270 réflexions sur « FLASH SPÉCIAL : La signification de la démission de Jürgen Stark »

  1. Quand je parle avec mes contemporains en dehors de lieux comme ici sur ce blog, j’ai l’impression de causer à des sardines qui attendent qu’on les case bien gentiment dans leur boite avec un peu d’huile.
    Ni ils attendent ni ils veulent autre chose pour leur existence.
    Pourquoi ?

    1. C’est à cause de la désinformation colossale sur le sujet. Même nos dirigeants ont du mal à comprendre! A t’on jamais entendu Trichet (Triché!) dire que les csd sont des armes de destruction massive?
      De toute façon cette crise est nécessaire pour avancer face au blocage actuel. Il faut un tsunami financier mondial pour qu’on se décide enfin à gérer les économies différemment, et ce partout dans le monde.
      J’ai un immense espoir dans l’après-crise, même s’il faut 10 ans pour remettre les choses vraiment en ordre.

      1. @ Liervol .Je voudrait aborder ce probleme sous un autre angle,j’ai commence ma carriere comme electromecanicien,les commandes,securites,automatismes se faisaient quasi que par du bon vieux relayage electromecanique qui a etait remplace dans les annees 80 par les automates programables(situes dans les armoires electrique donc uniquemeznt des possibilites d’intervention que sur place) et maintenat on a rajoute que l’on pouvait piloter tout cela par des ordis et meme mieux en reseau,vous ajoutez a cela des deplacements sans arret,et comme il a fallut evoluer avec tout cela vous comprendrez aussi qu’on puisse suivre l’actu d’un peu loin,idem pour beaucoup d’autres metiers,il faut du temps pour vraiment suivre et de la disponibilite intellectuelle

    2. Pourquoi ? métro, boulot, dodo, bobonne, journal TF1 ou France 2 tous les soirs, pour le petit peuple.

      Les gens sont lobotomisés par les médias classiques, comme vous dans mon entourage je rencontre les mêmes comportements.
      La plupart de nos compatriotes ne prennent pas la mesure des évènements, c’est peut-être la peur qui les rends ainsi, la peur du lendemain, la peur de l’avenir pour nos enfants. Le général de Gaulle disait : les Français sont des veaux, pas dans le sens bovin, dans le sens ils ont besoins des mamelles de l’état.
      .

      1. @Melchissedech

        Lobotomisés oui, mais pas exactement de la manière que vous dites, à mon avis: En l’occurrence, je pense que vous inversez causes et conséquences.

        Ainsi par exemple, dans la population ouvrière que je connais bien, c’est par le travail abrutissant que les choses commencent. Environnement bruyant, tâches répétitives pendant 8, 10, parfois 12h d’affilée (la production ne souffre aucun retard, contrairement à bien des travaux administratifs), éventuellement en horaires décalés (travail de nuit, 2-8 voir 2-9…) se chargent de pomper toute l’énergie physique et intellectuelle des travailleurs qui effectivement, une fois leur journée finie, s’avachissent devant la télé ou, dans le meilleur des cas, se calent devant leur quotidien régional préféré (et le plus souvent unique).

        De telles conditions de travail brisent sinon la faculté, du moins l’envie d’exercer le moindre esprit critique, ce qui, inscrit sur une durée longue (quelques années) les conduit inexorablement à finir par avaler sans sourciller la soupe médiatique dont on les abreuve, sans rechigner.

        Par conséquent les médias ne sont pas le prémisse mais l’ultime goutte d’eau dans un vase déjà largement rempli par ailleurs. En d’autres termes, la télévision ne prépare pas à la lobotomie de la population, elle en récolte les fruits. C’est à mon sens ce qu’a très bien compris Mr Le Lay lorsqu’il a parlé jadis de « temps de cerveau disponible »: Celui-ci n’apparait pas aléatoirement chez une proportion de la population qui aurait dégénéré de manière impromptue et spontanée, mais chez n’importe qui, vous ou moi compris, après avoir été soumis à des conditions de vie éreintantes.

      2. Si on a ce type de déclaration à la sortie du G7, on est vraiment dans la mouise !

        Extrait : « Moi j’ viens pour vous aider, et pourquoi chui pas là…chui là. Et ben oui ! ben les z’autres y z’avait qu’à v’nir avant ! Moi j’ viens. Y’a 5 ans, y z’avait qu’à v’nir avant. Tous ceux qui font les malins, y z’avait qu’à v’nir avant !
        Hé Ho !! Je viens ça pour ça ! Et pis, y’a ceux qui disent et qui font rien et pis y’a les autres ! Et moi, chui là et pas eux !»

        Toujours sur Ytube et Daily, c’est de l’anthologie.

      3. Détrompez vous, au début j’étais comme vous stupéfaite, et puis en patientant un peu et en dialoguant avec entourage, collègues, voisins, je me suis aperçu que d’une part l’info sur la crise occupait suffisamment le terrain médiatique ces derniers temps pour que leur curiosité s’éveille !

        Il y a un comportement fréquent face à des situations terribles et absurdes : la stupeur, puis le fait qu’ au niveau où les choses se passent beaucoup se sentent totalement impuissants et attendent de voir, mais ça ne veut absolument pas dire qu »ils sont TOUS aveugles !

        Même pour ceux et celles qui n’approfondissent pas ces infos; ils sentent bien que ça tourne pas rond comme on dit !

        Les gens voient bien qu’il y a de plus en plus de restriction au niveau des libertés et que ça pète de partout, je pense qu’ils se sentent pour un bonne partie impuissants et sont dans L EXPECTATIVE, ils ne dorment pas TOUS loin de là, continuez à croire ce que vous voulez mais vous risquez d’être trés trés surpris vous aussi !!!

        Notez que cette expectative est savamment entretenu par nos dirigeants avec leurs atermoiements et leur aveuglement idéologique………..

        Echangez vraiment au lieu de vous laisser enfermer dans les clichés idéologiques à 2 balles !

        Il ,y a vraiment beaucoup de raison qui ne sont pas apparentes qui font qu’effectivement ça continue de tourner et chacun fait ce qu’il a à faire, quand les vents tourneront il y aura d’autres changements aussi dans les comportements humains et ça bienheureux celui ou celle qui a la vanité de vouloir le prédire !

        Il faut avoir vécu des situations extrèmes et paradoxales pour voir et comprendre que rien n’est inscrit dans le marbre, l’être humain peut être trés surprenant pour peu que la situation soit inhabituelle, certains grands courageux dans les paroles peuvent ainsi se révéler de pitoyables lâches dans les faits………..et inversement!!!!!

        D’autre part, il y a effectivement les métiers difficiles qui assomment complètement qui vous cassent et le soir surtout l’envie de vous coucher ou de vous détendre que de cogiter sur le bordel ambiant !!!

        Pour tout vous dire je trouve ces clichés et ces analyses à l’emporte pièce un peu courtes voire choquantes et méprisantes , bonjour la compréhension et bonjour la compassion !

        A ceux qui ne peuvent s’empécher d’étaler leur aigreur plutôt que de s’ouvrir aux autres, ils se reconnaitront…….. je dédie cette phrase de Michel Audiard : un imbécile qui marche ira toujours plus loin que deux (je rajoute pseudo) intellectuels assis !

    3. @ liervol

      Pour ces gens le choc psychologique va être dur quand ils vont être en face de la vérité. Quand la crise touchera directement a leur mode de vie la ils vont commencer a se réveiller mais ça va être trop tard à ce moment la.. mais c’est assez impressionnant je trouve de voir des gens qui continuent à faire comme s’il y avait rien alors que leur mode de vie et leur civilisation est en train de se fissurer de partout, même des moutons conduit à l’abattoir se rendrais compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

      1. Bonjour Tout d’abord bravo à Paul Jorion (et tous les intervenants du blog) et merci de fournir une info claire (enfin presque, pour moi qui ne comprend pas grand chose à la finance) et objective de la situation.

        Alain, ma réponse ne t’est pas seulement destiné car tu n’es pas le seul à intervenir de la sorte, mais bon tu es là, ici, alors c’est à toi que j’écris 🙂

        Quand je te lis, j’ai l’impression que tu voues une haine à tes contemporains qui ont juste le malheur de vivre dans un système qui n’ont pas choisi, et que tu souhaite ardemment que tout change le plus rapidement possible, quel que soit les conséquences;
        Si le système actuel s’écroule, nous serons tous touché…moi, mes enfants, toi et tes proches…tout le monde.
        Certe c’est excitant de vivre un (peu être) tournant de l’histoire, mais ce que l’on va vivre serait aussi tragique.
        Personnes actuellement n’a le recule nécessaire pour analyser la situation dans lequel nous sommes car elle est inédite, et de toute façon nous n’avons à notre niveau pas de moyen d’action. Tout ce que je sais c’est que quand les gens n’ont rien à manger ils deviennent violent, alors j’espère vraiment que les choses changeront le plus lentement (mais surement) possible, par une prise de conscience, et sans heurt.
        « continuer à comme si il n’y avait rien »: que proposes-tu? Personnellement je continue à aller bosser le matin, à acheter mon pain,etc…en attendant le seul moment où je pourrais agir, en 2012 pour les prochaines présidentielles. Je veux bien souscrire à l’ATTAC, signer les pétitions pour la taxe Robin des bois…et après?

    4. Bonjour
      Il y a quelques temps , j’aurais été pleinement d’accord avec vous , mais je rencontre pas mal de monde et aujourd’ui les gens commencent à prendre conscience de la gravitée de la situation . c’est peut être aussi une défense psychologique, lorsque quelqu’un est malade , le malade lui même préfère l’ignorer et son entourage ferme les yeux . Beaucoup de gens pensent également qu’ils sont impuissants et font encore confiance aux politiques , qui eux devraient savoir comment nous sortir de cette situation , comme le médecin guérir de la maladie, alors que celui ci sait bien qu’il n’y a pas de remèdes

      1. Salut à vous BECTON

        Ne reste pas seul, rapproche-toi de ceux qui ont une expérience de l’organisation (une compétence politique essentielle, qui s’est mal transmise, du fait de la prolétarisation non tant des conditions sociales que des existences elles-mêmes : pense à toutes ces choses que tu ne sais pas ou plus faire), des groupes, partis, syndicats etc. Tu peux commencer autour de toi en parlant, en faisant connaître ce que tu as découvert, en te préparant mentalement, intellectuellement et pourquoi pas physiquement à ce qui se prépare. Pas de pessimisme et pas de naïveté : il y aura une solution politique bien évidemment, mais elle ne sortira pas par contraste avec la catastrophe (on ne remonte pas nécessairement quand on a touché le fond) : pour qu’il y ait politique, il faut des forces politiques (il n’y a que des forces qui agissent en politique, mais ne confond force, puissance et violence.

        A demain avec des millions d’autres.

    5. Votre manière de vous foutre de la gueule du prolétariat, et ses difficultés à lire les développements historiques en cours, est injuste et navrante.

      Plutôt que de vous acharner sur ceux-là, interrogez-vous sur l’aveuglement et la paralysie coupable des partis politiques qui se revendiquent du syndicalisme ouvrier, du socialisme et du communisme.

      Parce qu’après tout, le fait que les masses ne prêtent qu’une oreille distraite aux discours des partis politiques bourgeois et des journalistes-économistes des publications de droite, n’est ce pas somme toute, la résultante de l’histoire ?

      Les classes laborieuses, instinctivement dans les périodes de crise, se tournent vers leurs représentants politiques. Il en est ainsi et il ne peut pas en être autrement. et qu’entendent-elles ces masses en ce moment ? Elles n’entendent rien du tout.

      Parmis les élites de gauche, aucun ne sonne le tocsin. Alors l’ouvrier et le paysan reste à sa tâche.

      Ce n’est pas pour rien que les guerres et les cataclysme prennent toujours les masses par surprise. La raison en est simple: les organisations politiques traditionnelles du prolétariat trahissent.

      Le mal qui ronge les sommets des organisations ouvrières et petites bourgeoises est profond.

      Prenons un simple exemple en relation avec ce blog.

      Monsieur Jorion, reprochant aux économistes bourgeois de ne pas avoir lu Marx, avec le sérieux requis, lui, continue à vouloir se faire le conseiller des princes.

      Dans la période qui vient, pouvons-nous attendre de nos têtes les mieux faites, ce type de posture ? N’est ce pas commettre une lourde faute idéologique à laisser croire, que les mêmes qui nous ont mis dans la mouise, peuvent -à partir du moment qu’ils sont correctement conseillés- nous en faire sortir ?

      Honte à celui qui écrit que les besogneux n’attendent rien, ne veulent rien. Le moteur du développement humain c’est la lutte de classe du prolétariat.

      Mais pour que le train du prolétariat s’ébranle, il lui faut une locomotive en la personne d’une avant garde de têtes bien faites.

      Tant que nous nous contenterons de conseiller les princes, nous serons acteurs actifs et co-responsables de la catastrophe actuelle.

      Il est grand temps de venir à une politique de classe.

      1. Ce ne sera sans doute pas pour cette fois alors!
        Le capitalisme a toujours récupéré les mouvements contestataires.Qu’ils soient culturels ou politiques.
        Vous pouvez vous dire que tous les militants d’aujourd’hui sont l’establishment de demain, pourvu que ce soit bien rémunéré.
        En même temps, les argentiers du capitalisme n’attendent qu’eux, des gens bourrés d’énergie et plein d’idée pour changer le monde, ils auront toujours la possibilité d’assouvir la soif de reconnaissance de ces personnes ayant un nouvel idéal. Pourvu que ça relance la machine économique!
        Informatique, sécurité et répression, environnement sont les 3 secteurs les plus prometteurs. Ca tombe bien! Les riches ont peur, ils ont besoin de gated communities et de système d’identifications biométriques pour leurs citoyens et les altermondialistes militent comme des fous, ils veulent manger bio, rouler au vert, nettoyer les cours d’eau et récupérer toutes les énergies de la nature (soleil, eau, vent). Tout ça, c’est bon pour l’industrie et les entreprises innovantes.
        Bon, maintenant, il est temps d’arrêter de déconner dans les plus hautes sphères, y’a eu du laisser-aller pendant 3-4 ans mais maintenant, ils ont enfin compris que c’est une question de vie ou de mort pour eux. Quand ils auront trouver les accords nécessaires, quand ils auront dégraissé et trancher la tête de tous les gens ayant encore un minimum de sens critique, ça repartira de plus belle!

      2. vous récitez un catéchisme, qui en vaudrait bien un autre s’il n’y avait pas eu la décomposition de l’URSS.
        maintenant, ou vous êtes un véritable révolutionnaire et vous passez à l’action directe (avec les risques de mort subite et violente qu’elle comporte)
        ou vous êtes un bretteur d’estrade et allez donc sur les plateaux télés, en compagnie des porte-parole des micro (nano) partis de l’exrême gauche.
        MAIS ne dites pas que vous voulez le bonheur des gens du peuple, car, à vous, le peuple n’a rien demandé.
        internationalment vôtre,
        JC.

      3. Le cadre de ta réflexion et vraiment trop étroit, ce qui ne veut pas dire entièrement faux non plus; tu semble être resté historiciste, ce qui est une fumisterie métaphysique et une sottise de raisonnement; l’anthropologie des marxisants, voire de Marx est au mieux sommaire, au mieux puérile; la lecture classiste n’est que partiellement opératoire etc; on ne peut plus être à la recherche du développement maximal des forces productives -finitude du monde etc : ce n’est pas dans les vieilles outres qu’il faudra verser le vin nouveau, et pourtant je te concède que la révolution à venir sera nécessairement mondiale celle-là.

        A+

      4. Stop je ne me foue pas du prolétariat, vous n’avez rien compris, je me foue de la bétise humaine de celle des autres mais de la mienne aussi, si vous croyez que la bêtise est le propre du prolétariat vous n’avez pas suivi ne serait ce que Fukushima mais surtout pire encore je me révolte contre le conservatisme humain qui n’est pas capable après avoir autant évoluer techniquement d’inventer un autre mode de société que François Leclerc dans son billet récent appel de ses vœux, un virage que nous l’espèce humaine aurions du prendre sans qu’il soit nécessaire d’aller au fond du trou.

      5. en réponse à Eninel 10 septembre 2011 à 11:19

        Pensez vous que l’analyse de Jean Luc Mélenchon ci dessous émane de quelqu’un qui serait aveugle et paralysé ?
        lu sur : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/09/08/qui-truque-un-oeuf-truque-un-boeuf/

        « Les belles personnes ne réalisent pas comment se construit l’opinion rebelle. Ils ne mesurent pas combien la monotonie des prêchi-prêcha des sempiternels chroniqueurs à vie finit par mettre en alerte les esprits. Naturellement, cela ne se fait pas en un jour, ni d’une pièce. Le doute nait et contamine à proportion de la longueur du mur de certitudes qui est construit autour des cerveaux par l’effet rabâchage. Il en a toujours été ainsi. Peu importe la soutane ou la nature de l’enfer ou du paradis promis par les catéchistes du moment. La lumière perce l’ombre, de toute façon. Et elle nait dans l’esprit des rebelles. C’est eux le bien précieux du départ. Ceux-là n’ont pas désarmé. Là ou d’autres se désespèrent croyant qu’il s’agit d’un crépuscule, je vois moi, au contraire, une aube. Non il n’est pas minuit dans le siècle. Tout au contraire. Je suis optimiste pour cela.

        C’est à cet effet auquel je me réfère lorsque j’évoque la comparaison avec la campagne du référendum de 2005. Je parle du fait qui a poussé spontanément des masses de gens anonymes dans une action d’information mutuelle et d’alerte intellectuelle. Le matraquage actuel sur « la règle d’or », la peur du déficit et de la dette pèse lourd aujourd’hui sur les consciences. C’est bien normal. La machine à bourrer les cranes fonctionne à plein régime. Qui pouvait croire que les intérêts en jeu ne se mobiliseraient pas comme jamais ! Mais la riposte se noue dans le secret des esprits. Elle surgira d’autant plus fortement et soudainement que le système est à bout de souffle. « Règle d’or » ou pas, il n’a pas d’issue à moins de nommer de ce nom le prolongement sans fin des transes de son agonie prolongée. J’invite donc à ne pas ménager ses forces. Les rendez-vous du 27 septembre avec les syndicats de l’Education et celui du 11 octobre avec les centrales ouvrières sont nos rendez-vous d’étape.

      6. @ RV

        Pensez vous que l’analyse de Jean Luc Mélenchon ci dessous émane de quelqu’un qui serait aveugle et paralysé ?

        Oui , car ne faut-il pas avoir une forme de paralysie de la volonté, pour oser utiliser la formule: « minuit dans la siècle »:  » Non il n’est pas minuit dans le siècle. Tout au contraire. Je suis optimiste pour cela. »

        et en même temps cautionner une énième journée d’action foutage de gueule des Thibault Chéréque: « J’invite donc à ne pas ménager ses forces. Les rendez-vous du 27 septembre avec les syndicats de l’Education et celui du 11 octobre avec les centrales ouvrières sont nos rendez-vous d’étape. » ?

        Mélenchon est aveugle, et il ne comprend même pas le sens historique des formules qu’il utilise.

        Lorsque l’anarchiste Victor Serge invente la formule: « minuit dans le siècle », fin années trente, c’est pour d’une part déplorer l’écrasement du prolétariat européen sous les bottes de Hitler, mais aussi pour manifester son dégout du rôle contre -révolutionaire de plus en plus sanglant joué par Staline.

        JL Mélenchon et le Front de Gauche, hélas, joue le rôle de Thorez dans les années d’avant guerre.

        Même cause, mêmes effets

    6. Bonjour,

      C’est ce que je disais sur un post sur ce blog hier. Difficile de sensibiliser les gens à tout cela. Ils sont fatalistes, ne veulent pas (ou ne peuvent pas) comprendre. Et tant que leur confort est préservé, rien n’y changera.

      J’essaie de garder espoir cela dit.

