AVIS DE GROS TEMPS POUR LA GESTION DU RISQUE DE MARCHÉ !

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Vendredi, en une seule séance des marchés à terme, l’or a perdu 5,8 % de sa valeur, et l’argent-métal, 17,8 %. Vu l’état actuel des marchés financiers et de l’économie en général, qui amorce depuis quelques semaines la deuxième branche de l’évolution en « W » ayant débuté en 2007, la chose pourrait apparaître surprenante, le métal précieux étant le prototype-même de la valeur-refuge.

En réalité, le fait que le prix des métaux précieux – et l’or en particulier – grimpait régulièrement depuis le mois de février, doit être interprété rétrospectivement comme un signe de la relative bonne santé des marchés financiers durant les trois premiers quarts de l’année.  Car si le prix de l’or et de l’argent baisse en ce moment, ce n’est pas parce qu’ils ont cessé de jouer le rôle de valeur refuge, c’est parce que certains qui en possèdent le vendent en ce moment, non pas pour réaliser leurs gains mais parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement : pour payer leurs dettes qui se creusent ailleurs, ou parce que les chambres de compensation des marchés où ils sont positionnées leur adressent des appels de marge, c’est-à-dire leur enjoignent d’approvisionner leur fonds de réserve, en raison des pertes qu’ils subissent là.

Autrement dit, les ventes d’or et d’argent auxquelles on a assisté la semaine dernière et vendredi en particulier, ne sont rien d’autre que les ventes en catastrophe d’intervenants en position délicate. Une personne interrogée hier par le Wall Street Journal signalait en particulier « qu’il semble que des banques européennes vendent de l’or, peut-être pour augmenter l’argent liquide dont elles disposent et étançonner leur bilan ».

Lorsqu’on entre dans des périodes de vente à la casse sur les marchés financiers, comme les ventes de métaux précieux dans la journée de vendredi, le plongeon se transforme bientôt en chute en vrille. Gérer le risque de marché exige en effet que le prix de certains produits monte quand celui de certains autres baissent. Or, quand chacun se débarrasse de tout ce qu’il possède parce qu’il n’a en réalité pas d’autre choix, comme c’est le cas en ce moment, le prix de tous les produits s’effondre simultanément. La couverture des positions financières – leur protection contre la perte par la prise de positions sur des produits dont le prix grimpe quand le leur baisse – cesse d’être possible et la gestion du risque entre en régime chaotique. Ce fut le cas vendredi, quand les pertes essuyées obligèrent les intervenants à se délester de certains de leurs actifs, dont la quantité offerte à la vente fit alors baisser le prix, causant des pertes à d’autres intervenants qui furent obligés de faire de même, et ainsi de suite, créant une spirale infernale.

Les mésaventures de M. Adoboli à l’Union de Banques Suisses, révélées la semaine dernière, nous rappelaient de manière dérangeante celles de M. Kerviel au début de l’année 2008. Les ventes à la casse de vendredi nous replongent elles aussi dans l’atmosphère de 2008. Contrairement à ses homologues de la Société Générale qui avaient choisi de se maintenir à la barre, M. Oswald Grübel, P-D.G. d’UBS a préféré démissionner aujourd’hui samedi. Comment interpréter son geste ? Retour en force du sens de l’honneur à la tête des banques ? Ou jet, beaucoup plus troublant, de l’éponge ?

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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146 réflexions sur « AVIS DE GROS TEMPS POUR LA GESTION DU RISQUE DE MARCHÉ ! »

  1. La Suisse est parait-il la plaque tournante du marché international des matières premières.

    http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/0,1518,787321,00.html

    Ein neues Buch enthüllt, dass die Schweiz eine Drehscheibe des internationalen Rohstoffhandels ist. Demnach maximieren die global agierenden Konzerne mit raffinierten Tricks ihre Gewinne. Die Förderländer leiden unter dem kapitalistischen Monopoly – und bleiben arm.

    Il s’agit du cuivre … et de Glencore

    Der Vorwurf: Eine profitable Kupfermiene soll Verluste schreiben

    « Rohstoffhändler sind die Blutsauger der Dritten Welt », sagte einst der Schweizer Grünen-Politiker Josef Lang. Glencores Börsengang zeigt, dass der « Rohstofffluch » auch lange nach dem Ende der europäischen Kolonialherrschaft weiterhin wirkt: Rohstoffreiche Länder sind und bleiben arm, während Rohstoffhändler aus der industrialisierten Welt sehr reich werden.

