L’actualité de la crise : PRISONNIERS DE LEUR CONDITION, par François Leclerc

Billet invité

Étrange ballet devenu routine : les ministres des finances européens vont à nouveau se réunir ce dimanche et demain lundi, afin de tenter de mettre en musique l’affichage de l’accord intervenu vendredi dernier entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Ils n’ont pas le plus beau rôle.

La consigne est claire : il faut trouver un système qui permette aux banques de rouler leur dette grecque, mais à la condition expresse qu’elles ne perdent strictement rien à l’affaire. Sinon, un défaut en résulterait qui enclencherait une catastrophe financière. En d’autres termes, elles doivent participer au fardeau mais celui-ci ne doit en rien peser sur elles !

La question est en réalité insoluble, sauf à solliciter le diable pour entrer dans les détails, car repousser une décote ne signifie pas qu’elle n’interviendra pas plus tard. Il faudrait, pour qu’elle soit pleinement résolue, que les Etats garantissent les banques contre tout défaut, ce qui reviendrait à faire supporter à ceux-ci l’intégralité du fardeau, en totale contradiction avec les intentions affichées…

Le risque zéro n’existe pas, nous serine-t-on dans d’autres contextes. Comment faire croire qu’il en est autrement dans celui-ci ?

Le prétexte qui a été donné par Angela Merkel devant ses troupes du CDU, pour justifier que la participation des banques devait formellement être « volontaire » et non obligatoire, est que « nous ne pourrions pas contrôler une situation d’insolvabilité ». L’argument est à un double titre intéressant. En premier lieu parce qu’il met en évidence la vulnérabilité d’un système bancaire dont l’on cherche à démontrer par ailleurs, avec une seconde édition des stress tests, qu’il est globalement sain.

En second parce qu’il se raccroche à cette même antienne qui n’a cessé d’être invoquée depuis le début de la crise, à savoir que l’on a affaire à une crise de liquidité et non pas de solvabilité. Justification clé des injections massives de liquidités des banques centrales, en lieu et place de restructurations profondes du système financier, qui s’y refuse obstinément.

Dans un monde financier qui repose sur un échafaudage de dettes, en effet, l’insolvabilité est la menace suprême puisqu’elle conduit tout l’édifice à s’écrouler, comme la banqueroute de Lehman Brothers a bien failli y aboutir. C’est d’ailleurs le souvenir de cet épisode repoussoir qu’Angela Merkel a appelé à la rescousse devant l’auditoire qu’elle voulait gagner à sa cause. Dans tous les discours, Lehman est devenu la référence de ce dont il faut à tout prix éviter le renouvellement, à commencer aux Etats-Unis, lorsque la très épineuse question d’actualité du plafond de la dette US est évoquée.

La situation outre-atlantique est d’ailleurs toute aussi scabreuse qu’en Europe. Des élus républicains, pris dans la logique de leur propre campagne contre le déficit US et leur volonté de faire plier Barack Obama, en sont venus à envisager de favoriser un défaut technique sur la dette US en se refusant à tout compromis pour y parvenir, ce qui pour le coup serait jouer avec la plus grosse boîte d’allumettes disponible. Car ils en sont là.

Un autre aspect de la situation illustre les contradictions dans lesquelles se trouvent nos décideurs. Ils n’en peuvent mais des agences de notation, qu’ils accusent de jeter de l’huile sur le feu et de prophéties auto-réalisatrices, et voudraient qu’elles se calment pour leur faciliter la tâche. Mais celles-ci se défendent en faisant remarquer qu’elles sont dans leur rôle en avertissant les investisseurs de la montée de tel ou tel danger, ce qui n’est pas faux.

Nos décideurs sont pris à contrepied par les instruments de mesure du risque d’un marché qui les accule dans une logique de fer : celle de financer par leurs propres moyens ce que celui-ci se refuse à supporter. Ils n’en ont ni les moyens économiques, ni la force politique ! Curieuse situation qui fait d’eux des marionnettes tentant d’échapper à leurs maîtres.

Comment cherchent-ils à se sortir de cette contradiction qu’ils ne peuvent assumer ? Ils étudient des mécanismes tel qu’accorder un statut préférentiel aux banques acceptant de rouler leur dette, un coupon plus élevé ou de meilleurs collatéraux, afin de les convaincre de les aider, au nom de ce que José Luis Zapatero a appelé « le bon sens » mais qui peut se traduire par le sens de leur intérêt. Toute honte bue, ils négocient parallèlement en coulisse avec les agences de notation qu’ils critiquent publiquement pour tester ce qui leur serait acceptable.

Rien d’étonnant à cela : ils restent prisonniers de leur condition.

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125 réflexions sur « L’actualité de la crise : PRISONNIERS DE LEUR CONDITION, par François Leclerc »

  1. Lundi 20 juin 2011 :

    La zone euro a renvoyé dimanche soir la balle dans le camp de la Grèce en refusant de débloquer la cinquième tranche de l’aide à Athènes et de valider un second plan d’aide au pays tant que le Parlement grec n’aura pas voté un nouveau programme d’austérité.

    Alors que la date de ce vote n’est pas encore arrêtée, les ministres des Finances de la zone euro, qui se sont réunis huit heures durant à Luxembourg, se sont donné jusqu’à début juillet pour prendre une décision sur ces deux dossiers, faute de quoi la Grèce ferait défaut sur sa dette dans les jours suivants.

    Ils ont, en revanche, d’ores et déjà clarifié la manière dont les créanciers privés seraient associés à un second plan de soutien. Il s’agira d’une participation informelle et volontaire, correspondant à ce que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient décidé à Berlin vendredi. « Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de définir d’ici début juillet les principaux paramètres d’une stratégie de financement pour la Grèce », peut-on lire dans un communiqué d’une page publié à l’issue de la réunion.

    « Les ministres des Finances de la zone euro sont d’avis que tout financement supplémentaire pour la Grèce sera de source publique et privée. (…) Une participation du secteur privé à un second plan d’aide à la Grèce se fera sur une base volontaire et informelle via un roll-over d’obligations grecques arrivant à maturité », est-il encore indiqué. Cette modalité est connue comme « l’initiative de Vienne », par laquelle des banques privées avaient accepté en 2009 de ne pas se désengager d’Europe centrale au plus fort de la crise.

