POURQUOI CONVOQUER UN NOUVEAU BRETTON WOODS, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Solder les dettes pour reconstruire

Le premier Bretton Woods fut convoqué en 1944 pour entériner la proposition négociée entre les États-Unis et la Grande-Bretagne du nouvel ordre monétaire international. Le nouvel empire et l’ancien empire sont alliés dans la guerre. Mais les États-Unis sont créanciers du monde ; ils ont  financé tous les vainqueurs. Le problème de la guerre qui va s’achever est le remboursement des dettes.

L’essentiel du stock d’or mondial a été déposé aux États-Unis en garantie des crédits accordés en armements et autres approvisionnements aux belligérants. Il ne sera pas possible de rembourser les États-Unis en or mais exclusivement en exportations de biens et services. Les accords de Bretton Woods entérinent la démonétisation de l’or comme moyen de paiement international. Le dollar comme titre de créance sur le système fédéral étatsunien de réserve devient monnaie de règlement international.

A Bretton Woods, les États-Unis achètent au monde libre la fonction de banque centrale mondiale contre l’annulation ou la restructuration des dettes. Les dettes internationales originellement remboursables en or sont désormais remboursables en dollar. Le principe de la monétisation internationale des dettes est officiellement adopté : la loi financière étatsunienne s’applique au monde entier.

La monétisation en dollar des dettes internationales permet d’économiser du temps pour se consacrer aux urgences : toutes les ressources économiques sont consacrées à la reconstruction plutôt qu’au remboursement des dettes. Les alliés des États-Unis fixent le taux de change de leur monnaie à un niveau qui leur permette d’importer des biens d’investissement puis de réexporter leur valeur ajoutée avec un petit surplus commercial.

La négociation des changes sous l’égide du Fonds Monétaire International (FMI) veille à ce que le prix du travail d’un pays commercialement déficitaire soit abaissé en dessous du prix du travail aux États-Unis ; afin que les emprunts internationaux tendent à se rembourser par des excédents commerciaux. La valeur des monnaies est fondée sur le plein emploi international des ressources de travail.

Basculement dans l’anarchie du crédit

Le système de Bretton Woods s’avère efficace tant que les États-Unis sont créanciers nets du monde. L’ajustement des parités de change par le coût relatif du travail est universellement admis. Il est normal que les salaires des créanciers soient plus élevés que ceux des débiteurs. Dans les années soixante, l’efficacité économique de l’Europe du Nord dépasse celle des États-Unis.

Les États-Unis perdent alors leur légitimité de banquier central mondial fixant les limites du crédit international et les parités de change. Comme les Européens rachètent leur pouvoir d’émission monétaire international en échangeant leurs dollars contre l’or de la Réserve Fédérale des États-Unis, le Président Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.

Désormais le prix de l’or devient libre dans toute monnaie. Tout pays a le droit d’émission monétaire internationale. Les Européens tentent de coordonner leurs politiques monétaires afin que leur concurrence internationale ne provoque pas une instabilité des changes et des échanges intra-européens. L’inflation mondiale explose par les déficits commerciaux étatsuniens réglés en dollar.

L’abandon de l’étalon-or est en fait une renonciation à toute régulation internationale du crédit. Les banques centrales nationales ajustent leur émission monétaire en fonction de leur appréciation de la valeur réelle des crédits domestiques. L’émission excessive de monnaie par rapport à la solvabilité réelle des emprunteurs notamment publics provoque une augmentation générale du niveau des prix.

L’accroissement général des réserves de change en dollar favorise l’émission de dettes bancaires en monnaie nationale. Le faible coût de la liquidité incite à des distributions de revenus sur-anticipées sur la production réelle. Les emprunteurs publics ou en position monopolistique dévaluent eux-mêmes leurs dettes par la hausse de leurs prix qui réévalue leurs capacités de remboursement réelles.

L’ajustement de la masse monétaire à la masse des crédits est mesurable à l’intérieur des frontières politiques mais pas à l’extérieur. Dans les échanges internationaux, si les créanciers accumulent trop de dépôts dans une monnaie nationale, les débiteurs sont dévalués par le marché des changes. Mais ce marché est improvisé : il ignore toute règle internationale d’anticipation des parités par la solvabilité des emprunteurs.

Le flottement sans loi de crédit des monnaies les unes par rapport aux autres accorde un avantage financier aux ensembles économiques intégrés. En l’absence de critère rationnel de légalité internationale du crédit, la confiance des créanciers internationaux va aux monnaies adossées aux économies domestiques les plus larges ou les plus dynamiques. Mais la juste proportionnalité entre une masse monétaire nationale et les biens et services mondiaux qu’elle permet d’acheter dans la durée n’est pas mesurable ni vérifiable.

Avènement et chute de la dictature financière internationale

Le privilège des États-Unis de régler ses dettes internationales par l’émission monétaire nationale est disputé par les nouvelles grandes puissances. L’euro est créé à cette fin. Mais la dérégulation des changes et la déréglementation du contrôle public du crédit livre le contrôle de la création monétaire aux opérateurs financiers internationaux privés.

La forte croissance du commerce international stimulée par le crédit non régulé donne au système bancaire international la responsabilité de comptabiliser les dettes internationales. Les banques internationales garantissent la liquidité des crédits internationaux par leurs activités domestiques de crédit et de dépôt. Les positions domestiques donnent accès aux liquidités des banques centrales.

