270 réflexions sur « FLASH SPÉCIAL : La signification de la démission de Jürgen Stark »

  1. Monsieur Jorion semble s’énerver en cette fin vidéo, pourtant c’est excès d’humeur n’est dû qu’au simple phénomène dont il rappelle souvent ici même l’existence Personne n’aime les Cassandre. Vous voilà encore victime de ce phénomène monsieur Jorion, je sais que l’heure n’y est peut etre pas mais moi je prends cet excès d’humeur avec sourire.

  2. M. Jorion,

    Pourriez-vous argumenter vos propos quant au role tenu par les CDS dans la crise actuelle ?
    Contrairement a votre affirmation gratuite, je pense que la plupart des concitoyens ont tres bien compris de quoi retournaient ces instruments, ça n’est pas comme si c’etait vraiment sorcier.

    Comme vous le savez tres bien, on peut repliquer une exposition short CDS en achetant le bond correspondant et en revendant une obligation ‘sans-risque’ : pick-up sur le yield, recovery en place des 100% initiaux en cas de default. Je simplifie mais j’ai du mal a comprendre comment vous pouvez affirmer de bonne foi que ce sont les desks de credit qui provoquent une crise dont un enfant de 2 ans pourrait comprendre la veritable cause : on ne peut pas eternellement vivre au dessus de ses moyens.

    Merci d’avance pour votre eclairage, je ne demande qu’a en savoir plus car je dois avouer qu’en l’etat, cela reste un peu fumeux a mes yeux.

    Sur une autre classe d’actif, on voit bien ces jours-ci que les interdictions de naked short mises en places par l’AMF ne sont d’aucun effet. Regardons le stock de la Societe Generale pour s’en convaincre.

    Les marches financiers sont peut etre un peu chaotiques et le chemin peut etre ponctue de soubresauts, mais cela n’en constitue pas moins de bons revelateurs.

    PS. Desole pour les accents, QWERTY.

    1. On vous dit un jour : « Zut, les banques sont à sec parce qu’à force de remplacer les salaires par du crédit, tout a fini par s’écrouler. On va vous prendre provisoirement l’argent qui vous reste pour renflouer les banques ».

      Un peu plus tard, vous venez aux nouvelles et vous demandez : « Eh maintenant ? Quand est-ce qu’on me rembourse ? Quand est-ce qu’on augmente mon salaire ? »

      Et la réponse qui vient c’est : « On ne peut pas éternellement vivre au dessus de ses moyens, un enfant de 2 ans pourrait le comprendre. Circulez, y a rien à voir ».

      P.S. Je pense comme vous que la plupart des concitoyens ont tres bien compris qu’on peut répliquer une exposition short CDS en achetant le bond correspondant et en revendant une obligation ‘sans-risque’ : pick-up sur le yield, recovery en place des 100% initiaux en cas de default. Ils cachent leur jeu, c’est tout.

      1. Quelle bonne foi !

        Une crise de la dette demeure une crise de la dette, que celle-ci emane de particuliers, de banques ou de sovereigns. On peut transvaser cette dette d’un compartiment de l’economie a un autre, les problemes structurels demeurent evidemment.

        Reprenons : n’importe quel abruti qui joue au Loto (l’analogie avec le casino vous plait, je viens d’ecouter votre intervention sur France Culture a propos du HFT) est en mesure de comprendre en deux phrases ce qu’est un CDS, vous en avez d’ailleurs vous meme propose une definition on ne peut plus claire un peu plus haut. C’est possible de cerner l’idee sans connaitre les trois mots de charabia technico-professionel, a ce que je sache ?

        Maintenant, pouvez vous repondre a la vraie question qui etait : en quoi pouvoir vendre des CDS met la planete dans de beaux draps ? Pensez vous honnetement que ca soit un facteur determinant parmi les elements ayant conduit a la situation actuelle ? Si oui, merci de faire votre possible pour etayer (c’est facile d’appater le chaland, vous pourriez chroniquer sur lemonde.fr)

      2. R2, tout le monde a compris avec votre « pick-up sur le yield, recovery en place des 100% initiaux en cas de default », que vous êtes marchand de CDS. Vous défendez votre fromage, grand bien vous fasse.