      1. Ca les dépasse et en plus ils sont achetés.
        (Ex. : La belle voiture diesel qui pollue moins, mais qui finalement pollue plus gravement)

        Delphin

      2. Bravo à RV et Enivel. Marre en effet de ce mépris pour le prolétariat, cette classe ouvrière dont on nous rabâche qu’elle n’existe plus: bien sûr, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un revenu médian de 1500€, qui d’entre vous peut vivre avec ça? Des dizaines de milliers de bac+5 qui vivotent de stages, des profs et des inscrits qui,commencent ver un traitement de, je ne me souviens plus, faut que j’appelle mon fils, etc.

        On va redécouvrir qu’il existe une idéologie dominante…qui est celle de la classe dominante, et nous dire en même temps.que Marx est mort et enterré, que bien sûr je suis un nostalgique de Brjnev, et que le goulag nous attend!

        Oui, je suis en colère, ceux qui sont morts sur les barricades ne sont effectivement pas,de « belles gens » comme les appelle JL Melenchon, ceux qui ont fait grève en 36, en 68, récemment contre la reforme des retraites, 34 selon la police! Non, le prolétariat, la classe ouvrière, les classes moyennes , alliées, ce ne sont pas des fantasmes, ni des abrutis. Ils subissent, nous subissons, mais il faut se battre, encore et toujours, convaincre, expliquer, manifester, faire grève et perdre de l’argent, c’est long, oui, mais nous avons en face un adversaire qui a tous les pouvoirs… Allez j’arrête …

    7. Ah ah en voilà une bonne question. La lecture ou relecture du « discours de la servitude volontaire « du jeune Etienne de La Boétie pourrait donner quelques pistes…
      Certes nous ne sommes pas soumis à une véritable tyrannie, ce serait faire injure à l’histoire de le prétendre, mais sans doute à une forme infiniment plus subtile et rampante de tyrannie, celle d’une pensée unique résumée en cette assertion « il n’y a pas d’autre modèle possible », complaisamment relayée par la plupart des vecteurs d’information. Dés lors, le citoyen (qui par ailleurs n’a plus qu’une idée bien vague de la citoyenneté) se soumet par fatalisme. Tout l’enjeu actuel réside en la manière à la fois de réveiller cette citoyenneté chérie, et d’éveiller intellectuellement nos contemporains de sorte d’en faire des hommes et des femmes debout. Compte tenu du temps qui nous est imparti, l’affaire n’est pas gagnée. Cependant, les crises sont de formidables accélérateurs d’histoire. Il est donc permis d’espérer. Donc de vivre.

      «Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. » E de la Boetie

      PS: bravo à Paul pour cette excellente vidéo, tout à fait éclairante.

    8. Sardines

      Dans leur cercueil de fer-blanc
      plein d’huile au puant relent
      marinent décapités
      ces petits corps argentés
      pareils aux guillotinés
      là-bas au champ des navets !
      Elles ont vu les mers, les
      côtes grises de Thulé,
      sous les brumes argentées
      la Mer du Nord enchantée…
      Maintenant dans le fer-blanc
      et l’huile au puant relent
      de toxiques restaurants
      les servent à leurs clients !
      Mais loin derrière la nue
      leur pauvre âmette ingénue
      dit sa muette chanson
      au Paradis-des-poissons,
      une mer fraîche et lunaire
      pâle comme un poitrinaire,
      la Mer de Sérénité
      aux longs reflets argentés
      où durant l’éternité,
      sans plus craindre jamais les
      cormorans et les filets,
      après leur mort nageront
      tous les bons petits poissons !…

      Sans voix, sans mains, sans genoux
      sardines, priez pour nous !…

      Georges Fourest (1867 – 1945)

    9. @ liervol

      Force d’inertie. Le conducteur continue sa trajectoire (et vole dans le pare-brise) quand l’impact a déjà eu lieu et que le véhicule est déjà à l’arrêt.

    10. @ BECTON

      Vous vous trompez lourdement sur mon compte. Déjà je ne voue aucune haine a personne, je constate juste que dans mon entourage très peu de personnes m’écoute, soit on me dit que je suis un pessimiste ou je raconte n’importe quoi alors que l’actualité me donne chaque fois raison. Au contraire ces gens se plaisent dans ce système. Excitant de vivre la chute d’une civilisation ou de vivre un tournant de l’histoire humaine ? Je suis le dernier qui le dirait ça c’est certain.

      Je dois vous le dire, n’espérez pas grande chose pour l’élection de 2012. Moi je propose d’avoir une attitude décroissante et d’arrêter d’acheter tant de choses inutiles. Ma seul haine reviens à ce système qui détruit et exploite la planète et ses êtres vivants.

      Pour finir, la situation dans la qu’elle est assez simple à comprendre, l’homme est arrivé à la limite des ressources de la planète et comme toutes les espèces (Régionalement, comme l’homme est la première espèce a l’avoir fait mondialement) qui ont connu ce phénomène il y a la décroissance forcée qui nous attend avec la diminution des énergies a notre disposition et avez vous déjà entendu parler de l’obscurcissement planétaire ? Dans les grandes lignes c’est assez facile de voir ce qui attend l’homme, sauf découverte d’une énergie nouvelle et infini et je suis le premier a déplorée l’impasse dans la qu’elle l’homme est actuellement.

      1. Le refus de la décroissance n’a rien à voir avec la passivité : Il faut bien admettre que ceux qui sont nombreux et qui n’ont rien dans un monde où il y a tout sont extrêmement frustrés et de ce fait incapables de vous suivre dans votre proposition décroissantiste, …Quant à ceux qui bénéficient du système ils feront tout pour ne pas y renoncer. La proposition décroissantiste ne peut venir que de petits bourgeois vieillissants qui ont déjà suffisamment profité des bienfaits de notre civilisation pour se rendre compte du vide spirituel engendré par le consumérisme. Les gens qui doivent actuellement lutter pour vivre ne peuvent accepter d’avoir encore moins. La décroissance dont je reconnais le bien-fondé ne pourra s’obtenir qu’en l’imposant par la force, soit par la force des événements, soit par la dictature.

      2. @ Justin
        Je n’ai pas envie de vous suivre dans cette réfutation de la décroissance au nom de ceux qui n’ont rien.

        La décroissance des pays du nord n’interdit aucunement le rattrapage des pays du sud. Certains pays du sud sont déjà dans cette voie mais ils utilisent les mêmes recettes que « nous » et participent de plus en plus au dérèglement climatique par la production de CO2.

        Par ailleurs dans un monde « fini », notre belle planète bleu, la croissance est-elle envisageable à long terme ?
        N’y a-t-il pas un équilibre à trouver, à instituer par des règlementations contraignantes, entre les ressources renouvelables et la production de bien à partir de ces ressources.

        Tout est question d’énergie. Les promesses d’une énergie abondante par la fusion nucléaire ne se réaliseront pas dans un avenir proche, pas avant 60 ou 80 ans. En attendant, si on exclut de produire du CO2, on ne peut que réduire la consommation (c’est ce qui se passe au Japon aujourd’hui même par la force des choses avec l’arrêt de plus de 50% des centrales suite au tremblement de terre et au raz de marée) développer l’éolien, le photovoltaïque, l’hydrolien (énergie des courants marins), la géothermie et le nucléaire (fission), toutes énergies non carbonées.

      3. @RV

        Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait qu’il soit nécessaire de réduire la consommation mondiale mais ce n’est pas moi qu’il faut convaincre : Il faudrait expliquer cela aux milliers d’africains qui fuient leur mode de vie traditionnel pour s’installer en ville (exode rural) et aux milliers de réfugiés économiques qui séduit par notre mode de vie, risquent la leur pour venir s’installer chez nous à travers une immigration très difficile à contrôler par des moyens non répressifs. Qu’est qu’il faut dire à ces gens ? Ne venez pas chez nous car vous contribuez à l’épuisement des ressources naturelles au détriment des générations futures ? Est ce que ces gens s’intéressent aux générations futures ? Bien sûr que non, ils sont obnubilés par leurs problèmes présents.

        D’autre part, je constate aussi que votre proposition consiste à réduire la consommation chez nous et à l’augmenter dans les pays du « Sud » dans un objectif de rééquilibrage. Belle idée très théorique, il faudrait diminuer de combien chez nous et l’augmenter de combien chez eux pour supprimer l’immigration clandestine ? A supposer qu’on y arrive est ce que la consommation mondiale augmenterait ou diminuerait ? Avec 1 milliard de personnes sur terre vivant avec mois de 2 dollars par jour , je crains fort que le « rééquilibrage » n’engendre un bilan CO2 encore plus désastreux que maintenant ?

        En réalité, la décroissance ne pourra s’obtenir que par une réduction drastique de la population sur terre. Qui va se sacrifier pour en arriver là en faveur des générations futures ? Est ce que vous-mêmes êtes prêt à mourir pour vos idées ? Permettez moi d’en douter et de croire qu’une décroissance volontairement consentie à l’échelle mondiale est un mythe.

      4. @ Justin

        Ce n’est pas un rééquilibrage qu’il faut réaliser, en prenant dans un plateau de la balance pour le mettre dans l’autre, mais un changement conjoint de modèle de développement. Cela dépasse la notion de réduction de la consommation.

        Pour mémoire, l’essentiel de l’exode des régions pauvres du Brésil – comme le Nordeste – se dirige vers ses régions plus développées, comme l’Etat de Sao Paulo (et non pas vers nos contrées avancées).

      5. @Julien Leclerc :

        Votre premier paragraphe est sans doute la bonne réponse et elle donne l’échelle des difficultés à franchir pour parvenir à ce modèle de développement  » compensé » comme dirait PSDJ .

        Votre deuxième paragraphe ne me semble pas , par contre , être la meilleure illustration des évoliutions en cours .Il doit être plus difficile de franchir l’Atlantique ou le canal de Panama , que la Méditerrannée .

    11. Ne condamnons pas nos contemporains.
      L’alternative au capitalisme, cad la planification de l’économie pour les besoins,
      pas les profits, a été enterrée pour des dizaines d’années
      par la chute des prototypes copiés sur le modèle stalinien.
      L’aliénation idéologique, hors de toute réalité, est massive.
      Radio CAC40 sature les ondes.
      (elle s’exprime même sur ce blog, heureusement, c’est le débat qui éclaire)

      On commence seulement à en sortir, par l’indignation qui s’étend.
      Un début de révoltes.
      Maintenant, pour la révolution de civilisation (éco-socialiste),
      il faut la légimité du nombre et la raison de la force.
      Il faut que les désastres sociaux et écologiques frappent la majorité,
      qu’elle s’organise, qu’elle s’unisse, qu’elle fasse ses premières armes
      avant les grands affrontements.
      Patience et détermination.
      La barbarie n’est pas fatale.
      Le basculement est possible. Il nous appartient.

      1. Pitié avec ll’indignation….

        Si elle est si populaire, c’est

        a) qu’elle est inoffensive;
        b) qu’elle valide ce qu’elle prétend réfuter.

        Nb : Hessel, lui, fait de la politique.

      2. @jicé

        Tout à fait d’accord. Il suffit d’ailleurs de se poser la question suivante pour s’en convaincre: Jusqu’à présent, les revendications des indignés ont-elles infléchi de quelque manière que ce soit les politiques en cours? La réponse est bien entendu non.

        Par ailleurs, si l’objectif d’infléchir les politiques actuelles n’est pas celui des indignés, alors c’est leur choix du mode protestataire, à grand renfort de banderoles et de slogans qui n’est pas approprié: Il n’est absolument pas besoin de faire une manif s’il n’est question que de réfléchir au monde « d’après ».

        A bien y regarder, ces mouvements qui parcourent le monde actuellement semblent comparables au phénomène des feux-follets dans un cimetière: De fait, il ne s’agit que du résultat de l’échappement des gaz de fermentation émis par les cadavres, tandis que dans l’imaginaire de quelque romantique, ils deviennent une manifestation des âmes des défunts… En d’autres termes, y voir plus qu’un simple phénomène sans suite ni conséquences relève tout bonnement d’une rêverie quelque peu naïve.

      3. L’indignation ne sert à rien si elle ne s’inscrit pas dans un mouvement politique structuré. Actuellement le mouvement est bien trop sympathique pour ébranler le système qui par nature trouve le moyen de tirer profit de chaque situation.Est ce que le « printemps arabe » a résolu quelque chose à la misère des gens ? Bien au contraire. Faire la révolution s’est risquer de perdre beaucoup en ne gagnant rien de plus. Avant de faire la révolution il faut savoir pourquoi et où va t elle nous conduire ? aucune réponse claire à ces questions ne me semble ici formulée sauf si je ne comprends rien !

      4. Demandez aux Egyptiens et aux Tunisiens si ils regrettent la dictature…
        Comme ailleurs d’ailleurs où un peuple de débarasse d’un tyran.
        Maintenant, c’est vrai, ce n’est qu’un début.
        Sans mettre fin à la tyrannie du capital, il n’y aura jamais de démocratie réelle.
        Des dizaines de milliers seulement l’avaient compris dans bp de pays.
        Des centaines de milliers le comprennent déjà, dits indignés…
        Lorsque nous serons des millions, on pourra passer à l’offensive.
        Patience…

    12. Nous ne prenons pas en compte la différence entre notre pouvoir d’achat et notre niveau de vie (ce dernier inclut tout ce qui est « gratuit » et n’a donc pas vraiment de valeur.) Je suis dans ce cas puisque c’est seulement plusieurs mois après une série de piqûres (j’avais perdu la vision d’un oeil par suite de DMLA) que j’ai constaté par hasard que chaque piqûre coûtait plus de 1000 €.

      Demandez à vos contemporains ce qu’ils pensent des péages d’autoroute, du montant des emprunts qu’il faut faire pour s’inscrire dans une université aux Etats Unis, du coût de la Police, de la Justice et des prisons et aussi de celui d’un porte-avion, toutes chôses qu’ils prennent en charge en préférant ne pas en connaître le montant (en France les partis politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite, les y encouragent, ce qui fait de la doctrine du Tea party un exemple utile!)

      En elle-même, les théories qui cherchent à expliquer ces choses ne les intéressent pas, exactement comme ils se soucient fort peu que la terre tourne autour du soleil et non l’inverse depuis qu’ils ne passent plus d’examens scolaires. Par contre le coût croissant des péages et des études ou l’allongement de l’attente pour la prise en charge à l’hôpital les intéressent sauf s’ils sont suffisamment riches pour ne pas s’en soucier.

      Dans la concurence entre l’Inde et la France c’est bien la différence de niveau de vie qui handicape le plus la France et qu’il est question de réduire.

    13. Il y en a qui ont compris bien longtemps avant vous, alors un peu d’humilité par rapport à ceux qui ne réalisent pas encore aujourd’hui…

      Il ne faut pas vous prendre pour un devin, de toute façon on va tous subir la même crise. Le fait d’en être averti et d’avoir les politiques que nous avons n’apporte pas grand chose, à moins d’avoir quelques petites solutions à portée…mais lesquelles passeront cette crise ?…Ca, nous ne pouvons en être garanti. Einstein avait une belle citation à ce propos…

  2. Un vieil article que j’avais envoyé à un ami à la Société Générale le 6 octobre 2006 à l’époque où je découvrais ces « armes de destruction massives »

    Dérivés de crédit [modifier]
    Voir aussi : mathématiques financières
    Inspirés par les techniques des swaps, les dérivés de crédit ont fait leur apparition dans les années 1990. Il s’agit d’un marché en très forte croissance, dont l’encours a progressé de près de 55% en 2004 selon l’ISDA.
    L’instrument principal est le credit default swap. Il s’agit d’un contrat entre un vendeur de protection et un acheteur de protection sur une entité (entreprise, collectivité locale, pays, etc.) de référence pour une durée fixée par lequel

    l’acheteur s’engage à payer un montant périodique et régulier pendant la durée du swap
    en échange du paiement par le vendeur d’une certaine somme dans le cas où se produirait, pendant la durée du swap, un certain type d’événement, prévu par le contrat, affectant le crédit de l’entité de référence (défaut de paiement d’intérêts, surtout).

    Le but original était généralement :

    pour les acheteurs, de répliquer, mais dans l’autre sens, le coût de détention d’une obligation de l’entité de référence en cas de faillite ou défaut de paiement de celle-ci;
    pour les vendeurs, de recevoir les revenus d’un prêt à l’entité de référence sans avoir à engager les capitaux correspondant aux montant du prêt.

    On retrouve là la même dynamique que celle déjà vue sur les transactions à terme : des professionnels en couverture d’actifs d’un côté, et de l’autre des spéculateurs intéressés par le risque sans engager de capitaux. Les credit default swaps ont notamment permis le transfert massif de risques de crédit détenus par des banques d’investissement vers d’autres institutions financières : banques commerciales, caisses de retraites et surtout compagnies d’assurance.
    Il existe plusieurs indices synthétiques de CDS. Principalement l’iTraxx (en Euro) et le CDX (en USD). Chacun est composé d’un panier de CDS représentatif. Il existe donc l’iTraxx/CDX « Main » (composé de noms investment grade corporate); « HiVol » (high volatility: composé des noms avec les spreads les plus élevés parmi le « main »); « Xover » (CrossOver: composé de noms High yield).
    Des dérivés plus élaborés sont basés sur ces CDS:

    les options sur spread: l’option donne le droit _mais pas l’obligation_ de vendre ou d’acheter de la protection sur une entité de référence. Ainsi, l’acheteur d’une option ‘Payer’ achète le droit de pouvoir acheter le CDS (la protection) sur l’entité à une date déterminée, et l’acheteur d’une option ‘Receiver’ achète le droit de vendre le CDS sur l’entité.

    Ces options permettent donc de jouer sur la volatilité des CDS, tout comme les options sur actions. Le pricing des options sur spread est basé sur la formule de Black & Scholes.

    les tranches: L’acheteur de protection sur la tranche [0-3%] achète la protection contre les n premiers défauts sur un portefeuille, jusqu’à une perte sur le portefeuille de 3%. L’acheteur de protection sur la tranche [12-22%] est protégé pour des défauts allant jusqu’à 22% du portefeuille mais exposé au delà.

    Les tranches permettent donc de se protéger ou de parier sur l’évolution de la corrélation entre les noms du portefeuille. Les tranches sur iTraxx se décomposent comme suit: 0-3%; 3-6%; 6-9%; 9-12%; 12-22%.

    1. Parce qu’elle est déjà vérolée par l’Atlantisme, la France et l’ Angleterre sont ses principaux propagandistes, ils voient loin et sur longtemps ces gens là.Ils sont déjà en Lybie ces révolutionnaires philosophes genre BHL, James Bond.

    2. la zone euro a opté pour le choix de la tonte générale……………..et encore des cadeaux bonux aux vilains attaquants sans même avoir à acheter le paquet de lessive, mais ne vous inquiétez pas comme dirait Barroso ou Baroin ; l’euro est fort, HAAAAA le tout étant de savoir jusqu’a quand………

      je pense que nos gouvernants sont entrés dans un processus de fossilisation intensif………
      qui compte tenu des évènements risque de s’accélerer, les cerveaux commencent d’ailleurs a serieusement bugger , ils sont en boucle, font du copié collé le m^me jour {Barroso et Baroin la semaine dernière, consternants……) ne savent pas quoi faire ni quoi dire, c’est EVIDENT !

      plus que jamais ILS COMMUNIQUENT, bienvenue dans la saison des coquilles vides……..

      Merci à Paul Jorion et à François Leclerc pour vos informations toujours pertinentes, censés , constructives, lucides et dénués d’alarmisme alors que la situation devient de plus en plus incertaine.

      cordialement.

