UNE RADICALITÉ SIMPLE, par zébu

Billet invité.

Toute réflexion faite, il me semble que ce que dit Paul Jorion ne se retrouve pas dans ce que disent les indignés, notamment et loin s’en faut, mais aussi dans les autres types de réactions (à la crise) en cours et pour taire ce que ne disent pas les partis politiques.

Par exemple, en relisant ‘Le Manifeste’ des indignés espagnols. J’y vois des droits (‘Des droits inaliénables doivent être garantis au sein de notre société’), y compris le droit du consommateur ‘à une vie saine et heureuse’. J’y vois la nécessité de refondre la démocratie, a fortiori quand la corruption du système politique est patente. J’y vois aussi l’accumulation (‘accumulation entre les mains de quelques-uns’, ‘l’accumulation d’argent’). Mais aussi l’espérance (l’illusion ?) dans le retour à un système qui permettait la répartition au profit de la majorité (‘une rentabilité économique abstraite où la majorité ne bénéficie pas de ses avantages’), sans remettre en cause cette rentabilité abstraite. Mais aussi un positionnement ‘consommateur’ (‘générant du chômage et des consommateurs mécontents’, ‘Je ne suis pas le produit de ce que j’achète, pourquoi je l’achète ou à qui je l’achète’), inconscient sans doute.

Ce que décrit Paul Jorion, soit l’analyse de cette concentration (capital, héritage, intérêt), ses mécanismes, comme objectifs de transformation du cadre, je ne le retrouve pas dans les luttes en cours des multiples indignés. Non pas que ces luttes ne soient pas nécessaires, alors même que celles-ci ont profondément modifié les formes et la participation aux luttes contemporaines mais que la radicalité d’un discours aussi ‘simple’ et clair ne s’y retrouve pas.

Comme des phénomènes par essence inaboutis, qui seront, on le pressent (c’est du moins mon positionnement) soit dans l’incapacité de transformer le système, soit seront retournés à dessein (cas par exemple des Tea Party aux US mais aussi en cours avec Occupy Wall Street). En comparaison, on a très bien perçu aussi en France l’incapacité des ‘mouvements’ sociaux quant aux retraites d’être en mesure d’opérer cette transformation. Idem pour les luttes répétées en Grèce contre les politiques d’austérité, qui ne trouvent pas de débouchés politiques. Mais idem aussi de la ‘révolution’ tunisienne, prototype même de l’alternance au sein des classes dirigeantes, l’essentiel étant de préserver cette concentration et de ne pas remettre en cause le modèle économique, fondé notamment sur les IDE (Investissements Directs Etrangers). Dès la fin de Ben Ali, tous (les Occidentaux) accoururent et s’empressèrent d’obtenir des garanties du ‘nouveau pouvoir’ quant aux leurs, de pouvoirs. Idem, à fortiori, avec la ‘révolution’ égyptienne, où l’omniprésence militaire restreint encore plus les marges de manœuvre quant à une éventuelle transformation du dit cadre.

Reste qu’en Tunisie et en Egypte, aussi, des revendications sociales n’ont pas attendu ces ‘révolutions’ pour engager les luttes de terrain, notamment syndicales et engager des réflexions sur ces transformations. L’Histoire n’est pas figée et les processus peuvent être longs : rien n’indique non plus que les revendications de terrain ne finissent pas par déboucher, comme lors de la Révolution française, sur une configuration qui finira par transformer une ‘révolution’ que l’on qualifiera de bourgeoise en Convention. Ou, à l’inverse, en d’autres empires. On sent bien néanmoins que dans ces pays de plus en plus de personnes font le lien entre la concentration de richesses et le modèle économique et social et qu’à un moment donné, si rien n’entrave ce processus, les questions seront posées.

Pour l’instant donc, il me semble que la radicalité ‘simple’ d’un Paul jorion ne se retrouve nulle part. Et que cela pourrait expliquer pourquoi les mouvements des indignés sont dans l’incapacité à transformer leurs idées en idées politiques, à produire un basculement qui contre toute attente ne se produit pas, alors même que les efforts de la crise en ce sens sont phénoménaux.

Il se pourrait ainsi qu’une bonne part de la majorité (ces fameux ‘70%’ que personne n’a encore vus en action, même pas dans les urnes) qui contemple les multiples et divers mouvements à l’œuvre actuellement soit paradoxalement dans l’attente d’une telle ‘radicalité’, tant l’ écœurement moral et l’épuisement des sens que cette majorité pourrait ressentir dans ses nœuds intimes ne pourrait pas nécessiter autre chose que ce niveau de réponse minimal. Un peu comme ces systèmes électriques qui ont besoin de forte intensité de courant pour que celui-ci passe.

Le souci est qu’une telle radicalité, pour ‘simple’ qu’elle puisse être à énoncer ainsi, produit aussi de fortes réactions, que l’on a pu par ailleurs identifier sur ce blog-même.

