L’OMBRE DE FUKUSHIMA S’ALLONGE, par François Leclerc

Billet invité

Le bilan est sans nuance : il ne reste plus que cinq réacteurs nucléaires en activité sur les 54 du parc japonais. Quatre unités supplémentaires doivent être stoppées d’ici mai prochain, la totalité d’entre elles pourrait même être arrêtée l’été prochain, période de pic de la consommation en raison de la climatisation des locaux et habitations.

Les autorités japonaises reconnaissent ne pas avoir de plan de remise en service des réacteurs, stoppés par précaution ou par des opérations de maintenance. Car leur redémarrage est soumis à la réalisation préalable de tests de résistance et doit être approuvé par les autorités locales, qui n’y sont pas favorables. Elles-mêmes sont sous la pression d’une opinion publique qui ne s’exprime que peu ouvertement mais n’en pense pas moins : le choc créé par la catastrophe de Fukushima est plus profond que n’en laisse paraître l’absence de réaction.

A l’arrivée, le Japon est en passe de réaliser une sortie inédite de l’électro-nucléaire, en dépit des résistances très fortes du lobby de cette industrie, une grande première à observer de près. Celle-ci sera provisoire ou définitive, suivant l’évolution du rapport de force, et pourra impliquer, si elle se confirme, une redéfinition des modèles de consommation et de production énergétique.

Dans l’immédiat, les conséquences de la catastrophe de Fukushima se révèlent dans toute leur étendue.

Sur le site même de la centrale, la situation n’est stabilisée qu’en apparence. L’opérateur contrôle celle-ci du bout des doigts et avec des moyens de fortune. Le système de refroidissement des réacteurs et des piscines est précaire et les structures des installations sont fragilisées, la menace que représenterait un nouveau puissant séisme est en conséquence toujours présente.

Fukushima-Daïchi est devenu une machine à fabriquer de l’eau contaminée en énorme quantités, dont l’évacuation et le stockage posent de tels problèmes que Tepco, l’opérateur, a cherché à en déverser à nouveau dans la mer. Les installations fuient de partout et l’eau contaminée a envahi les sous-sols techniques et ruisselle dans les sols et très probablement dans la mer. Il n’est pas donné d’information sur la cadence à laquelle l’eau est décontaminée, comparée au rythme de sa production.

Plus problématique, la situation des trois coriums reste une inconnue. La tentative de commencer à la déterminer de visu grâce à un endoscope a tourné court. Le réacteur numéro 2 avait été choisi, car le niveau des radiations y est inférieur, mais ce dernier a néanmoins perturbé les observations en raison des artefacts visuels qu’il a provoqués. La méthode n’a pas fonctionné. Faute d’évaluation précise de l’état interne des réacteurs et de la situation des coriums, il n’est pas possible de concevoir les technologies qui permettront un jour – dans dix ans est-il prévu – de les extraire, dans le cadre des opérations de démantèlement actuellement estimées durer 40 ans.

L’évaluation des effets de la contamination radioactive créée par la catastrophe ainsi que les problèmes liés à la décontamination sont passés au premier plan. En premier lieu en raison de la découverte de pollutions alarmantes qui se renouvellent, montrant que le danger peut être partout. Cela a en premier lieu été dans l’alimentation, dont la chaîne n’était pas strictement contrôlée, ou bien à l’occasion de la découverte de plaques géographiques, voire de lieux restreints, où elle est concentrée. Des bêtes envoyées à l’abattoir ont été contaminées par du fourrage provenant de la zone interdite. Un immeuble de logement a été récemment construit avec du béton radioactif utilisant du gravier prélevé dans celle-ci un mois après la catastrophe. Il en ressort que la dissémination de la contamination n’est pas 100% contrôlable quand elle a atteint une telle échelle. Créant un sentiment d’insécurité permanent.

Elle l’est d’autant moins que les conditions dans lesquelles la décontamination est effectuée sont problématiques. Les aspersions d’eau sur les façades ou les trottoirs ou les arasions de terre et de revêtement des sols ne font souvent que déplacer le problème, l’eau contaminée ruisselant dans les égouts et vers les nappes phréatiques, la terre et les débris étant stockés dans des excavations creusés dans le sol et exposés aux intempéries, donc aux ruissellements.

C’est semble-t-il le prix à payer pour que tout rentre en apparence et rapidement dans l’ordre. Dans la même intention, le gouvernement voudrait symboliquement favoriser le retour prochain d’une partie des 80.000 réfugiés dénombrés dans les lieux de la zone interdite, où la contamination est estimée la moins élevée.

Mais l’impact d’une décision prise par le gouvernement au début de la catastrophe trouve actuellement un nouvel éclairage. Celui-ci a alors promulgué un relèvement de la zone admissible d’exposition aux radiations, augmenté à 20 millisieverts par an, avec pour intention de limiter les évacuations de population et de minimiser ses conséquences.

Un rapport de l’Académie des sciences américaine vient de mettre en cause l’idée selon laquelle l’exposition à de faibles doses de radiations serait sans effet. Il montre comment, à la longue, celle-ci pourrait avoir des effets importants, tout spécialement sur les enfants et les femmes (et donc plus particulièrement les jeunes filles). Nous rappelant que les données utilisées pour mesurer la dangerosité d’une exposition aux faibles doses reposent sur une exposition concentrée dans le temps (une explosion atomique par exemple) et non à la longue et donc cumulée.

Enfin, le moment des décisions est arrivé en ce qui concerne le volet économique et financier. En dépit de ses résistances, l’opérateur privé Tepco devrait être nationalisé, ne pouvant faire face aux conséquences de la catastrophe qu’il doit assumer aux titres de l’indemnisation des victimes et du démantèlement de la centrale. Il est question d’une nationalisation provisoire pendant dix ans, qui s’apparenterait à la prise en charge par l’Etat de ces opérations avant que l’entreprise soit reprivatisée dans des conditions qui ne sont pas précisées.

Faisant suite à d’autres aides financières, un fonds auquel participe l’Etat et des opérateurs privés de l’électro-nucléaire doit prochainement injecter l’équivalent de 10,3 milliards d’euros dans Tepco, nationalisant l’entreprise dans l’immédiat, mais seulement de fait. Celle-ci a cherché à emprunter sur le marché, mais les banques auraient posé comme condition, selon la presse, une augmentation de 10% des tarifs d’électricité et le redémarrage du parc des réacteurs nucléaires !

Essentiellement centré concernant le Japon sur le tremblement de terre et le tsunami qui ont ravagé des régions entières, le rapport sur les « risques globaux » rédigé dans le cadre du prochain Forum économique mondial de Davos pratique l’art de l’escamotage. Il y décèle prioritairement une interrogation sur « le rôle du leadership, un défi à la communication en cet âge de l’information et la nécessaire conception de modèles économiques résilients en réponse aux crises de grandeur imprévue. »

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242 réflexions sur « L’OMBRE DE FUKUSHIMA S’ALLONGE, par François Leclerc »

  1. … » mais les banques auraient posé comme condition, selon la presse, une augmentation de 10% des tarifs d’électricité et le redémarrage du parc des réacteurs nucléaires !  »
    Les banques , je les ferme et les banquiers je les enferme , comme disait l’autre…
    SOULEVEMENT ET SAISIE DES BANQUES , NOM DE DIEU ! ! ! ! ! !

    1. Il faudra aussi s’occuper de leurs dirigeants…voilà ce qu’on peut lire sur le site : rtbf.be

      Malgré l’année catastrophique, le soutien de l’Etat et une perte probable de 10 milliards d’euros, le personnel belge de Dexia SA s’est vu octroyer un bonus au titre de l’année 2011, selon l’Echo et De Tijd. Des cadres supérieurs ont reçu jusqu’à 45 000 euros bruts.

  2. « le rôle du leadership, un défi à la communication en cet âge de l’information et la nécessaire conception de modèles économiques résilients en réponse aux crises de grandeur imprévue. »

    On appelle cela de la novlangue…
    Ou encore « foutage de gueule intégral »…

    1. De façon cynique, le texte cité peut s’interpréter

      leadership : position dominante dans les rapports de forces
      rôle du leadership : comment le puissant doit se comporter pour rester puissant. Ici ce n’est qu’une question de discours.
      communication : art de faire penser ce que le leader veut
      défi à la communication : il est devenu plus difficile de faire penser ce que le leader veut
      âge de l’information : la vérité parvient à surmonter la communication
      résilience : capacité de supporter un choc
      modèle économique résilient : modèle économique capable de ne pas être remis en cause par les catastrophes qu’il provoque
      conception de modèles économiques résilients : conception d’un discours permettant au modèle de survivre à la catastrophe qu’il provoque.
      crise de grandeur imprévue : ce qui sort du modèle est imprévu et la grandeur de ce qui en sort est imprévue.
      Le tout consiste à créer un modèle pouvant prendre en compte tous les cas de figure possibles. Si l’incomplétude de Gödel est vraie, c’est impossible. Sinon, c’est possible.

      Ce n’est pas du foutage de gueule. C’est l’application de la morale du modèle économique. Vous le respectez vous êtes un être bon et généreux. Vous en sortez (pour n’importe quel motif), vous êtes un connard, un salopard, un abuseur, etc…

      Insulter les gens qui y adhèrent nous rendent au mieux incompréhensibles. Au pire, nous sortons du modèle.
      Le simple fait d’écrire « modèle économique » me dit que la sortie du cadre n’est pas faite par ces gens. Le cadre posé ne peut absolument pas prendre en compte la pollution radio-active, les malformations congénitales, les cancers et toutes ces horreurs associées au nucléaire. Alors si l’une d’elles influence un humain, ce dernier sort du modèle. Il devient le salaud de pauvre de Gabin dans « La Traversée de Paris ». Dans ce modèle, les banquiers ont raison de demander les 10% de hausse. Il y a ce « détail » à deux pattes avant préhensiles et deux pattes arrières pour la mobilité. Ce truc n’entre absolument pas dans le modèle. S’y référer fait de vous un populiste et c’est devenu une insulte.
      Un libertarien ne peut absolument pas prendre en considération les effets de la pollution radio-active. Pour lui, chaque individu est totalement capable de faire face à cette pollution. S’il n’y arrive pas, c’est regrettable mais il s’est montré incompétent face à la réalité. Ce crime est puni de mort.
      Le politique vient derrière le financier et prend en compte des choses que le financier ne peut même pas imaginer. Comme il prime, le politique est à la peine. En plus, le politique est de plus en plus complètement acheté par l’économique (cf la course à la présidence des USA et ce n’est qu’un exemple).

      1. Un libertarien ne peut absolument pas prendre en considération les effets de la pollution radio-active.
        Non. Aucun libertarien ne soutient ça. Faut pas exagérer hein…

        Ces gens là ne sont pas libertariens, parce-qu’ils n’ont tout simplement pas de principes (même si nous sommes en désaccord avec nombre de principes/solutions libertariennes, il faut leur reconnaître un certain souci de cohérence, même si la logique poussée à l’absurde les amène parfois au bord de la folie).
        Ces gens là, au contraire, adoptent simplement le principe qiui les arrange le mieux en fonction des circonstances. C’est très différent.

        L’expression « modèle économique » dans le corps du texte ne veut effectivement rien dire. « Modèle de production/distribution d’énergie rentable et résilient », ça aurait eu du sens. Mais là, effectivement, on touche le fond… novlangue.

      2. Cette citation est vraiment une perle !
        Voilà bien encore une preuve qu’il est ridicule de faire intervenir des théories du complot alors
        que les éminents représentants du capitalisme annoncent clairement le programme :
        « nous n’avons aucunement l’intention de laisser le terrain libre à nos ennemis de classe, nous continuons la lutte partout pour défendre les intérêts du capital et s’il le faut nous passerons la démocratie par pertes et profit ! »
        Citation qui fait d’ailleurs pendant à celle de Warren Buffet qui avait déclaré que la lutte des classe a été gagnée par les capitalistes. La crise est passée par là. Les capitalistes ne dorment pas tout à fait sur leurs deux oreilles.

      3. Antoine Y,

        « Aucun libertarien ne peut prendre en considération les effets de la pollution radio-active. » Je ne dis pas que ces gens soutiennent ça. Je dis que ça les dépasse totalement. Ils ne peuvent donc pas la prendre en considération.

        Pour moi, un individu a des limites. L’une d’elles est mon impossibilité de détecter la radio-activité avant une chute de cheveux subite et encore. Une autre est que tous les habitants d’Hiroshima ne sont pas morts. Ils peuvent servir de preuve que la radio-activité n’est pas si dangereuse que ça. Une troisième est qu’un individu peut choisir de ne pas écouter l’histoire du nombre anormalement élevé d’habitants d’Hiroshima souffrant de maladies diverses. Il ne peut pas observer cette anomalie avec seulement ses yeux et ses oreilles. Ce sont quelques arguments qui me permettent de dire qu’un libertarien ne peut pas prendre en considération les effets de la pollution radio-active.

