L’actualité de la crise : LE SCENARIO DE LEUR HORREUR, par François Leclerc

Billet invité

L’un des artisans les plus déterminés de l’opacité bancaire à la française, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, vient à son tour de lancer un terrible cri d’alarme. La perspective d’une restructuration de la dette grecque entraînant l’effondrement des banques grecques et de l’économie du pays serait selon lui « le scénario de l’horreur ». L’amenant à également écarter la solution d’un rééchelonnement, car « posant des problèmes juridiques très compliqués » dont nous ne saurons rien de plus, vu le risque qu’il soit assimilé à une restructuration.

Il fait donc sienne la détermination affichée de plusieurs hauts responsables de la BCE de cesser toute aide aux banques grecques en cas de restructuration. Une menace qu’il oublie de mentionner et que Jean-Claude Trichet, qui fait pour l’instant donner ses lieutenants, n’a pas encore avalisée. Impliquant de céder ou de jouer à la roulette russe : « la BCE ira-t-elle jusqu’au bout » ?

Herman Van Rompuy, le président de l’Union européenne, n’est pas moins catégorique, tout en l’exprimant selon son tempérament : « les risques de telles opérations sont grands par rapports aux avantages potentiels ».

Der Spiegel vient de lever un coin du voile sur la nature de ces risques, qui ne se limitent pas à de seuls dommages atteignant la Grèce, comme on peut s’en douter. L’Eurosystème, qui regroupe la BCE et l’ensemble des banques centrales de l’Union européenne, a en effet engrangé 480 milliards d’euros d’actifs mis en pension comme collatéraux. Peu d’informations sont disponibles à ce propos, mais le magazine allemand affirme que ces actifs ont été pour une part indéterminée surévalués à cette occasion, et que le risque qui y est attaché est insuffisamment provisionné. Il donne l’exemple des actifs mis en gage par Depfa, le propriétaire d’HRE en grande difficulté.

On comprend mieux, dans ces conditions, que de nombreuses banques européennes puissent affecter la sérénité à propos d’une décote de la dette souveraine grecque : elles se sont largement dessaisies de leurs actifs risqués – dont la dette grecque – et c’est la BCE qui joue les bad bank sans le dire. Ce qui explique aussi que ces dernières aient rencontré aussi peu d’intérêt, car elles étaient inutiles dans ces conditions.

La BCE est donc dans une position moins confortable qu’elle ne peut l’admettre, prise entre un besoin de recapitalisation résultant d’une restructuration de la dette grecque et le refus des États d’en financer le roulement. Il ne lui reste plus comme choix que de faire supporter tout le fardeau à la Grèce, ce à quoi elle s’emploie avec acharnement.

Comment pourrait-elle en effet assumer publiquement que ce qu’elle a avalisé pour les banques n’est pas admissible pour un État ? Que la tolérance est pour les uns, l’intransigeance pour les autres ? Il ne s’agit plus de son statut et de ce qu’il lui interdit.

Mais ceci était déjà connu. Une seconde leçon à la portée tout aussi désastreuse peut être tirée de la situation d’impasse actuelle (il y a des mots qui reviennent souvent ces temps-ci). L’addition des efforts de la BCE et des États n’est pas suffisante pour régler la note de la crise financière. Faut-il être capable de tirer toutes les conséquences de cette dérangeante constatation.

Le reconnaître n’étant pas pensable, on ne peut que poursuivre l’application d’une stratégie qui a déjà failli et que l’on tentera, au dernier moment, de sauver une fois encore par des mesures destinées à gagner un peu de temps.

Est-ce que cela signifie pour autant que les banques s’en sortent, puisqu’elles sont si bien protégées ? Les ministres des finances de 7 pays de l’Union européenne, dont la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Suède et la Slovaquie, viennent d’écrire à la Commission et n’en semblent pas si convaincus. Ils manifestent leur crainte commune que les règles de Bâle III auxquelles les banques vont être assujetties ne soient « diluées » avant même de devoir être appliquées. Coup de pied de l’âne pour les banques des autres pays, cette lettre illustre à merveille les tensions qui parcourent ce petit monde et qui parfois émergent.

« Nous avons dit très clairement que nous refléterions le niveau d’ambition de Bâle et l’équilibre général qui y a été trouvé » a rétorqué en pesant soigneusement ses mots pour ne pas s’enfermer Chantal Hugues, porte-parole de Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services financiers. La Commission prépare en effet pour juillet une révision de sa directive sur les fonds propres.

