61 réflexions sur « FLASH SPÉCIAL : UBS ET L’AFFAIRE KWEKU ADOBOLI »

  1. Ha, un Europhile fait son mea culpa :

    http://www.contrepoints.org/2011/09/16/46152-excuses-aux-eurosceptiques

    « …Je reconnais aujourd’hui qu’ils avaient raison depuis le début. L’U.E. a ruiné notre économie, corrompu notre démocratie et brimé nos libertés. Si seulement nous avions écouté les eurosceptiques il y a vingt ans, nous pourrions alors être aujourd’hui dans la même situation enviable que la Suisse ou la Norvège. En fait, ceux qui étaient réellement bornés étaient ces pro-Européens… »

    1. Amsterdamois,

      J’ai suivi le lien. Dans les commentaires, il y en a un disant que cette confession est un mensonge. Le mea culpa serait celui d’un eurosceptique avéré depuis 1991. Qui croire ?

    2. @Hamster danois

      Contrepoints ? Le site des ultralibs pur jus ? Saines lectures… mais de là à les relayer jusqu’ici…
      Je sais pas « Qui est John Galt », par contre je sais qui sont Ayn Rand, Nigel Farage, Ron Paul, et les lapins de six semaines ou les ravis d’la crèche sur le blog à Popaul… surtout ceux déguisés en Hamster jovial.

      1. @ Vinaigrier

        Ach, je sais bien ce qu’est Contrepoints, et ça n’est pas de mon bord. Et je sais bien quelles prémisses idéologiques animent les diatribes d’un Farage, rassurez-vous; boire un verre de piquette me ferait un effet comparable.
        Il m’arrive aussi d’aller sur le site du NPA, vous savez, le facteur… chuis pas sectaire [bon, j’avoue, y en a, comme le fdesouche, là, j’ai du mal; et il y a encore bien pire, mais ceux-là, je ne les nommerai point…]

        Et c’est vrai qu’à la réflexion, ce pourrait être un fake. Si c’est le cas, mea culpa.
        Cela dit, j’ai perdu la foi Européiste, après 25 ans de communion; il est temps de sortir de cette dwingelandij, cette prison néolibérale qu’est l’Europe de Bruxelles. Irréformable, irrémédiablement au service du capital et contre les gens. Lorsque l’on dit ça, on a droit aux anathèmes des Eurolâtres; nou, ainsi soit-il.

    1. Merci Pierre pour l’info…Enfin ça bouge et l’affiche du mouvement est géante…Bien sûr pas de quoi faire trembler les dominants, mais peut-être de quoi faire bouger les dominés…Merci Paul pour l’explication difficile du pilotage des égards types inversés, mais finalement une bonne coupure d’électricité de quelques points stratégiques monstres et voilà là bien notre complexité bancaire échouer sur le caractère imprévu et spontanée des multiplicités novatrices des découvertes technologiques.

    2. Avez-vous entendu cette information ?
      « La Cour européenne de justice a condamné le PEAD dans sa forme juridique actuelle, et a conduit la Commission européenne à diminuer, pour l’Europe, le budget de 75%. Le programme passera donc de 480 à 113 millions d’euros.La part de la France sera amputée de près de 80%, et tombera donc de 72 à 15 millions d’euros. » (http://restosducoeur.org/content/derni%C3%A8re-chance-pour-le-pead)
      Vous remarquerez que ce n’est pas un manque de ressources qui est évoqué mais qu’il s’agit d’une décision prise à Bruxelle basée sur une notion d’illégalité du procédé !!!
      Comment peut-on ne pas être euroseptique après cela ?

  2. Formidable ce genre de petite vidéo, terriblement pédagogique, sur un point précis.
    J’ai (presque) tout compris ! 😉

  3. Sauf que la Suisse dort sur son tas d’or en préservant son statut de paradis fiscal à peine entamé et que la Norvège « cuve » son pétrole. Deux bonnes raisons de ne pas partager le sort commun.

