L’actualité de la crise : LEUR LOGIQUE ET LA NÔTRE, par François Leclerc

Billet invité

Plus la dette nous submerge, moins l’on sait quoi faire d’elle ! Ce qui devrait inciter à se poser deux questions toutes simples et liées entre elles : pourquoi a-t-elle pris cette ampleur et comment peut-on s’en débarrasser, puisque l’on ne parvient pas à la rembourser ?

Une remarque préliminaire s’impose : dette publique et dette privée sont tellement enchevêtrées qu’elles devraient être prises en compte sans les distinguer. Montrer du doigt la première et escamoter la seconde, c’est désigner une victime sacrificielle, afin de présenter comme inévitable une rigueur budgétaire destinée à restreindre prioritairement les prestations de l’Etat providence et ses domaines d’intervention, ainsi que de pratiquer des réformes structurelles.

Mais si l’on considère la seule dette publique, d’où provient donc son déséquilibre budgétaire qui n’a fait que s’accentuer au fil des trente dernières années ? Une fois pris en compte l’impact important sur les dépenses que les plans de relance engagés depuis le début de la crise ont représentés, on peut estimer celui des mécanismes fiscaux très orientés qui ont été à l’origine de la baisse des recettes publiques. Doit également être ajoutée à la dette sa charge financière, qui croît au fil de son refinancement. Tout ceci soustrait, la vision que l’on peut avoir de la dette en sort changée. La présentation qui est aujourd’hui faite d’un Etat vivant au dessus de ses moyens est non seulement sommaire, elle est tendancieuse. D’où l’intérêt d’une analyse des causes de l’augmentation des déficits publics, afin de contester les fondements de remèdes présentés comme inévitables et d’en présenter d’autres.

Si le montant de la dette est connu, le coût de son remboursement ne l’est pas. Il ne se mesure pas uniquement en termes financiers mais aussi en coût social, une grandeur que l’on n’a pas l’habitude d’intégrer dans le calcul économique. Les plans de rigueur budgétaire qui se multiplient ont en commun de plonger progressivement dans la précarité des pans entiers de la société et d’accentuer sa polarisation. Ils induisent aussi un ralentissement de l’activité économique, qui diminue encore les recettes fiscales de l’Etat. Créant une spirale descendante qui annonce de longues années de récession et d’austérité.

Cette politique peut-elle aboutir ? Rien n’est moins sûr, si l’on considère la profondeur du trou qu’il faut combler et la nécessité de prêter assistance à des Etats qui ne peuvent plus rembourser leurs dettes, même en multipliant les mesures de rigueur budgétaire. Car leurs besoins financiers cumulés potentiels sont tels que l’Europe ne dispose pas des moyens d’assurer son propre sauvetage. Ce qui la conduit, comme on vient de le constater, à rechercher d’autres soutiens financiers.

Les mécanismes qui sont à l’étude ont un objectif en commun : soustraire des griffes du marché les Etats qui sont tombés dans le trou ainsi que ceux qui pourraient prochainement les y rejoindre. Leur accorder des taux préférentiels pour refinancer leur dette et étaler son remboursement afin d’éviter des défauts atteignant le système financier. Et ne pas renouveler de restructuration de dette. Sans en avoir les moyens, les Etats cherchent à jouer le rôle de prêteurs en dernier ressort, puisque celui-ci n’est plus dévolu que marginalement à leur banque centrale commune. Ne pouvant assumer leur propre risque, vu son ampleur, ils cherchent donc à le faire assumer par d’autres.

A ce sujet, José Manuel Barroso et Herman van Rompuy viennent de faire un appel du pied discret aux membres du G20 en leur adressant une lettre commune. « Nous allons mettre en oeuvre ces mesures de manière rigoureuse et en temps utile, et nous sommes certains qu’elles contribueront à une résolution rapide de la crise. Cependant, le fait que nous, Européens, remplissions notre rôle ne suffira pas à assurer une reprise mondiale et une croissance équilibrée. Il demeure nécessaire que l’ensemble des partenaires du G20 agissent de façon conjointe dans un esprit de responsabilité commune et en poursuivant un objectif commun ».

En effet, il s’agit de réunir quelque mille milliards d’euros pour abonder le principal fonds de sauvetage européen, si ce n’est plus, et les premiers contacts pris avec les dirigeants chinois montrent que cela ne va pas être une mince affaire. Tout le monde est donc sollicité pour mettre au pot, FMI compris, ce qui implique l’accord des Américains.