        Plus généralement, je pense être un individu. Je sais que mon horizon est limité. Ce qui se passe au delà de cet horizon m’est invisible et par conséquent n’existe pas pour moi.

        Quand Tchernobyl a eu lieu, je n’ai pas vu arriver les éléments radio-actifs. Je l’ai appris par la radio et la télévision. Dans un monde libertarien, je ne l’aurais jamais appris. J’aurais peut-être entendu quelques histoires sur des gens malades dans la région.

        azert,

        À votre service.

        Pierre-Yves D.

        Je pense que Paul Jorion a raison quand il écrit (selon mes souvenirs) qu’il ne faut jamais faire intervenir la théorie du complot quand la connerie suffit à tout expliquer.

        Je me joins à Mathieu pour vous poser la question; qui est l’auteur de la perle que vous citez ?

      4. mathieu,

        Ce n’est pas un citation. J’interprète à ma façon la citation – véritable elle — produite plus haut par Pierrot 123.

    2. L’ adoption de ce « langage », n’ a qu’ un seul but, être celui d’ une soi-disant élite de « techniciens », qu’ il veuille dire ou non quelque chose n’ a aucune importance ; il est par contre primordial que celui qui l’ entend, vous, moi, n’ y comprenne absolument rien.

      Nombreux pourtant nous sommes à en décoder le sens ; bien essayé donc. Mais à force d’ employer les mêmes trucs, le public s’ est, pour reprendre un de leurs termes, « adapté ».

      1. L’hypothèse de base est que ces gens fonctionnent selon un système. Je le vois analogue à un algorithme. Si l’algorithme est déchiffré, ils sont perdus.
        Je base cette idée sur mon souvenir de l’effondrement du communisme. Tout ce qui apparaissait dans la presse en 1988 – 1989 était déjà dans l’Archipel du Goulag de Soljenitsine. Le truc était éventé et est entré dans les cerveaux en une quinzaine d’années. L’algorithme était déchiffré.

        Dans ces cadres techniciens, les mots ont un sens et ce n’est pas celui que je vis. Leur sens relève d’une réalité alternative. C’est cette réalité qu’il faut déchiffrer. Elle ne correspond qu’à une théorie, généralement très bien construite et surtout (là, je vous rejoins complètement) permettant de tenir un discours impressionnant, devant lequel n’importe quel péquin doit être sans défense. Le reste (et je vous rejoins aussi ici), le lien avec la réalité et la vérité, est une quantité parfaitement négligeable.

        Un de leurs représentants a écrit que son critère de la qualité de son service est son avancement dans sa carrière, i.e. si cela fait avancer sa carrière, c’est la preuve que son acte est bon. Si cela est bon pour ses administrés est vraiment secondaire dans l’histoire.

  3. J’aurais aimé un article « plus » chiffré.

    Je fais là référence à une expérience perso : des copains allemands, suite à Tchernobyl, sont venus passer leur vacances du côté de St Brieuc en Bretagne. Z’avaient regardé sur les cartes jusqu’où était allé le nuage : le nord de ladite Bretagne avait été relativement épargné.
    Me suis foutu de leur gueule : la région en question étant la plus naturellement radioactive (question de granit et de radon), mais ça z’y avaient pas pensé.

    Donc, ce que j’aimerais c’est des chiffres. Je ne nie pas, c’est évident, l’abomination de Fukushima ! Mais serait-il possible de comparer la contamination induite avec la radioactivité naturelle ? Ça éclaircirait le débat !

      1. Oui mais ça c’est une moyenne !

        Comparons disons La Rochelle et St Brieuc et vous verrez ! (Exprès j’ai pris deux villes côtières)

        Je n’ai pas les chiffres en mSv, j’ai ceux en Bq/m3 : St Brieuc plus de 150, La Rochelle moins de 50 ! (Moyenne nationale ~ 66 Bq/m3). Y’a comme une .nuance.

        Je vous accorde qu’on est loin de Fukushima. Mais bon.

      2. Upwind :
        les unités de ce docu sont les nanoSv/h.
        Dans une année il y a 8760 heures, donc 1 nSv/h donne 8760 nSv/an=8,76 µSv/an.

        Le chiffre moyen de ce docu est 90 nsV/h, ce qui devient donc 800 µSv/an=0,8mSV/an et non 2450 µSv/an (2,45 mSv/an de Francois Leclerc).
        L’affaire semble complexe (wikipedia) , car la radioactivité de l’environnement via les éléments lourds semble ne représenter que 0,5 mSv en France. La différence vient de, semble-t-il : le radon ; la plus grosse part, qui ne vient donc des roches qu’indirectement, et qui peut se renforcer si on ne dilue pas le radon (durée de demi-vie 3j je crois) dans l’atmosphère « aussi sec » en ventilant tout simplement.
        Et le radon lui-même est dangereux par ses descendants dont le Polonium, un peu comme les cascades issues de certains isotopes de Pu dont les dangers sont prédominants sur celles de la première désintégration du Pu en question.
        L’autre source de radioactivité naturelle semble être le potassium qu’on mange, et le rayonnement cosmique.
        La différence entre les chiffres semble donc provenir du fait que ceux du docu cités n’intègrent pas le radon tel qu’il est vécu, et que la sonde pour ces mesures de débit de dose, ne « mange » pas de potassium (privée de banane).
        C’est donc la radioactivité cosmique plus ce qui parvient de la Terre et de l’atmosphère directement dans un cas de plein air (radon dilué). Reste donc la variabilité régionale reconnaissable des granits, riches en uranium.

        En résumé, et de façon imagée, c’est un peu comme si on se demandait qu’est-ce que c’est des « doses de carbone » pour l’humain : il y en a partout, vous en respirez (CO2), en rejetez (CO2, déjections, cheveux), en mangez (presque toute la nourriture), en déplacez en interne dans votre corps…. Les différents chiffres ont focalisés sur différentes sources et différents mécanismes (moi je ne mange pas de granit, par exemple).

        Je vais voir plus bas la source du rapport américain sur les faibles doses si elle est donnée. J’en suis preneur…

      3. Merci Timiota pour ces explications.

        On arrive donc à un facteur 3 entre la source radioactive mesurée par rapport à la source de radioactivité globale.

        Le débit de dose mesuré, qui peut varier d’un lieu à l’autre, correspond au rayonnement émis par les éléments radioactifs naturels présents dans l’air ou dans le sol ainsi qu’au rayonnement cosmique traversant l’atmosphère.

        Donc, en conséquence, les 2/3 restants proviennent de l’alimentation,des soins médicaux et des voyages en avion.

      1. @ vauban05
        Le lien que tu nous donnes c’est les mecs de polytechnique , la fine fleur de l’aménagement du territoire , les bétonneurs – la valeur d’un département goudronné chaque dix ans- les promoteurs de la ferraille , la bagnole , les autoroutes , les aéroports – projet d’un nouvel ayraultporc à Nantes , 2000 ha de terre bétonnées quand Nantes en possède déjà un qui ne sera jamais saturé , projet absurde , délirant – ces mecs ou leurs papas c’est aussi les ceusses qui persuadèrent De Gaulle de foncer dans le nucléaire sans réticence .
        Je ne critiquerai pas le texte que tu mets en lien , je n’ai pas de temps à perdre , c’est un tissu de contre-vérités et de mensonges .
        J’ajoute un seul truc : si ces gens sont obligés de faire des articles d’une telle teneur …

  4. Bon, c’est un peu beaucoup hors sujet, mais…
    Aux Pays-Bas, les choses commenceraient-elles à bouger?
    Pour la toute première fois, un sondage place le SP [Socialistische Partij] en tête.
    Pour vous donner une idée, imaginez que le Front de Gauche dépasserait le parti socialiste et l’UMP dans les intentions de vote aux législatives…

    Tandis que le PvdA [Travaillistes, la fausse gauche d’ici, quoi] et les chrétiens-démocrates continuent de couler. Autre bonne nouvelle, l’extrème-droite de Wilders recule, elle également.

    Seul les libéraux du VVD se maintiennent haut dans les sondages, même si le SP les dépassent. Irait-on vers une grande confrontation entre les adeptes de la barbarie du capital et leurs vrais adversaires, enfin?

    1. @Amsterdamois
      Merci de nous tenir au parfum de ce que se passe ailleurs en Europe !
      Mais bon, les sondages…
      La date des élections ?

      1. Faut attendre 2015, malheureusement.

        Enfin, si la coalition tient jusqu’au bout, ce qui n’est pas gagné. Après tout, depuis le début des années 2000, aucune législature n’a été à son terme, y a comme une petite instabilité depuis le choc Fortuyn…

        Lorsqu’un désaccord se pointe entre le gouvernement VVD-CDA et les excités du PVV [et cela arrive souvent!], jusqu’à présent, Rutte bricolait une majorité de remplacement en sollicitant la bienveillance des travaillistes du PvdA ou des libéraux-sociaux de D66. Cela s’est concrétisé à plusieurs reprises, sur des sujets sur lesquels libéraux et travaillistes étaient d’accord [par ex sur l’Europe].
        Cela va sans doute surprendre les lecteurs français de ce blog, mais c’est ainsi aux PB, il n’y a pas de frontière rigide entre la ‘droite’ et la ‘gauche’, pas de mur infranchissable. Il est de tradition que l’opposition fasse des contre-propositions raisonnables, pratique la critique constructive plutôt que l’obstructionnisme borné comme dans les latitudes plus méridionales. Et inversement, les gouvernants écoutent les propositions de l’opposition, même si c’est surtout par politesse.
        On voit même des députés de tout bord discuter de façon normale avec les séides de Wilders.

        Mais récemment, ce petit jeu a pris fin : D66 d’abord, et maintenant le PvdA ont déclaré qu’ils cessaient de jouer les cinquième roue du carrosse. Le premier Premier-Ministre libéral depuis 1918 est prié de se débrouiller tout seul avec ses alliés bigots-démocrates et les pithécanthropes du Grand Leader Peroxydé… 😀

  5. Après enquête, plus de 200 entreprises de construction auraient acheté le gravier contaminé, qui aurait été principalement utilisé pour réparer des routes ou des berges de rivières. 49 maisons ou appartements en auraient aussi hérité dans la région de Fukushima.

    1. Mais que croyez-vous qu’il se passe en France ?
      Certaines laines de verre (ou de roche), remblai pour les routes, et même un projet (avorté je crois) de mettre des doses de métal contaminé dans nos casseroles..
      Mais, comme les intrants chimiques dans l’agriculture ou la bouffe, c’est sans danger !
      Un site à ne pas perdre de vue, je pense :
      http://www.criirad.org/

      1. Vrai ! Mais notez quand meme:
        – En Allemagne, il existe un seuil de liberation pour les dechets faiblements radioactifs.
        – On autorise la reutilisation des cendres de charbon, qui concentrent la radioactivite, dans les remblais ou la construction, et ceci dans l’indifference la plus totale.

      2. @Reiichido
        Autrement dit, la sauvagerie économique est partout plus ou moins la même !
        Le reste n’est que ‘image’ et ‘marketing’, pour ne pas dire ‘propaganda’…
        Sauf erreur de ma part, il y a un décret en France qui autorise les centrales nucléaires à dépasser les ‘normes usuelles’ de rejet dans l’air ou la flotte… Notamment à la Hague…

      3. Il existe bien des autorisations de rejet, particulièrement pour la Hague qui emet beaucoup d’effluents gazeux radioactifs (tritium et gaz rares en particulier), mais qu’appellez-vous « normes usuelles » ?

    2. 200 entreprises de construction auraient acheté le gravier contaminé

      Il n’y a donc pas que la Camorra pour trafiquer avec les déchets hautement contaminés…

  6. « Dans l’immédiat, les conséquences de la catastrophe de Fukushima se révèlent dans toute leur étendue. »

    Parmi celles-ci, des économies d’énergie considérables ont été accomplies au Japon (sans retour à la bougie !) :

    « L’effort de réduction de consommation entrepris cet été à la suite des recommandations expresses du gouvernement se poursuit cet hiver . (…) malgré l’afflux de produits énergivores, spécialement au Japon, berceau de la high-tech, les niveaux de consommation actuels égalent ceux de 1973, à l’heure du premier choc pétrolier.

