TOUS COMPLICES, par zébu

Billet invité.

Tous ?

Non.
Quelques millions seulement : les ‘rentiers’.
Non, pas ceux qui ont suffisamment de revenus pour ne pas sentir l’haleine visqueuse de la crise, que ce soit en salaire et/ou en revenus mobiliers. Pour ceux-là, si l’enfer doit arriver, il arrivera bien assez tôt pour ne pas profiter dès maintenant de ces revenus.
Ne parlons pas non plus des ultra-riches, ceux qui ont hérité ou qui ne savent plus quoi faire de leur pognon durement acquis ‘sur les marchés’. Ils se délocalisent aussi bien que leurs capitaux.
Non.
Les fumeuses ‘classes moyennes’, celles qui n’ont que leurs salaires comme revenus et dont le reliquat, ce qui reste quand la crise n’a pas tout bouffé, est ‘placé’.
Attention, ce ne sont pas non plus ‘les épargnants’ : ceux qui versent le ‘reliquat’ sur des comptes d’épargne réglementée.
Ceux là savent que ce qu’ils versent n’est qu’un supplément pour les vieux jours comme le petit chocolat avec le café, pour les coups durs de la vie, juste pour pouvoir avoir la bouche à la surface de l’eau, si nécessaire.
Rien à voir avec ceux qui ‘placent‘, le plus souvent en assurance-vie (mais ce peut aussi être dans l’immobilier locatif défiscalisé, …) : rentable, défiscalisée, sûre.
Ceux là, ils escomptent le surplus que produit l’intérêt pour pallier les faiblesses ou aux absences des salaires qu’ils ont, pour pallier aussi les faiblesses des retraites qu’on leur promet et même pour pouvoir payer les études, de plus en plus chères, des gamins. Et si tout va bien, léguer, en sus, d’un patrimoine immobilier durement payé durant de longues années, un surplus dont ils espèrent qu’il permettra à leur descendance de survivre plus confortablement face à la compétition généralisée de tous contre tous.
Ceux là
comptent sur les intérêts produits par leurs contrats, comptent sur la sécurité qu’on leur garantit, comptent sur la défiscalisation pour adoucir l’impôt (qu’ils payent) et comptent sur l’absence de droits de mutation sur ce patrimoine en cas de décès.
Et quand on a autant de gens qui
comptent, on ne fait pas le nombre : on s’incline.

Imaginez.
Vous allez traverser un désert. Vous le savez. Vous avez fait des réserves d’eau, qui devraient être suffisantes, pour le traverser.
On vous a garanti que vous auriez cette eau pendant la traversée et même plus, après.Puis on vous dit soudain que non, c’est plus possible. En pleine traversée.
Trop tard, bien trop tard pour retourner sur ses pas.
Imaginez. La folie, l’angoisse … Des millions de ‘rentiers’, paniqués, hagards.

A moins de leur dire de suite que vous savez comment sortir de ce désert, je ne donne pas cher de votre peau.
Les autres, les pas ‘rentiers’, eux, ont l’habitude du désert et un bon nombre sont déjà sur le bord de la route, avec quelques gouttes d’eau.
A attendre.

Le pacte, le ‘contrat’ social, actuellement, c’est ça.

Si le politique vient à faire défaut aux ‘rentiers’, c’est la fin des ‘rentiers’ : qu’un État, ou pire, qu’un ‘fournisseur de contrats d’assurances-vie’, fasse défaut, et c’est la révolte.
Mieux vaut encore laisser filer la dette publique.

Si le rentier vient à faire défaut aux politiques, c’est la fin des politiques : car les ‘rentiers’ élisent ceux qui garantissent le mieux leur traversée, comme on choisit le passeur du Styx, en s’acquittant d’un vote pour le passage.

La ‘démocratie’ ?

Je ne sais pas.
Je ne suis pas ‘rentier’.
Ni politique.

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zébu a écrit son billet, nous dit-il, en réponse à deux commentaires : un commentaire de Vigneron, et une réponse de Marlowe. Les voici :

21/05/2011 à 22:51

@Nodilor

Ouais, c’est bien gentil tout ça, mais très, très éloigné de la réalité des rapports entre financements publics et marchés financiers (et donc dettes publiques) intimement liés au rapport entre financement de la rente privée et marchés financiers.
Quand vous dites « quelques rentiers » qui profitent de la dette publique des membres du G20, il ne s’agit pas de « quelques » banksters et « quelques » gros capitalistes, ce serait bien trop simple politiquement de les tordre, de les rincer et j’ose croire que cela aurait déjà été fait, quitte à voir quelques établissements financiers y laisser chemise, caleçon et bilan et, surtout et plus grave, quelques vieilles amitiès complices quelque peu écornées dans le poulailler de la courtisaille.
Mais, ces « quelques rentiers », c’est, par exemple, les clients privilègiés de tout le système de fonds de pension « à la française » – d’assurances- retraite par capitalisation privatisées en fait, soit les 1400 milliards d’€ placés par des millions de ménages français sur des fonds d’assurance-vie très majoritairement en € (plus de 20 Millons de contats en France, soit aux alentours d’une moyenne de 70 000 € par contrat…), et donc massivement investis sur des titres de dettes publiques, à long terme le plus souvent. Tout simplement parce que seuls ces produits offrent aux bancassurances françaises une durée, des taux et des notes d’agences à la hauteur des garanties de taux et de capital ainsi que la durée des produits financiers offerts à leurs millions de clients. Seules les obligations d’Etats leur offrent les contreparties nécessaires, couplées aux mecanismes plus sophistiqués offerts par les marchés financiers, tels les swaps de taux, pour se couvrir du risque de taux qui peut provoquer, en cas de variation rapide des taux d’intérêts, à la hausse comme à la baisse, des fuites massives des capitaux de leurs clients ou une baisse tout aussi massive de la collecte de nouveaux capitaux, pouvant entrainer la faillite comme pour tout vulgaire fonds de pension américain jouant sur des marchés à risque, actions où autre. Le système des assurances-vie « à la française » est la merveille de la finance hexagonale, une magnifique opération de détournement de fonds globale, mais c’est aussi un authentique et énorme « Ponzi scheme ».
Il faut bien se rendre compte que les privilèges énormes accordés aux clients contractant des assurances-vie en France, tant du point de vue fiscal, de la garantie de rentabilité et surtout de liberté passés, les huit années d’engagement réglementaires, constituent un pilier du système financier français et sont significatifs d’un choix politique faits par nos gouvernants successifs pour instaurer non seulement une source de financement « pérenne » , mais encore un moyen de redistribuer un peu des profits financiers au bon peuple ( de l’ordre de 45 Milliards € d’intérêts récoltés quand même, soit 2000 € en moyenne par contrat – 2 smic nets mensuels… – à 3,5% minimum garantis et quasiment nets d’impôts jusque là…). Les français ont très vite compris les avantages qu’ils pouvaient en tirer – on accumule pas 1400 milliards sur un type de produit financier en dix ou quinze ans sans raisons valables.. Les fils et petits-fils de paysans, ça sait compter….
Mais sont-ils vraiment conscients du coût à payer par les contreparties, de l’autre côté du miroir financier, pour cette sécurité garantie, cette rentabilité garantie, cette liberté garantie (une option de « put » en fait offerte par « l’assureur », je peux me retirer et demander le paiement quand je veux, tout en pouvant augmenter inversement comme je veux mes dépôts sur le contrat à taux préalablement garanti… intenable le truc), cette quasi défiscalisation garantie ? Comme conscients des angoisses des gestionnaires de ces fonds énormes et donc les acrobaties financières incroyables qu’ils doivent exécuter pour couvrir les risques impensables que le système comme la concurrence les obligent à prendre, rien que pour se couvrir du risque de taux, sans parler des risques de défauts obligataires avec CDS à la clef et tutti quanti… On voit encore des pubs offrant du 4,5 %… Il en faut des junk bonds ou des dettes de pigs pour payer ça…
Alors un moratoire de 5 ans sur les dettes publiques qui tombe sur ce bel édifice, sur ce château de cartes biseautées, c’est pas compliqué, c’est Jumbo qui se crashe sur le service en porcelaine de Limoges de grand-maman, c’est de gros lézards verts dans les coupes de champagne des premiers communiants, c’est l’Apocalypse, Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl et Fukushima dans la même seconde, la mort du petit cheval quoi. La Démocratie, je vous en parle même pas. À la trappe en moins de deux.
1400 milliards qui disparaissent, c’est l’avenir, le passé et le présent de millions de braves français moyens qui cessent d’exister. C’est l’indicible, le cauchemar d’outre-tombe, l’enfer réinventé et à portée de main..
C’est, entre autres et pas seulement certes, mais pour une bonne part, ce qui est en jeu dans ce pays aujourd’hui. Comptez sur Pébereau, Bébéar et consorts pour le rappeler aux bons souvenirs de petites ou grandes personnes de très hauts lieux…
Les dettes publiques, franchement, c’est un détail, un symptôme dirait Jorion, mais le mal est ailleurs. C’est le système de capitalisation individualisé généralisé – en douce par chez nous, mais rapidement, massivement et à peu près autant qu’ailleurs – censé compenser via l’intermédiation financière, la fin programmée de la redistribution par répartition pour les futurs retraités, la chute des ressources par la baisse compétitive de la pression fiscale sur les grandes entreprises, les revenus financiers et les tranches supérieures d’IR pour l’État, comme, un peu, la stagnation ou la régression des revenus du travail pour les salariés des « classes moyennes ».
Économiquement c’est raté, on le sait depuis au moins trois ans.
Politiquement, là, je m’avancerai pas, mais j’ai bien peur que la désintoxication des millions de loosers soit très douloureuse, en plus d’être imposée par le fiasco économique et non librement choisie… On en est encore à l’ère du déni, alors pensez donc…
Les dettes publiques ? Pas le problème, non, pas le problème. Tant qu’elles roulent bien sûr… Rocking & Rolling !
Long live R&R !