Les agences ne contribuent pas à calmer les esprits, en continuant de distribuer des mauvaises notes, et pas seulement aux États. Dernières en date après les grecques, quatre banques italiennes viennent d’en faire les frais, Standard & Poor’s ayant baissé à “négative” la perspective de leur note. L’explication donnée est instructive : « nous dégraderons la note de ces banques en cas d’abaissement de la note souveraine de l’Italie, compte tenu que ces banques sont principalement actives sur le marché interne. » On ne peut mieux expliquer comment le sort des États et des banques sont étroitement liés, dette publique et dette privée inextricablement liées.

En Grèce, les experts de la Troïka jouent les prolongations en prolongeant d’une semaine leur mission dont l’objet initial était le déblocage d’une tranche de 12 milliards d’euros des prêts de l’Union européenne et du FMI, sans laquelle le pays sera immédiatement en situation de banqueroute. Il s’agit en réalité de gagner du temps et de ne pas polluer le G8 de cette fin de semaine avec ce dossier, et de permettre à Angela Merkel de tenter de retrouver ses esprits et de rassembler ses troupes.

Christine Lagarde n’a pas ouvert la porte à un compromis, en déclarant au journal autrichien Der Standard : « La Grèce doit fournir des résultats… Nous avons déjà donné à Athènes plus de temps,pour rembourser ses crédits dans la zone euro, c’est déjà une concession… Il est donc légitime que nous attendions que la Grèce fasse sa part du travail ».

Le gouvernement grec s’est donc mis à la tâche et étudie, afin de le présenter début juin au Parlement, un nouveau plan de retour sur le marché comprenant de nouvelles mesures d’austérité et un vaste programme de privatisations de 50 milliards d’euros. Des députés dissidents du PASOK (socialistes) ont ce mardi matin déployé une banderole accrochée aux colonnes du parlement et proclamant : « La Grèce n’est pas à vendre ».

D’autres réactions sont attendues mais celle des marchés n’a pas tardé : le taux grec des obligations à 10 ans dépassait dans la journée d’hier 17 %… Les taux des obligations espagnoles, italiennes, portugaises, irlandaises se tendaient également, le Financial Times reprenant l’image de la cordée d’alpinistes utilisée par un analyste financier pour expliquer comment le sort de tous les pays de la zone euro était lié. Ce qui est désormais craint, c’est la contagion qui résulterait d’un défaut grec sur sa dette, que les marchés considèrent comme inéluctable.

Les dirigeants européens n’y apportent pas de réponse, si ce n’est des incantations renouvelées, dont Herman Van Rompuy est l’un des spécialistes : « De nouvelles mesures ambitieuses et déterminées de la part du gouvernement grec sont la clé… Nous ne laisserons pas l’euro échouer… Il ne faut pas spéculer sur notre détermination ».

Les gouvernements européens sont pris dans leurs contradictions et dans l’incapacité de trouver une stratégie commune de remplacement. On sait ainsi que les Italiens et les Espagnols se sont battus contre tout projet de restructuration de la dette grecque, de peur que la tempête qui s’en suivrait ne les atteigne durement. Plus le temps passe, moins il est aisé de trouver un dénominateur commun.

En haut, on ne peut plus gouverner comme avant, en bas, on manifeste comme on peut et par tous les moyens un rejet qui prend parfois des formes paradoxales. C’est le cas lorsque des gouvernements réputés de gauche sont balayés au profit de l’opposition de droite, dont le programme est pourtant sans équivoque. “Ne nous trahis pas !” avaient lancé à José Luis Zapatero dans la liesse d’il y a sept ans les jeunes Espagnols. “Personne ne nous représente” est devenu l’un des slogans favoris des indignados sur les places centrales des villes dans toute l’Espagne.

Quel gouvernement européen est-il aujourd’hui assuré de son avenir ? Depuis Silvio Berlusconi en passant par José Luis Zapatero, José Socrates, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy (pour ne pas parler de la Belgique), les principaux chefs d’État et de gouvernement sont en difficulté et sont menacés de ne pas voir renouvelé leur mandat, au cas où ils se représenteraient. Les équipes britannique et irlandaise ont déjà été remplacées. L’instabilité politique qui en résulte, à laquelle s’ajoute la désignation d’un tout nouveau président de la BCE et d’un futur directeur général du FMI, n’aide pas à rassurer les marchés. La raison en est qu’ils ne parviennent plus à jouer le rôle qui leur est assigné, à collectivement formuler une solution à une crise dont ils n’osent plus annoncer la fin et qu’ils ne font qu’approfondir.

Cette crise politique n’est pas de celles qu’un simple changement de majorité, dans un sens ou dans un autre, est capable de régler.

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145 réflexions sur « L’actualité de la crise : LE SCENARIO DE LEUR HORREUR, par François Leclerc »

  1. la dette française , c’est la faute des assurés vie , qu’ils retirent leurs dépôts et la dette baissera toute seule.