    Après la valse-hésitation au cours de la semaine sur l’opportunité de débloquer la cinquième tranche d’aide de 12 milliards d’euros prévue dans le cadre du plan de 110 milliards approuvé en mai 2010, les ministres ont décidé de rester fermes. Ils ont de nouveau appelé à une unité politique nationale en Grèce « compte tenu de la longueur, de la magnitude et de la nature des réformes requises ».

    Surtout, ils « (ont) rappelé avec force au gouvernement grec que, d’ici la fin du mois, il doit faire en sorte que tous soient convaincus que tous les engagements pris par les autorités grecques soient remplis », selon les mots du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à la sortie de la réunion. « Vous ne pouvez pas imaginer une seconde que nous nous engagions à financer sans savoir si le gouvernement grec a endossé les obligations qui sont celles de la Grèce », a-t-il encore indiqué aux journalistes.

    Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a confirmé que les fonds ne seraient pas débloqués pour le moment, même si des discussions s’engageront entre les départements du Trésor des principaux États membres et les créanciers privés de la Grèce.

    Les ministres des Finances de la zone euro doivent, quant à eux, se retrouver dès lundi à Luxembourg pour avancer sur les autres dossiers que devront valider les chefs d’État et de gouvernement des vingt-sept lors d’un sommet, jeudi et vendredi.

    http://www.lepoint.fr/economie/l-europe-demande-des-garanties-a-la-grece-20-06-2011-1343721_28.php

    1. @dOdO

      Détrompez vous ! La France s’est mobilisée samedi. Un mouvement d’une ampleur jamais vue ! Des dizaines, peut-être des centaines de milliers dans les rues et sur les places de Paris et de province ! Et chose incroyable, jamais vue, des chiffres concordants entre police er organisateurs : 15 000 selon ces derniers à Paris, 12 000 selon la police; mieux, 3 500 à Bordeaux selon la police et selon les organisateurs ! Manifestants indignés et policiers unis dans un même mouvement salvateur !
      Et attention c’était pas le syndicat Alliance ou Synergie Police qui défilaient ! Non. Des vrais citoyens trèzencolère, prêts à se battre, résoluzédéterminézalutter contre l’arbitraire et la rigueur du gouvernement, contre les politiques « liberticides et insensées », contre la barbarie ultra-sécuritaire, contre les atteintes intolérables au plus élémentaire des droits de l’Homme : le droit de circuler librement.
      Les nomades, roms, manouches, sans-papiers,sans-kekchose… ? Non. Les motards allergiques au gilet jaune fluo et autres persécutés du radars, ralliés à la Cause des Dignes Zindignés…
      Rassurez vous les représentants des Veaux Casqués, des broutards katkatrisés et des taurillons béhèmisés ont bien été reçus par les préfets de la République des Zindignés.
      La France bouge, l’Affreuse Rance, l’Affrance se mobilise, s’immobilise.

      1. Le fait est !

        A moins que le « Parigot-tête-de-veau » ne se soit leurré, qu’est-ce qui meut – meûh les djeunes
        à Vancouver à ce jour ( du moins d’après ce que l’on en sait ): la photo est prometteuse ! 68, le retour ?
        Que nenni ! émeute suite à un match de je-ne-sais-plus-quel-sport …
        peace & love ? que nenni ! La tête de la jeune fille a cogné sur le bitume : le gars n’est pas secouriste non plus : c’est son petit ami ; il a eu peur ! normal …( love, un peu quand-même )

        http://www.leparisien.fr/international/emeutes-a-vancouver-le-mystere-de-la-photo-du-couple-enlace-17-06-2011-1497850.php

        c’est inquiétant ! pas sûr ! il y a toujours eu des jeunes conservateurs, ou non politisés : ce n’est pas avec ceux-là que se font les choses !

      2. « ce n’est pas avec ceux-là que se font les choses ! »

        Détrompez-vous M, c’est avec ceux-là que se font les choses, pas avec la sempiternelle petite minorité contestataire. Le problème, c’est qu’ils ne se mettent en rogne que quand leurs intérêts sont en jeu. Et là, cette masse, elle est encore trop confortable pour se soulever (en Grèce ou en Espagne, ils en sont déjà plus proches, là la crise commence à atteindre la classe moyenne). Mais quand elle se soulève, le gouvernement peut plier bagage.

  2. PRISONNIERS DE LEUR CONDITION

    Ce sont souvent les plus hauts perchés à Babylone, les mieux rémunérés, les plus compétents, les plus qualifiés, les plus habiles, les plus malins, les mieux habillés, les mieux marqués, les plus influencés, les plus diplômés qui éprouvent parfois beaucoup de mal à suivre la très grande pauvreté d’esprit du pauvre et modeste JJ, mais faut pas leur en vouloir tout le monde n’est pas
    né non plus pour vouloir faire davantage de mal à l’homme comme à toute la création entière.