La vérité est triste à dire, et encore plus à admettre, mais la restructuration de la dette grecque, pour laquelle il a fallu s’y reprendre à deux fois, pourrait faire école. Le Portugal est un client sérieux pour en bénéficier et, l’élan pris, pourquoi s’arrêter là ? José Manuel Barroso vient de déclarer que la seconde décote grecque est « unique et exceptionnelle », mais Charles Dallara l’avait déjà affirmé lors de la négociation de la précédente ! Après tout, pourquoi certains pays bénéficieraient-ils d’une remise de peine et d’autres en seraient exclus ?

Il existe donc une autre logique que celle du refinancement hasardeux de la dette, qui a longtemps été niée avant d’être reconnue du bout des doigts. Certes, elle implique de reconstituer les fonds propres des banques au fur et à mesure qu’elle est engagée. Dans le cas de la nouvelle décote grecque, des fonds publics vont déjà devoir être mobilisés pour remettre à flot certaines banques, mais leur emploi va être limité car il pose immédiatement le délicat problème des conditions qui devraient les accompagner. Les banques ne veulent pas en entendre parler et les Etats ne peuvent plus en écarter le principe.

En poursuivant cette logique et en la généralisant, à quoi aboutirait-on ? A la création sur fonds publics de good banks récupérant les dépôts et les actifs sains des banques actuelles – qui deviendraient des bad banks – afin de laisser leurs actionnaires en tête à tête avec ce qui subsisterait de leurs actifs, dont les titres de la dette souveraine après décote. Ce serait la conséquence ultime d’une restructuration d’ensemble de la dette publique, en guise d’épilogue un juste transfert financier inverse…

L’argent reviendrait ainsi à l’endroit où il est nécessaire.

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282 réflexions sur « L’actualité de la crise : LEUR LOGIQUE ET LA NÔTRE, par François Leclerc »

  1. Ce n’est peut être pas dans le sujet du billet mais il me plait de vous en parler!!!

    1959 : film avec Jean Gabin, morceau d’anthologie toujours d’actualité tout y est déjà à l’époque : le mondialisme , les banques , les politiques verreux qui se font élire avec une liste de gauche pour aider le libéralisme .etc….

    http://www.youtube.com/watch?v=Dq8CyzMJNWY&feature=player_embedded

    Je l’ai trouvé sur le blog d’un passionné de G.Brassens qui en a fait son billet du jour et je trouve qu’il a sa place sur celui de P.Jorion ; pour ceux qui aiment l’écriture qui vous remue voilà le lien : http://lexildesmots.hautetfort.com/archive/2011/10/28/une-scene-d-anthologie.html

  2. CAC 40 : -3,16 % ce soir à la clôture !!!

    STOP, SUFFIT, ASSEZ !!!

    Messieurs les politiciens, vous qui paraît-il lisez beaucoup ce blog, ne voyez-vous pas que les mesures prises il y a 4 jours ne serviront à rien et ont ouvert l’appétit de certains !! Vous les avez encouragés !! Ne voyez-vous pas que les « marchés », gourmands insatiables, en veulent bien plus que ce que vous leur avez promis? Pourquoi seulement la Grèce ? Pourquoi pas le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie ? Et demain la France ? Parce que nous n’en avons pas les moyens ? Ce n’est pas leur problème ! Changez le système où ils vous tueront tranquillement, et nous avec !

    1. Monsieur Leclerc, vous rendez-vous compte qu’il suffit que vous évoquiez d’inverser le tric-trac des structures de défaisances (ah, ben, ce coup-là, c’est vous qui gardez le pourrave et nous qu’on prend l’oseille), pour que les bancaires s’écroulent de 9%.
      L’influence de ce blog va grandissante. ;-))

    2. Le marché est hors de contrôle, c’est la panique,c’est mon sentiment.Il va se ratatiner et nous avec.Plus bête que méchant ,c’est le sens de ma naïve interrogation.