    Il y a ainsi tout lieu de croire que les Japonais seraient à même de surmonter l’extinction de la totalité du parc nucléaire du pays, qui pourrait devenir réalité courant mai, conformément à la volonté de la majorité de la population. Les fortes réticences des autorités locales à accepter le redémarrage des turbines rendent cette hypothèse très plausible, et le ministre de l’Industrie en personne a concédé être dans l’incapacité de fixer un calendrier de reprise. »

    [ comme quoi les Japonnais préfèrent se serrer la ceinture ! Sans pour autant retourner à la bougie ! ]

    ==> source : zegreenweb.com

    1. Comme une ville la nuit.

      Comme je dis souvent que la valeur d’échange dirige l’usage, il est clair, comme une ville éclairée la nuit, qu’une grande quantité d’énergie est utilisée uniquement pour le profit de ceux qui la vendent.
      Les exemples, autour de nous et dans la vie quotidienne sont suffisament nombreux et évidents pour qu’il soit inutile de les présenter.

      1. @ Marlowe
        Et tu verrais ça , en campagne !
        Je me baladais avec un copain il y a quelques jours dans un village de quelques dizaines d’habitants près de chez moi ; il était 2 h. du matin , 17 réverbères allumés ! et du gros calibre ! on se tenait les côtes en voyant ça ! Dans ce village tout le monde est couché à 21 heures !
        Je me suis renseigné auprès d’un conseiller municipal , ils (la municipalité) se sont fait baratiner par EDF qui leur a sorti des kms de chiffres plus attrayants les uns que les autres , ils ont laissé faire , paient évidemment beaucoup plus qu’auparavant et le comble C’EST QU’ILS N’ONT AUCUNE POSSIBILITE D’INTERVENIR SUR CES FOUTUS REVERBERES , LE CENTRAL QUI LES COMMANDE ETANT GERE PAR EDF DIRECTEMENT…
        Reste le coup de fusil dans les ampoules … pas vraiment le genre des gars du coin .
        Le conseil municipal remet en cause le contrat mais le changer ne sera pas chose simple , semble-t-il …
        Un exemple parmi des milliers .

      2. à taratata,

        En France, il n’ y a presque plus de campagne, si on définit la campagne en disant que la nuit la campagne est plongée dans les ténèbres : c’est le « tissu urbain » qui s’impose partout.

        On ne mesure jamais comment les « élus de base » c’est-à-dire les élus des petites communes se comportent comme ceux des grandes et comme les élus nationaux, en acquiesçant névrotiquement à toutes les sollicitations mercantiles du simple fait qu’elles se présentent comme un progrès.

      3. @Taratata

        Je connais un village (une région en fait) où chaque ferme (très souvent devenue une résidence secondaire rarement occupée) est équipée d’un lampadaire « public » allumé toute la nuit.

        Au départ c’était une question de politique locale (le village est éclairé la nuit donc les « campagnes » doivent l’être aussi.) Maintenant ça n’est plus qu’une coutume que la politique locale ne maîtrise pas (le coût de la dispersion de l’habitat est forcément très élevé mais personne ne peut ni ne veut en discuter.)

    2. Mouais.

      Quand on regarde les faits ce n’est en fait ni si brillant, ni si simple.
      La difference year-to-year dans la consommation electrique est la suivante (par mois):
      Aug: 12.1 % – Sept: 8.9 % – Oct: 5.5% – Nov: 5.4 % – Dec: 1.3%
      Source: Reuters (Google: japan electricity demand fell)

      Et ceci apres une annee 2010 qui avait vu une baisse de la consommation electrique de 7.5% par rapport a 2009 (qui fut certes une annee particulierement dispendieuse !).

      Donc, a moins que ce « retour vers la normale » ne soit qu’aleatoire, la consommation retourne a son niveau d’origine au fur et a mesure que les centrales thermiques remplacent les centrales nucleaires (Exemple ici pour le GPL).

      PS: notez comment la derniere source presente les choses:

      Japan has shut down around 80% of its nuclear power capacity since a 9-richter scale earthquake struck off the northeastern part of the country last March 11, triggering a tsunami that effectively destroyed the giant Fukushima Daiichi nuclear plant. More than 25,000 people have died, and the plant continues to leak radiation.

      Ou comment entretenir la confusion…

    3. L’article de Zegreenweb est trompeur. Hélas ! Si on prend les chiffres publiés par l’Agence Internationale de l’Énergie, le Japon a baissé sa consommation d’électricité de 3% sur les 10 premiers mois de 2011 par rapport à 2010 (voir ici page 24). L’arrêt des centrales nucléaires a été compensé par l’utilisation de centrales au gaz dont la production à augmenté de 33% d’octobre 2010 à octobre 2011. Cette sortie forcée du nucléaire est donc réalisée de la pire façon qu’il soir, en produisant massivement du CO2, sans économie d’énergie manifestement.
      Le bon exemple pourrait nous venir de l’Allemagne. Les chiffres 2011 sont bons. La baisse de production d’électricité nucléaire a été compensée par l’arrêt des exportations, la très forte montée en puissance des renouvelables (imaginez que nos amis allemands ont installé 7500MW de photovoltaïque rien qu’en 2011) et une légère baisse de la demande.

      1. @ Didier
        Je ne connais pas le dossier, mais il ne faut pas confondre le PV installé et le PV produit.

        Le « taux de remplissage » peut être aussi bête que la fraction d’heures de soleil pondérées par jour, ce qui sur l’année tombe à un modeste 20-25%, et nous ramène à la production de deux tranches nucléaires il est vrai (2000 MW).. Si la consommation est consommée là où il y en a besoin.
        Les sources intermittentes nécessitent des sources carbonées en complément au moins partiel.

        Comme toujours aller voir withouthotair de David McKay , site « mincement » pro-nucléaire (voir plus bas en cherchant « sottile » dans une autre de mes réponses sur ce fil)

      2. timiota : pour être gentiment caustique, je m’étonne que quelqu’un comme vous utilise l’argument simpliste si ce n’est stupide « mais la nuit y a pas de lumière ! Si le PV est utilisable disons entre 1500 et 2000h par an (entre 17 et 23% du temps) avec un rendement il est vrai assez faible (mais peu importe la lumière c’est gratuit contrairement à l’uranium ou au pétrole !), l’importance des 7500MW installés ne peut pas vous échapper.
        Par ailleurs, vous affirmez trop rapidement que les sources intermittentes nécessitent des sources carbonées. Ça, excusez, mais c’est l’argument des nucléocrates. En 2011, l’arrêt de certaines centrales nucléaires en Allemagne n’a pas entrainé une augmentation de l’utilisation des centrales fossiles, au contraire.La seule vraie question que posent les renouvelables, c’est la stabilité du réseau.

      3. En 2011, l’arrêt de certaines centrales nucléaires en Allemagne n’a pas entrainé une augmentation de l’utilisation des centrales fossiles, au contraire.

        Ah bon ?

      4. @ Didier
        Elle ne m’a pas échappé, j’ai cité 2000 MW= 2 tranches nucléaires.

        Tous les gestionnaires de réseau électriques de la planète vous diront que le « baseline load », la consommation permanente, c’ est une chose, la consommation de pointe, une autre.

        Il faut examiner la satisfaction des deux (y compris par des économies bien sûr) avant de simplifier, c’est tout ce que je veux dire (et je suivrais sur ce terrain le « subtil » David McKay).

      5. @Didier
        Quand j’ai vu les chiffres, je me suis dit: comment font-ils ?
        Pétrole: -3%, Gaz naturel: -10%, Lignite: +3.7%, Nucléaire: -22.9%, Renouvelable: +4.1%
        Au total une consommation de -4.8%, 600 Petajoule en moins.

        Plusieurs explications:

        – decembre 2011 fut le decembre le plus chaud depuis 10 ans (voir 1.3), tandis que 2010 a été particulièrement froide en decembre et janvier. Ca joue en partie, surtout sur le mazout léger (-15% voir 2.2, ce qui se traduit par une baisse globale du pétrole) et sur le gaz naturel (mettre 3.1 et 1.3 en parallèle montre une excellente corrélation !! 3 mois de temperatures presques égales en Mars, Juin, Novembre => consommation de gaz identique)

        – Baisse de la production nucléaire: -22% (6.1), soit 32 Milliards de kWh en moins….pour une consommation d’électricité presque identique ! (7.1)
        Une partie s’explique par le renouvelable: 17 Milliards de kWh en plus, essentiellement photovoltaique et éolien. D’ore et déja, le renouvelable au sens large surpasse le nucléaire en production.
        Mais une partie se trouve aussi en 7.2: le solde exportateur d’électricité de l’Allemagne s’est réduit de 11 Milliards de kWh, et elle est (si je comprends bien « aus dem Ausland » et « in das Ausland ») importatrice nette de 19 Milliards de kWh de la France.

  7. Bonjour,

    A propos du suivi des survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, qui a fondé les normes concernant les faibles doses :

    – La population suivie n’était pas normale au sens statistique (survivance des plus résistants).
    – fragilité des déclarations, surestimatrices des doses reçues, puisque l’étude a commencé seulement 5 ans après et que le dédommagement financier s’accroissait avec la proximité de l’épicentre.
    – Sous-estimation non négligeable d’un effet de protection de bâtiments, surestimant là encore les doses reçues. On attribue donc à des doses plus élevées les détriments de doses plus faibles.
    – Un « flash » brièvement très irradiant ne peut être vraiment comparé à une faible contamination chronique.
    – Lorsque l’étude devint enfin accessible à tous les chercheurs, certains documents importants avaient disparu.

    En résumé, l’étude des survivants d’Hiroshima est maintenant discréditée, mais ça ne semble pas tellement troubler les communicants du nucléaire.

    L’idéologie pronucléaire est tellement puissante en France, qu’elle a irradié tout le milieu médical ainsi que celui journalistique, les transformant en cascade en propagandistes (partiellement ) innocents.

    Amicalement,

    Delphin

    Source : La Gazette Nucléaire

    1. Extrait du livre Health Risks from Exposure to Low Levels of Ionizing Radiation: BEIR VII Phase 2, du « Committee to Assess Health Risks from Exposure to Low Levels of Ionizing Radiation », National Research Council (organisme tres officiel, donc). Chapitre 6:

      The LSS also has limitations, which are important to consider in using and interpreting results based on this cohort. The subjects were Japanese and exposed under wartime conditions and, in this sense, differ from various populations for which risk estimates are desired. To be included in the study, subjects had to survive the initial effects of the bombings, including the acute effects of radiation exposure, and it is possible that this might have biased the findings. Dose estimates are subject to uncertainty, especially that due to survivor location and shielding. The cohort provides no information on dose-rate effects since all exposure is at high dose rates. Estimates of linear risk coefficients tend to be driven by doses that exceed 0.5 Gy; although estimates based only on survivors with lower doses can be made, their statistical uncertainty is considerably greater than those that include survivors with higher doses. Even at higher doses, data are often inadequate for evaluating risks of cancers at specific sites, especially those that are not common (although, for many site-specific cancers, the LSS provides more information than any other study).

      Donc on y retrouve a peu pres tout les elements cites (sauf la disparition des documents).

      Mais on trouve aussi dans les chapitres 7, 8 et 9 des etudes complementaires portant sur les patients traites par radiotherapie, sur les travailleurs du nucleaires, et surtout sur les effets environnementaux, avec plusieurs dizaines d’etudes citees y compris sur les effets d’exposition interne et chronique sur plus de 25000 personnes.

      Donc en resume: on connait les limites de l’etude sur les survivants de la bombe A, ces limites sont reconnues par le milieu du nucleaire, mais cette cohorte est loin d’etre la seule etudiee depuis 60 ans.

      1. Le milieu nucléaire a 2 fers au feu :

        – Il reconnaît enfin, maintenant, en interne, l’imposture de l’étude sur les survivants de la bombe A (le contraire serait difficile).

        – En externe, le flou est toujours entretenu, en particulier à destination des médias. C’est ce qui explique que, par exemple, Michel Alberganti sur France Culture se réfère encore à cette étude, comme Sylvestre Huet, organe « officieux » de l’IRSN dans « Libération ».

        Delphin

      2. C’est tellement secret-defense-cache-opaque par le mechant milieu nuclearo-crate-anti-democratie qu’on peut en trouver des traces dans la Revue Science datee de 1955.

        Une etude parue dans « The Lancet » en 1988 qui reevalue a la baisse la dose recue, en parlant en particulier de l’effet des murs ?

        Ou vous voulez peut etre un livre de 2001 qui vous decrit par le menu toutes les incertitudes sur l’estimation de dose ?

        Ah mais je sais: on a fait semblant de reconnaitre les incertitudes dans des etudes a partir de 1955 en esperant que les gens les oublient pour mieux les ressortir plus tard ! Machiavelique !