Marlowe :

21/05/2011 à 23:11 | En réponse à vigneron.

Tous complices.

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198 réflexions sur « TOUS COMPLICES, par zébu »

  1. Bonjour,

    Tout à fait d’ accord avec Olivier nous sommes tous plus ou moins coupables en fonction de nos choix de vie…. Hélas il me semble que la cupidité est motivé les hommes depuis longtemps….
    L’ apparat, l ‘ envie de luxe pour faire ” mieux que le voisin” …
    Combien sont ceux qui mangent des pâtes à l’ eau pour frimer en Audi ou autre cabriolet….

    Oui nous sommes tous coupables car les comportements de nos élites ne leurs sont pas propres, le quidam moyen raisonne de la même facon….
    J’ espère un renouveau intellectuel allant vers la spiritualité car je pense que les Hommes ne pourront pas s’ en sortir seuls, les même psychopathes assoifés de pouvoir et d’ argent ne disparaitrons pas comme ca….

    Il n’ y a qu’ un effondrement pour qu’ on évolue encore et encore pour enfin dépassé un jour notre coté animal….

    En tous cas, grand merci à Mr Jorion pour diffuser des bonnes idées, chercher à faire comprendre aux novices ces rouages de monde.

    Merci

  2. C’est tout le système qui est à revoir ( je sais, c’est con et banal)

    http://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/21835.html

    ” «Nous avons appris que des fonds de pension suédois avaient massivement investi dans Tepco (NDLR: l’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima) et voyaient leurs réserves s’effondrer avec la chute de l’action», indique Marc Baum, conseiller communal d’Esch-sur-Alzette. «Nous avons cherché si de telles pratiques existaient au Luxembourg.» Une recherche manifestement ardue mais fructueuse. Le FDC aurait ainsi investi plus de 43 millions d’euros dans EDF, qui tire 86% de sa production d’énergie de l’atome. Le FDC a d’ailleurs décuplé le nombre d’actions et triplé ses obligations durant l’année 2009. Autres cibles d’investissement: Tepco, avec plus de 600000 euros d’actions, et CEZ, l’exploitant de la centrale tchèque de Temelin, avec plus de 120000 euros d’actions. Le président du FDC, Robert Kieffer, n’était pas joignable hier. «Les pouvoirs publics n’ont pas les moyens de contrôler vraiment quels investissements sont réalisés», accuse Marc Baum. ”

    Ceci pour le petit Grand-Duché de Luxembourg. Je n’ose imaginer ailleurs.

    Tous contre tous et vogue la galère.

  3. Attention, ce ne sont pas non plus ‘les épargnants’ : ceux qui versent le ‘reliquat’ sur des comptes d’épargne réglementée.
    Ceux là savent que ce qu’ils versent n’est qu’un supplément pour les vieux jours

    C’est aussi à “ceux-la” que les banquiers proposent d’ouvrir une assurance-vie, avec force arguments, puisque c’est une épargne “placée”, mois après mois, pour beaucoup plus tard … en plus de leur livret A !
    Chaque fois que j’ai du changer de banque, la proposition m’a été faite. Que ce soit pour “payer les études de mes enfants” ou “pour mes vieux jours”. Il est très difficile de démonter leurs arguments quand vous n’y entendez rien. Les banquiers sont d’abord des commerciaux car il est essentiel pour eux de vendre à leurs clients un nombre toujours plus grand de “d’ouverture de comptes” ou de “services”. De plus ils sont “rapides” et à “l’affût” du moindre changement dans votre vie. Un exemple, cette semaine, mon fils a fêté ses 18 ans il y a une dizaine jours. Une personne qui se présente de son seul nom et prénom appelle chez moi pour mon fils, celui-ci était absent. Elle insiste pour obtenir ses jours et horaires de présence chez moi. Son insistance me gêne, je lui demande ses motifs. Elle me précise enfin, qu’elle s’occupe depuis quelques semaines de la gestion des comptes (livret jeunes… ) de mon fils à telle banque et… comme il venait d’avoir 18 ans, elle souhaitait lui fixer un rendez-vous. Je lui réponds que sa priorité (étant interne dans un lycée d’une grande ville) est de préparer l’examen du baccalauréat courant juin. Cette personne m’a enfin “lâché les baskets”, mais elle reviendra a la charge dans un peu plus d’un mois, bien sûr. Elle n’attendra pas qu’il fasse lui-même la démarche de la prise d’un rendez-vous. Je trouve que cette insistance lourde confine à l’infantilisation de l’individu, cela est très désagréable. Que lui proposera t-on ? l’ouverture d’un compte-courant et l’ouverture “d’une assurance-vie” parce qu’il faut prendre “date” ? Les trois “sous” épargnés par mon fils ne font pas de lui un “rentier”. Ceci pour dire que la manipulation est toujours présente quand vous avez à faire avec les banquiers, disons plutôt, avec les chargés de clientèle, simples commerciaux, qui ont à répondre des objectifs qui leur ont été assignés.
    Je pense que “tous les rentiers” ne sont pas à mettre dans le même panier.

  4. Je ne suis pas (…) politique.

    je suis étonné par cette phrase.
    Ne pensez-vous pas que tout ce qui est fait sur ce blog est de la politique ? (débat sur l’organisation des affaires publiques)

  5. Il y a des complices plus ou moins conscients. Merci la propagande, la désinformation, l’individualisme, le matérialisme… Mais qu’importe. Tout le monde subira la déconfiture de système qu’ils le veuillent ou pas et en même temps on aura besoin de toutes les énergies pour remonter la pente. J’estime que le principale coupable (responsable) est celui qui a construit le jeu, qui a bâtit ses règles et sa structure.

  6. Une chose que je ne comprends pas: pourquoi concevoir la fixation du prix, qui, en d’autres termes, pourrait s’appeler l’effort de travail à fournir comme un rapport de force d’une part, et, d’autre part pointer du doigt ceux qui ont gagné ce rapport de force?

    Blâmer la classe moyenne pour jouer le taon, c’est se donner bonne figure, pour dénoncer les gagnants. Dans un rapport de force, il ya des gagnants et des perdants. La classe moyenne fait partie des perdants. Si renversement de la vapeur par la force du nombre des frustrés, les exploités d’hier ne seront que les scélérats ou les gagnants de demain.

  7. @Zebu,

    Donc pour vous une personne qui aurait travailler et placer son argent, plutot que de le dépenser en biens futiles, afin de se constituer une rente, serait un salaud de riche. Je pense que vous avez oublier d’étudier les fables de lafontaine, comme “la cigale et la foumi”.

    Donc pour vous un type qui travaille et investi son épargne pour que sa vie éconmique soir plus agréable et qui a eu la volonté de se serrer la ceinture pour arriver a vivre la suite de sa vie plus confortablement. Devrait en cas de crise économique partager la fruit de sur travail de ses privations, avec celui qui n’as jamais voulu rien faire.

    En plus vous ne semblez pas faire la distinction entre le fruit du labeur, travailleur et le fruit de l’esclavagiste, le patron, il ne le sont pas tous heureusement.

    Je trouve que votre billet est trés malhonnéte, vous mélanger tout est ne faite qu’accentuer la fracture social a l’intérieur de la classe des travailleurs, entre les anciens et les nouveaux.

    1. @logique
      On ne dépense pas nécessairement le reliquat en biens futiles mais pourquoi pas en biens utiles pour la collectivité, en choisissant si vous le voulez, de permettre à des gens courageux , privés d’emploi, de gagner leur vie ? Il n’y en a pas tant que cela, des gens qui n’ont jamais voulu rien faire .

  8. Je suis étonné par tous ces leviers de boucliers, y compris d’habitués du blog, comme si dès qu’on touchait à la sacro sainte épargne-gagnée-à-la-sueur-de-son-front tout ce qui se préconise sur le blog était oublié ! Comme si la sacro sainte épagne-gagnée-à-la-sueur-de-son-front n’alimentait pas la spéculation, n’entrait pas dans un système boursier qui concentre le capital et porte les contradictions sociales à leur comble.

    La mauvaise épargne boursière c’est toujours celle des autres, évidemment. Des classes moyennes tellement moyennes et conformistes, méritantes, qu’on aurait plus rien à attendre d’elles et qu’il ne faut surtout pas réveiller de sa douce torpeur. Ben voyons !

    Certains nous disent de ne pas cracher dans la soupe.
    Eh bien si, crachons, crachons, crachons en cœur dans l’infâme soupe, et plus nous serons nombreux, plus nous nous rapprocherons du jour où il faudra révolutionner ce système inique. Vigneron, au secours !
    Et merci à Zébu pour cette piqûre de rappel pour assistance aux classes moyennes en danger.

    1. Et oui Pierre-Yves, l’enfer c’est les autres ! On voit bien la limite idéologique de l’exercice : ok pour changer le système, mais seulement celui des autres.