    1. Certes, mais il s’agit d’une citation.
      Je me délectais simplement de l’apostasie d’un Eurocroyant… 😛

      Je le fut moi-même, avant de réaliser à quel point cette ‘religion’ était fondée sur le mensonge, comme une vulgaire église catholique…

      1. c’est pas un mensonge c’est une croyance et la croyance n’est pas mensonge, c’est une belle où une horrible histoire, une histoire de signes par exemple; aujourd’hui c’est le jour du seigneur,c’est dimanche, toute une histoire où quoi ?

      2. La papauté est une croyance pour le croyant, une usurpation pour quiconque considère l’histoire des premiers siècles du christianisme.
        Le christianisme tel qu’il s’est constitué en tant qu’Eglise au cours des siècles, est une sacré déviance par rapport à la secte primitive.

  4. Bonsoir,

    je suis tombé hier sur un débat de BFM où Jean-Michel Fourgous intervenait. Il expliquait bien évidemment que le système libéral était le seul remède à la crise et qu’il ne fallait pas ponctionner davantage les patrons car il ne touchaient que fort peu à cause de la redistribution de la richesse par le biais des impôts et en salaires. Il expliquait notamment que sur une base de 100, le patron ne percevait que 5%, le reste de la richesse étant ponctionné par les salariés et l’état.
    Sachant que les grandes sociétés du CAC ne s’acquittent quasiment pas de l’impôt, qu’il existe d’innombrables niches fiscales et que la part de rémunération entre travail et capital s’est considérablement accrue au cours des 20 dernières années (sans parler du cas où les entreprises ne comptent qu’un salarié), je doute que les chiffres avancés par cet illuminé de l’UMP soient les bons. Quelqu’un pourrait-il me diriger vers un site (ou un livre) qui traite de la répartition de la richesse produite (notamment dans les PME). Merci
    PS : Je suppose également que la répartition de la richesse dépend de la « générosité » de certains patrons ou de négociations collectives.

    1. Arf arf arf.
      On peut facilement réfuter ce raisonnement, débile en son fonds. Suffit d’aller au bout de celui-ci; une bonne petite reductio ad absurdum sera éloquente :

      Le Fourgous, donc, a l’air de penser que le ‘patron’ [et les actionnaires], en fait, devrait recevoir la quasi-totalité de la richesse créée. Puisque, implicitement, c’est lui qui serait à l’origine de ladite richesse. Les salariés et l’Etat [par le biais des infrastructures, de l’éducation, du système de santé etc] n’y seraient donc pour rien.

      Puisqu’il fait dans les sophismes du pauvre, on peut subséquemment lui en opposer un beau : prenez 2 usines, supprimez dans l’une le patron, dans l’autre les ouvriers; laquelle des deux pourra continuer à produire? 😀

      1. C’est celle dont les ouvriers auront été supprimés qui continuera à produire, ceux-ci ayant été largement remplacés par de l’interim, sauf activité high-tech. Autre question ?

      2. Et les intérimaires, ce ne sont pas des ouvriers? 😉

        La question était : QUI produit la richesse? Le patron à lui tout seul, ou l’ensemble des individus participant au processus productif, patron compris?
        Il s’agissait de remettre en perspective, et de décevoir certains egos se prenant pour des surhommes irremplaçables.

  5. Des produits financiers, j’ai du mal à comprendre, alors des produits financiers synthétiques, je suis largué totalement !!.. Bon ce que je comprends c’est que ces gens là font mumuse devant des écrans, pendant que leurs congénères triment de jour et de nuit pour faire par exemple l’acier qui va servir à promener leurs augustes fessiers dans des voitures de luxe.. Vivement qu’on change de monde, pas vrai ? N’est il pas plus facile de changer de monde que de changer un monde ? Donc prenons conscience de l’unité, afin de ne pas rater le coche de l’ascension planétaire qui arrive avec la vitesse d’un cheval au galop..

  6. M. Jorion j’ai le regret de vous dire que vous n’avez aucune idée de ce qui s’est vraiment passé chez UBS. Il ne m’est malheureusement pas possible d’en dire plus à l’instant mais de grâce prenez avec la plus extrême prudence la communication officielle.