  2. 27/5/2011 = 9-9 , il faut s’attendre à un systeme monétaire tout neuf à Deauville.

  3. Bal tragique à Francfort-sur-le Main: 1 mort

    La BCE est la banque centrale en charge de la monnaie unique européenne, l’euro. Sa mission principale consiste à maintenir la stabilité des prix au sein de la zone euro et, par conséquent, à préserver le pouvoir d’achat de l’euro. La zone euro comprend les 17 pays de l’Union européenne qui ont introduit l’euro depuis 1999.

    1. Dommage que la traduction en Grec, de cette martiale profession de foi, n’ait pu apparaître dans mon message précédent:
      Η ΕΚΤ είναι η κεντρική τράπεζα για το ενιαίο νόμισμα της Ευρώπης, το ευρώ. Το βασικό καθήκον της ΕΚΤ είναι η διατήρηση της αγοραστικής δύναμης του ευρώ και, επομένως, η διατήρηση της σταθερότητας των τιμών στη ζώνη του ευρώ. Η ζώνη του ευρώ αποτελείται από τις 16 χώρες της Ευρωπαϊκής Ένωσης που έχουν υιοθετήσει το ευρώ από το 1999 και ύστερα.

  4. Bal tragique à Francfort-sur-le Main: 1 mort

    Η ΕΚΤ είναι η κεντρική τράπεζα για το ενιαίο νόμισμα της Ευρώπης, το ευρώ. Το βασικό καθήκον της ΕΚΤ είναι η διατήρηση της αγοραστικής δύναμης του ευρώ και, επομένως, η διατήρηση της σταθερότητας των τιμών στη ζώνη του ευρώ. Η ζώνη του ευρώ αποτελείται από τις 16 χώρες της Ευρωπαϊκής Ένωσης που έχουν υιοθετήσει το ευρώ από το 1999 και ύστερα.

    La BCE est la banque centrale en charge de la monnaie unique européenne, l’euro. Sa mission principale consiste à maintenir la stabilité des prix au sein de la zone euro et, par conséquent, à préserver le pouvoir d’achat de l’euro. La zone euro comprend les 17 pays de l’Union européenne qui ont introduit l’euro depuis 1999.

  5. L’horreur serait que les états découvrent qu’ils peuvent se passer de la BCE.
    Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps les banquiers étaient aux ordres du gouvernement.
    Finalement avant de dévaluer, il faut peut être nationaliser.

    Quand les ports grecs auront été rachetés par les chinois, la Grèce s’en portera t elle mieux ?

  6. “Cette crise politique n’est pas de celles qu’un simple changement de majorité, dans un sens ou dans un autre, est capable de régler.”

    Quelle crise ? Du côté des Merkel, Trichet et autres il n’y a aucune crise. Ils foncent avec toujours le même discours et les mêmes objectifs.

    Il n’y a aucune chance pour que nos maîtres sévères changent. Ils sont les golem des banques, de la finance, et peut-être tenus de manière inavouable, comme la récente affaire de corruption de députés européens importants peut le laisser craindre.

    De plus, “crise politique” suggère, comme le souhaite désespérément François Leclerc, que ces gens sont mûs par l’intérêt général, mais momentanément aveuglés. Leur persistance dans la faute et le déni oblige malheureusement à ouvrir les yeux.

    1. Il est déraisonnable de faire la même chose, toujours et toujours, et d’en espérer des résultats différents

    2. si, ils changeront, car leur position est intenable!
      On n’a jamais vu payer les insolvables et ceux qui y sont poussés. Autrement dit, ce sont bien les créanciers qui subiront des réajustements assez violents!
      “Horreur”, disent-ils (Noyer), mais il est évident que cela est tout à fait supportable. Petit détail: qui est créancier?
      Réponse: Tous ceux qui ont un compte d’épargne, vous et moi, etc.
      Car les banques ont bien placé (“à l’insu de notre plein gré”!) notre argent épargné dans des placements plus ou moins risqués, y compris en dette souveraine – pour satisfaire les rendements espérés des épargnants!
      Eh bien il s’agit d’organiser une restructuration “ordonnée”, si cela est encore possible!

      1. La réalité, la raison commandent non pas de “restructurer”, comme on s’efforce de le défendre ici, un peu à la manière d’un Hollande défendant les errements du PS parce qu’il est un parti “de gouvernement”, après la défaite de Jospin et plus tard, pour permettre en définitive aux rapaces banquiers d’être payés. Non, l’intérêt général, comme la désignation des coupables initiaux – les banques – commande d’effacer ces dettes et de nationaliser les banques, avant de karchériser le cancer de nos société, les rentiers, les vrais, les investisseurs institutionnels et autres gros spéculateurs particuliers..