  3. A lire « Le Monde » et La Tribune » de ce matin, la soirée Sirtaki à Bruxelles ( une réunion de famille de la zone euro pour décider de l’aide à apporter au fils prodigue ) ne s’est pas très bien passée:
    les grands argentiers ont refusé de débloquer la 5° tranche de l’aide à Athènes ( 1° plan de sauvetage ) et on également refusé de valider le second plan de sauvetage tant que le parlement grec n’aurait pas voté un second plan d’austérité….la décision finale étant renvoyée à début juillet, les banques étant appelées à une contribution » volontaire » pour faire rouler la dette…ce dernier élément étant fourni pour éviter de parler de défaut.
    En bref, tordre le bras des grecs d’une part et faire patte de velours avec les banques d’autre part, histoire de rassurer les marchés et d’éviter un bank run ( pour les enfants qui nous lisent, un bank run, c’est une looongue file d’attente devant les guichets des banques grecques avec des déposants imprévoyants et particulièrement énervés essayant de retirer leurs trois sous d’économie, pour les plus aisés, fraudeurs fiscaux de haute volée, un sport national, merci, c’est déjà fait ,les banques suisses croulent sous les dépôts…)
    Sont bien gentils, les technocrates européens, mais ils oublient deux ou trois petits détails:
    – le grec est chatouilleux, volontiers gréviste et frondeur, on l’a vu; donc pagaille à l’horizon avec le début de la saison touristique, source importante de devises, pas besoin de faire un topo.
    – il suffit que ça coince dans une seule banque en crise momentanée de liquidité et pas forcément de solvabilité pour que le mouvement de panique se déclenche…et comme les cygnes noirs volent en escadrille, le principe immuable dégagé par la loi de Murphy risque de se vérifier une fois de plus: quand ça peut m..rder, ça m..rde!
    – quant au vote du parlement grec dans ces conditions, rien n’est acquis. Une austérité sans toucher aux plantureuses indemnités de la classe politique ( les plus élevées d’Europe ) , des budgets militaires inconséquents et une incapacité notoire a faire entrer l’argent dans les caisses, cela ne sera que du papier ne valant que le prix de l’encre imprimée dessus.

    1. On peut toujours taper sur les grecs et leur fraude fiscale:
      En France la fraude fiscale a été légalisée par le systeme des niches fiscales. Il y en aurait pour plus de 45 milliards par an, soit le cout de l’interet de la dette chaque année.
      Notons que la France ne rembourse pas sa dette, mais ne paie que les interets, comme la Grece et le monde entier de fait!
      Démonstration: Prenez votre feuille d’impot:
      -Charge de la dette (sic): 45 milliards.
      Soit à 3% d’interet en moyenne on a 45/0,03=1500 milliards d’euros, soit 2130 milliards de dollars!
      Ce qui est exact.
      Les nazes qui font des calculs sur le remboursement de la dette disent n’importe quoi. Personne ne remboursera jamais rien, ça n’a aucun sens,et tout le monde « roule » sa dette, USA compris, bien sur.
      Maintenant imaginez qu’on roule la dette avec 0% d’interet, on a quoi?
      Et bien la bonne vieille planche à billet!
      Etonnant non?
      Cette comptabilité de la dette n’est que du vent destiné à donner des rentes aux banquiers et à leurs clients aux dépends du travail, des entreprises et de l’Etat, des forces vives des nations.
      En fait les USA innondent le monde de dollars, ce qui fait raler les rentiers américains républicains,voyant à terme, l’effondrement du dollar.
      De fait les USA essaient de couler le dollar en « douceur »…
      Nous ferions mieux de faire la meme chose avec l’euro.
      There is no alternative!

  4. Un jour on a demandé à Paul Jorion, pourquoi il ne s’engageait pas politiquement. Sa réponse fut nette: Pas question d’obéir à un appareil de parti, aussi démocratique soit-il.( De mémoire…)
    Alors est-ce de la mollesse? Non. La mollesse je l’ai entendue ce matin, sur France Culture. Issue d’un chercheur émérite du CNRS.
    Il reprends la fameuse analyse ou la BCE prete à 1,5% aux banques pour que celles-ci pretent à 6% avec en plus des recommendations de style FMI des années de gloire de Camdessus (Qu’il ne cite meme pas, entre « pair », hein…).
    On lui demande:  » Si vous étiez à la place de Papandréou, que feriez vous? » Silence. Il évacue vers l’Europe qui unie pourrait… patati et patata. On connait la chanson. Mollesse. Monsieur n’est pas engagé, surement. Mais cela n’a rien à voir. Hegel, Marx, étaient-ils « engagés »? Dans quoi? Ils avaient au moins le courage politique de leurs idées, quitte à se faire trainer dans le boue pas leurs opposants. Au diable le consensus. Surtout avec l’ennemi.
    Pourtant Papandréou pourrait faire plein de chose, au lieu de le croire lié, faible, face au fameux TINA qui s’impose à lui de toute part, tout partis confondus. On propose désormais l’union de tous les partis! Hallucinant de bétise! Pourquoi pas un parti unique aux ordres des banques, ce serait tellement plus simple!
    D’ailleurs France Culture fait de la propagande pour le TINA (There is no alternative), vu la trés faible representativité d’autres alternatives!
    Que peut faire Papandréou donc?

    1) Inspecter les comptes d’une grosse banque grecque, et la nationaliser immédiatement. Donc à sec sans aucune indemnité aux actionnaires, qui d’ailleurs n’ont plus que du vent, du virtuel d’une fausse comptabilité d’actifs pourris.

    2) Aller voir la troika Trichet-Sarkosy-Merkel pour obliger la BCE à acheter integralement la dette grecque à la banque grecque nationalisée qui a acheté sur ordre de l’Etat une partie des obligations émises à 1,5% par le trésor grec. Soit au taux interbancaire.

    3) Rapport de force: Si la troika refuse, la Grece uniteralement rééchelonne sa dette: C’est à prendre ou à laisser. Si vous laissez, tant pis pour vous, la zone euro sombrera avec la Grece.

    4) Ce n’est qu’un exemple de ce qu’il pourrait faire! En fait la Grece tient la BCE…Mais elle n’ose pas, ou ses dirigeants sont des traitres à la nation grecque.

    Conclusion Papandréou n’est qu’un mollasson, voire un complice des banquiers, comme ses predecesseurs qui ont conclu des marchés avec Goldman Sachs. C’est un lache.
    Du courage lui? Laissez moi rire!

      1. Ouais Julien, ça ressemble à du grand n’importe quoi ces accusations, mais c’etait couru d’avance ce scenario. L’enseignement à en retirer c’est que les CDS, avec ou sans GS ou AIG derrière, c’est vraiment la voie royale pour toutes les manipulations, tous les délires, toutes les allégations. Du poison à haute toxicité pour les politiques…
        CDS comme Crédit Donné à la Suspicion
        Les scandales politico-financiers, c’est vieux comme la politique ou la finance, mais les CDS, pour les complotistes délirants ou les libellistes intéressés, c’est du pain béni, l’ère des armes de destruction massive.