      1. La lecture des sites de conseils aux investisseurs me semble montrer que les manipulateurs du marché ont décidé que la zone Euro serait mise à mort. Les rumeurs défaitistes se multiplient, les fonds US qui investissaient encore en Europe sont mis en faillite.
        Je ne crois pas être complotiste mais je pense bien que la finance anglo-saxonne a décidé de prendre le risque d’accélérer la survenue de l’implosion financière en Europe continentale. Ils (la City et Wall street) souffriront aussi mais s’en remettront, contrairement aux pays qui pratiquaient peu ou prou le capitalisme rhénan, moins anti-social. Le moyen-âge néo-libéral s’approche à grands pas…

      2. @ Alain A

        Mais moi, je ne veux pas de ce moyen-âge !!! Cela ne me convient pas du tout.
        S’il le faut, je suis prêt à suivre les bons conseils que Zébu et d’autres voudront bien nous prodiguer pour manifester mon désaccord et faire peser de tout son poids mon bulletin de vote. Car on en arrive bien là : seul le bulletin de vote et ce qui va autour fait évoluer le politique.

      3. @ Alain..

        Ils (La City et Wall Street) ont accéléré leurs attaques car ils n’obtiennent pas le résultat escompté et le temps gagné par l’Europe joue contre eux. La City sait qu’elle ne pourra plus empêcher les régulations nécessaires si l’Europe s’en sort et rester en son sein.

        Mais la donne change, le reste du monde ne veut plus de cette hégémonie et l’Europe et le Fmi vont faire office de cheval de Troie pour rééquilibrer les pouvoirs.

        Aujourd’hui il s’est passé quelque chose d’historique, les Palestiniens ont obtenu un siège à l’Unesco a une écrasante majorité, c’est un signe de rébellion à l’Empire qui ne trompe pas.
        Il y a peu de temps, la tentative Us de faire porter le chapeau d’un attentat soit-disant en préparation à l’Iran n’a pas été suivi, il y a beaucoup de dislocation politique car cette hégémonie est en déliquescence.

  3. Les Peuples n’ont rien à voir avec toutes ces dettes magouilles !!
    Les Peuples ne veulent plus entendre parler de ces pseudo dettes.
    Les supposés créanciers se débrouillent.. Ils vont à l’usine ou dans les champs pour créer des richesses..
    Un point c’est tout

  4. Deux logiques s’affrontent , l’une qui cherche à servir l’intérêt général , l’autre qui privilégie systématiquement les intérêts particuliers de grands lobbies.

    Derrière l’augmentation asphyxiante de la dette , il faut comprendre à qui profite le crime .
    Tout comme il faut chercher quels intérêts seront servis derrière les possibles accords avec la chine .
    http://www.rue89.com/2011/10/29/ce-que-la-chine-veut-obtenir-en-sortant-leurope-de-lorniere-226036

  5. Ah, la logique dominante ! Merveilleux. Je conseille d’écouter C dans l’Air, sublime discours de Dominique Reynié : il faut en urgence régler le problème de la dette (on a trop dépensé, on vit à crédit, on est déjà le pays qui impose trop, on va pas imposer les sociétés, sinon les pauvres elles vont partir, donc il faut réduire les dépenses c’est le seul moyen). Le problème de la relance économique et du chômage, ce sera pour plus tard !

    Ils sont géniaux, ces grands hommes ! Avec eux, nous irons loin ! Vive l’austérité, la paupérisation générale, la chute des recettes et donc l’aggravation des déficits publics ! Allons-y gaiement tous en choeur !

    Et tout qui contredit la Sainte Vérité sur le plateau est pris pour un con fini avec moue de mépris et soupir irrité du Grand Sage Qui Sait Tout Mieux Que Tout le Monde à la clef. Ah, ce que cette pauvre émission a perdu de son intérêt, elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut par le passé.

    1. Et pour cause, elle n’est animée que par des ringards. L’émission est boycottée par les économistes non conventionnels

    2. Dès le départ cette émission n’était qu’une vaste mascarade, une parodie dialectique où les participants les plus flamboyants étaient du niveau d’un Christophe Barbier: un bon débit de paroles pour de bons rhéteurs, certes, quoiqu’une apologie de la logorrhée serait un terme plus approprié, tant ce qui sortait des bouches de ce triste aréopage s’apparentait à un flot de merde.
      Nous sommes tout de même mieux ici.