    Glencore handelt mit Metallen, Energie- und Agrarprodukten. Metalle und Erze gehören zu den lukrativsten Geschäftsfeldern des Unternehmens. Die Marktanteile etwa bei Zink, Kupfer und Blei am weltweiten Handelsvolumen liegen bei bis zu 60 Prozent.

    Die Kupfergewinnung zeigt beispielhaft die Ausbeutung Afrikas auf.

    .. Mais tout cela est a-moral selon Sponville, et Slama proposerait d’humaniser le capitalisme, et non de le moraliser.

    J’ai pas le temps de traduire malheureusement !

    La Suisse achète 8 fois plus de cuivre que la Chine, bien entendu seulement sur le papier…

    liegen die Verluste durch Steuerminimierung für die Entwicklungsländer bei 250 bis 350 Milliarden Dollar jährlich – nur durch verdeckte Zahlungen und fiktive Transaktionen.

  2. Un autre point pourrait aussi expliquer, en parallèle, cette chute sévère des cours.
    De manière récurrente, des rumeurs font état, notamment sur les ETF concernés (GLD et SLV pour les plus gros) de manipulation des cours par absence de possession physique des stocks annoncés.
    Les ‘vaults’ ne seraient pas si physiques que les ETF l’annonceraient …
    http://seekingalpha.com/article/265085-does-ishares-slv-etf-really-hold-silver
    Où on retrouve nos amis de la JPM, par exemple.
    Ou quand on constate que les cours suivent un parallélisme des annonces d’acquisitions de stocks physiques par les hedges funds gérant les ETF ‘métaux’ :
    http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?article=3146944774G10020&contributor=Tim+Iacono.

    Et régulièrement, des rumeurs de faire surface que tel client demande à se faire livrer en ‘physique’ et que les ETF sont bien incapables de le livrer …

    Tout ceci pour dire (bien que je ne crois que ce soit le cas pour ce coup là) que régulièrement, des chutes adviennent quand le marché bruisse de ces rumeurs là, qui viennent évidemment nuire au bizness.
    Mais le bizness reprend ses droits et la crise permet vite de faire effacer tout cela : le cours de l’or réaugmente rapidement.

    Quel est le meilleur ‘collatéral’ à l’or, y compris sur les marchés ‘virtuels’ des ETF ?
    Les obligations US ?
    Les stocks ?
    Non …
    La crise.

    1. « Et régulièrement, des rumeurs de faire surface que tel client demande à se faire livrer en ‘physique’ et que les ETF sont bien incapables de le livrer  »

      Et que se passe-t-il de toute façon lorsqu’un client demande livraison de son or physique ?

      C’est considéré comme une liquidation de contrat d’achat.
      C’est aussi de cette manière que les ETF faussent le marché, en transformant des achats en ventes.

      1. @ Gwap :
        « C’est considéré comme une liquidation de contrat d’achat. »
        1/ le terme lui-même est frappant : ‘considéré’. C’est tout le problème de l’absence d’intégration de l’effet (la livraison) comme caractéristique déterminante des marchés à terme.
        Si on ‘considère’ qu’un contrat d’achat est ‘liquidé’ alors même que la livraison n’est pas effective, c’est bien alors que le marché non pas est ‘faussé’ comme vous l’écrivez, mais bien qu’il est faux.
        Qu’il fonctionne sur du faux
        Voyez les multiples articles de Pierre Sarton du Jonchay sur ce blog, concernant la problématique de l’absence d’effet des marchés soit disant ‘à terme’.
        2/ ‘considéré’ par qui ? Les ‘marchés’ ? Les acteurs ? Qui sont ces acteurs ? Qui ‘considère’ quoi ?

        « C’est aussi de cette manière que les ETF faussent le marché, en transformant des achats en ventes. »
        Non.
        Ce ne sont pas les ETF qui ‘faussent’ le marché.
        Ils ne font que participer à un état de fait qui était déjà présent bien avant que les indices ne soient créés.
        Ils ne sont que des indices : si on suit le raisonnement des ‘marchés’, les indices ne font que ‘refléter’ les marchés.
        De fait, ils amplifient les caractéristiques des marchés (c’est la caractéristique majeure des indices : synthétiser des caractéristiques d’un ou des marchés).
        Les marchés ne sont pas efficients.
        Ils sont tout simplement faux.
        Artificiels.

