90 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 24 JUIN 2011 »

  1. Vendredi 24 juin 2011 :

    Irlande : Moody’s abaisse à son tour la note d’Anglo Irish Bank.

    L’agence de notation Moody’s a abaissé d’un cran vendredi la note d’endettement de la banque irlandaise Anglo Irish Bank, à « Caa2 », avec perspective négative, après la décision de Dublin de mettre à contribution les créanciers détenteurs de dette senior.

    L’agence de notation concurrente Standard and Poor’s (S&P) avait pris jeudi 23 juin une décision du même type, plaçant la dette d’Anglo Irish parmi les investissements les plus risqués possibles.

    La dégradation de Moody’s concerne également un autre établissement irlandais en difficulté, INBS, dont les détenteurs de dette senior devraient eux aussi être mis à contribution.

    Au total, 3,5 milliards d’euros de dettes sont concernés, a rappelé l’agence.

    En passant de Caa1 à Caa2, ces deux banques obtiennent la 18ème plus mauvaise note sur 21 dans l’échelle de notation de Moody’s.

    La dégradation reflète « le risque accru que le gouvernement irlandais impose des pertes à un type de dette jusque-là protégé », a expliqué l’agence dans un communiqué.

    Le ministre irlandais des Finances Michael Noonan avait opéré une volte-face la semaine dernière en indiquant qu’il allait présenter à ses partenaires européens un plan visant à faire subir des « pertes significatives » aux porteurs d’emprunts seniors non garantis de deux banques secourues par l’Etat, l’Anglo Irish Bank et INBS.

    Anglo Irish est de loin la plus grosse d’entre elles. Son sauvetage a coûté à lui seul près de 30 milliards d’euros aux contribuables irlandais.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 13,730 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 15,270 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 5 ans : 13,589 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,967 %. Record historique battu.

    Irlande : CDS 5 ans : 807 081 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CT777651:IND

  2. Samedi 25 juin 2011 :

    Une majorité d’Allemands n’a plus confiance en l’euro en raison de la crise que traverse la monnaie unique liée à la quasi-asphyxie de l’économie grecque, selon une étude du prestigieux institut Allensbach à paraître demain.

    Au total, 71 % des personnes interrogées affirment avoir « moins », « à peine » ou « pas du tout confiance » en l’euro, selon ce sondage publié par le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

    Seuls 19 % déclarent à l’inverse avoir « une grande » ou « une très grande » confiance en la monnaie unique, selon la même source.

    La défiance à l’égard de l’euro ne cesse de grimper chez les Allemands : en avril 2011, ils n’étaient encore que 66 % à affirmer ne pas avoir confiance en la monnaie européenne.

    En 2008, moins de la moitié des personnes interrogées partageaient cette opinion.

    « Les citoyens allemands sont plus sceptiques qu’il y a un an face à la monnaie unique. La crise grecque est passée par là », constatait récemment Peter Matuschek, analyste de l’Institut allemand de sondage Forsa.

    « Certains estiment s’être suffisamment serrés la ceinture ces dernières années pour que l’Allemagne soit performante. Ils ne comprennent pas pourquoi ils doivent maintenant aider d’autres pays qui n’ont pas fait les mêmes efforts », assurait également Dominik Hierlemann, politologue de la fondation Bertelsmann.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/06/25/97002-20110625FILWWW00489-les-allemands-moins-confiants-dans-l-euro.php

      1. La responsabilité des députés au final est de dire NON !
        Les investisseurs, à tous les niveaux, ne perdront que de l’argent, alors que de dire OUI revient à perdre sa dignité et donner définitivement le pouvoir aux marchands !

  3. En lien me semble t-il avec les articles de la revue « Le Débat » sur la comptabilité et la législation relative aux entreprises, cet article que j’ai traduit avec mes moyens du bord.

    En Quelques courtes Décennies, 150 Ans de Réformes Légales Ont été Détruites

    Selon Robert Shiller, Economiste de renom: « En quelques décennies l’Occident a Détruit 150 ans de réformes juridiques et rendu ainsi l’économie globale possible ».
    ~ ~ ~
    Le 21 juin 2011
    A partir de ; http://xymphora.blogspot.com/
    http://www.ritholtz.com/blog/2011/06/a-few-short-decades-undercut-150-years-of-legal-reforms/

    J’ai déjà démontré à maintes reprises que c’est la fraude qui a causé tant la Grande Dépression que la crise économique actuelle, et que l’économie ne pourra pas se stabiliser tant que la règle de droit ne sera pas rétablie et que la fraude criminelle à Wall Street se poursuivra.