Or, si le débat fait sens parce qu’il confronte parfois, quel avenir pour que de tels débats naissent le combustible nécessaire pour lancer véritablement la réflexion sur la refonte d’un cadre, dont on pressent confusément, spectateurs angoissés que nous sommes, qu’il devra bien se transformer autrement qu’en alternance entre gérants de fortunes socialement mal acquises ?

Dans le cas contraire, on perçoit déjà bien l’amertume de ceux qui s’investirent dans des ‘révolutions’, y perdirent des proches, pour constater ensuite combien tout changeait pour ne rien changer et perdre leurs illusions, in fine.

Les français sont gens prudents sur le sujet.
L’expérience, sans doute : 1789, 1793, 1830, 1848, 1871, 1936, 1968, …
Disons qu’il leur faut de la ‘matière’.
Sans quoi, tout ça ‘ne vaut pas tripette’ ni ‘pets de lapins’.
Et depuis Rabelais, scatologiques, de surcroît.

« … mais sommes-nous prêts à aborder la suite ? » : la question mérite d’être posée.
Personnellement, je n’en sais foutre rien.
Mais j’attends la suite.

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181 réflexions sur « UNE RADICALITÉ SIMPLE, par zébu »

  1. Une chose dont on discute peu ou pas sur ce blog, c’est du bienfait de l’inflation pour la redistribution. Lorsque comme aujourd’hui on a 2 ou 3 % d’inflation et 1 ou 2 % sur son compte épargne, on a une monnaie fondante de fait. Par compte lorsqu’on a une inflation de 12 % et 11 % sur un compte épargne, on a non seulement une monnaie fondante de fait mais aussi un impôt sur le capital de fait. Les 11 % d’intérêts sont en effet taxés comme un revenu, souvent avec un précompte libératoire ( 10 à 25%). On a donc un rendement négatif et donc une captation du principal.
    une autre idée loufoque qui me viens en lisant les réflections sur le loto.
    Une économie casino n’est elle pas à même de redistribuer les cartes.
    Si la norme sociale est que chaque fin de semaine, chaque citoyen doit aller jouer ses revenus à la roulette, aurait on une meilleure redistribution des revenus ? Statistiquement je suppose que ceux avec les plus gros revenus à jouer sortiraient en moyenne toujours avec les plus gros gains .
    La personne jouant toujours tout sur le rouge par exemple aurait doublé sa mise une semaine sur deux et celà ne changerait rien.
    Le probléme de l’économie casino est donc qu’a la place d’une roulette on utilise des prix de marchandises et que les plus gros joueurs peuvent influencer sur ces prix pour gagner plus souvent. Un peu comme une roulette traffiquée finalement.

  2. selon moi, ce n’est pas cela qui a fait que….

    l’origine vient des habitudes que les gens prennent au fil des années.

    quand une révolution éclate, cela signifie que les gens n’arrivent plus a assumer leur habitude ….
    ils se foutent du système économique et social dans lequel ils se trouvent….

    ‘après la révolution de 1789, il a fallu redéfinir de nouvelles habitudes pour que les gens puissent de nouveau vivre ensemble.

    les systèmes ont toujours été pensés par les hauts dignitaires, les gradés…etc…

    en 1789, on a elargi le système social et politique aux plus de personnes possibles mais le système économique est resté sous l’emprise des gens riches (volontaire ou involontaire ? a vous de trancher.)

    si une revolution doit eclater, le système économique doit se retrouver dans la main du peuple

    ils ont besoin de savoir comment ils veulent produire et combien et pou qui

  3. Le mouvement américain « 99 pourcent » est une première étape. Il se différencie du Tea Party par le désir de se regrouper, de constituer une communauté de lutte. C’est un reflexe très européen.
    Le Tea Party représente un vieux phénomène US-américain: du chacun pour soi (idéalisation de l’individualisme) et la défense, si nécessaire avec recours à la force, de ses intérêt. En termes simples: dans une poche des dollars, dans l’autre un révolver.

  4. Votre intervention Zébu commentant celle de Paul Jorion est tout à fait intéressante et incite à la réflexion. Si je résume la source de tous nos maux provient donc essentiellement de deux causes :
    – L’existence de prêts d’argent à intérêt responsable des inégalités sociales
    – Une définition juridique de la propriété fausse (usus, fructus et abusus) permettant de détruire ce que l’on possède et qui est responsable de la dégradation de notre environnement

