757 réflexions sur « « LE GRAND MYSTÈRE DES CHOSES ENFIN RÉVÉLÉ » »

  1. Cher M. Jorion, chers internautes,

    ceci ne sera que le 751e message pour réagir à la vidéo du 20 octobre 2011, vidéo elle-même noyée dans un océan d’articles et d’autres vidéos qui ont eux-mêmes leur pléiade de commentaires.
    Pour autant, je suis bien d’accord avec tout votre propos, mais vous semblez faire quelques raccourcis regrettables sur la Révolution française comme évènement refondateur d’une aristocratie de la richesse, détentrice du capital libéré des biens de l’Eglise et des biens de l’aristocratie émigrée.
    Sans doute est-ce dû à la médiocrité ambiante des livres sur le sujet. Quand même, la principale redistribution des richesses pendant la Grande Révolution fut l’abolition de la féodalité qui mit fin aux impôts censitaires dus par les paysans aux seigneurs. Plus de 50% des terres utiles furent redonnées en pleine propriété aux paysans. Voilà pourquoi nos ancêtres nous ont légué un patrimoine culinaire si important. Le principal effet de cette redistribution furent les meilleures conditions de vie des paysans, c’est-à-dire la quasi-totalité de la population, et pendant longtemps. Ils mangèrent beaucoup mieux, élément qui nous paraît basique pour nos sociétés « d’abondance », mais essentiel pour la santé de tout un chacun.
    Pour autant, bien que cette abolition ne permit pas un partage égal des terres, les usages collectifs avec des droit d’usage pour tous, y comprit sur les champs des paysans (Marc Bloch appelle cela « servitudes collectives ») ne disparurent pas. Ils existent encore dans les campagnes françaises aujourd’hui. Ce fut sur ces droits d’usage collectif que les révolutionnaires les plus avancées dans la réflexion pour changer de système réfléchirent : Babeuf avec son projet de grandes unités de production agricole gérées par la communauté (1786, rapport à l’Académie d’Arras), la Montagne avec la mise en place des greniers d’abondance pour prévoir les crises de subsistance (été 1793 en pleine guerre civile).
    Ainsi, je ne crois pas comme vous que le mot fraternité de notre devise nationale fut un « cache-misère » ou un village Potemkine pour remplacer la misère du grand concept bourgeois « de propriété privée illimitée des biens de production ».
    En nous replongeant dans l’histoire, nous verrons qu’à l’époque où cette devise apparut (1792 environ), la France vivait sous un état de démocratique communale. Cette fraternité reflétait la situation de communication et d’union incessante entre toutes les parties du peuple français qui exerçait ses droits à l’échelle de la commune (dans ses assemblées générales de commune), tout comme à l’échelle nationale avec le système de la représentation (Assemblée nationale des députés).
