103 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 7 JANVIER 2011 »

  1. On ne connait pas la « gègène » en Bretagne ? On pédale et produit son propre courant continue.
    Evidemment c’est plus dur de parler en même temps : ça oblige à être concis….

    1. La France n’est pas encore au niveau de l’Argentine. Il faut laisser le temps. Aux infrastructures de se dégrader, et aux gens de s’adapter.

    1. pour le moment il est difficile de voir si c’est un effet loupe médiatique, mais les photos ne sont guère impressionnantes.

  2. Cher monsieur Jorion ,moi je ne voit pas ca comme une plaisanterie : la plupart des caissiers et caissières de mon delhaize sont………………des universitaires !!!!!
    Eh , oui , on en est la , deja…..

    1. bonjour
      j’ai été dans un magasin de taille moyenne genre petite surface ouvert 24H/24H 7J/7 avec seulement 2 personnes juste pour contrôler au hasard les clients qui se servent ,scannent et passe à la caisse informatique.
      Bientôt les grandes surfaces n’auront même plus besoin d’Universitaires ,des usines automobiles gérées par ordinateur (Japon).
      Production expotentielle ou le profit via la technique sans grèves,sans maladie etc etc qui fonctionne 24/24 H.
      Ceci dis ,je remercie Mr Jorion ,les paroles sont douces,hésitantes parfois mais bien dans la dure réalité et vraiment avec cette liberté clairvoyante.

  3. Obama est habillé pour l’hiver ! Ca tombe bien, ils sont en plein dedans aux US, y compris « l’hiver économique ».

  4. http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Arts-Lecture/samourai-sujet_75791_1.htm

    Les choses changent …

    Hagakure, la voie du Samurai :

    Il est dit que ce qu’on appelle « l’esprit d’une époque », est une chose à laquelle on
    ne peut pas revenir, et si cet esprit se dissipe progressivement, c’est que le monde
    approche de sa fin.

    Aussi, même s’il on souhaite changer le monde d’aujourd’hui et revenir à l’esprit d’il
    y a cent ans ou plus, cela ne se peut.

    C’est pourquoi, il faut tirer le meilleur parti de chaque génération.

    ===================================================

    Eh oui on agrandit le Casino Mr Jorion, bien dit, ceci résume la situation….

    1. Un chef d’oeuvre, comme tout les films de Jim Jarmush. Il exprime à la perfection le décalage entre cultures vieillissantes et jeunes générations cherchant la voie. Mais au delà, l’Hagakure est surtout un petit livre de philosophie particulièrement pertinent et évocateur. J’aurai aimé tombé dessus quand j’étais ado. Merci pour la citation.

    2. tiens, je vois cela dans les sentences :

      « La voie du Samouraï est celle de l’immédiateté et le mieux est de foncer tête baissée. » ???

      En fait, chacun peut faire sa petite sauce !

      un chef d’oeuvre du cinema : Akira Kurosawa ( l’ancien) : les 7 Samouraï ….

      http://tribaal.online.fr/Les7samourais.htm ( c’est d’ailleurs, hélas, bien de circonstances …et, pas sûr que les robocops aient le sens du …devoir …comme ces 7 Samouraî là ! )

      ou, l’on voit que chaque âge et chaque personnalité a son utilité ! …

  5. Arès la nomination de William H. Daley, on apprend la promotion au sein de l’équipe économique de Barak Obama de Gene Sperling, en tant que principal conseiller économique.

    Dans la lignée du célèbre article de Simon Johnson sur l’oligarchie américaine dans The Atlantic Magazine, qui détaillait les aller et retour entre Washington et Wall Street, cette dernière nomination ne déparera pas. En allant rechercher une dépêche de Bloomberg du 14 octobre 2009, on en apprend de belles à son sujet, notamment :

    The advisers include Gene Sperling, who last year took in $887,727 from Goldman Sachs and $158,000 for speeches mostly to financial companies, including the firm run by accused Ponzi scheme mastermind R. Allen Standford.

    Quelle était la précédente affectation de Gene Sperling  ? Il était le conseiller de Tim Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor.