  3. En gestion de crise, cela s’appelle « un violent franchissement de seuil » en bref, on arrête la cavalerie avec toutes les conséquences que cela induit:
    les conséquences directes et immédiates
    les effets dominos successifs systémiques, l’onde de choc qui se propage
    les mouvements de panique et comme l’on ne sait plus quoi faire, eh bien on fait comme le voisin, donc phénomènes moutonniers
    la paralysie généralisée des réseaux qui court- circuitent les uns après les autres
    et le « chacun pour soi » au final
    Cela dit, on rentre dans la phase 3: la réalité de la gravité de la situation commence à devenir une évidence…le déni s’effiloche,la crédibilité envers les propos lénifiants se carbonise allègrement
    En tous cas , merci pour le message et bon dimanche!

  4. l’Europe est attaquee. Pourquoi ne se defend elle pas contre ses attaquants au lieu de laisser s’accroitre le desequilibre ?

    1. de quoi parle-t-on quand on dit l’Europe est attaquée ?
      de la spéculation sur la dette des Etats, non ?
      pourquoi le marché peut-il spéculer sur la dette des Etats ?
      parce que les Etats empruntent au marché et pas à leur banque centrale
      pourquoi les Etats n’empruntent-ils pas à leur banque centrale ?
      parce que le traité de Lisbonne le leur interdit !
      pourquoi le traité de Lisbonne le leur interdit ?
      pour que le marché puisse s’en foutre plein les poches et par la même occasion tenir à leur merci ces mêmes Etats, d’où la notion d’Etat privatisé, chère à Jacques Généreux, qui veut simplement dire que nos Etats démocratiques ne sont plus au service du peuple mais au service d’une petite oligarchie fort puissante puisqu’elle fait les lois qui régissent ses affaires

    1. Oui Paul prenez du repos et parlez plus prés du micro, c’est dur dur pour vous entendre , le son est vraiment faible.

      Merci bien.
      Cordialement.

      1. @Paul Jorion

        Gudule a à raison et en ce qui me concerne je réside dans un pays africain où le débit internet est insuffisant et vous sortez terriblement entrecoupé.. en pratique impossible à suivre. Vos idées m’intéressent plus que votre visage que tout le monde qui fréquente blog connaît. Il vaudrait mieux pouvoir Podcaster votre émission « Le temps qu’il fait » et toutes vos intervention en général. c’est peut être possible mais j’ignore comment faire ?

  5. Le lien n’est pas direct avec le « Flash » du jour, mais il a été question d’exil sur ce blog, de Brecht et de système trop complexe pour le comprendre. Alors, en lisant l’extrait, qui va suivre, d’un texte écrit par Brecht en exil en Finlande en 1940, extrait dans lequel s’exprime, Ziffel, physicien, lisant ses mémoires « d’homme insignifiant, mais pas n’importe qui », au sujet de la situation économique mondiale, vue d’Allemagne, juste au moment de l’apparition d’un personnage politique, Comment-s’appelle-t-il-donc-au-juste? :

    « Je n’ai ni l’intention ni les moyens de dresser le tableau de la brusque et fantastique montée du chômage et de l’appauvrissement général, encore moins d’analyser les forces en action dans cette conjoncture. Ce qu’il y avait de troublant dans cette situation angoissante, c’est qu’on ne pouvait découvrir nulle part les causes de cette brusque détérioration.
    « Il semblait que le monde civilisé tout entier fût secoué de convulsions inquiétantes : pourquoi? Nul ne le savait. Les responsables des instituts d’étude de la conjoncture qui disposaient pourtant d’indices précis en matière économique se bornaient à hocher la tête, qu’ils avaient perdue. Les hommes politiques « se mirent en branle », comme branlent les solives lors d’un tremblement de terre. Peu à peu, les publications scientifiques des économistes se firent plus rares, en revanche on fonda d’innombrables revues d’astrologies.
    « Je fis alors une étrange observation.
    « Je constatais que, dans les grands centres du monde civilisé, la vie était devenue si complexe que même les meilleurs esprits, faute de pouvoir l’embrasser tout entière, se trouvaient hors d’état de faire la moindre prévision. Dans tous les domaines, nous dépendons tous, tant que nous sommes, de l’économie, et l’économie est une chose si compliquée qu’il faut, pour en comprendre tous les aspects, plus de raison qu’il n’en existe! Voilà que des hommes avaient édifiés une économie dont l’intelligence requérait des surhommes!
    […]
    « Comme on ne signalait nulle part de surhommes capables de dominer cette économie et que d’aucuns proposaient déjà de la simplifier radicalement pour en reprendre le contrôle, dans cette conjoncture, on prêta l’oreille à quelques orateurs qui proclamaient leur volonté de ne tenir absolument aucun compte de l’économie.
    « Tout le monde se mit à parler de ce Comment-s’appelle-t-il-donc-au-juste? »

    BRECHT, Bertolt. Dialogues d’exilés. Paris : L’Arche ; 2006 (Scène ouverte).
    ISBN 2-85181-153-2 pp. 43 – 45

    1. emprunts allemands

      Suède
      http://untreaty.un.org/unts/60001_120000/19/29/00037421.pdf

      sur la BRI
      http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0003-441x_1931_num_3_11_1421

      http://www.jetons-monnaie.net/p/article7.html
      extraits dernier lien
      « L’emprunt Young. – Fondée le 20 mai, la première manifestation de son activité a été la mobilisation d’une partie de la dette allemande par l’émission sur neuf marchés étrangers d’un emprunt, dit Emprunt Young, de 300 millions de dollars (7.500 millions de francs). Sur les neuf marchés la répartition de l’emprunt s’est effectuée comme suit : France, 2.515 millions de francs ; Etats–Unis, 98.250.000 dollars ; Angleterre, 12 millions de livres sterling ; Suède, 110 millions de couronnes ; Hollande, 76 millions de florins ; Suisse, 92 millions de francs suisses ; Allemagne, 63 millions de reichmarks ; Belgique, 35 millions de belgas ; Italie, 110 millions de lires »

  6. Bonjour
    vous parlez de court circuit, effectivement cela fait des étincelles et peut mettre le feu, une partie de la solution n’est-elle pas d’isoler un circuit lorsqu’il est en surchauffe en permettant à la BCE de prêter directement aux Etats . . . et non bien sur à racheter des bons de la dette sur le marché !

      1. ce serait une façon « brutale » ou « élégante » selon le point de vue de casser la spéculation sur la dette des Etats, mais pour cela il faut briser le tabou du traité de Lisbonne sur la BCE . . .
        __________________________________
        j’en profite pour vous conseiller une lecture fort enrichissante :
        http://www.cadtm.org/Les-lecons-de-l-Argentine-pour-la
        Les leçons de l’Argentine pour la Grèce
        9 septembre par Claudio Katz

      2. Merci RV de rappeler cet article plein d’informations
        J’en retiens aussi ce para

        La bataille populaire qui se livre actuellement en Grèce présente un caractère plus continental. La rébellion argentine a fait partie d’un cycle de luttes sud-américain, mais elle n’éclata pas au même moment que les soulèvements au Venezuela, en Equateur ou en Bolivie. Les mobilisations grecques coïncident par contre avec la crise générale du Vieux Continent, qui tend à provoquer des réactions simultanées dans plusieurs points de cette région. Ces réponses commencent à rompre l’isolement des résistances nationales et permettraient de surmonter la perplexité qui a prévalu au début de la récession.

    1. Permettre aux états d’émettre leur propre monnaie devrait régler le problème.
      Mais bon c’est tellement ringard de revenir aux bonnes vieilles méthode d’avant guerre

      La BCE s’est sortie du jeu toute seule en ne respectant pas son mandat et ses règles de fonctionnement.

      La BCE n’est pas la FED, qui elle s’est affranchi de tout contrôle depuis longtemps. De plus l’élimination de l’euro ne fera qu’arranger les affaires de la FED en maintenant le rôle incontournable du dollar, n’espérez donc pas un soutien des américains ce serait idiot de leur part.

      1. enfin, un commentateur qui semble y voir clair,
        ça fait du bien, après avoir lu pis que pendre sur ce s….d de Trchet qui n’avait pas le courage de mettre l’économie en tête de ses préoccupations.
        D’autre part, si la BCE ne fait pas (ou pas encore) ce que certains préconisent (au point où ns en sommes tte idée me semble bien venue) je n’en connais pas la raison, et j’aimeari bien qu’un des mes aimables collègues commentateurs la publie.

      2. D’un autre coté vu le monde est la propriété de quelques groupes multinationnaux, leur agenda intérêt est de pousser vers moins de souveraineté des états et retourner à des monnaies nationnales ne va pas dans cette direction. En lisant la « Stratègie du choc » de Naomi Klein on voit que les chocs économiques ont plutôt permis de pousser l’idéologie ultra libérale ( Milton Friedman) généralement au détriment de la plupart des citoyens et pour le plus grand bénéfice des puissants groupes transnationnaux. J’ai l’impression que c’est vers celà que l’on va. Une privatisation de tout ce qui peut l’être pour diminuer les dettes, des gouvernements qui ne décident plus que de la vitesse maximum sur autoroute (ah non elle sont privatisées), alors du voile dans les écoles (ah non privatisées aussi), bon du niveau d’impôt sur le revenu pour payer la police qui maintient l’ordre et évite que des indignés ne monopolise l’espace public ou des syndicaliste n’organisent des travailleurs qui on la chance d’avoir un revenu….Ah ca oui la sécurité et l’impôt c’est bien pour le gouvernement de plus á gauche comme á droite on veut plus de sécurité ca rapporte des voix la sécurité…

    2. Sans prendre position sur la mesure dont vous parlez, je me permets de rappeler que c’est d’une modification du traité de Lisbonne dont il s’agit : à négocier avec les 26 (27?35?je sais plus) autres.
      Et cela devra attendre une proposition de la commission. La commission dont la mission première est l’application des traités fera t elle une telle proposition au conseil? J’en doute.

      Personnellement , je pense en plus que (au moins)les allemands s’y opposeront, quand bien même la commission le proposerait.

      « il faut briser le tabou du traité de Lisbonne sur la BCE . . . » ce n’est pas si simple…

      1. eh bien voyons voir . . . quelques règles du traité de Lisbonne ne sont pas appliquées, par exemple les 3% de déficit, le fameux pacte de stabilité qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la règle d’or, mais nous n’avons pas eu de révolution de Palais à ces occasions, la BCE achète des bons de dette sur les marchés, ce n’est pas dans sa mission et les 26 s’en accommodent, et tout cela sans consultation populaire ou parlementaire.
        Alors projetons nous dans un avenir proche hypothétique où la gauche aurait remporté les élections présidentielles, et, forte de sa récente légitimité acquise dans les urnes, propose à ses partenaires européens de modifier quelque peu les règles communautaires . . . la France est encore la deuxième puissance de la zone et une telle position pourrait rencontrer un échos favorable . . . et comme disait l’autre on est sur de ne jamais gagner les combat que l’on ne mène pas . . .

      2. à RV
         » tout cela sans consultation populaire ou parlementaire. » 🙂
        de toute façon, c’est pour du beurre quand il s’agit de l’UE, et comme çà conditionne bcp de choses…

        Les mesures non appliquées ne le sont pas (non appliquées)volontairement. Ces pauvres bougres font VRAIMENT de leur mieux pour tenir les engagements européens. Sauf qu’il y a comme qui dirait un vice de forme. L’OPNI, l’objet politique non identifié, selon le mot de Delors, a t il été certifié par l’expérience?

        « Alors projetons nous dans un avenir proche hypothétique où la gauche aurait remporté les élections présidentielles, et, forte de sa récente légitimité acquise dans les urnes, propose à ses partenaires européens de modifier quelque peu les règles communautaires . . . la France est encore la deuxième puissance de la zone et une telle position pourrait rencontrer un échos favorable . . .  »
        Là : scepticisme, doute, étonnement.

        Pardon mais : je demande à voir.
        De plus, le président nouvellement élu va voir ses partenaires…du conseil.
        Or c’est la commission européenne qui a le droit exclusif de proposition.

        Il part quand Barrosso? 🙂 en 2014!

        Après, et de toute façon : « ses partenaires européens ». Modifions. Quoi?

        Je pourrais jouer au petit jeu « quel pays européen mettra son veto à une proposition issue d’un gouvernement français de gauche fraîchement élu », mais je rappellerais juste que Jospin avait déjà fait le coup (premier ministre certes, mais théoriquement, ce n’est pas rien, surtout que chirac était dans les choux avec sa dissolution) en 97 : il y est allé avec ses propositions, pour revenir en disant : on fait autre chose : ils n’ont pas voulu. Jospin, pas Blum ou trotsky, Jospin! Alors, plus à gauche, c’est directement douteux.
        au mieux un écho. favorable, c’est très peu probable.

        Par contre récemment ils (commission européenne)nous ont harmonisé les cafetières électriques… C’est ultra libéral, mais ultra procédurier.

        Sinon, on peut imaginer des gouvernements de gauche fraîchement élus un peu partout. (je ne connais pas les calendriers électoraux en europe, ni toutes les formations…)
        Mouais. Une renégociation quasi-intégrale des traités… Je signale quand même que le traité de Lisbonne est un traité récapitulatif : il reprend l’ensemble des traités depuis celui de Rome, plus quelques changements, notamment sur les pouvoirs de la commission (et un grain de sel ou de sable au parlement, quand il est consulté). Une négociation qui s’étend sur 50 ans!

        Clairement, les 3 ans maximum après le départ de Barrosso, ou même les 5 ans (ou 10 ans en cas de second mandat), n’y suffiraient guère.

        « et comme disait l’autre on est sur de ne jamais gagner les combat que l’on ne mène pas  »
        Jospin a essayé : planté. Mitterrand a essayé : planté. De gaulle a essayé : planté.
        Merkel a essayé (chacun a son autre europe) : planté. Thatcher a essayé : planté (à mon avis tant mieux dans ce cas^^).
        C’est sûr : si on n’essaye pas, on ne peut pas savoir si c’est possible… 😉
        mais là, autant jouer au loto…le PS nous la joue « autre europe » « changeons l’europe » depuis les années soixante…! (au résultat, on a un autre-ps 😉 )

        L’Histoire peut apprendre des choses aussi.

    3. en permettant à la BCE de prêter directement aux Etats . . . et non bien sur à racheter des bons de la dette sur le marché !

      Ça c’est bon pour les sauvages ou les yankees de la FED-Express, RV énervé. Ici on est en zone civilisée, libérale pur jus, une manière de zone Franc-Mark(et), le Saint Empire Germanique quoi, golo-gaulo-teuton, ostrovisigothsgogaulofranc Trademark €™…
      Évoquez, juste un peu véhément, le sujet devant l’aréopage des pontes de la bien nommée Banque de FrancFort et ce serait pas une démission pour raisons personelles que l’on airait, mais une menace de seppuku ,sans tricher – mais avec Mister T final, en guise de solution finale. Un suicide collectif sectaire de plus quoi, la belle affaire ! me direz-vous ? Certes, mais en direct-live devant les caméras d’Euronews, en exclululu…

      1. vous n’êtes pas le premier sur ce blog a utiliser ce vocable de « seppuku » dont le sens m’est totalement inconnus, j’avoue mon ignorance . . . et mister T fait référence à qui, à quoi ?

      2. Seppuku est le terme formel et policé pour désigner une pratique de suicide rituel japonais, plus connu en Occident sous le nom de hara-kiri.
        Il s’agit en fait de deux lectures des mêmes idéogrammes, sepukku étant la lecture chinoise, donc ‘abstraite’ parce que ne décrivant pas directement la chose, et donc ‘convenable’, tandis que la lecture japonaise desdits idéogrammes était considérée comme vulgaire parce que trop crue [« couper-ventre »]

  7. dire qu’auqu’un « économiste » n’avait prévu ne me semble pas conforme à la réalité :
    on aime ou on aime pas MAIS :
    des économistes ont décrit par avance ce qui arrive aujourd’hui en s’appuyant sur Marx !
    ce n’est pas faire du prosélytisme que de reconnaître les faits …et ces conférences ne datent pas d’hier !!
    Yves Dimicoli 1/6
    http://www.dailymotion.com/video/x8kapn_yves-dimicoli-1-6_news
    et aussi :
    Paul Boccara 1/13
    http://www.dailymotion.com/video/x9tiam_paul-boccara-1-13_news
    ceci entre autres !
    dès 1974 ceux là, parmi d’autres, annonçaient une « crise profonde, durable, globlale »…

    1. Je ne pense pas qu’il était possible de prévoir la crise actuelle avant le milieu des années 1990 : c’est à ce moment-là qu’elle s’amorce. Bien sûr, on pouvait dire, comme je le fais maintenant, que « la capitalisme est un défaut que présentent certains systèmes économiques » à partir du milieu du XIXe siècle, et c’est ce que Marx a fait.

      1. La domination est lucide au moins en ceci qu’elle attend de sa propre gestion, libre et sans entraves, un assez grand nombre de catastrophes de première grandeur pour très bientôt ; et cela tant sur les terrains écologiques, chimique par exemple, que sur les terrains économiques, bancaire par exemple. Elle s’est mise, depuis quelque temps déjà, en situation de traiter ces malheurs exceptionnels autrement que par le maniement habituel de la douce désinformation.

        Guy Debord. Commentaires sur la société du spectacle. 1988.

        Note de Marlowe.
        Bien entendu, l’auteur ne s’est pas attaché à prévoir le déroulement des crises à venir, mais à dire la nature du mouvement historique.

      2. Septembre 1985 :
        « Intervenir dans les gestions avec de nouveaux critères » Paul Boccara
        la « Crise » prévue et analysée…! et je constate simplement que si ces nouveaux critères avaient été appliqués nous aurions évité bien des désastres.
        Il ne s’agit pas ici de brandir le « Premier qui a Parlé » (d’autant que Marx est passé par là !) mais de souligner que les signaux d’alarme ont été tirés très tôt, que les mêmes qui ignoraient ces travaux hier restent aveuglés par un « formatage » quasi général qui dépasse largement le seul domaine de l’Economie, et qu’ils sont prêts sous « casaque bleue » ou « casaque rose » à nous resservir cette indigeste purée.
        De plus ces dernières années nous prenons conscience de la possibilité d’une  » 6ème » extinction, c’est une nouvelle échéance qui s’ajoute au « MUR DE L’ARGENT »
        Mais « la Pensée-Prigogine » nous apprend que rien n’est irréversible et que des possibles inimaginables surgissent au moment de point de rupture.
        Merci pour ce site qui vivifie la pensée

      3. Bref tous savaient .

        Est ce qu’un blog ( enfin plusieurs ) sera plus efficace que des éditions livresques ou quelques interviews ?

    2. En 2000, Frédéric Lordon écrivait :

      Rien ne garantit que la surcroissance financière puisse se prolonger indéfiniment (…) Le retour au réel, c’est-à-dire la résorption brutale de l’écart entre les valeurs financières proclamées par la bulle et les valeurs économiques fondamentales, est inscrit dans (sa) dynamique intrinsèquement déséquilibrée. (…)

      Mais QU’EST-CE QU’UN GRAND KRACH ET A QUOI LE RECONNAIT-ON ?

      Le grand krach se reconnaît au renversement de la croyance collective en la prolongation indéfinie de la tendance haussière… fabriquée dans le bouillonnement de l’opinion financière. (…)

      Dans le scénario le plus défavorable qui ne laisserait même pas à l’une des grandes zones le privilège d’un flight to quality obligataire, l’enchaînement macro-économique est beaucoup plus prévisible. Parce qu’il signifie le renversement de la croyance haussière, un krach majeur, par définition, emporterait dans la panique boursière la foule des petits épargnants.

      (En effet,) les ménages sont de toute manière massivement impliqués dans la logique financière du nouveau régime (financier) d’accumulation… Un effondrement massif des marchés ferait basculer toute la société avec lui.