        Quant à moi, je suis en train d’écrire mon papier sur les CDS, c’est plus long qu’un billet : je commence par expliquer la composante « prime de risque » du taux d’un instrument de dette ainsi que le rôle que jouent là les agences de notation, je parle après de la composante « profit », qui elle dépend de la concurrence entre acheteurs. Je passe ensuite à la détermination du prix de la prime dans le cas d’un CDS. Il faudra ensuite expliquer comme le montant de cette prime influe sur les taux qui seront réclamés lors des adjudications de dette souveraine. Vous savez tout cela mais moi je l’expliquerai sans jargon ni mots en anglais.

        Quand ce sera terminé, cela fera un billet en plusieurs parties, comme quand j’ai parlé de la spéculation ou de l’exception de jeu. Mais j’attends que l’ensemble soit prêt avant de le publier.

      3. Vous vous trompez, je n’ai jamais traite un credit default swap de ma vie, je parle librement. Je suis sincerement impatient d’en lire davantage : vous avez peut etre reellement des arguments apres tout. Je vous accorde le benefice du doute ; mais vous conviendrez cependant que ce billet constituait plus un teaser qu’autre chose (une « bande-annonce » ? puisque vous tenez a eviter les anglicismes).

      4. Je ne connais qu’une profession où l’on peut traiter d’un sujet que l’on ne connait pas , en employant tout le jargon du milieu du sujet que l’on traite : le journalisme .

  3. Question technique:
    J’ai régulièrement le même problème avec vos vidéos, la barre de défilement n’apparaît pas.
    Donc impossible de mettre en pause le temps que le tampon se charge, ou de revenir en arrière quand j’ai mal entendu une partie.

    Savez-vous d’où vient ce problème?

    1. @ Lien Rag

      Non… malheureusement. Utilisez l’adresse de contact en haut à droite et envoyez-nous une copie d’écran si vous le pouvez, mon contact chez Dailymotion pourra peut-être nous éclairer.

  4. tout cela est bel est bon
    mais moi j’m’en fous j’vot’rai
    Mé-len-chon
    et je fera la révolution
    révolution
    réfolityon
    réflocation
    dislocature
    dictatoture

  5. Bonjour Monsieur Jorion.
    Cela fait longtemps depuis plus d’un an que je lis votre blog. Je me suis enfin décidé aujourd’hui vous faire parvenir un commentaire, même s’il est publié plusieurs jours après la mise en ligne de la vidéo-article.
    Voici quelques remarques, et votre réponse me ferait très plaisir. Vous qui êtes anthropologue, vous aurez, je le crois, un regard sensible aux faits suivant:

    – Les commentateurs de la situation actuelle en Europe parlent beaucoup de la position de l’Allemagne. Mais pourquoi personne ne parle des PAYS-BAS ? Ce pays est pourtant une puissance économique non négligeable, très dynamique, au moins autant que l’Allemagne. Je n’ose croire que ce pays au carrefour de l’Europe n’a pas son importance et son mot à dire.