  6. Bonjour,
    Tout le monde parle doctement de la « règle d’or », de ces fameux 3% du PIB qu’il ne faut absolument pas outrepasser.
    Mais comment ce fatidique 3% a été calculé, sur la base de quelles analyses macroéconomiques ?
    J’ai trouvé cette explication sur Wiki à propos du traité de Maastricht :
    En juin 1981, alors qu’il était chargé de mission à la Direction du Budget du ministère des Finances, l’économiste Guy Abeille raconte[4] avoir été mandaté avec son chef de bureau de l’époque Roland de Villepin d’établir un critère économique utilisable par le Président Mitterrand dans ses discours. Faute de mieux, Abeille et Villepin proposent alors ce critère relativement simple basé sur un ratio déficit/PIB qui, du propre aveu d’Abeille, « ne mesure rien » et sur une norme (3%) qui « n’a pas d’autre fondement que celui des circonstances » (le déficit budgétaire de l’époque atteint déjà presque 2% du PIB)[5].
    Si c’est cela que l’on veut nous imposer, retournons-nous vers le code pénal pour abus de confiance et escroquerie.

    1. Juste au-dessus de l’extrait de Wikipedia que vous citez, on peut lire ceci :

      Les taux de 3% du déficit, et de 60% pour la dette sont le résultat d’un calcul représentant une situation d’équilibre : si un Etat a une dette de 60% du PIB, un déficit de 3% du PIB et une croissance du PIB de 5% (en € courants) alors la dette de cet Etat reste stable à 60% du PIB (même si cette dette augmente en valeur absolue).[réf. nécessaire]

      Mis à part le fait qu’il manque visiblement une référence pour ce paragraphe, je lis tout de même que ces fameux 3% sont associés à un niveau d’endettement public relatif au PIB (60%) et à une croissance de 5% du même PIB…

      Ca fait beaucoup de choses qui doivent être combinées. Sans parler de niveau d’endettement, rien que sur la croissance, il me semble que ça fait longtemps qu’on n’y est plus. Maintenant, quant à savoir si ce qui est affirmé là est correct, ça j’en sais fichtre rien (enfin, la vérité c’est que je suis trop feignasse pour faire travailler mon ciboulot et faire le calcul :P)

      1. Merci de votre réponse,
        Finalement le taux fixé dans cette « règle d’or » serait très certainement arbitraire, injustifié
        Bonne soirée

  7. La Grèce va organiser un referendum sur l’accord européen sur la dette

    Rédaction en ligne

    lundi 31 octobre 2011, 19:28

    Le Premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé lundi l’organisation d’un referendum en Grèce afin d’approuver l’accord conclu la semaine dernière au sommet européen pour effacer une partie de la dette publique grecque. « La volonté du peuple grec s’imposera à nous », a déclaré M. Papandréou au groupe parlementaire socialiste, qui a aussi indiqué qu’il allait demander un vote de confiance au Parlement sur l’accord sur la dette. Les Grecs « veulent-ils l’adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté », a déclaré le Premier ministre alors que des manifestations se sont déroulées dans tout le pays la semaine dernière contre la politique d’austérité du gouvernement socialiste.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2011-10-31/la-grece-va-organiser-un-referendum-sur-l-accord-europeen-sur-la-dette-873871.php

    L’accord historique de sarkozy,le sauveur de l’Euro,n’ aura tenu une fois de plus quelques jours…..

    1. Comme pour le traité Européen ou le vote slovaque ont va les refaires votées jusquà qu’ils disent oui si ça leur arrive de voter non ! Le vote est juste la pour faire un simulacre de démocratie.. quelle belle Europe ! Je propose de dépoussiéré les guillotines, elles risquent de reprendre du service dans l’avenir..

      1. @ Alain
        -E+e ; -t ; -s ; -ées +er ; +’ +ce ; -a+à ; -q+Q ; -é +er. Je passe sur la ponctuation.
        Z’êtes un synthèse.
        A part ça, vous causiez de quoi ?

      2. @ Renard

        Tout le monde n’a pas pu aller à la grande école ! Vous savez que dans le monde tout le monde n’a pas les mêmes facultés a apprendre à l’école où je dois vous faire un dessin pour que vous compreniez mieux de quoi je cause ?

      3. @ Alain
        OK. Xcuses. J’aurais pas du, mais des fois ça énerve.
        Sur le fond, je crois que, cette fois-ci, vous vous trompez.
        S’ils votent non, il n’y aura plus personne pour les faire revoter.
        Quant aux guillotines, mieux vaut les laisser au placard. Car, à la fin, les dépoussiéreurs y passent autant que les autres.