      F. LORDON, Fonds de pension… piège à cons ? , Raisons d’agir éditions, 2000.

    3. Tout à fait d’accord avec vous; un parlement félon a signé le traité de Lisbonne, contre l’avis du peuple qui a refusé cette Europe par referendum, un autre parlement peut rejeter ce traité, et la France, sans mépris aucun, n’est pas l’Irlande en terme se puissance…

  8. Ah, les CDS!
    J’avoue que cela continue d’être abstrait pour moi.
    Corrigez-moi si je fais des erreurs de raisonnement.
    Si j’ai bien compris, ce sont des bons de garantie attachés à un risque de défaut de crédit et que les créanciers achètent initialement au moment de l’accord du prêt?
    Ensuite, ces CDS peuvent être négociés détachés du portefeuille de la créance?
    Leurs rendements d’intérêts sont d’autant plus élevés que le risque de défaut est élevé et donc leur prix d’achat bas?
    Evidemment, une institution (comme AIG en 2008) qui se gave de tels CDS se trouvera complètement rincée en cas de réalisation d’un défaut prétendument couvert pas de tels CDS?

    On voit, si mon raisonnement est exact, que le krach sytémique interviendra d’une façon certaine en cas de restructuration des dettes.

    Or, vous parlez à juste titre des insuffisances de la science économique qui ne semblent pas comprendre les CDS par exemple.

    Avec les rachats des dettes souveraines par les banques centrales, il est vrai que celles-ci sortent du cadre « orthodoxe », car elles ne font qu’actionner la planche à billets. Or, ces billets, par dizaines et centaines de milliards d’euros (ou dollars) en valeur, ne circulent pas, on l’observe bien, ils disparaissent dans la trappe.

    Or, ce phénomène, désormais mondial et affectant 90% de la monnaie liquide émise et « officiellement » en circulation, devrait, selon l’orthodoxie générer une hyperinflation. Keynes corrige cela en identifiant la trappe aux liquidités, conséquence de la préférence pour la liquidité en cas de rendements problématiques.

    Toutes ces absurdités finissent par révéler quelque chose. Elles révèlent que les missions des banques centrales sont mal calibrées. Les banques centrales souhaitent bien sûr que la monnaie circule mieux, mais elle émet une monnaie qui s’y refuse très largement, car elle va dans la trappe directement.

    Mon projet de SMT vise tout simplement à fermer la trappe définitivement. et d’émettre une monnaie qui circule toujours et sans aucune entrave.

    Mais, je souhaite redevenir plus modeste dans mes ambitions, car nous assistons à un véritable changement de paradigme économique. En effet, nous sommes dans la drôle de situation, au niveau mondial et initiée par le Japon, où finalement les banques centrales sont contraintes de faire comprendre que le papier et l’encre ne feront décidément jamais défaut tant que l’on peut fabriquer autant de billets que « nécessaire ». Cela gène évidemment ceux qui en ont beaucoup, c’est comme si cette abondance devait réveler le côté « monnaie de singe ». Mais la « nécessité » systémique faisant loi, tout le monde semble s’en accomoder.

    Comme il n’y a rien au-dessus de la monnaie liquide, aucun étalon autre que les prix des choses (souhaités stables), nous assistons, en fait, à une espèce de circulation forcée de cette monnaie, en tout cas pour la fraction des moins de 10% qui continue à irriguer l’économie et qui semble suffire.

    Evidemment, la menace d’une avalanche majeure et hyperinflationiste est de plus en plus présente, et cette « fonte monétaire » (comme les glaciers lors du réchauffement climatique) pourrait sévèrement punir les détenteurs de cette monnaie gelée. Mais n’est-ce pas cette mence même, un peu comme la menace de guerre nucléaire, qui fait que cela ne semble pas se produire?

    La conséquence de la « politique non conventielle » des banques centrales est la démission des « allemands sérieux » (Axel Weber et Jürgen Stark), car cela dépassé leurs convictions religieuses. N’oublions pas le traumatisme de l’hyperinflation allemande de 1922-1924! Causée, entre autres, par l’occupation de la Ruhr par la France et par l’appel à la grève de la part du gouvernement allemand dans cette région industrielle principale de l’Allemagne.

    Dans les restructurations à venir, nous assisterons très certainement à de graves surprises qui toucheront l’ensemble des épargnants partout dans le monde, car les défauts actés engendreront des insolvabilités des banques et des assurances ; et celles-ci ne pourront plus rembourser les investisseurs et autres épargnants dont ils ont collectés les fonds.
    Si on applique à cela les 100 000 euros « garantis » aux épargnants,, il est certain que cela va coincer.
    Si on prend seulement 1% de la population française, soit 600 000 personnes, les plus riches, et si chacun veut conserver 100 000 euros « garantis », cela fait: 60 milliards d’euros que les banques leurs doivent au minimum. Et cela peut faire beaucoup plus, car les plus riches vont avoir des comptes dans toutes les banques présentes de la place, on peut donc multiplier ce chiffre facilement par 4 ou 5.
    Un telle dette des banques ne peut être « garantie » par personne.
    Il faut donc trouver moyen de la « rouler », autrement dit, en en revient au même point (c’est un mouvement circulaire), il faut une monnaie qui circule réellement pour que la dette « roule » à son tour. CQFD

    1. Pour faire plus court si j’ai bien compris,par exemple le pmu donnera les resultats des courses(en l’occurance ici des gain)
      rapidement car il connait le montant des paris des le depart de la course.Par contre pour les CDS si il faut payer ????

    2. CDS

      Un credit-default swap (CDS) fonctionne de la manière suivante : deux parties se mettent d’accord à titre privé sur le fait que l’une, le vendeur du swap, remboursera à l’autre, l’acheteur du swap, les pertes que ce dernier aura subies du fait de la défaillance d’un tiers ; pour bénéficier de ce service, l’acheteur du swap verse au vendeur une prime dont le montant est déterminé par le marché en fonction du risque de perte tel qu’il est alors perçu. Différents éléments permettent aux acteurs en présence d’évaluer la valeur approximative de cette perte éventuelle : l’estimation combine le montant effectif de la perte en cas de sinistre (en anglais : loss given default ou severity), la probabilité en soi du sinistre, ainsi que le degré d’exposition de l’acheteur du swap au sinistre.

      Ça se trouve ici. Il faudrait préciser ce que sont les positions « nues » sur Credi-default swaps. Voir la « piqûre de rappel que je mets en ligne.

      1. J’aimerais savoir s’il est possible, comme je l’ai entendu dire, de contracter un CDS sur un bien qu’on ne possède pas ? (dette d’états, matières premières, etc…) Cela équivaudrait il à pouvoir s’assurer sur la maison de son voisin, puis à avoir intérêt à y mettre le feu ?

      2. « CDS
        Un credit-default swap (CDS) fonctionne de la manière suivante : deux parties se mettent d’accord à titre privé sur le fait que l’une, le vendeur du swap, remboursera à l’autre, l’acheteur du swap, les pertes que ce dernier aura subies du fait de la défaillance d’un tiers ; pour bénéficier de ce service, l’acheteur du swap verse au vendeur une prime dont le montant est déterminé par le marché en fonction du risque de perte tel qu’il est alors perçu. Différents éléments permettent aux acteurs en présence d’évaluer la valeur approximative de cette perte éventuelle : l’estimation combine le montant effectif de la perte en cas de sinistre (en anglais : loss given default ou severity), la probabilité en soi du sinistre, ainsi que le degré d’exposition de l’acheteur du swap au sinistre. »

        Merci beaucoup pour ces précisions. J’essaye de suivre:
        Appliqué à une obligation grecque, cela donne: le vendeur du swap (de l’obligation grecque, soit une banque par exemple) remboursera à l’autre, l’acheteur du swap, les pertes que ce dernier aura subies du fait de la défaillance d’un tiers. L’acheteur du swap verse au vendeur une prime dont le montant est déterminé par le marché en fonction du risque de perte tel qu’il est alors perçu.
        Autrement dit, la banque aura touché initialement une grosse prime de la part de l’acheteur du CDS. On suppose que le risque se réalise et que l’obligation sera décoté de 80%. Dans ce cas, la banque devra 80% du montant (perdu) de l’obligation à l’acheteur du CDS. La question est de savoir si la prime touché au départ peut couvrir de tels montants pour la banque. Si cela n’est pas le cas, et la banque et l’acheteur du CDS auront fait une très mauvaise affaire, l’acheteur se retrouvant créancier d’une banque insolvable… Et si l’acheteur est, comme c’est le cas habituellement, l’épargnant lambda, celui-ci ne récupèrera pas son capital investi via son banquier. Et il aura, en plus, perdu la prime initialement versée pour soi-disant pouvoir « bénéficier » d’un placemnt en obligations à rendement (théorique) élevé. Qu’un tel scénario mine la confiance, est-ce étonnant?

      3. Pour ma part je ne parlait que de la partie « paris »des cds,car j’ai lu et cru comprendre que par exemple quand toutes nos elites se sont reuni en juillet pour trouver en urgence des solutions au sujet de la dette grec qu’entre autre,il etait exclus de parler restructuration de la dette car on ne savait pas du tout l’ampleur des degats que cela entrainerait si il fallait faire marcher les
        cds,

    3. Excellente analyse mais vs n’allez pas jusqu’au bout de votre raisonnement:
      quand les liquidités inonderont la planète (au moins l’Occident) ns aurons cette hyperinflation qui a permis, après qq douleureuses convulsions, à la République de Weimar, de déboucher sur un III° Reich aux finances assainies. Ne parlons pas politique pour l’instant.

      Juste une remarque (gentille) si la France a asservi la Rhur c’était pour obtenir des réparations pour la vingtaines de départements industriels français ravagés ou pillés par la guerre 14-18.
      Que ladite Allemagne, déprussianisée en façade, était bien en peine de payer.
      Enfin, vs prenez les 600.000 +riches français….. modeste retraité du milieu de revenu des français (1 smic pour moi, 1 pour ma femme) je vs ferais remarquer que ce ne sont pas 100.000€ mais TOUS les comptes de dépôts ou épargne à vue qui sont assurés et cela fait qq chose comme X100.
      Chiffres plus précis sur sites « journaux financiers »

      1. Un état peut il souscrire a des CDS pour couvrir son propre défault ? Auquel cas il se déclare en default puis paie finalement ses créancier aves l’argent des CDS …

    4. Johannes, les 100.000 euros soit-disant (car on va très bientôt être fixés) garantis par titulaire et par banque le sont par les états et pas par les banques puisque cette garantie est sensée protéger le citoyen en cas de faillite d’une banque. (une ou l’autre ; mais pas les unes après les autres -c’est là que cela va se corser.) Et qui dit les états, dit encore une fois : nous. Nous sommes donc notre propre assureur pour partie.

  9. La grande perdition, puis la grande terreur,
    & peut-être le grand bonheur après la tempête.
    Si les rats quittent le navire, le danger est imminent.

      1. @ Vivenco,vous n’avez pas compris les RATS quittent le navire,si il faut ont les aiderat ,et apres on refait le raffiot avec une belle cherpente tout neuve,vous verrez vous serez peut etre meme etonne de voir se que vous pouvez faire de vos mains

      2. Courir après son cœur comme un dératé jusqu’à perdre ses poumons, juste pour une question de survie du genre. Peur de quitter le navire, de sortir de la caverne, la direction ou le lieu ont bien sûr une importance, mais il faut savoir aussi pourquoi on y va. La liberté fait-elle peur aussi, pour que nous ayons peur de destituer ceux qui nous strangulent un peu plus chaque jour. Le coté aventurier, d’une expérience humaine sans limite vous terrifie car vous n’avez pas foi dans l’humain, il est vrai que le pari est insensé, mais « que sera sera ». N’avoir pas foi en soi… Il est grand tant de demander un avis éclairé aux animaux.

  10. @Paul Jorion

    Une bonne question à se poser :

    S’il les CDS n’avaient pas été inventés,est-ce que nous en serions là ?

    Car ce sont bien eux les principaux responsables de la spéculation sur les défauts souverains,donc implicitiment sur les taux de refinancement des pays.

    Etant donné que le ratio dette/PIB est dans l’absolu absurde,quel repère avons-nous concrètement pour dire que tout va mal ?

    En tout cas,la première mesure à prendre,c’est soit d’interdire les CDS,ou de boycotter leur interêt en tant que repère du risque réel,donc en quelque sorte les décrédibiliser,à défaut de les supprimer.

    1. Oui, autre chose aurait été inventé pour compenser le besoin de profit du capital.
      Et le capital étant lui même en compétition contre lui même, n’est pas régulabe.
      Et si par miracle il l’avait été (redistribution salarial de la production effective) il aurait été confronté au mur d’une croissance exponentielle (la planète ne serait pas en voie de stérilisation, elle le serait déjà).

      Le libéralisme économique est une aberration, dont le seul moteur est cet archaïsme: CUPIDITÉ

      Quand aurons nous le courage de parler de PLANIFICATION DE L’ECONOMIE ????

  11. Vous ressemblez de plus en plus à Johnny Halliday, l’économie, cette morale des maîtres chanteurs est très fatigante. Les égyptiens viennent de démissionner l’ambassade d’Israel.

  12. Bonjour,
    Je suis vos épisodes avec délectation et recul depuis un certain temps. C’est sympa ces inteventions du grenier. En dehors du fait que le peuple est le dindon d’une farce à rallonge, je voudais vous entendre sur le paysage « day after »

    Pour moi voicil le début du puzzle. Allemagne se barre de l’europe, les autres balbutient et se barrent à leur tour. Chaque état récupère sa monnaie nationale et des pays continuent à moyen terme pas si mal que ça. A plus long terme, le problème pourra venir des pays qui ne pourront pas survivre en autarcie…

    Maintenant comment s’organise t on au niveau de la gouvernance, de l’entreprise ? La coopérative reprend du service ? Les dettes s’annulent ? Les pays « fortunés » prennent le contrôle économique des pays aux abois ? Est-ce que le troc réapparait ?

    J’ai toujours aimé l’instant de la bascule, c’est fascinant… mais là les répercutions sont tellement vastes que je ne parvient pas à tout intégrer et projeter…

    Au plaisir de vous lire et … vogue la galère!

    1. Claudefrançois, c’est pas bien de se vouloir spectateur à la ramasse (ou esthète désinvolte) lorsqu’on qu’on pourrait (devrait ou n’ayant pas le choix de ne pas l’être) être acteur. Naïveté issue de nos capacités représentatives, qui se croient surplombantes, désinscrites de tout… votre estomac, vos ressentiments, vos douleurs vous seront un rappel au réel;

      Allez mec, viens partager la joie d’agir (yeah!)

    2. Dans le cas du retour à la case « franc »:

      prévoir ou émeutes civiles ou chute brutale de la consommation .

      Les prix en euro, ramenés en franc , commenceraient à choquer dés l’achat de la simple baguette de pain ….
      Donc , il faut prier pour un euro qui perdure ET une nouvelle économie européenne avec des salaires décents , des loyers raisonnables , des banques et un cac 40 nationalisés .
      Il faut prier ou espérer la fin d’un copinage d’état où le président des français n’est plus au service de l’intérêt général mais de quelques puissants financiers, et enfin une forme imposition républicaine remettant l’argent où il fait besoin ( besoins sociaux) , tout en favorisant les entreprises citoyennes créatrices d’emplois.

      Faites ce que vous voulez, moi, j’allume un cierge.

  13. J’avertis directement : ce qui suit n’a pas grand chose à voir avec le présent billet. C’est plutôt un commentaire que j’ai ruminé cette nuit. Ainsi, dans un billet précédent (« dérapage » de F. Leclerc), quelqu’un parlait de la nécessité de se faire « seppuku » en commentant la démission de J. stark. Cavalier Ponzi avait répondu qu’il s’agissait plutôt d’une pièce de kabuki. Je m’insurge : le Kabuki, contrairement à la pochade financière actuelle, est indiciblement beau. J’ai eu la chance d’assister à quelques représentations au Japon (à Nagoya) et l’impression qui fut la mienne a toujours été la même : j’étais en face d’artistes capables de tirer la quintessence de leur art au point de synthétiser la beauté et d’en livrer le concept à l’audience. Ce sont des expériences uniques. J’aime particulièrement Tamasaburo Bando, un onnagata qui a réussi a exprimer, par ses gestes, ses chants et ses costumes, le paroxysme de la féminité… tout en étant bioligiquement un homme. Je vous en livre un échantillon.

    http://www.youtube.com/watch?v=MzixparcRGo&feature=related

    1. @kohaagen

      Je m’insurge : le Kabuki, contrairement à la pochade financière actuelle, est indiciblement beau

      Il est vrai que nos oligarques manquent cruellement de talent! 😉

      1. J’oubliais que H. VAN ROOMPUY s’adonnait au haiku de temps à autre. Ce qui me renforce dans l’idée qu’il a été mis à cette place sans être vraiment demandeur. Patience, Herman : c’est bientôt fini (sauf si d’autres en décident autrement pour toi).

  14. Je partage cette observation: souvent les décideurs ne connaissent rien aux sujets sur lesquels ils interviennent.
    Je l’observe très fréquemment dans le cadre de mon entreprise (grand groupe international).
    Mais la plus grande démonstration nous en a été donné par le président Sarokozy, lorsque, sans broncher, il nous expliquait que l’augmentation du CO2 dans l’tmosphère présentait un danger certain en agrandissant le trou dans la couche d’ozone (interview en direct aux US).
    Il y avait de quoi tomber sur les fesses.
    Mais le plus intriguant a été l’abcence TOTALE de reaction d’un quelconque journaliste à cette énormité.
    Pourtant, ça en disait long sur la méconnaissance des dossiers à ce niveau de l’état.
    Dans le contexte HADOPI, j’ai aussi vu une série d’interview de députés sur le sujet. Il était manifeste qu’aucun d’entre eux ne comprenait le sujet ni les technologies en oeuvre. C’est ainsi qu’ils ont voté un texte techniquement inapplicable, alors que le premier ado du coin aurait pu le leur expliquer.
    Alors, si on extrapole sur la finance ou l’économie, de loin de bien plus complexes domaines, on peut effectivement se poser des questions sur la qualité des décisions politiques.
    Avec de tels aveugles, le lobyying a de belles heures devant lui…

    1. Le lobbying, justement…
      Un ami lobbyiste à Bruxelles me confiait qu’ils sont plus nombreux que les fonctionnaires.
      Il me disait plus important:
      « contrairement à ce que l’on croit, souvent, pas besoin de « graisser la patte »,
      en fait, les fonctionnaires nous demandent de rédiger les questions techniques! »

      1. Ce qui tendrait à prouver que les fonctionnaires, au moins ceux-là, ont un poil dans la main.

        Attentions, Charles A., tu risques de te faire mal voir !

    2. Je me demande depuis longtemps – et sans plaisanter – quelle est la proportion d’élus et de journalistes qui font la différence entre un million, un milliard et mille milliards d’euros.

      J’ai écrit une fois à la rédaction d’un hebdomadaire de gauche bien connu pour lui signaler, exemples à l’appui, que sa rubrique « Le chiffre de la semaine » annonçait souvent des valeurs trop grandes, incompatibles avec ceux sur lesquels se basaient les articles ayant trait aux mêmes sujets. La rubrique a disparu très peu de temps après.

    3. Les journalistes qui ne réagissent pas: parce que ce sont des verbo-littéraires, bavardo mondain d’une inculture massive et sans faille, occupés à se pousser du col à coup de faux scoops pour faire de l’audience.
      Quant aux décideurs leur art n’est pas de tout connaitre, c’est d’en savoir assez pour s’entourer de gens qui savent et de leur poser les bonnes questions , puis d’avoir le courage de prendre les décisions en assumant le risque de se tromper. J’ai aussi travaillé dans un grand groupe, et on y trouve aussi des comportements panurgiens dans le top management….comme dans les commentaires de ce blog d’ailleurs… 🙂

      1. C’est exact, le seul problème c’est que décideurs ou conseillers de décideurs ou experts decideurs etc…., ils sont tout de m^me de plus en plus nombreux à avoir le nez dans le potage ces derniers temps, alors panurgisme virale ???

        De plus , m^me si il est vrai que l’on peut tous observer ce panurgisme dans differents types de grosses boites, là il ne s’agit tout de m^me pas tout à fait des m^mes proportions si plantage il advient , eurozone ou dollar, les dés sont jetés………..ça fait du monde !