      3. A Reiichido,

        Dans la série des écrits passés, un exemple parmi cent autres (suites Tchernobyl):

        Mr Cogné, alors Directeur de l’institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN), l’organisme technique de l’époque de la Sûreté nucléaire en France, développait d’une façon claire ses conceptions concernant l’information. Voici ce qu’il a écrit dans la revue des Annales des Mines de novembre 1986:

        «Il convient maintenant de tirer tous les enseignements pertinents de la catastrophe de Tchernobyl. A cet égard, je remarquerai tout d’abord que, globalement, le bilan de l’utilisation de l’énergie nucléaire reste, par comparaison avec d’autres sources d’énergie, positif sur le plan de la sûreté; mais il faut que cette réalité soit perçue par l’opinion publique, faute de quoi la pression de cette opinion sur le pouvoir politique risquerait de conduire à des décisions dont les conséquences seraient sans commune mesure avec la réalité des risques.

        La tâche de formation et d’information doit être considérée par tous ceux qui ont des responsabilités dans l’utilisation de l’énergie nucléaire comme une de leurs missions fondamentales. Pour cela, il faut notamment éviter de mettre sur la place publique des informations tronquées: c’est ainsi qu’il est excessif de vouloir avancer un nombre de décès par cancer calculé en utilisant des hypothèses non confirmées dans l’état actuel de nos connaissances, les facteurs de risque de cancers radioinduits pris en compte correspondant à des valeurs volontairement surestimées dans un but de radioprotection et de limitation de l’exposition.

        De même, sur le plan de la protection de la santé publique, des données autres que purement médicales ont compliqué le débat portant sur la fixation des valeurs maximales de contamination des végétaux et du lait.

        Sur ces sujets, un consensus international doit être recherché, fondé sur des données scientifiques objectives.»
        ———————
        Signalons tout d’abord que nous ne savions pas que l’information faisait partie des attributions de l’IPSN et de son Directeur. Nous pensions que la «mission fondamentale» de cet Institut concernait la Sûreté nucléaire.

        Pour regagner la crédibilité qu’elles ont perdu par leur gestion de l’accident de Tchernobyl, les diverses administrations essaient actuellement d’«informer». Il faut informer, mais il ne faut surtout pas publier une estimation du nombre de morts causés par l’accident. Il ne faut surtout pas utiliser le facteur de risque recommandé par la Commission internationale de Protection Radiologique.

        Nous aimerions que Monsieur Cogné nous indique clairement le facteur de risque qu’il prend pour effectuer ses estimations de mortalité post-accidentelle et aussi sur quelles bases il s’appuie pour justifier son facteur de risque.

        Mr Cogné n’est pas le seul à vouloir éviter de mettre sur la place publique une estimation des morts différés par cancer suite à l’accident de Tchernobyl.

        A la réunion du Conseil de l’Europe qui s’est tenue à Paris les 8 et 9 janvier, les parlementaires européens ont abondamment entendu parler des 29 morts par irradiation aiguë – 29 morts de trop et de mort horrible – mais l’accord était parfait entre Mr Rosen, un des Directeurs de l’AIEA, et Mr Semionov, un des plus hauts responsables de l’énergie nucléaire en URSS, pour ne jamais parler des effets différés liés à l’accident de Tchernobyl.

        C’est beaucoup plus commode. Mr Semionov semble ignorer le rapport remis par les Soviétiques à la conférence de l’AIEA en août dernier (ce rapport, vite retiré, faisait état, en s’appuyant simplement sur les modèles CIPR, de 50 000 décès à long terme par l’accident de Tchernobyl)

        Delphin, avec l’aide involontaire de Monique Sené, GSIEN.

        GSIEN : Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire
        CIPR . Commission Internationale de Protection Radiologique
        Les phrases en gras ou en italique sont de mon fait

      4. @Delphin

        Essayez alors de m’expliquer comment vous faites cohabiter:
        – le fait que d’aprés vous le directeur de l’IPSN cherche à empêcher la publication du nombre de morts estimé à partir d’un facteur de risque recommandé qui vient directement des études sur Hiroshima
        – avec la prétendue « imposture » que constitue l’estimation l’étude des survivants d’Hiroshima
        Si en plus vous consultez les articles disponibles dans les revues ultra-diffusées précédemment mises en lien…

        Je vous rejoins sur un point: comme j’ai eu l’occasion de le dire ici, je pense que l’estimation des conséquences de Tchernobyl par l’OMS est risible. Seulement, a contrario, je ne pense pas que quand on dit « Pour cela, il faut notamment éviter de mettre sur la place publique des informations tronquées: c’est ainsi qu’il est excessif de vouloir avancer un nombre de décès par cancer calculé en utilisant des hypothèses non confirmées dans l’état actuel de nos connaissances » et « Sur ces sujets, un consensus international doit être recherché, fondé sur des données scientifiques objectives » ca soit forcement une mauvaise chose. Je dirais même plutot que ce sont des banalités: il suffit de les inverser pour constater que ce sont des évidences.

        Peut-être que ce monsieur pensait que les faibles doses n’avaient aucun effet. Nonobstant, la tendance scientifique actuelle est bien de confirmer les effets des faibles radiations, et, ne vous en déplaise, ce n’est évident ni statistiquement ni biologiquement !

        Concernant l’indépendance de l’IPSN, il est tout à fait exact qu’elle était presque inexistante. Mais c’était il y a 25 ans, et depuis les choses ont changé. Je vous invite à lire l’article p25 du dossier spécial du canard enchaîné « Nucléaire, c’est par ou la sortie ? » Quand Stephane Lhomme « concède avoir recemment observé des changements », vous pouvez vous dire que la situation s’est vraiment radicalement améliorée….

  8. Les prochaines tempêtes solaires vont casser les satellites de comunication, paraliser nos installations electriques, stopper nos systèmes informatique et détruire totalement notre système financier. Achetez vous une bonne bèche pour cultiver votre jardin…..

    1. « Achetez vous une bonne bèche pour cultiver votre jardin »: Ce qui est le plus important pour cultiver un jardin, ce n’est pas une bêche, mais un jardin.

      1. Disons que sur la totalité des éruptions solaires à venir, ce sera bien le diable si l’une d’entre elle ne parvient pas à ce résultat… D’autant qu’elles sont de plus en plus exceptionnelles par leur ampleur, ces derniers temps.

        Malheureusement pour lui, ça ne tuera pas la finance mondiale, nombre de serveurs de secours étant mis à sa disposition (moyennant finances bien sûr), en Suisse, dans des espaces bunkarisés justement prévus contre des risques de ce genre.
        Enfin l’espoir fait vivre…

  9. Oufff… Heureusement qu’en France nous n’avons pas ces soucis. Notre vénéré Prèz sais nous protéger des radiations et nous rassurer.

    Nos centrales n’ont qu’un defaut mineur, elle ne sont pas étanches contre les militant écolos.

    Grace à Dieu et notre Prèz il n’y a et n’aura jamais de contamination radioactive en France qu’elle vienne de l’intérieur comme de l’extérieur.

    Amen

    1. Jusqu’en 1999, Saint Gobain fabricait de la laine de verre 2 fois plus radioactive que celle de ses concurrents.

      La raison ?

      L’incorporation de déchets radioactifs comme matière première.
      Laissez le libéralisme agir pour le bien de la planète !


      http://www.liberation.fr/societe/0101272720-la-laine-de-verre-est-radioactive-comme-les-carrelages-un-article-de-france-soir-a-seme-la-panique-et-fait-chuter-l-action-saint-gobain

      http://www.cscnet.org/article316.html

      1. L’incorporation de déchets radioactifs comme matière première.

        Il faut apprendre a lire correctement vos propres liens:

        Elle contient des résidus de roche issus de la fabrication de verre ultratransparent par une autre filiale du groupe. Mais il s’agit d’une radioactivité naturelle, d’un niveau très faible et donc sans danger pour la santé.

        .

        On obtient la laine de verre par fusion de roche ou de detritus de verre. Or certains types de roches ont une radioactivite superieure a la moyenne. Il ne s’agit donc pas de « dechets radioactifs ».

      2. Certes, vous allez penser que je suis un peu a cran. Mais je trouve que le terme de « dechet radioactif » employe dans ce contexte est un peu malheureux, alors qu’on parle de debris de roches…

      3. C’est un fait : la liste de tout ce qu’on dit être « d’un-niveau-très-faible-et-donc-sans-danger-pour-la-santé » s’allonge de jour en jour…ça m’inquiète.

  10. Bien de remettre un coup de projecteur sur cette catastrophe au ralenti…

    La réaction des banques concernant l’appel de fonds est édifiante. Pour la sécurité financière et le profit, elle réclament de sabrer le niveau japonais et de mettre leur existences même de nouveau sous la menace de ce qui vient de leur péter à la gueule.

    1. Oui, c’est effectivement un de éléments le plus frappant de ce billet… où comment rajouter du sordide au sordide. Le monde du profit et de la finance mondialisée est prêt à sacrifier des existences pour maintenir son niveau de rentabilité : c’est donc eux qu’il faut éliminer si on veut espérer survivre. CQFD

  11. Bonjour François,
    Cela m’intéresserait d’avoir une référence ou un lien vers le rapport de l’Académie car il semble contredire ce que je croyais :
    . Il y a des données relatives à des populations exposées à des faibles doses pendant longtemps : certains habitants du Kerala subissent des doses comprises entre 15 et 75 mili sieverts par an et ceux de Ramsar en Iran supportent jusqu’à 260 mili sievert par an.
    . Jusqu à présent les études montraient, au contraire de celle que vous évoquez, une surestimation par les normes de la dangereusité des faibles doses.
    « Au total, s’il existe des données établissant que l’exposition naturelle élevée est associée chez l’adulte à un taux accru d’aberrations chromosomiques des lymphocytes circulants, indicateur d’exposition, on n’a détecté aucune augmentation globale du risque de cancer, ni augmentation des malformations congénitales, ni anomalies cytogénétiques induites chez les nouveau-nés. »
    http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/faiblesDosesRevoRadioprotec.htm

      1. J’avais mal lu votre billet : L’étude permet de contredire l’opinion de certains qui pensent que les faibles radiations n’ont pas d’effets et vous avez raison de le noter, par contre l’étude contredit aussi les tenants du modèle linéaire car elle introduit un coefficient de réduction DDREF pris arbitrairement égal à 1,5 pour les effets des faibles radiations. La valeur de DDREF constatée dans leurs données varie de 1,1 à 2,3.
        Les normes de sécurité sont élaborée en Europe en utilisant un modèle complètement linéaire c’est à dire avec DDREF = 1. C’est compréhensible de ne pas réduire le niveau des effets quand on règlemente la sécurité car cela rajoute une marge de sécurité. Les nucléophobes en ont déduit à tord que les effets réels suivaient le modèle de la norme ce que votre étude infirme.
        http://www.nap.edu/openbook.php?record_id=11340&page=274

      2. L’étude permet de contredire l’opinion de certains qui pensent que les faibles radiations n’ont pas d’effets

        C’est ça la phrase importante à retenir, pas tes salades sur la linéarité dont on se moque comme d’une vieille chaussette pourrie.

        C’est hallucinant, comme tu as été dressé à réagir. Très efficace ce dressage. Fukushima apparaît quelque part sur ces pages HTML et vlan v’là Rutily rutilant dans la nuit atomique.

      3. @Georges
        C’est marrant les coincidences, statistiquement le nom de Francois Leclerc est aussi bien associe a Fukushima sur ce blog ! Je n’ose penser que chacun aurait un sujet sur lequel il aime particulierement discourir ??

        @Francois

        J’ai repondu plus haut en citant cette etude, et j’ignorais completement que c’etait votre source…

        Un rapport de l’Académie des sciences américaine vient de mettre en cause l’idée selon laquelle l’exposition à de faibles doses de radiations serait sans effet. Il montre comment, à la longue, celle-ci pourrait avoir des effets importants, tout spécialement sur les enfants et les femmes (et donc plus particulièrement les jeunes filles). Nous rappelant que les données utilisées pour mesurer la dangerosité d’une exposition aux faibles doses reposent sur une exposition concentrée dans le temps (une explosion atomique par exemple) et non à la longue et donc cumulée.

        « Vient » ? 2006 ? Bon pourquoi pas. Par contre pour le deuxieme point je ne vous suis pas du tout, voir chapitres 8 et 9 de cette etude par exemple, qui portent sur les consequences d’une faible exposition chronique…

      4. Mon bon Reiichido,

        La quine est bonne à un près !

        Le Gillette Sensor du dossier Fukushima. Ce que je trouve personnellement abjecte et répugnant, c’est ce travail constant et insouciant de noyage de poisson, et de minimisation des risques sur les faibles doses. Alors que ce risque est réel, non réfuté, reconnu et admis.

        C’est tout, et j’ai bien le droit d’être écoeuré, et de le faire savoir, par les écrits et les comportement de certains de mes semblables sur ce sujet spécialement, dont je juge en conscience et de manière éclairé qu’ils se mettent le doigt dans l’oeil jusqu’au coude et plus si affinité.