      1. JULIEN,

        Ce n’est pas trop le fond qui me gène pour ma part. Tous coupable, je n’ai pas de problème avec cette idée. Moi le premier.
        Mais ça donne l’effet que ZEBU se donne le rôle facile d’une Marianne, .. Qui ne fait que pointer du doigt, pour que les siens se sentent honteux et touchés dans leur estime afin qu’ils réagissent, mais ne montre pas pour autant son sein face à l’adversité. Ca, il me semble que tout le monde sait faire, et ça ne sert à rien, sinon bomber le torse. Les remarques de DIDIER notamment me semblent fondées.

        Et la recherche du coupable, puisqu’on l’est tous, me paraît bien vaine. Le régime de la terreur commence par ce genre de propos selon moi. Sournoisement mais sûrement.. La Terreur ce n’est pas qu’hier.

    2. Reformer le systéme oui, mais comment reformer la culture populaire qui n’arrive plus a faire la distinstion entre l’honnéte travailleur qui épargne et la crapule de politicien et comerçant et de financier. Tous ne sont pas a mette dans le même sac. Il ne faut pas mélanger celui qui gagne 2000 euro par ans a spéculer et celui qui fait tourner la machine, le financier, le politique et le commerçant. Retournons tous essemble aux moyen age et spéculont sur la force ouvriére de nos rejetons.

      Il faut arreter de tout mélanger et surtotu de melanger les motivations, entre le pauvre épargant qui essaie de gagner quellesques sous et la grosse crapule qui joue avec les sous.

      Ca me rappel ces communiste au politique bureau bien gracement nourri, pour culpabilisé la base inculte. Zebu ne fait que l’inverse, il tente de faire passer la base inculte épargante pour des gracements nourri.

      Demander donc a Mrs jorion de partager ses droit d’auteurs, car c’est aussi une rente les droits d’auteur.

      1. la poule aux œufs d’or fait la richesse du poulailler et du rentier !
        j’ai une idée, indexer les dettes souveraines sur l’or ! … non ?

      2. Je cite
        Demander donc a Mrs jorion de partager ses droit d’auteurs, car c’est aussi une rente les droits d’auteur.
        Fin de citation
        Vous êtes sût?
        De quoi vit -on quand on écrit?
        Appeler rente les droits d’auteur est ce qu’on appelle une bêtise.

      3. Logique,

        Il faut simplement être cohérent.

        La différence d’échelle dans l’exploitation capitaliste n’enlève pas le fait que dans tous les cas, dès lors qu’il y a prise d’intérêts, des individus sont lésés. Il s’agit d’abord de constater et porter à la connaissance du plus grand nombre un fonctionnement systémique. Le jugement moral il revient à chacun de le faire, car bien entendu il ne s’agit pas de prodiguer des leçons de morale individuelle au nom d’une pureté illusoire, mais seulement de replacer l’économie et la finance dans le champ de la moralité dont elle s’est exclue. Là est l’exigence morale. Et la prise de conscience nécessaire. Comprendre, expliquer, pour agir. Or la prise de conscience n’aura d’effet que si elle est générale. Il est fort douteux qu’elle vienne d’abord des élites. D’où la nécessité pour les classes moyennes d’avoir pleinement conscience que sans elles le système s’écroule et qu’en cela elles sont une puissance qui s’ignore. Le nerf de la guerre, avant le bulletin de vote, c’est l’argent.

        Pour moi il va de soi que l’exterritorialité juridique et politique dont jouit l’économie casino la situe hors du champ de la morale contre toute l’évidence d’une vie sociale et politique qui ne cesse d’appréhender les actions humaines et leurs conséquences en termes moraux. Le contrat social est aujourd’hui impossible car l’intérêt individuel divise.

        L’argent gagné ici à la bourse c’est de l’argent qui est ponctionné ailleurs, en France, à Tombouctou ou en Chine. Un smicard, un chômeur, un prolétaire lointain au service du capital transnational, bref tout travailleur qui consomme tout ce qu’il gagne, est non moins que vous associé en tant qu’être humain à ce qui fait une société humaine, et pourtant il nourrit aussi la rente du petit rentier qui de méritant n’a que d’avoir suivi la norme qui veut que tout travail mérite salaire et peu importe d’où vient le salaire, comment il s’est formé.

        Je vous rappelle que c’est le rapport de forces entre les investisseurs entrepreneurs et salariés qui détermine le niveau des rentes. Il faut ainsi briser les chaînes qui relient les salariés actifs ou à la retraite en incitant ceux-ci à se considérer d’abord comme appartenant à la classe des salariés afin de peser de tout leur poids dans leur rapport de force qui les relient au groupe des investisseurs-spéculateurs dont les intérêts sont contraires aux leurs. Les salariés-investisseurs sont tétanisés par la contradiction vivante qu’ils incarnent. La survie individuelle est illusoire dans un monde où les petits gains des uns font la perte des autres, et, à terme, celle de tous. Les salariés doivent retrouver tous leurs esprits. Ils ont un rôle historique à jouer. La partie n’est pas gagnée d’avance, mais si on ne la joue pas, on est bien certain de la perdre. Là est tout l’enjeu de la question de la petite rente.

    3. @Pierre-Yves: “Comme si la sacro sainte épagne-gagnée-à-la-sueur-de-son-front n’alimentait pas la spéculation”

      Et c’est la faute de l’épargnant si elle alimente la spéculation? C’est l’épargnant qui demande 15% de rendement? Allons, allons, un peu de sérieux. La très grosse majorité des épargnants ont des bas de laines en cas de coup dur, ils veulent la sécurité. Et le rendement de leur bas de laine est en-dessous de l’inflation.
      Si c’est en disant que tout le monde est capitaliste (sauf zébu et vigneron, of course) que vous comptez isoler les capitalistes, ben bonne chance.

      Pourquoi ne pas proposer simplement de fiscaliser les assurances-pension de manière à les rendre inintéressantes et de blinder alors la pension de l’Etat pour que les gens puissent être sûrs de maintenir leur niveau de vie une fois retraités? C’est cela qui intéresse la classe moyenne, se protéger contre les aléas de la vie, pas d’avoir un yacht. Les vrais capitalistes, ils n’ont aucune crainte vis-à-vis des coups durs possibles, eux.

      @Julien: Ce que vous venez de dire est valable pour vous aussi. Un jour vous critiquez ceux qui décausent sur les fonctionnaires européens (c’est diviser les salariés, c’est se tromper de cible dites-vous), le lendemain vous défendez ceux qui décausent sur la classe moyenne. Faudra voir à expliquer votre position, je la trouve incohérente. Il est vrai que les fonctionnaires et très en particulier les fonctionnaires européens n’ont pas besoin d’assurance-pension privée, vu les pensions généreuses qu’on leur accorde. Si on en parlait aussi? Qui la paye?

      1. @ moi

        D’un côté, vous avez 20.000 fonctionnaires européens – autrement dit peanut, et certainement pas une classe sociale à eux-seuls. De l’autres vous avez plus de 80 % de la population, sous forme de classe sociale. Vous voyez la différence ?

      2. Mais enfin Julien, où voulez vous en venir ? Vos propos sont choquant par l’amalgame, c’est quoi ces ratios que vous mentionnez ?

      3. @ Didier

        Les fonctionnaires européens ne sont pas la classe dirigeante, et la plupart font partie de la classe moyenne. Avec des revenus confortables, certes, mais classe moyenne tout de même. Donc il est parfaitement inutile et totalement contre-productif de s’amuser à pointer du doigt ceux qui appartiennent à la même classe sociale. Ce type de raisonnement par mise en opposition est identique à celui d’un Wauquiez qui pointe du doigt les “assistés” du RSA. C’est se tromper de cible. En revanche, avancer que la classe moyenne dans son ensemble porte une part de responsabilité – souvent à son corps défendant, mais on parle de responsabilité, pas de volonté manifeste – est correct.

        Qu’est-ce qui vous choque exactement ?

      4. Je ne sais pas, commençons déjà tous ici son commentaire par :

        “Je suis responsable”… On se croirait chez le psy ! J’aime bien 😀

        Vous êtes responsable Julien Alexandre ? Je voudrais juste savoir si vous sentez responsable de tout ce système, de tout ce bordel ? Rien à vous reprocher ?

        Simple curiosité, et j’étends cette petite question bien entendu à Vigneron, Zébu, Paul Jorion, François Leclerc, vous sentez vous ici responsable ?

        Moi c’est coupable. J’attend mon heure. Mais vous ?

        1. La responsabilité est une chose. L’assumer en est une autre. Je l’assume et j’agis en conséquence. C’est le premier pas. Je n’ai aucun investissement, aucune action, aucun compte épargne.

      5. @Julien: pourquoi ne proposez-vous pas que tout le monde bénéficie de la même retraite que les fonctionnaires (européens si possible)? Ce ne serait que justice, non? Et puis, comme ça, la classe moyenne n’aurait plus à aller prendre des assurances-pension par peur du manque lors des vieux jours.

        1. Moi, tu fais dans l’opposition inutile. Et là tu stigmatises les fonctionnaires européens (qu’est-ce qu’ils t’ont fait ?).

          Le même régime que le leur ? Ok, retraite à 67 ans pour tout le monde alors, sans distinction. Retraite cossue, certes, mais à 67 ans. Bon et alors, on a changé quoi après avoir fait ça ?