Le fait majeur est la subordination financière des États devenus massivement emprunteurs. La croissance mondiale non régulée du crédit offre une liquidité meilleur marché aux autorités publiques que la négociation budgétaire de la fiscalité. La dette fédérale des États-Unis croît exponentiellement sans rapport avec les engagements fiscaux des contribuables.

Les dettes publiques sont financées sur les marchés internationaux arbitrés par les banques. Les banques centrales émettent de la liquidité sur le réescompte de dettes dont personne ne mesure réellement la solvabilité sous-jacente ; c’est à dire la capacité de l’emprunteur à produire les biens et services réels dont la vente et la fiscalisation remboursera le prix anticipé par le crédit.

La fin du système financier fondé à Bretton Woods intervient symboliquement le 2 aout 2011. Les États-Unis ont reconnu qu’ils n’avaient pas et n’auront jamais les recettes fiscales suffisantes pour réaligner leur dette fédérale avec la croissance réelle des revenus des contribuables étatsuniens. Il faut donc reconnaître une cessation mondiale des paiements sur les dettes.

De la faillite des banques à la faillite des États

S’il n’est procédé à aucun calcul négocié des dettes mondiales non remboursables, le dollar va s’effondrer pour réajuster toutes les créances en dollar à la valeur réelle de la production étatsunienne. La disparition de la confiance dans le dollar obligera les Étatsuniens à régler leurs importations uniquement par des exportations et à obtenir des crédits dans les monnaies dont les échanges sont équilibrés ou excédentaires.

Le renchérissement de l’euro par rapport au dollar mettra l’économie européenne à l’arrêt faute de compétitivité internationale. La perte des réserves de change de la Chine décrédibilisa le gouvernement chinois. Le continent asiatique se décomposera avec l’arrêt de la croissance par les exportations. L’effondrement systémique du crédit international suspend la mondialisation et les pouvoirs politiques nationaux dans le vide de la rationalité économique.

La faillite financière de l’État fédéral étatsunien signifie la disparition de tout étalon de crédit international. Il n’existe plus de critère objectif autre que l’or ou des biens et services réels pour mesurer des dettes et des paiements internationaux. Les prix de l’or, des matières premières et des biens bruts se revalorisent fortement mais ne garantissent pas la reprise économique.

Sans crédit international, il n’y a plus que des économies nationales limitant leurs échanges extérieurs aux seules possibilités du troc. La baisse des dépenses publiques et l’augmentation de la fiscalité sur les revenus du travail anticipe la disparition du capital géré par le système financier international en perdition. La disparition de la garantie des finances publiques va obliger les banques à imputer les impayés sur crédit à leurs actionnaires.

Le prix mondial des actifs financiers toxiques sans valeur est très supérieur au total des fonds propres comptabilisés par le système financier. L’effondrement politique et économique des années trente est en passe de se reproduire pour les mêmes causes : désintégration de la monnaie par l’absence de règles internationales de crédit.

Une base de négociation renouvelée

La différence majeure de la grande crise du XXIème sur la grande crise du XXème est l’intégration financière et la disparition des nationalismes totalitaires. Les guerres ne sont plus nationales mais financières. Les fractures ne sont plus entre les nations mais entre les élites financières et leurs débiteurs. Les premiers mesurent et allouent les ressources et les seconds – salariés et entrepreneurs indépendants – produisent, obéissent et consomment.

L’intégration financière mondiale offre une vision mondialisée des ressources et des besoins humains. Le calcul des prix qui met en équivalence la production avec l’investissement et la consommation est mondialisé. Enfin les techniques juridiques permettant de répartir l’incertitude des prix entre les acteurs les mieux placés pour la calculer et la transformer sont universellement accessibles.

La financiarisation du monde a soumis toute la réalité économique au prélèvement de plus-value sur l’anticipation des prix par un crédit non réglementé. La réalité sous-jacente au crédit est en contrepartie infiniment mieux connue et reconnaissable que par le passé. Si les États de droit cantonnés dans leurs frontières politiques réinvestissent l’espace international, ils restaurent le Droit dans la finance et accèdent à une connaissance commune des besoins et des ressources humaines.

La convocation du second Bretton Woods a les mêmes raisons que la première : solder les dettes du passé pour poursuivre une marche en avant universellement avantageuse. Solder un crédit n’est pas effacer le passé mais réconcilier le prix du droit convenu entre le créancier et le débiteur avec la valeur réelle attendue du futur. La philosophie de Bretton Woods reste la même mais les situations concrètes éclairent les parties d’une compréhension nouvelle de la monnaie entre les nations.

L’avènement d’un monde multipolaire et d’une croissance économique mondiale ne permet plus de réserver le calcul des prix et du crédit qui en découle à quelques experts initiés. Ni des États particuliers ni des coalitions d’intérêts privés ne peuvent plus garantir un système de crédit par des formules secrètes.

Logique internationale du crédit rationnel

La négociation du nouveau système de crédit international doit reprendre exactement à son point de bifurcation de 1944 où la proposition de compensation internationale rationnelle a été abandonnée au profit d’un monopole étatsunien de la logique du crédit. La solution dollar présentée par Harry Dexter White a échoué ; il reste le bancor de John Maynard Keynes.