    Il est vrai que la Constitution de l’an I (1793) adoptée après le renvoi des députés girondins infidèles consacra ce principe de liberté illimitée des biens. Cependant, lorsqu’un Robespierre propose à l’Assemblée nationale de changer la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de l’an I sur ce même article de la propriété et de reconnaître que le premier des droits de l’homme, c’est celui d’exister, je ne crois pas qu’il soit dans l’optique de réaliser une révolution bourgeoise, révolution qui aurait remis en place une nouvelle aristocratie de la richesse et du patrimoine concentré. Il réfléchit par rapport à la liberté du genre humain comme non domination et qui s’exerce de manière réciproque entre tous ses membres. Des limites sont à définir pour réaliser ce but. La réaction arrive plus tard et met du temps à employer un vocabulaire adapté à son programme. Effectivement, la bourgeoisie a fait sa révolution, mais elle ne le fit que très lentement, en érodant de l’intérieur les institutions et l’esprit fraternelle de la première République démocratique. Elle n’arriva pas à toucher à l’acquis le plus important dans la redistribution du capital et de la fiscalité : l’abolition de la féodalité (ce pour quoi il n’y eu jamais d’exploitation capitaliste des terres agricoles en France, contrairement à ce qu’avait demandé la physiocratie des années 1760-1770, ou bien encore contrairement à ce qu’il s’était passé en Angleterre pendant tout le XVIIIe siècle).
    Bien sûr que nous devrons, que nous devons même maintenant réfléchir à la manière la plus efficace de ne pas reproduire les cadres d’une domination du capital et du patrimoine concentré. Bien sûr que le défi écologique s’ajoute à celui de la répartition des richesses. Pour ma part, je pense que c’est lorsqu’on arrêtera de réfléchir strictement d’un point de vue économiciste que l’on pourra avancer. Placer les activités économiques sous la dépendance de l’éthique humaniste, voilà notre plus grand travail à réaliser. C’est pourquoi je ne peux que me démarquer du jeune Marx qui lit l’histoire d’un point de vue strictement matérialiste. Je me rapproche néanmoins de lui lorsque tout au long de sa vie, il se passionne de plus en plus pour l’action et l’organisation politiques des hommes afin de réaliser une société sans classe. Il n’y a pas là opposition entre économie et politique, mais mise en place d’un système économique par l’action, par la politique. Son admiration pour la Commune de 1871, digne héritière de la Révolution française de 1793 est de ce point de vue-là éloquente.
    Par conséquent, le mouvement des indignés est un commencement très prometteur. Il tente de reconstruire une culture politique dans l’action, ce qui lui est très dur puisque nous avons été habitués depuis très jeune à ne pas penser. Au moins a-t-il le mérite d’entreprendre cette dure tâche. J’ai tout lieu de penser que les idées se croiseront, se développeront, et que des théoriciens, des penseurs de la démocratie seront redécouverts grâce à lui, à la seule condition que les gouvernements des puissances occidentales ne le réprime pas et qu’il le laisse débattre, sans répression aucune. Cela n’est pas bien parti en France où toutes les tentatives sont tuées dans l’œuf. Mais que faire lorsqu’un mouvement de grande ampleur est lancé ? Affaire à suivre…
    En tous cas, merci pour toutes vos réflexions très intéressantes et la transmission de votre savoir ainsi que vos interrogations. Elles nous sont assurément très utiles pour préparer ensemble un projet à la mesure de l’enjeu posé dans votre vidéo.
    Fraternellement!