    – Un grand nombre de personnes semblent pointer du doigt les « méchants allemands »: « austère », « sobre » et « rigide ». Pour avoir passé un an dans une des régions les plus dynamiques économiquement du pays, et des plus conservatrices, la Bavière, je crois pouvoir apporter quelques éléments explicatifs à la question: « Pourquoi les allemands tiennent ils tant à l’orthodoxie économique-monétaire? » (corrigez moi si je me trompe). Je constate que la plupart des explications s’orientent sur des raisons historiques (« ils se souviennent de l’hyperinflation » ou « le miracle économique était basé en partie sur la désinflation compétitive »). J’aimerai mettre l’accent sur une autre raison. Elle est illustrée par ce reportage photo de mon ancien blog, écrit il y a deux ans, lorsque j’avais été reçu dans une famille bavaroise: BlogFreeEurope
    En effet, aujourd’hui, c’est le peuple allemand qui ne se fait pas à l’idée de payer pour les autres. La presse le pousse certes en partie à cela, en l’inondant d’information biaisée et d’opinions négatives. Cependant, les allemands ne sont pas des gens haineux, bien au contraire, ils étaient réputés pour leur tolérance et leur ouverture d’esprit il y a quelques décennies. Aussi, voici mon propos: les allemands en ont marre de se serrer la ceinture, de faire de la modération salariale. Ce n’est pas seulement une pratique économique « pure ». C’est tout un mode de vie. Toutes les familles allemandes que j’ai rencontré sont très économes, consomment peu au repas, achètent le moins cher et le minimum en matière alimentaire. Leur pratique en ce qui concerne la consommation de produits ménagers et différente: ils préfèrent acheter de la « marque allemande » ou « japonaise » assez chère et de bonne qualité, et ensuite la conserver pendant 15 ans, en la réparant et l’améliorant. D’ailleurs, toutes les familles auxquelles j’ai rendu visite possèdent un atelier avec des machines outils, même les plus modestes. Le week end, ils entretiennent leur maison et leur jardin (obligatoire en vertu de la charte du quartier), réparent leurs ustensiles et bichonnent leur ancienne BMW (qui semble comme neuve). Bien évidemment, cette économie de tous les jours leur permet d’ épargner pas mal. Ainsi, ils peuvent s’offrir parfois de belles vacances dans le sud de l’Europe, changer de voiture tous les 15 ans, et faire la fête (bavaroise) avec leurs amis les fins de semaine de la belle saison.
    Toutes ces pratiquent participent à une forme d’ascétisme, de discipline permanente de vie. Face a la crise, les Grecs incarnent le mensonge, l’aversion au travail et la débauche. Bref, la Grèce est une parfaite « cigale » là ou l’Allemagne est une « fourmi ». Dans tout cela, les allemands peuvent payer, ils le savent, mais ce qui les exaspère, c’est que les Grecs ne soient pas responsables de leurs actes au final; et qu’une fois de plus, ce sont les « honnêtes gens qui payent pour les autres » (je cite là une parole d’un père de famille allemand – celui de l’article de mon blog).
    J’ai essayé de résumé ici ce qui m’est apparu être le point de vu allemand sur cette affaire.
    Alors voici ma question: Pensez vous que les critiques à l’égard de l’Allemagne soient justifiées ou bien sont elles issues d’une des nombreuses recherches de bouc émissaire?

    Merci d’avance pour votre attention.
    Jérémie

    1. Je souscris à votre texte.
      Pour beaucoup de Français, consciemment ou inconsciemment le plus souvent, l’Allemagne est le bouc émissaire. Alors que tant d’Allemands se serrent la ceinture depuis 10 ans, quand le Français moyen augmentait son pouvoir d’achat. Les statistiques sont éloquentes : de 2000 à 2010, le nombre des bas salaires (moins de 9,5 E l’heure, 6,87 E dans la partie est) a augmenté de 2,3 millions. Parmi les pauvres, il faut ajouter les retraités et les chômeurs dont les revenus n’ont cessé d’être rognés. Dix pour cent des bas salaires sont inférieurs à 6 E de l’heure, pas de SMIC. Actuellement, près d’un salaire sur 4 est inférieur au SMIC français.
      La plupart des Grecs vivent chichement, mais il y a tous ceux qui vivent dans le luxe sans jamais payer d’impôts, ou si peu, les gros armateurs par exemple, un peu à la manière de Total et des grosses entreprises du CAC 40 en France. Ceux-là sont les grands oubliés des mesures d’austérité. Pourquoi ?

      PS: il y aura des élections régionales à Berlin, demain dimanche. Résultats à bien étudier, en particulier le score du Parti de Gauche (Die Linke).

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