Parfaitement informé des conséquences du choix britannique de 1919 de chercher à restaurer la livre comme monnaie internationale, Keynes déconseille aux États-Unis d’imposer le dollar. L’impérialisme financier consistant à privatiser le crédit au profit d’une nation ou d’intérêts particuliers conduit l’économie dans un cul de sac.

Le cul de sac est atteint le 2 aout 2011. Pour en sortir, des gouvernements puissants, lucides et responsables doivent déclarer leur système bancaire en faillite par épuisement du crédit public. Ils doivent se réunir pour reconstituer entre États une garantie publique du crédit international et national. Cette garantie est une règle commune d’évaluation internationale de la solvabilité de tout emprunteur.

Comme Keynes l’a expliqué il y a plus de 70 ans, une règle de crédit n’est pas une formule mathématique de provisionnement d’un prix à terme par une prime. Une règle de crédit est d’abord un engagement collectif d’emprunter ce qu’on peut raisonnablement rembourser ; ensuite un système de négociation publique de la limite du raisonnable ; enfin un dispositif collectif de correction des engagements non tenus.

Le crédit provient selon Keynes d’une compensation : premièrement de l’équivalence efficiente des engagements négociés entre prêteurs et emprunteurs ; deuxièmement de l’équivalence effective des prix attendus par les prêteurs avec les prix anticipés par les emprunteurs ; troisièmement de l’équivalence efficace des garanties proposées par les investisseurs avec le risque assumé par les prêteurs.

Les trois équivalences en droit, en prix à terme et en prime de crédit définissent une unité de compte que Keynes appelle bancor. Une unité de compte rationnelle issue de la discussion permanente du crédit instaurée par la compensation. L’étalon monétaire de Keynes n’est pas un prix fixe entre une unité de compte et un bien particulier. L’étalon keynésien est une loi internationale de négociation du crédit.

La loi internationale du crédit définit les limites de négociation de n’importe quel prix dans n’importe quel système juridique de n’importe quelle économie nationale. Le principe fondateur du bancor est l’égalité internationale de tout emprunteur face à tout prêteur. L’équivalence des droits est arbitrée par la compensation sous responsabilité publique inter-étatique.

La rationalité financière rattrapée par la réalité

L’application du système monétaire keynésien implique la souscription par les États du capital du système de compensation. Ce capital garantit la liquidité de l’équilibre des prix et des crédits en bancor. Tout opérateur non réglé par le prix issu de la compensation est dédommagé sur le capital commun. La science politique moderne demande que le pouvoir judiciaire indépendant dans les démocraties nationales soit l’arbitre en dernier ressort de la régularité de la compensation.

Tous les droits des prêteurs et emprunteurs internationaux sont déposés, comptabilisés et garantis par le système international de compensation. Les emprunts publics internationaux sont limités par les garanties de crédit souscrites par les investisseurs internationaux acheteurs du risque de crédit. Les réserves de change internationales sont intégralement garanties par des primes de crédit émises sur les dépôts bancaires.

Les monnaies sont cotées dans la compensation internationale comme créances sur les banques centrales nationales. L’anticipation de déficits de la balance des paiements dans une monnaie fait monter la prime de change de la monnaie jusqu’à ce que la disparition des acheteurs primaires du change oblige à dévaluer. L’anticipation d’excédents de la balance des paiements provoque au contraire la disparition des vendeurs primaires si la parité à terme n’est pas réévaluée.

Tous les instruments financiers de cotation des risques de crédit et des risques de change à compenser en bancor sont aujourd’hui parfaitement maîtrisés par les États et les banques. L’adoption de la compensation internationale a été différée pour deux raisons : le financement facile de l’État fédéral étatsunien par la dette internationale en dollar et la rente captée par les opérateurs financiers internationaux sur l’instabilité intrinsèque du système.

Les États-Unis sont désormais en défaut de paiement. Cette réalité n’est pas nommée pour ne pas précipiter la cessation de paiement inéluctable du système financier. Tout retard dans la prononciation rationnelle du défaut général du système se paiera par des millions de chômeurs, la destruction des garanties publiques des droits humains dans le monde et l’effondrement de la production réelle.

Reconnaître ses erreurs pour reconstruire

L’instauration de la compensation keynésienne permet au contraire le calcul immédiat des pertes de crédit accumulées ; la dévaluation par rapport au bancor des monnaies surendettées ; la garantie des États de droit par l’évaluation réelle de leur potentiel fiscal et par la couverture en bancor de leurs réserves de change. Le bancor couvre les systèmes de crédits en monnaie domestique.

Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière dans la crise des subprimes comme Hitler a perdu la deuxième guerre mondiale à Stalingrad. Ou bien il s’acharne jusqu’à la destruction totale, ou bien il reconnaît sa défaite pour épargner au monde des souffrances inutiles. Les chantiers de la reconstruction sont immenses. Est-il nécessaire d’empêcher les hommes de se mettre au travail ?

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130 réflexions sur « POURQUOI CONVOQUER UN NOUVEAU BRETTON WOODS, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. Keynes s’était inspirée de l’idée de monnaie fondante de Gesell, du projet d’Union de Compensation imaginée par le jeune Schumacher quelques années auparavant, et cela rejoignait paraît-il présenté par Schacht à la Société des Nations en 1929.