    1. Merci pour ces très intéressantes observations. Je comprends que vos objections s’adressent à ma rapide allusion à la Révolution française dans cette vidéo, plutôt qu’aux longues pages que je lui consacre dans Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011), aux pages 253-257, 269-276 et 301-317.

    2. l’abolition de la féodalité (ce pour quoi il n’y eu jamais d’exploitation capitaliste des terres agricoles en France, contrairement à ce qu’avait demandé la physiocratie des années 1760-1770, ou bien encore contrairement à ce qu’il s’était passé en Angleterre pendant tout le XVIIIe siècle).

      Ah bon ? Le passage massif à la tenure à bail (toujours court – moins de neuf ans – et de fermage au nord) en France comme dans toute Europe de l’ouest au XVIe siècle au moment de la « reféodalisation » du foncier par la noblesse et la grande bourgeoisie sur le modèle des enclosures anglais, avec pour ceux-là comme seul souci la maximisation du rendement de la terre, c’était pas un peu une exploitation capitaliste des terres agricoles ?

      1. Bien sûr, la transformation de la seigneurie au XVIe siècle marque un tournant vers des formes d’exploitation capitaliste. Pourtant, cette transformation diffère beaucoup que l’on se trouve dans tels ou tels royaume, principauté, région de l’Europe. Si dès le XVIe siècle, la gentry anglaise arrive à exclure les tenanciers pour constituer un domaine clôturé, sans plus aucun contrôle de la communauté sur la propriété (et là effectivement, la propriété illimitée des biens de production avec concentration du patrimoine et du capital peut se mettre en place), c’est tout à fait différent pour la France. Ici, les paysans gardent la propriété de leur tenure, qu’ils peuvent léguer à leur descendance. La seigneurie, largement renouvelée par les apports bourgeois, ne peut pas mettre ses paysans à la rue. Elle s’attaque donc à la tenure par des moyens périphériques en cherchant à faire peser dessus de nouvelles redevances ou à se placer hors de contrôle des usages de la communauté paysanne. Sa tentative pèse sur le travail et la vie des paysans, mais ne remet pas en cause la nature même du capital.
        Quant aux fermiers, leur apparition massive témoigne de la volonté du seigneur de tirer un maximum de profit de ses terres. Seulement, ils se superposent plus qu’ils ne remplacent les tenanciers. Ils ont simplement un rôle de gestionnaire.
        Marc Bloch explique cela dans ses Caractères originaux de l’histoire rurale française, chapitre 4.
        Ce sont les raisons pour lesquelles j’affirme que le capitalisme n’a pas réussi à évincer la paysannerie de ses terres et de ses pratiques, même pendant la fin de l’Ancien régime. Les cahiers de doléances du Tiers Etat, bien que synthétisant les aspirations de différentes couches de la population, renferment un fort mouvement contre l’abolition de la féodalité. Il n’y a pas revendication d’un mode d’exploitation capitaliste, sinon très peu. Il y a surtout une volonté de préserver, voire de renforcer l’organisation paysanne de l’exploitation des terres, ce que les contemporains ont appelé « économie politique populaire » contrairement à « l’économie politique tyrannique » des physiocrates et des capitalistes.

      2. Ici, les paysans gardent la propriété de leur tenure, qu’ils peuvent léguer à leur descendance.

        Faux.

        Ce changement dans les structures agraires est le passage d’une situation où les paysans travaillaient une terre qu’ils détenaient à vie et dont pouvaient hériter leurs enfants -au XVe siècle et avant- à une situation où plus de la moitié des terres agricoles étaient cultivées par des paysans qui n’étaient que de simples locataires détenant un bail d’exploitation pour une période généralement de 6 à 9 ans -au début du XVIIIe siècle. Cette plainte que font en 1667 des paysans de Saint-Germain-du-Plain illustre bien ce propos:

        « Autrefois tous les habitants ou peu s’en falloit estoient propriétaires des héritages qu’ils façonnent, et à présent ils ne sont que grangiers (métayers) et simples cultivateurs ».

        Bloch donne une description synthétique de ces bouleversements:

        « (En France), par le troupeau à part, par « l’herbe morte », (…) le seigneur s’efforça de prendre, sous la forme de l’élevage, une part immédiate aux profits du sol. Il atteignit plus efficacement encore le même but par la reconstitution du domaine. Reconstitution aux dépens des communaux d’abord. (…) Aux dépens des tenures, aussi, et peut-être, surtout. (…) Ce fut surtout par un lent rassemblement, selon les voies les plus normales -achats, échanges-, que se recréa, aux mains des seigneurs, la grande exploitation terrienne. Sur ce point, leur oeuvre ne peut se séparer du travail, tout pareil, accompli en même temps par beaucoup d’autres membres des classes aisées, bourgeois (…) ou gros paysans ».

        Jacquart réaffirme cette évolution, résumant plus de 40 ans d’études faites après la parution du livre de Bloch:

        « De 1560 à 1700, la répartition de la propriété foncière (se) trouva profondément modifiée, quelle que soit la région de France qu’on considère (…) De toutes les provinces, les mêmes constats parviennent. Le laboureur indépendant (…) doit passer la main. De , il devient métayer, souvent sur ses propres biens, vendus à quelque féodal ou à quelque bourgeois enrichi. (…) Comme le paysan anglais, le paysan français a été la victime d’une progressive perte de la terre. Comme lui, mais il faut le dire moins que lui. (…) Le mouvement des structures de la propriété foncière recouvre un immense phénomène de translation de la terre des mains de ceux qui la cultivent entre les mains de ceux qui en jouissent »(…)
        Ces données, quoique par force éparses, peuvent donner une idée tout à la fois de l’amplitude du phénomène et de sa diversité sur le territoire. En effet, les résultats de ce processus d’expropriation paysanne (selon les mots mêmes de Jacquart) semblent plus importants dans la moitié nord que dans la moitié sud, comme en témoignent les données de Basse-Provence. Au total, on admet qu’à la fin de l’Ancien Régime la part de la propriété paysanne en France était en moyenne de 35% des terres exploitées, ces terres étant souvent les moins bonnes et la superficie moyenne des exploitations de ce secteur plus faible que le minimum viable pour une exploitation indépendante. Cette « moyenne » nationale recouvre cependant une grande variété de situations régionales et locales, mais un principe stable peut être dégagé au delà de cette diversité: la part de la propriété paysanne était d’autant plus faible qu’une ville (son marché et ses bourgeois) était proche ou que le terroir était riche (commercialement parlant.

        Il est difficile de situer la date exacte du départ de ce processus d’expropriation. Des indications indirectes peuvent être cependant trouvées grâce à des documents italiens. En 1427, à l’époque du cadastre général, 23% des familles rurales vivaient principalement de terres qu’elles louaient, et le reste principalement de terres qu’elles possédaient. Herlihy et Klapisch-Zuber indiquent aussi que la diffusion des tenures à bail était encore toute récente. Ce processus a continué au cours du XVe siècle, puisque en 1469, la campagne alentour de Florence comptait 30% de métayers, alors que cette proportion n’était que de 25% en 1427. D’après les indications données par de nombreux historiens, on peut dire aussi que ce processus, déjà bien engagé en Toscane, y est aussi certainement précoce. Merle apporte des indices pour l’ouest de la France, qui permettent plutôt de dater le début du processus de la fin du XVe siècle, et son accélération de la seconde moitié du XVIe.

        De plus ce processus de transformation des exploitations agricoles familiales en tenures à bail a deux aspects différents. Le premier est la généralisation des contrats à court terme, la plupart des contrats au XVe siècle ayant des termes souvent très longs, plusieurs dizaines d’années. Le second point important est la date à partir de laquelle la location des terres agricoles aux paysans, affecte des terres qui n’appartenaient pas un siècle auparavant au « domaine seigneurial ». Ces deux critères permettent de reculer quelque peu la date à laquelle commencent ces grandes transformations agraires qui conduiront la majorité des paysans au statut de simples locataires des terres qu’ils exploitent. Ainsi ce processus d’accaparement des terres à l’est comme à l’ouest de l’Elbe a commencé au XVe siècle s’accélérant après 1560 comme l’écrit Lemarchand:

        « un trait d’ensemble de l’évolution de la paysannerie dans les temps modernes et qui est extrêmement frappant, c’est que la part de cette paysannerie dans la propriété du sol tend à diminuer (…). De façon générale, la dépossession paysanne semble avoir commencé ou semble s’être accélérée après 1560

        Mariage tardif et structures agraires.
        Le modèle européen de mariage et l’évolution des structures agraires en Europe de l’Ouest du XVe au XVIIIe siècles

