FRANCE CULTURE, « La Nuit rêvée de… Paul Jorion », dimanche 6 novembre de 1h00 à 6h15

Pour les couche très tard ou les lève très très tôt. Je vous rassure, ce n’est pas du direct !

Ressusciter par la voie des ondes, la voix de quelques-uns de mes penseurs favoris.

01:00 « La Nuit rêvée de… Paul Jorion » : Entretien avec Paul Jorion – 1ère partie
par Marc Floriot

01:14 « Rencontre avec Fernand Braudel » – 1ère diffusion : 30/3/80
par Patrice Galbeau
Avec Fernand Braudel, Collège de France ; Étienne François, Université de Göttingen ; Georges Vallet, École Française de Rome ; Maurice Aymard, EHESS ; Jacques Thuillier, Collège de France ; Karl Ferdinand Werner,
Institut historique allemand ; Pierre Toubert, Sorbonne

02:14 Les Jeudis de l’Histoire : « Le dimanche de Bouvines » – 1ère diffusion : 9/7/73
par Jacques le Goff
Avec Georges Duby, Collège de France ; Pierre Toubert, Sorbonne ; Karl-Ferdinand Werner, Institut historique allemand ; Maurice Godelier, EHESS

03:39 Entretien avec Paul Jorion – 2ème partie
par Marc Floriot

03:45 Une vie, une oeuvre : Alexandre Kojève – 1ère diffusion : 13/11/86
par Jean Daive, réalisation, Jean-Claude Loiseau
Avec Edgar Faure, ex-président du Conseil ; Jean Michel Rey, philosophe ; Denise Harari ; Simone Martinet, Bernard Clappier, gouverneur de la Banque de France ; Nina Kousnetzoff ; Jean Pierre Brunnet, haut fonctionnaire et la voix d’Alexandre Kojève

05:15 La Suite dans les idées : Économie morale – Karl Polanyi – 1ère diffusion : 30/9/08
par Sylvain Bourmeau
Avec Laurence Fontaine, historienne, directrice de recherche au CNRS et auteur de L’économie morale : Pauvreté, crédit et confiance dans l’Europe pré-industrielle ; et Jean-Louis Laville, sociologue et économiste, professeur au CNAM, il a co-dirigé le Dictionnaire de l’autre économie (Folio) ; Philippe Minard, historien (Paris VIII, EHESS)

06:05 Entretien avec Paul Jorion – dernière partie
par Marc Floriot

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31 réflexions sur « FRANCE CULTURE, « La Nuit rêvée de… Paul Jorion », dimanche 6 novembre de 1h00 à 6h15 »

  1. Pour les couche très tard ou les lève très très tôt.

    … ou pour ceux qui habitent de l’autre côté de la planète!

    Merci M. Jorion!

  2. Analyse aristotélicienne de la crise grecque, Solon et l’escalavage pour dette, lien avec le livre récent d’André Orléan.
    L’article détaille un peu la chrêmatistique, parle du jubilé (biblique, j’ai fait de temps en temps res références au livre de Mario Liverano et aux « abiru », ancêtres probables des hébreux fuyant entre autre l’esclavage pour dette de l’Egypte), de Solon, le tout en lien avec le contexte imposé aux grecs, l’usage « différent » de la monnaie et l’échec que représente le fait d’appauvrir (aujourd’hui) ou de réduire à l’esclavage (autrefois) pour dette.

    1. Ah, et puisque Piotr ne l’a pas faite encore :
      en argumentant que cette nuit est une marque de tendresse envers les personnalités choisies, l’on voit donc que la tendresse, Braudel, c’est lui qui semble la mériter le plus.

    2. Dédicace spéciale à Nerima-kun. On oublie souvent de compléter l’étude comparative des trois grandes religions monothéistes sur le thème de l’usure par un rappel de ce qu’il en est des religions brahmaniques, hindouisme et bouddhisme plus particulièrement. Sans aller fouiller dans les textes sacrés, d’ailleurs bien peu directifs, précis ou contraignants en la matière et particulièrement dans la tradition bouddhique, on se contentera d’observer leurs effets sociaux et bien réels en Inde aujourd’hui pour l’hindouisme, dans le merveilleux royaume bouddhique du Tibet hier…
      Absolument rien de bon à attendre des spiritualités orientales sur ce critère là. Rien de rien.