        Surtout, les marchés ne sont pas ‘manipulés’, au sens strict du terme.
        Il n’existe pas de complot d’acteurs, qui viennent salir et pervertir le bon fonctionnement des dits ‘marchés’.
        Mais il y a seulement des rapports de force que l’on dissimule, derrière des concepts fallacieux de ‘valeurs’ ou de ‘manipulation’, qui permettent au système de dissimuler ou quand la réalité se fait jour, d’utiliser la théorie du complot, quand il n’y a que les rapports de force.
        En l’espèce, dans ce cas précis, des acteurs majeurs (ETF d’hedges funds ‘tenant’ les dits marchés) ont décidé de shorter leurs contrats pour honorer leurs appels de marge ailleurs.
        Et comme ces acteurs ‘tiennent’ le dit marché, toute action majeure de leur part a forcément des répercussions majeures sur les dits cours des dits marchés.

        Pas plus compliqué.
        Du pur rapport de force.
        Aucune ‘manipulation’ (au sens de complot).
        Simplement le reflet de la réalité.
        Pour qui sait le lire, au-delà de l’écran de fumée (très troué) de la ‘valeur’ de l’or ou de la ‘manipulation’.

        PS : quand je dis que les hedges funds ‘manipulent’ les cours, je veux en fait signifier non pas qu’ils réalisent un ‘complot’, une ‘entente’, un ‘trust’ contre le marché forcément transparent et efficient mais bien qu’ils se servent des concepts fallacieux comme celui de la valeur ou même de la manipulation pour masquer la réalité, soit la mise en oeuvre des rapports de force sur ces marchés, rapports de force qui leurs sont évidemment favorables (du fait qu’ils ‘tiennent’ ces marchés majoritairement, par les ETF). De temps en temps, la réalité apparaît. C’est le cas avec la chute des cours de l’or et de l’argent, pour une toute autre cause que l’on viendra par la suite donner (et il y a fort à espérer que ces ‘explications’ viendront, pour expliquer ce qui n’est pas en ‘apparence’ explicable rationnellement, sauf par l’existence de rapports de force en action).
        Tout le monde sait que les ETF reposent sur du vent, en grande partie (sans stocks réels) mais tout le monde accepte ce fonctionnement et l’intègre comme ‘réel’. Les ETF ont été créés pour ça, pour créer un écran de fumée, masquant la réalité des rapports de force ou pour produire un autre rapport de force, à l’avantage de ceux qui les ont créé.
        Sans les ETF sur l’or, on en reviendrait au bon vieux fonctionnement du marché de l’or, basé sur la ‘valeur’ mais aussi où les acteurs seraient plus identifiables. Depuis les ETF, non seulement on démultiplie les paris (indices) mais on masque aussi les acteurs et les rapports de force.
        Mais sans ces ETF, on aurait toujours ces mêmes marchés faux (et non faussés) car fondés sur le concept de ‘valeur’.

      2. L’argument ultime… Presque un point Godwin… Je vais donc me faire traiter de « complotiste ».
        Ok, j’assume.

        Des « rapports de force que l’on dissimule » ? Mais ce serait-y pas justement la définition d’un complot ?

        Je n’ai parlé que de manipulation, mais pour moi c’est la même chose.

        Il y a pour l’argent comme pour l’or une position short concentrée monopolistique de 3 ou 4 banques d’affaires US sur le marché directeur qu’est le Comex (laissons de côté les ETF pour le moment, c’est mineur).
        C’est un fait admis jusqu’au sein de la soi-disant autorité de contrôle qu’est la CFTC.

        C’est à la fois une manipulation, une fraude selon la loi US (mais qui poursuivra la Fed?), un rapport de forces dissimulé, un complot, tout ce que tu voudras.

        Des marchés transparents et efficients ? Mais qui croit encore à cette vieille blague libérale ? Sûrement pas ceux qui connaissent un tant soit peu le marché de l’or.

        Le marché de l’or est opaque comme tous les autres, mais ce n’est pas un marché comme les autres puisqu’il s’agit de la principale monnaie concurrente du dollar. C’est ce qui motive d’autant plus les manipulations/fraudes/ »rapports de forces dissimulés ».