    1. La pénalisation des drogues est une mesure débile, infantilisante et coûteuse.

      Sinon, pour la Grèce, c’est plié, elle a tout intérêt à quitter l’Euro. Le FMI, les US, la Russie et la Chine viendront à son secours pour parer à tout risque de guerre avec la Turquie qui correspondrait à un conflit s’étendant au proche orient et à l’Israel.

      Concernant l’Espagne et l’Italie, ça va être plus compliqué de solder les comptes sans filet géopolitique…

    2. C’est une mesure juste, mais ce que je ne suis pas sûr de comprendre
      car il faut très bien connaitre le contexte, c’est pourquoi maintenant ?

      1. Parce que la pénalisation coûte cher et que la Grèce n’a plus un rond et qu’elle sait que tout le monde le sait.

        C’est pas bien compliqué à comprendre. Ça augure d’autres dépénalisations dans d’autres pays. Car enfin, sous la contrainte ultime, on va finir par comprendre la différence entre dépenses utiles et dépenses inutiles.

      2. Si les drogues ne sont plus illégales, elles seront dealées par des commerces payant leurs impots,
        loyers,employées, TVA,….ect.
        Une nouvelles source de recettes pour payer les créanciers!

        Ps: Pour l’instant ,a moins que je n’ai pas vu l’info, ce n’est qu’un projet, la loi n’est pas passée.

    3. quitter l’euro serait laisser tomber la quête frénétique d’ennemis intérieurs… ? question d’argent et de bon sens je suppose. vivement que je puisse me remettre à jardiner !

      bien oui dix ans d’expérience ça se bonifie, quand je pense que j’installais des petits collecteurs de pollen pour hybrider sélectif et trier les graines en attendant chaque année les résultats de mes croisements… arriver à connaitre toutes les caractéristiques structurels du génotype d’une plante, ainsi que la mise en œuvre de nombreuses techniques de culture est un accomplissement certainement pas réservé au premier venu.

      il est loin le respect entre jardinier quand pour plaire à famille de france ou je ne sais quel lobby conservateur affidés alain bauer and cie on laisse les collègues (hein) être ramener à de vulgaires délinquants et se développer tout une mafia du riff… cet anathème concernant des gens pacifiques qui prennent soin de leur plantes comme de la prunelle de leur yeux est une honte absolue, un déni de liberté à la limite du totalitarisme.

      et je ne parle pas de mycoculture, là aussi plusieurs année d’expérience à tester tout types de substrats, divers installations à hygrométrie et température contrôlée, renouvellement d’air idem, incubateur humide, hotte à flux laminaire, géloses, tentative d’endémisation ect… bref claquer des milliers d’euros pour faire germer et fruiter des spores venus du monde entier tout cela pour qu’une rombière en 4X4 lunette noire me regarde comme le dernier criminel venu alors qu’elle n’a jamais su faire un simple cake aux olives… c’est lamentable.

      je vous le dis c’est pas demain que je vais voter socialiste bien-pensant et vivement la fin de cet euro maudit si c’est la condition sine qua none.

    4. La pénalisation de l’usage de drogues, quelles qu’elles soient est un sujet principalement économique mais où s’affrontent encore, du moins dans notre pays, « réactionnaires » et « progressistes »au nom de la « morale » et de la « liberté ».
      En dehors du fait que les Français consomment beaucoup d’alcool dont le commerce, tout comme la production, est régenté par l’Etat, il est maintenant admis que plus de 5 millions de citoyens consomment plus ou moins régulièrement du cannabis, dont la plus grande partie viendrait du Maroc.
      Il est clair que de tout temps la prohibition a enrichi quelques « familles » et ceux qui trouvent leur avantage à maintenir cet interdit.
      Le vrai problème n’est pourtant pas là.
      En ce qui concerne le cannabis, le produit le plus consommé, où et par qui est-il produit, et où et par qui sera-t-il produit et commercialisé si la prohibition cesse ?
      Il ne faut pas seulement que l’usage soit dépénalisé, il faut que la production pour usage soit libre.

    5. L’état grec a besoin de sous.
      Dépenaliser l’usage et la possession  » en petites quantités » va faire exploser le trafic et la Grèce va devenir une nouvelle Hollande, le soleil en plus. Je pressens un grand mouvement de foule vers les lieux de consommation héllènes dans les prochains temps. Si l’état grec se démerde bien, c’est à dire s’il met en place les moyens de production et de contrôle, sans l’hypocrisie batave, ce sera mucho mucho euros dans ses caisses.

    6. Marlowe pour votre enquête, 120,

      La tête du moissonneur est pleine de tourbillons, d’autres fois elle est chargée de rêverie. Les membres s’affaissent et refusent le service. (Bas de laine)

      Les contemplatifs ont peu de chances de devenir des joueurs, ou des procureurs, ou des ivrognes ; ils ne prêchent pas, en général, l’intolérance, ni ne font la guerre ; ils n’estiment pas nécessaire de
      voler, d’escroquer, ni de pressurer les pauvres. (Les portes de la perception)

      La France championne du monde pour la consommation des drogues psychotropes : un mystère demeure dans les enquêtes de ce type : la bagnole, la télé, l’tiercé (l’opium du peuple de France) n’y sont jamais comptabilisée(ça change)s. Étonnant, car ces marchés pèsent plus que l’autre.

      Etc. pour ce qui est des exemples.

      Quand je mets tout ça dans mon shaker personnel, ça donne ça :

      Un débat sérieux (non à la sauce pré-électoraliste) sur la légalisation du cannabis

      (la dépénalisation est une blague pour défoncés à la drogue dure qu’est l’échange monétisé tyrannique : laisser courir les consommateurs mais mettre les dealers en tôle – chuis sûr que les pontes ça les fait même pas tiquer !!!…mais il faut de la monnaie pour se servir dans les quartiers : ouf la monnaie est sauvée s’écrient-ils tous en coeur…, comme les laboratoires pharmaceutiques remercient tous les jours le saint-patron des banquiers de psychiatres que ces derniers ne s’interrogent pas suffisamment sur les causes des troubles, sociales notamment…crise de civilisation ?…non non : mauvaise médication !…ah !…circulez ! Pour moi, la cerise sur le gâteau en matière d’humour serait une fuite (vraie ou pas d’ailleurs, à ce stade…) à la wikileaks qui révélerait qu’un labo a trouvé l’antidépresseur suprême, qui permet de voir par soi-même (à regarder en entier), nom de code (copyright oblige) : THC),

      c’est comme un débat sérieux sur la sortie du nucléaire (là pas besoin de parenthèses tellement c’est évident) : ça ne peut mener qu’à la sortie du salariat / production (pour produire, i.e. surtout l’inutile est rentable) / consommation / tyrannie de l’échange monétisé.

      Alors, qu’est-ce qu’on attend pour être sérieux ( Qu’est-ce qu’on attend pour perdre la tête ? La route est prête…) ?

  15. Moi, je spécule sur l’efondrement de la BCE qui n’a pas assez de fonds propres. Mon CDS à moi, c’est l’or qui va bientôt passer à 5000 $ l’once…. Ce système doit s’effondrer avant que mes enfants n’en subissent les conséquences. Plus vite fait, plus vite tranquille….

    1. Personnellement,je préférerais une mutation contrôlée pour ne pas me faire égorger dans mon lit ou ailleurs,après avoir vu mes enfants se faire violer,ou pire.Je n’ai aucune confiance en mes semblables.Surtout sous la pression d’une crise aigüe.

  16. Copie d’un commentaire écrit sur mon compte Facebook…à propos de la démission de Jürgen Stark…
     » Une info mise en avant permets en général d’en cacher une autre…C’est de l’enfumage…
    Mais à ce niveau-là…c’est un gros feu de forêt…et qui traine un peu sur le Net …entends et voit trés bien…le ballet des canadairs… »

    Aujourd’hui n’importe quelle rumeur ou déclaration fait bondir ou plonger LES bourses puisqu’il y a interconnexions des marchés et des infos…

    Il serait peut être grand temps que les décideurs politiques avouent leurs échecs et leurs incapacités à résoudre LES problématiques économiques…
    …car comme je le dis à mes enfants :
    Qui voient ,comprends,admets et digère ces erreurs est plus fort qu’il ne le pense…

    Oui je sais cela fait un très auto-critique marxiste mais à force de vouloir préserver un ancien système économique…on le croit encore vivant…

    Il serait temps de trouver un Nietzcthe qui nous dise… non pas que Dieu est mort
    mais que juste que l’économie capitaliste est morte…


    Ce système va mourir…Le système se meurt…STOP !!
    …il est mort…Point final…
    Le vilain jeu actuelle qui se joue depuis quelques mois est juste de savoir
    pour ce « 11septembre » de l’économie….
    …quelle gratte-ciel va toucher le ground zéro en premier…
    La tour $ ou la tour € ?

    1. @KriGlo

      « Il serait temps de trouver un Nietzsche qui nous dise… non pas que Dieu est mort
      mais que juste que l’économie capitaliste est morte… »

      Et bien Jorion l’a dit le 18 mars 2009, dans un billet extraordinaire et prophétique qui mériterait bien une « piqure de rappel » à mon sens!

      Le 18 mars 2009: fin du capitalisme, par Paul Jorion

      La date d’aujourd’hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.

      Aujourd’hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États–Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États–Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de « quantitative easing ». Pareille à celui qui tenterait de voler en se soulevant par les pieds, la nation américaine met fin au mythe qui voudrait que l’argent représente de la richesse : dorénavant la devise américaine représentera uniquement le prix du papier et de l’encre nécessaire pour imprimer de nouveaux billets. Elle se coupe aussi, incidemment, de la communauté internationale, mais baste !

      Le dollar cessa de valoir de l’or quand, en 1971, le président Nixon mit fin à la parité du dollar avec ce métal. En 2009, le président Obama, en permettant à la Fed d’imprimer autant de dollars qu’elle le jugera bon, a mis fin à la parité du dollar avec quoi que ce soit, faisant de l’arrogance de la nation américaine la seule mesure restante de la valeur de sa devise. « Your Mamma still loves you ! » : le gosse, tout faraud, présente son premier spectacle et sa mère qui n’a pas voulu que son amour-propre courre le moindre risque a acheté tous les tickets !

      Si la Chine attendait un signal pour se débarrasser de ses dollars, le voici ! Un article très intéressant dans l’Asia Times d’aujourd’hui, signé par Joseph Stroupe, explique comment la Chine, tentant de se délester en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières. Stroupe, faisant reposer ses analyses sur des chiffres rassemblés par Rachel Ziemba, une collaboratrice de Nouriel Roubini, calcule que la Chine pourrait atteindre son objectif de réduction massive de son exposition au cours du dollar en un an environ. Nul doute que l’on ne dormira pas beaucoup cette nuit à Pékin et à Shanghai, tout occupé que l’on sera à acheter fébrilement des mines et des puits pétroliers aux quatre coins du monde !

      Ah oui, j’oubliais : la bourse de New York, considérant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle, a clôturé en hausse.

  17. Bonjour a tous,

    J’entends dans cette video que probablement Deutsche Bank et Goldman Sachs speculent sur une restructuration de la dettes Grecque. Ca me semble tres plausible mais c’est la première fois que j’entends cette information. Quelqu’un peut me donner un lien sur une autre source ?

      1. Je viens de réécouter la video et effectivement, j’ai extrapolé vos dires sans m’en rendre compte. Il semble que je sois moi aussi victime de court-circuitage aïgu. Désolé.

  18. A mon avis , à mettre en rapport avec la nouvelle stratégie de la BNS . Précisemment çà peut prendre de multiples tournures , mais il me semble qu’on va vers une scission financiére de l’
    Europe . Compte tenu de l’incurable pathologie US et de sa puissance de frappe , militaire ,
    subversive et financiére , aucune monnaie saine ne peut prévaloir donc aucune économie saine ,
    tant que l’invincible Armada n’a pas coulé . C’est une question de temps . En attendant ceux qui le peuvent encore vont chercher une monnaie , presque saine Europe du Nord dont Suisse , moins
    Angleterre . Les autres vont se regrouper en Europe du Sud avec la France en leadership .
    Régression latine garantie , retour aux vieux démons de la Rome Antique .
    Sauf miracle . Souhaitable : un iceberg sur le cap du navire US .

    1. Pas plus que n’importe qui dont on questionne l’objet de son travail. stabilité des prix, la monnaie c’est autre chose qu’il ne contrôle pas, la référence suprême restant le dollar. L’euro est un sous fifre a la merci de la FED, conglomérat de banques privées.

  19. L’Euro est deja mort, reste juste a le dire, c’est là le soucis , pas avant Mai 2012 pour M. Sarko bien sur avec sa copine Merkel

  20. Bonjour à tous,
    Il serait très étonnant que Mme LAGARDE ait répété à 4 ou 5 reprises l’importance et l’urgence d’une recapitalisation des banques Européennes au risque d’ajouter de l’huile sur le feu. Elle a d’ailleurs essuyé de nombreuses critiques des responsables économiques, et les marchés ont réagit à la baisse à ses propos. Sans que ce ne soit les prémices d’un changement d’attidude du FMI vis à vis du problème Grecque. La réponse aura peut être lieu Mercredi 14 à l’issue de la réunion exceptionnelle que le FMI organise.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/09/reunion-d-urgence-du-fmi-sur-la-grece-mercredi_1569838_3234.html

  21. Je suis ravi par l’incompétence généralisée qui se propage, ce machin fabriqué par des machines très instruites et sans mode d’emploi, qui impressionne autant que les blockhaus encore debout sur nos jolies plages. Visitez « La Coupole » à St Omer (62) cette colline recouverte d’une chape de béton de 5 mètres d’épaisseur, un musé à la gloire de l’ingénierie allemande, une ex base de lancement des V2 qui n’a jamais servi. Cela me fait toujours rire quand on parle de gaspillage d’argent, pauvre remarque à l’usage des pauvres et répétée comme une mantra, par les mêmes. Le supermarché c’est l’autopsie des secrets publics dérisoires de nos dites sociétés, de profondis

    1. Ce qu’il faudrait démanteler, ce sont les V2 nucléaires puissance 10,
      installés par des bourgeoisies aujourd’hui plus dangereuses qu’Hitler
      et qui nous menacent toute vie sur la planète!

  22. 200 000 offres d’emplois sur le site de l’anpe, et lorsque j’ai hasardé qu’il y avait 2-3 millions de chômeurs une personne mieux informée m’a dit non, plutôt 6-9 millions, en France je précise, en tenant compte du sous-travail. etc.

    Hervé Kempf publie « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ». les livres de P.J sont toujours aussi peu exposés…

    Le titre quand-même va plus loin que ce que l’on ose dire la plupart du temps, et le contenu est surtout axé sur le diagnostic après un premier coup d’oeil.

    L’après-capitalisme (et non le « post » qui est le même) semble de plus en plus gagner les esprits, encore confusément, mais il y a plusieurs voies possibles soit la table rase, selon Fourier par ex (voir l’Ode à Fourier, par parenthèse le surréalisme créait quand-même une oasis de libération de la parole et ce n’est pas rien), soit par « droit d’inventaire », par exemple je refuse absolument plusieurs dogmes admis qui s’énoncent fréquemment…

    Si l’on met de côté le devoir qui nous incombent aujourd’hui présents, de réformer la démocratie et ce n’est pas une mince affaire et ceci doit passer par l’élection d’une Constituante le moment venu, avec le concours des meilleurs juristes…

    Il y a le problème très épineux de la concurrence au sens large et de la concurrence internationale (dumping, décret Bolkenstein), c’est à dire qu’on lui trouve la vertu de « stimuler » l’économie. Alors peut-on survivre dans un système où tout le monde n’est pas forcé par la nécessité de travailler pour survivre, donc moins « stimulant », etc.

    Un après-capitalisme n’est pas facile à concevoir. On risque des écueils « vendéens » (troubles), l’anarchie ou la dictature. Pour le moment nous avons une dictature des baronnies capitalistes, puisque l’argent corrompt presque toute la sphère politique….

  23. Quelqu’un se rappelle t-il le montant des salaires, primes et dividendes reversées par le secteur bancaire en 2009 et 2010, alors que ce dernier « to big to fail », techniquement en faillite depuis 2008 et sauvé par le denier public ?
    L’annonce de Lagarde prépare le terrain pour une ultime opération de cavalerie bancaire internationale…
    Recapitaliser le secteur avec les fonds public,
    Rachat en masse de dettes d’état, insolvables,
    Création de liquidités immédiatement portées au compte d’exploitation,
    Liquidités utilisées sur les marchés des matières premières via les black pools et paradis fiscaux
    Estimation des bénéfices du secteur par des faux bilans, tronqués par des CDS surestimés
    Versement des salaires, parachutes dorés, primes et dividendes à hauteur de ce faux bilan…
    …Re faillite des banques
    Nationalisation des banques bourrées d’actifs pourris… Le peuple paie… ou se révolte

    1. Je sentirais plutôt ceci: le peuple se révolte et payera quoi qu’il arrive!.
      Une révolution n’aboutira pas sans soutien policier ou militaire.
      Croyez-vous que les dirigeants laisseront des chefs de police se rebeller?
      Oui, il y aura révolte, sévère même, mais ce sera un coup dans l’eau. Que voit-on en Grèce déjà?

      Non, les dirigeants savent se remettre en question, ceux qui n’y arrivent pas quitte le navire à l’image de Jürgen Stark, trop psycho-rigide le Jürgen!
      Je dis « remettre en question », mais en fait ils se compromettent carrément. Jean-Claude Trichet est plus souple lui, il veut aussi vivre le rêve Américain. Quand on laisse tomber ses propres valeurs et que de l’argent est à la clé, on peut vite monter dans la pyramide du pouvoir, c’est l’American Dream. C’est le pragmatisme anglo-saxon.
      Du chaos actuel naîtra l’ordre de demain, il est en route, le voilà à l’action:
      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/09/la-fin-de-la-tentation-du-chemin-solitaire-sonderweg-allemand-place-la-france-devant-ses-responsabil.html

      Franchement, y’a pas de quoi se plaindre en Belgique, au coeur de la forteresse, on sera garni! L’Allemagne n’en parlons pas, elle contrôle le jeu!
      Par contre, les autres, ils vont avoir du mal à faire passer la pillule auprès du peuple…

  24. Samedi 10 septembre 2011 :

    La signification de la démission de Jürgen Stark : cette démission signifie que la France n’est plus dans le groupe des Etats européens du Nord. Cette démission signifie que la France vient de basculer dans le groupe des Etats européens périphériques.

    1- Le groupe des Etats européens du Nord était jusqu’à présent constitué des Etats du coeur de l’Europe, du Nord de l’Europe, et la France en faisait partie.

    La caractéristique de ce groupe est la suivante : les Etats européens du Nord ne veulent pas payer pour sauver les Etats européens périphériques.

    Exemple numéro 1 : jeudi 30 juin 2011, le Royaume-uni, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Finlande, le Danemark et la Suède déclarent qu’ils ne veulent pas que le budget de l’Union Européenne soit porté à 1,11 % du PIB de l’Union Européenne. Ils veulent que le budget de l’UE reste au niveau ridicule de 1 % du PIB de l’UE.

    Exemple numéro 2 : les Etats européens du Nord ne veulent pas la création des eurobonds.

    Exemple numéro 3 : les dirigeants de la BCE originaires des Etats européens du Nord ne veulent pas que la BCE rachète les obligations des Etats européens périphériques. L’Allemand Jürgen Stark était notoirement opposé à cette action, rejoint en cela par le patron de la Bundesbank, l’Allemand Jens Weidmann, ou encore le Néerlandais Klaas Knot.

    Lisez cet article très important :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/09/09/04016-20110909ARTFIG00668-la-bce-se-dechire-sur-la-strategie-pour-sauver-l-euro.php

    2- Le groupe des Etats européens périphériques était jusqu’à présent constitué des cinq Etats européens en faillite : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne.