    1. @ AlexT

      Si par un heureux hasard vous faisiez partie des gens dans le secret des dieux ces UBS, il ne serait pas très prudent de venir le clamer sur un blog en laissant votre email et votre adresse IP !

      1. Y aurait il des dangers de fuites de données personnelles qui n’ont pas vocation à paraître publiquement ?
        Je présume que le staff du blog peut garantir être doté de tout système de sécurité empêchant ce genre de désagrément, non ? Rassurez nous… !

      2. @ Philippe Meoni

        Il est évident que si fuite il y a, elle ne saurait être le fait du staff du blog. Ceci étant dit, c’est un blog, pas un site de spécialistes en cryptographie. Aussi, si quelqu’un de mal intentionné voulait vraiment savoir qui de chez UBS est venu s’épancher sur une affaire en cours…

        L’autre option étant bien sûr que celui qui prétend avoir des infos confidentielles et vient s’en vanter publiquement n’a évidemment rien 😉 Et c’est l’option que je privilégie ici !

      3. T’inquiété Julien, on saura vite. J’ai déjà envoyé le post à la brigade financière (122 RUE DU CHATEAU DES RENTIERS 75013 Paris. Téléphone : 01.55.75.25.92 …). On saura vite si c’est du râpé du Lidl ou de l’Appenzel grand cru…

      4. J’ai la faiblesse de penser que si je devais laisser des informations confidentielles sur ce blog vous auriez bien de la peine à tracer mon IP et mon adresse e-mail…

  7. On comprend mal comment un jeune de 31 ans, qui ne fait partie du staff de la banque que depuis cinq ans, peut jongler avec des sommes aussi importantes.
    Mais cela touche un problème général: plus vous vous montrez vorace et agressif dans ce « métier », plus vous êtes payé et apprécié par vos supérieurs. On cultive ainsi un comportement qui peut provoquer des incidents, d’autant plus qu’il y a une dyssymetrie chronique en terme d’échanges d’information entre le risk management et les salles de marché.
    Ce qui est typique: on essaye de stigmatiser l’individu comme criminel, de focaliser l’attention sur lui et non sur les défaillances systémiques pour lesquelles il y a forcément des responsables. On dira, comme dans le cas Kerviel, tout cela est inhérent au « système » qui fonctionne normalement, qu’il n’y a pas de responsabilité de la part de la banque et Adoboli est un délinquent, sans attendre le jugement définitif.
    Ce qui est positif dans cette histoire: l’idée-projet de séparer l’investment-banking des comptes de particuliers sera ainsi alimenté de nouveau, du moins en Suisse et en Angleterre.

  8. J’ai entendu parler de J.B. Say aujourd’hui, de la part de Jean-Luc Gréau, transfuge libéral puisqu’il faisait partie d’une organisation patronale avant, pour critiquer la mondialisation aujourd’hui.

  9. The loss resulted from unauthorized speculative trading in various S&P 500, DAX, and EuroStoxx index futures over the last three months. The positions taken were within the normal business flow of a large global equity trading house as part of a properly hedged portfolio. However, the true magnitude of the risk exposure was distorted because the positions had been offset in our systems with fictitious, forward-settling, cash ETF positions, allegedly executed by the trader. These fictitious trades concealed the fact that the index futures trades violated UBS’s risk limits.
    (résumé : les pertes sont dues à de la spéculation excessive sur les index de futures de plusieurs bourses camouflée par des positions fictives depuis 3 mois.)