        Je ne suis pas pour l’interdiction de la spéculation, ce serait irréaliste, mais je suis pour des marchés « au comptant » pour rendre les fraudes et manips plus difficiles. Plus de ventes, ni d’achats à découverts que les transactions soient nues ou pas.

      3. Passionnant, merci @zébu pour la clarté de vos explications et chapeau bas, rien à redire excepté une chose.

        Lorsqu’un contrat ETF arrive à échéance et qu’un ou plusieurs détenteurs demandent livraison physique de son or, il arrive que la banque ou le fond d’investissement n’en détienne pas la contrepartie physique puisque cet or, immédiatement indisponible, a pu avoir été vendu ou loué une ou plusieurs fois auprès d’autres établissements.

        Deux possibilités sont alors offertes :
        1) Que la banque ou le fond d’investissement livre l’or en supposant qu’elle (il) le possède encore ou auquel cas, aille s’approvisionner au prix du marché, ce qui lui coûtera certainement plus cher que le cours auquel elle (il) l’aura acquis initialement.

        2) Proposer au(x) client(s), non pas livraison physique, mais une prime pouvant aller jusqu’à 20 % au-dessus du cours ou du-dit contrat.

        Dans la plupart des cas, c’est parait-il la seconde possibilité qui est choisie.
        Pourrais-je en avoir confirmation ou n’ est-ce là que spéculation ?
        D’avance merci.

      4. @ Gwap :
        Vous ne comprenez pas ce que je veux dire mais cela ne m’étonnes pas.
        Il n’y a pas de complot (projet secret de plusieurs personnes ou entités qui se concerte pour nuire, à quelqu’un ou à quelque chose).
        Il n’y a pas non plus, sur ce point particulier, de manipulation (manoeuvre occulte ou secrète pour fausser la réalité).
        L’objet du shortage de masse des acteurs principaux du marché de l’or n’était pas de fausser la réalité, pour en tirer un quelconque bénéfice ou pour je ne sais quoi d’autre qui serait secret.
        L’objet était tout simplement d’obtenir des liquidités pour solder des appels de marge, ce que bon nombre d’acteurs ont révélé.
        Seulement, comme ce marché étroit est ‘tenu’ par quelques acteurs (dont Blackrock), par le biais des ETF, il suffit que ces quelques acteurs éternuent pour que l’on en déduise toute sorte de chose qui n’ont rien à voir avec l’objet.
        A la limite même, la théorie de la manipulation leur sert quelque part, puisque cela leur prête des desseins ‘cachés’.
        La réalité, celle que tout le monde devrait analyser, c’est :
        1/ ce marché est tenu par quelques acteurs
        2/ ceux-ci interviennent essentiellement au travers d’indices et non en ‘physique’ : le cours est essentiellement dépendant de ces indices
        3/ le marché de l’or est comme les autres marchés : il est faux non pas parce que ces acteurs le ‘faussent’ mais bien parce qu’il repose lui aussi sur l’illusion d’une valeur fondamentale retraçable. Le marché de l’or est juste spécifiquement faux parce qu’il est spécifique (mélange entre ‘physique’ et actions, étroitesse, passé de l’or en tant qu’étalon monétaire, …)
        4/ les analystes refusent d’analyser les faits tels qu’ils sont, pour leur donner un sens caché. Ce sens caché est la vrai vérité, qui commande à la réalité que nous observons. On nage en plein néo-platonisme …
        5/ sur l’or comme sur autre chose, c’est le rapport de force qui est essentiel à comprendre. A savoir que quelques acteurs contrôlent les marchés tels qu’ils sont constitués et constitués pour eux.

      5. « Vous ne comprenez pas ce que je veux dire mais cela ne m’étonnes pas. »

        Peut-être ne suis je pas assez intelligent ?

        Quoi qu’il en soit, voici un lien qui nous permettra à tous de nous éduquer :
        http://www.gata.org/

      6. @ Gwap :
        Il y a méprise.
        La remarque n’est pas par rapport à vous personnellement. Elle vise un mode de pensée.
        J’ai fréquenté quelques temps les ‘lieux’ de cette région pour finir par m’apercevoir qu’ils n’y étaient guère habités, en dehors de la passion pour l’analyse de la manipulation de WS contre l’or, quand les mêmes ne font que des paris, les mêmes qu’ils pourraient faire ailleurs.
        Mais bon, faut pas dire ça : cela fait parti de l’attrait pour l’or, il faut un mythe et des histoires pour que cela paye …

    2. D’accord sur le raisonnement zébu. Mais la crise sera-t’elle suffisante à inverser ce phénomène historique de la virtualisation de l’argent. Ils feront tout pour que l’or et le silver ne reprennent ce rôle central.
      Leur problème c’est que les pays émergents croyent encore aux valeurs disons… tangibles. Mais Bernanke a déjà clairement annoncé qu’il voyait un futur avec de l’argent électronique.