  2. Les oligarchies tant politiques que financières ne sont pas prêtes du tout à un nouveau Bretton woods parce que cela n’entre pas du tout dans leur schéma de pensée, cela voudrait dire que les politiques posent de nouveau et enfin des règles pour mettre fin à l’anarchie libérale. ils nous entraineront dans l’abîme plutôt que d’y consentir.

  3. allé …,
    y a pas que chez jorion ou on trouve le mot Bretton Woods, faut du Bretton Woods dans tout le media, sur toute les bouches.

    1. c’est clair,

      1 dollar = 3 bananes – 1 staek saignant

      c’est plus ce que c’était,
      en plus je préfère dans l’autre sens : 1 staek saignant – 3 bananes = au moins quelque chose

      (ref : 1 banane = 2 de valeur, 1 staek saignant = 20 de valeur)

    2. Oui, c’est pas parce qu’on aura un Bretton Woods 2 en cinémoscope préparé par les experts de tous poils, ici et ailleurs, que les États n’en feront pas un machin d’abord incompréhensible et ensuite nuisible aux populations.

      C’est pas le retour à l’or qui compte, c’est se donner les moyens de casser l’engrenage des grosses fortunes, de faire le crédit sous la fourche publique et tout simplement en finir avec la spécuation, sans parler de la remise à sa place de la valeur travail…

      1. Bretton Woods seraient un outil utile (ça à l’air idiot, mais bien des outils sont inutiles), bien sur il y a toujours le danger que ce projet soit dénaturé, mais sans ce début….

    1. Pour être pointilleux, les américains ont perdu la guerre financière au viêtnam il y à 40 ans,en étant forcé de supprimer l’étalon-or, comme Hitler à perdu la guerre devant Moscou un an avant stalingrad.

  4. On aimerait , à la seule aune française , compter ici le commentaire des candidats déclarés , ou candidats à la candidature de l’élection présidentielle .

  5. Je vous prie, arrêtez de citer l’Histoire Allemande en conclusion de billet. Il n’en résulte qu’un piètre effet de style.
    Sans compter que vous vous décrédibilisez sur le fond politique.

    Merci (un franco-allemand)

    1. Je ne pense pas que l’auteur ne fasse plus que remettre Bretton woods dans son contexte historique. Plus que jamais le couple franco-allemand doit se dépasser en créativité, en courage, en force de persuasion. A l’heure ou des voix s’élèvent pour dire que Rome et Madrid ne peuvent pas faire l’objet d’un plan de sauvetage, il est grand temps de chercher une solution crédible – qui n’est certainement pas, plus de dettes pour rembourser des dettes – aux problèmes des citoyens.
      Une solution crédible passe par une refondation du système monétaire international et l’annulation conjointe d’une grande partie des dettes. La Russie, la Chine, le Japon, l’Afrique doivent nous aider à convaincre les USA que 1944 et 1971 appartiennent désormais à l’histoire. Nous avons, en ce XXI ème siècle, ensemble, des défis sociologiques, écologiques majeurs à gérer. Alors que la technologie, dans bien des domaines, menace notre existence biologique sur cette terre, contaminations en tout genre de la terre, de l’eau, de l’atmosphère, nous devrions être capable de réformer le plus facile, la finance, en convoquant demain un nouveau Bretton woods qui pourrait avoir lieu à l’île d’ouessant 🙂
      Ne sommes-nous pas condamnés, par le feu nucléaire, à un avenir commun pacifique ?

      1. à e moment là, ne pas oublier :

        …L’Amérique du Sud, la Turquie et les autres… Bref, tout le monde !

    2. @Death/Magnetic
      Je n’ai pas cherché l’effet de style mais pense à toute l’histoire franco-allemande qui a suivi la 2GM. Comme le souligne PAD, si le couple franco-allemand ne se remobilise pas, la paix n’avancera pas.

      1. D’accord Messieurs PAD et DU JONCHAY.

        Néanmoins, la remobilisation du couple franco-allemand ( a-t-il seulement existé ? ) s’annonce très difficile, si l’Europe ne veut sombrer.

        Et je le déplore tout autant que vous…

      2. Je crois que cela doit commencer par un rétablissement, que dis-je par l’établissement de la démocratie, je veux dire pas la “démocratie” des banques privées.

  6. C’est puissant, même s’il me faut relire votre article.
    Ne pensez vous pas que toute “cette affaire” est parfaitement contrôlé?

  7. j’ai les choquottes ….. C’est normal ???
    Faut envoyer votre texte a tous les journaux, deputes, gouvernants etc ….

  8. “Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière dans la crise des subprimes comme Hitler a perdu la deuxième guerre mondiale à Stalingrad. Ou bien il s’acharne jusqu’à la destruction totale, ou bien il reconnaît sa défaite pour épargner au monde des souffrances inutiles. Les chantiers de la reconstruction sont immenses. Est-il nécessaire d’empêcher les hommes de se mettre au travail ? ”

    La vertu implique une lutte contre les composantes de la personnalité humaine qui s’arrangent pour travestir la réalité. Le stade le plus scabreux est quand la perversion de la réalité fait appel a de la méthode. Pensez vous, Mr Pierre Sarton de Jonchay, que la vertu guide ces hommes qui nous gouvernent ou leurs maitres chanteurs, les financiers? Ce sont des tout puissants, comment espérez vous qu’il s’avouent vaincus alors qu’ils trichent avec eux mêmes.

