devrons nous pencher sur l’insolvabilité de notre dette entropique, phénomène autrement moins symbolique.

    Bonne année 2011 à tous et molo sur le champagne!
    En bonus, les voeux présidentiels sur http://www.la-bas.org/

  7. Ah tiens ! Ya Julliard, Jacques de son prénom, qui vient de citer Jorion (tout seul sans acolytes) comme l’économiste qui avait le mieux et le plus tôt analysé la crise du capitalisme (grosso-modo, m’a-t-il semblé), lors d’un intéressant débat avec Mélenchon sur France-Q, à propos de populisme, si j’ai bien compris le thème (pris en cours).

    Bravo Popaul ! Julliard en quasi-zélote jorioniste, c’est pas mal. Même si ses prises de positions l’ont quelque peu « hétérodoxisé » et donc marginalisé (plus d’obs), il sait encore se faire entendre.
    Merluche a pas trop bronché, même s’il a tout de suite tiré la couverture pour dire qu’il tient ce discours (çui de Jorion)depuis 20 ans… Mais sur ce que j’ai entendu, il est bon ce bougre de Mélenchon, dans son rôle en tout cas (celui qu’il s’est choisi), à cheval sur la ligne jaune…

  8. Meilleure année possible à toutes et tous !

    «A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’asseoir. La place demeure vide, mais le couvert reste mis.» René Char

  9. Dire et savoir la vérité n’a jamais et ne changera jamais les comportements. De plus les politiques ne mentent pas puisqu’ils ne disent rien. Ce qui manque c’est la vertu, comme le courage, l’honneur, avoir honte etc … Tout cela a disparu sauf quelques-uns. La populace décérébrée ne veut entendre parler que de ses petits désirs, et élit des politiques a son image. Des esclaves élisent de maitres-esclaves car c’est (semble-t-il) tellement supérieur de se laisser dominer par ses désirs. La négation même de la liberté. A partir de là tout le monde est bien d’accord pour faire l’autruche.
    La perversion, la corruption sont au fondement même de la démocratie. Qui n’apporte que dévastation et extermination partout ou elle va.

  10. Cher paul,
    y’a-t-il en France un ou des partis politiques porteurs des principes que vous défendez ? si oui, il faut appeler à s’engager à leurs côtés. ce « faire quelque chose » ici et maintenant, passe par la repolitisation des individus. c’est à cette condition que le grand animal – le peuple tout entier – pourra imposer ce qu’il désire.

  11. Il ne me semble pas que « l’hémorragie » comme vous dites, soit stoppée!
    Si les banques centrales en rajoutent tant de fraîche tout le temps, c’est parce qu’il y a d’énormes fuites (en avant) de monnaie hors circulation.
    Si on continue à émettre une monnaie pour ne pas circuler, il n’y aura aucune solution possible.
    De même, aucune réduction de dette d’aucune sorte n’est possible dans le système monétaire tel qu’il est.
    Vous souhaitez que l’on dise la vérité, voila, je la dis et la répète, en tout cas c’est ainsi que je vois les choses.
    Bonne année 2011

  12. Le discours de Toulon comme beaucoup d’autres discours de mr Sarkozy sont des discours de « rabouilleur » sous une apparence de vérité ils dissimulent les actes
    A l’inverse de Socrate les politiques qui eux,ont des responsabilités, doivent être jugés sur les ACTES et pas seulement sur leur bonne mine.Pour l’instant le discours de Toulon comme celui du G20 et les autres, ont été mis sur le compte des bonnes intentions ou du volontarisme.
    Gageons que pour les prochaines élections présidentielles on évitera de faire le bilan des
    RESULTATS associés beaux discours et aux beaux slogans.
    Quant à la corruption je serais plutôt d’accord avec Mr Stiglitz qui dit qu’elle fait partie de la nature humaine en quelque sorte c’est le huitième des péchés capitaux.Mais il dit aussi que le rôle des politiques c’est de la juguler, mais ce n’est pas le cas dans les oligarques (des hauts de Seine pour la plupart) qui entourent notre président, je laisse au « canard enchainé » le soin d’en mentionner quelques uns.
    Si pour cette nouvelle année nous continuerons à alimenter ce blog je doute de l’efficacité face à un systême bien en place.Mais c’est vrai c’est çà la démocratie.
    Ceci dit: BONNE ANNEE A TOUS

  13. Meilleurs voeux Paul, à vous, à votre famille ainsi qu’à toutes les personnes du blog françois Leclerc et les autres.