      4. A Alain :
        Vous avez tord dans la 2 eme partie de votre exposé ( la violence sert ce que vous combattez)
        Mais le procédé utilisé par le rouquin vous laisse moins de chances d’ utiliser le cerveau collectif pour savoir pourquoi vous avez tord (la frustration devant le dénigrement ou l’ insulte empêche la réflexion)
        Le procédé est utilisé là :

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=30249#comment-247813

        Et est expliqué là : http://www.pauljorion.com/blog/?p=30249#comment-248466

  8. Lundi 31 octobre 2011 :

    Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 3,82 %.

    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a chuté de 3,82 % à 16.017 points lundi à la clôture, plombé notamment par les valeurs bancaires en raison des inquiétudes persistantes sur la situation financière de l’Italie.

    Parmi les banques, Intesa Sanpaolo a lâché 7,39 % à 1,291 euro, Banca Monte dei Paschi di Siena a perdu 6,16 % à 0,3383 euro, et UniCredit 5,67 % à 0,848 euro.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___La_Bourse_de_Milan_cloture_sur_une_chute_de_382311020111710.asp

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,093 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    1. @ BA :
      Foutu pour l’Italie, si elle dépasse son cap du mois d’août.
      Aucun pays n’est revenu des contrées ‘6,5%’.
      Mais ça risque de mettre du temps …
      Sauf si le gouvernement grec n’obtient pas la confiance vendredi !

  9. voilà une question , vous avez des dollars ,mais vous voulez les changer en € , parce que vous pensez que le dollar n’est pas une épargne sûr , quoi de plus simple , achetez de la dette en € comme cela vous avez une épargne en euro , c’est peut être cela que veulent les chinois sécuriser leurs épargne ? autre question après on en fait quoi des dollars ? BONNE CHANCE

  10. La Grèce va organiser un referendum sur l’accord européen sur la dette (Premier ministre) : eh ben le peuple va avoir droit à la parole houps !!!! mdr lol etc

    1. Les Grecs « veulent-ils l’adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté », a déclaré le Premier ministre Papandréou.
      Combien de temps pour organiser la campagne référendaire ?
      12 % des Grecques voteraient oui d’après les derniers sondages ……..
      Qu’en pensent lémarchés ?
      Nous saurons demain…….

  11. En parlant de logique, …
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/31/les-eoliennes-allemandes-de-plus-en-plus-souvent-au-chomage-technique_1596619_3244.html
    « Il faut s’attendre à une aggravation du phénomène ces prochaines années », selon la fédération, qui réclame une amélioration du mécanisme d’indemnités versées dans ces cas aux propriétaires d’éoliennes.
    L’ « écologie », une nouvelle façon de se faire du fric.

    1. je ne comprends pas pourquoi certaines régions refusent le passage des lignes électriques pour l’alimentation du Sud en électricité …
      C’est toujours comme ça, on a 1 % de l’info dans les articles.

      1. @Edith
        Et dans un autre article, je viens de lire que l’on construisait de lignes HT entre l’Allemagne et la Scandinavie pour mettre l’électricité éolienne en surplus à certains moments en réserve (gravitaire) dans des barrages scandinaves (on fait le même en Belgique avec les surplus nucléaires de la nuit quand la consommation est en dessous du « métabolisme » basal des centrales).
        Certains articles sont écrits par des anti-énergies renouvelables (qui ne rapportent pas assez au capital) et d’autres par des anti-nucléaires qui veulent protéger les populations des risques liés.

      2. @Alain A

        C’est bien la raison pour laquelle, je mets du temps avant de me faire une idée sur certaines questions.
        L’absence totale d’enquête et d’analyse journalistiques devrait mettre les lecteurs en garde contre les manipulations.

        Ceci dit, il est vrai que je fais partie des rares personnes, vraiment intéressées par l’énergie éolienne et solaire. Je me suis rendue compte qu’elles émancipaient l’individu des seules sources énergétiques qui lui étaient imposées.
        Ca ne m’étonne pas qu’elles trouvent une armée d’entreprises pétrolières et autres nucléaires contre elles.
        Reste à savoir comment alimenter des grandes villes avec ces moyens.