    1. Bonjour Paul, M. Leclerc,

      une très bonne émission de Mermet ici :
      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2076
      l’oligarchie contre la démocratie, en illustration du dernier livre d’Hervé Kempf « L’oligarchie ça suffit : vive la démocratie ! « , tout à fait dans l’esprit du moment me semble-t-il.

      PS : les zooms incessants de la webcam sont assez durs à regarder (pour moi en tout cas)

      Bon week end

    2. Regulatory Capture : la faillite de la démocratie

      Et oui, Obama prend les mêmes, et recommence. A Paris, Berlin ou Bruxelles, c’est la même chose. C’est désespérant.

      Mais pourquoi font il cela? Ils sont quand même élus pour être garants de l’intérêt général, pas celui des banquiers, ou des labos pharmaceutiques?

      Il s’agit là d’un vieux problème, celui de la capture de la réglementation, ou Regulatory Capture en Anglais.
      Vous n’avez sans doute jamais entendu un politicien s’exprimer à ce sujet, jamais entendu ou lu un journaliste des grands médias poser la question : comment et quand règle t’on le problème de la Regulatory Capture. C’est comme si le problème n’existait pas, ou qu’il y aurait une sorte de conspiration du silence pour ne jamais en parler.

      Et pourtant, il s’agit bien là d’un problème qui ne date pas d’aujourd’hui, bien qu’il devient évidemment de plus en plus pressant de le résoudre, ce problème.

      Alors, de quoi s’agit il?

      Tout d’abord, permettez moi un petit retour en arrière, 1880, la création de la première commission fédérale de régulation (ICC) aux Etats Unis, celle des Chemins de Fer.

      La conclusion du rapport de Richard Olney, ministre de la justice de l’époque, lui même ancient avocat d’affaires des sociétés de chemins de fer, peut se lire comme la première instance, truculente dans sa véracité, du problème de Regulatory Capture:

      « La commission ICC peut être d’une grande utilité aux chemins de fer. Elle satisfait la clameur populaire pour la supervision par le gouvernement des chemins de fer, et plus le temps passera, plus la commission aura tendance à prendre le point de vue des industriels des chemins de fer. »

      Donc, le problème ne date pas d’aujourd’hui, comme je le disait plus haut. Et pourtant, personne n’en parle vraiment. Et il est loin, très loin, d’être résolu.

      Le problème de Regulatory Capture s’énonce simplement:
      « des groupes d’intérêts et des acteurs politiques, vont utiliser les moyens de réglementation et le pouvoir coercitif des États pour orienter les lois et les règles dans des directions qui les favorisent. Le problème est donc le suivant : l’autorité réglementaire étant soumise à l’influence des groupes de pression, elle n’est plus garante de l’intérêt général. »

      La conclusion des neo-liberaux de l’école de Chicago, qui furent les premiers a travailler sur le probleme de la Regulatory Capture, fut qu’il n’y avait aucun moyen d’eviter que le reglementateur soit effectivement soumis aux intérêts des producteurs organisés et donc qu’il valait mieux, pour eviter le problème, soustraire à l’État ses prétentions à réglementer les activités productives.

      Bien évidemment, la « solution » néo-libérale ne marche pas non plus, puisque l’on peut pas s’attendre à ce que les grandes banques ou grands industriels s’auto-régulent.

      Donc le problème reste en l’état, toujours aussi pressant, et toujours passé sous silence par nos représentants élus supposés garants de l’intérêt général, mais qui n’agissent que pour les intérêts particuliers.

      Alors Obama, Sarkozy ou un autre quand va t’on finalement règler ce fichu problème? Car laissez moi vous dire clairement, que si vous ne le règlez pas, vous ne servez à …. RIEN!

      Cordialement,
      Chris06, 8 Janvier 2011

    3. @chris06

      je découvre cette idée de « capture de la réglementation » merci.
      ça m’évoque le paradoxe de tout humanoïde qui tel l’âne de Buridan oscille indéfiniment entre sa part d’individu et son besoin social; comment placer le curseur a une position satisfaisante pour moi et pour tous?

      la perversion de la solution trouvée jusqu’à présent c’est l’élection d’une société, d’un groupe minoritaire auquel je peux appartenir si je conçois d’exploiter autrui pour combler mon besoin de survie et d’individualisme, alors, l’intérêt général n’est plus que celui restreint du groupe dominant qui n’a aucune raison de ne serait-ce que penser à changer ou améliorer la solution.

      comprendre le bien fondé au respect de tous(et aujourd’hui on est conscient du niveau mondial) pour le très grand bénéfice de chacun est le défi a relever après effondrement qui s’annonce; cela signifie plus aucune guerre, déplacement de l’idéal de profit sur le « bon objet(nous) », partage et circulation de toutes les connaissances, etc.

      sortir de la cour de récré. signifie que l’on a intégré ses devoirs; alors après les grandes vacances on peux intégrer l’école Mondiale. veux-t ‘on s’y obliger? et aura-t on encore longtemps le loisir de se poser le choix?