      6. Vous assumez bien, sur un plan uniquement selon moi, mais bien. Bravo !

        C’est pour cela que je vous dis que moi c’est coupable et j’attend la lame sur ma nuque, un de ces jours. Ou la machine à hacher de Vigneron, qui en rajoute avec le Garçon Boucher !

        Mais quand je vois fustiger des gars qui économisent 150 euros par mois, c’est clair, vu mon pedigree, c’est coupable de crime contre l’humanité qui m’attend, vaut mieux bien encaisser là…

      7. @Julien: “Et là tu stigmatises les fonctionnaires européens”

        En quoi est-ce que je stigmatise les fonctionnaires européens? Ai-je dis que leur retraite était imméritée ou injuste? Je dis juste qu’il serait justice que tout le monde ait une retraite du même calibre. On résout quoi? Ben on résout la question des assurances-pension privées des classes moyennes. Vous croyez que les gens vont s’amuser à cotiser pour une assurance-pension privée s’ils savent qu’ils auront une retraite leur assurant quasi le même revenu que du temps où ils étaient actifs? Ah, vous croyez peut-être que la classe moyenne investit dans une assurance-pension privée pour espérer gagner le jackpot en fin de carrière? Vous n’êtes pas sans savoir que le rendement des assurances-pension est tellement faible que si on retire l’incitatif fiscal, elles n’ont aucun intérêt (c’est le cas de le dire).Le billet de zébu le dit bien: “ils escomptent le surplus que produit l’intérêt pour pallier les faiblesses ou aux absences des salaires qu’ils ont, pour pallier aussi les faiblesses des retraites qu’on leur promet et même pour pouvoir payer les études, de plus en plus chères, des gamins. Et si tout va bien, léguer, en sus, d’un patrimoine immobilier durement payé durant de longues années, un surplus dont ils espèrent qu’il permettra à leur descendance de survivre plus confortablement face à la compétition généralisée de tous contre tous”
        Avec une retraite de fonctionnaire européen, il ne reste plus aucune motivation vis-à-vis de ces placements.

        Donc, je résume, le système précarise la classe moyenne. Celle-ci, inquiète, se jette sur des assurances privées. C’était là, évidemment le but recherché par cette précarisation.
        Et là, ce blog ne trouve rien d’autre à dire que “ils sont complices”? Vous trouvez que c’est là s’attaquer à la racine du mal?

      8. @Moi

        Avec une retraite de fonctionnaire européen, il ne reste plus aucune motivation vis-à-vis de ces placements.

        Ah bon ? Alors pourquoi beaucoup de ceux-là et des autres “jouissant du même privilège” s’astreignent-ils donc eux aussi à placer tous azimuts : comptes épargne peu rémunérés et plafonnés blindés pour toute la p’tite famille, plus assurances-vie, plus fonds d’épargne-retraite, plus un peu de placements “dynamiques” ? Parce que leur gentil conseiller financier de famille leur dit qu’il faut “sagement diversifier”, uh ? Ben oui, c’est pour ça, bien sûr, suis-je bête…

    4. J’ai lu parmi les commentaires précédent qu’était évoqué “la valeur sacrée du travail”.

      Quand on en est là, il est bien évident que s’entendre dire que non seulement le travail n’a rien de sacré mais que c’est même une faute d’en abuser, en l’occurrence comme le souligne Zébu parce que cela conduit à capitaliser dessus – ou pour le dire de manière plus triviale, à priver autrui de ce travail, et surtout de son fruit – est simplement insoutenable.

      Pourquoi? Parce que dans le fond, peu de monde aime vraiment le travail, c’est le plus souvent une source de souffrance, mais c’est en même temps une valeur qui a été plus ou moins brutalement inculquée dès l’éducation enfantine, et que l’on finit par admettre par concession, tant bien que mal.

      Dès lors, s’entendre dire 20 ou 60 ans plus tard que toute cette souffrance acceptée de plus ou moins bon gré était non seulement vaine mais même nocive pour autrui offre un terrain formidablement favorable à l’apparition d’une dissonance cognitive profonde.

      Je suis justement en conflit plus ou moins permanent et plus ou moins larvé sur ce sujet avec mon père, lui qui a joué à plein la carte du capitalisme bon teint, mode gauche caviar, et qui y a perdu le patrimoine de ses parents ainsi que celui de sa belle-famille, lui qui a joué la carte du travail sacré et qui vient d’y perdre la santé avec une hernie étranglée (contractée dans son travail de bourgeois-déclassé retraité) dont il a beaucoup de difficultés à se remettre.

      L’article de Zébu me paraît ainsi des plus pertinents sur le fond, sans doute beaucoup moins sur la forme. Manifestement, jeter crument à la face des gens qui ont souffert en croyant le faire pour de bonnes raisons qu’ils se sont planté sur toute la ligne est sans doute la meilleure méthode qui soit pour se les mettre à dos. A méditer…

      1. Sur la place du “travail”, autant lire ces trois recensions avant (éventuellement) de se ruer sur les quelques 600 pages du bouquin de Postone !

        Denis Collin
        http://palim-psao.over-blog.fr/article-temps-travail-et-domination-sociale-un-livre-important-de-moishe-postone-par-denis-collin-56014649.html

        Anselm Jappe
        http://palim-psao.over-blog.fr/article-avec-marx-contre-le-travail-38186520.html

        Dominique Méda
        http://www.journaldumauss.net/spip.php?article791

        “Si, pour les tenants de l’interprétation traditionnelle, dépasser la contradiction fondamentale du capitalisme implique la réalisation manifeste de la centralité du travail dans la vie sociale, pour Marx, explique Postone, la centralité constitutive du travail dans la vie sociale caractérise le capitalisme et forme la base ultime de son mode de domination. Il s’agit donc désormais d’envisager une forme de vie « où le travail cesserait de jouer un rôle socialement médiatisant » (p. 529). Comprenons bien : la société post-capitaliste, loin de mettre le travail au cœur de son fonctionnement, se caractérisera au contraire par une place radicalement nouvelle pour le travail et un rapport radicalement nouveau à celui-ci.” (Dominique Méda)

      2. @ Dissonance : le problème n’est pas une question de forme ! Le titre Tous complices implique une co-responsabilité de la part de ceux qui ont été piégés par le système. C’est là une démarche inacceptable dans le fond.

      3. @Didier

        Le titre Tous complices implique une co-responsabilité de la part de ceux qui ont été piégés par le système. C’est là une démarche inacceptable dans le fond.

        Pas d’accord. En parlant de “piège”, vous présentez les choses comme s’il n’y avait pas de choix possible, comme si l’accumulation était un fait inéluctable. Or c’est tout simplement faux. Entre ceux qui travaillent pour se nourrir eux et leur famille, et ceux qui travaillent pour remplir leur(s) compte(s) en banque, il y a une différence très nette, qui s’appelle l’avidité. Il s’agit d’un trait de caractère, du fruit d’une (mauvaise) éducation éventuellement, mais certainement pas le produit d’un système. Ou alors, il faut que vous m’en expliquiez le mécanisme…

  9. si j’ai bien compris,tous ceux qui cotisent pour leurs retraites,du fait que leurs caisses placent ces sommes dans actions ou obligations,sont complices du système et doivent comme le dit la chanson ” être éxécutés “, que de travail en perspective ,je fais orienter mes enfants vers des études de bourreau,leur avenir est ainsi assuré !! Merci de vos bons conseils !!

  10. “Si le politique vient à faire défaut aux ‘rentiers’, c’est la fin des ‘rentiers’ : qu’un État, ou pire, qu’un ‘fournisseur de contrats d’assurances-vie’, fasse défaut, et c’est la révolte.
    Mieux vaut encore laisser filer la dette publique.

    Si le rentier vient à faire défaut aux politiques, c’est la fin des politiques : car les ‘rentiers’ élisent ceux qui garantissent le mieux leur traversée, comme on choisit le passeur du Styx, en s’acquittant d’un vote pour le passage.”

    “le rentier” ne vote pas pour un individu ,il vote pour un systeme qui garantira ses rentes ,le candidat n’a que peu d’importance ,il est tout à fait interchangeable !

    pas de libre arbitre ,aveuglés par leur daemon , ils jouent ,grossiers pantins, une tragédie , destin stupide et irrévocable …

    1. les salauds ! les cochons ! en plus ils font jamais rien pour s’en sortir ! alors même que l’ascenseur social marche à plein tube ! quand on veut on peut ! dans la vie on a que c’ qu’on mérite (même si des fois on hérite).

  11. Quoi?

    Les bourreaux aveugles des peuples qui vivent avec un $ par jour sont prêts à faire la révolution contre leurs propres bourreaux de la finance, mais c’est un scandale comme disait Georges!