  7. Avec le défaut de la Grèce le système de l’euro atteint ses limites. Nous sommes à bout touchant de sa fin. Les USA sont ravis.

    1. Les USA sont ravis ? Oui, pendant que ses agences de notation se déchaînent contre les pays européens pour détourner l’attention de la dette abyssale, impossible à rembourser, de ce pays . Mais cela ne peut pas durer .

  8. Une petite explication:

    si je suis bien: une partie de la dette grecque à été rachetée par la BCE aux banques (notamment française).
    Compte tenu que la Grèce ne pourra jamais rembourser cette dette, la détention de celle-ci par la BCE équivaut à détenir du………vent,
    Il va donc arriver un moment où, il faudra restructurer, soit quasiment annuler cette dette
    et là, c’est chaque contribuable européen qui compensera les pertes de la BCE.

    Autrement dit, une fois de plus les banques se seront débarrassées de leur actifs pourris en les faisant payés par vous et moi.

    Ais-je bien compris le scénario?

    1. Quels contribuables européens ?
      Tous ceux qui ont déjà perdu leur emploi, qui n’en retrouvent pas et qui n’ont plus rien à perdre, sauf un RSA de 370 euros, survivent déjà par des petits boulots, des activités et des commerces au noir, toute une économie parallèle dont l’Etat et les banques ne voient pas la couleur . Leur nombre s’accroît à une vitesse vertigineuse. Quand cette économie parallèle prendra le pas sur l’autre–on n’en est pas loin, il suffit de discuter avec les habitants des cités–il y aura plus de ménages non imposables que de contribuables payant l’impôt . Disparition achevée des classes moyennes, disparition de l’économie contrôlable et il ne faut pas plus compter sur les riches qu’avant pour ne pas se soustraire à l’impôt par tous les moyens qui leur sont offerts .

      Alors quels contribuables européens solvables restera-t-il pour payer et avec quel argent qu’ils n’ont pas en banque ?

    2. Bon résumé.
      C’est cela le capitalisme agonisant.

      Cela a commencé par un déplacement de 10 % en moyenne OCDE de la valeur ajouté du travail vers les oisifs (détenteurs du capital).

      Evidemment, cela a conduit à suraccumulation, surproduction et donc explosion du crédit
      pour écouler la marchandise. Sinon, le profit ne se réalise pas.

      Maintenant, le capital boursoufflé ne sait plus où investir et exploiter plus largement le travail.
      Il spécule sur tout,

      Et quand la bulle de crédit va éclater, tout en perdant son sang, il va envoyer ses flics,
      huissiers, inspecteurs et juges pour pomper le votre.

      Le capitalisme agonise.
      L’euthanasie est un geste de bonté et de bon sens

  9. Préparez-vous, collègues, ça arrive :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110525.OBS3854/les-prix-alimentaires-en-augmentation-depuis-mi-avril.html
    “”Etant donné l’ampleur des promotions” pratiquées par les grandes surfaces depuis le début de l’année, “le risque d’une flambée générale est réel”, ajoute-t-il. Car la promotion, est une “vieille ficelle”, qui “permet de casser le repère prix chez le consommateur” pour afficher quinze jours après “un nouveau prix de référence revu à la hausse”.”

    1. @yvan

      L’inflation bullaire sur les matières premières,agricoles et autres, elle est derrière nous. Place à la chute à venir, sur ces marchés spéculatifs là comme sur les autres, immobilier, or, bourse, obligations,etc.
      La sècheresse sur une partie de l’Europe occidentale ou les retards de semis ou tornades chez les okies aux US changeront rien à la déflation à venir sur les prix agricoles Ça baisse et c’est pas fini.
      Net repli des cours hier soir sur les céréales, blé et maïs, essentiellement sur considérations techniques et sous l’influence, une nouvelle fois, des financiers. Seul le complexe soja affichait une tendance positive. On constatait du roll de position en maïs et des ventes liées à l’estimation optimiste de production de maïs en Chine estimée par le CNCOIC à 181.5 millions de tonnes.

      La société Goldman Sachs donne de nouveau un avis négatif sur l’évolution des cours des matières premières agricoles, en mettant toutefois en avant la possibilité de risques climatiques….
      http://www.agritel.com/agritel

      Si en plus on a de mauvaises nouvelles sur la croisance chinoise ou l’évolution de ses différentes bulles financières (immobilier, crédits déversés de façon colossale après 2008) alors là…

      1. Hhmm… Vigneron.
        D’après mes souvenirs de 1929, une récession n’entraine pas déflation au niveau mondial.
        Alors qu’elle le fait au niveau bocal.

        Imagine un pauvre fond de pension qui doit trouver une rentabilité maximale alors que son marché baisse en volume….