  6. Raisons d’espérer? Ça dépend à quel niveau on place la raison, mais, comme dit Lordon, tout cela est désespérant! Et comme dit Léo Ferré « le désespoir est une autre forme de la critique, pour le moment nous l’appelleront bonheur… »
    Je vous recommande les pages « Psychanalyse et politique » (sous la direction de Pascal Ory)
    Notamment le paragraphe « Freud, rêveur de l’Anarchie? »
    Les renvois bibliographiques sont intéressants avec notamment: « L’Anti-Oedipe: Capitalisme et schizophrénie » de Gilles Deleuze & Felix Guattari

    De quoi lire à la chandelle pendant les coupures électrique…
    Bon weekend

    1. … les pages « Psychanalyse et politique » dans Nouvelle histoire des idées politiques (sous la direction de Pascal Ory)

    2. Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l’appellerons « bonheur »

      Excusez du peu…

  7. Et avec tout ça il faut se souhaiter une bonne année,quelle ironie tout de même!
    Tant que la Finance sera à la commande(quel que soit la tendance politique),je pense qu’il n’est pas d’espoir pour le destin de l’humanité et de sa responsabilité envers notre bonne chère Planète.
    Quelles seraient les valeurs auxquelles nous pourrions nous référer enfin pour sortir par le haut de l’explosif et International bourbier financiaro-cancéreux actuel et quels en seraient les modes d’applications,voilà les questions auxquelles nos représentants devraient répondre au tout premier chef.
    C’est vrai que dans l’histoire réelle, si l’on compare Sarkozy à DeGaulle,le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a une importante différence de stature(sans mauvais jeu de mot),mais alors,mais en est où de la Révolution et en particulier celle très attendue du Peuple Américain tout de même?
    Bonne Année tout de même…

  8. Une précision sur le Parti Démocrate: il n’est pas appuyé par l’extrême gauche, à moins de considérer le parti communiste des EU comme l’EG…
    Non, il ne représente rien.
    Sa décadence et agonie a commencé bien avant celle des PC européens, et c’est un mort clinique, donc en avance sur les deux beaux restes eurpéens: le PC du Portugal, et sous oxygène PS, le PC français.
    Il existe aux Etats-Unis une gauche révolutionnaire, très faible encore numériquement, divisée aussi entre beaucoup de courants, mais marxiste, donc réaliste et combattant le parti démocrate, tout aussi bourgeois que l’autre.

  9. Obama sera pire que W. Bush?

    Heureux de voir les Américains porter un noir à la Présidence, les Européens ont certainement trop attendu de lui. Mais n’analysons pas sa politique par le seul prisme de l’économie (au quel cas, tous les président ont échoué – sauf Reagan ? :))

    Et n’oublions pas le manichéisme de Bush, sa crasse inculture revendiquée etc…

    1. Les limites intellectuelles de Bush étaient justement sa principale qualité.
      Ne pas oublier le bon mot de Clémenceau, qu’il m’est arrivé d’appliquer,
      faute de discours réaliste, cad appelant la démocratie à renverser l’ordre capitaliste:

      VOTEZ POUR LE PLUS BÊTE

      C’est par définition le moins bon acteur du système.

    2. Pire que Bush semble, tout-de-même, difficile …

      Disons, trés décevant par rapport à l’espoir qu’il a représenté, de l’extérieur, l’espace d’un matin …
      Par contre, il ne faut plus donner de Prix Nobel de la paix à des Présidents de Pays en guerre : c’est d’un ridicule achevé !