        Non, cher ami, ce qui est franchement marrant sur le sujet qui nous occupe, c’est que vous débitez toujours les mêmes niaiseries inutiles. Et ce n’est pas un calcul statistique, c’est une suite linéaire sans faille qu’on peut tous aisement constater par la simple lecture de vos « arguments ». A ce niveau ce n’est plus de la défense de votre part, c’est une position de principe, une place à tenir, une digue à maintenir, une idée fixe.

        A bientôt mes amis en service.

      5. @Dr Georges Clownet
        Je me suis dit: dois-je répondre ? Et allez, je cède à l’envie.

        « c’est ce travail constant et insouciant de noyage de poisson, et de minimisation des risques sur les faibles doses. Alors que ce risque est réel, non réfuté, reconnu et admis. »

        Je ne vois aucune contradiction entre dire « ce risque est faible » et le fait que « ce risque est réel, non réfuté, reconnu et admis. » Oui il existe. Non il n’est pas important.

        Je ne m’explique pas, par exemple, que l’humanité tolère 2 millions de décés liés à la qualité de l’air chaque année mais trouve totalement innacceptable le risque nucléaire. Ce n’est pas une question d’existence d’alternatives, dans les deux cas il y en a (l’électricité nucléaire étant une alternative au charbon, aux particules fines émises par les transports, a la cuisson au charbon ou au bois…).

        D’autre part, il n’existe à ma connaissance aucune étude sérieuse concernant le bilan humain et écologique des renouvelables. Les quelques élements que l’on peut trouver indiquent quand même qu’elles sont loin de pousser sur les arbres (Exemple pour le photovoltaique p23 de ce rapport.) Le risque des faibles radiations serait totalement innacceptable, tandis que le risque chimique lié au renouvelables serait inexistant ? Allez l’expliquer aux Chinois… (Et ceci sans considérer le stockage et/ou les énergies de « relais ».)

        Qu’on se comprenne bien: je ne dis pas que le nucléaire est moins dangeureux que les renouvelables. Pour l’instant, je ne sais pas (sauf pour certaines: le solaire thermique par exemple, je vois peu de risques associés). Mais en tout cas je relativise le manicheisme de certains qui parce qu’ils ont les yeux rivées sur le nucléaire oublient d’analyser les risques de ce qu’ils proposent en remplacement.

      6. @ Reiichi,

        Je me suis dit: dois-je répondre ? Et allez, je cède à l’envie.

        Ca vous perdra. Et c’est amusant.

        Je ne vois aucune contradiction entre dire « ce risque est faible » et le fait que « ce risque est réel, non réfuté, reconnu et admis. » Oui il existe. Non il n’est pas important.

        Taratata votre honneur ! Oui oui, tout ce que vous voulez, vous êtes libre pardieu ! Quant à moi Je n’ai pas écrit : « ce risque est faible » mon ami, il faut mettre vos lunettes de vue, j’ai écrit : « minimisation des risques sur les faibles doses ». Ce qui n’a aucun, mais alors aucun rapport monsieur le petit malin. Vous comprenez n’est ce pas ? Mais cela ne vous empêche pas d’en rajouter une couche en redisant exactement ce que je vous reproche, à savoir : vous faites une MINIMISATION qui est à mes yeux criminelle.

        Pour le reste votre digression sur les risques en général, où vous mélangez tout, cela ne sert encore qu’à noyer le poisson. CQFD.

        Vous faites cela bénévolement ? Une mission divine ?

        A bientôt.

    1. L’étude jamais réalisée ou gardée secrète.

      Il me semble qu’il n’est pas possible de lire des études qui analyseraient les conséquences des expositions sur les êtres humains de l’exposition conjuguée à des doses de radiations, même qualifiées de faibles, mêlées aux pesticides, herbicides, fongicides et aux médicaments issus de l’industrie chimique, dont toutes les sortes de neuroleptiques, le tout assaisonné par une bonne dose du stress de la vie moderne.
      Et pourtant !

      1. à Reiichido,

        Espèrance de vie ?
        De quelle vie s’agit-il ?
        Ne savez vous pas que la médecine moderne ne guérit que rarement mais soigne aussi longtemps que possible : c’est un marché qui existe tant que les malades peuvent payer ?

      2. Pour répondre a votre excellente remarque (bien qu’un peu chargée a mon gout), je me suis penché sur l’indicateur « espérance de vie en bonne sante ».

        Patatras ! le rapport que j’ai trouve a ce sujet presente un constat assez mitige. Voici la conclusion, mais si vous en avez le courage, lisez-le (au moins la discussion) :

        Note:
        LF = Limitations Fonctionelles
        EV = Esperance de vie
        EVSI = Esperance de vie sans incapacite
        ADL = Activities of daily living

        La France a longtemps semblé s’inscrire dans un processus de vieillissement en bonne santé, plutôt parmi les tendances les plus positives observées [42]. En effet, en Europe les EVSI ont évolué globalement favorablement même si les tendances sont contrastées selon les pays et les indicateurs utilisés, comme le montrent diverses études [43-46]. La mise en commun des différentes sources de données au fur et à mesure de leur production, et pour des années plus récentes, permet de nuancer cette conclusion. Alors que la durée de la vie continue de s’allonger en France, il semble que les années de vie gagnées s’accompagnent de LF pour les deux sexes, comme antérieurement, dès 50 ans. Fait plus nouveau, ces années de vie gagnées semblent s’accompagner aussi de restrictions dans les activités domestiques, en particulier pour les femmes dans la période récente, alors que la tendance reste proche de celles des ADL chez les hommes. Ainsi, même si l’augmentation de l’EV laisse plutôt imaginer un réservoir d’années d’activité grandissant, ces résultats soulignent l’importance de considérer différentes dimension de l’état de santé. La tendance récente défavorable pourrait s’expliquer par une plus grande survie de personnes qui ont des maladies et limitations fonctionnelles. Elle pourrait aussi s’expliquer par la perception d’un état de santé fonctionnel plus dégradé dans les générations de femmes qui ont été plus nombreuses à travailler et qui sont aujourd’hui en fin de vie active ou jeunes retraitées. Ainsi, elle pourrait être le résultat de nouvelles formes d’organisation sociale induisant de plus grandes difficultés pour certains de gérer certaines situations du quotidien. Evolution des perceptions ou dégradation de la santé fonctionnelle parmi les quinquagénaires ? Des analyses complémentaires devront être réalisées pour préciser ce constat et mieux décrire cette nouvelle situation pour la France.

      3. Espèrance de vie en bonne santé.

        Ce qui est intéressant dans ce genre d’études, c’est que ce sont ceux qui définissent ce qu’est la bonne santé qui nous disent ensuite si nous sommes en bonne santé ou non.
        La bonne santé permet de travailler et de consommer normalement dans un monde de plus en plus malade et à condition d’avoir, pour un moment, tiré le bon numéro.
        Dans le même mouvement la démocratie est définie contre ses ennemis, la dictature ou le terrorisme. Le droit de voter est donc alors la preuve de la réalité démocratique.

      4. Si vous refusez la representativite de l’esperance de vie et niez la possibilite de definir correctement une esperance de vie en bonne sante, comment voulez-vous faire pour savoir si effectivement notre monde est de plus en plus malade ?

  12. @Leoned
    Regardez cette vidéo qui a été tournée le 18 janvier 2012.
    http://www.youtube.com/watch?v=H3TFMyQYKkg&feature=player_embedded
    Vous verrez 1,30 µSv/h en se promenant dehors à Fukushima. Ca fait plus que le radon en Bretagne. Ca donne 11 mSv/an.
    Dans un regard d’eau pluviale, ça fait plus de 10 µSv/h, donc environ 90 mSv/an.
    Dans la chambre à coucher, on a 0,57 µSv/h, soit 5 mSV/an.
    Je rappelle que la norme actuelle pour le public en France est de 1 mSv/an.

    1. Mais que les Français se prennentn néanmoins habituellement 2,45 mSv/an comme le dit F Leclerc plus haut. Donc à 5 mSv/an de l’environnement au lieu de 1 mSv/an environ (voir plus haut : l’environnement n’est pas la seule cause, l’alimentation et le radon non ventilé aussi) on est dans un facteur 5 sur cette cause là et en gros on n’est pas très loin des cas de zones granitiques repertoriées.
      Bien ou pas bien, je ne juge pas, mais il faut donner tout un panel de chiffres pour apprivoiser la chose.

      1. Bonjour,

        vous etes bien gentils à discuter de la valeur des radiations comparées au Japon et en France!

        Vous oubliez un élément essentiel : les radiations japonaises relevées proviennent principalement des rejets d’éléments radioactifs de la centrale. Ces éléments très divers et exotiques se retrouvent dans la nourriture. Quant est il des effets CHIMIQUES et radioactifs par accumulation lors de l’ingestion?

        Je ne pense pas qu’en Bretagne on mange du granit tous les jours …

        Cordialement.

      2. @Klaki
        Le danger principal est évidemment radioactif, hors le plutonium qui est un peu spécial et n’est que très minoritaire/localisé au Japon .
        Bouffer du strontium, ça doit vous arriver tous les jours. Pas gentils en kg mais en milligramme ou microgramme, c’est surement la radioactivité qui prime sur la chemo-toxicité, compte-tenu de sa durée de vie de 30 ans (Cs 137 de mémoire).

        Du potassium, on le vit tout le temps (les quelques milliers de Bq de notre corps sur lui-même , je n’ai pas le chiffre exact en tête), nous le renouvelons en mangeant car nous n’avons pas de source de potassium non radioactif.

    1. @ Cyberpipas
      Et d’autres actions également , je vous tiens au courant , si j’ose dire …
      A part ça , deux questions :
      1/ La comparaison radioactivité naturelle et celle induite tient-elle la route ?
      2/ N’est-ce pas un argument parmi ceux employés par le lobby nucléaire et déployé lourdement
      particulièrement en ce moment ? ( j’ai même lu que la radioactivité c’était bon pour la
      santé )
      Les pesticides aussi , ça donne du goût …

  13. Merci beaucoup à François Leclerc pour ces rappels.

    Selon la justice française, pas de corrélations entre les cancers de la thyroîde et Tchernobyl.
    http://www.sudouest.fr/2011/09/07/non-lieu-sur-l-impact-de-tchernobyl-en-france-une-insulte-pour-les-malades-492879-706.php

    On est sauvés, le (juge), (procureur), courroye va tout reprendre en main et demander les fadettes de François Leclerc et Paul Jorion, pour que toute la vérité soit faite.
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/20/fadettes-les-curieuses-pressions-du-procureur-courroye-sur-les-policiers_1632288_3224.html

    Sinon, ça craint du boudin.
    http://fukushima-diary.com/category/dnews/

  14. Sous l’épaisseur de la nuit.

    Le secret inhérent à ses origines militaires a été un des éléments essentiels à l’existence de l’industrie nucléaire : la décision de faire courir un tel risque à l’humanité ne pouvait être prise que clandestinement et appliquée autoritairement. Tout ce que les Etats avaient présenté auparavant comme un progrès infaillible et indiscutable, rendu indispensable par l’organisation sociale présente, n’était que mensonge construit. La domination nucléaire enfin établie territorialement, la toute puissance de ce mensonge s’est exprimée violemment aux yeux de tous. L’horreur a pris forme et les moyens de la masquer n’ont jamais été aussi efficaces.

    Extrait d’une brochure éditée en juin 1993, intitulée : Sous l’épaisseur de la nuit. Documents et témoignages sur le désastre de Tchernobyl.

    Cette brochure à été éditée par L’Association Contre le Nucléaire et son Monde, dont il est possible de trouver des traces sur Internet.

    les 12 premières pages de la brochure sont à disposition par courrier électronique en écrivant à :
    marlowe@orange.fr

  15. « Donc, ce que j’aimerais c’est des chiffres. Je ne nie pas, c’est évident, l’abomination de Fukushima ! Mais serait-il possible de comparer la contamination induite avec la radioactivité naturelle ? Ça éclaircirait le débat ! »

    Leoned
    ——————–

    « Ainsi le «29.900 microsieverts par an» doit-il être exprimé en millisieverts, et arrondi à 30 millisieverts avec profit cognitif : on voit alors qu’il correspond à la radioactivité naturelle de certaines régions du Brésil et de l’Inde (au Kerala) où vivent des dizaines de milliers de gens qui ne s’en portent pas plus mal qu’ailleurs. Ou qu’en 3 observations de scanner abdominal, on atteint la même dose. »

    Note de Nicolas Foray (Inserm 836, Grenoble), sur le blog du nucléophile Sylvestre Huet en mars :
    ——————–

    De l’adaptation :

    « Blondes et blonds à peau laiteuse, et plus encore si vous êtes roux, enfant, évitez les trompeuses terres africaines, inondées d’un soleil générateur de mélanomes plutôt malins, alors même que les autochtones ne semblent en ressentir aucun détriment. »

    « Plus frequemment vous vous exposerez, même à des doses assez faibles, plus vous augmenterez le risque ultérieur d’apparition de ces célèbres mélanomes pas bénins. »

    L’expert qui chercherait donc à minimiser, pour vous, le potentiel d’apparition d’éventuels détriments ultérieurs – en mettant sur le même plan africains et blancs blonds, ainsi que quelques rares, mais forts coups de soleil, effectivement probablement anodins, avec une exposition plus faible, mais fréquente sur plusieurs dizaines d’années – vous causerait un grand tort car, d’une part, l’adaptation caractérise les êtres vivants et d’autre part, les mécanismes de réparation perdent visiblement de leur efficacité quand l’agression se répète indéfiniment.