      2. D’ailleurs, ne te mets pas à cultiver du café.
        Même si au Brésil il était brulé dans les locomotives, là, maintenant, on va avoir un vache de mal à le faire.

      3. Avez-vous remarqué depuis 2009, dans les cités, l’augmentation du nombre de pots de pieds de tomates sur les balcons, de plants de courgettes et d’aubergines qui pendent, à cueillir depuis le balcon du voisin du dessous . Cette verdure sympathique est peut-être moins colorée que les géraniums mais démontre au moins l’instinct de survie de ceux qui n’ont pas ou qui n’ont plus les moyens d’acheter des légumes frais.

    1. Heeu… Julien.

      Contrairement à mon habitude, et comme c’est à double sens, je te précise qu’ici, c’est au sens propre.

      Ouais, notes, même quand j’écris ça, ça ne sauve pas les apparences…
      Bon, y’a rien à sauver, alors. 🙁

    2. Quelqu’un pourrait-il me dire ce qui a “poussé” l’oligarchie chinoise à accepter Lagarde…???

      1. @yvan

        Et keske tu veux qu’elle fasse d’autre ? La politique de la chaise vide ? Claquer la porte du FMI ? Faire les gros yeux ?
        La chine est un gros Nain Jaune de 1,3 milliards d’êtres en voie de développement hasardeux, point.
        Et de toutes façons, si tu vas pas à Lagarde, c’est Lagarde qui vient à toi, mon pékin ! 🙂

      2. C’est pas faux.

        Mais ça nous remet les demandes de la Chine multilatéraliste officielle sous une optique de comédia del arte…

      3. La communauté internationale est d’accord: n’importe qui, tant que ce n’est plus un homme…

      4. Les chinois habitent de l’autre côté de la terre.
        Le riz pousse à l’envers par là-bas.

        C’est pourquoi ils acceptent la croissance négative à la mode de La Hagarde.
        (Oui je sais c’est pas correct du point vue antipodes, mais bof).

      5. Mais non, les chinois ne poussent pas Lagrde, c’est un mensonge. Les BRIC veulent quelqu’
        un de chez eux, ça a été annoncé.

    1. La Belgique devient malgré elle un magnifique laboratoire! Et si, finalement, l’absence de gouvernement faisait le plus grand bien…

      1. Nous n’avons pas une abscence totale de gouvernement et il est clair que les affaires courantes sont élargies.
        Vu la situation communautaire en Belgique, les médias fichent la paix à ce gouvernement et se concentrent sur la formation du suivant dans une configuration qui me semble inextricable vu la présence de séparatistes.
        Vu à travers un prisme politique, il me semble que cette situation peut faire penser au capitalisme à l’agonie.

  10. Bonjour
    Comme non financier qui ne comprend que .. peu, je n’ai que deux “credo” (donc vision religieuse au sens large) à la lecture de toutes ces informations financières.
    première loi : Toynbee et sa vieille analyse..
    “-       ….les membres de la société sont unis par un commun accord sur l’organisation et les buts sociaux ; les relations individuelles et  politiques sont stables et acceptées, la  disposition du pouvoir révèle diverses possibilités de contribuer au bien-être de la société. Par opposition les périodes « critiques » sont marquées par l’écroulement du consensus et par la désintégration de la société en fragments dissidents et hostiles les uns vis à vis des autres. Le statut est remis en question, les relations s’enveniment et, dans la lutte qui s’ensuit pour le pouvoir, les qualités respectives des classes en conflit et des individus sont oubliés…….une civilisation qui se désintègre est le théâtre de deux intrigues différentes qui se jouent côte à côte.  Tandis que la minorité dominante répète sans changement et inlassablement sa propre défaite, de nouveaux défis appellent inlassablement de nouvelles réponses créatrices de la part des minorités ….” A. TOYNBEE « a study of History »
    deuxième loi : Einstein ” On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré”
    Vous mélangez les deux (au rythme musical qui vous convient)… …. et après???.. … … à vous de voir où sont vos espérances (vos rêves???) individuelles!!!
    Chris

  11. Austérité : vers un possible référendum en Grèce

    Selon le Premier ministre George Papandréou, le gouvernement grec est toujours à la recherche d’un consensus national sur les mesures d’austérité. La presse grecque évoque la possibilité d’un référendum, une chance pour la population de refuser les nouvelles mesures réclamées par l’Union européenne et le FMI.

    “Dans cette période critique nous avons besoin d’un consensus national. Je suis ouvert à toutes les bonnes idées, toutes les propositions réalistes”, a dit Papandréou à la presse à l’issue d’un entretien avec le président Karolos Papoulias. L’opposition a rejeté mardi les nouvelles mesures d’austérité et les privatisations annoncées par le gouvernement pour répondre aux demandes de marchés. Les trésoriers de l’Union européenne réclament un large consensus politique sur l’austérité avant d’accorder un nouveau prêt de 60 milliards d’euros.