    Le célèbre économiste péruvien Hernando de Soto a fourni un bon aperçu de cette vérité fondamentale, en avril, montrant que la rupture de la règle de droit est la principale cause de nos problèmes économiques:

    Les systèmes mêmes qui auraient pu fournir aux marchés et aux gouvernements les
    moyens de comprendre la crise financière mondiale pour en éviter une autre sont
    érodés. Les gouvernements ont permis aux marchés de l’ombre de se développer et
    atteindre une taille qui dépasse l’entendement. Des hypothèques ont été accordées
    et enregistrées avec une telle désinvolture que les propriétaires et les banques ne
    savent souvent pas, et ne peuvent même pas prouver qui est propriétaire de leur
    logement. En quelques décennies l’Occident a liquidé 150 ans de réformes juridiques
    rendant l’économie globale possible.

    ***
    L’importance des faits économiques ne peut pas apparaître clairement aux
    Américains. « Qu’est ce que le poisson sait de l’eau dans laquelle il nage ? » a
    interrogé Albert Einstein. Mais cela est plus facile à saisir dans des anciens pays
    communistes en perspective de développement, où je vis et travaille. Dans ces pays,
    la plupart de nos actifs et relations existent dans le secteur informel, à l’extérieur de
    l’économie légale. Parce qu’ils [et elles] ne sont pas enregistré[e]s dans des systèmes
    de mémoire publics, ils [elles] ne peuvent pas être inscrit[e]s en clair comme des faits
    et sont, en effet invisibles. Tout que nous avons sont des marchés de l’ombre, des
    marchés fantômes.

    Sans cette normalisation, les valeurs des actifs et des relations sont si variables
    qu’elles ne peuvent pas être utilisées comme garanties de crédit, pour générer des
    prêts hypothécaires et les regrouper dans des titres, pour les représenter dans des
    actions afin de lever des capitaux. Pas plus qu’elles ne s’ajustent aux contraintes
    des standards requis pour pénétrer les marchés mondiaux. C’est pourquoi un
    resserrement du crédit et un chômage massif sont des maladies chroniques pour la
    plupart des gens contraints d’opérer dans l’économie informelle. Ce sont ceux que
    nous voyons protester dans les rues des pays arabes ou vivant dans des tentes
    autour de Port-au-Prince. Nous ne savons que trop bien que les faits ne parlent pas
    en eux-mêmes: ils doivent être construits grâce à des processus juridiques et rester
    transparents. Ils doivent aussi être défendus.

    Lorsque Henry Paulson, alors secrétaire au Trésor, a lancé son Troubled Asset Relief
    Program (TARP) en Septembre 2008, j’ai supposé que l’objectif était de restaurer la
    confiance dans le marché en identifiant et en éliminant les «actifs toxiques» détenus
    par les institutions financières du monde. Trois semaines plus tard, quand j’ai
    demandé aux amis américains pourquoi Paulson avait changé de stratégie en
    injectant des centaines de milliards de dollars dans la lutte des institutions
    financières, on m’a dit qu’il y avait tant de types de ces « actifs toxiques »
    idiosyncrasiques dispersés au travers du monde que plus personne n’avait une idée
    claire du combien ils étaient, où ils étaient, comment les estimer, et qui détenait le
    risque. Ces titres avaient glissé en dehors des systèmes mémorisés enregistrés et il
    était devenu impossible de les rattacher aux actifs dont ils avaient à l’origine dérivés.
    Et, Oh,… leur valeur globalement évaluée se situait quelque part entre 600 et
    700 000 000 000 000 $ dollars [600 et 700 * 1012], soit 10 fois la production annuelle
    de l’ensemble du monde.

    ***
    Déjà, l’imprécision des « faits » se fait sentir dans tout les USA: les tribunaux du
    Kansas à New York ont décidé que les saisies étaient incorrectes, et nombre
    d’autorités ne parviennent pas à comprendre qui est concerné. Sans faits
    correctement établis, le crédit continuera d’être rare, la valeur des obligations
    adossées à des prêts hypothécaires restera au mieux douteuse, la valeur des
    maisons susceptible de s’affaisser plus avant, les arriérés de forclusion en
    augmentation, et les bilans des banques accablés par encore plus d’actifs
    improductifs.