  10. Monsieur Jorion,

    Je ne réagis pas souvent sur votre blog, mais, je suis votre blog, video, livre meme depuis 2007 et là je ne suis pas très content.
    Je vous écoute comme tout vendredi et entend votre critique sur Obama, auquel je suis tout à fait d’accord sur les faits, peu de progrès, bcp d’espoir, des combats contre la liberté qui continuent etc… Vous parlez de Wikileaks, la cuber guerre, le monde change, la fragilité; c’est OK!!!!
    La machine est cassée! oui! In inglish « the system is broken » (je vous invite a regardé que bcp méditent depuis déja lgt sur cette phrase Summers en tete, je ne vais pas reprendre les blog, je marque juste mon engagement 🙂 )
    J’ai 22 ans, francais moyen rien a déclaré.
    J’aimerai vous rammenez dans les années 60. En France 1958 début Vème le vent général que voila, 10 ans plus tard mai 68. Aux USA 60-62 kenedy (bonjour Oswald!), 69 on marche sur la lune (bonsoir kubrick 😉 ).
    Il n’y a pas la place de s’étendre et je n’en ai pas la qualité (sa c’est vous!) mais je me permet de mettre en parallèle ces 2 époques et j’ai du mal à accpeter la critique sur Obama. Il vie, c’est déja un miracle et je me permet donc la critique que ce que ce que VOUS n’avez pas fait à l’époque Wikileaks,Obama et d’autres changements se battent sur le terrain de la Communication type Figaro ne vos trompez pas d’adversaire. Serai se trivial de vous dire que peut etre que wikileaks est une forme de politque étrangère 2010 made in USA? Une sorte de grand discours des ambassadeur 🙂 c’est pas une bonne blague Obama sa?Je n’ose parlez de tous les domaines, Palestine,Irak, Corée du Nord etc… attendez la prochaine bombe.
    Ne vous résignez pas vous aussi et continuez le combat! Les choses changent, surement trop lentement mais c’est moi qui ai 22 ans effectivement j’ai plus de temps, alors à vous l’urgence et le clairon et il nous faut des solutions, encore!!! Oui Obama fera tombé le « systeme finacier » je croyais meme que vous écriviez un livre type 2007 à ce sujet?
    J’espère que votre réaction sera de l’ampleur de ma colère et elle témoigne surtout de toute l’affection que j’ai de la pointe de l’épée que vous faites depuis tous ce temps… Enfin, à mes yeux…
    Vivant actuellement en pays Brestois je me dis que tous sa c’est le temps et la grippe qui vous enrhume 🙂

    Bien à vous, meilleurs voeux, bon weekend, à quand la prochaine intervention en terre bretonne?

    1. D’abord les milliardaires ont été chercher Obama choisi par eux. N’oublions pas que Obama était totalement inconnu 2 ans et demi avant son élection, les milliardaires américains lui ont fait la courte-échelle pour la présidence. Cela a permis, par média interposés, que les gens du peuple sortent quelques dollars chacun pour sa campagne électorale. La campagne électorale de Obama aura été la plus chère de toutes les élections présidentielles américaines: ~800 millions de dollars, dont environ 300 millions de dollars venant des milliardaires: Bill Gate, Warren Buffet, et consorts, etc, et environ 500 autres millions dollars venant de la rue américaine. Il y a ~310 millions d’habitants aux USA, si on enlève les enfants, les très pauvres, les indifférents et les opposants, il est très plausible que ~80 à 100 millions de personnes aient donné une moyenne de ~5 dollars chacun, ainsi le compte y est pour l’essentiel. Certes, Obama, comme tout le monde, peut changer d’avis. Mais il est peu probable qu’il veuille cracher dans la soupe, qui est sa soupe. Aussi, s’il doit renvoyer l’ascenseur aux milliardaires, il se doit de « gagner du temps » pour chlorophormer l’opinion. Reste à savoir jusqu’à quand cette dernière va « patienter »… D’ici là, dans la société américaine, il risque d’y avoir des surgeons ou des champignons politiques venimeux qui ne manqueront pas de pousser sur cette situation qui pourrit.