    Le journal de centre gauche Ta Nea écrit qu’un référendum portant sur de nouvelles mesures d’austérité sera envisagé uniquement si l’UE, le FMI et la Banque centrale européenne débloquent ces fonds.

    La possibilité d’un référendum rappelle forcément le cas islandais, un rejet franc et net, porté notamment par la chanteuse Björk qui s’exclamait : « On s’en fout de votre aide ! On n’en veut pas et on n’en peut plus ! Vos créances pourries, vous vous les gardez ! On reprend nos billes et on se débrouille tout seuls ! »

    1. A ce propos, j’ai perdu le fils. Ils ont voté deux fois contre payer la fête des rentiers, mais depuis, que se passe-t-il ?

    2. bien dit par Björk! C’est ce que les islandais ont fait, et ils s’en tirent bien!
      Si j’étais dirigeant grec, je décrèterais un moratoire de deux ans et émettrais une nouvelle monnaie nationale.
      Et, puisque l’économie grecque se rétablira dans ce scénario inévitablement et solidement (sans dettes à court terme!), je proposerais une reprise des remboursements en drachmes convertibles dans deux ans – avec une forte decote évidemment!
      Une telle “horreur” (pour Noyer!) serait salvatrice!

  12. Ce qui me frappe en lisant l’excellent billet de M Leclerc, c’est le “mystère” entourant les opérations de “rachat” et de “mises en dépôt” de la BCE. Et cela fait bien depuis 2008 que ça dure, 3 ans qu’on se doute bien que la BCE joue le rôle d’une bad bank. J’ai le souvenir de journalistes économiques mainstream incapables d’expliquer clairement ou se gardant de le faire la nature de ces opérations. J’ai le souvenir de la BCE se refusant à publier ou communiquer sur les montants et la provenance des titres. Entre le moment de l’opération et son “acknowledgement” dans les médias il peut se passer des mois de constipation douloureuse ( en référence à une expression alsacienne recommandant de ” ne pas chier à travers une passoire”). C’est le cas en ce moment pour la restructuration inéluctable de la dette grecque.
    Pour résumer : ce qu’on n’a pas encore nommé n’existe pas.

  13. Déclaration du procureur Luis Moreno-Ocampo à propos de la Libye
    par Luis Moreno-Ocampo (Procureur de la Cour Pénale Internationale)
    Le 16 mai devant le Tribunal de CPI à La Haye :

    Merci de votre présence ici aujourd’hui.

    Il y a moins de trois mois, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies a demandé, à l’unanimité de ses membres, au Bureau du Procureur (le « Bureau ») de la Cour pénale internationale d’intervenir en ouvrant une enquête impartiale à propos des crimes commis en Libye. Aujourd’hui, le Bureau a présenté aux juges de la Cour pénale internationale les éléments de preuve qu’il a recueillis et leur a demandé de procéder à la délivrance de mandats d’arrêt.

    Les éléments de preuve rassemblés montrent que Mouammar Kadhafi a personnellement ordonné les attaques qui ont été dirigées contre des civils libyens non armés. Ses forces ont attaqué des civils libyens dans leurs foyers et dans des lieux publics, réprimé des manifestations en tirant à balles réelles sur la foule, utilisé des armes lourdes contre des personnes qui participaient à des cortèges funèbres et positionné des tireurs isolés pour tuer des personnes qui quittaient la mosquée après la prière.

    Les éléments de preuve disponibles attestent que des actes de persécution se poursuivent à l’heure où je vous parle, dans les zones sous le contrôle de Kadhafi, dont les hommes préparent des listes de dissidents présumés qui sont actuellement arrêtés, emprisonnés, torturés et font l’objet de disparitions forcées.

    La majorité des victimes sont des Libyens mais les attaques généralisées et systématiques dont ils font l’objet touchent l’ensemble de la communauté internationale. Les crimes commis sont des crimes contre l’humanité. C’est pourquoi la Ligue des États arabes et l’Union africaine étaient préoccupés par la situation et que le Conseil de sécurité a estimé que l’intervention de la Cour pénale internationale était nécessaire. La situation en Libye reflète également les changements qui ont eu lieu dans la région toute ent

  14. Déclaration du procureur Luis Moreno-Ocampo à propos de la Libye
    par Luis Moreno-Ocampo (Procureur de la Cour Pénale Internationale)
    Le 16 mai devant le Tribunal de CPI à La Haye :

    Merci de votre présence ici aujourd’hui.