      1. @ Vigneron
        1) je ne saurais être le représentant du bouddhisme sur ce blog ; mes lumières sont très limitées (sinon, je serais illuminé !) et se bornent à un mouvement (littéralement) iconoclaste – le zen, hérité du Ch’an chinois. Et même dans ce vaste courant historique et géographique… je rame !

        2) …d’ailleurs je ne m’intéresse pas tellement (ou alors comme on apprécie un emballage) à la fixation historique d’une Tradition, qui verse toujours quelque part dans l’exotérisme, c’est-à-dire, in fine, dans la religion constituée, qui n’a plus tellement de rapports (voire les supprime !) avec le religieux.

        3) …les bouddhismes, en tant que religions ou traditions sociales, sont peut-être historiquement moins pires qu’ailleurs : il y a eu l’utopie, tout de même centenaire, du royaume d’Ashoka, en Inde, et de manière générale, beaucoup moins de conflits théologiques réglés par la violence et l’appropriation ; la multiplication des sectes y a toujours été tolérée (tolérée pas encouragée). Pour le Thibet, le bouddhisme Vajrayâna me paraît très différent – dans ses formes – de l’efflorescence Ch’an-Zen du Mahâyâna ; je le trouve beau et exotique. On peut y retrouver la ferveur moyenâgeuse (sens positif) de toute une nation, phénomène connu en Occident, qui fit de grandes choses aux siècles d’or de notre moyen-âge (architectures romane et gothique, musique céleste, conservation des savoirs et des pratiques, droit de la guerre, prémices du droit moderne, gestation de la science et premiers internationalismes ou fédéralismes). L’épouvantable régime communiste chinois (lui-même une réaction virulente à 150 ans de persécution de la Chine par les puissances occidentales) n’a absolument aucune qualité en 1951, comme en 1959, comme maintenant, à prétendre vouloir faire le bonheur du peuple thibétain, en le libérant (sic et même sick !) du servage, de l’arriération, de la théocratie, etc. , par la colonisation de son territoire, la dilution démographique (comme en Mandchourie autrefois), la persécution grotesque de sa culture, de ses traditions, de sa religion, et alors qu’il a été responsable de la mort au bas mot de 100 millions de Chinois et de la presque totale déspiritualisation de la Chine…
        …pour ce qui est du Japon : le zen y est moribond, figé dans des rites sociaux, les temples ou monastères comme les bonzes et autres maîtres desservants sont plutôt florissants et fermés, ils ont participé (« tenkô ») eux aussi au militarisme fasciste japonais, etc. Dans le détail, ils ont eu aussi leurs saints et martyrs, ils stabilisent les prix des terrains qu’ils louent à des quartiers entiers de petites gens (p. ex. dans la ville basse de Tokyo, « shitamachi »), ils exercent des fonctions de référents moraux et de conservatoires de la culture et des arts, etc.

        4) …sur le prêt, l’usure, le rapport à l’argent, je n’en sais pas grand-chose, merci de m’éclairer (et éventuellement de m’illuminer). L’idéal du boddhisatva zen, c’est de faire disparaître toute trace de son ego, y compris cette félicité ultime de la libération, pour redevenir le prêcheur mendiant qui va sur les marchés sauver les hommes de leur ignorance première, source de toutes les souffrances (cf. la dernière image des « 10 » ou « 12 » « tableaux de la recherche du boeuf« ) . J’ai dit déjà que beaucoup de bonzes zen sont admiratifs du courant franciscain…
        …le za-zen est une technique de méditation on ne peut plus simple et économique, qui consiste à s’asseoir en lotus sur un coussin voire un matelas d’herbes… pour se plonger dans le samadhi (jp. zanmai), jouissance (!) de la vacuité qui peut, peut-être, permettre, à la longue, de briser le vieil homme et de renaître en satori (= « réalisation ») ; ça ne coûte guère… (enfin, c’est une formule)