    Pourtant ce “contrat de prédation” leur a toujours bien convenu jusqu’ici à tous ces révolutionnaires de circonstance, “lu et approuvé” tant qu’il permettait de s’enrichir et de développer son modèle social qui a permis à tout un chacun blanc de bénéficier d’une partie de la manne.
    Mais il fallait que la misère reste au loin de leurs consciences, symbolisée par une larmichette versée pendant le reportage du 20H sur les famines et catastrophes lointaines. Que ce niveau de vie et sa grasse consommation permettent encore un don défiscalisé aux humanitaires rois du marketing direct par médias interposés, permettant ainsi la dé-culpabilisation souhaitée et prévue au programme diffusé sur l’écran plat trônant comme un autel au milieu du salon en guise de religion et de valeurs !
    Mais la machine s’est grippée, alors il faut des responsables, mais qui sont-ils?
    Regardons le miroir pour obtenir un début de réponse, si il faut faire une révolution contre les banquiers, il ne faut pas oublier leurs complices actifs, et si révolution du système il y a, elle doit s’appliquer à tous, les riches et les plus miséreux hors nos espaces économiques privilégiés, ce qui signifie que tout le monde en occident doit s’attendre à perdre proportionnellement une bonne partie de son “confort” social. Enfin si les idées de fond sont sincères…ce dont je doute!

    Car le discours est tout autre, puisqu’il s’agit entre autres, par des moyens politiques, de conserver ce niveau social très développé, et par là-même induit que le système continue en l’état.
    Et pour les autres, ceux qu’on voit à la télé, il leur suffirait d’avoir à manger, comme avant qu’ils aient des raisons de se révolter comme nous pour la dette, et comme ça chacun reste à sa place sur les barreaux de l’échelle!

    Il n’y aurait pas un paradoxe entre révolutions de pauvres et révolutions de nantis?
    La victime est parfois le bourreau et réciproquement, et sa responsabilité est malgré tout proportionnelle à son niveau de développement, pour son action ou son inaction!

    Un peu tard pour se souvenir qu’on a vendu son âme au diable, la rédemption va faire mal!

  12. Bravo! Vous venez de découvrir que la dette publique est l’épargne privée.
    C’est une identité comptable et un fait incontournable.

    Vous auriez pu réalisez cela plus tôt, vu que la “ri-lance” ne fait qu’appauvrir tout le monde depuis presque 3 ans!
    Réduire le déficit et la dette = détruire les actifs financiers prives

    L’abc du déficit budgétaire – Première partie
    http://alienaeconomics.blogspot.com/2011/02/labc-du-deficit-budgetaire-premiere.html

    L’abc du déficit budgétaire – Deuxième partie
    http://alienaeconomics.blogspot.com/2011/02/labc-du-deficit-budgetaire-deuxieme.html

    L’abc du déficit budgétaire – Troisième partie
    http://alienaeconomics.blogspot.com/2011/02/labc-du-deficit-budgetaire-troisieme.html

    1. bonjour

      je suis assez d’accord avec vous. Le problème actuelle ne correpond pas au montant de la dette mais la repartition des dettes. Si on se situe au niveau mondial le niveau des dettes n’est pas un problème. En revanche la repartition est-elle juste ( mais qu’est ce que la justice? sur quelle vérité initiale peut elle être appuyée?).

      Si vous pensez que ce qui est matériel est totalement vrai alors assujetissez la monnaie sur du physique ( mesuré sur volume ou en poids )

      Si vous pensez que ce qui est matériel est une illusion alors assujetissez la monnaie sur une image virtuelle ( une icone représentant la force à distance )

      Si vous pensez ni l’un ni lautre ou les deux alors vous êtes comme moi c’est à dire que j’ai besoin des deux.

  13. Bonjour à tous (tes)!

    Article très intéressant et que je trouve pertinent à plus d’un titre.
    Toutefois et si vous me le permettez, cher Zebu, n’est-ce pas la force même du système de nous avoir tous (je dis bien tous) rendu “complices” du projet de société (qui ne tient plus pour l’essentiel qu’à l’économie…) actuel qui nous mène droit dans le mur.
    Je veux un jouet pour mon enfant qui ne coûte pas trop cher quitte à ne pas trop demander la provenance (ouvrier chinois qui inhale toute la journée les émanations toxiques de plastique et autre cochonneries), je veux de la nourriture pas chère et j’en veux pour mon prix (d’où production de masse au détriment de la nature et donc de mon environnement naturel), je veux un voyage pas cher à l’autre bout du globe (souvent dans des pays où le salaire moyen annuel ne correspond même pas au prix de mon séjour), bref je pourrais continuer longtemps comme cela.
    Je fais intuitivement le lien avec les expériences menées par Milgram sans pour autant parvenir à vous l’expliciter vraiment, nous sommes bourreau et victime.
    Comme il est dit très justement dans l’article, nous votons pour un système qui protègera notre misérable capital car il ne faut pas s’en cacher la majorité d’entre-nous qui ont pu acheter une maison, ne voudraient pas que la dite maison soit saisie par exemple par un changement de système quitte à ce que le système défendu soit celui qui le menace le plus dans son existence même (chômage, conditions de vie inéquitable, environnement pollué).

    Notre monde ressemble de plus en plus à un enfer ou l’homme qui n’est pas du bon côté du manche paraît condamné à une existence de soucis, d’angoisse, de difficultés sociales, financières, de souffrances personnelles.
    La seule chose, à mon sens, qui peut nous libérer et la prise de conscience globale que ce monde nous appartient à tous et qu’il nous échoit donc de lui donner le sens qui apparaît être le plus raisonnable et humaniste pour laisser une digne place à tous (tes).

  14. Jeux de dupes, miroirs a fragmentation,anamorphose universelle,chaleur monétaire ,l’ “en taux pic “du monde des signes ,suivez la ligne jaune… delirium tres mince ,realite integrale molloytisée….le cas serait blog- potetisé? Souriez, vous êtes filmés!
    Momo le retour !!!?Ça fout les chocottes , ça fuit,ça déréalise!C’ha va pulser chez vous ?
    ( voire… ) Le créateur (Albert Dupontel).
    http://www.youtube.com/watch?v=Cbgp8j3CAu4&feature=youtube_gdata_player

  15. En effet, comme rouage de l’appareil d’un parti quelconque ou même juste comme son client, je m’inquiéterais.

    (Vu l’avalanche de commentaires, je réponds, ici, en même temps à « Sylvain ».)

    Trois générations de classes moyennes se désenchantent du rêve d’ascension sociale mesurée à l’aune consumériste. La confiance envers les pensions publiques , privées et sacerdotales s’effondre. Les enfants des baby-boomers perdent l’espoir de vivre un peu moins chichement lorsque, vers leurs soixante-huit ans, et pour quelques maigres années, ils seront peut être en position de claquer les derniers sous tirés de la maison des parents – ils savent déjà que l’associatif montant leur fera signer la facture de l’accompagnement des fins de vie.
    Vous me direz que je suis complètement idiot de croire qu’une classe sociale qui fut construite comme une – machine à consommer rapidement des machines- pourrait accéder à un niveau de conscience révolutionnaire ? Comment, “un intervalle entre déciles supérieurs et inférieurs” pourrait-il être autre chose qu’un ensemble disparate de positions sociales disposées en costume d’arlequin, chaque pièce reflétant une mosaïque de revenus diversement composés, et dont les éléments ont été eux même distribués selon un patchwork de trajectoires sociales ? Enfin, ça dépend de ce que vous entendez par conscience révolutionnaire. Si vous entendez par « révolution » le rassemblement des masses derrière l’avant-garde des propriétaires du prolétariat, vous n’avez aucune chance (comme l’indique Paul jorion, le malaise des classes moyenne doit d’abord être nommé, en recoudre, le fatras, au fil du salariat est aujourd’hui insuffisant et trompeur). À quoi bon espérer que le système prolétarise les classes moyennes au point de les faire sauter d’elles-mêmes dans le panier de champignons qui fera avancer l’histoire ? Encore une fois, le rapport de force n’est pas juste … sniff ; c’est une question de vitesse, seule Marine le Pen serait (plus tard) en position de faire le job à droite : gagner démocratiquement les élections, revenir à la morale, élever en statut les plus vivement chargés de ressentiment, transformer en nervis les meilleurs parmi les plus doués des énervés, et grâce à leur vaillance, construire quelques satrapies façon à pouvoir parler, enfin , d’égal à égal avec l’oligarchie.

    Comment détourner la conscience de classe possible des classes moyennes, sans faire appel à Marine ? Comment maintenir les classes moyennes dans leur assujettissement ? C’est assez simple et tous les ingrédients sont à disposition pour autant que la gauche et la droite continuent de s’entendent à maintenir de concert une image des rapports de classes n’ayant plus rien à voir avec leur réalité. Coppé , à l’occasion du rapport « terra nova » rappelait la gauche à son devoir envers les classes populaires.