    1. il ya une expression pour ça :

      “-se mentir à soit même-“, ça existe plus que vous ne l’imaginez et en chacun de nous, un effet du consumérisme.
      Mr Jorion aurait dit, refuser de voir la réalité en face.

    2. Et même les idées ont besoins d’être portées, ne serait-ce que pour exister demain, le possible n’est qu’un instant, au pire si le chaos vient, le souvenir de cet écrit aura plus de chance de servir, que son absence.

    3. ou encore “dissonance cognitive” ou encore “double pensée orwélienne”. Dur dur la condition humaine.

  9. Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière dans la crise des subprimes comme Hitler a perdu la deuxième guerre mondiale à Stalingrad

    Il me semble me souvenir d’un reportage qui attribuait plus la défaite du 3e reich à l’impossibilité par la luftwaffe d’utiliser le pétrole de l’Oural dans ses moteurs qui étaient conçus pour utiliser l’essence de synthèse très raffinée que les allemands avaient dû fabriquer en grande quantité, qu’à la bataille de Stalingrad elle même.

    Les deux faits sont probablement liés, mais toujours est-il que le pétrole semble jouer un rôle dans les deux cas (défaite du 3e reich et déroute du neo-liberalisme).

  10. Le néo-libéralisme marchand a perdu la guerre financière …..
    . Ou bien il s’acharne jusqu’à la destruction totale, ou bien il reconnaît sa défaite …

    “Reconnaître sa défaite” ?
    Quelle défaite, au juste? …”Ils” ne se sont jamais autant gavés, les néo-libéraux, il me semble, avec la complicité “active-passive” de ceux qui disent nous diriger…

    Alors,” causer au monde des souffrances inutiles”…hum…, c’est bien embêtant, c’est vrai, mais, “que voulez-vous qu’on y fasse, tant qu’on y gagne des montagnes de fric ” ?

    1. Bin euh, c’est qu’au dernier soupir, les liasses de billets échappent aux mains et on emporte que soi même vers un ailleurs que j’espère ne pas être un purgatoire douloureux..

      “Ici n’est pas notre vraie maison mon frère.. Quand ton véhicule sera mis à la ferraille ne restera que ton esprit”, a dit Julos Beaucarne, célèbre poète et chansonnier belge ..

  11. Lumineuse argumentation.
    La dichotomie entre économie financière et économie réelle est considérée comme allant de soi, puisqu’elle ne fait pas l’objet d’une analyse spécifique. De ce fait, la question des rapports sociaux de production n’est pas abordée non plus et donc le texte se termine par un incantation morale puisqu’il fait l’impasse sur le débouché politique. Or, un nouveau Bretton Woods est avant tout un processus politique puisqu’il doit définir les règles d’échanges réciproques au niveau des agglomérats humains.
    Comme je l’ai évoqué dans une réponse précédente, il y a bien des mises en route des populations, conditions sine qua non pour un changement quelconque, mais la structuration à long terme semble encore faire défaut là où elles se sont produites, et sont inexistantes à cette heure dans les pays du modèle rhénan. On peut supposer qu’elles n’apparaîtront pas avant les premiers chocs ressentis de manière large, c’est-à-dire tant que le chômage ne remontera pas de manière significative.
    Par ailleurs, ce collapsus est aussi la faillite intellectuelle des générations qui occupent actuellement les allées du pouvoir, ainsi que des organisations sensées représentées les intérêts populaires, telles qu’elles ont émergées de la seconde guerre. Je pense donc que nous sommes au début d’un processus et qu’à ce stade, il n’existe pas de personnalités reconnues pour porter le projet.
    Qu’il n’en existe pas ne signifie pas qu’elles ne soient pas déjà présentes, intellectuellement prêtes et humainement matures. Je veux dire qu’il va falloir en passer par le creuset de la lutte réelle pour les révéler à elles-mêmes et au monde. Mais donc aussi qu’une partie de la catastrophe ne pourra pas être évitée.

    1. Si un nouveau Bretton-Woods semble aujourd’hui plus que nécessaire, il est douteux qu’il puisse être suffisant; à moins que dans le “processus politique ” que vous évoquez, l’adjectif soit pris dans le sens le plus large possible. Parce que si les crises aujourd’hui les plus évidentes ont trait à l’économie et à la finance, leurs causes profondes, un égoïsme, une cupidité liée à un sentiment d’impunité, et une incroyable inconséquence, ont provoqué des dégâts où qu’on porte son regard. S’occuper de l’économie, c’est soigner un bras; mais le monde actuel est un polytraumatisé.