  12. L’espoir sur l’accord en Europe, on aurait pu s’en douter, aura duré comme d’habitude l’espace d’un week-end. La Bourse repart au rouge…

      1. Tu parles!
        Il cherche un plébiscite pour pouvoir appliquer ce qu’il veut en faisant taire tout le monde.
        ce sera ça si il gagne
        il va se débrouiller pour faire croire que si il est désavoué ce sera le chaos.
        C’est de la pure manipulation
        si il avait vraiment la fibre démocratique, le référendum aurait eu lieu bien avant et sur un choix entre deux positions et non

        après ou sans moi le chaos

        ce type est président de l’internationale socialiste (ça va finir par devenir une injure)

      2. Il est possible que Papandreou cherche à se donner des marges de manoeuvre dans les négociations avec la troika en agitant le spectre d’un non au referendum si on exige trop d’effort, si la tutelle est trop autoritaire. C’est plutôt bien joué si c’est le cas…

      3. Enfin on va demander l’avis au peuple…

        Comme j’ai dit dans un message ou j’ai répondu a Dissy, si le peuple Gréc dit non on va certainement le refaire voter jusqu’à qu’il dit oui.. moi je n’appelle pas ça demandée l’avis au peuple, j’appelle ça un simulacre de démocratie pour maintenir l’illusion.

    1. Une contrainte de répétition, l’ exaspérante orchestration du ouf de soulagement et la terrifiante retombée du soufflé.

      1. Disons que le monsieur, plus au moins contraint et forcé avait le choix d’autoriser une injection de peste ou le choléra.
        la nuit portant conseil il s’est défausser. Qui rêverait d’être le pétain grec ?

    1. Si seulement la Défense ou Wall Street étaient prises comme La Bastille jadis, nous pourrions parler d’occupation! Mais ce n’est peut-être qu’un début!
      Gardons espoir, tantôt l’indignation se muera en rage et ce ne sera pas l’hiver qui délogera la forêt de tentes quettechuwa mais une foule hargneuse qui délogera la finance…

  13. Quand l’immobilier européen aura perdu 50% de sa valeur et plus, vous pourrez vous inspirer de cette nouvelle façon de faire, toute américaine. . .

    «Oncle Sam wants you»

    en s’inspirant de la fameuse affiche de recrutement de l’armée américaine. Mais cette fois, les Américains ont besoin de proprios, pas de soldats.

  14. Aprés maintes tentatives ….

    Je ne pense pas que vouloir considérer les dettes dans leur enssemble (public,privé) soit une excellente maniére de comprendre se qui se passe. Par contre en analysant l’évolution de la dette privé et publique ont remarque que la dette privé a commencer avec la dette publique, c’est a dire que le crédit démarre vraiment lorsque l’état commence a emprunter aux banques en 1973.

    Du coup ont pourrait se demander pourquoi l’augmentation de la dette public stimule la dette privé. C’est a dire qu’un pays qui emprunterait a 2% auprés de la banques et laisserait en banque la moitié de la somme, somme qui serait par la suite prette au secteur privé a 6%.
    Sur une péride de 20 ans, l’état se verrait rembourser a la fois les interets de la dette plus la dette elle même.

    Ont remarque que si l’emprunt fait a la banque augmente de 1% il suffit d’augmenter l’emprunt fait au privé de 1,% et vive et versa(en gros c’est une exp qui varie avec la duré du prét), si le banque enprunt a 0,5% le taux du secteur privé sera de 4,05% pour que l’état puisse être remboursé du crédit intégralement.

    C’est clair la banque doit elle aussi tirer profit de se petit statagéme efficace, Mais la je ne sais pas comment ils s’arrangent , mais je pense que la banque doit obtenir certaines liberté de travaille, comme emmettre du crédit pour elle même et par elle même ou un peut de dérégularisation par ci par là l’histoire de bien faire tourner l’argent voire a le multiplier 🙂 🙂

    Donc si ont observe attentivement le marché du crédit, ont s’apperçoit que que les taux du privé sont majoré par rapport a celui des BCE, l’état empruntant aus prix de la BCE et les banques revendant le crédit avec la même marge que la conbinne de l’état.

    Mais alors ont peut se demander pourquoi l’état est continuellement endetté si en fin de compte il ne paie ni l’interet ni le nominale, grace a la petite astuce présenter plus haut.

    Soit pour stimuler la consommation soi parce qu’il sont vraiment mauvais en mathématiques.
    Mais je pense qu’il y a autre chose. La mondialisation a couter trés cher et il a fallu beaucoup d’argent pour reconstruire la délocalisation. Mais la probléme est maintenant que par faute d’un secteur privé capable de s’endetté outre mesure et par les défauts de paiement croissant du secteur privé. La petite combinne n peut plus fonctionner car c’est defaut et c’est projet pharaonique ne peuvent plus être écouler, crédit faisant. L’augmentaion des prix a certes mis de l’huile dans se manége mais il a montrer ces limites, surtout au USA. Maintenant ont fait du crédit a 0% au USA l’histoire de le refiler vraiment pas cher.