        5) …sinon, très courte recherche youyou pour tomber sur cette courte page d’un court colloque,
        http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/sites_17201/dieu-et-l-argent-blois-2006
        …duquel je retiens (dernières lignes) que l’apparition du bouddhisme en Chine (pour le courant Ch’an, il s’agissait d’un bouddhisme trans-castes, iconoclaste, parfois persécuté par les empereurs ou leurs proches) y aurait fait naître la notion d’acte charitable (gratuit ?). La charité, l’ouverture à l’humanité, « l’humanisme » (à l’européenne), tout cela était, c’est vrai, plus ou moins inconnu dans des sociétés pétries par le lignage familial, clanique, corporatiste, féodal ou impérial et où la notion d’être redevable d’une « dette » d’existence (jp. « on »), auprès des géniteurs et des « patrons » divers était, jusque là, écrasante.
        Si vous avez du mal à trouver des textes traitant spécifiquement du rapport à l’argent, du prêt, etc., c’est que …le canon bouddhique est immense (combien de dizaines de milliers de pages de soûtras et autres gloses ou post-gloses ?), qu’il doit bien s’y trouver quelque chose mais que cela doit finalement être subsumée dans les considérations générales sur « l’avidité » dont il faut se libérer, tout comme des « attachements ».
        Mais je suis sûr – si j’en crois vos sous-entendus – que vous avez vos tablettes prêtes et que vous pouvez justifier ce

        Absolument rien de bon à attendre des spiritualités orientales sur ce critère là. Rien de rien.

        Mais vous aurez toujours raison : absolument « rien » à en attendre, tout est là !

    3. Très bien de parler de l’esclavage pour dettes, et de Solon! En l’occurence, il s’agit de l’esclavage pour dettes publiques.

      J’avais tenté plusieurs fois de promouvoir ici l’idée que la détention, par des personnes privées, de créances publiques, transmissibles par héritage, était contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, car elle conduit, en deux générations, à une situation où tous les citoyens, en naissant, doivent quelque chose à certains d’entre eux, ce qui constitue une sujétion de fait.

      Le probléme est lié à la spécificité de la dette publique reçue en héritage, qui ne peut pas être répudiée, au contraire de la dette privée. En effet, chacun peut refuser un héritage privé constitué de dettes : s’il en était autrement, les conditions de l’esclavage pour dettes seraient réunies. Mais quand il s’agit de dette publique, il n’y a pas de reconnaissance juridique de quelque voie de refus que ce soit. En naissant, vous devez quelque chose aux 1%, sans échappatoire…

      L’exemple grec est à cet égard très démonstratif : les nouveaux-nés grecs ordinaires (les 99%…) sont aujourd’hui, de fait, assujéttis aux nouveaux-nés qui auront hérité des créances publiques, et qui sont en mesure de leur pourrir la vie pour longtemps, ce qui est directement contraire à la DUDHC de 1948, article 1, phrase 1 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. ».

      Je précise que mon raisonnement ne met pas en cause l’évidence de notre dette essentielle vis à vis de nos ascendants, de notre culture, de la nature, etc…, ni l’inégalité de fortune à la naissance, sur laquelle la DUDHC ne statue pas. Je parle du mécanisme pervers d’accumulation du capital, dont l’un des plus récents avatars, le financement privé de la dette publique, est ainsi mis, à mon sens, en contradiction flagrante avec le principal pilier de l’édifice du droit.

      Qu’en pensez-vous?

    1. Je sais bien que le fond prime, mais la photo mériterait un meilleur traitement.
      Allons, chers webmasteurs de FC, montrez nous que vous êtes capable de mieux.
      Merci
      Note : Affichage 1280 * 960, idem sur firefox et chrome.

  3. Il eut fallu y parler du tas de blablas berceuse des autorités laquais des Grands pour endormir les moutons à tondre !!

    La seule solution, supprimer le pognon pour que tous ces collectionneurs de biftons se jettent par la fenêtre du jour au lendemain ou bien qu’ils prennent la bêche pour faire de succulents légumes bien palpables et goûtables par nos papilles gustatives..
    Ils pourront toujours se torcher avec les billets qu’ils ont volés et entassés dans leurs coffres en empêchant que ces biftons ne circulent dans l’économie réelle..
    Mais, hélas, comme je prêche dans le désert, personne en bougera et les moutons seront tondus jusqu’à leur peau nue !!