    2. Le problème,c’est que nos élites appartiennent bien à ces générations que l’on peut facilement identifier de façon hyperonyme de “baby-boomers”….
      On a pas finit de les payer les années 70…

      1. @Cv

        On a pas finit de les payer les années 70…

        Halala ma pôv Germaine ! à qui le dites-vous ! Et les années 2000 alors ! et 1990 et 1980 et 1960 et 1950 et 1940 1930 1920 1910 1900 1890 1880 1870… 1790 1780… 0000 et – 10 000 et – 1 000 000… et le péché originel ! Tout ça vais vous dire : c’est la faute aux premiers protozoaires, au zooplancton… l’ai lu dans sciences et vie, confirmé par le reader’digest ! Sans oublier le beau temps du printemps 2011 qu’on est en train d’payer ! Encore un été pourri, un ! C’est y pas malheureux ma pôv Germaine…

  12. donc faut plus penser à

    1 euro = ça + ceci + ça

    mais l’inverse de la formule, c’est à dire

    ça + ceci + ça = 1 euro

  13. “Existe-t-il quelque part sur terre un pare-choc que les autorités financières n’aient pas encore percuté ?

    Les dirigeants sont perdus sans boussole. Ils essaient de remonter une rivière sans pagaie. Ils sont devant le distributeur automatique sans leur code secret. Toutes leurs théories, sans exception, ont été discréditées. Pas une seule de leurs expériences ne les contredit pas.

    En 2006, ils n’ont pas vu venir la crise. En 2008, ils n’ont pas su la comprendre. En 2009-2011, ils n’ont pas pu la résoudre. Leurs théories leur disaient qu’ils ne pouvaient pas repérer une bulle – qui était évidente pour à peu près tout le reste du monde. Même nous, nous avons pu en prévenir nos lecteurs. Ensuite, l’élite financière a confondu le problème avec un manque d’argent liquide. Mais quasiment tous les ménages américains savaient quel était le vrai souci : un excès de dettes.

    Ensuite, alors que chacun sait qu’on ne peut pas régler un excès de dette en ajoutant plus de dette, les autorités sont passées complètement à côté. Depuis qu’elles ont commencé à appliquer leurs remèdes, la dette nationale italienne a grimpé de 360 milliards de dollars (Mds$). La dette nationale du Japon a gonflé de 1 100 Mds$, et les Etats-Unis ont ajouté plus de 2 000 Mds$ à la leur. Ils ont peut-être réussi à balayer le problème sous le tapis… mais des bosses commencent à apparaître. Et la semaine dernière, ils ont trébuché dessus.

    Rien que pour ces trois plus grands débiteurs au monde, le problème est désormais 3,5 Mds$ plus grave. Et ce n’est qu’une partie de la situation. Ces chiffres ne comptent pas les milliers de milliards d’autres sparadraps monétaires et budgétaires appliqués par les autorités. Ron Paul, membre du Congrès US, met le chiffre pour les Etats-Unis à 5 000 Mds$ ; il en a parlé à M. Bernanke.

    Que pensez-vous avoir obtenu en l’échange de tout cet argent, a-t-il voulu savoir. Le président de la Fed est resté fidèle à ses illusions. L’argent n’a pas été dépensé, a-t-il protesté ; il a été “investi”.

    Dans ce cas, quel a été le retour sur investissement ? Selon toutes mesures, l’économie américaine est dans un pire état qu’avant le début des plans de relance et autres miroirs aux alouettes. Après des pertes de 7 000 Mds$, l’immobilier chute encore. L’emploi est pire. Le taux de chômage large – qui comprend les personnes ayant cessé de chercher un emploi, les travailleurs à temps partiel ne trouvant pas de plein-temps, etc. – est passé de 15,8% à 16,2% en juin.

    Le nombre d’Américains ayant un emploi a baissé d’un quart de million, passant à 153,4 millions de personnes. La recherche d’emploi dure désormais plus longtemps que la période moyenne après laquelle un chômeur cesse de chercher – 39,8 semaines, un record. Les salaires horaires ont chuté. Les heures travaillées aussi.

    Alors que le problème concerne les ménages aux Etats-Unis, en Europe, ce sont les banques, les renflouages et les usines à gaz qui causent des remous. Moody’s, le géant de la notation, a jeté la dette irlandaise dans la poubelle des junk bonds, après avoir dégradé la notation de la dette portugaise la semaine précédente.

    La dette grecque a le statut de junk bond depuis des mois, mais cela n’a pas empêché Fitch de la dégrader une nouvelle fois ; il y a quelques jours, les notes grecques à 10 ans se vendaient avec une décote de 48%. La dette à deux ans rapportait 36% à l’heure où nous écrivions ces lignes. Et Moody’s a récemment annoncé qu’elle examinait aussi le cas de la dette américaine ; une dégradation finira par arriver tôt ou tard.

    Plus la pile de dette augmente, plus elle pue. La semaine dernière, les investisseurs ont remarqué une mauvaise odeur provenant d’Italie, le troisième plus grand débiteur au monde. Les deux autres grands débiteurs de la planète – les Etats-Unis et le Japon – ont 26 000 Mds$ de dette souveraine combinée. Ajoutez l’Italie, le total se monte à près de la moitié du PIB mondial. Ce sont des chiffres considérables ; ils ne vont pas disparaître.

    L’Italie n’a rien de particulièrement terrible. A 120% du PIB, sa dette gouvernementale se situe, officiellement, entre celles des Etats-Unis et du Japon. Officieusement, elle est à peu près à égalité avec les Etats-Unis. En ce qui concerne les déficits, l’Italie est un modèle d’intégrité. Son déficit n’est que de 4,5% du PIB, à comparer avec les 11% des Etats-Unis.