      Vraiment très intéressant

      1. Je ne crois pas que le problème de ‘ils’ soit d’empêcher que l’or ou l’argent reprennent leurs ‘places’. Ni même du débat virtualisation/’physique’.
        Le problème de ‘ils’ est de maintenir leur pouvoir en place. Que ce soit avec ce système ou avec l’or ou avec je ne sais quoi.

  3. «Les mésaventures de M. Adoboli à l’Union de Banques Suisses, révélées la semaine dernière, nous rappelaient de manière dérangeante celles de M. Kerviel au début de l’année 2008. »

    Passées inaperçues dans le chaos de 2008, il y a aussi celles du Crédit Lyonnias (Calyon). Et oui, encore lui (ºC).

  4. «Contrairement à ses homologues de la Société Générale qui avaient choisi de se maintenir à la barre, M. Oswald Grübel, P-D.G. d’UBS a préféré démissionner aujourd’hui samedi».

    A la barre? Je crois me rappeller qu’il était question de prozac, dans le cas de Bouton…

  5. Ces ventes de valeurs refuges auraient-elles pu servir à racheter les actions des banques dans la tourmente et qui ont remonté la pente à partir de 14:00 vendredi ….

    1. Bien vu !
      M’enfin la complexité générale risque de nous faire beaucoup de « grains » comme ça, autour du cyclone.

  6. Encore plus sensible sur le silver…
    Mr Jorion a parfaitement analysé la chose.

    La course au cash est ouverte pour tout le monde. Meme le Fmi avoue hier soir avoir des moyens trop limités par rapport a l’ampleur de la crise a endiguer.

  7. Quand on parle de l’ or, il faut savoir si on parle de l’or papier
    ou de l’or physique.La suite de l’histoire pourrait être fort différente
    pour chacun d’eux.

  8. Hors sujet, mais illustration de ce qu’est un « cygne noir »
    ce dimanche, élections sénatoriales en France, surprise, le sénat bascule à gauche!
    lundi, la France perd son triple A compte tenu des risques politiques pesant sur le plan de rigueur….
    Hi, hi

    1. @ Marx prénom Groucho,

      Bonjour,

      « Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat, a déjà prévenu qu’en cas de victoire, la gauche ne pratiquerait pas d’obstruction sur les grands projets de loi que le gouvernement veut faire voter avant la présidentielle. »

      http://www.leparisien.fr/politique/si-le-senat-bascule-a-gauche-25-09-2011-1624302.php

      Le (les) risque(s) ne sont plus ni quantifiables, ni qualifiables, pour un fin lettré du chiffre comme vous, l’alpha du chiffre vous arrache un bien étrange rire..un tic toc?

      Payez-vous vos séides serviteurs en pépites – d’humour -?

      Gare au gorille?

      Beau dimanche

  9. Je suis nouveau lecteur de ce blog, que je trouve réellement captivant, merci Paul Jorion. Une question me vient mais peut-être y avez-vous déjà répondu : Et si ce cyclone entrainait la chute des banques et dans l’hypothèse où nous détenons épargne et emprunt, que deviendrait notre épargne ? Notre emprunt pourrait il également s’évaporer ?

    1. Bienvenue, Neinei.
      Peur pour sa « cassette », hein..??

      Voilà ce qui donne le pouvoir aux plus riches pour la voler en douceur. Car « tout le monde » cherche à garder ses pépètes. Soit, préserver le système.

      « Il ne faut pas caresser un cercle sous peine qu’il devienne vicieux. » Raymond Devos.

    2. Sous la dictature du capital, celui-ci sera toujours le premier servi.
      Elle assure les dividendes, elle réduit les acquis sociaux.
      Imaginons en cas d’effondrement…

      La seule garantie, pour ceux dont la petite épargne vient du travail,
      c’est l’expropriation du capital bancaire et autre, un gouvernement des travailleurs.