    Ce cadre est toujours resté intact depuis la révolution française. Est-il pour autant sûr que rien n’a évolué ? Dans nos pays européens, en tout cas, j’ai l’impression que depuis le 19ème siècle l’espérance de vie a considérablement augmentée. Il est clair que ce n’est pas un indice suffisant, en particulier concernant l’aspiration de l’humanité à vivre en paix et de l’individu à s’épanouir et à vivre en bonne santé.
    Mais force est de constater qu’il est difficile de définir ce que serait un système de société permettant cela. Comme le faisait remarquer M. Jorion tous les systèmes vivants sont en déséquilibre permanent. Ils oscillent sans arrêt entre plusieurs états d’équilibre. Comme le définit Prigogine, nobel de chimie, ce sont des systèmes hors équilibre ou chaotique.
    Parfois, spontanément, comme dans tout système chaotique, apparaît un attracteur. Que ce soit quelqu’un de riche, de séduisant, d’intelligent, d’habile etc… Tous ces individus se trouvent en position d’accaparer plus que ce qu’ils ne peuvent produire par eux-mêmes. Est-ce systématiquement mauvais ? Je ne sais pas répondre. Mais parfois, tel un trou noir, ces attracteurs avalent tout et détruisent tout ce qui se trouve à leur portée… et dans ce cas là il faut savoir rectifier la situation. Nous en sommes là. Je pense que c’est à ce moment là que le rôle de la civilisation joue pleinement son rôle, et que c’est dans ces moments là que nous nous écartons des lois naturelles et de l’anarchie. Allons-nous y parvenir ?
    Je pense en tout cas que le travail de M. Jorion et de tous ses collaborateurs y contribue fortement en proposant des idées nouvelles. En les structurant dans un discours cohérent il ouvre des portes, il casse des barrières idéologiques. Un jour peut-être un petit bonhomme va proposer une théorie géniale qui va emporter l’adhésion de tous et faire basculer l’humanité dans un ère nouvelle. Comme Galilée en sciences, « les lumières » en politique, Freud en psychologie. C’est en train d’arriver, nous le pressentons tous… il faut être patient et assidu à la tache…

  5. J’ai déjà dit tout le bien que je pense en général du populisme. Ceci ne l’empêche pas de connaître parfois de très mauvais jours. Ainsi hier. Comment paraphraser ? Peut-être : « Des victimes de la grippe en colère détruisent symboliquement des thermomètres » ?

    1. Au moment ou 6 pays bloquent l’aide alimentaire inclus dans la PAC.
      Ma première réaction, c’est justement que nos élites cherchent (inconsciemment?) a radicaliser le populisme, qu’attend t-on d’humains ayant faim?
      Quitte à bâtir une nouvelle science économique, elle doit avoir ce principe, permettre l’existence, puis assurer la connaissance et enfin augmenter le niveau de vie mondial, sans cela, nous créons de la résistance que nous nommerons terrorisme, il n’y a qu’une ligne et c’est les forts qui l’élargissent ou l’affinent(c’est un peu trop grandiloquent, j’ai un peu honte face au taulier…).
      Veuillez acceptez les excuses qui suivent ma parenthèse (j’ai un peu plus pour rattraper mon inconscient qu’il y a deux ans) :).

      PS;Je suis loin d’un Mélenchon, mais c’est plutôt à espérer, qu’à craindre (au sens table rase du passé, les talibans ont d’abord détruit les boudas, pour effacer l’histoire, il est plus facile de détruire des tours après)

    2. C’est terrible…

      « Un geste caractéristique des états de ce genre consiste à se passer le petit doigt sur les sourcils ». (Kafka lui, passe au français)

      1. Perso j’aime bien Mélenchon. Il a le mérite de secouer un peu le train-train politique de ces 20 dernières années avec le duel droite/gauche, ou le FN… et faire réfléchir les gens sur le fait qu’il n’y a pas forcément qu’une seule voie libérale ou bien l’extrême-droite. Après, c’est un homme politique. Le système médiatique actuel ne permet pas d’entrer dans les détails. Frédéric Lordon disait il y a peu qu’il refusait les invitations sur les grands médias parce que trop peu de temps pour argumenter et démonter les sophismes libéraux déversés à longueur d’antenne depuis tant d’années et qui ont fini par convaincre le plus grand nombre. Je comprend que le style « Mélenchon » puisse choquer. Mais aujourd’hui et dans la sphère politique il est le seul « audible » à aller dans cette direction avec Montebourg et peut-être Chevènement. Le mouvement social qui nait suite à la crise génère un tas de mécontentements. Fédérer toutes ces chapelles est quasi-impossible. Evidemment que le choix d’une option politique « écologique » sortant du cadre serait préférable. Cela pourrait, scientifiquement, servir de fil rouge pour réformer nos sociétés spirituellement malades. Mais à la question que posait Paul il y a peu : « sommes-nous prèts », je pense qu’à une large majorité la réponse est non et que, donc, Mélenchon semblerait être une des alternatives réalistes en attendant. Même si donc, ces réponses sont partielles car, effectivement, elles ne sortent pas du cadre. Mais allez parler d’écologie à des gens qui viennent de se faire licencier suite à délocalisation ou licenciement boursier…. Allez leur dire que la société de consommation, il faut oublier, alors qu’ils se battent tous les jours pour entrer dedans afin de manger à leur faim, se chauffer l’hiver et élever leurs enfants….