    1. Xian, les fonds de pensions, les sociétés d’assurance-vie, gestionnaires d’actifs, grandes banques de dépôt brassent des dizaines de milliers de milliards de dollars et d’euros pour le compte de centaines de millions de retraités et futurs retraités « tristement » résolus à investir leur présent et leur avenir, comme subséquemment ceux de nos sociétés et du monde tout entier, dans la maximisation du rendement de leur capitaux accumulés via LBO, bulles boursières et immobilières, prélèvements actionnariaux massifs, défiscalisation tous azimuts, mise en esclavage des peuples ou des salariés débiteurs à taux usuraires, spéculation sur les matières premières, etc. Ces centaines de millions d’américains du nord, d’européens, etc, ôtez moi un terrible doute, c’est eux les « Grands » ?

      1. Pour moi, tant que chacun de bonne volonté, sur cette Terre n’aura pas la même part, de la naissance à la mort, nous ne serons que des brutes primaires épaisses !!

      2. Vigneron, êtes-vous sûr que ces centaines de millions ne comportent pas, eux aussi, un groupe de 99% et un groupe de 1%? Et que la répartition du contrôle économique n’est pas 99% pour les 1%?

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=28360

        Nous sommes presque tous mouillés, c’est vrai, mais pour la plupart à notre corps défendant, et sans accès à la commande du système. Evitons donc ce genre d’argument, en vérité spécieux, et qui vient trop facilement dans la bouche des défenseurs dudit système.

        Mais, connaissant l’orientation de vos interventions ici, ce n’est pas à vous que je ferais ce procès…

      3. @ Marc Peltier
        Le Belge possède en moyenne 85.000 euros

        La richesse globale (hors immobilier) des Belges a dépassé pour la première fois, fin 2010, le cap des 900 milliards d’euros, ressort-il d’une étude réalisée par la société de consultance Roland Berger Strategy Consultants.

        Epargnant ignorant

        La moitié des Belges ignorent ce que la banque fait avec leur argent.

        Une enquête, réalisée à la demande de la Banque Triodos, révèle que les Belges sont assez ignorants en ce qui concerne le fonctionnement d’une banque. Manque d’intérêt de leur part ou manque de transparence des banques, les raisons de cette ignorance doivent sans doute aller se chercher des deux côtés du système.

        Conclusion : Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Devant les zélateurs clérico-capitalistes, Paul Jorion parlait « d’accomodement avec le Ciel et avec les Hommes »

      4. « Argument spècieux » ? « Corps défendant » ? « Sans accès à la commande du système » ?
        Les pauvres brebis zégarées « à leurs corps défendant » par des bergers pervertis « se voient crapuleusement assaillies « d’arguments spècieux » par les courbes zécruels chiens de berger, alors qu’elles cherchent désespérément les « commandes du système » comme leurs agneaux cherchent leurs mères…
        Je souris de leurs malheurs et de leur infortune éperdue, en attendant leur fortune perdue tout court, charitablement.
        Et arrêtez avec le coup des poupées gigognes du 1%, please, on va pas s’en sortir à ce rythme. Tant qu’on y est, vous trouvez pas dégueulasse que les 1% des plus riches de ce « monde selon Forbes », soit les 12 plus grosgrazégraisseux milliardaires des plus de 1200 répertoriés cumulent $ 450 milliards, soit près de 20% du gros tas total ? Gros tas qui lui-même ne pèse pas lourd face à celui d’immondices innombrables des centaines de millions autres brebis du troupeau déjà cité ?
        Basta ! Je fais ni partie des 1% et à ce compte là, au vôtre j’entends, ni des 99% !

      5. Au 21 ième siècle, est ce si difficile que cela de mesurer les richesses mondiales mensuelles totales, d’en mettre xx% de côté pour les biens communs, investissements et imprévus futurs et diviser le reste par 7 milliards afin d’assurer à chaque passager terrestre des conditions décentes de séjour et d’épanouissement ?
        Nous verrions aussitôt quelle serait la part de chacun avec régulation, soit de la population, soit de la production de richesses ..

        Au lieu d’entasser dans quelques coffres poussiéreux et de mourrir sans savoir combien on en a et sans en avoir profité ??

      6. Vigneron, au dessus de la mêlée, refuse le segment de droite et l’élargit
        au plan, complexe le plan, forcément complexe…

        i*i=-1, élargit le réductionnisme des stats socio-pognonesque.
        Face à la mise en boite:  » ne vous définissez pas », jamais démenti

        Attention cependant à l’ivresse du vide.