  10. http://www.zerohedge.com/news/guest-post-forget-gold%E2%80%94what-matters-copper

    Guest Post: Forget Gold–What Matters Is Copper

    From the numbers that I’m seeing–and from the historical fact that copper tends to fall roughly 40% from peak to trough during an American recession–there is every indication that copper could reach $2.67 in short order. And even bottom out below that–say at $2.20–before stabilizing around the $2.67 level.

    But we’ll see. The price of copper is not the point of this discussion. The point of this discussion is what the price of copper means.

    What it means for monetary policy.

    We all know the old saying: “Copper is the only commodity with a Ph.D. in economics”, or words to the effect.

    The ongoing price collapse of copper signals that the markets have collectively decided that there is going to be no resurgence of the global economies–at least not for the next 9 to 18 months. Up until now, the economic data that has been coming out over the last couple of weeks seemed to indicate that there’s going to be a double-dip–but in my mind, this fall in the price of copper confirms this notion that the price of copper confirms this notion that the general economy is going down.

  11. Quelques précisions sans lesquelles des idées fausses seraient suggérées :
    1) Comme le disent plusieurs posts plus haut ce sont les ETF , l’or-papier qui plongent , l’or
    physique beaucoup moins et avec retard .Néamoins il est encore sensible au papier ce qui est encore significatif que l’opinion n’a pas encore saisi la gravité de la situation . Ce sont bien les
    banques et hedges funds qui vendent , témoignant par là une fois de plus de leur capacité à anticiper .
    2) Cette baisse est trés temporaire . La figure dessinée en $ est un triangle symétrique de sommet plus de 60 % de chance de hausse , en euro c’est un mégaphone plus de 50 % de chance , léger avantage à l’euro mais plus d’incertitude . Si l’on considére que c’est en haut d’une hampe , les chances respectives sont plus forte et la hausse subséquente , au plus tard dans un mois , plus forte .
    3) l’or a bien une valeur fondamentale , mais indirecte , celle du cout de la force de travail . Il ne monte pas jusqu’au ciel mais jusqu’à une exponentielle de trés long terme similaire à celle de
    l’expansion de la population . Accidentellement il peut s’élever trés ponctuellement au-dessus .
    Ce n’est visible que si on sort la téte du guidon .

    1. Lundi 26 de ce mois, appel de marge, i.e, relèvement des appels de couverture sur l’or et l’argent sur les contrats papier.
      COMEX va nous refaire le coup de mai dernier.
      Après que le Cartel des bullions Banks ait fait le gros œuvre.
      Au regard de l’intraday de vendredi 23, certains disent que ce sont les « voleurs » de Hong Kong qui ont shorté.
      Mardi 27 sept., clôture des échéances des contrats à terme.
      Hé youpi holà hop, ça va swinguer !

      1. Je ne cherchais pas précisemment à répondre à la question des -5.8 % en $ , mais à la baisse de moyen terme dans un contexte de volatilité croissante .
        Ce qui provoque le yoyo actuel m’ interesse peu , je ne spécule pas sur cette volatilité .
        Je visai à dissiper deux opinions éronnées au moins : l’une d’une illusoire forte baisse de l’or ,
        genre on est en haut de la bulle , alors qu’on a encore rien vu de sérieux sur la crise financiére ! , l’autre l’écran de fumée des politiques et financiers qui en ce moment jouent avec le feu en espérant le déclenchement des CDS , ce qui renverrait aux Us le résultats de leurs basses manoeuvre via AIG , le Trésor et Geithner , qui s’inquiéte plus que nécessaire .
        Et une troisiéme illusion celle du subjectif , pas de valeur fondamementale , c’est juste une bulle ,…etc . On peut faire n’importe quoi donc la puissance de l’esprit l’emporte , et surtout celle des sentiments , vieille lune qui dure , qui dure …

    2. « l’or a bien une valeur fondamentale , mais indirecte , celle du cout de la force de travail »
      C’est la définition de la ‘valeur’ telle que donnée par Smith puis Marx.
      C’est un leurre.
      Longuement parlé sur le blog …

  12. Bonjour à tous

    Pour relancer l’intervention de Yueh et rebondir sur le thème de l’article ainsi que d’autres interventions sur le s ETFs, je pense que la diffusion des 13-F (rapports trimestriels obligatoires aux Etats Unis pour tout opérateur financier gérant plus de 100M$ pour compte de tiers, hedge funds compris) seront un bon moyen de comprendre ce qu’il se passe actuellement sur le marché de l’or et de l’argent.