    La caractéristique de ce groupe est la suivante : les Etats européens périphériques sont en faillite, et ils veulent que les Etats européens du Nord paient davantage pour les aider.

    Exemple numéro 1 : les Etats européens périphériques veulent que le budget de l’UE soit augmenté de façon massive.

    Exemple numéro 2 : les Etats européens périphériques veulent la création des eurobonds.

    Exemple numéro 3 : les Etats européens périphériques veulent que la BCE rachète massivement leurs obligations d’Etat.

    Conclusion : la zone euro est en train de se disloquer. Les Etats européens ne sont pas d’accord entre eux. Leurs intérêts ne sont pas les mêmes. Et en plus, à l’intérieur même de la BCE, les dirigeants de la BCE ne sont pas du tout d’accord entre eux.

    Conclusion numéro 2 : samedi 10 septembre 2011, la zone euro s’est brisée en deux groupes d’Etats :
    – le groupe des Etats européens du Nord
    – et le groupe des Etats européens périphériques : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, France.

    1. BA vous pouvez couper la Belgique en deux aussi, Sud(francophone Wallonie Bruxelles)dans la zone euro Sud et Flandre dans la zone euro nord.D’ou la prochaine division du pays.

      1. pas si évident : la Belgique se scinde principalement sous l’effet des transferts de souveraineté (en haut à l’UE, en bas aux régions) : le gouvernement belge ne sert plus à grand chose (si : flexibiliser le marché).

        une scission de l’UE (terra inconita : les traités ne seront pas réellement valides alors) peut entrainer un retour de souveraineté au gouvernement national.

        D’un autre coté, il est vrai qu’ils ont supprimé l’élection de miss belgique récemment. Sans être pour ce carnaval, c’est un détail symbolique…

      2. La Belgique est aussi un cas d’école par la confusion entretenue (par les uns et les autres) entre des arguments économiques purs et durs et d’autres arguments plus émotionnels et rassembleurs : linguistiques, culturels, historiques…

        A ce jeu, le stéréotype est une arme aussi vieille que l’incitation à la haine. De même que les grecs et les espagnols seraient des fainéants occupés à toucher les subventions européennes en somnolant sur la plage, les wallons seraient des assistés incapables de faire fructifier quoi que ce soit.

        Evidemment, le stéréotype fonctionne dans l’autre sens (ces germains, froids et calculateurs…)

    2. ….Avec une monnaie commune (€ ) et non plus unique pour les échanges internationaux, et une monnaie nationale ( franc, lire, etc ) à l’intérieur dont la valeur au change dépend du pib, de la planche à billets, etc et surtout le droit de battre monnaie et pas de s’en remettre aux banquiers qui te piquent des taux d’intérêt au passage!
      ça se tient, bienvenue au club med!
      cela dit, il va falloir faire défaut partiel, parce qu’avec, disons un € à 10 francs au lieu de 6.55957, bonjour la note!

      1. « cela dit, il va falloir faire défaut partiel, parce qu’avec, disons un € à 10 francs au lieu de 6.55957, bonjour la note! »

        Si c’est la grêce, c’est le drachme (et là les dettes montent).

        Si l’allemagne (ou la france) sortent, c’est l’euro (et les dettes afférentes) qui chute.

        (à prendre en compte que l’allemagne commerce avec la zone euro de manière importante : la baisse de la dette est à prendre en rapport de la baisse possible des exportations)

      2. Mon impression: L’Allemagne ne sortira pas de l’euro, cela ferait un mark à 30 euro. Je vote pour la Grèce. Et sans doute des alliances entre Europe du Nord (Hollande, Belgique, Luxembourg arrimés à l’Allemagne) et celle des Pays du sud scotchés à la France (Italie, Espagne, Portugal). Le reste suivra qui veut (Irlande – GB…)

      1. Petit parallèle historique :

        Le phénix européen réapparaît au milieu des années 20, alors que l’économie du Continent se stabilise et que la France et l’Allemagne se rapprochent (…) On réactive l’idée d’un autrichien, Coudenhove-Kalergi, qui avait préconisé quelques années plus tôt la création des « Etats-Unis d’Europe », comportant une industrie sidérurgique commune, un marché unique, une union monétaire…

        En 1928, la Société des Nations vote la mise hors la loi de la guerre. Et c’est en son siège, à Genève qu’Aristide Briand dévoile son projet d’union, invitant les 27 nations européennes représentées dans l’enceinte à négocier. L’Allemagne s’enthousiasme, pourvu que l’union soit d’abord économique. (…)

        La réconciliation européenne est favorisée par la reprise économique qui diffuse ses effets euphorisants sur le Continent. Comme toujours, les peuples sont prêts à l’ouverture quand ils n’ont pas peur du futur.

        F. LENGLET, La crise des années ’30 est devant nous, 2007.

      1. C’est déjà acquis dans l’esprit subliminal limité de celui qui croit nous gouverner :
        http://www.youtube.com/watch?v=1sSXj6zjvmI

        …mais pourquoi pas la vendre aux Allemands, en effet ? …allez, entre 100 et 200 milliards d’euros, de quoi éponger la dette pour quelques années !

        Napoléon avait bien vendu la Louisiane… (pour une bouchée de pain)

  25. Il faut détruire le monstre, « tuer le zombie » (le néo-libéralisme, les « marchés » sont bien morts en 2008, non?) Avec vos mains, avec vos poings, il ne succombera pas de nos appels au bon sens!

    Tous dans l’action, très bientôt.

      1. Dans le réel, il y du sale boulot : le plus tendre des nourrissons doit sa vie à la prédation de la vie d’une multitude d’autres êtres (en ce sens toute vie est par essence criminelle : vous mangez tous les jours, non?). Et oui Jérémie, il faut faire du mal pour atteindre au moindre mal, on sort pas de ça.

    1. Maréchal, nous voilà….NS va nous abreuver à la télé de causeries au coin du feu, fustigeant les congés- payés, les 35 h, les rtt, le front popu, les mensonges ( de la gauche, hein ) qui nous ont fait tant de mal ( la terre, elle, ne ment pas) après ça, les pleins pouvoirs votés par l’assemblée nationale ( sauf quelques mauvais coucheurs qui voudront emprunter le Massillia, ex yacht à Tapie ), les fonctionnaires prêtent serment …..ça va ,ça va, l’histoire de se répète pas, elle ne repasse pas les plats!

      1. Et les agriculteurs passés en 40 ans de 15% à 1% de la population ?
        conclusion:
        Nous avons abandonné la terre, qui elle ne ment pas
        Avec ça, bon pour faire don de sa personne au pays. Pour le remettre dans les brancards:
        l’occupant est exigeant.

        Mauvais rêve.

    2. @torduducarafon vous êtes
      torduducarafon, souhaitons que la contamination de votre maladie psychique ne gagne pas les électeurs saints et seinnes d’esprit…Pauvre « corps- nichons »…Cela dit avec le jambon « why not! »./

    3. Cela fait environ six mois que je me demande sans trop y croire s’il y aura réellement des élections en 2012. Est il possible que soit déclaré un état d’urgence, suspendant les processus » démocratiques » et instaurant une dictature donc, dans « l’intérêt de la nation »?
      Je n’ose y penser plus que çà, mais çà me trotte dans la tête…

  26. il n’y a pas de science économique libérale elle n’est effectivement qu’une réponse à MARX et a connu un certain succès avec le Fordisme il n’ y a qu’une science du rapport de force de la politique et le rapport de force est libéral sauf à accepter de se faire tuer pour évincer et gouverner avec d’autres critères la science ne le permet plus .
    je ne remercie pas MARX il était trop bavard trop sur de lui ! il a donné des armes il a permis au système de perdurer beaucoup sont morts à cause de lui !

  27. Malcolm de Chazal écrivait :
    Le sorcier
    Est
    A point
    Quand
    Il s’est
    Lui-même
    Ensorcelé.

    (Il ne parlait pas là de nos gars de la finance)
    Une autre poésie pour ensoleiller votre week_end ;
    Les gouttes
    Qui font
    Déborder
    Le vase
    Se bousculent
    Au portillon.

    A votre avis , de qui est-ce ?

  28. @Paul Jorion,

    Je ne comprends pas pourquoi vous considérez comme une mauvaise nouvelle cette démission de Stark, alors qu’elle me semble au contraire ouvrir enfin de nouveaux horizons.
    – Si l’on considère la position orthodoxe de ces gens comme la raison principale du blocage idéologique à la source de la dite crise de l’eurozone.
    – Et d’autre part que l’opinion allemande et la nouvelle majorité politique à venir en Allemagne semblent avoir évolué suffisamment pour enfin comprendre que l’Allemagne gagne plus qu’elle ne perd à garder l’euro quelle que soit la configuration de la zone.

    Exit Stark ? Cet homme est un homme seul qui ne représente plus rien, même plus la position allemande. Pourquoi alors est-ce selon vous une si mauvaise nouvelle ?

  29. « Le prix des CDS sur les obligations d’un état représente une évaluation spéculative du risque de défaut de cet état ».

    Bon ,d’accord.

    Je suppose qu’une évaluation « non spéculative », c’est une évaluation « objective »? Corrigez moi si je me trompe.

    Qui est capable d’effectuer, a une date T0, une évaluation objective du risque de défaut d’un état avant une date T0 + D ?

    Par exemple pour la Grèce, la France et les Etats Unis, quelle est l’évaluation objective du risque de défaut de ces états d’ici 6mois, 1an, 2ans, 5ans, 10ans?

    Qui est capable de faire cette évaluation objective?

    Les agences de notation?
    Les états eux mêmes?
    Une institution publique mondiale?
    George Soros?
    L’oracle d’Apollon Pythien?

    Qui?

    1. Un « point de vue objectif » peut se révéler faux a posteriori vu le déroulement des événements. Cela ne l’aura pas empêché d’être « objectif » au moment-même – par opposition à « biaisé ».

      1. Comment savoir si un point de vue est objectif? Comment avoir confiance en l’objectivité de celui qui émet ce point de vue?

      2. Comment savoir si vous avez vraiment écrit une phrase ? Comment savoir si les mots que vous avez utilisés sont de « vrais » mots ?

        Il y a des critères. Ces critères sont conventionnels. Vous pouvez remettre chacune de ces conventions en question et vous finirez par parler tout seul… sans que personne ne vous écoute. C’est que vous faisiez l’autre jour, et que vous vous apprêtez à refaire. Parce que vous vous « énervez ».

        Ceci vous rappelle-t-il quelque chose ?

        chris06 dit :
        8 septembre 2011 à 12:14
        ça y est, hier je me suis fais jeter du blog de Jorion.

        Il n’a pas supporté que je remarque qu’il exagérait outrageusement les résultats d’une étude en disant qu’elle « montre que le monde appartient à 147 compagnies aux intérêts entremêlés ».
        En fait, cette étude, très intéressante par ailleurs, montre que ces 147 compagnies contrôlent 40% de la valeur économique des Entreprises TransNationales mondiales.

        Mais ce résultat impressionnant n’est pas suffisant pour Jorion, sa malhonnêteté intellectuelle et ses biais cognitifs le pousse toujours à modifier la vérité pour qu’elle adhère à sa représentation personnelle.

        Ce goût pour les raccourcis malhonnêtes, l’exagération et le sensationnalisme est d’ailleurs systématique chez Jorion:

        C’est vrai pour la spéculation quand il ose dire qu’elle était interdite dans la plupart des pays avant 1885 (ce qui était interdit, en France, c’était la vente à découvert des titres sur les administrations publiques et les sociétés nationalisées) et qu’il suffirait de rétablir les articles 421 et 422 du code pénal qui avaient été abrogés en 1885 pour « interdire la spéculation ».

        C’est vrai pour sa « proposition phare » l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix quand il ose dire, par exemple, que les marchés à terme des matières premières pourraient très bien fonctionner sans aucun spéculateurs (on se demande quel négociant acceptera de payer avec un an d’avance une marchandise qui n’a pas encore été produite, mais que voulez vous, procurer de la liquidité pour financer les besoins des producteurs n’est pas utile pour Jorion. Alors on passe de l’extrême néo-libéral actuel, spéculation et liquidité sans limites, à l’extrême jorionesque, spéculation et liquidité sont totalement inutiles).

        C’est vrai sur la monnaie, bien sûr, quand il ose dire que seule la définition du blog n’a un sens (monnaie = monnaie fiduciaire), que voulez vous, le blog pense réunir la quintessence de la connaissance dans ces domaines mais n’arrive pas a dépasser cette question stérile de la définition de la monnaie et refuse toute analyse empirique des mécanismes qui lient crédit, dépôts et monnaie fiduciaire. Le blog préfère d’ailleurs toujours véhiculer les dogmes, les idées reçues et les raisonnements à priori à l’empirisme et au raisonnement critique.

        Le plus rigolo c’est que Jorion a bloqué mon IP après avoir écrit ces mots:

        « C’est très beau de se battre seul contre tous, et je vous admire. Si vous êtes payé pour le faire, dites à vos employeurs que c’est moi qui vous ai dit d’arrêter et que ce n’est pas de votre faute. »

        Voila, si vous n’êtes pas d’accord avec Jorion, c’est sans doute que quelqu’un vous paie pour vous exprimer. Le jour où il avouera qu’il a eu tort sur quelque chose ou bien qu’il acceptera la critique n’est pas prêt d’arriver!

        Quelle tristesse, quand je pense que son blog est classé #1 dans les blogs d’économie. Le sensationnalisme, les titres racoleurs et les raisonnements simplistes attireront toujours beaucoup plus de lecteurs qui ne cherchent pas à comprendre avec précision mais seulement à confirmer leurs biais personnels et libérer leurs frustrations d’un système dont ils se sentent rejetés que si on est est précis et nuancé.

        Répondre
        Sam dit :
        8 septembre 2011 à 13:44
        @Chris 06

        J’ai suivi ton échange avec Jorion. D’un côté ironie concise, de l’autre pointillisme sémantique.
        J’ai trouvé que stricto sensu tu avais raison sur les éléments donnés dans le doc « 147″, mais que les déductions de Jorion n’étaient pas fausses. Paradoxe, hein ?…
        Je m’explique. Tu prends un groupe de gens qui mettent en place une structure commune (le Réseau) , dans un moment similaire et que l’on constate qu’ils ont même statut social, même moyens et même club, même intérêts…Ne peut-on avance le mot « complot », objectif ?…Que tu ne trouveras jamais dans leurs documents et ou, par contre, tu pourras établir des différences, mêmes mineures, peu significatives entre ces gens. Donc, à la lettre tu as raison…

        On retrouve la même différence entre toi et lui sur l’interdiction des paris et l’exemple du marché des matières premières que tu développes.
        Tu montres que le marché de matières premières ne fonctionnerait pas s’il n’y avait pas d’argent dedans. Ça me paraît plutôt logique et, dans ce cas, le raisonnement de Jorion est faux.
        Mais il parle, lui, me semble-t-il, de la contingence du marché et veut en déduire quelque chose avec lequel j’adhère. On peut (et on doit sans doute, si on veut en finir avec la spéculation) supprimer le marché. D’autant que les paysans, producteurs, peuvent se faire financer par des structures étatiques existantes ou à construire, ou des particuliers sans tout ça soit agrégé dans une structure de marché qui transmute les productions en valeurs appelant à spéculation.

        Dans le cadre du marché, de l’analyse et du maintien du marché, tu as encore raison.
        Dans une dynamique de dépassement, d’enterrement d’un marché spéculatif Jorion n’a pas tort, il faut supprimer ces marchés des matières premières.

        Vos présupposés à tout deux ne sont pas identiques (et dieu merci, finalement), fatalement vos raisonnements divergent et trouvent leur assises, comme leur légitimité dans des conceptions du monde essentiellement différentes.

        Vous ne parlez de la même chose, vous ne voyez pas le même monde.

      3. Oui je m’en souvient, j’ai aussi écrit ceci, en espérant que vous le lisiez:

        @Opps59,

        je suis bien d’accord avec toi, il ne peut y avoir de débat chez Jorion car il n’y a pas d’arbitre. Il dit lui même que le but de son blog est d’être une plateforme permettant de réfléchir collectivement aux questions du monde contemporain, ce qui est tout à fait louable, et aboutit évidemment au centralisme démocratique, la négation du débat sans s’en rendre compte, en écartant, voir ridiculisant, tous ceux qui n’ont pas sa vision propre du monde et les mêmes inclinations politiques. Je n’ai rien contre les gens qui sont très à gauche, bien au contraire, je pense qu’ils ont raison sur bien des points et qu’ils sont indispensables dans toute réflexion collective sur les questions du monde contemporain. Mais je pense la même chose de tous les bords politiques. Le blog n’est même plus conscient du fait que les discussions virent toujours dans la même direction, avec une homogénéité des a prioris moraux du genre bourgeois, mauvais, pauvre, bon, égalité vaut mieux que liberté, etc…Le blog pense être représentatif des opinions de la population en général, celui qu’ils appellent communément « le peuple » sans se rendre compte qu’ils ne représentent en fait qu’une minorité.

        Je pense qu’organiser un vrai débat démocratique sur ces questions d’ordre politico-économique est quelque chose d’absolument indispensable aujourd’hui, qu’un blog ou un réseau de blog peut être un outil formidable pour essayer d’y arriver, mais aussi extrêmement difficile à réaliser. Jorion et en fait tous ceux qui veulent réellement qu’un tel débat sur les questions fondamentales auxquelles est confronté le monde contemporain ait lieu, feraient mieux de réfléchir à quelles sont les conditions indispensables à sa mise en place plutôt que de continuer dans ce qui est devenu une véritable farce c’est à dire quelque chose similaire à un débat au sein du parti communiste d’union soviétique après avoir voté la doctrine du centralisme démocratique!

      4. Ah ! Vous menez une croisade contre le communisme stalinien ! Tous s’explique ! Et quand vous me critiquez, c’est le spectre de Staline me tapotant d’un air approbateur sur la tête que vous visez en réalité.

        Là vous êtes très mal tombé : j’ai 65 ans, il y a parmi les gens qui nous lisent des anciens camarades d’école à moi, des camarades d’université, etc. demandez leur de citer un seul mot, une seule phrase positive que j’aurais pu prononcer pendant ces 65 années à propos du « communisme » soviétique, chinois, etc.

        Je vous souhaite bonne chance !

      5. Le centralisme démocratique, c’était plutôt une idée de Lénine, mais bon.
        Je ne parle pas ici de vos aspirations au communisme stalinien, je sais bien que ce n’est pas le cas. Je parle de la manière d’organiser un débat démocratique, il faut résister à tout prix au centralisme démocratique alors que c’est ce qui se passe sur votre blog.

        En êtes vous conscient?

      6. Permettez-moi de m’immiscer dans votre discussion. Je ne vois aucun rapport entre le fonctionnement du blog et le centralisme démocratique, une notion propre aux partis communistes dont on connaît les dérives staliniennes, amenant à assimiler l’un à l’autre d’ailleurs, trouvant leurs racines dans le léninisme.

        Quoi qu’il en soit, le repoussoir du stalinisme ne doit pas être servi à toutes les sauces  !

      7. J’ai déjà dis sur ce blog que la présence permanente de désinformateurs est fatigante.
        J’avais même ajouté un autre qualificatif très utilisé par Bernanos et qui a été censuré à l’époque.
        Il est très facile de reconnaître un désinformateur quand il est actif.
        Tout commentaire qui oppose la « liberté capitaliste » à la « dictature communiste » est un désinformateur puisque la dictature dite soviétique a pratiquement disparu du monde et que personne ne semble aujourd’hui la regretter.
        Le fait d’opposer artificiellement deux camps dont l’un a depuis longtemps perdu la guerre, à supposer que cette guerre ait réellement existé, ne sert qu’à absoudre le camp vainqueur dont on voit aujourd’hui quelles merveilles il nous a apportées.
        Il existe aussi d’autres sortes de désinformateurs, mais qui sont plus difficiles à débusquer.
        Le détective poursuit son enquête.