    3. Cette intervention de Mélenchon est assez maladroite, un peu surjouée dirais-je mais, il est faux de dire que les agences de notation sont un thermomètre, ou alors un thermomètre idéologique. En cela, elles sont le produit d’un système et son porte-voix. Leurs verdicts fantaisistes arrangent pas mal de dirigeants en ce moment. Mais bien entendu, le noeud du problème se situe bien en amont. Mélenchon le sait pertinemment mais il faut chercher des ressorts pour faire comprendre que la perte de souveraineté des états vis à vis de la finance n’est plus tolérable…

    4. Mélenchon , du moment qu’il passe à la télé …
      Autre chose : je m’aperçois que , ds ce blog , se crée une ligne de fracture de + en + nette entre les mélioristes et les radicaux . Ceux qui croient qu’on peut encore aménager ce monde et ceux qui pensent qu’il est nécessaire qu’il y ait une cassure , un coup de tranchoir même.

    5. Manifester contre Moody’s, c’est amener les gens à réfléchir sur ceux qui écoutent les agences de notation pour imposer l’austérité. Donc, faire de la pédagogie. En effet, trop de gens ne sentent pas encore les effets de la crise, il faut donc passer par les explications progressives. Vous allez me reprocher de me faire l’avocat du diable ?
      Voici l’explication que je donne à cette manifestation du FG et que je découvre dans la vidéo :
      Pour faire apprendre l’allemand, nous donnons aux débutants des règles qui ne sont pas justes. Mais l’entrée dans ce système de langues en est facilité. Par la suite, il est possible d’affiner et de donner les bonnes règles de grammaire. Tous les ‘enseignants’ (au sens large) connaissent les détours pédagogiques, les partis politiques aussi. Ne crions pas tout de suite au populisme : il ne faut pas perdre de vue l’ensemble, le but final. Et là, le FG n’a pas les mêmes visées que le FN.

      En s’attaquant aux agences de notation, on suscite un certain intérêt. Dans la discussion, on peut ensuite dénoncer ceux qui prennent le prétexte d’une menace de mauvaise note pour imposer de nouvelles mesures d’austérité. C’est alors le moment d’expliquer 1-qu’on ne s’en prend guère aux riches, ni en France, ni en Grèce, et ça pose problème, 2-que les vraies causes de la crise, c’est d’une part la sous-imposition des hauts revenus (etc.) et d’autre part le jeu des banques avec les subprimes et les CDS.

      Pour fournir ces explications, il faut commencer par intéresser les gens au sujet. Endormis par les médias et leurs habitudes, beaucoup n’y réfléchissent pas spontanément – je ne parle pas des lecteurs de ce blog bien entendu, mais par exemple de beaucoup de collègues universitaires, comme de certains voisins alsaciens toujours tentés par les thèses mariniennes.

      1. Si on considère qu’une explication fausse peut constituer un raccourci vers une explication juste, on ne sort pas du cadre : on continue d’embobiner les gens avec des salades.

      2. Déciller est un processus de bifurcation.
        Suffit-il de creuser le grand cratère de la vérité à côté de celui du mensonge pour que la raison vienne y tonner ? (cf. l’Internationale).
        Le sentiment de vérité est issu d’un maillage complexe dans le cerveau. Doit-on y voir un amont et un aval, et ne déclarer oeuvrer que sur l’amont ? Ou suffit-il de déchirer une des nappes de certitudes pour faire voir celle d’en dessous ?
        Personnellement, j’aime bien l’image d' »ouvrir le capot », c’est à dire qu’il faut mettre la main dans le cambouis pour décider soit même ce qui fait sens. Cela ne signifie pas cause on conséquence, mais simplement sens. Reste la question de la constitution autonome d’un « sens supérieur », une sublimation, qui s’en va s’imposer à tous. Telle la nation au temps des états-nations…

    6. Même si Celsius Fahrenheit ou Kelvin offrent des étalons plus fiable que les restes de Bretton Wood pour mesurer, il demeure la question de ces gens qui en France utilisent toujours la technique rectale (dont les français sont les derniers pratiquants) pour matin midi et soir, savoir comment ils se portent. Ce sont 2 soucis différents mais articulés. Aux illettrés on proposait sur les églises des bandes dessinés pour expliquer la raison du monde. User de l’andouille comme de l’andouillette a au moins le mérite de poser la question du statut du croyant de la vérité du discours et de la façon d’y plier ou pas. La BD de Grégory Maklès, sera-t-elle aussi une révélation du grand mystère des choses ?