    Plus philosophiquement, comment une série de machines sans conscience pourrait-elle ne pas se laisser porter par ses passions, mais se constituer en une équipe d’individus révolutionnaires, assumant, chacun pour tous, d’avancer d’un pas éclairé vers la démocratie radicale? Rassurons-nous, la démocratie radicale personne n’en veut, ni la droite, ni la gauche, ni l’extrême gauche (note pour Monsieur Vigneron, vous me renvoyez l’autre jour, à un article sur la revue “ordre nouveau” du début du siècle dernier, lequel article permet justement d’éviter l’amalgame abusif avec la notion pétainiste “d’ordre nouveau” . Comme vous êtes toujours à l’affut des détails croquignols, De Gaulle est allé à Baden-Baden, s’assurer auprès de Massu du ton avec lequel Kochevoi – la veille, au cours d’un dîner théâtralement arrosé – avait transmis l’assurance du Kremin de ne soutenir aucune tentative de prise de pouvoir par le PC ; De Gaulle jouait seul, la droite l’avait lâché pour s’être étranglée de sa participation, tandis que et le PC, comme démonstration de force, venait de rejeter les accords de Grenelle). Avec Guy Debord, nous avions compris que les totalitarismes modernes s’épaulent l’un l’autre dans la production d’images se substituant à la représentation, toujours possible, des rapports de force. Comme nous l’a montré Paul Jorion, après que trois générations aient été arrosées de la même vulgate économique, par accoutumance au spectacle,nous acceptons sans broncher d’éponger des reconnaissances dettes pourries contre notre dernier fond de belle et bonne monnaie, réclamée par les faillis au nom de l’intérêt général, mais puisé dans nos poches et sitôt utilisés pour acquérir, in extremis, des titres de propriété sur nos actifs tangibles. Vous n’êtes pas convaincu de la collusion ? A propos de la droite, passe encore qu’il ne soit pas immédiat de le comprendre, mais de la gauche ? Dans le cas contraire, il y a bien trois ans que l’interdiction de paris sur les fluctuations de prix eut été portée à bout de bras socialistes jusqu’à faire l’unanimité républicaine dans le moindre village ! Dans ce sens, le rappel à l’ordre de la droite invitant la gauche à s’occuper des classes populaires est assez amusant. Godard le constatait nous avons changé d’époque, « aujourd’hui les salauds sont sincères » -Socialisme-. Nous avons oublié autant le goût des vins que des amours anciennes et, sommes aveuglés jusque dans la célébration de l’armée de terre cuite, dont nous ne voyons pas l’amplification bureaucratique (cette dernière incise sert de test).

    Au moment de sa transsubstantiation en mode de domination renouvelé, le moment d’effondrement du capitalisme impose d’oublier que « vers le vrai hégelien», le faux n’était qu’un moment du vrai. Pour le “faux démocratique” qui nous sera présenté, le chemin nécessaire au maintien des hiérarchies est la production du vrai comme un moment du faux, aussi, au moment de la production d’un réel renouvelé, les forces considérables de la production du spectacle nous enjoignent-elles un – noli me tangere. De la construction à l’effondrement du saint ou du salaud, vous ne saurez rien des rapports sociaux ayant imposés l’image d’un présidentiable de gauche au travers du FMI, d’autres et de plus passionnants vous seront présentés !

    « Every body-kows », que la sobriété volontaire est depuis trente-ans dans les cartons d’IBM. La décroissance, l’oligarchie n’attend que ça : que nous voulions bien nous y mettre ! Fukushima tombe comme « du pain béni », l’interdiction biblique du nucléaire comme ubris technique, permettra de passer outre au questionnement des formes d’organisations sociales à la source de ces formes “atomiques”particulières d’organisation technique du désastre. Le vrai à venir, sera un moment de ce faux ! Renoncez, faites-vous humble –humain –, némésis vous regarde, enchaînez Prométhée. Un bas clergé se fera une soutane en convertissant le peuple à l’ « abhorration » des transuraniens. L’homme a voulu dépasser la nature, il est puni, mais sera consolé dans la diversité, wicca , feng shui, l’humain, et bien entendu la sollicitude des cliques municipalistes bureaucratiques prendra soin de vous. Au local, l’affaire est entendue, au global, l’oligarchie versera dans la grande prêtrise. Nous paierons l’impôt aux Roi Thaumaturges, eux seuls veillerons à la perennité de l’organisation technique nécessaire à la gestion de ces déchets pendant vingt-cinq milles, nous souscrirons à leur megamachine. Sauf à nous vouloir assumer Prométhée, la soumission à leur raison sera la condition de notre mode de vie convivial et de la paix sur terre, telle que nous le préparent les gentils organisateurs des kits de survie “décroissantistes”.

    Marlowe, qui connaît son Debord, en appelait à une stratégie, tout comme à une « pseudo révolution » ; nous héritons peut-être d’une vision des classes sociales qui reste largement linéaire, cette représentation est-elle exacte ? Pouvons-nous penser, non pas la stratégie de radicalisation par la prolétarisation, mais la prise de conscience des classes moyennes sur les causes de leur malaise : d’avoir été dupées par leur participation comme acteur du spectacle auquel elles se sont identifiées et en adopté les rôles rétribués – en deçà, pas de salut ! Le créneau sera bref, le temps de mettre en place une nouvelle intrigue, et chacun reprendra sa place dans les rangées. Ne devrions-nous pas nous interroger sur l’existence d’une classe sociale invisible, distribuée sur toute la hiérarchie des conditions et tirant son existence de la production des représentations autant que du détournement de la production à l’ombre de ces représentations ? Le rôle des appareils de partis n’y est pas étranger.

  16. Une question.

    L’article concerne-t-il que les placements librement consentis ?
    De plus en plus ce type de placement type assurance vie devient obligatoire comme une forme alternative à l’assurance collective.
    Une façon d’en faire croquer à tout le monde et de mettre les derniers irréductibles dans le panier.
    Voyez ce que ce trame avec le 5 ème risque lié à la dépendance.
    Un nouveau désert cette dépendance que NS compte bien explorer.

  17. Vigneron est un homme à thèse, comme Zébu. Il faut que les faits prouvent leur sentiment. Quelque légitime qu’il soit, d’ailleurs, sur le fond, il présente donc 30% de gens avec des problèmes qui concernent une frange beaucoup plus faible de la société. Mais leur propagande prend de la force à ces arguments de militants. Et évidemment, ce con de PDLP ne comprend rien à la misère, ne la cotoie pas, nie le phénomène.

    Eh bein, vigneron qui creuse son sillon sans bien regarder de coté, je fus et je suis confronté à la même misère que vous décrivez – et qui n’y est pas confronté, de près ou de loin aujourd’hui ? Et je regarde selon un axe que vous n’avez jamais effleuré dans tous vos commentaires : quelle est la part qui vient de l’extérieur, quelle est la part en propre de la personne en difficulté, là où la meilleure volonté ne peut rien ? La question est d’autant moins scandaleuse que lorsq’uil s’agit d’aider, on doit savoir jusqu’ou, et pendant combien de temps. Je parle d’une personne, d’une famille, d’un parent. pas de la masse si confortable pour gueuler votre écoeurement, ce qui ne suppose pourtant aucun acte concret.

    Quant à la culpabilisation des rentiers, c’est évidemment pervers, et vous le savez suffisamment pour le travestir en “prise de conscience”. Mais de quel droit vous arrogez-vous un niveau de conscience supérieur à cette masse, à ces rentiers ? Vous qui stigmatisez le pouvoir, vous vous placez – avec Zebu – au-dessus, dans une manignifique position de supériorité.

    Regardez-les donc, lecteurs de ce blog, ceux-là qui veulent vous faire bouger, en vous motivant non pas avec vos forces, vos qualités, votre libre-arbitre, mais votre culpabilité passive de placer votre argent avec les seules solutions que vous ayez sous la main. Ils dénoncent tout et forcent le trait, parce que le débat manichéen et fort en gueule évite d’avoir à regarder les détails si gênants, précisément, des solutions réelles et du quotidien. Ils ont une thèse, en n’en bougeront pas d’un millimètre, quoi qu’il arrive. Ils instrumentent les faits, les discours des autres, ils supposent des ennemis – moi, en l’occurence- pour leur seul bien-être moral, en fin de compte.

    Ce con de LPDLP n’en a pas, de thèse, à part que chaque situation est différente, que l’ensemble forme un corpus nauséabond dont il faut sortir sans tomber dans les mains d’autres profiteurs, manichéens entre autres, dogmatiques de la critique.
    Que les causes apparentes ne sont pas forcément les causes réelles, que les manipulateurs sont partout, et que les antiennes à la Vigneron et Zebu sont du pain béni pour leurs ennemis, tant cela a été dit et redit; que répéter encore et encore, jouer sur l’affectif des situations des pauvres, travestir des chiffres est une posture morale, mais que les gants blancs de la défense de la classe opprimée amènent surtout un paravent de moralité à leurs auteurs, plus que des solutions réelles à mettre en place.

    Déversez, déversez, j’espère qu’un jour votre bile sera tarie et que vous aurez quelque chose de nouveau à nous dire. Probablement, ce jour-là, votre moralisme anachronique et orgueilleux aura dégonflé, et vous manierez les idées et la réalité sans les injures.

    1. Assez d’accord, Vigneron particulièrement est un narcisse prêt à toutes les cabrioles pour se faire valoir.

      Il veut impressionner, roule des mécaniques et insulte les commentateurs avec toutes sortes d’allusions dégradantes. Aucune censure, il se ballade tranquillement sur ce blog…

      C’est un triste clown avide de reconnaissance, à tout prix.

      Ce type est grave, et je ne comprends pas le crédit qui lui est apporté, par zébu entre autres?

      1. Vigneron, pas censuré ?!?

        Il les compte ces commentaires envoyés à la poubelle… il est à plus de 230, n’est-ce pas Vigneron ? 😉

      2. Personne ne m’a mis au courant. Je ne suis pas dans les petits papiers.

        Si c’est le cas tant mieux, mais apparemment ça ne change rien à son comportement de frimeur des vignes. Le genre de loubard, poète auto-revendiqué, de fin de bal villageois avec une chaîne de moto pour faire style genre look at me dans ma Fuego Renault à pneus taille basse, I am the best and fuck the rest.

        C’est bon, on a compris le gus et ses biscotos en patte à modeler.