      2. Hè ! Les « barrons » ! Beau doublé !
        C’est dans quelle « devise » que vous « accorder beaucoup de crédit »……. ?
        Chercheurs de vérité ou pas ?
        « Vu le flou artistique »……… « Du poison à haute toxicité pour les politiques »…
        Un antidote de plus à trouver. Faut-il encore connaitre le poison et ses symptômes.

  5. – suite….et à voir les premiers échanges sur les marchés ce matin, c’est pas gagné, pour sauver les riches!

  6. Ouverture retardée de la Bourse de Paris ce matin.

    Un évènement du type « mini crash » comme à wall street ?

    Et/ou le temps d’une conférence entre l’AMF (et Francfort) et nos trois « too big to fail  » ?

  7. J’aime bien votre analyse, Izarn… La mienne n’irait-elle pas dans le même sens ? :

    Je crois que nous arrivons au stade suivant : celui où les banquiers à plat, ne pourront plus financer les campagnes électorales des dirigeants.
    Les actifs surévalués, la faiblesse des capitaux propres, le volume des dettes aux bilans, l’essoufflement de la spéculation et la perte de confiance entre ses membres pousseront la « famille » à ne plus sponsoriser l’engeance politique qui sévit depuis la décennie 70.
    Alors, les dirigeants affranchis redeviendront démago et ne prendront plus de gants. Au nom des peuples, les décisions interviendront, plutôt que d’être différées ; à commencer par l’idée de faire contribuer les banquiers au prochain renflouement grec ; puis celle de liquider l’Euro, puis la cascade des conséquences qui en découleront, pressenties par nous tous.
    Mais nous n’en sommes pas encore là. Il faut avant que la Grèce fasse défaut. En principe c’est en juillet 2011, sauf nouvelle usine à gaz.
    Car la « famille » a encore de la ressource…
    Pourquoi voudriez-vous qu’il nous soit épargné le moindre degré de la descente aux enfers ? Tout créancier préfère encaisser un principal de 90 au lieu de 100, puis de 80 au lieu de 90… et ainsi de suite, majoré des intérêts correspondants. A 0, le créancier assis par terre sur son cul, comprend que la scie a coupé définitivement la branche sur laquelle il siégeait. Avant, il en émousse les dents.

  8. moi j’ai une question…

    – en combien de temps et avec quels moyens, passe t’on d’une société prolétarienne (au sens stieglerien du terme), désindividuée, totalement assistée, mécanisée, artificialisée et hyper spécialisée et donc composée majoritairement de prisonniers « volontaires »…

    – à une société de pleine liberté (autonomie totale ou presque, coopération assumée plutôt que spécialisation forcée etcetc)…

    nan passk jveux pas dire mais actuellement, presque plus personne ne sait/ne peut/ne veut :

    – cultiver SA terre pour obtenir SA nourriture de façon pérenne
    – fabriquer ses propres vêtements
    – fabriquer ses propres outils
    – fabriquer ses propres remèdes
    – fabriquer ses propres « engrais »

    donc c’est bien joli de vouloir à toute force sortir du modèle actuel, mais qu’est ce qu’on propose après ?

    fini le capitalisme, fini l’argent-roi, fini la propriété individuelle etc ?

    soit ! c’est mon modèle… mais qui possède la connaissance et les techniques de fabrication ainsi que les ressources pour un après ???

    les 12 millions de franciliens vont se retrouver dans une économie post capitaliste, mais que leur propose t’on ensuite ? un modèle communiste ? sans industrie, sans kolkhoz ? une économie de service ? sans revenus d’état ? une société agraire ? sans terres et sans formation préalable ?

    mm dans ma ville, 60 000 habitants environ, seule une poignée a accès et a l’envie de cultiver sa propre nourriture… et même là il faut de l’argent, car la place manque et l’accès aux ressources aussi, donc il est extrêmement difficile d’être autonome. la densité de population fait qu’en cas de désordre même temporaire mais massif, les jardins familiaux seront rapidement pillés et stérilisés, car il y en a trop peu.

    imaginons que les centrales s’arrêtent et qu’un hiver un peu rude s’annonce. ce serait la mort de millions d’individus… puisque presque personne n’a un mode de chauffage décentralisé et autonome.

    imaginons que le pétrole double de prix (200$ le baril) et se maintienne élevé a ce prix là pendant 2-3 ans et l’europe serait aussitôt projeté dans un nouveau moyen-âge, avec à la clé des millions et des millions de morts.

    donc ma question est :

    à l’heure actuelle, comment sort-on du capitalisme roi (enfin moi je trouve plutôt qu’on est dans une société consumériste, cad l’inverse de capitalistique…).

    1. Bonjour,

      Vous vous posez des questions très pertinentes en ce moment.
      Toutefois, le problème n’est pas de sortir ou non du capitalisme, comme l’estime nombre sur ce blog. Le capitalisme est humain. Génétiquement humain. En fait, le mode de reproduction de notre espèce, qui implique une mise en concurrence des individus, implique l’accumulation du capital, en tant que signe distinctif. Et ce capital, ou tout signe indiquant son accès futur, est interprété par la femelle comme sécurité pour ses futurs enfants.
      L’accumulation du capital renvoie directement à l’instinct de sécurité. Plus j’accumule, et moins je risque d’être pris au dépourvu.
      On ne risque donc pas, à l’échelle de quelques générations, de remettre en cause cet aspect inconscient de notre fonctionnement.
      Le problème se situe cependant bien par là, car cet instinct qui nous incite à vouloir toujours capitaliser davantage a mené l’espèce humaine à une situation classique en biologie, mais nouvelle pour l’espèce humaine à cette échelle (lire « effondrement » de Jared Diamond pour des études à des échelles locales ou régionales) à savoir l’épuisement des ressources naturelles nécessaires au développement de l’espèce. Si les matières premières attirent les spéculateurs, c’est parce qu’elles s’épuisent, ce qui se traduit par des difficultés d’accès et une montée du prix en conséquence.