    ***
    Robert Engle, un lauréat du prix Nobel qui enseigne l’économie à l’Université de New
    York, a déclaré que les propositions des gouvernements occidentaux visant à
    réformer les CDS sont « bonnes tout autant qu’elles soient appliquées, mais qu’elles
    ne vont pas assez loin ». Le banquier central européen, Alexandre Lamfalussy et
    d’autres ont jusqu’ici échoué dans leur tentative de rassembler des informations en
    vue de la création « d’un bureau des risques » à la Banque des Règlements
    Internationaux (BIS). Durant le dernier trimestre 2010, diverses publications de cette
    BIS ont noté que les statistiques relatives à la dette internationale présentaient
    toujours beaucoup trop de lacunes et de chevauchements – et que des banques,
    craignant pour les obligations dont elles sont propriétaires, étaient réticentes à fournir
    des informations.

    ***
    Quand la récession a entraîné le prix des avoirs financiers dans une spirale baissière,
    certaines banques et les financiers ont été exemptés de l’application des normes
    comptables des Etats-Unis établies de longue date, [procédure dite « mark-to-
    market»], qui obligent les entreprises à déclarer la valeur de leurs actifs au prix du
    marché [du temps du moment en question]. Cette procédure est raisonnable pour
    établir la valeur autrement que par les prix du marché et selon ses promoteurs, si le
    marché est inhabituellement déprimé. Mais un tel privilège crée la capacité de
    détruire des faits en dissimulant des pertes, ce qui amène une augmentation du prix
    des actifs à des niveaux où plus personne n’achètera. Aux États-Unis, le Tableau des
    Normes Financières Comptables, Financial Accounting Standards Board et la
    Commission des Opérations de Bourse, Securities and Exchange Commission,
    passent en revue les règles comptables, alors que le Congrès tient des audiences sur
    le sujet. En attendant, les entreprises sont conduites à appréhender la réalité sur la
    base de leurs propres rapports, des influences et des informations privées. Tout
    comme nous le faisons dans les pays en développement et les anciens pays
    communistes.

    ***
    La paternité du bilan moderne peut être attribuée à Luca Pacioli, mathématicien du
    15ème siècle et père de la comptabilité. Ce sont les gouvernements des années 1990
    qui ont commencé à détruire l’héritage de Pacioli en permettant aux sociétés en
    difficulté financière de passer des faits concernant des dettes de leur bilan public
    dans un système de mémoire moins visible appelé une entité ad hoc (SPE) (ou de
    « balayer » [mettre sous le tapis] des informations relatives aux dettes dans des notes
    de bas de page du bilan en des formulations si absconses que ces Etats cessent
    d’être factuels). Ces «hors-bilan comptables» font que les entreprises semblent plus
    rentables, en dépit de leurs dettes. Au moment où Enron a fermé ses portes en 2002,
    il avait créé environ 3500 entités ad hoc, SPE. Selon Frank Partnoy, professeur de
    Droit à l’Université de San Diego et l’un des observateurs les plus perspicaces de la
    crise financière, l’abus de la « comptabilité hors-bilan » en est la cause majeure.

    ***
    La Grèce est l’exemple le plus notoire d’un pays ayant utilisé des échanges de
    monnaie basée sur des dérivés pour gonfler la valeur des actifs du gouvernement en
    poussant ainsi la dette nationale à venir. Gustavo Piga, professeur d’économie à
    l’Université Tor Vergata de Rome, a montré que cette pratique détruit les faits
    [destructrice du réel]: un pays publie une dette en –disons par exemple- monnaie $,
    qu’il échange avec un taux de change fictif pour une dette équivalente en €, et ce
    durant une certaine période de temps. Ainsi, il obtient un afflux d’argent qui rend
    l’apparence du grand livre positif, car la dette réelle apparaît comme un échange
    ayant produit un revenu. Les gouvernements et les banques peuvent aussi déformer
    les faits en obtenant des fonds à court terme contre leurs prétendus actifs au marché
    des pensions, qu’en application des nouvelles règles de la dernière décennie, ils n’ont
    pas obligation de signaler comme étant des prêts dans leurs systèmes de
    mémorisation. C’est apparemment la manière dont Lehman Brothers a donné
    l’impression qu’il avait quelque 50 milliards de moins en encours, qu’en réalité.