    Equity derivatives is expected to be a key growth driver of investment banking revenue this year, with Delta One derivatives in particular likely to see close to double-digit compound annual growth from 2010 to 2012, according to JP Morgan analyst Kian Abouhossein.
    http://www.efinancialnews.com/story/2011-01-20/ubs-equity-deutsche-duo
    (résumé : c’est un boulot qui rapporte bien aux banques)

    détails d’un job dans le GSE pour UBS :
    http://www.globalcompliancejobs.com/risk-careers/67013/Product-Control-Global-Synthetic-Equity-Gse-

  10. D’après vos sources, si je vous ai bien compris, vous expliquez, selon des pratiques usuelles que vous nous rapportez à l’exemple de vos expériences passées, que les positions ETF faussées, par leur complexité, ont été compensées par des positions « classiques » pour rattraper les écarts.
    Or, voici la déclaration de UBS publiée par Reuters :
    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE78H08P20110918?pageNumber=2&virtualBrandChannel=0
    « La banque souligne que les positions prises par le trader l’ont été dans le cadre normal de l’activité et suivant les conditions d’un portefeuille correctement couvert. Mais, ajoute-t-elle, la teneur réelle de l’exposition au risque a été faussée parce que ces positions ont été compensées par d’autres, fictives, prises sur des ETF. »
    Je comprends dans cette déclaration qu’il s’est produit une chronologie contraire à ce que vous nous expliquez, non ? Ce sont, d’après UBS, les positions sur les ETF qui ont compensé les dépassements de plafonds autorisés…
    Bref, entre votre version et celle d’UBS, j’y perds mon latin !!

  11. C’est l’épiphénomène de l’incongruité de l’usage des “machines” : imaginer qu’elles puissent remplacer les “savoir-faire” les “savoir-être », oublier qu’elles peuvent être une aide au diagnostic –seulement cela est bien suffisant !- conduit dans des impasses ou l’HUMAIN est relégué aux oubliettes !!
    Imaginons demain la médecine envahie sur les mêmes principes sans vision globale, sans tenir compte de la vie du patient (aujourd’hui client !) des interactions complexes et personnelles, sans analyser le passé, bref…appuyer sur la touche 1, puis 2 etc…
    Nous serions réduits nous aussi à quelques « algorithme » aussi mortels !!
    Que nous en soyons, aujourd’hui, à discuter sur l’efficacité des « mathématiques » même financières…pour respecter les décisions humaines imparfaites, certes, mais respectant la VIE me nâvre profondément….

    1. Hello morvandieu, cela existe déjà dans les traitements médicamenteux comme les « chimios » et leurs protocoles appliqués sur un nombre d’individus bien différents…Je vous laisse apprécier les résultats en fin de parcours et le chiffre des morts enregistrés…Lorsque le remède tue plus que la maladie, effectivement, il y a là bien souvent un facteur lié aux intérêts de ceux qui ont mis ces protocoles en place…Reste à en faire la démonstration, si toute fois vous ne vous faites pas descendre avant…L’industrie médicamenteuse est un monstre difficile à abattre.

  12. C’est vrai , ce qui est rapporté par P.Jorion me semble terriblement compliqué pour ne pas dire opaque ….

    Ce serait bien de faire un listing de toutes les pratiques, les mécanismes, spéculatifs des plus courants aux plus pointus, pour ne pas dire tordus .

    Evidemment de mon point de vue , j’en tire la conclusion qu’il est de plus en plus urgent de reséparer les banques de dépôts et les banques d’affaires et d’y mettre des règles et des frontières draconiennes …

    Ainsi , si des banques d’affaires commettent des maladresses , des erreurs , ou des illégalités , qu’elles en paient les conséquences , sans que le fonctionnement normal des banques et que l’économie réelle n’en soient affectés .

    Je ne suis pas naturellement naïf au point de penser que cette confusion , ce mélange des genres , n’ont pas été voulus , imposés , pour obliger les états à être garants des organismes financiers quand ils se plantent dans leurs tripotages spéculatifs .

    Ce qui permet à la spéculation de se porter à des niveaux qualitatifs, quantitatifs et de complexité jamais atteints …

    Ca , l’évasion fiscale, et le blanchiment de capitaux , c’est ce qui fait l’importance et la nocivité des grandes places financières , avec le concours d’avocats d’affaires et de spécialistes bancaires .
    Bn.

    1. Vous appelez ça des banques d’affaires où est l’économie réelle dans ce monstre ?
      Ce ne sont plus que des bookmakers et rien d’autre, c’est lamentable de laisser faire ça comme c’est lamentable tous ces sites de jeux en ligne poker et autres légalisés par les gouvernements.
      Quelle société minable dans laquelle nous vivons !!!!