        Bon, bien, le parti pris ici, c’est de laisser l’idiot du village paysan, forcément bon, écologie oblige, vaquer à ses fantasmes, quitte à pisser partout pour faire rigoler le passant. Très drôle en effet, mais pour moi pas.

      3. @fnur

        “La Renault Fuego”. Vois pas trop c’que c’est ce truc. Sans doute un quadricycle à moteur qui eut l’heur de vous fasciner dans vos années Roacutane ? Moi c’était plutôt les byciclette demi-course, 4 vitesses et simple plateau… En tout cas ça a l’air très rigolo. Suis pas contrariant, comme me le disait ma maman, alors je 🙂 avec F’nurrrr !

    2. @LPDLP

      Et je regarde selon un axe que vous n’avez jamais effleuré dans tous vos commentaires : quelle est la part qui vient de l’extérieur, quelle est la part en propre de la personne en difficulté, là où la meilleure volonté ne peut rien ? La question est d’autant moins scandaleuse que lorsq’uil s’agit d’aider, on doit savoir jusqu’ou, et pendant combien de temps.

      Je vous avais répondu sur ce sujet de l’assistance que vous abordiez déjà dans votre premier post, mais la modération aura trouvé ma réplique un peu trop vêtemente, à raison sans doute. Le sujet paraît beaucoup plus vous passionner que le thème abordé par Zébu et moi-même. Absolument pas éculé le thème de l’assistanat au demeurant, effectivement…
      Et je comprends ce qui motive le parallèle que vous tenez à nous imposer là . Ben oui. Vous vous posez dans les deux cas, l’assistance à autrui et le placement financier pour sa p’tite gueule donc, les mêmes questions : “Jusqu’où ?”, jusqu’où aider et jusqu’à combien placer, “Pendant combien de temps ?”, placer sur tel produit ou aider et bien sûr la question que même vous n’osez pas énoncer : “Qu’est-ce que ça va me rapporter ?”

      1. Ouais bon… Tu peux contresigner mes posts tant que t’y est, Julien. C’est plus un haircut ta modo, c’est la boule à z ! T’enlèves la meilleure viande, celle qui touche l’os ! On avait dèjà Le p’tit garçon Boucher, nous v’là avec le grand charcutier…

      2. Ben non. Vous me supposez des pensées, encore cette réthorique de comptoir qui fait sans doute, aux yeux de quelques-uns, votre charme nostalgique. Instrumentation des paroles des autres. Démonstration par l’exemple.

        Sur le fond du billet de Zébu, j’ai répondu – stigmatiser la culpabilité est inutile, introduit un moralisme sur lequel vous écrivez à longueur de blog votre supériorité, en pointant quelque vhose qui n’est ni le proiblème prioritaire, ni la solution prioritaire. Mais quelle panache dans la posture.

        J’ajouterai le dédain de l’argent, voire son horreur. Bon. Mais aujourd’hui, demain, à court terme, s’il y a une chose qui devrait continuer à exister, c’est non seulement l’argent, mais le fait qu’il doive circuler. Arrêtez les flux d’argent, jusqu’à ne pas payer votre baguette de pain : essayez-vous au concret, qui est certes plus près du sol que votre tribune,

      3. @LPDLP

        Ah bon ? Je vous “suppose des pensées” ? Se pourrait-il donc que d’avoir mis les pieds dans le plat ne rende pas plus clair vos paroles pour ceux qui les ont encore sous la table ?
        Je laisse donc la communauté “des pieds à coté du plat”, “des pieds sous la table” ou “ailleurs” seule juge de vos formules :

        Et je regarde selon un axe que vous n’avez jamais effleuré dans tous vos commentaires : quelle est la part qui vient de l’extérieur, quelle est la part en propre de la personne en difficulté, là où la meilleure volonté ne peut rien ? La question est d’autant moins scandaleuse que lorsq’uil s’agit d’aider, on doit savoir jusqu’ou, et pendant combien de temps. Je parle d’une personne, d’une famille, d’un parent. pas de la masse si confortable pour gueuler votre écoeurement, ce qui ne suppose pourtant aucun acte concret.

  18. Bonsoir,
    tout le monde s’agite sur la sacro-sainte assurance vie des classes moyennes en déconfiture alors que les fonds ne sont pas uniquement là, ce débat ne serait pas une espéce de miroir aux alouettes pour nous faire détourner des lieux où sont vraiment passé la majorité de notre argent ( dans le sens : la richesse nationale produite) : il n’y aurait pas par hasard aussi depuis trés longtemps une “délocalisation” financiére chez les capitalistes, le benefice tiré de toute les transactions avec les fonds disponibles où va t’il ?

    Par ailleurs, les chiffres dont parle vignerons sont des moyennes, or la répartition des richesses n’est surement pas décrivable avec une moyenne de l’ensemble, combien pése les 10% plus gros assurés sur la vie dans l’ensemble des depôtsd’assurance vie … ? la répartition doit être extrémement inegale à mon avis : la moyenne ne refléte rien de la réalité. Garantir ce type de depôt ne veux pas dire qu’il n’y aurait pas de limite supérieure marqué par celle entre le necessaire et le superflu, voire la frontiére entre la décence et l’indecence et aussi celle du possible ou supportable.

    cordialement

  19. @ LPDLP : y a quelque chose de triste dans cette affaire. Sur le constat, je crois que Zebu, Vigneron, vous, moi et bien d’autres, nous sommes assez d’accord. Ce que je ne comprends pas c’est cette volonté de division, notamment celle de Zebu qui stigmatise une classe, des “complices”, la vision de Vigneron qui présuppose un aveuglement comme si nous étions tous mal voyants, nous, lecteurs de ce blog. Que cherchent ils les Zebu et les Vigneron ? Pour provoquer je dirais des têtes à couper comme Robespierre et Saint Just si en vogue sur ce blog ?

    1. Je crois qu’il y a un contresens, personne n’est stigmatisé, puisque d’une certaine façon tout le monde est responsable.
      Si je vous rencontre et vous donne 5.000 € qui proviennent de vente de drogue, et que vous ne vous posez pas la question de savoir d’où ils viennent pour les prendre, vous êtes responsable et complice 😉

      1. @Julien Alexandre.
        “Tous responsable”, j’ai quand même un léger doute !
        Quand Mr Zébu Durand et Mr Vigneron Martin investissent leurs économies dans une SICAV de la société générale ou de la BNP, est-il est mentionné dans la plaquette publicitaire que leur argent transitera par un “hub informatique” sis au Luxembourg qui s’appelle Clear Stream ?
        Pourquoi d’après vous cette extra-territorialité nécessaire au business n’est-elle pas précisée dans l’activité d’une banque de détail ? En quoi le retraité de la classe moyenne en serait-il responsable si on ne l’informe pas ?

        1. Qui vous force à investir dans une SICAV ? Vous croyez que l’argent pour rémunérer votre investissement pousse sur les arbres ?

      2. JULIEN,

        Pas d’accord, responsables tous, mais de façade selon moi: les “vrais” capitalistes, les rentiers, sont portés à la vindicte.
        Secouez-vous classe moyenne, vos économies dévastent mais toujours moins que celles de l’oligarchie…

      3. et si, à la question, vous répondez “T’inquiète, c’est un peu compliqué mais c’est du propre, sans problème” ?

        1. Perso, quand on me dit “ne t’inquiètes pas” ou “c’est trop compliqué”, ça éveille ma curiosité…

      4. Ca craint. Le complice, c’est le lâche qui profite des (mauvaises) actions des autres.
        Nous voilà réduits au rang de parasites!

        Au fait. J’ose espérer que le moment venu, les intervenants de ce blog, assez fous pour confier leurs économies à une banque / compagnie d’assurance, sauront reconnaitre qu’ils ont joué et perdu.
        Faudrait tout de même un minimum de morale dans cette histoire de parasites! 🙂

      5. Ah ben voilà, Tout le monde est responsable ! On respire…

        Vous avez répondu pour tout le monde au précédent message qui a fini dans votre poubelle 😀

      1. Quelle mauvaise foi ? Si tout le monde est responsable, personne n’est stigmatisé en particulier ? A moins que l’on puisse viser en particulier et de façon différenciée “tout le monde”, bien sûr.

      2. Admettons. On perd de toutes façons son temps à pointer les responsabilités sans parler des solutions, sauf à dire que la solution viendra d’une prise de conscience généralisée entraînant une accumulation d’actions individuelles. Est-ce là votre position, Julien? Attention, c’est un piège, gaffe à l’individualisme méthodologique. 😉

      3. défaut à corriger, s’explique un peu aussi, pas de quoi être fier, ni se lamenter, profonde réflexion ici notamment. tx u

  20. @Julien Alexandre :
    “Qui vous force à investir dans une SICAV ? Vous croyez que l’argent pour rémunérer votre investissement pousse sur les arbres ?”
    Vous ignorez la force de la publicité sur les classes moyennes ?
    Quand dans une publicité pour une SICAV, une vignette illustre l’investissement rentable avec l’image d’un couple heureux, Mr Martin et Dupond agissent par syllogisme : Pour être heureux comme dans cette publicité, ils investissent leur épargne dans ce produit financier ! Qui est responsable ? La banque de détail ou les retraités ?

    1. Again, personne ne vous force. Sinon, il suffit de plaider la démence passagère et la mise sous tutelle devant le tribunal pour cause d’irresponsabilité, et de ne pas payer l’investissement en question. Comment ? Non ? Ah Ben alors, responsable, point.