      1. il demeure la question de ces gens qui en France utilisent toujours la technique rectale (dont les français sont les derniers pratiquants) pour matin midi et soir, savoir comment ils se portent

        Je n’ose vous dire que d’une part, vous datez ! le mercure étant interdit depuis un bail …et donc ce type de thermomètre n’existant plus ! ça, c’est pour le thermomètre. ( qui s’utilisait autrefois à l’hosto sous l’aisselle en rajoutant 5/10°pour avoir la température centrale – et, ce , pour des malades, en décharge bactérienne : donc: il y avait une raison valable ) …le matériel s’est, depuis, nettement amélioré : prise frontale et à distance !
        pour les personnes abusant de la « chose » ( qui n’a rien à voir avec « Les mots et la chose », c’est le moins que l’on puisse dire !), je soupçonne, en vous, le psychiatre « lourd » – si je puis me permettre : à force de voir en cs des gens fort pathologiques, vous faites un « pot » commun, qui ressemble fort à un gros fantasme !
        Enfin, c’est votre droit le plus strict !

      2. @M 23 octobre 2011 à 22:47
        Regrets…
        1/ J’ai aperçu récemment dans une clinique très chic un nouveau né de 2 jours que la puéricultrice soumettait à la question de cette façon traditionnelle en France, et connue pour plus fiable.
        2/ Rendez-vous à la pharmacie la plus proche, ce n’est pas une invitation mais une proposition de test où vous pourrez vérifier votre « ce type de thermomètre n’existant plus »
        3/ Après PSDJ qui m’a pris pour un trader, me v’là psychiatre grâce à vos bons soins et qui plus est contaminé « à force de voir en cs des gens fort pathologiques ».
        4/ J’apprécie qu’on m’énonce mon droit.
        5/ Ma phrase que vous citez n’évoque pas les règles hospitalières mais « les gens »
        6/ MDR, continuez SVP…
        .

      3. clinique très chic

        question « question » :

        Voilà le problème ! clinique trés chic n’a jamais voulu dire soins de qualité !
        Ces gens qui croient que l’argent achète tout !

        =) j’espère que vous êtes intervenu, avec délicatesse, pour « désenduire » d’erreur l’aide-puer., la puer., le chef de service, et le directeur de la clinique ! [ à votre place, je n’aurais pas hésité une
        seconde ! ] =) ils datent considérablement !
        question mercure :
        =) j’espère que vous interviendrez, de même, auprès des pharmaciens qui auraient de vieux stocks à écouler ! ils sont « hors la loi » ! et ne se tiennent pas au courant
        ( ce qui est grave, car ne pas se tenir au courant dans ces métiers peut être dangereux pour la santé =) doivent encore vendre du Mediator à tire-larigot, vos pharmaciens !: business is business!)
        quant à mon pharmacien – quartier mixte : pauvres, trés pauvres, assez riches, fortement aisés, au chômdu, bossant fort …jeunes, vieux, d’ici de là-bas et d’ailleurs – il prend le temps de donner des conseils avisés ( j’ai l’oreille qui traîne) qui ne correspondent pas forcément à la montée du CA, et il se tient au courant !! n’a plus de mercure !! …
        C’est d’ailleurs, dans des petits évènements quotidiens, que l’on peut intervenir [ « la part du colibri » ]

        MDR

        Ne me remerciez pas ! c’est gratuit ! grâce à moi, vous allez faire un beau centenaire ! =) ça va encore nous coûter « bonbon » ! mais, je n’y peux rien, j’aime rendre service !

      4. @M 24 octobre 2011 à 19:50
        Vous avez l’avantage de faire face contrairement à Charles A et Lisztfr quand on vous interpelle sur ce que vous écrivez. Donc continuons le débat démocratique.
        Vous insistez sur le mercure là où je n’y pensais ni n’en parlait. Vous saurez tout à ce sujet, très bien résumé dans cette phrase qui vous paraîtra délicate, piquée sur un site dédié au sujet, site que vous saurez retrouver avec Google.

        Les thermomètres électroniques peuvent être utilisés aux même sites que les thermomètres à mercure.

        Je laisse le soin aux professionnels d’exercer comme il décident de le faire quand rien ne me bouscule sur leur pratique. Je ne suis donc pas intervenu de manière délicate dans cette clinique, surtout que la délicatesse n’est pas ma tasse de thé, et je revendique d’avoir été mal élevé, travers cultivé depuis, sauf exceptions de savoir-vivre.
        Bien sûr que clinique très chic ne rime pas avec soin de qualité. Un ancien ministre de la santé avait même fait interdire les consultations privées à l’hôpital…c’était en… 82 de mémoire.
        Vous coûter bonbon ? Pingre dans la solidarité intergénérationnelle et donneur de leçon gratuite ! Centenaire ? Désolé, favorable à l’euthanasie (surtout la mienne).
        Sur ces thèmes, une bonne lecture : « le rectum est t-il une tombe » Léo Bersani.