      La mentalité anglo-américaine ne se rend pas compte qu’elle est victime du fait historique que la recherche de la rente semble inscrite dans ses propres « gènes ». Et j’ai bien constaté de mon côté il y a déjà longtemps, que l’histoire du dollar américain est devenue aujourd’hui l’ « épicentre » de l’ « histoire mondiale » tout court à mesure que se creusait l’antagonisme Hamilton VS Jefferson jusqu’en 1913 où le Sénat américain vota en décembre 1913 les statuts de la FED toujours en vigueur à ce jour. Au fait, examinez attentivement l’ « histoire occidentale » et ses différents versants depuis 1913, il y a, enfin, comme un éclairage nouveau qui manquait vraiment…
      Pour le malheur du monde, des milliers de dirigeants actuels du monde entier ont fait leurs études dans des universités américaines où ils ont ingéré avec délices des principes économiques et financiers érronnés dont on constate l’échec partout.
      Mais, l’Angleterre exceptée, en Europe et dans les pays ayant d’autres structures mentales, le « stock » d’idées, de principes, d’expériences et de ressources historiques pour l’économie et les finances semble bien plus fourni qu’aux États-Unis. Sans illusions déplacées, outre l’Asie, je pense surtout (mais il faudrait qu’elle gagne encore – bien davantage – en autonomie et en poids économique et financier) à l’Amérique Latine dans son ensemble. Par exemple, le Brésil, puisse-t-il initier cette évolution.

    2. @x-ray45 : « Obama et d’autres (…) se battent sur le terrain de la Communication type Figaro » : Obama est sûrement un bon communicant, mais cela vous suffit ? Je ne l’ai pas regardé d’assez près pour savoir s’il est « falot » comme a dit Paul, mais ça ne m’étonnerait pas. Quoiqu’il en soit, il vient de donner un gage de plus à Wall-Street, et cela suffit à classer ce personnage qui me fait penser au Président algérien, otage des clans et de l’armée.

  11. USA = La République des boutiquiers. Je ne peux qu’approuver.
    De même pour l’Europe, construite que sur le commerce et la finance par DES gouvernement « gestionnaires » = boutiquiers avec l’abandon du bien public et de l’intérêt général.

    La seule solution crédible sera le retour du dit intérêt général (en préservant les libertés individuelles – le dilemme !) Mais, ‘’y a du boulot’’ pour remonter le discrédit entretenu méthodiquement par tous les néocon ou prétendu gôche adeptes de « liberté » ! Laquelle ?

    Re-citation, car cela n’est pas nouveau : Adam Smith «1723-1790 » disait, que seuls les marchands et les manufacturiers sont à même d’influencer les lois, ce qui va l’encontre de l’intérêt général ; « La proposition de toute nouvelle loi ou règlement de commerce qui part de cet ordre (les marchands…) vient d’un ordre d’hommes dont l’intérêt n’est jamais exactement le même que celui du public, et qui, dans bien des occasions, n’a pas manqué de le tromper et de l’opprimer».

    Une autre : « La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est- à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est cela le grand problème de la démocratie et de l’individualisme » CORNELIUS CASTORIADIS

    1. « La liberté du n’importe quoi est un rêve d’esclave » (Robert Hainard, immense naturaliste suisse, doublé d’un penseur sur les rapports de l’homme et de la nature).

    2. Tout à fait d’accord, Roland, y’a du taf. Ceux qui viennent ici réclamer de l’action me font bien marrer : il faudra des décennies pour « renverser la vapeur ». Lire Razmig Keucheyan : idéologie, année 00.

      Si nous avions fait comme les néo-libéraux – qui se sont préparés depuis les années 1940-50 à prendre le pouvoir dans les années 1970 –, la situation serait différente. Ce n’est pas le cas. Parce que les choses ne se font pas aussi vite pour nous que pour la droite.

    3. oui, probablement une génération …mais pas en dormant …
      et puis, les jeunes pousses( lycéens ) sont là, cela donne du courage …ils vont voir les difficultés en face …cela donne des tempéraments plus énergiques, par la force des choses .