  13. La question que l’on peut se poser c’est pourquoi la finance est-elle si compliquée ?
    Tout cet argent gagné par les banques permet-il de faire plus de prêts aux entreprises et particuliers ? à de meilleurs taux ? à alléger les conditions d’obtentions de prêts ?
    En gros, tout cela permet-il aux banques d’améliorer le métier principal des banques ?
    De toute évidence, ça n’est pas le cas.
    Alors quand je lis sur ce blog des pseudos-trolls et autres cracks des mathématiques nous seriner avec des « vous n’avez rien compris Mr Jorion », je m’en contrefous.
    Le résultat est là : ces pratiques sont plus qu’inutiles, elles sont néfastes et ne rapportent qu’à une minorité.
    Augmenter la complexité est une méthode courante dans nombre de corporation (droit, comptabilité, fiscalité, politique, logiciels informatiques, …) qui a l’avantage de rejeter le néophyte. S’il veut comprendre cette complexité, il doit s’y investir, rentrer dans cette logique et in fine être absorbé par ce système.
    Mais désolé, nul besoin d’être cuistot pour dire que la bouffe est dégueulasse.

  14. L’économie est au mathématique, ce que l’astrologie est a l’astrophysique.
    Faire des formules et appeler la science, même si c’est basée sur du vent.
    Voila le système économique dans toutes sa splendeur

  15. A mon avis l’UBS a joué avec le Franc Suisse et a perdu suite a l’intervention de la BNS.
    Simple comme bonjour et inavouable.

  16. Pour ma part j’apprécie beaucoup l’explication simple que vient de nous fournir Paul Jorion.Très pedagogique.
    Ce qui parait etonnant c’est qu’il n’y ait pas assez de verifications croisées , et qu’il n’y ait pas non plus de warnings suffisants lorsque les courbes s’emballent.
    Mais bon, je ne connais pas du tout ce milieu, et peut-être est-ce dans la logique » Casino » des banques?

  17. petite info récupérée lors de l’émission (excellente) science publique sur France Culture: Pierre Henri GOUYON a relevé dans le Télégraph qu’un nouveau cable de télécommunications va être immergé entre Londres et New York afin de gagner 6 millisecondes dans la transmission d’informations. Coût du cable: 300 millions de$ bénéfices escomptés par la finance :plusieurs millions par milliseconde…Au bout d’un an, ça fait un joli pactole…Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de la finance…

  18. le vrai probleme c’est les banques qui donnent des milliards a leurs traders pour jouer avec
    si elles jouaient avec 1 million, elles ne pourraient pas perdre 1 milliard…
    encore que…

  19. Une petite question que je me suis posée, qui était de savoir pourquoi les « fraudes » dans les banques apparaissent toujours en milliards ?? Et subitement m’est apparue (à mon sens) la SEULE réponse valide à cette question : parce que ce sont celles qui atteignent un tel niveau qu’il devient impossible de les cacher !!

    Si l’on considère une loi statistique (de Poisson par exemple), il devient évident que le nombre d’opérations considérées comme frauduleuses de plus petites ampleurs doit exister de façon incommensurablement plus importante !!! Ce qui veut dire que les pertes de l’ordre de 100 millions d’euros sont probablement passées systématiquement sous silence !!!

    NB: il devrait même être possible pour un « bon » mathématicien d’en extrapoler le nombre d’après les points extrêmes connus (Kerviel…) et en se basant sur ce type de courbe.

  20. Hors sujet,
    peut-on avoir votre avis d’anthropologue sur le livre d’Emmanuel Todd sur les origines des systèmes familiaux et son interprétation du dynamisme généré par la famille ‘égalitaire’ ?
    merci

  21. Recopie du commentaire sur les variations du Namex montrant un nombre d’opérations croissants sur les ordres.

    Monsieur Jorion.
    Ca m’étonnerait que vous ayez 5 minutes ces temps-ci, mais il serait peut-être utile de commencer par les bases de l’agrégation d’ « actifs ».
    Je préfère ainsi déjà le terme agrégation à celui de synthétique. C’est plus parlant.
    Et les lettrés pourraient se rendre compte qu’ils utilisent les maths dans le langage maternel et comprendre des mots comme base, variation, incertitude qui sont les fondamentaux des « produits » financiers les plus complexes. Y’a rien de trop sorcier là-dedans.