      Alors, en combien de temps la civilisation industrielle, à savoir un système composé de nombreux sous-systèmes, système financier (usage de la monnaie), système économique (règles d’échanges), systèmes sociétaux (sociétés humaines)… s’effondrera-t-il ?

      Mes modélisations me disent de quelques semaines à quelques mois, pour la phase centrale.
      Ce sont les systèmes sociaux, qui risquent de flancher. Ils deviennent instables en dessous de 2% de croissance annuelle, et c’est la limite dont nous approchons au niveau mondial.
      Or, l’instabilité des systèmes sociaux affectera la sécurité, et en particulier celle des transporteurs, et si ceux-ci cessent leur activité, dans le mois qui suit, la civilisation industrielle a vécu.

      Alors oui, verger et potager, et moyens d’en conserver l’appropriation, pourraient être fort utiles dans un avenir pas forcément très éloigné.

      1. Alors oui le capitalisme est humain, mais le consumérisme aussi, et le communisme encore plus…

        Donc pourquoi idéaliser un comportement parmi d’autres, pourquoi chercher à tout force à le purifier pour en faire un modèle idéal de société ???

        Même l’agression est un système comportemental qui a du bon et qui a démontré son utilité dans l’évolution des espèces (cf Konrad Lorenz). Alors comme Heinlein l’a écrit dans son bouquin- Étoiles garde à vous -(pardon Vigneron, pas attaquer…), pourquoi ne pas en faire un modèle de société non plus ?

      2. Le capitalisme est humain. Génétiquement humain. En fait, le mode de reproduction de notre espèce, qui implique une mise en concurrence des individus, implique l’accumulation du capital, en tant que signe distinctif. Et ce capital, ou tout signe indiquant son accès futur, est interprété par la femelle comme sécurité pour ses futurs enfants.

        On dirait du Jduc en trash, version « kislapète »…
        On en lit des belles théories sur le blog à Jorion… Un « plaisir de fin gourmet », comme disait Alphonse, je crois. Une dose de darwinisme social, une pincèe de décadence éco-géographique de diamantaire de hall de gare, un bouquet garni de genèse biblique en deux paragraphes, le tout dans un consommè de balourdise au pied de veau, on mélange…. Fiat Lux (Fiat Regatta finition Select 1984 exactement…) !
        Putains de femelles… Le capitalisme c’est les femelles, sûr.
        Tain ! Eurêka ! Si le capitalisme est « génétique », bordel de diou ! faut le dire à Monsanto ! Qu’ils nous fabriquent des Homminicules Génétiquement Modifiés nettoyés des gènes capitalistes et communistement bien déterminés !
        Ya besoin que de plants, euh… d’individus ! femelles « décapitalistisés », à cloner engrande série. Disons 200 modèles, multicolores bien sûr, du thon à la bombe nucléaire pour qu’y en ait pour tous les goûts – et plus toutes les bourses comme dans le monde selon Jean-Philippe – et le tour est joué !
        C’est y pas beau l’Progrès !
        Le problème, c’est que j’aurais plus le plaisir de me sauter gratis des femmes de riches, qui payent le restau en prime… Ça craint ce monde… D’un chiant. Bon, allez, on annule tout…

      3. Bonjour,

        Aurel, c’est un luxe que nous offre la civilisation industrielle, d’avoir le temps de réfléchir à ce que pourrait être une société qui nous satisfasse davantage.
        Un luxe dont il est logique que nous profitions, car sans ce souhait de toujours plus et toujours mieux, nous ne serions pas là.
        Que ce luxe se matérialise pour beaucoup comme une souffrance, liée à leur représentation des inégalités sociales est normal et positif. Il est un peu cruel de vouloir les priver de cette envie de rêver, espérer, et tenter de réaliser une société meilleure … selon eux.

        Mais pour un peu de réalisme, dans ce domaine, il conviendrait en effet d’intégrer les contraintes biologiques, que les éthologues ont bien contribué à mettre à jour (oui, l’agressivité, qui intervient autant dans les comportements d’attaque que de fuite), et alors, le champ des possibles nous prive de beaucoup d’espoir, car on s’aperçoit que nos fonctionnements sociaux sont en fait optimisés, (au regard de ces contraintes biologiques) et que dès lors toute évolution semble devoir être lente …

        Mais je ne suis pas sûr qu’il soit encore temps de rêver à un monde meilleur.
        Notre monde est remis en cause, et même si l’on peut encore, comme certains, sauter les femmes de riches, ou plus banalement, comme moi, encore prendre plaisir à faire de la voile ou jouer aux échecs, il convient peut-être de réfléchir dès maintenant au monde « d’après ».
        Et peut-être tenter de s’y préparer …

      4. @J-Philippe

        Alors pour le temps de réflexion, je ne suis pas d’accord… notre « civilisation » du travail est une des plus consommatrice en temps de cerveau… pas étonnant que les publicitaires s’arrachent le temps disponible, car il est précieux. C’est précisément le temps de réflexion qui est devenu un luxe.

        Au moyen-âge, on travaillait bien moins que maintenant. D’abord, le rythme était moins intense et la productivité idem.

        (je mets un lien ici que certains ayatollahs voudront balayer aussitôt car ne provenant pas d’une autorité historique reconnue, mais il recroise les informations que j’ai eu à propos du temps de travail passé et présent et dont ma faible capacité intellectuelle ne me permet pas de citer l’auteur ni l’ouvrage).

        http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/article-22467602.html

        Idem quand on regarde les civilisations qui ne sont pas encore complètement détériorées par notre notion de productivisme, on s’aperçoit que la vie est plus cool… et que leur vie spirituelle est infiniment plus développée.

        Il ne faut pas oublier que le phénomène de consommation, pilier de notre économie est causé par un manque affectif provoqué par une désorganisation sociale soigneusement contrôlée. On créé un phénomène de manque, par amputation et inhibition des capacités empathiques de l’être humain normal afin que celui-ci compense cet handicap par la soumission volontaire et l’acceptation d’un ordre de type financier. Grosso modo, on infantilise les gens pour que ceux-ci, immatures, soient incapables de prendre des décisions d’adultes et restent dans un relationnel parent/enfant (état social qui aide tout le monde, employeur qui offre du travail, récompense le travail par un revenu dont le seul but est la consommation – gratification, le bonbon sucré en somme, comme pour les toutous etc etc).