      Cette phrase est superbe ! je vais la peindre sur mon mur !
      « Gramsci : « Il faut attirer violemment l’attention sur le présent tel qu’il est, si on veut le changer. Pessimisme de la raison, optimisme de la volonté. »

  12. Tout comme Tina était un homme
    Obamoney est un blanc
    Et pourtant les teillères s’ofusquent du contraire

  13. « La machine est cassée. » On est dans le maelström, la tempête.
    J’ai même le mal de mer. Ou sont-ce les zooms de votre caméra ? 😉

  14. Bonjour Paul,
    Et oui, les économistes dirigent de plus en plus le monde.
    La cohabitation d’Obama avec les ailes droites va être dure, dure.
    Merci de distinguer le Tea Party des républicains « classiques ».
    Les premiers étant des nouveaux riches, les républicains, la vieille garde.
    En Europe, ce sont des avocats, des hommes de loi qui se présentent aux élections.
    Obama vient de la Faculté de Droit.
    En Belgique, Modrikamen en a marre du droit et s’est lancé dans la politique en formant un parti. Ah, sa promo avec l’affaire Fortis, pas mal.
    Il y a aussi, les anciens journalistes qui shiftent.
    Est-ce bien sérieux tout cela?
    Alors, quelle formation faudrait-il pour avoir une vision nouvelle sur comment gouverner?
    On pense à Science Po. Comme je ne connais pas ces études, je ne peux dire s’il y a une chance.
    Alors, il y a les philosophes? Eux ne se présentent pas souvent.
    Le syndicalisme mène à tout comme Lula qui a réussi.
    Il y a les managers, petits patrons. Attention les vrais managers, ceux qui prennent des risques, pas ceux qu’on a poussé pour remplacer une augmentation de salaire, et qui ont atteint leur niveau du Principe de Peter.
    Il y a les cours de management qui démontrent que guider des hommes ce n’est pas s’occuper uniquement d’argent.
    Vous parlez des matières premières.
    On commence à comprendre que Wall Street qui fixait leurs prix ne sont plus seuls.
    Juste retour des choses.
    Je ne sais si vous connaissez la Quotidienne de Moneyweek. Ah, ils disent la même chose que vous.
    Le drame est pour demain.
    MAIS, ils ont « the solutions » qui vont dans le sens de ce que vous essayez de repousser.
    Amusant, non? Incroyable, plutôt. Rien compris, non plus.
    La cyber guerre civile existe bel et bien.
    « Sous les claviers, la plage » et la complainte qui sera efficace si et seulement si, les lecteurs prennent le temps et la bonne conscience de la tâche et du but.
    Les forums, qu’ai-je pu constater. De véritables joutes, qui n’ont souvent qu’un rapport très discret avec le sujet avancé de l’article.
    On se donne des points, sans justificatif. On moinsse ou on plusse.
    Nous en sommes là dans le monde virtuel.

    Bon weekend

    1. la réalité dépasse toujours la fiction quoi qu’il en soit, mais ne crachons pas dans la soupe, tout ce qui s’exprime virtuellement c’est déjà ça de moins dans la cocotte-minute. bien sûr il y a des mercenaires sur les forums pour engendrer la confusion, mais les gens concernés par ‘le’ constat à présent validé par tous, commencent à savoir comment les identifier. l’impatience ne mène à rien, l’explosion d’internet c’est début 2000, quel progrès en si peu de temps.

      fin des privilèges, meilleure répartition. nous définirons la liberté et l’égalité plus tard, c’est bien moins urgent.

  15. Le pire: on ne voit nulle part une vraie volonté politique pour limiter les spéculations. Cela démontre la puissance du milieu financier qui a bien réussi à solidifier ses bastions sous les yeux des experts et économistes fascinés par le spectacle de la dance autour du veau doré.
    Pour les amércains, le déluge de dollars est une fuite en avant, pour créer des bulles, donc des profits à très court terme, quitte à laisser des nombreux perdants et victimes sur la route. Tout se joue à très court terme maintenant, un signe que la dégrangolade n’est pas loin.

    1. démontre? en ont-ils encore besoin? nous sommes en 2011…

      je ne sais plus quel patron de laboratoire vient de signifier à l’assemblée nationale que les députés devraient se rappeler plus souvent dans l’hémicycle qu’ils apprécient venir inaugurer ces établissements.

  16. La planète de Pâques.

    Est-ce qu’une île peut savoir
    Ce qu’une planète veut ignorer
    Que les hommes peuvent avoir
    La raison des égarés.