    Un exemple de base que chacun pourra comprendre avant de sauter à l’étape supérieure.
    J’ai une relation commerciale de longue durée avec quelqu’un.
    Je ne connais évidemment pas l’avenir car je n’ai pas de boule de cristal.
    Imaginons qu’au moment où je veux travailler avec lui, je décide que pour le bien de notre relation, il est nécessaire de prévoir les évolutions obligatoires des prix et nous décidons, conjointement d’une formule qui permettra de modifier ce prix en fonction du contexte extérieur à notre relation.
    Car NOUS savons que cet extérieur influera sur notre relation mais que nous n’aurons aucun pouvoir sur lui.
    Très bien. Le contexte est décrit.

    Je passe donc une commande à un sous-traitant admettons un tuyauteur (les transferts de fluide sont beaucoup plus fréquents que vous ne le pensez) . Et nous savons que le coût global de sa fourniture/prestation devra être quantifié selon le poids de chaque variation dans chaque type de coût.
    Ainsi, je quantifie :
    10% de sa fourniture est fonction du prix du cuivre.
    70% de sa fourniture est fonction du prix de la main-d’oeuvre qu’il emploie.
    20% de sa fourniture varie en fonction d’un cours de monnaie car nous ne sommes pas du même pays. (ça arrive même aux gens biens)
    Le prix à un an pourrait ressembler à ça :
    P an+1 = (delta cuivre*10 + delta MO*70 + delta risque de change*20)/100
    le delta est bien évidement la différence entre le prix au jour d’entrée en vigueur de la formule et celui un an plus tard.
    Là, nous avons maitrisé la base et UNE partie de la variation.
    Pour maîtriser la totalité de la variation ainsi que l’incertitude, il sera nécessaire de fixer des bornes pour limiter ces dernières de façon volontaire et conjointe.

    Si certains sont intéressés par la suite, faites-moi un lien vers ce sujet, et je continue dans les explications.
    N.B. : il est nécessaire de passer par les bases de la gestion pour aller plus loin dans les « produits » bancaires.

  22. Dans la relation commerciale souhaitée longue ci-dessus, vous aurez remarqué qu’au moins deux variables pouvaient avoir des variations très grandes.
    Le prix du cuivre, et encore plus le « risque de change » (variation de monnaies qui a permis à Soros de devenir largement milliardaire). Ces variables sont sujettes à spéculation bien plus que le coût de la main d’oeuvre, mais pour l’instant…

    Nous allons donc « borner » ces variations afin qu’aucune des deux parties ne soit lésée, soit à la hausse, soit à la baisse.
    Ainsi, la variation du cuivre a été constatée de 15% et la variation de change des monnaies a été de 20% sur les deux années précédentes.
    Le contrat qui sera signé par les deux parties comportera donc clairement que chaque franchissement d’une des bornes entrainera une interruption du contrat pour re-négociation.
    Si le franchissement de borne porte sur le change, il peut entrainer un changement de fournisseur vers une zone de change plus « favorable », bien sûr. Et ceci peut être au bénéfice du fournisseur comme de l’acheteur.

    Bon, si tout est compréhensible, nous abordons les notions d’incertitude pour les banques, les assurances, les fonds de pensions et les sociétés de « capital risk » juste après.
    Le transfert de risque interviendra après… digestion. Ou indigestion, d’ailleurs.

    1. Ouais, Julien.
      Là, j’aborde la notion de risque. Tu auras donc l’absence de plaisir de ne PAS voir apparaître TA prime.
      Une prime, c’est pour les « wanted »…

  23. « ce qui se conçoit bien ………s’énonce clairement » .

    Paul , franchement sur les ETF, là on n’y est pas !!

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