    Delphin

  16. Bonsoir,

    comme la montre à une époque, le portable maintenant, le compteur geyger va devenir indispensable, ce n’est pas une plaisanterie.
    Certainement ce marché doit exploser au Japon en ce moment. Fiabilité des engins grand publique, coût, … ?

    Cordialement

  17. Bonjour,

    Si la quasi-totalité des réacteurs nucléaires est arrêté (ou va prochainement l’être), quelles sont les énergies de substitution immédiatement disponibles et déjà produites au Japon ? et dans quelle proportion peuvent-elles remplacer la consommation actuelle d’énergie électro-nucléaire de ce pays ?
    Merci pour l’éclairage.

    1. Moins d’énergie au Japon, dans le contexte actuel, c’est moins d’activité au Japon. Point.
      Va falloir s’habituer à l’absence d’énergie de substitution, au moins pour partie.

      Bien sur, le Japon booste ses centrales gaz – charbon, comme on démarre un groupe électrogène après une tempête pour remplacer le secteur, mais ce n’est pas une solution pérenne, tout le monde le sait.

  18. Ce qu’il serait intéressant de développer puisque nous avons de facto affaire à une brutale sortie du nucléaire, ce sont les « recettes » mises en place par les japonais pour remédier à l’électricité manquante, les efforts faits pour réduire la consommation et les postes les plus intéressants à mettre en oeuvre en termes d’efforts pour les rendrent aussi indolores ou acceptables que possible.

    Cela vaudrait la peine de les modéliser pour la France en tenant compte des spécificités locales qui sont susceptible de quelque peu diverger.

    1. Les économies d’énergie « improvisées » au Japon sont d’autant plus intéressantes à suivre que les économies d’énergie « subventionnées » chez nous ont trop souvent comme motivation réelle la vente et l’installation de matériel très coûteux (je doute par exemple que les entreprises qui démarchent leurs clients par téléphone pour proposer l’installation de nouvelles fenêtres soient réellement soucieuses des économies de chauffage que ça permettra de réaliser.)

      Si elle n’est pas surestimée, la baisse de 20% de consommation globale indiquée dans cet article est tout à fait remarquable.

  19. l’opérateur privé Tepco devrait être nationalisé, ne pouvant faire face aux conséquences de la catastrophe qu’il doit assumer aux titres de l’indemnisation des victimes et du démantèlement de la centrale. Il est question d’une nationalisation provisoire pendant dix ans, qui s’apparenterait à la prise en charge par l’Etat de ces opérations avant que l’entreprise soit reprivatisée dans des conditions qui ne sont pas précisées.

    La vie est belle, en somme, pour le nucléaire comme pour les banques. Il suffit d’une mise de départ pour ensuite ramasser les dividendes sans se soucier outre mesure de ses responsabilités. Le citoyen, s’il est un bon citoyen, se chargera d’apurer les dettes tout en filtrant le plutonium et le césium avec ses alvéoles pulmonaires, son foie et ses reins.

    Les citoyens français, qui ont accepté le risque et acquitté la facture de la construction de notre parc de 58 réacteurs en pensant que le nucléaire resterait à jamais nationalisé et donc sous contrôle de l’état, ne pouvaient imaginer que celui-ci finirait pas tomber sous la coupe des financiers et que les bénéfices générés par ce formidable outil industriel ne leurs étaient pas destinés. La politique de privatisation de l’énergie voulue par Bruxelles et pieusement suivie par nos gouvernements successifs tend à nous rapprocher de la situation des japonais avec un risque d’accident nucléaire en augmentation et un prix du KW/h en hausse lui aussi.

    Car la situation de la France se rapproche de celle du Japon. Depuis 1997, EDF a réduit son budget de maintenance de 30% tout en concédant à la sous traitance une part de plus en plus grande de ce budget et pour des matériels de plus en plus sensibles. Par ailleurs nul n’est censé ignorer que 25% de l’outil nucléaire turbine au profil d’investisseurs qui attendent logiquement, chaque année, leurs dividendes. En somme, on réalise des économies pour arroser des actionnaires privés qui se fichent pas mal de connaitre le niveau de sûreté des réacteurs.

    J’ai bien peur qu’au prochain incident un peu sérieux et sous la pression des verts, le gouvernement se retourne vers le citoyen pour payer la facture et abandonner toute velléité d’indépendance énergétique. France et Japon, même combat.

    1. le FDG propose :

      un pôle 100 % public de l’énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisés.Ses salariés seront toutes et tous sous le même statut. Ils et elles seront associés étroitement aux choix de gestion de l’entreprise publique, et leur liberté d’expression sera garantie. Les citoyens seront également associés à la direction de ce pôle

    1. Qui « semblerait prouver ». Achetez des grandes pincettes, svp.
      Je n’ai pas trouvé le mot « weather » ni « poor » dans l’article. Des augmentations de la mortalité sur des périodes de 11 semaines, pas loin de l’écart type (450 environ pour les échantillons considérés), sans voir si d’autres corrélats aisément imaginables sont présents (hiver rude, plus de pauvres,…) ça me laisse perplexe.
      Pas de graphe ni de carte, plein de règles de trois. Les efforts pour éviter de faire voir qu’on ne peut rien en tirer statistiquement de plus qu’une corrélation sont assez réussis.
      Pour mémoire, il y a une bonne corrélation entre le passage des cigognes en Alsace (du temps qu’elles migraient beaucoup) et la période de naissance des bébés.

      Ah oui, j’ai eu un scrupule et j’ai cherché aussi « standard deviation », introuvable. Bon alors suis allé voir charitablement l’Appendix 4. Mortel (l’essentiel) :
      The formula (O – E)/SQRT (mean12 + mean22) was used, assuming
      O = observed increase (1.0446)
      E = expected increase (1.0234)
      N1 = number of deaths for weeks 12–25, 2011
      N2 = number of deaths for weeks 50–11, 2011
      Mean1 = 1/(SQRT N1) × O = 1/(SQRT 155,015) × 1.0446 = 0.002653
      Mean2 = 1/(SQRT N2) × E = 1/(SQRT 148,395) × 1.0234 = 0.002657

      Les données pour l’écart type calculées avec deux points en tout et pour tout, c’est-y-pas beau ça ? Du cousu main, vous dis-je. Là c’est sûr les cigognes amènent les bébés.

      L’erreur mène une lutte naturelle contre le peu de vérité qu’on peut accumuler. Elle y dispose d’alliés efficace : la compréhension de groupes d’homme pour se faire entendre dans des systèmes compliqués, sans souci de la réalité ou de la vérité.

  20. Quelques remarques :
    -Le Japon ne sortira jamais du nucleaire. Avec un voisin comme la Chine, de la proliferation en Corée du Nord, et à long terme une Corée possiblement réunifiée, le Japon a tout interet à rester strategiquement au seuil nucleaire cad avoir une possibilité d’accès rapide à la bombe. Il gardera donc des centrales. Probablement nettement moins que ce qu’il avait.
    Le Japon est nationalise, et craint plus ses voisins qu’un risque légèrement accru localement de cancers.

    -Les grands pays – France incluse, semblent s’acheminer vers une diminution de la part du nucleaire dans l’electrique, diminution sensible et progressive de quelques dizaines de % avec la fermeture des centrales arrivées en fin de vie. Nos voisins qui abandonnent l’atome n’ont pas la bombe, ne l’oublions pas. Le parapluie de la dissuasion franco-britannique les protège puisque les USA retirent leur missiles.

    -Le cout est la dimension essentielle de ce debat. Derriere les centrales sur qui tout le monde se concentre, il y a toute la filiere, enrichissement, retraitement, et militaire.
    Chiffrer un avantage stratégique est difficile. Chiffrer le démantèlement on sait faire avec une precision relative, chiffrer la gestion (controle du stockage temporaire, voire d’un hypothetique enfouissage) de déchets à très long terme implique une forte imprécision.
    Les projets de reacteurs utilisant comme combustible les combustibles usés des centrales devraient apparaitre à nouveau à l’image des SuperPhénix.

    -Les niveaux de doses utilisés sont issus des modélisations post Nagasaki. On pose une limite en fonction de considérations statistiques : à partir de quel niveau le nombre de cancers supplémentaires passera-t-il dans le bruit de fond ?
    D’autres modélisations existent en Russie depuis les accidents de Mayak, et Tchernobyl. Des essais ont eu lieu chez les civils au Royaume Uni dans les années 60. L’etat de santé et la qualité de vie (stress, qualité et diversité de l’alimentation, repos) influent fortement sur les mécanismes de réparation de l »ADN.
    Deux personnes de meme age de meme poids, et de meme sexe soumises aux memes emissions avec la meme frequence et la meme durée ne réagiront pas de la meme maniere avec leur ADN.

    -Je pense que les japonais ne sont pas politiquement suicidaires. Chez les adultes il y aura une faible augmentation du nombre de cancers dans la zone contaminée.
    Chez les enfants l’augmentation devrait etre plus sensible (quelques 10 à 40% dans les zones chaudes ?).

    -L’inquietude vient du long terme : les sols sont fortement contaminés dans les villages alentours, l’eau contaminée en quantité astronomique et stockée qui sera difficile à traiter, mais combien contamine la mer ? Les Coriums arrosés en permanence dans des enceintes percées contaminent en continu. S’il faut 10 ans pour accéder au Corium avec une enceinte étanchéifiée, on aura déversé pendant 10 ans du combustible dans l’ocean.
    Quels seront les effets ?

    -Une derniere chose il n’y a pas un nucleaire, mais plusieurs. Des filieres peu connues du grand public pourraient apporter des reponses à nos problemes energetiques. Si la fission de l’uranium ou du plutionium présente des risques et des couts actuellement accrus, il y a d’autres matières fissiles produisant des déchets moins toxiques qui mériteraient probablement que l’on mette le paquet dessus.

    -Le cout du kwh va fortement augmenter. Pour construire quelques centrales, pour installer des eoliennes qui sont des produits financiers plus que des moulins à vent, pour prolonger les actuelles centrales par tranche de 10 ans et les mettre aux normes post-Fukushima, et pour démanteler celles arrivées en fin de vie.
    Dans 10 ans peut etre le consommateur se rendra compte que le kwh français est bien plus cher que celui des italiens par exemple et à ce moment les politiques changeront de paradigme énergétique.
    Modération énergétique et baisse drastique du cout des renouvelables, c’est ce que les politique attendent.

    1. Permettez une remarque.
      Ce n’est pas que le Japon ne sortira jamais du nucléaire, c’est plutôt que le nucléaire ne sortira jamais du Japon, dans lequel il est entré, la première fois, à grands fracas.
      Le nucléaire n’est par ailleurs pas sur le point de sortir de chez nous…

  21. le rôle du leadership, un défi à la communication en cet âge de l’information.

    Celle-là, j’ai failli la laisser passer….

    Il s’agit donc pour ces messieurs dames de Davos de contrer l’influence des sites tels que celui-ci qui s’acharnent à lever le voile sur leurs manipulations politico-economico-médiatiques alors même qu’ils ne cherchent qu’à opérer dans l’ombre.

  22. Celle- là aussi….

    Hollande déclare la guerre à l’argent-roi

    Nous déclare la presse en folie….Mais nos journalistes ont-ils ne serait-ce que des promesses concrètes, écrites. S’agit-il de s’emparer du Glass-Steagall Act pour l’imposer une fois pour toutes à toutes nos banques ? Serait-il question de mettre en place une vraie politique industrielle ? Ou bien même de renégocier un certain nombre de règles scélérates imposées par l’OMC ou Bruxelles.

    Que non pas…Flanby continue à nous agiter sa gélatine sous le nez en espérant nous faire croire qu’il s’agit de ses muscles.