      5. « le rectum est t-il une tombe »

        Vous me plongez dans des abîmes de perplexité !
        Voilà une question que je ne m’étais jamais posée ! …mais, il est vrai, je l’avoue, c’est ainsi : je ne suis pas une intello. …

        En cherchant à « Léo Bersani », je tombe ( décidément ) sur Ecole Lacanienne de psychanalyse …

        Oui, oui, je comprends votre courroux, lorsque je vous installe tranquillement chez les psychiatres « lourds » ( enfin, je n’en étais tout de même pas à « Vol au dessus d’un nid de coucou »; non !)

        Malheureusement, il y a bien des finesses analytiques que je ne comprends point.
        Aussi , avant de lire ce livre, à supposé qu’il soit à la Bibliothèque, je vais me faire le plaisir d’en lire bien d’autres :
        notamment un carnet d’enquêtes ethno. de Zola (Terres Humaines), qui m’a l’air d’être un régal.

        Merci de votre compréhension anticipée !

      6. @ M 24 octobre 2011 à 23:32
        « une » intello, si ça se confirme, j’aurais dû écrire « donneuse ». Pour faire dans la délicatesse, pardon de cet égarement de genre… quant à « être » intello, non ! comme disait Simone, on le devient…j’ajoute pour les autres. Car pour soi, le devenir reste une énigme. Oui les éditions Epel ont produit des ouvrages dérangeants.

  6. lecteur habituel de ce blog, indigné espagnol bien avant le 15M, je fait parti de la commission d économie du 15M de Málaga (petite ville méditerranéenne du sud de l Espagne de 600.000 âmes). Dans cette commission ou l objectif principal est d éduquer la population sur l économie et les causes /conséquences de la crise, les débat sur les alternatives est très profond et les solutions apportées très diverses. Si comme forme de transition on est tous d accord sur une réforme de la fiscalité et l interdiction spéculative par abolition des cds, cdo et autres, d autres remettent en question directement le capitalisme au lieu du néolibéralisme. Le débat est engagé. Le 15M est une nébuleuse de gens de tout genre, beaucoup sans formation ni politique ni économique. Ceci est en train de se développer, et la formation passe du centre ville au ville et banlieue. Ceci a déclenché un succès lors de la manifestation du 15O ou environ 40.000 personnes ont participées venant de tout les villages du département. Pour rappel, le 15M nous avons eu une assistance de 8000 personnes.
    Le 15M n est donc pas en perte d haleine, il est en train de faire du chemin. Le parcourt est long et sinueux, nous devons arriver partout et ce n est pas facile. Nous devons nous mettre d accords et ce n est pas facile, mais si nous regardons le parcours fait en 9 mois, partant du principe de la corruption comme point de départ a entrer dans le vif du sujet et a débattre même sur l idonéité du capitalisme, on peut dire que le 15M a fait du chemin et que le mouvement ne considère pas qu il se radicalise puisque il conclu qu il n est pas antisysteme, c est le systeme qui est contre nous.
    Je conclus donc que nous ne sommes pas radical, mais nous allons au vif du sujet et n hésitons pas a remettre en question ce modele de société en tenant compte de toute la diversité de mouvement qui se reconnait comme un mouvement politique mais refuse de se constituer en parti, il demande aux politiciens de prendre notes et agir.
    josé diaz, un indigné.
    ce blog est de loing le plus intéressant et instructif de tous les blogs économiques que je connaisse, bravo paul et toute ton équipe

    1. Hola Diaz,
      No pienses que seria buena idea de proponer síntesis traducidas, de este blog, a las Asambleas Locales de los Indignados de España ?
      Si te interesa intercambiar ideas, ponte en contacto conmigo en mi Correo electrónico : philippe.meoni@terra.es
      Un saludo amistoso desde Zaragoza

  7. @zébu

    j’attends la suite

    Mais non vous n’attendez pas, vous agissez pour fabriquer une autre réalité quand les supposés 70% attendent pour voir ce qui sortira du chapeau de l’avenir.
    L’avenir du passé http://www.pauljorion.com/blog/?p=22508#comment-162505 est écrit, et il y a de quoi manger son chapeau.
    De quoi craindre comme Vigneron dans un post récent que les bruits de bottes citadines ou en campagne se multiplient.
    La video de la petite chinoise écrabouillée m’a instruit sur l’absence de lois concernant la non-assistance a personne en danger en RPC ainsi que d’assurances sur la responsabilité civile.
    Ici la mutualisation galopante offre quelques apories d’échelle, quand plus grande monde ne sait qui doit payer, quoi, à qui, et surtout pourquoi.
    Mais il existe pourtant toujours des écrabouilleurs qui prennent la poudre d’escampette pour se défiler, surtout quand ils ne sont pas assurés et donc pas rassurés. Comme quoi on ne pense ni n’agit pareil assuré ou pas.

    prêts à aborder la suite ?

    La suite à aborder, à saborder, à déborder, mille sabords c’est toujours elle qui nous abordera avec ou sans consentement.

    L’Histoire n’est pas figée et les processus peuvent être longs.