    Avec l’espoir d’une prise de conscience « mondiale » pour changer ce monde.

    1. Cette démarche me parrait tout à fait en ligne avec l’évolution socio technologiques que nous vivons: les emplois de plus en plus remplacés par des processus automatiques et dont les gains de productivité n sont pas répartis équitablement, si ce phénomène est laissé à son libre cours nos sociétés s’exposent à des émeutes tout à fait semblables à celles de 1831 lors de la révolte des canuts à Lyon.
      Il serait urgent de lancer un mouvement mondial en faveur du revenu de base inconditionnel et je dirais plus que vous, non pas pour
      Que chacun puisse participer un minimum!
      mais
      Que chacun puisse participer de manière décente!

      Le principal frein à une telle évolution vers un revenu de base universel n’est plus une question de ressources mais une opposition politique moraliste qui ne semble pas prète à ce que des individus reçoivent un revenu sans une contrepartie laborieuse; « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front »…

      Tel n’est pas mon point de vue. Je pense que le travail devrait devenir
      un honneur de contribuer au groupe social auquel on appartient et non une obligation purement alimentaire.

      Je redonne les références du livre de Martin Ford qui lui aussi soutient l’idée d’un tel type de société: Lights in the Tunnel, livre disponible gratuitement ici (http://www.thelightsinthetunnel.com/ )
      Avec l’accord de l’auteur, l’éditeur a décidé de mettre ce livre en libre accès afin d’en faire connaître les idées le plus largement possible.

      Le livre n’est pour le moment disponible qu’en anglais, ce qui est déplorable compte tenu de son contenu fondamental. Je veux bien participer à sa traduction, mais pas faire la traduction tout seul.

      Bien à vous.

      Paul

    2. La discussion sur le revenu de base inconditionnel est accessible à tous et amène rapidement à des questions existentielles : il faut la mettre en avant.

  14. Mettre la corruption au compte de la nature humaine pour y renvoyer, dos à dos, le peuple et les élites , constitue, il me semble, un détournement capitaliste du sens de la servitude volontaire. La corruption capitaliste ne serait-elle pas l’envers du salariat, le double qui en renforce l’efficacité ?

    Lordon aborde la question de l’organisation économique en posant la question suivante : quelqu’un a envie de faire quelque chose qui demande d’être plusieurs, comment s’y prendre ? La voie salariale résout le problème de l’enrôlement au désir du maître, mais ne mobilise que les passions tristes. Par contre, la voie corruptrice s’offre comme un court-circuit efficace pour enrôler au service du maître tout en évitant la contrainte du respect de l’ordre hiérarchique. Des « promotions canapés » aux « prélèvements de la main gauche sur rétrocommission », la gamme des dispositifs d’enrôlement corruptifs est assez large pour que celui qui se trouverait piégé à son étage salarial y patiente. Quelle que soit son origine de classe, chacun peut en effet se sentir légitimement doué à se faire mobiliser par les passions mauvaises. Mieux, le moindre avancement distribué selon l’axe corrupteur verra son rendement multiplié du fait d’être reçu comme une promesse d’accès à un monde sans limites : le cinquième couteau éprouve déjà le sentiment de faire partie des Illuminati.

    S’il nous revient de dépasser la nature, c’est donc que nous nous inscrivons dans une histoire humaine de la nature humaine et la nature de la « corruption » n’est pas intangible. De même que le système des passions capitalistes diffère du système des passions féodales (par exemple sur le vertige de l’illimité ), nous pouvons en produire un neuf en retravaillant le rapport salarial. L’entreprise sera de longue haleine, ainsi, Montaigne à donné au Discours de la Servitude volontaire le titre de : « Le contr’un » en raison de ce petit bout de phrase du Discours : (la nature) « «… a monstre, en toutes choses, qu’elle ne vouloit pas tant nous faire tous vnis que tous vns…  » .