    Si l’on se fiait uniquement à ces chiffres, on pourrait en déduire que le coût de l’emprunt pour l’un de ces paniers percés serait à peu près le même que pour les autres. Mais les investisseurs ont récemment décidé que la dette italienne pouvait être aussi dangereuse que les concombres espagnols. Ils l’ont vendue. En agissant de la sorte, ils ont envoyé les rendements des obligations italiennes à 10 ans au-delà des 6%. L’Espagne a percé les 6% peu après. Dans la mesure où 7% est considéré comme une limite supérieure, cela a mis toute l’Europe à 100 points de base de l’Apocalypse.”

    Bill Bonner

    http://la-chronique-agora.com/100-points-de-base-avant-apocalypse/

    1. @Pablo75,
      Tous ces chiffres délirants que vous nous rappelez illustrent l’illusion dans laquelle nous sommes plongés de la quantité qui prend toute la réalité en chassant toute qualité. La réalité complètement numérisée n’est plus qualifiable. Nous ne sommes plus que des numéros dans des ordinateurs.

      1. Nous ne sommes plus que des numéros dans des ordinateurs.

        oui, voilà pourquoi les grandes convocations du Monde entier pour une pose de limite à la phynance en plein délire( et à ses serviteurs zélés, acolytes …etc) ne saurait suffire, si elles ne sont associées à
        un arrêt posé au contrôle des citoyens [ en effet, si le Monde est plus juste (?), en quoi les dirigeants auraient-ils besoin des “camisoles” qu’ils sont en train d’employer pour contraindre les individus : passeports, cartes vitales de plus en plus invasifs …abrutissement des populations par storytelling …etc ]

  14. J’ai trouvé cette synthèse remarquable et suffisamment limpide.
    Bravo et merci.

    Si j’ai bien compris le bancor devient la “monnaie internationale” sur laquelle les autres monnaies sont alignées ?
    Et j’imagine que le bancor est géré par une institution internationale mais laquelle ?

  15. La reconnaissance de ses erreurs implique que l’on y remédie,
    et demande pour ce faire, les courages physique et psychique
    que la compromission ou la corruption interdisent.

    1. Nous ne sommes plus que des numéros dans des ordinateurs.

      oui, voilà pourquoi les grandes convocations du Monde entier pour une pose de limite à la phynance en plein délire( et à ses serviteurs zélés, acolytes …etc) ne sauraient suffire, si elles ne sont associées à
      un arrêt posé au contrôle des citoyens [ en effet, si le Monde est plus juste (?), en quoi les dirigeants auraient-ils besoin des “camisoles” qu’ils sont en train d’employer pour contraindre les individus : passeports, cartes vitales de plus en plus invasifs …abrutissement des populations par storytelling …etc ]

  16. Je vous trouve presque intelligible . Suis d’accord avec les posts précedents Stalingrad et le libéralisme marchant çà fait un peu parapluie sur machine à coudre , mais vu coté pétrole c’est une idée . Les néo-cons ont-ils seulement perdu la partie par leur échec à controler gaz et pétrole ? . La guerre aurait couté de toutes façons plusieurs milliers de milliards de $ en plus et c’eut été une guerre permanente .
    Croire qu’un pays comme l’Afghanistan sur lequel Alexandre , Gengis Khan , les Russes (pas seulement récemment ) et l’Empire British se sont cassés les dents avec des généraux beaucoup moins médiocres , que les actuels , puisse étre traité comme une république bananiére c’est vraiment léger . Beaucoup plus léger encore que Von Paulus .

  17. Tout cela me fait penser à une interrogation que se faisait Attali, malgré que le sujet n’était pas spécifiquement un nouveau Bretton Woods, il n’y a pas très longtemps : « va-t-on le faire avant ou après la guerre ? ».

  18. Vraiment impressionnant. Merci beaucoup. Aurez-vous rapidement une traduction en Anglais pour les “experts” d’Outre Atlantique ? J’aimerais bien savoir ce que Krugman ou Brad Delong penseront de votre texte. Sans oublier les ténors du Financial Times, qui ne doivent pas se sentir trés à l’aise, mais qui sont aussi des intelligences assez pointues. Comme on dit ici au Québec ” Merci de brasser la cage”.

      1. J’avais aussi préconisé le mandarin , pour les chinois , et le latin pour le pape ( mais ses cardinaux lui ont fait comprendre que , à l’instar des stars chanteuses , il valait mieux s’exprimer en sabir anglosaxon , si l’on voulait ” vendre” )

  19. Les pays émergents les plus dynamiques devraient être intéressés par le bancor, ou du moins un système de compensation régional ou multipartite entre eux, surtout ceux qui veulent s’affranchir du dollar. Mais ce ne sont pas des pays très démocratiques, ni ceux où la justice est la plus indépendante.

    Ce ne sera pas la Chine, à moins d’accepter de perdre l’essentiel de ses réserves de change en dollars.
    D’ailleurs j’attends avec curiosité la décision d’envoyer aux E-U, qu’ils soient d’accord ou pas, 50 millions de chinois, les plus pauvres et les moins éduqués, avec un viatique, disons 10 000 dollars chacun. Autant que cet argent serve à quelque chose avant qu’il ne cesse d’avoir cours.