        Ensuite, je ne crois pas que tous les types de travaux suppriment la capacité réflexive… il suffit de voir comment les esclaves des plantations, qui pourtant travaillaient à en crever, ont chanté leur souffrance, ont transformé leur culture et bravé les interdits (invention de la capoeira par exemple). La plupart des cultures agraires d’ailleurs ont transmis leur culture par le biais des chants de travail. Idem pour les cultures chasseurs-cueilleurs-éleveurs qui sont les cultures du rêve, de la divination et du conte.

        Par contre, c’est sur que lorsqu’on passe la journée plongé dans la lecture de pages et de pages de documents abrutissants, ou à vendre des contrats financiers, ou à utiliser son cerveau comme une petite unité centrale, afin de produire et encore produire des biens de consommation, réels ou virtuels, grosso modo quand on utilise son cerveau comme outil de productivité, alors là, oui, le temps libre est précieux et rare.

        Et aujourd’hui, nous n’avons jamais produits autant de biens de consommation et ils n’ont jamais été aussi complexes. Donc nous n’avons jamais eu aussi peu de temps libre pour réfléchir (et communiquer – puisque chacun est supposé rester concentré dans son boulot pour finir à l’heure).

      5. @ aurel

        Tout, tout vous saurez tout sur…. le travail au Moyen Âge.
        Robert Fossier: Le travail au Moyen Âge, Hachette littératures, collection Pluriel, Paris, 2000, 316 pages.
        Très bonne synthèse d’un historien qui a de la bouteille.
        Bonne lecture !

      6. @AUREL :
        ////Ensuite, je ne crois pas que tous les types de travaux suppriment la capacité réflexive… il suffit de voir comment les esclaves des plantations, qui pourtant travaillaient à en crever, ont chanté leur souffrance,//////
        Puis je me permettre de pouffer ?
        J’ ai bossé 30 ans en expertise elec , secu incendie , levage etc .. ds des boites de controle sécu comme veritas et consort …….J’ai donc fréquenté des tas de blaireaux, ingénieurs , bardés (lardés dirait Vigneron) de diplomes de toutes sortes …et je peux te garantir , etant assez bricoleur , que le premier plombier dépense plus de cogito ds sa journée que tous ces ouvriers « spécialisés » .
        Tous les boulots sont devenus répétitifs et accessible a un gamin de 12 ans qui sait manier un logiciel …CAO et DAO qui divisent par 100 le degré d’expertise de leurs utilisateurs .

    1. Ça vous a plu Barjavel je vois. J’imagine que vous avez lu Ravages dès de sa première parution, non ? Mais si voyons ! En feuilleton. En 43 que c’était. Dans une excellente publication – malheureusement disparue depuis. Mais si, mais si… « Je suis partout » qu’elle s’appelait la revue.
      Non Barjavel, pour moi, c’est un Grand Oeuvre, un seul et unique Chef d’Oeuvre, éternel, universel, pour tous les enfants de 6 ans et demi à 7 ans moins demi : l’immense, le mythique, le légendaire Petit monde de Don Camillo. Substantifiquement Barjavélissime ! Aprés Barjavel l’Art cinématographique ne peut plus être qu’une dérisoire et interminable veillée funêbre. René mort, la littérature de science-fiction est en ruine, en cendres, ravagée.
      Heureusement nous reste-t-il quelques grands témoins du Sublime René, quelques archéo-lecteurs zéclairés tels que vous Hardi Aurel ! Pour perpétuer la mémoire encore vibrante – voire vibro-massante – de celui qui est à la littérature d’anticipation mondiale ce que fut le grand Robert Poujade à la Grande Histoire politique française.

      1. Descendre Jarbavel en flemme et se trouver l’avocat zélé du gouvernement grecque, c’est cocasse et courageux cher collaborateur et maitre des poisons….
        À la libération de Paris, il n’échappe pas à la vague de suspicion de l’époque, mais ses amis écrivains le blanchissent des accusations de collaboration portées contre lui. Ce ne sera pas le cas de Robert Denoël : lorsque le comité d’épuration démet ce dernier de ses fonctions, Barjavel dirigera de fait la maison d’édition jusqu’à l’assassinat de l’éditeur le 2 décembre 1945.

      2. c’est normal que ma réponse apparaisse pas ?

        si c’est à cause du lien, je ne vois pas pourquoi on pourrait se faire insulter gratuitement par certains sans pouvoir répondre à sa manière sans se faire censurer…

        si vraiment ca passe pas, vous n’avez qu’à expurger ma réponse… mais au moins vous pourriez publier…

        si c’est juste un délai, désolé de m’impatienter (mais un commentaire plus récent est passé avant…).

        cordialement

        1. Cher Aurel,

          J’ai tenté de vous contacter par votre adresse email pour vous apporter une explication, mais celle-ci n’est pas valide. Or, une adresse email valide est demandée pour tous les commentateurs. Fournissez une adresse email valide si vous souhaitez intervenir et obtenir des explications. Merci.

      3. @ Pierre
        Barjavel n’est pas Brasillach ni Céline. Mais ne faites pas semblant d’ignorer qu’il travaillait pour Denoël, l’éditeur de Bagatelles pour un massacre. Quant à la période de l’épuration, vous signalez, à juste titre, des témoignages de non-collaboration délivrés par des amis. Tout est dit ! Bien d’autres ont acquis ainsi des brevets de respectabilité.
        Quoi qu’il en soit, la morale de Ravage s’inscrit dans l’idéologie conservatrice du pétainisme: Après une période de guerre et de chaos, l’humanité retrouve sans pureté originelle dans la mise en place d’une société agraire dirigée d’une main de fer par un patriarche (polygame de surcroit, bonjour les fantasmes du mâle).
        Une société agraire version Pierre Rabhi, on peut en débattre, mais version Barjavel et Pétain, non !