    Il y a moins de trois mois, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies a demandé, à l’unanimité de ses membres, au Bureau du Procureur (le « Bureau ») de la Cour pénale internationale d’intervenir en ouvrant une enquête impartiale à propos des crimes commis en Libye. Aujourd’hui, le Bureau a présenté aux juges de la Cour pénale internationale les éléments de preuve qu’il a recueillis et leur a demandé de procéder à la délivrance de mandats d’arrêt.

    Les éléments de preuve rassemblés montrent que Mouammar Kadhafi a personnellement ordonné les attaques qui ont été dirigées contre des civils libyens non armés. Ses forces ont attaqué des civils libyens dans leurs foyers et dans des lieux publics, réprimé des manifestations en tirant à balles réelles sur la foule, utilisé des armes lourdes contre des personnes qui participaient à des cortèges funèbres et positionné des tireurs isolés pour tuer des personnes qui quittaient la mosquée après la prière.

    Les éléments de preuve disponibles attestent que des actes de persécution se poursuivent à l’heure où je vous parle, dans les zones sous le contrôle de Kadhafi, dont les hommes préparent des listes de dissidents présumés qui sont actuellement arrêtés, emprisonnés, torturés et font l’objet de disparitions forcées.

    La majorité des victimes sont des Libyens mais les attaques généralisées et systématiques dont ils font l’objet touchent l’ensemble de la communauté internationale. Les crimes commis sont des crimes contre l’humanité. C’est pourquoi la Ligue des États arabes et l’Union africaine étaient préoccupés par la situation et que le Conseil de sécurité a estimé que l’intervention de la Cour pénale internationale était nécessaire. La situation en Libye reflète également les changements qui ont eu lieu dans la région toute entière. La coopération des Etats de la région a été indispensable pour l’enquête, de même que la contribution des citoyens qui ont joué un rôle fondamental dans l’assistance aux victimes libyennes et à faire en sorte que leur histoires parviennent à la Cour.

    Le Bureau a identifié, sur la base des éléments de preuve qu’il a rassemblés, les personnes qui portent la responsabilité pénale la plus lourde.

    Les éléments de preuve recueillis par le Bureau attestent que Kadhafi s’appuie sur son entourage immédiat pour mettre en œuvre des garde-fous visant à supprimer systématiquement toute remise en cause de son autorité. Son deuxième fils, Saïf Al Islam, exerce les fonctions de Premier ministre dans les faits et AL-Sanousi, son beau-frère, est son bras droit et le chef du renseignement militaire.

    Le Bureau a recueilli des éléments de preuve directs attestant que Mouammar Kadhafi a lui-même donné des ordres, que Saïf Al Islam a organisé le recrutement de mercenaires et qu’Al Sanousi a participé aux attaques lancées contre des manifestants. En outre, le Bureau dispose d’informations selon lesquelles tous les trois ont tenu des réunions dont le but était de planifier ces opérations.

    Mouammar Kadhafi a commis ces crimes dans le but de préserver son pouvoir absolu. En tant que Guide de la Révolution, il jouit d’un pouvoir absolu conformément à la loi libyenne ; ses ordres ont force obligatoire, même pour le Congrès ; s’opposer à lui, l’insulter ou remettre en cause son autorité est considéré comme un crime.

    Sur la base des éléments de preuve en sa possession, l’Accusation a déposé une requête à la Chambre préliminaire I aux fins de la délivrance de mandats d’arrêt contre Mouammar Mohammed Abu Minyar Kadhafi, Saïf Al-Islam Kadhafi et Abdullah Al-Sanousi.

    Il appartient désormais aux juges de se prononcer. Ils peuvent faire droit à la requête, la rejeter ou demander au Bureau du Procureur de rassembler davantage d’éléments de preuve.

    Entre-temps, le Bureau du Procureur poursuivra ses enquêtes : nous nous intéresserons en premier lieu aux allégations de viols commis en Libye. Aucune impunité ne sera tolérée pour les crimes à caractère sexiste commis dans le pays. En second lieu, il conviendra d’enquêter à propos des attaques dont ont fait l’objet des Africains sub-sahariens considérés à tort comme des mercenaires. En troisième lieu, nous prévoyons d’enquêter à propos des allégations de crimes de guerre qui auraient été commis par les différentes parties au cours du conflit armé qui a éclaté vers la fin du mois de février. Le Bureau reste en contact avec la commission d’enquête internationale constituée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui présentera son rapport au Conseil début juin.

    Le Bureau ne sollicite pas l’intervention des forces internationales pour exécuter les mandats d’arrêt. Si la Cour délivre effectivement ces mandats et que les trois personnes qui en font l’objet demeurent en Libye, il incombera en premier lieu aux autorités libyennes de les arrêter. La Libye, en tant que membre de l’Organisation des Nations Unies, se trouve dans l’obligation de se conformer à la Résolution 1970 du Conseil de sécurité.