    Et qu’en retournant la terre
    De vieilles écritures retenues
    Dans la mémoire sédimentaire
    Parlent de l’Amérique convenue

    Comme le seul monde à vivre, et la seule détresse
    Comme la honte écrasante et l’ennui
    Comme, à jamais, l’impossible sagesse
    Et l’insondable torpeur Maorie.

    1. j’aime bien votre façon de dire; ça réveille des braises insoupçonnées, oubliées des cyber-guerres d’aujourd’hui, et ça fait du bien, merci 😉

  17. J’ai eu l’occasion en novembre 2008 de porter sur ce blog le jugement suivant concernant Obama:

    « Une conjonction d’évènements impose au système américaniste [en 2008] de se renouveler.
    C’est à dire que le monde occidental a besoin de redorer, pour les opinions publiques mondiales, le blason des USA.
    L’engouement pour le programme d’OBAMA, que le système va subvertir, n’a pas d’autres raisons.

    La couleur d’OBAMA, celle de sa peau et non celle de sa politique, est l’alibi de ceux qui veulent transmuter en nouveau rêve le cauchemar américain. »

  18. Algérie: les violences reprennent et s’étendent malgré les appels au calme
    AFP

    ALGER, 7 jan 2011 (AFP) Les affrontements entre jeunes manifestants et forces de l’ordre ont repris vendredi en Algérie, notamment à Alger et Oran, et se sont étendus à l’est, à Annaba et Tebessa, malgré les appels au calme des autorités et de plusieurs imams.
    Un Conseil interministériel est prévu samedi pour examiner les moyens de juguler la flambée des prix des produits de base, à l’origine depuis une semaine des émeutes dans le pays, avec notamment de violentes manifestations jeudi.
    […]

    1. Depuis bien avant cet été ça râle, je m’étais fait une alerte google sur l’agriculture et le prix du lait, histoire d’avoir des infos sur ces sujets et bien avant la monté des prix y avait déjà un problème, j’étais surpris du nombre régulier d’article sur l’Algérie, nous on peut encore jongler pour tenir nos fermes mais les paysans du sud (voir de la Russie) n’ont pas la possibilité de tenir les crises (mais c’est pas grave l’USDA affirme qu’il y a des stocks, comme s’il était disponible et en tout point du globe).

    2. « Il est 23h30 heures. A Ihaddaden, un quartier très populaire du nouveau centre de Béjaia, ville kabyle située à l’est d’Alger, l’affrontement des manifestants avec la police anti-émeute ne s’est pas essoufflé. Bien au contraire. Agés d’une vingtaine d’années tout au plus, ces jeunes, qui n’ont pas connu l’autre grande révolte populaire de l’Algérie indépendante : Octobre 88, ni pris part à celle que connut la Kabylie en 2001 et qui fit 129 morts, ne sont pas prêts à rentrer à la maison. « …

      http://www.mediapart.fr/club/blog/farabengmailcom/080111/revolte-populaire-en-algerie-se-battre-encore-car-l-independance-n-

  19. L’inéluctable crise de solvabilité d’un système de pure folie, destiné à endetter les ménages.

    Maurice ALLAIS seul Français Prix Nobel d’économie, a annoncé la crise de solvabilité de l’économie mondiale en 1999 dans son livre , La Crise mondiale d’aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires .

    « L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile. Jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s’était constatée. Jamais sans doute il n’est devenu plus difficile d’y faire face. Jamais sans doute une telle instabilité potentielle n’était apparue avec une telle menace d’un effondrement général.
    Toutes les difficultés rencontrées résultent de la méconnaissance d’un fait fondamental, c’est qu’aucun système décentralisé d’économie de marchés ne peut fonctionner correctement si la création incontrôlée ex nihilo de nouveaux moyens de paiement permet d’échapper, au moins pour un temps, aux ajustements nécessaires. Il en est ainsi toutes les fois que l’on peut s’acquitter de ses dépenses ou de ses dettes avec de simples promesses de payer, sans aucune contrepartie réelle, directe ou indirecte, effective »

    Larry Summer en tant que fossoyeur ultime du Glass steagal act en 1999 et Alan Greenspan en tant que patron de la FED n’ont fait que retarder l’échéance en permettant aux banques de constituer de nouvelles pyramides de dettes destinées à soutenir les anciennes.