    En guise de rappel, John Paulson, gérant de hedge fund célèbre pour ses paris à la baisse sur les « subprime » en 2007 (paris qui en fait n’était pas les siens, mais ceux d’un économiste qui travaillait pour lui, Paolo Pelegrini), détenait au 30 juin des positions massives sur les financières US : en titres (pas en $), ces positions incluaient alors 60M d’actions de Bank of America, 33M de titres Citigroup, 21M de titres Capital One, 47M de titres JP Morgan, 3M de titres NYSE Euronext et 33.6M de titres Wells Fargo (cf. XXX ou YYY )…

    Ceci est à mettre en rapport d’une part avec son exposition à GLD (le plus gros ETF sur l’or), qui se montait à 4.5 milliards de $ au 30/06 – d’autre part à la performance depuis le 30/06 des actions citées ci-dessus (pour info, l’indice KBW des bancaires aux Etats Unis perd 27% depuis le 30/06… cf. ZZZ).

    Dernier élément intéressant – les hedges funds autorisent souvent leurs investisseurs à « sortir » (ie demander un remboursement de leurs avoirs) à une fréquence prédéfinie (dans le cas de Paulson, probablement trimestrielle) avec un certain nombre de jours de préavis (30 jours ? 90 jours ?) Si vous êtes investis chez Paulson en ce moment – il est probable que vous avez chaud quelque part …

    Cependant, il est aussi possible que ceci n’ait rien à voir avec lui – bien sûr auquel cas je battrai ma coulpe …

    Cdt

    Buju

    1. Très intéressant BujuB et voilà une info qui va aller dans ton sens :
      J’ai discuté mi-2000 avec un responsable de Rothshild & Cie Gestion qui avait été invité à une réunion à NY que Paulson, en personne, animait pour des insitutionnels.
      100% des positions de ses fonds étaient couvertes gold, 100% !
      Rothshild s’était d’ailleurs ensuite vu refusé par l’AMF de commercialiser un fonds actions lui aussi couvert sur de l’or.
      Compte tenu de l’explosion de l’once depuis lors, les plus values arrivent effectivement peut être à point pour amortir les moins values sur les bancaires, et ainsi sortir des bilans intermédiaires pas trop détériorés…

    1. Oui : vous collez vos liens sur un espace vide, il faut les coller sur un ou plusieurs mots existants. Je viens de remplacer ces espaces vides dans votre commentaire précédent par XXX, YYY et ZZZ pour que vous visualisiez ce que je viens de dire.

    2. Optimalement, (1)vous saisissez le lien (2) vous tapez le texte qui renverra à ce lien (le XXX), (3) vous sélectionnez cela (le XXX) et cliquez sur l’outil lien et (4) vous n’avez qu’à coller le lien dans le fenêtre et « return », et voila.

  13. Un des facteurs tout béte qui a du contribuer à cette chute , spectaculaire , il est vrai est le discours de Bernanke . ‘Jamais contre la FED est-il admis en finance’ . Aussi la claque du marché , -au sens de faire la claque , comme le font les fonctionnaires des administrations centrale ou
    autre au passage du président ou autres – , la claque est venu saluer le discours . A chaque discours de Bernanke , baisse de l’or , hausse des obligations et des actions . On appelle çà le
    marché c’est abus de langage , bien que tout ne puisse étre manipulé , tout le temps .
    Maintenant que Bernanke fait du twist , aucun doute l’économie va reprendre …

  14. Tandis que telles valeurs montent, d’autre baissent.
    ATTENTION!
    Elles ne descendent pas, elles baissent.
    ….
    Z’ont qu’à vendre tous leurs Mètres Carrés d’agence bancaire, solidement consolidés en convenus bilans, et bardés de garanties hypothécaires…
    Y’a pas assez d’or, mais Y’a assez de mètres carrés, fussent-ils évidés…., s’il y a tellement de gens dehors juste là pour faire preuve de la valeur!

    IT’S A SHAME!
    Z’ont qu’à pas vendre aux émergents, Z’ont qu’à vendre aux enterrés vivants, économiser la pelletée d’une guerre sanctifiant le dogme et la gnose…
    Sachent les enterrés vivants faire l’éponge!
    Gérer savoir la passer, l’éponge, c’est pas à la portée de n’importe quelle bourse…

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