  4. J’ai retrouvé dans l’une des interviews de la nuit l’une des idées que je retiens de PJ, qu’il lui a été donné de découvrir lui-même grâce à Hegel. Le bonheur des interviews des sages c’est qu’on peut y entendre le complexe du monde exprimé en une phrase, ressortant de nulle part et foudroyant comme une évidence

    Le prix des choses sert à maintenir le monde en l’état où il est avec beaucoup de serfs, une infinité d’esclaves et quelques seigneurs.

    J’ai appris cela à mon tour. Ce qui fait que lorsque mes propres enfants seront en âge de me demander à quoi sert l’argent je serai l’un des rares qui soit capable de leur répondre, allant à l’encontre de ce système inique établi:

    « L’argent, à quoi ça sert? Mais à garder les gens dans l’état de pauvreté dans lequel ils sont. Oublies l’argent, il n’est rien puisque l’amour est tout »

    Et pendant ce temps, les enfants des autres resteront dupes de la réalisation à la télé des rêves des autres, en récompense de se comporter en bébé en public.

    http://www.journaldumauss.net/spip.php?article95

    Comme je tente de le démontrer depuis plusieurs années en empruntant mes illustrations empiriques aussi bien au domaine de la pêche (Jorion 1990) qu’à celui de la finance (Jorion 1994 b), le prix est en réalité un « phénomène de bord » qui apparaît à la frontière des rapports qu’entretiennent les diverses « conditions » auxquelles appartiennent les personnes, et qui font que les unes tirent une rente de l’accès qu’elles ont à certaines ressources, d’autres réalisent un profit en revendant des marchandises plus chères que ce qu’elles leur ont coûté, et que d’autres enfin, louent contre un salaire le temps qu’elles peuvent consacrer à travailler. A ce titre, le prix reflète sur un mode immédiatement quantitatif le rapport de force qu’entretiennent vendeurs et acheteurs en tant que membres (ou simples représentants) des conditions qui constituent l’ordre social. Le concept de valeur est en conséquence, parfaitement inutile dans l’explication.

    La formation des prix en permettant au plus riche de payer moins cher et en forçant le plus pauvre à payer davantage pour les mêmes marchandises (cf Jorion 1995) contribue à reproduire l’ordre social tel quel et le renforce ainsi davantage dans son état présent. Toute théorie de la formation du prix qui parvient à éviter les écueils de l’objectivisme est donc à la fois et automatiquement une théorie de l’ordre économique et de l’ordre social

    Merci M. PJ

  5. @Paul
    C’est bien beau tout ça , mais ça ne nous dit pas le temps qu’il fait, déjà 2 jours sans météo, je ne sais plus comment m’habiller lundi.

  6. Je propose de changer les mots:
    crise, par attaque des usuriers
    dette, par vol des usuriers
    pauvres, par abandonnés
    rigueur, austérité, par arnaque irresponsable
    financiers, par parasites
    politiques, par laquais des politiques

    1. @ xian
      Vous vouliez sans doute dire :
      Politiques, laquais des parasites.
      Autrefois, on disait « chiens de garde ».

    2. @ xian
      Super belle idée de donner leur vrais sens aux mots !
      Pour  » politiques  » ,  » laquais  » suffit .
      Pour  » rigueur , austérité  » ,  » arnaque  » suffit également .

  7. La nuit a été longue mais très intéressante. Les deux premieres emissions sont meme assez emouvantes, on peut sentir leurs plaisir. Bizarre que Bourdieu n’est pas remplace au moins polanyi…

  8. J’ai pu decouvrir cette émission.

    Un dialogue, datant de 1974, entre Sicco Mansholt et Pierre Mendès-France, m’a semblé très intéressant:

    http://www.franceculture.fr/emission-la-nuit-revee-de-la-nuit-revee-de-stephane-hessel-2011-10-02

    Outre que ces propos semble quasiment d’actualité, surtout ceux de Sicco Mansholt, ce que dit Pierre Mendès-France sur le type de démocratie issue du 19eme et de la révolution francaise est lumineux. Cette démocratie est construit sur les enjeux politique mais n’est pas adapté aux questions économiques. A voir peut-être…

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