      1. @Julien,
        Vous n’avez rien compris, votre commentaire est digne d’un contrat commercial écrit en tout petit : La fabrique du consentement. Sans vous rendre compte qu’à un consentement de masse corresponds une propagande de masse : La publicité. Tout le monde n’a pas votre fulgurance d’esprit.

        1. Ce que je comprends, c’est que selon vous les gens sont des idiots irresponsables. Permettez-moi de ne pas partager votre avis.

      2. julien,

        et l’abus de position dominante ou un truc législatif dans le genre? pas besoin d’aller jusqu’à la démence cela fait assez mauvaise foi. n’est-ce pas paul qui affirme qu’un prix est un rapport de force? j’imagine que la signature d’un contrat peut s’avérer du même accabit.

    2. @Bertrand M

      La faute à la pub ! La faute à la pub ! Ouais et les obèses c’est pas qu’ils sont malades ou qu’ils bouffent comme des chancres, c’est la faute à la pub !
      Et c’est qui qui pousse les sociétés financières à faire assaut de pubs plus ou moins mensongères, manipulatrices et en tout cas avançant des rendements et des garanties toujours plus appétitssants ? C’est pas les braves clients qui mettent tout ce petit monde en concurrence sévère ?

      1. @Vigneron,
        Tu ne comprends rien toi non plus. Tu confonds la publicité des entreprises de bouffe et la publicité d’institutions bancaires.
        Ça ne te viens pas à l’esprit que certains esprits moins inspirés que toi croient encore à “l’Institution bancaire” incarnée dans leurs agences types SG, BNP, CA, etc. ? Des entreprises qui se font une guerre commerciale des taux mais qui incarnent la même arnaque institutionnalisée ? Est-ce que tu crois que c’est bien formalisé dans leurs contrats ?

    3. Oui tous responsable
      Déjà préférer placer son argent
      Pourquoi ne pas défendre des bons salaires pour tous
      Une bonne retraite par répartition
      Pourquoi le modèle de placement serait mieux que la répartition
      Le piège est déjà au travail ne pas défendre les acquis
      Maintenant nous sommes tous responsable c est vrai
      Mais ne pas oublier que sans nous le capitalisme meurt
      Des actes simples a faire
      Des que votre revenus ou salaire arrive a votre banque laisser juste vos prélèvement et retirer le reste et payer en liquide vos achats
      Ceux qui ont des petits placements retirez les
      Pensez comment feras le système sans votre épargne
      10 millions d épargnant à 100€ égale à mille milliards
      Plein d autre action sont possibles
      Une semaine sans aller au super marché
      Une semaine sans essence
      Boycotte de produit une semaine
      Etc etc
      Zebu vous dis tous responsable pour vous donner l idée de votre force et vous responsabilisez
      Personne ne peut ignorer dans les classes moyennes comment fonctionne le système puisqu’ elle en est partie prenante
      Ne pas me dire que fasse a une plaquette la classe réagisse comme un jeune enfant
      Sinon c est très graves

  21. Formidable progression de la finance éthique en France depuis deux ans ! + 60% de collecte ! 3,5 MILLIARDS !
    Soit un pour mille des placements financiers des français. C’est là fête.
    Et des rendements qui vont de 0 à 10 % ! Pour des parts de placements éthiques dans les produits concernés qui vont de 90 à 10 %…
    Vous voulez qu’j’vous dise ? Même 0%, de rentabilité nette, soit un maintien du capital compte tenu de l’inflation, c’est encore trop pour des placements à 90 % “éthiques”… C’est encore de l’usure, défiscalisée qui plus est !

    1. @Vigneron,
      Intéressant, qui sont les collecteurs de cette nouvelle manne (‘la finance éthique’) ? Comment est écrit leur message publicitaire ? Quels sont les destinataires de cette publicité pour ce nouveau “placement” ?

      1. Aussi vrai que la réponse à la question :

        D’ou vient ce que je consomme ?

        La réponse à la question :

        A quel monde participe mon épargne ?

        Est en cours d’élaboration dans les green-bureaux de la société du spectacle….

        Back to the tree !!

  22. Mais qui a obligé les gens à placer leur épargne pour intérêts ? Le problème est bien là, pas dans l’épargne, mais dans sa rémunération, qui n’a rien, mais alors rien du tout de légitime, qu’on ait travaillé dur ou pas. Cela l’est d’autant moins que pour la grande majorité des épargnants, il s’agit d’un piège d’une grande perversité. Je cite souvent ce processus qui voit un salarié contribuer à son propre licenciement parce qu’il a voulu que son épargne lui rapporte. Or pour faire du retour sur investissement, il faut un management associé, qui passe souvent désormais par des compressions de salaires ou de personnel.

    Le but n’est donc pas de culpabiliser mais d’ouvrir les yeux et en grands, même à ceux qui prétendent que c’est déjà la cas tout en prouvant le contraire par leur propos assez désespérants quand on considère le public de ce blog. Que ceux qui souhaitent changer de système prennent conscience qu’ils vont devoir perdre une partie de leurs économies, même s’il est possible et souhaitable que l’Etat garantisse en priorité l’épargne des ménages les moins fortunés. Pour le reste, il y a les filets sociaux, la solidarité institutionnelle à recrédibiliser.

    1. @ Nicks

      A priori, personne ne vous oblige à avoir un compte épargne. Vous pouvez très bien n’avoir qu’un compte courant non rémunéré.

      1. un compte courant non rémunéré, c’est toujours de l’epargne et c’est toujours du deficit.
        Toujours de la dette, non negociable cette fois-ci.
        Si le systeme par repartition ne couvre plus assez les besoins futur, les gens ont besoin d’un outil d’epargne qui compense l’inflation en offrant un payement d’interets.

      2. C’est bien ce que je disais et c’est mon cas. Reste que mon compte courant sert tout de même à la spéculation mais les solutions pour l’éviter sont déjà plus limitées dans ce cas : banques mutualistes etc.

  23. Et cette sacrée Martine Aubry qui trouve que Lagarde à la tête du FMI ce ne serait pas si mal pour la France et pour l’europe …. Gloups !… ( au 20h de france 2 )

    1. C’est pas idiot, DSK a besoin d’une prime de sortie confortable pour payer les menus frais.

  24. J’ai tenté de suivre le fil du « Tous complices » qui s’est modifié en « tous victimes » pour s’inverser en « tous bourreaux » et finir par « tous responsables ».
    Bon alors la mort du rentier, c’est lent…une agonie ?
    C’est pour quand la réunion silencieuse à la Concorde pour rappeler au locataires d’en face qu’ils sont en fin de bail et comme y a plus de pavés, le lancer d’Obélix reste un rapport de force.
    Les sans-culottes ont émigrés :
    http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?rubrique20&lang=es

  25. Si 80% de la population fait partie des riches qui “placent” leur argent, il n’y a plus rien à dire. Cela voudrait dire qu’on ne fait aucune différence entre celui qui vit de ses rentes (intérêts de ses placements) et celui qui tente de sécuriser la vie de sa famille, parce que la vie est aussi faite de coups durs.
    Ou que celui qui épargne pour capitaliser pour son futur (l’achat d’une maison, les frais d’entretien, un tour du monde à vélo ou des vacances, la retraite, la maladie…) – et ceci sans volonté de cupidité, juste un intérêt positif par rapport à l’inflation – que celui-là donc est un pourri. Qu’il est un parasite qui détruit la société ou un imbécile qui n’a rien compris, qu’il est complice donc coupable!

    Je suis une de ces petits épargnants, et je n’ai pas honte. Même si je sais que l’argent placé sur mon compte d’épargne est investi en partie dans des fonds pétroliers ou immobiliers. Et vous ne ferez pas porter la responsabilité d’un monde déboussolé et d’un système qui vacille. Je vis dans le monde et non pas dans un rêve merveilleux de bisounours. Je m’informe, je lis, je diffuse la “bonne info”. Qu’il faille changer les chose, c’est évident, et j’y contribue à ma manière (l’intérêt ne correspond même pas à l’inflation), et depuis des années je sais qu’un Etat ne peut s’endetter qu’en fonction de la valeur de l’épargne privée.
    Je n’éprouve pas le besoin de justifier cette épargne, ou de me charger d’une éventuelle culpabilité, auprès de ces nouveaux penseurs d’une nouvelle secte, pour qui avoir un peu d’argent est une infamie. Si Julien n’a pas ni assurance ni compte d’épargne, il a, sans aucun doute, un revenu régulier, un toit, une santé exceptionnelle, pas d’enfant ni de femme, et un avenir tout fait devant lui. Ou alors rien à perdre, comme les 20% dont je ne suis pas! Heureux homme. Mais le jeux est pipé. La rhétorique aussi.

    1. La vie est en effet faite de” coups durs” et on peut-être complètement déboussolé par ce qui nous arrive … et ne pas s’y retrouver immédiatement , si l’on y arrive… Aragon ( qui par ailleurs n’est pas un saint ) dit quelque part :” Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard ” . Au moins les poètes disent des choses avec le sens de la beauté . C’est peut-être un peu décalé ce que j’écris là , mais bon … De toute façon le sujet ( lequel? ) est inépuisable …

  26. Quand on n’a pas du tout d’assurance-vie, cela fait au moins une assurance-vie supplémentaire : celle de ne pas risquer de se faire assassiner par un héritier dans la dèche !!!

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