    1. Premierement, cela est, comme ie croy, hors de doute que, si nous viuions auec les droits que la nature nous a donné & auec les enseignemens qu’elle nous apprend, nous serions naturellement obeïssans aus parens, subiets à la raison, & serfs de personne. De l’obeïssance que chacun, sans autre aduertissement que de son naturel, porte à ses pere & mere, tous les hommes s’en font tesmoins, chacun pour foy; de la raison, si elle nait auec nous, ou non, qui est vne question debattue à fons par les academiques & touchee par toute l’escole des philosophes. Pour cette heure ie ne penserai point faillir en disant cela, qu’il y a en nostre ame quelque naturelle femence de raifon, laquelle, entretenue par bon conseil & coustume, florit en vertu, &, au contraire, fouuent ne pouuant durer contre les vices suruenus, estouffee, s’auorte. Mais certes, s’il y a rien de clair ni d’apparent en la nature & où il ne soit pas permis de faire l’aueugle, c’est cela que la nature, la ministre de Dieu, la gouuernante des hommes, nous a tous faits de mesme forme &, comme il semble, à mesme moule, afin de nous entreconnoistre tous pour compaignons ou plustost pour freres; & si, faisant les partages des presens qu’elle nous faisoit, elle a fait quelque auantage de son bien, soit au corps ou en l’esprit, aus vns plus qu’aus autres, fi n’a elle pourtant entendu nous mettre en ce monde comme dans vn camp clos, & n’a pas enuoié icy bas les plus forts ny les plus auisez, comme des brigans armes dans vne forest, pour y gourmander les plus foibles; mais plustost faut il croire que, faisant ainsi les parts aus vns plus grandes, aus autres plus petites, elle vouloit faire place à la fraternelle affection, afin qu’elle eut où s’emploier, aians les vns puissance de donner aide, les autres besoin d’en receuoir. Puis doncques que cette bonne mere nous a donné à tous toute la terre pour demeure, nous a tous loges aucunement en mesme maison, nous a tous figures à mesme patron, afin que chacun se peust mirer & quasi reconnoistre l’vn dans l’autre; si elle nous a donné à tous ce grand present de la voix & de la parolle pour nous accointer & fraterniser dauantage, & faire, par la commune & mutuelle declaration de nos pensees, vne communion de nos volontes; & si elle a tasché par tous moiens de serrer & estreindre si fort le noeud de nostre alliance & societé; si elle a monstré, en toutes choses, qu’elle ne vouloit pas tant nous faire tous vnis que tous vns, il ne faut pas faire doute que nous ne soions tous naturellement libres, puis que nous sommes tous compaignons, & ne peut tomber en l’entendement de personne que nature ait mis aucun en seruitude, nous aiant tous mis en compaignie

  15. Très beau discours.

    La servitude volontaire c’est entrer en société à l’insu de son plein gré. C’est ne pas être conscient que c’est la société qui dicte la vie.

    Après, pas facile d’en sortir, la preuve.

    « le thème de la servitude volontaire, de La Boétie, c’est un thème intéressant mais c’est un thème dangereux aussi : c’est un peu trop facilement … une excuse pour ne rien faire ».

    Son unique intérêt est d’être dangereux. Ne rien faire n’est pas une excuse mais une habitude, et ce malgré les efforts de Socrate, Paul de Tarse et tant d’autres.

    Ce thème, comme celui de la finance, de l’écologie, etc., doit être discuté en bas. La finance par exemple, c’est le moyen que s’est trouvée l’économie (nous) pour maintenir la servitude volontaire. L’information doit circuler « de bas en bas ». Pour cela il faut lui adjoindre une consigne : discuter mais ne pas admettre qu’un représentant se l’approprie. La servitude volontaire ne peut se dissoudre que par le bas, et c’est un processus lent, au début, qui n’admet pas, par définition, de délégation.

    Courage ! Socrate c’était il y a dix mille ans. Déjà… Et il n’avait pas internet !

    « Ecoute, écoute…

    La mue ça se fait à l’envers dans ce monde inventif…

    Elle était belle comme la révolte
    Nous l’avons dans les yeux, dans nos bras
    On l’appelait l’imagination
    Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
    Elle sommeillait
    On l’enterra de mémoire…

    Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte,
    Lève-toi Il est tôt Prends du vin pour la route
    Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
    Roule roule mon fils vers l’étoile idéale

    Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
    Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
    La mue ça se fait à l’envers dans ce monde inventif…

    Nous aurons tout…demain matin ! »

    A demain donc, et 2011 à tous.