      8. Le centralisme démocratique est une notion propre aux partis communistes car ce sont les seuls à avoir essayé de mettre en place une réelle démocratie :

        Le même processus de centralisation démocratique est à l’oeuvre sur ce blog, comme sur bien d’autres d’ailleurs.

        1. on commence par liberté totale de discussion
        2. se créent automatiquement un certain nombre de groupuscules ayant des idées différentes sur les questions essentielles : jusqu’à là, pas de problème
        3. si on n’y prend garde, un des groupuscules, généralement celui constitué autour de la personne visionnaire qui a initié le processus, se transforme en noyau central, un groupuscule plus gros que les autres.
        4. jusqu’à là il y a toujours liberté totale de discussion mais certaines des discussions entre groupuscules commencent à agacer ceux du noyau central qui ne les jugent pas constructives ou pensent les avoir déjà résolues
        5. Le noyau central commence alors a essayer d’intimider les autres groupuscules, soit en convaincant d’une manière autoritaire un certain nombre d’entre eux que la discussion sur tel ou tel sujet est maintenant close car déjà résolue dans le noyau central, soit en ridiculisant les groupuscules récalcitrants.
        6. devant le tohu-bohu généré par les groupuscules récalcitrants, le noyau central qui s’est maintenant agrandi des groupuscules qu’il a réussi à intmider, commence à censurer voire interdire de parole les éléments jugés subversifs. Certains d’entre eux parten en exil
        7. il finit alors avec la doctrine du centralisme démocratique : « liberté totale de discussion, tous unis dans l’action » (ici se sera plutôt, tous unis dans les propositions du blog de Paul Jorion)

        Je pense qu’ici, on est largement au stade 6.

        Il faut à tout prix résister à ce processus or vous n’avez fait que l’encourager. Ce n’est jamais trop tard pour faire machine arrière, pour revenir à l ‘esprit original du blog de Paul Jorion, celui d’offrir une plateforme de débats démocratiques et de réflexions sur les questions du monde contemporain.

      9. Il est très aventureux d’imaginer qu’un blog puisse apporter des solutions sans conteste à des problèmes du niveau de ce qui se débat ici .

        Et l’on y débat , ce qui ne devrait pas déplaire à un britannique .

        Sur le « fonctionnement du blog  » , s’il est à coup sûr  » modéré » , je n’ai jamais senti que la « censure » ait été atteinte au point d’étouffer dans l’oeuf des voix discordantes .

        La limite du débat c’est l’opposition de deux monologues .

        Là le fonctionnement du blog serait perverti .

        Je confirme par ailleurs que les sensibiltés majoritairement exprimées ici ne sont pas statistiquement représentatives de la population française …à ce jour .

        PS : quand la crispation arrive , il vaut toujours mieux prendre un temps de méditation et prendre un peu l’air .

      10. Chris parle encore une fois de ce qu’il ignore totalement.
        Le centralisme démocratique ne peut s’appliquer dans un blog, par définition.
        Il concerne une organisatipn, et consiste à délibérer démocratiquement, avec les mêmes droits et moyens pour tous, contre l’engagement de respecter la décision prise ensemble, démocratiquement. Exemple: mon association de locataires.
        C’est ainsi que fonctionnent toutes les structures démocratiques, ce qui exclue bien sûr les partis de politiciens professionnels (de gauche comme de droite) ou les entreprises.

        Pour le reste, le jugement sur Paul est tout simplement malhonnête.

      11. Je parle ici de liberté des discussions.

        Il est évident qu’un certain nombre de règles, dans l’intérêt commun de tous ceux qui participent à ces discussions, doivent être mises en place pour pouvoir assurer cette liberté des discussions.

        Puisqu’il s’agit du blog de Paul Jorion, c’est à lui de définir des règles obéissant à des critères, autant que possible, objectifs, de les publier, et à ceux qui participent aux discussions de les observer, et sinon d’être censurés par la modération.
        Ces règles peuvent aussi contenir des avertissements ainsi que des sanctions, blocage temporaire d’IP et même définitif si les manquements à ces règles s’avèrent répétitifs.

        Tout cela est bien entendu nécessaire pour permettre un réel débat démocratique. La liberté sans règles, cela n’existe pas. Mais des règles inconnues de tous ceux qui participent aux discussions, c’est la négation de la démocratie.

        Je précise aussi que se sont surtout les stades 3, 4 et 5 qui font l’essentiel du centralisme démocratique. Certainement pas la censure quand elle est justifiée par la non observation des règles connues et acceptées par tous ceux qui participent au débat démocratique.

      12. Vous pensez vraiment qu’il y a sur ce blog des règles cachées de modération ? Vous êtes pourtant placé pour savoir que lorsque l’on en est victime, on obtient sans difficulté des éclaircissements sur les raisons.

      13. Je ne sais pas, je ne les connais pas. Je n’ai pour ainsi dire jamais eu un commentaire censuré sur ce blog, mais avant hier, sans me prévenir, ce n’est pas un commentaire qui a été censuré, mais mon adresse IP qui a été bloquée. J’ai en fait cru que c’était définitif. Si je n’avais pas envoyé un mail à Paul, je serais resté bloqué advitam eternam. Je ne pense pas qu’il s’agit d’une manière correcte de faire les choses.

        En ce qui concerne ces règles, voici un exemple de ce dont je parle, un blog auquel j’ai participé pendant de nombreuses années. Peut être ceci peut il vous intéresser.

        En ce qui concerne le problème principal du centralisme démocratique, le processus par lequel un noyau central se constitue et annihile petit à petit toute possibilité d’un réel débat démocratique, c’est à ceux qui organisent ce débat de veiller à ce qu’il ne prenne pas forme. On ne peut à la fois être juge et partie.

      14. Vous réécrivez l’histoire et faites l’innocent.

        Vous savez très bien pourquoi vous avez été un moment mis sur liste rouge, ce qui n’est intervenu qu’après rappels à l’ordre, de moi-même et de Paul Jorion.

        Merci d’en rester là.

      15. « Si je n’avais pas envoyé un mail à Paul, je serais resté bloqué ad vitam eternam. »

        Vous êtes incapable de dire la vérité ne serait-ce qu’une seule fois : c’est moi qui vous ai écrit. Vous êtes un troll, un point c’est tout. En ce qui me concerne : adieu !

      16. Boah !
        Il n’y a pas de censure ici, je peux vous l’assurer.
        La plupart de mes commentaires passent, d’autres non.
        Spams, poubelles ou censure, peu importe.
        Si l’une ou l’autre de mes interventions sont passées à l’oubli, je ne m’en formalise pas.
        C’est que je serais allé trop loin dans le cadre et l’espace que m’accrde ce blog.
        Y résister, c’est entretenir vainement la polémique.
        Pendant ce temps là, on avance pas.
        Accepter ce qui est comme effet miroir afin de saisir ce qu’il y a à changer en soi, avant de vouloir changer le monde.
        Ce monde se meurt et l’on s’attache plus à en décrire les attrocités et les abominations que les hommes ont produit, que de témoigner de la merveille qu’est la vie.
        Bien et bon toujours et surtout,
        que l’on ne se fasse un monde de rien.
        Tout est déjà parfait !

      17. Tentative pour objectif :

        Personne ne peut garantir une objectivité absolue
        Personne ne peut garantir que ce qui est objectif un jour le sera le lendemain.
        L´évolution des connaissances, l´apparition d´aléa externes au modèle (évènement climatique, sismique, …), une modification des objectifs poursuivis ou des priorités décidées.

        – pour accepter un tel aléa, l´être humain plongé dans le capitalisme réclame un profit pour compenser le risque pris.
        Une meilleure compensation d´un risque consisterait à prendre les décisions tous ensemble à tous les niveaux. Un risque est accepté lorsqu´il est pris librement et consciemment, non seulement on le comprend mais on se retrouve moins démuni car on a déjà réfléchi aux différentes options.
        Alors oui, la démocratie à quelques uns c´est déjà compliqué, et oui, la démocratie à tous ça promet ! Mais la démocratie est un chemin, empruntons le.
        En ce moment, on entend beaucoup de monde dire que la politique va moins vite que l´économie (les saints marchés). Et qu´il va falloir accélérer le temps démocratique. Je ne connais qu´une solution pour accélérer la démocratie : la dictature.
        Je propose que nous ralentissions l´économie plutôt que d´accélérer la démocratie.
        Pour ce faire, introduisons la démocratie dans l´économie.
        Renforçons la démocratie, ne l´accélérons pas.

        Si je délire, vous le dites surtout, j´assumerai un moment de honte, puisque je l´ai fait de manière transparente.

    2. Ce Chris06, qui a voulu m’expliquer l’Espagne à moi, c’est le genre, comme dit le proverbe ibérique, à vouloir apprendre à son père à faire des gosses.

      1. Soyons clair: quiconque reproche à Paul de « censurer » le blog
        comme le ferait Staline ne peut exprimer qu’une seule chose:
        la déception de ne pas convaincre, mais surtout
        la frustration de ne pas avoir le pouvoir d’un dictateur.

    3. NON et NON Mr Leclerc le stalinisme n’est pas une dérive du parti communiste c’est comme dans tous les partis révolutionnaires le leader devient la révolution, Robespierre disait la révolution c’est moi et Coluche en rajoutait en disant « un homme de fer à la tête et tous les autres en tôles » et aussi un piolet pour les têtes de pioches comme Trotsky qui l’avait prédit dans « Nos tâches politiques » dés 1905, Le « stalinisme c’est comme la révolution francaise du pareil au même et surtout l’hécatombe de l’armée allemande,une bonne fois pour toutes.Le socialisme national ce n’est pas le national socialisme.

    4. @ Chris 06

      Si vos arguments à répétitions étaient systématiquement censurés, on pourrait dire effectivement que le blog fonctionne à sens unique.
      Ce n’est pas le cas, puisque je vous lis très régulièrement.

      Dans ce cas, que souhaitez vous de plus ?
      Que ceux à qui vous opposez votre point de vue s’y rallient, même si ils ne sont pas convaincus ?
      Là pour le coup, ce serait un sens unique dans l’autre sens.

      Non non, je ne vois rien que de logique ici, chacun son point de vue et si vos arguments sont avancés avec un autre état d’esprit que celui de la polémique, ils auront très certainement une ouverture vers l’échange, plutôt qu’une voie sans issue.

  30. Des produits financiers basés sur des événements qui ne se produisent jamais, ou qui quand ils se produisent, n’ont plus grand rapport avec ces produits financiers, à quoi ça rime ?

  31. Pourquoi faire le fine bouche devant un sepuku généralisé des têtes
    de la BCE?
    Après tout, en bon défenseurs du libéralisme, ils sont, et on peut les croire,
    libres. Ce sont leur vie, ils en décident à leur gré.
    Pour les excités du rendement -petite cause, grands effets-, y’a de quoi de grimper sur la table.

    Comme nous ne sommes pas des sauvages, ce sepuku n’est bien entendu
    qu’une symbole de la démission, une auto-démission.
    L’ère bureaucratique a des avantages…

    Il y a eut des « limogé », il y aura des « starkisé » si ils ont un minimum de décence
    et de conviction. La Société du libéralisme pourrie par Darwin-Spencer a des exigences inflexibles:
    les faibles – les faillis- doivent disparaître. Et laisser l’ Etat décider de la voie rapide
    pour ses emprunts. A quoi servent ces intermédiaires ? c’est une rente de situation
    digne d’une république bananière.

  32. Certains parlent de Grand Krach , comme d’autres de Grand Jour , une éspéce de temps zéro de la résurrection . Je crains que ce ne soit pire . Non il n’y aura rien , pas d’événément significatif .
    Sauf pour des dévellopements anecdotiques . Au cours de l’histoire passée bien pire a été commis et toujours dans le cadre anodin de la vie quotidienne . Les buchers du XIVe siecle par ex
    faisait partie des évenements normaux , la peste et le choléra était endémiques vécus comme
    naturels .
    Avec la planche à billets , l’illusion monétaire nos dirigeants disposent d’un moyen admirable qui
    leur permet en douceur , d’utiliser toute la puissance de la société contre elle-méme .
    Pas d’inquiétiude , nous allons mourrir , mais lentement avec quelques vélléités de sursauts de vie , mais qui ne seront pas pour autant ‘Historiques’ .

    1. La douceur de ces dernières décennies nous fait oublier que nos « grands parents  » avaient une vie toute autre. Les guerres et remaniement mondiaux s’enchainaient à un rythme de tout les 30 ans.
      Il est illusoire de penser que le calme relatif de l’Europe est une situation « normale ». Les révoltes devraient vous mettre la puce à l’oreille. Auriez vous pensez qu’une spéculation sur le sucre embraserait le marché d’Alger pour se propager à la Tunisie et à l’Egypte etc ..
      Auriez vous pensé, il y a 3 mois que Londres serait dévasté par des pilleurs.

      Faites attention, les choses bougent beaucoup plus que vous pouvez le penser.

    1. J’ai le même problème, mes hauts parleurs sont trop faibles pour le son de toutes les vidéos de Paul Jorion.

      Je les écoute sur un autre ordinateur plus puissant.

    2. J’avais aussi signalé le problème il y a quelques temps, après comparaison avec d’autres vidéos que je regarde fréquemment sur dailymotion…
      Le curseur de ma carte son est toujours réglé à environs 33 %, me permettant de ne pas me crever les tympans lorsque mes alarmes de ma plate-forme de trading, dont le niveau sonore ne peut se régler, se déclenchent.
      Or, à ce niveau de son global, alors que je peux entendre généralement tout podcast diver et varié, je suis obligé de télécharger et lire « le temps qu’il fait » via VLC, préamplification à 200 %, car même en montant le volume de mon PC à fond, la version originale est quasiment inaudible…
      Par comparaison, les vidéos de kraftwerk sont à un volume sonore totalement adéquat sans que je n’aie à augmenter le volume moyen habituel de mon PC…
      Si cela puisse vous aider à entrevoir qu’il y a peut être matière à revérifier plus profondément s’il n’y a pas effectivement un problème lors de l’enregistrement de vos vidéos et y trouver la solution, je vous en serais éternellement reconnaissant, merci par avance…

  33. Beaucoup d’agitation pour boucher les trous … des calendriers, et maintenir les spectateurs en haleine.

    Réunion convoquée par le FMI le 14, réunion des ministres des finances (je crois) de la zone Euros le lendemain, nouvelles propositions attendues de Wolfgang Schaube, nomination possible de Jörg Asmunsen …

    Tout le monde (enfin presque) retient son souffle. Quelques jours seront peut-être gagnés avant réunion d’un G8, G7, G6 ….

  34. Bonjour Mr JORION,
    parmi les blogs que je lis avec assiduité se trouve celui de Mr CHEVALIER, monétariste parmi les monétariste (Milton est son dieu et Greenspan son archange…)
    selon ses interprétations sommes toutes étayée semble t’il, le flash crack de mai 2010 serait dû au défaut de paiement d’une banque européenne sur ses dettes en dollar ayant conduit aux accords de swap entre FED et BCE. (lien ci après vers son site)
    http://www.jpchevallier.com/article-bce-rien-ne-va-plus-suite-82615054.html
    quelle est votre avis sur cette théorie ?

      1. voici l’extrait du lien que j’ai attaché sur mon message :
        « Le problème est d’autant plus grave que la BCE n’a plus de réserves en devises, c’est-à-dire en dollars.
        Elle est donc obligée de les emprunter à la Fed pour les prêter à ces banques pour éviter un défaut de paiement en dollars de banques présentant un risque systémique comme cela s’est produit début mai 2010, ce qui a provoqué le flash krach du 6 mai 2010.  »

        ce qu’il dit est clair me semble t’il et exprime que le crack de mai serait dû à un défaut partiel en dollars d’une banque européenne immédiatement compensé par la BCE.

        somme toutes surprenante, cette idée est corroborée par le prêt de 500 millions de dollars de la BCE à une banque de la zone euro intervenue il y a quelques jours pour permettre de couvrir ses positions en devises cf : http://www.jpchevallier.com/article-bce-rien-ne-va-plus-suite-encore-82753784.html et http://www.jpchevallier.com/article-bce-rien-ne-va-plus-81812309.html
        Absolument pas fan de Friedman personnellement, son approche de ces évènements semble étayée…

      2. D’ailleurs avec Chevalier, il y a de quoi faire son marché en âneries plus ou moins volumineuses. La plus belle de ses inepties êtant sans doute sa croyance en un complot américain ourdi par Bernanke et d’autres (?) contre l’euro afin de sauver le dollar, théorie ridicule d’on je ne sais d’où elle sort mais néanmoins reprise depuis par la patronne du medef.
        Par ailleurs depuis au moins 5 ans que ce monsieur annonce la fin imminente (cela fait quand même 5 ans qu’il fait son cinoche à ce propos) de l’euro, peut-être pourra-t-il se targuer d’avoir vu juste si cela devait finalement arriver comme tout bon charlatan qu’il est !
        Autres inepties comme autant de running gags, la crise est finie depuis l’automne 2008 selon lui et les fondamentaux de l’économie américaine sont excellents. A se demander si ce monsieur a vraiment toute sa tête ou s’il ment sciemment et éhontément croyant par là peut-être participer à sauver le capitalisme financier ?

        Cela dit quand on le lit entre les lignes et qu’on perçoit ses non-dits avec un peu d’entraînement, ce qu’il dit n’est pas inintéressant dans le style prêchez le faux pour connaître le vrai. Je pense que Chevalier a de plus en plus de mal à cacher qu’il est complêtement paumé et ne croit même plus lui-même ce qu’il raconte.

    1. 200 milliards d’euros, « rapporté de façon inexacte »:
      Encore une histoire de journalistes, j’imagine. Elle dit 400 milliards , ils écrivent 200.

      1. Plus ou moins selon l’état d’esprit ou la réalité.
        Perso je renonce a prendre un put sur l’euro, cela me déprime trop

      2. Les journalistes ont une formation littéraire. On peut s’attendre à tout, c’est forcé!
        Si seulement , ils organisaient une vraie information boursière,
        les investisseurs, gagnant à coup sûr, auraient une vie plus tranquille.
        Mais c’est trop demander à ces messieurs.
        Car les hauts et les bas, l’excitation du gain, la déprime des pertes
        probables – non, pas probables, mais sûres, c’est ça: pertes sûres-
        ben tout ça vous raccourci une vie. ( Darwin l’avait dit bien mieux ).
        Je n’ai pas de conseils à vous donner, mais tout bazarder pour écouter
        l’herbe pousser, c’est cool avec une bière bien fraiche.
        A propos c’est quoi un « put »?

  35. Etrange cette analyse du départ de Jürgen Stark. S’il s’en va ce n’est pas plutôt parce qu’il a perdu son combat, il n’a plus aucune influence car la solution qui se profile est le fédéralisme. La crise de l’euro est terminée. Au final la dette globale de l’europe est tres faible par rapport a celle du japon, pas très éloignée de celle des US, plus ou moins équivalente en % de ses revenus a un foyer qui a fait un prêt immobilier, où est le probleme?

  36. Mr Jorion,

    Il semblerait que Jean Quatremer de Libé a une autre interprétation possible concernant la démission de Jürgen Starck. Je vous met, ci-dessous, le passage en question.

    « Reste que le départ de Stark peut aussi s’interpréter comme une défaite des ultra-orthodoxes : en effet, depuis cet été, le débat a totalement changé de nature outre-Rhin, les partisans d’un saut fédéral, seul réel moyen de stabiliser la zone euro, étant désormais largement majoritaires dans la classe politique allemande (voir mon article précédent). Or, cette fédéralisation passera par la création d’eurobonds, c’est-à-dire d’obligations européennes garanties par l’ensemble des Etats membre de la zone euro. La chancelière elle-même l’a admis devant les dirigeants de son parti. En clair, la zone euro deviendra une « union des transferts », une perspective que rejette les tenants d’une stricte orthodoxie monétaire et budgétaire. Bref, le départ du très rigide Stark, qui sera emplacé par le très europhile secrétaire d’Etat aux finances, Jörg Asmussen, comme vient de le proposer en marge du G7 à Marseille, Wolfgang Schäuble, le ministre des finances, n’est qu’un signe supplémentaire que la zone euro veut sortir de la crise par le haut. »

    Si vous voulez en savoir plus, l’adresse de l’article est la suivante : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/09/la-débandade-des-monétaristes-allemands.html

    J’aimerais avoir votre avis.