    ***
    Dodd-Frank se montre essentiellement silencieux sur la question des marchés de
    pensions. Gary Norton de la Brookings Institution a fait valoir que nous n’avons
    toujours pas la moindre idée de la taille du marché des pensions.

    ***
    Nous en sommes maintenant à constater ce défi juridique et politique. Un défi
    juridique parce que les gouvernements américains et européens ont permis à
    l’activité économique de franchir la ligne du système de défense des règles liées au
    droit de propriété, où les faits peuvent être établis dans un espace d’anarchie
    juridique, où les intérêts arbitraires peuvent l’emporter sur les faits et des tourbillons
    de papier [monnaie] sont hors contrôle. L’Etat de droit est beaucoup plus qu’un banal
    corps de normes: Il se doit d’être conséquent, faisant prospérer le système
    d’information et de gestion qui filtre et traite les données locales jusqu’à leur
    transformation en faits organisés de telle manière qu’il nous soit possible d’en déduire
    si ceux-ci peuvent ou non s’accorder et donner un sens.

    Cependant, c’est principalement un défi politique. Les politiciens doivent élever la
    crise financière à la hauteur de son commandement, où les problèmes institutionnels
    enracinés/bien établis d’un ordre qui échoue doivent être désignés. Les marchés
    n’ont jamais été destinés à être anarchiques : il a toujours été du rôle d’un
    gouvernement que de faire appliquer les normes en les étudiant pesant et mesurant,
    ne cautionnant pas la légalisation d’une prestidigitation habile dans l’ombre de
    l’économie informelle. Comprendre et réparer l’un des plus importants
    accomplissements de l’humanité – la création de faits économiques par l’intermédiaire
    de la mémoire du peuple – constitue l’étoffe des bâtisseurs de la nation.

    ~ ~ ~
    Voir aussi ;
    La fraude a provoqué la dépression des années 1930 et la crise financière actuelle ;
    http://www.washingtonsblog.com/2010/10/fraud-caused-great-depression-and-this.html
    Le Top des économistes : La confiance est nécessaire pour une économie stable …
    Mais la confiance ne sera pas restaurée tant que nous poursuivrons pas la fraude de
    Wall Street ;
    http://www.washingtonsblog.com/2011/03/top-economists-trust-is-necessary-is.html

    1. « Most policy makers still don’t understand the urgent need to restore trust in our financial system »
      Clear que c’est urgent…

      Mais regardez l’hypocrisie des banques américaines qui se font des réunions au sommet comme pourrait le faire les gars du BTP… ou de la téléphonie mobile à la française.

      Pas loin après 1930, la loi anti-trust a obligée Chevron à se séparer en Esso et Mobil.
      Esso a racheté Mobil en 2000…

      Gogole est soupsonné de monopole. Il aura donc une amende de 3 millions de dollars. Comme Goldman avec une fraude qui lui a rapporté 127 843 fois plus.

      Et il est en effet urgent que les affaires continuent tranquillement.

  4. Dimanche 26 juin 2011 :

    Grèce : pas de participation des banques britanniques.

    Il n’y a pas de projet spécifique sur la table prévoyant la participation des banques britanniques à tout plan pour la Grèce impliquant la participation du secteur privé, a déclaré dimanche le Trésor.

    Selon le journal The Observer, le gouvernement britannique a appelé les banques du pays à prendre leurs pertes sur les titres de dette souveraine grecs inscrits dans leur portefeuille, dans le cadre d’un plan européen visant à empêcher que les problèmes grecs ne se transforment en nouvelle crise financière.

    « Le Trésor suit la situation de près, mais aucun projet spécifique pour une implication du secteur privé n’est au programme », a dit une porte-parole du Trésor.

    Les « Big Four » ou quatre grandes banques britanniques – Lloyds, Barclays, Royal Bank of Scotland et HSBC – ont une exposition relativement limitée à la Grèce.

    Elles sont plus exposées à d’autres pays de la zone euro traversant une zone de turbulences, comme l’Espagne et l’Irlande.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/06/26/97002-20110626FILWWW00143-grecegbpas-participation-des-banques.php

  5. Comment dit-on en italien « Madame la ministre Lagarde vient de se prendre une claque »?
    Et tiens, la télé française en a-t-elle parlé?