    M’enfin les banques ont elle aussi participé a cette conbinne en exagerant et du coup c’est un peut le bordel. Il y a bien une solution, mais je ne pense pas que cela plaise a l’oligarchie même si un petit mal pourrait ensuite leur faire beaucoup de bien.

    Donc le probléme de la dette, c’st beaucoup de pipeaux, c’est surtout un probléme de mondialisation.

    1. Ca, Logique, c’est … logique.
      J’appelle ça la pompe à fric, pour ma part. Monopole de situation du riche, et donc, puissant.

  15. bonsoir

    merci pour l’article

    merci à charles A pour son lien – je me permets de copier une partie ici, quelques phrases nettement plus importantes que notre dette – nous n’aurions en fait que ce que nous méritons si nous coulons, car depuis 30 ans, en Afrique, rien n’a changé malgré les beaux discours – qui peut croire que l’homme évoluera un jour ?

    « Il y a 23 ans, le 29 juillet 1987, Thomas Sankara (alors président du Burkina Faso) plaidait déjà pour la mise en place d’un front uni contre la dette : « La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. (…) Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. (…) Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. (…) Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. »

    le lien complet :

    http://www.cadtm.org/G20-Ils-se-payent-nos-tetes-on-ne

    bonne nuit …

  16. Payer les dettes ? Impossible pour la majorité des pays , au risque d’une récession durable et sans espoir .

    S’en affranchir ? Pas si facile .(parfois je me pose la question de l’origine de la violence de la contre révolution soviétique : ne s’agissait il pas aussi de recouvrer l’argent emprunté par l’ancien régime ?)

    Et un moratoire ? Obtenir 10 ans , le temps pour les pays de reconstituer les trésoreries en prenant des mesures de réindustrialisation , de sortir du néolibéralisme et de semi protectionnisme ?

    De toutes façons personne ne s’en sortira indemne sauf sans doute les oligarques qui achètent tout ce qui a de la valeur .

  17. Mardi 1er novembre 2011 :

    La Bourse de Francfort ouvre en baisse de 3,37 %, craint le pire pour la Grèce.

    L’indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a ouvert mardi en baisse de 3,37 % à 5.934,54 points, choqué par l’annonce d’un référendum en Grèce sur le deuxième plan de sauvetage du pays.

    « Que va-t-il se passer si le peuple dit non ? Le risque est que la communauté internationale coupe l’arrivée d’argent, et que le pays finisse par quitter l’euro. Il y a de quoi inquiéter sérieusement les investisseurs », a jugé Christoph Weil, analyste de Commerzbank.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Francfort_ouvre_en_baisse_de_337_craint_le_pire_pour_la_Grece011120110911.asp

  18. Qui et quand, à votre avis ? :

    Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’Etat ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !

    Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux!»

    Indice : A l’Assemblée Nationale.

      1. Bien vu, Bruno. Victor Hugo.
        Le 9 juillet 1849, pour être exact.

        Toute ressemblance avec la situation actuelle est purement fortuite…

  19. veuillez tous m’excuser, car je vais poser une question qui n’est pas directement concernée par vos commentaires de qualité.
    Voici mon questionnement: d’après les débats sur la crise, une des possibilités de « s’en sortir » serait d’annuler purement et simplement les dettes internationales. Cela permettrait de redémarrer à zéro!
    Mais voila il semblerait que cette mesure aurait pour conséquence de diminuer les recettes fiscales (dues aux échanges entre pays).
    J’ai beau me plonger dans les textes multiples sur la crise économie et la façon de la gérer, je ne saisis pas le lien entre « annulation de la dette  » et  » fiscalité « .
    Merci

    1. Une baisse de la fiscalité ? Elle provient actuellement de celle de l’activité économique et a résulté de la diminution des impôts et taxes (notamment en faveur des plus fortunés) ou bien de la fiscalité avantageuse dont bénéficient les grandes entreprises et les revenus du capital. Elle provient aussi de l’évasion fiscale, sous toutes ses formes, et des activités dites informelles, qui par définition échappent à la taxation. Réduire la dette, c’est donner à la puissance publique les moyens d’impulser l’activité économique.

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