      4. @arkao

        donc quand on lit un livre, faut forcément l’apprécier de A à Z, sinon de suite le refermer, car il nous marquera pour la vie ? faut adhérer totalement à la morale de l’auteur, morale dont on est complètement sur et certain dès les premières pages jusqu’aux dernières ! on a pas le droit d’être surpris, intrigué, intéressé par les idées de quelqu’un, même si au final on n’y adhère pas ?

        freakin’…

        ps : est ce que ca marche avec tout le reste ? genre si on met du hugo boss, on est nazi, de même que si on conduit une vw ? avoir une renault c’est quoi ? collaborationniste ? j’espère que vous n’avez pas de composants IBM dans vos pc, car vous avez participé indirectement à la Shoah. Je suis sur que parmi vous il y a des fans de Lars Von Trier, le Nazi cannois le plus célèbre, j’ai peur ! Qui a lut les fleurs du mal ? Bande de drogués ! Et Boris Vian, un mec qui ne tournait pas qu’à l’évian… Rimbaud, fanatique, maniaque, finira marchant d’armes et un peu esclavagiste, bannissons ses textes !

        franchement, votre nouvel ordre mondial social, ça ressemble furieusement à une dictature de la bonne pensée, c’est effrayant !

      5. @arkao

        en plus vous n’avez pas compris pourquoi je citais ravages : ce n’était pas pour un retour à la société agraire mais pour ce qui se passe avant.

        le jus est coupé (mettons un gros boum au tricastin – la dernière fois des barres de graphite sont restés coincées 3 semaines, on a eu chaud), que se passe t’il en france et dans le monde ?

        eh ben à mon avis, très certainement ce qui se passe dans ravages ou pire, mad max ou fallout (cad une somalie radioactive). ah moins que ça ne soit the road ou le fils de l’homme…

        d’où mon post précédent : l’impréparation totale à un retour brutal au naturel est le danger le plus imminent qui nous guette car notre niveau de technologisation nous rend totalement vulnérable aux phénomènes naturels.

        on vaccine pour se protéger des virus, pourquoi l’humanité ne fait pas des rappels de nature pour se préparer à un arrêt brutal de la civilisation énergivore ? pourquoi le but ultime de toute société n’est pas de préparer ses individus à l’arrêt de cette société et à la transition douce dans un autre type de société plus adapté aux contraintes environnementales et peut être, un jour, moins technologiques ?

        le randonneur moderne mais prévoyant a dans sa main un gps bien pratique mais dans son sac une carte papier plastifiée et une boussole réglée et une bonne préparation du terrain en amont…

        l’humanité, elle, ne compte plus que sur son gps qui a perdu le nord et espère que bientôt un gps encore plus sophistiqué pourra la sortir de la crevasse dans laquelle elle est tombée…

      6. @ Aurel

        Vous interprétez mal mon propos. Je n’ai pas écrit qu’il ne fallait pas lire Ravage, mais qu’il fallait le replacer dans son contexte pour mieux le comprendre. Pareil pour Céline, d’ailleurs. Le Voyage au bout de la nuit reste une oeuvre importante (pour ne pas dire majeure) de la littérature française dont l’auteur est néanmoins un sombre salaud. On continue à l’éditer, à le lire, ce qui n’est pas le cas de cet insignifiant de Brasillach.
        Pour le reste, je vous rassure, je ne milite pour aucun ordre mondial social ou moral et ce n’est pas demain la veille que je réclamerai des autodafés, bien au contraire.
        P.S. En randonnée, je ne prend ni gps, ni téléphone portable, ni rations de survie. Si la mort est au bout du chemin, je préfère qu’elle me cueille là, en pleine nature, plutôt que sur un lit d’hôpital.

      7. @Pierre

        Céline avait l’excuse du talent, si ce n’est du délire et de l’outrance, ton Barjavel, le lire passè 12 ans,, vais te dire, c’est pas seulement niais, c’est une atteinte aux bonnes moeurs, obscène.
        Sur Papandreou, vais te dire, faut vraiment avoir rien compris au bazar et être très mal barré pour accorder le moindre crédit à ces enfantillages. Mais bon, comme disait l’autre « ya pas d’secret sans feu » (théorème du perroquet…), ni de sacré d’ailleurs…
        Et puis j’espére que t’as compris le sublime double-sens de l’expression décolleté « pigeonnant », mon pigeon…

    2. @dyonisos

      Tiens au fait, je voudrais avoir vos lumieres sur le fait de savoir si, en ayant lu et apprecie les cavernes d acier d asimov, cela fait de moi un communiste (vous me direz la mouvance, trotskyste ou stalinien) et d avoir lu les schtroumpfs dans ma jeunesse et de le faire decouvir a mes enfants me transforme illico en adorateur du fascisme totalitaire… Vous remarquerez qu aurel vient de aurelien, ancien empereur (surement un signe) et aussi le nom d un heros de roman dont l ecrivain defendit ouvertement le regime communiste (encore un signe). Ah oui, je trouve que walt disney a fait un boulot formidable pour l animation et de tres beaux films… Ayaya, imperialiste capitaliste maintenant !!!

      Moi je pense en tout cas, vu votre pseudo que vous avez tendance a abuser de la boisson et que vous devriez surveiller vos tryglicerides…

      1. @Aurel

        Triglycérides. Vous devriez pourtant étre informé de cette orthographe là, au moins.
        De rien.
        Les miennes sont Ni Cr, j’y suis absolument pour rien, mes Gamma GT, désespérément basses. 20cl de bordeaux rouge par jour, plus un voire deux litres de flotte du robinet ces temps ci, 30° à l’ombre, plus de 40 sous l’arceau du Massey…
        De rien, non plus.

        PS : partirai pas en rando avec vous. On est d’accord vous non plus. Mais quand je pars en rando 15 jours, c’est pas pour me trainer un GPS, ni une carte, ni une boussole, ni encore moins pour me fader la prépararation des jours avant. On démarre et on improvise, en essayant d’éviter les fâcheux qui encombrent les parcours flèchés…

      2. Ah oui, vous emmenez vos enfants en bas age, famille et amis comme ca dans la nature, en altitude ?

        Remarquez j en ai croise des comme vous en chemin, sans eau, sans vetements chauds, sans nourriture et en basket… Avec la marmaille a bout de force tentant de suivre le pere tyrannique incapable de se remettre en question.