    Et comment dit-on en français « avec la nomination par les dirigeants européens de Draghi, ancien patron pour l’europe de Goldman-Sachs, la banque qui avait magouillé les comptes de la Grèce pour lui permettre de rentrer dans l’euro, les moutons seront bien gardés »?
    Mélenchon dit « inouï ».

  6. La Tribune : Comprenez-vous ceux qui ont des réticences à intervenir à nouveau pour aider la Grèce ?

    Didier Reynders, ministre belge des Finances : Il faut rappeler à certains politiques dans le nord de l’Europe que l’euro est un bénéfice extraordinaire pour les pays exportateurs avant tout, comme l’Allemagne, le Benelux et la Scandinavie. Quand vous allez à Athènes, vous voyez dans les rues des Mercedes et des Audi. Lorsque vous vendez des produits dans un pays, vous devez assumer un risque, les fameuses « liabilities ». L’Allemagne exporte énormément et le cas grec est finalement assez marginal à côté de ce que l’on a connu sur les marchés financiers. La Grèce, le Portugal et l’Irlande réunis pèsent à peine 6 % du PIB de la zone euro. Lorsqu’ils s’agissait de soutenir nos banques, on n’a pas hésité. On a parlé de garanties en « trillion » d’euros, un mot qui n’était même pas connu à l’époque ! Et puis aujourd’hui, pour des sommes beaucoup moins importantes pour sauver la zone monétaire elle-même, les réticences sont beaucoup plus grandes… Je ne comprends pas très bien.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110619trib000630359/avec-la-grece-il-ne-faut-pas-reediter-une-faillite-du-type-lehman-brothers.html

    Cette interview est exceptionnelle.

    Didier Reynders avoue : « Je ne comprends pas très bien. »

    Tout l’échec de la construction européenne est dans cette phrase : « Je ne comprends pas très bien. »

    Didier Reynders ne comprend pas pourquoi les Etats du nord de l’Europe n’ont pas hésité pour sauver les banques, et pourquoi les Etats du nord de l’Europe ont des réticences beaucoup plus grandes pour sauver la Grèce.

    C’est bizarre, hein, Didier ?

    Qu’est-ce que tu croyais ?

    Tu croyais au monde des rêves ?

    Tu croyais au monde merveilleux des petits bisounours ?

  7. Lundi 27 juin 2011 :

    La Bourse de Tokyo a clôturé lundi en baisse de 1,04 %, au premier jour d’une semaine sur laquelle, une nouvelle fois, pèsera fortement le dossier grec.

    L’indice Nikkei a perdu 100,40 points à 9.578,31 et le Topix, plus large, a cédé 7,56 points (0,91 %) à 825,64.

    Les valeurs bancaires ont souffert face à la perspective de voir les établissements représentant un risque systémique être contraints de relever le niveau de leurs fonds propres.

    L’indice sectoriel des banques japonaises a cédé 0,34 %.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE75Q05M20110627

    1. Les valeurs bancaires ont souffert face à la perspective de voir les établissements représentant un risque systémique être contraints de relever le niveau de leurs fonds propres.

      L’indice sectoriel des banques japonaises a cédé 0,34 %.

      Oulalalala ! Effectivement BA, 0,34% pour les banques japonaises ce lundi, c’est un véritable crash… Et Paris qui ouvre en hausse ! Ça va très très mal pour la zone euro !!!

      1. non mais vous vous rendez pas compte, 0,34% !!!!!

        BA a tellement investi d’efforts de désinformation pour se persuader que l’euro était condamné que le moindre chiffre devient une confirmation de son à priori.

  8. à Paul et François
    Sur Fukushima, je reçois dans ma boite mel, quelques articles …
    Donc je note, car c’est la première fois qu’un lien d’un article du blog de Paul Jorion est écrit en toute lettre dans ma propre pauvre petite boite mel perso
    Evidemment, il n’est pas tout seul, mais il représente la seule source en français d’un article que je suppose ne pas être la seule à avoir reçu dans ma boite mel, titré « Le scandaleux silence au sujet de Fukushima »
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=24334
    Surtout continuez de nous informez comme vous le faites, du mieux que vous le pouvez, avec sérieux, intégrité, et j’en passe ….
    car …. mine de rien, ce travail chemine …
    et donc un grand merci, encouragements et tout et tout …

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