    Entre le « procès sans sujet » et « la subjectivation politique » à quoi bon choisir ? Ce que vous appelez « processus » sont long à l’échelle humaine quand ils fermentent et brefs quand ils débordent. Vous avez fourni des dates.
    Mais installés dans un confort fut-il précaire, je doute qu’une majorité locale de 70% soit prête à déménager, à changer de cadre, sans une brochure descriptive détaillée sur la destination. De nos jours on réserve à l’avance avec des garanties, et une assurance annulation.
    La radicalité s’avère complexe, même si je souscris à une simple radicalité.

  8. Manifestations, révoltes, révolutions, la « vox populi » exprime une volonté de changement des conditions de vie et en conséquence de l’ordre social.
    Par définition, en démocratie le peuple n’a pas de programme puisqu’il a déléguer à ces représentants élus et à eux seuls, la tâche d’en élaborer un et de l’appliquer.
    Il est donc naturelle que les mouvements populaires spontanés ne portent aucun programme.
    Par contre, à l’évidence ces mouvements véritable « boîte de Pétri » nourrissent l’émergence de structures ordonnées qui peuvent alors « élaborer » des programmes.
    Évidement ces mouvements peuvent être récupérées par les représentations politiques déjà en place.
    Bref,c’est dans la suite des événements que nous pourrons vérifier s’il s’agit de mouvements révolutionnaires ou nom.
    Mais est-il si important de savoir dès maintenant,la qualité des uns et des autres?

  9. Les indignés et autres, et memes les « révoltés » d’Afrique du Nord me font penser à des gens qui n’ont aucune histoire, pas meme un regard sur leur propre passé récent.
    D’une part on a la psychologie des peuples des ex-pays de l’Est qui détestant leur pseudo collectivisme se sont jetés dans les lubies du capitalisme pour déchanter trés rapidement. Malheureusement trop tard, le mal néolibéral ayant été fait par la pègre restée au pouvoir.
    (Le meme principe ou on remplaça(La CIA) Allende par Pinochet vénéré par Margaret Thatcher)
    D’autre part, le monde arabe a probablement la meme réaction vis à vis de leurs dicateurs ou autre Emir quatareux qu’ils ne supportent plus…Pour ensuite de plonger dans les délice frelaté des Iphone, tweeter et autres « réseaux sociaux » qui n’ont jamais remplacé la…. sécurité sociale!
    On peut manipuler les peuples en manipulant leur histoire, ou les manipuler en « faisant table rase du passé »…
    Ce qui est absurde, justement en France dans la campagne éléctorable, ce sont les discours socialistes qui lorsqu’ils étaient au pouvoir on tous favorisé la spéculation, les banques généralistes et ont poussé leurs banque de crédit local à investir à…New-York!!! (DEXIA)
    Le discours de Sarkosy à Toulon en 2008, cité par Paul Jorion il y a quelques temps, a beau etre plein de bon sens, il est politiquement totalement absurde dans la bouche d’un représentant politique qui rigoiureusement rien fait depuis Pompidou, pour s’attaquer à la finance, bien au contraire!
    On a la le zéro histoire, qui finalement correspond à la zéro responsabilté de nos dirigeants. Voire leur irresponsabilité totale.
    Car, on est responsable par définition de ses actions passéees.
    Alors comment corrigées les erreurs du passé qui détruisent l’avenir, quand soi-meme on les nie!!
    Obama, Sarkosy et Hollande, ne sont que des populistes, pas plus honnetes que Marine Le Pen dans leur blabla pour attrape-gogos…

    1. à izarn. Vous confondez peuples et dirigeants :

      D’une part on a la psychologie des peuples des ex-pays de l’Est qui détestant leur pseudo collectivisme se sont jetés dans les lubies du capitalisme pour déchanter trés rapidement.

      Les habitants des pays de l’est n’ont pas eu le choix. Ils voulaient conserver la propriété collective des moyens de production et du commerce de gros (comme nous en 45). Lisez par exemple la presse est-allemande d’après la chute du mur, et des travaux universitaires. On leur a imposé brutalement notre système des années 90, même pas celui que nous avions dans les années 50-60.
      Bien sûr, il s’est trouvé des gens pour profiter du nouveau système, souvent les mêmes qui avaient été les profiteurs du régime précédent (à moindre échelle toutefois, car la propriété y était limitée et les lois sociales très protectrices). Mais les 99% restants ont dû supporter le changement de système sans l’avoir voulu, sans savoir ce qu’il fallait en penser, vivant aujourd’hui de peu, devant aller travailler loin de leur domicile ou vivre d’expédients.
      Bref, les gens ne se sont pas ‘jetés dans les lubies du capitalisme’, ils en étaient informés, bien mieux que nous les gens de l’Ouest. Y ayant habité de 1970 à 1977, et y ayant une nombreuse famille, j’en donne un témoignage de première main.