  20. pour une fois j’ai tout lu et j’ai tout compris, entièrement d’accord et aussi sur l’image comparative avec une autre époque, ça montre bien la violence de cette crise, une guerre mondiale économique (pas avant une guerre tout court j’espère …
    bon courage à tout le monde, demain, steak saignant à la bourse …

    1. “On croit se battre pour la patrie, on meurt pour les industriels et les banquiers.” Il n’y aura pas de 3e guerre mondiale. Juste un effondrement financier et un retour aux champs, ce qui ne dérangera pas la plus grande majorité de l’humanité, vu qu’elle est déjà sans le sous, et au champ.

      1. Je le pense aussi, et je suis prêt et continue à me préparer à retourner au champs.
        Ceci dit on peut inventer une manière plus ludique et plus enthousiaste de retourner au champs que de présenter ce retour de manière fataliste.

      2. Actuellement , il y a un courant loobiiste qui présente cette perspective fort probable comme une vue “populiste” …du type pétainiste /retour a la terre …. c’est fort dommage car ça donne a la solution “circuits courts” une connotation d’extreme droite qui favorise le maintient du modèle urbain -consumériste et centralisé , meme en panne d’énergie .
        Les réalités sont tout autre : 40 % de la population a un potager et produit deja une part de ses besoins ……30 % de ces 40% ne le pratique que depuis peu (source le magazine des 4 saisons) ….. Boris Vian a (par mégarde ) inventé le terme Rurbanité …et une rémanence de modernité peut nous permettre une vie somme toute assez agréable si l’on se base sur une poly-activité .

  21. Les guerres ne sont plus nationales mais financières. Les fractures ne sont plus entre les nations mais entre les élites financières et leurs débiteurs

    .

    Ce que je trouve difficile à apprécier la dedans. C’est : quelle proportion de la masse monétaire gérée par les élites financières – comme vous dites – représente les économies des gens, autrement dit les caisses de pensions ?

    Me semble que remettre tout ça d’aplomb ne pourra se faire que par une coupe drastique des masses financières en cause.. y’a qu’à voir le niveau des taux de recouvrement, souvent ridicules. Par conséquent on peut s’attendre à une baisse des retraites en général.

    Donc un avenir assez minimaliste financièrement pour les retraités…

    A part engager des illuminés norvégiens pour éliminer les vieux en masse quelle autre solution vous pourriez proposer aux occidentaux ?

  22. Salut tout le monde,
    Pour des politiciens, ne céder sur la “règle d’or” constitutionnelle qu’après un nouveau “Bretton Woods”, serait-ce une stratégie sensée, voire même séduisante?

  23. Il n’y aura pas de nouveau “Bretton Woods”, il n’y aura pas de Bancor, il ne vas rester que l’ensemble des Etats capitalistes (bourgeois et quelques bureaucraties type Chine), jetés dans une mêlée épouvantable.

    Ceux qui vont le mieux s’en sortir vont être ceux qui possédent l’or. A ce titre, l’Inde hier et la Corée du sud hier, viennent de prendre une longueur d’avance sur les autres.

    La raison fondamentale du krach général commencé ce soir, c’est l’intime conviction du monde entier que décidément la bourgeoisie US n’était pas prête à payer sa côte part, à tenter de juguler la crise.

    Lorsque le monde éberlué à vue Démocrates et Républicains refuser à faire payer l’impot aux principaux responsables de la triste situation, il se sont dit comme un seul homme:

    Le Dollar n’est plus notre probléme, parce que le Dollar est mort.

    Le roi est mort, vive le roi !

  24. Il faut bien sur reconnaitre une cessation mondiale de paiement sur les dettes.
    14000=1 LES USA ne doivent rien à personne.

  25. Bonjour et bravo a Pierre Sarton du Jonchay pour cette remarquable synthese de l’evolution du systeme monetaire.
    J’approuve egalement vos recommandations et propositions de solutions, neanmoins un element majeur est ignore dans beaucoup de billets et commentaires de ce blog:
    Il n’est pas possible de reconstruire un systeme base sur le productivisme et la croissance : d’abord il est destructeur pour l’homme et son environnement et surtout la planete ne nous en fournit plus les moyens :
    La croissance du PIB/production industrielle et l’augmentation du confort materiel/consommation sont directement correles a l’augmentation de l’utiilsation d’energie.
    Le nerf de la guerre et de toute activite humaine c’est l’ENERGIE or nous avons rate il y a 30 ans l’occasion d’une transition organisee vers un monde plus efficient et moins consommateur
    Il faut donc aujourd’hui organiser la decroissance/la frugalite et la gestion des penuries urgemment et intelligemment pour eviter les guerres .
    C’est crucial pour sauvegarder la partie noble et humaine de notre civilisation et eviter a tres court terme des conflits sanglants !

    1. Ha oui, mais là, il s’agit de physique, de biologie, bref de science. Donc on n’en parle pas. C’est la base de la base ? Comme c’est amusant ce point de vue. +1

  26. @PSDJ
    De plus en plus clair et merci pour le rappel historique sur la dollarisation du monde .
    Pour les incultes (de moins en moins) comme moi, la mise en perspective participe beaucoup à la clarté.

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