  23. hors sujet (enfin d’une autre faille du cadre)
    Pour les chalands de médecine ou biologie, une émission sur arte le jeudi 26 janvier à 22h20.
    Je me permet d’en faire la promotion, car comme pour l’auteur de ce blog, qui aurait eût un meilleur niveau de vie en aillant plus l’esprit d’équipe, l’immunologue Dublanchet aurai du laisser tomber la phagothérapie (comme la fondation Pasteur la fait dans les années80).
    Et ainsi, il aurait profité de sa retraite, plutôt que d’éviter l’amputation en soignant des patients ayant des staphylocoque résistant, pour ce retrouver dans un tribunal.
    Les phages ont l’inconvénient majeur d’être peu profitable (par rapport à la médication classique), enfin tant qu’on ne les a pas modifiés pour en déposer le brevet.
    C’est donc la phagothérapie, le sujet de l’émission, auquel le Dc Dublanchet a largement participé.

  24. Bref..Des nouvelles niponnes…ni mauvaises, enfin si…mauvaises…
    Rappel : 56 réacteurs rien qu’en France, et environ 430 en service dans le monde (combien arrêtés?), sans compter les navires civils ou militaires ( 750 construits depuis 1954, et 240 en services actuellement) et, cerise sur la gâteau, ceux embarqués sur des satellites…
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires

    « Il est question d’une nationalisation provisoire pendant dix ans, qui s’apparenterait à la prise en charge par l’Etat de ces opérations avant que l’entreprise soit reprivatisée dans des conditions qui ne sont pas précisées. »
    Un grand classique : les pertes au public, les bénefs au privé…

  25. « Un rapport de l’Académie des sciences américaine vient de mettre en cause l’idée selon laquelle l’exposition à de faibles doses de radiations serait sans effet. Il montre comment, à la longue, celle-ci pourrait avoir des effets importants, tout spécialement sur les enfants et les femmes (et donc plus particulièrement les jeunes filles). »

    Ils ont du copier sur les russes, car ils l’ont observé depuis longtemps…
    Faut dire qu’en France: Ca n’existe pas!
    Les gamins atteints de leucémies autour des centrales nucléaires, c’est dans la norme.
    Calculé hors norme en Grande Bretagne. Le CEA? Nan! C’est normal…
    C’est vrais quoi, il y a plein de tarés qui logent autour des centrales, c’est pour ça…Meme le maire est hyper content de sa nouvelle piscine Olympique et de son Stade de foot pret pour le Mondial…Pleins de logement sociaux pour fabriquer des mongoliens quadrisomiques…
    Payés par EDF, pardon le contribuable qui a payé 100% des centrales hein? Parceque c’est pas avec les benefs d’EDF qu’on a pu construire des centrales à 4 milliards piéces et encore le modéle obsolète, désormais c’est du huit milliards…Sécurité, sécurité, sécurité…
    (Tellement que la retraite EDF a était adossé sur le régime général, sinon EDF devait 70 milliards d’euros en reserve lors de sa privatisation: Impossible! Donc sarkosy l’a fourgué au Régime Général, alors qu’EDF navait rien payé au régime…Arnaque lamentable. mais bon sarkosy n’est qu’un nullard, pas la peine que Jorion aille chercher son discours de Toulon. Arnaque et pourriture.)
    Le jurassique de l’énergie ça coute cher…Normal, c’est la cause de leur disparition.

    1. Payés par EDF, pardon le contribuable qui a payé 100% des centrales hein?

      je ne connais pas votre source, je vous soumets celle ci :
      http://www.sauvonsleclimat.org/points-de-vue-de-signatairehtml/edf-cette-entreprise-quon-assassine/35-fparticles/119-edf-cette-entreprise-quon-assassine.html

      Il semble essentiel de souligner ici que le Parc Nucléaire a été financé par EDF grâce aux emprunts que l’entreprise, sur conseil du ministère des finances de l’époque, avait contractés auprès des grandes banques étrangères. La France n’aurait pas été en mesure d’assurer l’apport financier nécessaire. C’est donc bien EDF, Entreprise Publique qui a investi, sur fonds empruntés aux banques étrangères.

      En 1999, on pouvait lire sur le site Intranet de l’Entreprise, « La Crise pétrolière de 1973 – 1974, contemporaine d’un changement à la tête de l’Etat, rompt avec les pratiques instaurées seulement quelques années auparavant. Face à la forte hausse du prix du pétrole, dans une optique d’économie et d’indépendance énergétiques, le gouvernement engage un programme nucléaire d’ampleur auquel EDF est techniquement prête. L’Etat se fait plus interventionniste, limitant les hausses de tarifs et engageant l’Entreprise à emprunter sur marchés étrangers pour financer les investissements, ce qui, avec la hausse du dollar, alourdit ses charges financières. »

  26. Francois Leclerc
    Comment font les japonais pour vivre et travailler, si ils ont fermés quasi tout le parc de centrales nucléaires ?

    1. La part du nucléaire dans la production d’électricité totale est de 28,9 % au Japon, 78 %. en France (en 2009, source wikipédia).

    2. Il semble possible de restreindre la consommation d’électricité, un exercice auquel nous ne sommes pas habitués ! Nous pratiquons un beau gâchis organisé, il est vrai.
      Les industriels japonais y trouveront une raison supplémentaire pour délocaliser leur production, ce qui est déjà en cours pour d’autres raisons.

      1. Du progrès,

        Comme il est obligatoire d’avoir téléphone et Internet il va être obligatoire d’avoir un vélo.

      2. à Paco76,

        Mon épouse et moi-même avons fait la moitié du chemin.
        Nous avions 2 voitures et nous n’avons plus qu’une voiture, fabriquée en Europe, et un vélo, fabriqué en Europe.
        Dans un mois, étant maintenant retraité, je n’aurai plus de téléphone portatif.

        Nous envisageons aussi le cheval, d’autant plus que nous réfléchissons à investir dans un vignoble, bio, comme cela doit sembler évident.

      3. Dans un mois, étant maintenant retraité, je n’aurai plus de téléphone portatif.

        C’est trrrrrès bien, merci Bernard.
        Ps : ce dont nombre d’impénitents pêcheurs et pêcheresses vous seraient particulièrement redevables, dont moi vous avouerais-je, serait que vous décidiez itou que votre ordi et votre abonnement internet devinssent tout aussi superfétatoires.
        Ps2 : postier breton ?
        Ps3 : ouaaaaarf…

    3. @ Bernard Laget

      voir mon commentaire en n°10
      1/ les Japonais n’ont presque pas réduit leur consommation (-3%)
      2/ ils produisent de l’électricité avec du gaz !

      Le Japon n’est pas un exemple pour le nucléaire et ne sera pas un exemple pour la transition énergétique.

  27. Ou est passé le corium ? C’est dramatique cette situation me semble t’il.
    Faudra t’il une réelle catastrophe en France ou aux abords pour que certains comprennent et s’interrogent enfin ?

    Terre à terre avait invité Bernard Laponche et Benjamin Dessus pour nous parler du nucléaire.
    Ils sont coauteurs d’un livre clair et concis qui démontre la nécessité et la possibilité d’en finir avec le nucléaire : »En finir avec le nucléaire – pourquoi et comment »
    Ils démontent les arguments spécieux des pro-nucléaires : indépendance énergétique, sûreté/sécurité, coût du kWh très sous-évalué, les marchés étrangers fortement surestimés, la problématique CO2 (pipi de chat), la question des déchets et aussi le risque inacceptable d’accidents majeurs tels que ceux de Tchernobyl et Fukushima.
    Un scénario raisonné de sortie du nucléaire est proposé.

    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-sortir-du-nucleaire-2012-01-14

    Avec : Bernard Laponche, consultant international dans le domaine de l’énergie et Benjamin Dessus, président de Global Chance, association d’experts indépendants dans le domaine de l’environnement et de l’énergie.

    Lecture du bouquin fortement conseillée à tous les entêtés de cette filière et les sceptiques aux solutions alternatives, ils sont encore très nombreux et souvent totalement ignorants car baignés par le discours envahissant du lobbie nucléaire. Encore démontré dans Terre à terre de ce samedi par un modeste comédien dont les budgets sont sans commune mesure avec les budgets PUB d’Areva ou d’EDF qui se comptent en dizaines de millions/an. Ecouter l’intervention de Nicolas Lambert, la 2° moitié de l’émission.
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-regard-d%E2%80%99artistes-sur-le-nucleaire-2012-01-21

    La Tribune le 12/01/12
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20120112trib000677463/nucleaire-le-rapport-qui-va-jeter-le-trouble-dans-la-campagne.html

    Après avoir – longuement – établi que la seule construction du parc nucléaire actuel avait coûté 96 milliards d’euros (sur des dépenses nucléaires civiles totales – recherche, usines Areva, réacteurs arrêtés… – de 227,8 milliards d’euros), soit 1,5 milliard le mégawatt (MW) installé (contre 3,7 milliards le MW pour l’EPR, souligne la Cour), le rapport scrute les investissements à consentir en matière de démantèlement et de gestion des déchets. Et ces deux questions clés restent sans réponse, faute d’avancées concrètes de la part des opérateurs.
    Les charges liées au démantèlement sont estimées à 22,2 milliards d’euros. Mais la Cour recommande la plus grande prudence sur ces chiffres qui « doivent être regardés avec précaution, l’expérience en la matière, tant d’EDF [centrales de première génération] que du CEA ou d’Areva, ayant montré que les devis ont très généralement tendance à augmenter quand les opérations se précisent, d’autant plus que les comparaisons internationales donnent des résultats très généralement supérieurs aux estimations d’EDF »

    Quant aux provisions sur les coûts de la gestion des déchets de longue durée, « elles ne sont pas stabilisées », affirme la Cour. Elles reposent sur un devis de l’Andra de 2003 qui a, depuis, plus que doublé, passant de 15 à 35 milliards d’euros, « il y a donc un doute manifeste sur le bon niveau des provisions d’EDF, d’Areva et du CEA », écrit la Cour.

    Nouvelles locales de Fessenheim, l’analyse de Jean-Marie Brom suite au dernier rapport de l’ASN, L’Alsace du 4 janvier 2012.

    http://www.lalsace.fr/actualite/2012/01/04/sacrifier-fessenheim-pour-sauver-le-reste-du-parc-nucleaire
    « Jean-Marie Brom, physicien, chercheur au CNRS et porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, évoque un « rapport nul », qui permet de satisfaire aussi bien les anti que les pro-nucléaires. »
    « La situation actuelle n’est pas saine : c’est comme d’encourager un cancéreux à continuer à fumer en attendant une chimio programmée dans cinq ans… »

    Technique, risques, coûts, sécurité, responsabilité, société, politique élections s’entremèlent.

    1. « Ils démontent les arguments spécieux des pro-nucléaires »
      « Lecture du bouquin fortement conseillée à tous les entêtés de cette filière et les sceptiques aux solutions alternatives, ils sont encore très nombreux et souvent totalement ignorants car baignés par le discours envahissant du lobbie nucléaire. »
      « « Jean-Marie Brom, physicien, chercheur au CNRS et porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, évoque un « rapport nul », qui permet de satisfaire aussi bien les anti que les pro-nucléaires. »

      « L’ennemi est con: il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui ! J’en ris encore ! »
      Pierre Desproges

      Ce que je veux dire par la c’est: avez-vous lu un livre ecrit par un pro-nucleaire ? Avez-vous assiste a une conference ? Evidemment, du point de vue pro-nucleaire, les noms d’oiseau que vous proferez ont un strict equivalent, et si l’on creuse bien, chacun des points abordes par BL&BD ont une reponse, que vous avez essaye de chercher peut-etre ?

      Ca me conforte dans l’idee que l’occupation principale de l’etre humain c’est de se creer un groupe d’ideologie commune et de se penser secretement superieur au reste de l’humanite…

      1. Vous oubliez la dimension morale.
        Les anti-nucléaires ne contraignent pas l’humanité à vivre avec la façon la plus dangereuse qui soit de faire bouillir de l’eau… S’ils avaient installé leurs joujoux sur la lune, les nucléocrates seraient moralement à peu près en règle; mais ce n’est pas le cas.
        Ça fait toute la différence.

      2. J’ai assisté à 2 conférences de Jean-Marie Brom qui est un anti qui maîtrise son sujet et dispose d’arguments forts d’expert.
        Il a su répondre à des questions posées par des pro, ingénieurs nucléaires ou EDF si je me souviens bien.
        J’ai aussi assisté à une conférence de Alain Grandjean qui me semble plutôt objectif et partagé.
        Aux pro-nucléaires de nous faire la preuve par a+b qu’ils ont raison de s’entêter dans cette filière.
        Il est certain qu’ils disposent d’un lobbie très puissant, ce n’est plus à démontrer et ils nous ont trop souvent fait prendre des vessies pour des lanternes.
        Le lien nucléaire militaire/civil existe, le MOX n’est pas sans danger, démantèlement et surtout stockage des déchets me laissent plus que sceptique.
        Comment peut on hypothéquer l’avenir pour des milliers d’années sur notre planète fragile et soumise à des périodes que l’humilité devrait nous garder d’en anticiper les évènements naturels possibles.
        Je préfère ne pas répondre à des pensums déclamés par certains au sujet des bougies.
        Je ne suis pas un expert ni un scientifique, un simple et modeste citoyen qui essaie de comprendre.