    Lorsque le moment sera venu, l’exécution des mandats d’arrêt sera le moyen le plus efficace d’assurer la protection des civils qui font l’objet d’attaques en Libye et ailleurs. Comme dans toutes les autres affaires pénales, elle aura un effet dissuasif sur d’autres dirigeants qui envisageraient de recourir à la violence pour accéder au pouvoir ou s’y maintenir.
    Merci de votre attention.

    Hier Juppé annonçait l’utilisation e’hélicoptères de combat “pour se rapprocher du terrain des combats” (12 hélicoptères), ainsi que la GB. Aujourd’hui la Russie par la voix de son ministre des affaires étrangères Lavrof annonce qu’elle est pas contente de la tournure des événements et trouve que l’action de l’Otan et des Nations engagées dans le conflit libyen outrepassent le mandat de l’ONU défini par la résolution 1973.
    Rappel des art 4 et 8 de la résolution définissant les objectifs militaires :

    –  4  Autorise les États Membres qui ont adressé au Secrétaire général une notification à cet effet et agissent à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux et en coopération avec le Secrétaire général, à prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du territoire libyen, et prie les États Membres concernés d’informer immédiatement le Secrétaire général des mesures qu’ils auront prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du présent paragraphe et qui seront immédiatement portées à l’attention du Conseil de Sécurité;

    – 8 Autorise les États Membres qui ont adressé aux Secrétaires généraux de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des États arabes une notification à cet effet, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux, à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus et faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile et demande aux États concernés, en coopération avec la Ligue des États arabes, de procéder en étroite coordination avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour appliquer cette interdiction, notamment en créant un mécanisme approprié de mise en œuvre des dispositions des paragraphes 6 et 7 ci-dessus;

    Pour la version intégrale de la 1973 :
    http://www.bruxelles2.eu/textes-internationaux/resolution-onu-1973-libye-17-mars-2011

    1. Nous n’avions rien à faire en Libye sinon pourquoi ne sommes nous pas en Syrie en Arabie Saoudite en Iran ect………..
      Surtout qu’en Libye le peuple n’était pas malheureux.

  15. Sur la CPI

    Les 114 Etats partis
    http://www.icc-cpi.int/Menus/ASP/states+parties/

    Eléments factuels
    La Cour pénale internationale
    • Est une Cour pénale internationale permanente créée en 1998 après des
    négociations de plusieurs années auxquelles tous les États ont participé
    • Est régie par le traité appelé « Statut de Rome », qui est entré en vigueur
    le 1er juillet 2002
    • Est compétente à l’égard de quatre crimes : le génocide, les crimes contre
    l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression
    • N’est compétente qu’à l’égard des personnes ayant commis un crime
    ou ayant donné pour ordre d’exécuter un crime (responsabilité pénale individuelle)
    • Ne poursuit que les personnes les plus responsables
    • Ne poursuit pas les États et les personnes morales
    • N’est compétente qu’à l’égard de crimes individuels commis après le 1er juillet 2002
    • Enquête et poursuit les crimes commis :
    â—Š sur le territoire d’un État Partie ou
    â—Š par un ressortissant d’un État Partie
    • Peut également enquêter et poursuivre :
    â—Š lorsqu’un État qui n’est pas un État Partie renvoie une situation à la CPI
    ou
    â—Š lorsque le Conseil de sécurité des Nations Unies renvoie une situation à la CPI
    • N’enquête et ne poursuit que lorsque un État n’en a pas la capacité ou
    la volonté
    http://www.icc-cpi.int/iccdocs/asp_docs/Publications/ASP-Factsheet-2011-Feb-v3-web-FRA.pdf

  16. Rien ne se crée rien ne se perd tout se transforme …En toute logique le principe doit pouvoir s’appliquer aussi aux titres de marché , aux .bilans de banques et à la valeur des actifs réels .
    Aux USA ces dépréciations sur les titres s’e sont effecivement traduites par une dévalorisation des actifs de leur économie ( banques, entreprises) et par une chutte des valeurs immobilieres (à l’origine de la crise des subprimes).Les pendules ont été remises à l’heure.Dans le cas de la Grèce , il faut rappeler que les critères de convergence n’étaient pas respectés lors de son adhésion à l UE .Il semble que l’augmentation de la dette grecque ne se soit pas accompagnée de création d’actifs tangibles comme aux USA mais plutôt de création d’emploi public et de bien être à la population.Dans ce cas il n y a plus d’actifs tangibles pour supporter la dépréciation , sauf à mettre les biens publics dans la balance.

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