    Merci d’avance.

    1. Jean Quatremer ne fait pas mystère de son engagement européen. Il émet une hypothèse (« …peut aussi s’interpréter… ») en s’appuyant sur sa propre vision d’une Europe fédéraliste adoptant les eurobonds, à laquelle les Allemands seraient prêts à se rallier.

      Il va vite en besogne !

      1. @François Leclerc,
        Je soupçonne pourtant que vous François voyez comme moi en cette démission de Stark une bonne nouvelle. Est-ce que je me trompe ?

        Je reste quand même méfiant au contraire de l’éxalté Quatremer et ne sais toujours pas si ce vers quoi on va si tant est qu’on puisse le savoir à ce stade me satisfait ou pas.
        Jean Quatremer reste quand même un pur produit des années 80 en ce qu’il reste un libéral convaincu (moyennant une meilleure régulation du marché, ouais ouais ouais), ce qui est assez loin d’être mon cas, personnellement.

        @Paul Jorion,
        A ce propos, je n’ai pas compris votre réponse sybilline, Paul, un peu plus haut.

      2. Bon dieu, on nage en plein wishful thinking de tous les côtés… S’il vous plait, en quoi les Eurobonds seraient-ils une bonne nouvelle hormis pour une histoire de taux (un peu) plus bas pour ceux qui n’arrivent plus à se financer sur les marchés ? Pour moi, c’est surtout la perpétuation du service de la dette pour les peuples européens, ni plus ni moins. Et avec une croissance économique anémique, on fait comment ? « Tax and cut » : c’est çà, le programme des « zeurophiles qui veulent sortir de la crise par le haut » ? Oui, c’est vrai, Stark était un orthodoxe qui voulait remettre la BCE à sa place. Voilà ce qui gênait ses collègues apprentis sorciers. Et alors, le couplet de Quatremer sur la débandade des monétarites allemands, là, j’ai failli avaler de travers. Honteux !

      3. Bien vu Kohaagen : leur solution, c’est la saignée du plus grand nombre : tentez d’imaginer les contreparties budgétaires et sociales demandées par certains dans le cadre d’un consensus à 27 pour consentir à la mutualisation….

        En outre nous ne parlons plus ces temps-ci que de la tuyauterie (dette, financement) en oubliant 1/ que a chaudière est morte; 2/ qu’y’a plus d’gaz à moyen terme pour ce type de paradigme économique (ressources, population etc).

        Bref : nos sociétés ont besoin de se refonder intégralement, et le coeur de cette refondation consistera d’abord à en finir avec tous les processus de désaisissement qui lui interdisent de se gouverner.

        Un bon dimanche.

    2. C’est une interprétation inattendue. Pourquoi les Bourses ont-elles alors chuté ? Si l’interprétation de Quatremer était correcte les marchés auraient dû se réjouir.

  37. Merci pour votre réponse qui va dans le sens de ce que je pensais. Il y a cependant un passage que j’aurais dû souligner qui m’a interpellé. Il s’agit de « La chancelière elle-même l’a admis devant les dirigeants de son parti ».

    Si c’est vrai et je n’ai pas de raison de ne pas le croire, ceci demande peut-être à être examiné.

      1. Exact, après de nombreuses recherches dans différents journaux allemands, il apparait que (traduction Google, hum).

        « Nous ne voulons pas de l’Union des dettes, nous voulons une union stable», a déclaré la chancelière. En outre, elle s’est également prononcé fortement contre les euro-obligations

        Il semblerait effectivement que JQ prenne ses désirs pour la réalité.

        Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit.

    1. En Allemagne, les Socio-démocrates et les Verts sont pour les eurobonds.

      Les partis de droite sont contre les eurobonds.

      Jeudi 1er septembre 2011, Angela Merkel répète pour la 36ème fois qu’elle est contre les eurobonds. Elle s’est employée à montrer du doigt les «sociaux-démocrates et les Verts» qui «n’ont qu’un seul mot à la bouche: les euro-obligations» qui permettraient d’émettre des emprunts communs au sein de la zone euro.

      «Tous les pays mettraient leurs dettes dans un pot commun», a-t-elle critiqué. «Mais je vous le dis: celui qui vit à crédit menace son avenir».

      http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Merkel-en-campagne-defend-l-euro-10509425

      1. Cohn-Bendit en 68: «Nous voulons un monde nouveau et original. Nous refusons un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de périr d’ennui.». Traduction: « je suis un jeune bourgeois occidental très con mais je ne veux pas m’emmerder comme un vieux bourgeois très con ».

        Cohn-Bendit en 2011: « Nous avons aussi besoin d’euro-obligations pour relancer l’économie, notamment pour sa transformation écologique. » Traduction: « je suis un vieux bourgeois très con et je suis aussi emmerdant qu’un rat mort »

  38. Les eurobonds a mon avis auraient ete valables tout de suite lorsque l’on ne voyait qu’un aileron ou deux croiser au large de la grece juste apres les subprime,ils auraient permis de montrer l’ unite et la puissance politique europeenne,face au monde de la finance,ou a la finance du monde .Le coche a ete rate

  39. Si je donne mon avis sur les eurobonds,c’est pour savoir si j’ai tout bien capte,car plus haut et pour differentes raisons nous disions que beaucoup gens ne reagissaient pas quand on tentaient de les mettre au courant de la situation,encore faut il ne pas trop raconter de conneries

  40. Nous avons su après qui pourrait être le remplaçant. Entre temps il y a eu la rumeur sur un défaut grecque ce we. Le cds a pris 300pbs sur la journée avec un 2 ans grecque a 60% ce qui donne une probable implicite de défaut de 95% dans les 5 ans. Aujourd’hui sur bloomberg il y a la rumeur d un downgrading de banques. Bref la semaine prochaine promet encore d être épuisante. Des rumeurs toujours des rumeurs. Chaque jour en fait … toutes plus inquiétantes les unes que les autres.

  41. Comprendre les mécanismes des dérives du système pour le changer, c’est utile.
    Dénoncer ses abominations juste par réaction de révolte passive, est vain et futile.

    Je lisais ce matin dans le Dauphiné Libéré Drôme provençale, la chronique de Bruno Frappat, à propos du 11 septembre 2011 et du terrorisme

    « Le fanatisme religieux (ou prétendu tel, car il masque souvent des intérêts qui n’ont rien à voir avec Dieu …) a pris ses aises.
    Il s’est installé dans nos sociétés et il s’est installé dans nos hantises, jusqu’à l’excès.
    Les guerres destinés à l’éradiquer durent toujours (Afghanistan) et paraissent plus aptes à le nourrir qu’à le décourager. »

    Il en va de même à mon avis et en analogie avec le système capitalisme à l’agonie, que le combattre de front ne peut que l’alimenter.
    Le temps de la résistance par la dénonciation gratuite est pour moi révolu.
    Lâcher les résistance qui nous retiennent encore à l’ancien monde.
    Tel est le défi qui nous est lancé.
    Tout est en train de se mettre parfaitement en place.
    Bien et bon toujours, toujours.

  42. J »ai un pote assistant social a l’education nationale par exemple qui commence a vous lire depuis peu et il me pose des questions,il n’ ose pas vous demander

  43. Bonsoir Monsieur Jorion,
    Pour faire simple, je n’ y entends pas grand chose à la finance mais comme un peu tout le monde depuis 2008, Je m’interesse de plus près à l’actualité concernant cette crise financière qui n’en finit pas… Je ne sais plus à quel saint me vouer! Alors je cherche à m’informer plus en avant et je trouve votre blog que je consulte à présent de plus en plus régulièrement. De tous, je pense que vous donnez l’explication la plus objective des événements en cours. J’ai écouté attentivement votre flash spécial et je dois vous avouer qu il m’ a glacé le sang! Ai je bien compris? L’effondrement de la zone Euro serait pour la semaine prochaine? C’ est incroyable! Je savais l’Euro mal en point avec de forts risques de restructuration de la dette pour la Grèce et d’autres mal en point mais de là à imaginer un tel scénario… En clair, à quoi vais je assister ces prochaines semaines vu que visiblement l’Europe semble à l’agonie? Merci de m’éclairer car j’ y perd mon latin. Et également bravo pour votre blog.

  44. Monsieur Jorion semble s’énerver en cette fin vidéo, pourtant c’est excès d’humeur n’est dû qu’au simple phénomène dont il rappelle souvent ici même l’existence Personne n’aime les Cassandre. Vous voilà encore victime de ce phénomène monsieur Jorion, je sais que l’heure n’y est peut etre pas mais moi je prends cet excès d’humeur avec sourire.

  45. M. Jorion,

    Pourriez-vous argumenter vos propos quant au role tenu par les CDS dans la crise actuelle ?
    Contrairement a votre affirmation gratuite, je pense que la plupart des concitoyens ont tres bien compris de quoi retournaient ces instruments, ça n’est pas comme si c’etait vraiment sorcier.

    Comme vous le savez tres bien, on peut repliquer une exposition short CDS en achetant le bond correspondant et en revendant une obligation ‘sans-risque’ : pick-up sur le yield, recovery en place des 100% initiaux en cas de default. Je simplifie mais j’ai du mal a comprendre comment vous pouvez affirmer de bonne foi que ce sont les desks de credit qui provoquent une crise dont un enfant de 2 ans pourrait comprendre la veritable cause : on ne peut pas eternellement vivre au dessus de ses moyens.

    Merci d’avance pour votre eclairage, je ne demande qu’a en savoir plus car je dois avouer qu’en l’etat, cela reste un peu fumeux a mes yeux.

    Sur une autre classe d’actif, on voit bien ces jours-ci que les interdictions de naked short mises en places par l’AMF ne sont d’aucun effet. Regardons le stock de la Societe Generale pour s’en convaincre.

    Les marches financiers sont peut etre un peu chaotiques et le chemin peut etre ponctue de soubresauts, mais cela n’en constitue pas moins de bons revelateurs.

    PS. Desole pour les accents, QWERTY.

    1. On vous dit un jour : « Zut, les banques sont à sec parce qu’à force de remplacer les salaires par du crédit, tout a fini par s’écrouler. On va vous prendre provisoirement l’argent qui vous reste pour renflouer les banques ».

      Un peu plus tard, vous venez aux nouvelles et vous demandez : « Eh maintenant ? Quand est-ce qu’on me rembourse ? Quand est-ce qu’on augmente mon salaire ? »

      Et la réponse qui vient c’est : « On ne peut pas éternellement vivre au dessus de ses moyens, un enfant de 2 ans pourrait le comprendre. Circulez, y a rien à voir ».

      P.S. Je pense comme vous que la plupart des concitoyens ont tres bien compris qu’on peut répliquer une exposition short CDS en achetant le bond correspondant et en revendant une obligation ‘sans-risque’ : pick-up sur le yield, recovery en place des 100% initiaux en cas de default. Ils cachent leur jeu, c’est tout.

      1. Quelle bonne foi !

        Une crise de la dette demeure une crise de la dette, que celle-ci emane de particuliers, de banques ou de sovereigns. On peut transvaser cette dette d’un compartiment de l’economie a un autre, les problemes structurels demeurent evidemment.

        Reprenons : n’importe quel abruti qui joue au Loto (l’analogie avec le casino vous plait, je viens d’ecouter votre intervention sur France Culture a propos du HFT) est en mesure de comprendre en deux phrases ce qu’est un CDS, vous en avez d’ailleurs vous meme propose une definition on ne peut plus claire un peu plus haut. C’est possible de cerner l’idee sans connaitre les trois mots de charabia technico-professionel, a ce que je sache ?

        Maintenant, pouvez vous repondre a la vraie question qui etait : en quoi pouvoir vendre des CDS met la planete dans de beaux draps ? Pensez vous honnetement que ca soit un facteur determinant parmi les elements ayant conduit a la situation actuelle ? Si oui, merci de faire votre possible pour etayer (c’est facile d’appater le chaland, vous pourriez chroniquer sur lemonde.fr)

      2. R2, tout le monde a compris avec votre « pick-up sur le yield, recovery en place des 100% initiaux en cas de default », que vous êtes marchand de CDS. Vous défendez votre fromage, grand bien vous fasse.

        Quant à moi, je suis en train d’écrire mon papier sur les CDS, c’est plus long qu’un billet : je commence par expliquer la composante « prime de risque » du taux d’un instrument de dette ainsi que le rôle que jouent là les agences de notation, je parle après de la composante « profit », qui elle dépend de la concurrence entre acheteurs. Je passe ensuite à la détermination du prix de la prime dans le cas d’un CDS. Il faudra ensuite expliquer comme le montant de cette prime influe sur les taux qui seront réclamés lors des adjudications de dette souveraine. Vous savez tout cela mais moi je l’expliquerai sans jargon ni mots en anglais.

        Quand ce sera terminé, cela fera un billet en plusieurs parties, comme quand j’ai parlé de la spéculation ou de l’exception de jeu. Mais j’attends que l’ensemble soit prêt avant de le publier.

      3. Vous vous trompez, je n’ai jamais traite un credit default swap de ma vie, je parle librement. Je suis sincerement impatient d’en lire davantage : vous avez peut etre reellement des arguments apres tout. Je vous accorde le benefice du doute ; mais vous conviendrez cependant que ce billet constituait plus un teaser qu’autre chose (une « bande-annonce » ? puisque vous tenez a eviter les anglicismes).

      4. Je ne connais qu’une profession où l’on peut traiter d’un sujet que l’on ne connait pas , en employant tout le jargon du milieu du sujet que l’on traite : le journalisme .

  46. Question technique:
    J’ai régulièrement le même problème avec vos vidéos, la barre de défilement n’apparaît pas.
    Donc impossible de mettre en pause le temps que le tampon se charge, ou de revenir en arrière quand j’ai mal entendu une partie.

    Savez-vous d’où vient ce problème?

    1. @ Lien Rag

      Non… malheureusement. Utilisez l’adresse de contact en haut à droite et envoyez-nous une copie d’écran si vous le pouvez, mon contact chez Dailymotion pourra peut-être nous éclairer.

  47. tout cela est bel est bon
    mais moi j’m’en fous j’vot’rai
    Mé-len-chon
    et je fera la révolution
    révolution
    réfolityon
    réflocation
    dislocature
    dictatoture

  48. Bonjour Monsieur Jorion.
    Cela fait longtemps depuis plus d’un an que je lis votre blog. Je me suis enfin décidé aujourd’hui vous faire parvenir un commentaire, même s’il est publié plusieurs jours après la mise en ligne de la vidéo-article.
    Voici quelques remarques, et votre réponse me ferait très plaisir. Vous qui êtes anthropologue, vous aurez, je le crois, un regard sensible aux faits suivant:

    – Les commentateurs de la situation actuelle en Europe parlent beaucoup de la position de l’Allemagne. Mais pourquoi personne ne parle des PAYS-BAS ? Ce pays est pourtant une puissance économique non négligeable, très dynamique, au moins autant que l’Allemagne. Je n’ose croire que ce pays au carrefour de l’Europe n’a pas son importance et son mot à dire.

    – Un grand nombre de personnes semblent pointer du doigt les « méchants allemands »: « austère », « sobre » et « rigide ». Pour avoir passé un an dans une des régions les plus dynamiques économiquement du pays, et des plus conservatrices, la Bavière, je crois pouvoir apporter quelques éléments explicatifs à la question: « Pourquoi les allemands tiennent ils tant à l’orthodoxie économique-monétaire? » (corrigez moi si je me trompe). Je constate que la plupart des explications s’orientent sur des raisons historiques (« ils se souviennent de l’hyperinflation » ou « le miracle économique était basé en partie sur la désinflation compétitive »). J’aimerai mettre l’accent sur une autre raison. Elle est illustrée par ce reportage photo de mon ancien blog, écrit il y a deux ans, lorsque j’avais été reçu dans une famille bavaroise: BlogFreeEurope
    En effet, aujourd’hui, c’est le peuple allemand qui ne se fait pas à l’idée de payer pour les autres. La presse le pousse certes en partie à cela, en l’inondant d’information biaisée et d’opinions négatives. Cependant, les allemands ne sont pas des gens haineux, bien au contraire, ils étaient réputés pour leur tolérance et leur ouverture d’esprit il y a quelques décennies. Aussi, voici mon propos: les allemands en ont marre de se serrer la ceinture, de faire de la modération salariale. Ce n’est pas seulement une pratique économique « pure ». C’est tout un mode de vie. Toutes les familles allemandes que j’ai rencontré sont très économes, consomment peu au repas, achètent le moins cher et le minimum en matière alimentaire. Leur pratique en ce qui concerne la consommation de produits ménagers et différente: ils préfèrent acheter de la « marque allemande » ou « japonaise » assez chère et de bonne qualité, et ensuite la conserver pendant 15 ans, en la réparant et l’améliorant. D’ailleurs, toutes les familles auxquelles j’ai rendu visite possèdent un atelier avec des machines outils, même les plus modestes. Le week end, ils entretiennent leur maison et leur jardin (obligatoire en vertu de la charte du quartier), réparent leurs ustensiles et bichonnent leur ancienne BMW (qui semble comme neuve). Bien évidemment, cette économie de tous les jours leur permet d’ épargner pas mal. Ainsi, ils peuvent s’offrir parfois de belles vacances dans le sud de l’Europe, changer de voiture tous les 15 ans, et faire la fête (bavaroise) avec leurs amis les fins de semaine de la belle saison.
    Toutes ces pratiquent participent à une forme d’ascétisme, de discipline permanente de vie. Face a la crise, les Grecs incarnent le mensonge, l’aversion au travail et la débauche. Bref, la Grèce est une parfaite « cigale » là ou l’Allemagne est une « fourmi ». Dans tout cela, les allemands peuvent payer, ils le savent, mais ce qui les exaspère, c’est que les Grecs ne soient pas responsables de leurs actes au final; et qu’une fois de plus, ce sont les « honnêtes gens qui payent pour les autres » (je cite là une parole d’un père de famille allemand – celui de l’article de mon blog).
    J’ai essayé de résumé ici ce qui m’est apparu être le point de vu allemand sur cette affaire.
    Alors voici ma question: Pensez vous que les critiques à l’égard de l’Allemagne soient justifiées ou bien sont elles issues d’une des nombreuses recherches de bouc émissaire?

    Merci d’avance pour votre attention.
    Jérémie

    1. Je souscris à votre texte.
      Pour beaucoup de Français, consciemment ou inconsciemment le plus souvent, l’Allemagne est le bouc émissaire. Alors que tant d’Allemands se serrent la ceinture depuis 10 ans, quand le Français moyen augmentait son pouvoir d’achat. Les statistiques sont éloquentes : de 2000 à 2010, le nombre des bas salaires (moins de 9,5 E l’heure, 6,87 E dans la partie est) a augmenté de 2,3 millions. Parmi les pauvres, il faut ajouter les retraités et les chômeurs dont les revenus n’ont cessé d’être rognés. Dix pour cent des bas salaires sont inférieurs à 6 E de l’heure, pas de SMIC. Actuellement, près d’un salaire sur 4 est inférieur au SMIC français.
      La plupart des Grecs vivent chichement, mais il y a tous ceux qui vivent dans le luxe sans jamais payer d’impôts, ou si peu, les gros armateurs par exemple, un peu à la manière de Total et des grosses entreprises du CAC 40 en France. Ceux-là sont les grands oubliés des mesures d’austérité. Pourquoi ?

      PS: il y aura des élections régionales à Berlin, demain dimanche. Résultats à bien étudier, en particulier le score du Parti de Gauche (Die Linke).

Les commentaires sont fermés.