  2. Il faut savoir ce qu’on appelle « propriété » dans l’Ancien régime, surtout quand nous observons la féodalité face au droit coutumier des paysans.
    Je reprends moi-même Marc Bloch, qui fait toujours référence et autorité dans la compréhension de la définition juridique des termes utilisés par les contemporains. Il n’a pas encore été égalé de ce point de vue-là.
    Edition Pocket, collection Agora des Caractères originaux, 1999.
    p.218: « En Allemagne, en Angleterre, en Pologne, comme en France, le même drame économique posa des problèmes pareils. Mais les conditions sociales et politiques, variables selon les pays, tracèrent aux intérêts des lignes d’action différentes. »
    p.219: « Aux deux bouts de l’Europe, le trait fondamental est donc le même: le régime de tenures perpétuelles, qui était le grand responsable de la crise, a été jeté par-dessus bord. Or, c’est ce qui, en France, sous cette forme brutale, était impossible. »
    p.222. « Du seigneur du fief ou du vassal, du seigneur de la tenure ou du vilain, qui donc était le propriétaire? Il fallait à tout prix le savoir. Ne nous occupons ici que de la tenure, à l’exclusion du fief, et laissons de côté tous les systèmes mixtes […] Dans la recherche du véritable propriétaire, la doctrine longtemps hésita. Mais dès le XIIIe siècle, il se trouva des praticiens, dès le XVIe siècle des auteurs, comme l’illustre Dumoulin, pour reconnaître au tenancier cette qualité. Au XVIIIe siècle, c’est l’opinion commune. Les terriers eux-mêmes, sortes de cadastres établis par les administrations seigneuriales pour faciliter la perception des redevances, inscrivirent couramment, en tête de la colonne où ils portent les noms des possesseurs des terres soumises aux charges, ce mot fatiditque de « propriétaire » ».
    Plus loin, p.222-223: « Devant la catastrophe dont les menaçaiaient les transformations de l’économie, les seigneurs français, juridiquement incapables d’accaparer le sol, allaient-ils donc mettre bas les armes? […] Les méthodes, seulement, durent se faire plus souples ».
    Ainsi, vous avez raison sur le fait que le mode d’exploitation capitaliste a touché et lesé les communautés paysannes. C’est une erreur de ma part. Merci de l’avoir soulignée. Mon intention en faisant la comparaison avec l’Angleterre était de dire que l’assault capitaliste des classes dominantes n’a jamais pu avoir une portée aussi importante en France. La concentration du capital et du patrimoine, bien que sérieusement engagée comme vous nous l’avez à juste titre si bien rappelée, ne fut pas totalement achevée. Le roi de France n’avait pas intérêt à confirmer juridiquement les changements qui se faisaient jour. C’est sur ces bouts de droits coutumiers et communautaires que se battirent les paysans. Ils résistèrent à l’assault de la réaction féodale qui prenait des teintes capitalistes pour revendiquer un autre mode de production. Lesdites communautés n’avaient pas été complètement expulsées de leurs terres. Loin d’être ignardes dans le domaine juridique car elles connaissaient très bien leurs droits coutumiers et menaient souvent des actions en justice pouvant atteindre les cours d’appel qu’étaient les parlements, elles-mêmes se défendirent contre ce processus d’accaparation. Aussi, la physiocratie qui rêvait d’appliquer le système de production anglais en France se heurta à la réalité des buts d’exploitation des seigneurs français qui, dans leur ensemble, ne voulaient pas accaparer les terres pour les cultiver ou faire de l’elevage. Leurs vues à court terme (un peu comme aujourd’hui dans la finance, tiens comme c’est bizzare!), les encourageaient à exploiter des denrées très rentables comme le bois, nécessitant peu de main d’oeuvre. C’est là l’exemple de la Pricardie (voyez Florence Gauthier, La voie paysanne dans la Révolution, Paris, Maspéro, 1976).
    Force est de constater que les communautés paysannes réussirent à abattre la féodalité pendant la Révolution française, rencontrant un écho favorable à la Convention montagnarde qui traduit cette aspiration dans notre code de lois. C’est cela qu’on appelle la voie paysanne par opposition à une voie bourgeoise pendant la Révolution française. Quoiqu’aient pu dire les (mauvais) vulgarisateurs de Karl Marx qui associaient la mentalité des paysans à des petits bourgeois, ils fournissent un exemple très intéressant de répartition du patrimoine et du capital avant et après l’Ancien régime. C’était le fond de ma remarque faite à M. Jorion dont l’estime que j’ai pour lui n’est d’ailleurs pas entamée.

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