        Y en a mm un qui a finit au fond d un ravin , une fois, puisque pas encorde… Heureusement que nos geniteurs prevoyants ( j etais enfant a l epoque) avaient ce qu il faut pour nous assurer et prevenir les secours…

        85 morts l annee derniere sur le mt blanc… En 2 mois… La plupart des imprevoyants qui ont surestime leurs forces. Tiens vous etes deja passe a travers un pont de neige ? Ca fait bizarre je vous assure… Et au pied d un serac d une centaine de metre de haut ? Deja fait une chute de seulement 5 ou 6 metre apres avoir rippe sur une prise glissante ?

        Rando de 15 jours…rrr. sans carte sans matos… A l impro… Je me marre…. Et le gr 20, vs le faites en ptite foulee aussi tous les matins apres le pti dej …

      3. Sinon je n ai toujours pas compris l animosite que vous avez a mon egard. Je ne crois pas vous avoir attaque personnellemet et pourtant depuis le debut vous n arretez pas l aggression.

        Dites moi, etes vous de ceux a qui il faut forcement des ennemis ? Un ersatz rouge de l oncle sam ? Je pencherai pour un vieux coco devenu npa ou front de gauche qui se cherche a toute force un djeun de l ump pour le defoncer… J en ai deja croise et franchement la ressemblance de ton est frappante.

        Alors je previens de suite, je ne suis pas ump hein…. Ni ext droite mm si mon penchant pour la Sf m a amene a lire des ouvrages interdits aux plus de 12 ans violemment anti je ne sais trop quoi (je n ai pas les lunettes filtrantes qui permettent de detecter du premier coup d oeil un recit inconvenant pour la morale intellectuelle des gens qui savent).

        De plus vous balancez des « verites » sans plus d arguments, facon insulte, histoire de bien mettre en avant la mediocrite de la victime mais qui ne sert a rien d autre que de satisfaire votre propre vanite et qui est surprenante de la part d un vieil humaniste et j aurai tendance a dire, un poil contre productif… Voyez melenchon qui se met a gueuler sur schneidermann dans le dernier asi.

        Donc bref moi pas ennemi, toi pas taper… Ok passk moi pas voter ni ump ni fn ni centre droit ok ? Tiens ni ps non plus… Donc moi pas dangereux ok ?

  9. @ François78,

    Bonjour,

    Les messes passent outre fort leurs dilemnes en retards pratiques
    La descente aux enflures monétaires est amorcée en ouverture force diplomatique
    Réaffectation des rôles en institutions anciennes nouvelle musique politique
    Entrelacs et uns délicats

    Pascal : Viole de gambe
    http://www.youtube.com/watch?v=ubhU2-giA3U

  10. Allez on remet un peu de sous dans la cagnotte pour l’Espagne et l’Italie.
    Accord sur la création du fonds d’aide permanent à la zone euro.

    L’Eurogroup s’est mis d’accord sur la création d’un fonds de soutien permanent d’une capacité de prêts de 500 millions d’euros pour les pays de la zone euro en difficultés financières.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-06-20/accord-sur-la-creation-du-fonds-d-aide-permanent-a-la-zone-euro-846626.php

    Doubling Down On Bailout CDOs: EFSF Guarantees To Be Raised From €440 Bn To €780 Bn As Europe Prepares For Spain Failure.

    According to flashing headlines, the CDO better known as the European Financial Stability Fund will be increased to guarantee €780 billion in the future, up from €440 billion currently. This was largely expected previously as many had noted that the EFSF in its current form is insufficient to cover the liabilities of Spain once the country is swept away to the Greek insolvency tsunami. Alas, for the EURUSD which is seeing this as good news, and has surged on the announcement, this development actually means that Europe is taking proactive steps to fund Spain imminently when the house of cards start falling potentially as soon as Tuesday night. This is nothing but a Spain, and then Italy, backstop. However, for Italy to be covered, expect the total covered amount to be €1. 5 trillion. Did the Eurozone just blink?

    http://www.zerohedge.com/article/doubling-down-bailout-cdos-efsf-guarantees-be-raised-%E2%82%AC440-bn-%E2%82%AC780-bn-europe-prepares-spain-f

  11. Est ce vraiment utile de continuer à commenter la situation grecque.

    Personne n’arrive à se mettre d’accord.

    Ca devient complètement inaudible et de plus en plus ridicule.

    En on connait déjà le scénario de fin.

    1. Les tragédies grecques on sait toujours comment ça finit. C’est pas le suspense qui en fait l’intérêt.

  12. Apparemment ce sont les américains( John Lipsky, puis Mme Lagarde ?) qui ont repris la main au FMI et ils ne feront aucun cadeau à la zone euro: à commencer par la Grèce. Voilà ce que c’est d’être des pays satellites de l’Empire de la Dette. Voilà le prix de n’avoir pas voulu construire une Europe forte, intégrée et émancipée de la puissance US. Il faut passer sous les fourches caudines du grand frère. De la à penser que l’éviction de DSK a été une aubaine… ( Pourtant DSK n’était pas vraiment un philanthrope, alors ceux qui vont lui succéder ?)

  13. complètement HS :
    Me suis egaré en TV pour voir les feuilletons ricains « série B » (Série A , ils zont plus en magasin) .
    J’ai un peu peur sur le coup : plusieurs scénariii montre un conflit larvé /guerre froide qui se met en place : Zuniens contre Chinois ……
    En y réfléchissant mieux , ce serait une des seules solution qui préserverait le leadership économique occidental, et américain en particulier .
    I smell a rat !

    1. Scénario de séries K servie par des acteurs de séries B et des figurants linéarisés, virtuellement hors-jeu.
      Il y a toujours eut trois rats pour un homme……..
      Malgré une guerre « chaude » totale et permanente.
      La « guerre froide » c’est la « paix chaude »……..
      Vive la PAIX !
      Avec les rats….

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