    Depuis 2 ans le fragile équilibre est maintenu à bout de bras par la Chine. Pour combien de temps encore? Malgré l’importance de ses réserves la Chine n’a pas les moyens de resolvabiliser un système capitalisme moderne qui a fonctionné pendant plus de 30 ans et, pour la première de son histoire, dans une situation « d’abandon monétaire » . En effet a partir du milieu des années 70, le système capitaliste moderne va se mettre à fonctionner, dans un contexte d’absence totale de limite physique[1] et institutionnelle[2] à la création monétaire. Les autorités souveraines vont cesser de contrôler sérieusement, non seulement le volume de monnaie réelle à la disposition de l’économie, mais aussi et surtout sa vitesse de circulation [3]

    Sans ambigüité, cette crise est une crise de solvabilité. Il s’agit même, de l’inéluctable crise de solvabilité d’un système de pure folie, destiné à endetter les ménages.

    Comme le démontre l’équation de la détermination des profits globaux de Kalecki dans une économie fermée constituée uniquement de capitaliste et de travailleurs :

    -les profits globaux sont égaux à l’investissement + la consommation sur profit des capitalistes.

    -les salaires globaux sont utilisés dans leur totalité sous forme de consommation.

    En d’autres termes et comme le dira l’économiste Britannique Kaldor  » Les capitalistes gagnent ce qu’ils dépensent, les travailleurs dépensent ce qu’ils gagnent »

    Les travailleurs ne s’enrichissant pas grâce à leurs dépenses, les dettes des ménages ne seront donc jamais remboursées.

    Le crédit aux ménages constitue un dévoiement du crédit à la production qui l’a historiquement précédé. Le crédit à la production constitue une avance sur des richesses futures produites par l’objet du financement ( machines outils, terres, mines, puits de pétrole etc….). Le crédit aux ménages est une avance (le capital prêté) et une ponction (les intérêts)sur des salaires futurs pour acheter un objet qui ne produit pas de richesses. Le crédit à la production sera remboursé , le crédit à la consommation lui ne sera jamais remboursé puisque les travailleurs ne gagnent pas ce qu’ils dépensent.

    Le système a perduré pendant un peu plus de 30 ans grâce à l’illusion des plus-values immobilières et des plus-values boursières. Ces plus-values étaient considérées à tort comme de la création de richesses. Le krach boursier du début des années 2000 et la crise des subprimes démarrée en 2006 ont cassé la plutomania ambiante. Les plus-values immobilières et boursières n’étaient en fait qu’un vulgaire schéma de Ponzi.

    .

    [1] Fin de la convertibilité du dollar officiellement déclarée en 1971

    [2] La FED devient totalement indépendante du pouvoir politique à la fin des années 70 sous la présidence de Paul Volcker .Ce dernier est actuellement un des conseillers économique du président Barak Obama et dirige le Economic Recovery Advisory Board

    [3] Battu en brèche depuis le milieu des années 1970 et, largement contourné par l’ensemble de la profession bancaire, le Banking ACT de 1933 plus connu sous le nom de Glass- Steagal Act, a été officiellement supprimé en 1999 par Larry Summer

  20. « Wall Street récompensée pour ses vertus ». A mon avis le choix d’Obama, met plus proche au pouvoir, pas Wall Street, mais le marché secondaire, les produis dérives. Ils vont continuer a chercher dans cette direction une sortie de la crise et surtout au vide monétaire global, parce que toute autre est contre leurs intérêts.

  21. En haut, en bas, à gauche, à droite, et puis en avant et en arrière, …. ça tangue aujourd’hui …. 😉

    1. Oui, je suis étonné que de devoir attendre jusqu’au 26eme commentaire pour pouvoir plussoyer ce point. Et à la fin, Paul tire au blanc, aussi. Si on ne peut plus compter sur la technique !

  22. Bonsoir,

    Obama, c’est comme les hamburgers « In & Out » ou Domino’s pizza.
    (nobody know like domino…. how you like pizza at home!!!).
    Bref, Obama c’est un produit comme un autre mis dans la vitrine avec un bel éclairage afin de taper dans l’oeil des gogos.

    Le pouvoir rend fou et corrompt ceux qui s’en servent au point de les rendre esclaves de
    celui-ci.

    Bon week-end et bonne année à tous.

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