  10. Les indignés reclament une societe decente.

    Pour ce qui est de l’heritage, rien de neuf de puis Tocqueville et « De la democratie en Amérique »

    Les solutions inavouées passeront par une prise en compte du poids devenu insupportable du vieillissement des populations.

  11. @ françois:

    Le mot « décent » me plaît. Vous savez peut-être que c’est un maître mot chez George Orwell, avec son impératif de common decency, de « décence commune ».

    Chez des auteurs de sensibilité anarchiste comme le très intéressant et créatif Jean-Claude Michéa, le seul mot de « décence » ou « indécence » est tout un programme!

    Et donc, il n’est pas improbable que ces réflexions courent déjà dans les rangs des Indignés, sans nous avoir attendu ni quiconque! 🙂

  12. @Zébu

    Lorsque vous dites que les propositions des indignés espagnols sont moins radicales que les propositions de Paul Jorion, vous avez sans doute raison. Sauf que vous vous trompez d’analyse.
    Pourquoi ? Parce que le mouvement des indignés compte moins par son exigence que par son existence. C’est sa vitalité qui nous donne de l’espoir. L’espoir n’est certes pas un programme, mais c’est un levier, un puissant levier. Or, sans la simplicité des slogans, sans la chaleur humaine des campements, sans la réalité des contacts, sans la renaissance de la confiance en la démocratie, aucune des propositions de Paul ne pourra trouver sa possibilité pleine et entière de concrétisation. C’est dans la rencontre entre les penseurs et le peuple que ce sont toujours jouées les révolutions. Parce que le peuple dit : nous pouvons. L’émotion – et l’indignation est une émotion – n’est peut-être pas une fin en soi, mais sans elle aucune intelligence, aussi pointue soit-elle, n’a de sens. C’est la raison pour laquelle les indignés vont à mon avis continuer à soulever tout un tas de critiques, mais également à faire couler beaucoup d’encre. Parce qu’ils sont le corps du combat. Et que chacun sent bien que nous serons en 2012 face à tournant autant que face à un pari.

    1. Il faudrait parler de la chaleur humaine des campements au peuple Grec…
      Si en son temps Solidarność a généré le type de révolution pacifique qu nourrit votre espoir, elle fût largement aidée par une certaine grande puissance très occidentale pour laquelle la fin du communisme était une fin en soi…
      Que dire de la révolution orange…
      Mais là, on parle d’une révolution contre le système établi par cette dite grande puissance très occidentale, ce qui change toute la donne…

  13. Les indignés sont nés de la réflexion de Stéphane Hessel, lequel, si je ne m’abuse, fût en son temps résistant au régime imposé par l’occupant…
    Et si mon grand père ne m’a pas raconté trop de bobards, ces résistants de l’époque ont dû faire autrement que se contenter de faire des « sittings pacifiques » et des beaux défilés « bastille/nation » contestataires…
    Si on part du principe que « le système » actuel est vraiment dangereux, la réponse doit être à la hauteur…

    1. Soyez logique Méoni. Vous nous dites juste au-dessus en réponse à Martine que les révolutions pacifiques ou non-violentes type Solidarnosc n’ont été possibles ou abouties que par la grâce du soutien et du poids stratégique des ennemis du pouvoir tyrannique combattu, puis ici que la résistance active, i.e. violente, telle que celle incarnée par Hessel serait la seule efficace contre la tyrannie ou l’occupant.
      Sauf que les 60 000 ftp et ffi contre l’État Français de la « révolution nationale » de Pétain plus la Wermacht, la gestapo et les divisions SS, sans les alliés, les dizaines de millions de morts sovietiques et l’hyper-puissance industrielle et financière US, ça pèse quoi ? A part l’honneur ?

  14. Ce billet me décrit effectivement….je perçois cette radicalité qui ne demande qu’à s’exprimer tout autour de moi.
    Mais mon entourage sent comme moi que c’est pas encore le moment d’y aller, car c’est un chemin sans retour possible. Nous savons qu’il y aura des larmes et surtout du sang…
    Je pense que notre Hymne national exprime très bien la colère,la violence que ça va être; mais aussi toute la détermination du peuple!

  15. Si le peuple est déterminé, il comprendra qu’il s’agit en l’occurence d’une révolution systémique.
    Le cadre global, c’est la planète, – à qui appartient-elle ? – à personne.
    Nous en sommes seulement les jardiniers.
    Malheureusement on s’entretue déjà en maints endroits sans bénéfice réels pour de véritables changements, quelques dictateurs assassinés ou écartés pcq gateux, ne transforment pas fondamentalement les rapports de pouvoir, l’économie et les relations entre les peuples.
    Le temps des barricades est révolu, il nous faut inventer d’autres moyens d’action.
    Il y aurait un grand terrain à labourer du côté du fonctionnement des institutions supra-nationales, me semble-t-il.
    Chacun dans son Etat-jardin devrait s’y coller.
    Quelles lois faut-il changer, supprimer, instaurer ?

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