    1. L’information doit circuler « de bas en bas ».

      Pas trop d’accord avec ça, Fab. L’information doit circuler – point.
      Tout comme doit circuler le savoir, la culture, l’éducation etc.
      C’est bien les conditions minimum pour une démocratie n’est-ce pas. Ensuite une haute exigence de cette même démocratie devrait continuer à circuler dans toute la société : entretenue par chacun de nous. Certes, il y faut beaucoup de courage et de sérieux. « Chaque citoyen du monde répond de l’avenir. (Vassili Grossman) ».
      Le sang circule dans tout l’organisme de la tête au pied et inversement, sinon, c’est la gangrène.

  16. @fab @rosebud

    Lordon reprend le Discours de la Servitude volontaire dans le cadre d’une analyse du salariat comme procédé d’enrôlement au désir du maître. A mon avis, une constitution pour l’économie ne pourrait se passer d’un article 1e mettant en garde contre tout détournement de l’économie a fin de domination des uns sur les autres .

    Beaucoup se contentent de répéter mécaniquement l’oxymore sans, comme Lordon, aller aux causes du paradoxe, aplatir le sens du Discours est en efffet dangereux.

    Mes voeux de Bonne Année

    1. @Jean-Luce Morlie,
      J’entends l’avertissement, mais je reste très en retrait sur l’opportunité d’une « constitution pour l’économie » pour 2 raisons vite dites en passant : une Constitution intègre (sic) une vision de l’économie puisqu’elle définit en les entérinant les rapports acquis de propriétés aux sujets fondés par du droit. Ensuite la dite science économique ne me paraît guère autre chose qu’une boursouflure moderne articulant la fabrique d’un sujet du droit à celle des sujets philosophiques qui font la part belle à une prétendue nature humaine, l’ensemble traversé d’un héritage religieux fantomatique. La mise en question radicale de la justice distributive et de ses justifications psychologiques, philosophiques, juridiques m’importe plus que ce que je perçois comme des aménagements secourables qui ne me font pas rêver. Bonne année aussi.

  17. J’ai repassé plusieurs fois le fim et j’ai lu les commentaires, mais je n’ai toujours pas saisi le sens de votre réflexion à partir de l’instant où vous avez abordé le « Aimez-vous les uns les autres » de Socrate/JC/Paul de Tarse et l’amour au sein de la famille en fonction de la personne et non de ses actes…
    Si je suis seul à n’avoir pas compris, ce n’est pas grave.
    Si d’autres n’ont pas suivi, merci de bien vouloir nous aider à retrouver le chemin de votre pensée.

    1. Si je suis seul à n’avoir pas compris, ce n’est pas grave.

      Fucius, qui avait oublié d’être con, a dit : « Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions » (sous-titré : Une civilisation sans la Science, ce serait aussi absurde qu’un poisson sans bicyclette).

      C’est grave ! C’est comme ça que l’économie passe du statut de témoin à celui de science. C’est comme ça que l’individu se dissout dans le groupe. Et que le groupe s’organise. Et qu’ensuite on s’en étonne. Ou on cherche à le réorganiser. A le résolver.

      Bonne journée

    2. @Fab

      Eh mon p’tit chou, j’vais t’apprendre un truc :

      Le fond = séquence ADN plus contraintes de milieu.
      La forme = la vie.

      Préfère ma forme à ton fond très profond mon bon profondiphète

    3. vigneron,

      Bonjour.

      Il y a des gens qui ont une vision beaucoup plus embrouillée de la vie que vous : pouvez-vous les aider, par exemple, baillergeau ?

      Jules Lequier, qui au fond n’était pas con : « Ce qui nous crée des problèmes, ce n’est pas ce que nous ignorons. C’est ce qu’on croit vrai et qui ne l’est pas. Lorsqu’on croit de la foi la plus ferme qu’on possède la vérité, on doit savoir qu’on le croit, non pas croire qu’on le sait. »

  18. vous devriez lire le « traité d’athéologie » de Michel Onfray, le grand philosophe ; aïe… je viens de faire tomber mon clavier sur le tarse !

    1. Yark Yark…Bien fait ! C’est le petit Jés… Aïe ! je viens de me prendre les œuvres complètes d’Onfray sur le coin du Saint Esprit ! Tain d’étagères…

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