        Cependant, et je l’ai déjà exprimé sur ce blog, mon intime conviction est faite et je fais plus confiance aux analyses de Hubert Reeves qu’à ceux de biens d’autres experts, polytechniciens et ingénieurs de tous poils et horizons.
        Une simple question devrait vous interroger : pourquoi compte t’on une majorité de femmes opposées au nucléaire ?

        Concernant le danger des radiations à faibles doses, j’ai souvenir d’une communication d’un chercheur suisse proche de ma région et parue dans notre journal local, pas de quoi se rassurer de mémoire. Je vais tâcher de retrouver le papier. Nous recevons encore aujourd’hui durant les vacances des enfants des régions de Tchernobyl chaque année, ce n’est pas neutre.

      3. Dommages génétiques sur 20 générations – Publié au mois d’avril sur le blog.
        A mon tour d’en rire alors qu’il y a plutôt de quoi chialer, punaise..

        Le professeur Michel Fernex, bien connu dans ma région, s’est exprimé.
        Il est professeur émérite de la Faculté de Médecine de l’Université de Bâle, a dirigé la campagne pour l’indépendance de l’OMS par rapport à l’AEIA et est aussi président de l’organisation « Les enfants de Tchernobyl Belarus »
        Son épouse, Solange, décédée, a démarré sa carrière politique à Mulhouse, elle était une pacifiste et adhérente d’Europe-Ecologie puis des Verts.

        Une interview a été publiée récemment dans notre journal régional :
        « l’irradiation peut provoquer des dommages sur 20 générations »
        http://www.lalsace.fr/actualite/2011/03/20/l-irradiation-peut-provoquer-des-dommages-sur-vingt-generations
        Extrait
        « La spécificité d’un accident nucléaire est que les dommages que causent les rayonnements ne se traduisent pas immédiatement par des symptômes visibles. Même s’ils ne sont pas brûlés, les gens irradiés portent en eux une fragilisation, un dommage génétique, qui va rester en place et se manifester très lentement au cours des années. Ce dommage est transmissible à leurs descendants, qui l’amplifient lorsqu’ils ont à leur tour des descendants. Et il semble que le temps d’amplification du dommage génétique soit de l’ordre de 20 générations, soit trois à quatre siècles pour les humains. On a étudié ça chez les rongeurs à Tchernobyl : il y a un certain tassement à partir de la 15 e génération mais on observe alors d’autres dommages, comme des morts intra-utérines ».

        Un article du Monde du 22 mars « Nucléaire : la catastrophe sanitaire » de Anne Thébaud-Mony, spécialiste des questions de santé au travail (limité aux abonnés)
        Que d’informations vitales et qui nous alertent sur les impacts dramatiques sur la santé, nous informe des conséquences de l’irradiation à bas bruit.
        Extrait (début)
        Alors que le Japon fait face à un désastre sans précédent, il faut mesurer désormais à quel point l’exploitation de l’atome est un danger pour la santé. Le peuple japonais vit l’un des pires accidents industriels de l’histoire du capitalisme. A l’occasion du 20e anniversaire de Tchernobyl, Sveltana Alexievitch, auteur biélorusse d’un livre de témoignages des victimes de Tchernobyl, avait eu cette pensée prémonitoire : « Tchernobyl : notre passé ou notre avenir ? » [Le Monde, 25 avril 2006]. Hélas, en ce 25e anniversaire de Tchernobyl, le cauchemar de Fukushima renoue, au Japon, avec cette expérience terrible de l’accident nucléaire.
        et aussi » (fin de l’article)
        Tricastin, Paluel ou Fessenheim, Tchernobyl et Fukushima, tous ces sites nucléaires participent d’un même catastrophe sanitaire d’une ampleur comparable à celle de l’amiante…..) (contamination à bas bruit ou pollution de grande ampleur)

        Dans l’Express : Tchernobyl: « En Biélorussie, 500.000 enfants attendent une aide »
        « 24 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, les conséquences sanitaires sur la population bélarus sont encore redoutables. Les explications de Michel Fernex et Yves Lenoir de l’association Enfants de Tchernobyl Bélarus ».
        De nombreuses familles accueillent ces enfants dans notre région pour les vacances d’été.

      4. Une simple question devrait vous interroger : pourquoi compte t’on une majorité de femmes opposées au nucléaire ?

        A question complétement con, réponse débile: Parce qu’il y a une minorité de femmes physiciennes…

        Je déteste profondément ce genre d’arguments.

      5. @blob
        « A question complètement con, réponse débile : Parce qu’il y a une minorité de femmes physiciennes… »

        Merci pour le qualificatif inepte de la question, elle ne résultait pourtant que d’un simple constat issu de l’observation et de l’écoute et fait appel non pas au niveau de connaissance d’un domaine oh combien complexe mais à l’instinct naturel, vous devriez sortir un peu et échanger. Ou alors faire un sondage.
        On pourrait interroger un animal ou même un arbre ou une fleur, leur réponse ne serait peut être pas débile.
        De votre part, j’aurais préféré un début de réponse sensée.
        Vous devez sans doute être pétri de certitudes et le doute ne vous habite que très peu ou pas du tout.

      6. >Papimam

        Alors donc pour vous Anne Lauvergeon, qui est agrégée de physique, n’est sans doute pas assez féminine d’après votre brillant critère…

    2. @blob & reichido
      A toute règle il y a une exception, je considérais les femmes globalement avec leur conscience « viscérale » de mères soucieuses de leurs enfants.
      Hubert Reeves est aussi agrégé de physique et plus, ma confiance va plutot à lui.

  28. L’ASN examine les conditions de réparation de défauts détectés dans une pénétration de fond de cuve du réacteur 1 de Gravelines….
    Voici une vraie information qui ne devrait pas laisser indifférent….
    Le talon d’achille du Nucléaire Français sont les PFC… Nos centrales vieillissent et pas des mieux… Cette problématique concerne tous nos réacteurs qui ont quasiment le même âge!!!
    Un vrai mode commun de nature à sonner le tocsin de la fission de l’atome en France… Bonjour le prix de l’électricité dans cette horrible perspective…

    1. Cela ne me rajeunit pas.
      Encore lycéen j’avais manifesté en 1980 devant la toute neuve centrale de Gravelines dont on allait mettre en service la première tranche. Des agents d’EDF (ou les RG) nous avait filmés !! Brice Lalonde était venu à Dunkerque — avec son écharpe rouge autour du cou, pour animer un débat lors de la projection du film Le syndrome chinois. Les écologistes locaux faisaient circuler l’info comme quoi en cas d’accident le Préfet déclenchait l’alerte et décidait de boucler avec l’armée une zone autour de la centrale dans laquelle les habitants seraient retenus jusqu’à décontamination. J’habitais à une douzaine de Km de la centrale !

      A l’époque, en dehors des écolos, on ne peut pas dire que la centrale mobilisait contre elle les foules. Ni sans doute encore aujourd’hui. La région, dunkerquoise, très industrialisée avait attiré des dizaines de milliers d’ouvriers dans la métallurgie, la pétrochimie. Autant dire que la centrale c’était la cerise sur le gâteau industriel. Bref, Gravelines, n’aurait jamais pu connaître la croissance qu’elle a connue et se payer de nombreux équipements (dont le Sportica qui abrite le BCM, équipe de basket de très haut niveau) s’il n’y avait eu cette centrale. On disait même que les habitants de la ville n’avaient pas à payer leur électricité ….

      PS. La centrale de Gravelines est à ce jour la deuxième la plus productrice d’électricité … en Europe… après l’Ukraine.

      1. Pour la petite histoire, j’avais dans ma classe au Lycée le fils du sous-préfet, un certain B…. qui avait été nommé à Dunkerque spécialement pour « gérer » l’implantation de la centrale. S’il me lit … 😉

  29. En baguenaudant à partir du PPE, je me suis lancée dans un petit périple intéressant qui m’a menée jusqu’aux enjeux et stratégies de la politique énergétique française.
    – Première étape, le PPE,
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_populaire_europ%C3%A9en

    – Deuxième étape, Le PPE à l’OTAN[modifier]

    En accord avec le statut du Parti, le PPE est également présent dans l’assemblée parlementaire de l’OTAN (NATO-PA) et constitue le Groupe “PPE et membres associés”. C’est un groupe politique actif qui est mené par l’homme politique allemand (CDU) Karl Lamers, qui est aussi le président actuel de l’assemblée.

    – Troisième étape, Karl Lamers:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Lamers

    Karl Lamers a étudié le droit et les sciences politiques aux universités de Bonn et de Cologne. De 1966 à 1980, il dirige une académie politique et mène en parallèle une activité politique au sein de la CDU. De 1968 à 1971, il préside l’organisation des jeunes du parti en Rhénanie. En 1971, il est élu membre du présidium local de la CDU. Député au Bundestag (1980-2002), il y devient président de la commission des affaires étrangères tout en étant porte-parole de la CDU pour les questions extérieures. Il est depuis 2004 membre du Conseil de surveillance de la Fondation pour l’innovation politique. Il est l’auteur de nombreux discours et publications sur les questions internationales et en particulier européennes

    .-Quatième étape , Fondation pour l’innovation politique:
    Très très instructif.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_pour_l%27innovation_politique

    – Fin du pèlerinage, Un Think Tank libéral, progressiste et européen
    Fondation pour l’innovation politique (Fondapol)

    « …Le débat sur l’énergie qui s’amorce est plutôt mal engagé. Il y a contraste entre la nature de long terme des choix énergétiques et les réactions émotionnelles de très court terme qui semblent parfois déterminer les propositions ou les postures. L’énergie s’accommode très mal des à-coups, des changements de cap, ou des atermoiements. Et que dire des critères utilisés ou … Lire la suite… »
    http://www.fondapol.org/

    1. Pour chaque parc renouvelable installe, une leucemie en cadeau !

      « Confrontée à la multiplication des parcs éoliens et des projets de construction de centrales conventionnelles, l’Allemagne risque de manquer à court terme de lignes à haute tension, ont averti les autorités dans le quotidien économique Handelsblatt. »

      « Selon le rapport de l’OPECST, ces maladies touchent essentiellement les enfants de 0 à 6 ans. Elles sont multifactorielles et rares (470 cas/an en France). Les champs magnétiques, en général, n’en expliqueraient qu’entre 3 et 12, et ceux émis par les lignes à haute et très haute tension que 0,5 à 3. »

      Sources: ICI et LA.

  30. Une question , comment font les japonais pour se passer de 90 % de leurs centrales nucleaires, en % quelle était la part de l’éléctricité produite par ces centrales ? quelle est la baisse de la production d’électricité au Japon ? Quel impact est ce que celà a sur le PIB japonais ? en fait celà fait plusieurs questions…

      1. Une autre question :
        Quelle la part actuelle de l’energie produite par les autres sources juste pour maintenir leur parc nucléaire en  » stand-by » ?

    1. Citation Eric T :

      « Une question , comment font les japonais pour se passer de 90 % de leurs centrales nucleaires, en % quelle était la part de l’éléctricité produite par ces centrales ? quelle est la baisse de la production d’électricité au Japon ? Quel impact est ce que celà a sur le PIB japonais ? en fait celà fait plusieurs questions… »
      ——————-
      Chez nous, si 78% de l’électricité produite est nucléaire, celle ci ne représente finalement qu’une part relativement modeste de toute l’énergie finale consommée par le pays.

      Nous consommons d’abord du pétrole (49%), du gaz, du bois, du charbon, de l’électricité non nucléaire (barrages)…

      Après les 40% normalisés de rendement de production à la centrale et les 7% officiels de perte en ligne pour le transport du courant sur longues distan ces, l’électricité nucléaire ne représente que 17% de toute l’énergie finale du pays :

      Les instances officielles prennent en effet un malin plaisir à s’appuyer sur les quantités en énergie primaire et les journalistes à relayer sans réfléchir l’information.

      Il est donc moins difficile qu’il n’y paraît au Japon, de se passer de ses centrales, ce qu’il est en train de montrer en réduisant sa consommation et en important gaz et charbon pour faire tourner des centrales de remplacement.

      Delphin

      1. Mise au point indispensable, merci.
        En effet, en rapportant la production d’électricité nucléaire à la production totale d’électricité on en oublie les autres sources d’énergie qui n’en sont pas moins consommées et contribuent pour une bonne part aux besoins (pour le moins, actuels) en énergie.

        Bref, la sortie du nucléaire est non seulement souhaitable mais, même chez nous, pas aussi difficile à réaliser qu’on le dit dans des délais qui ne se chiffrent pas en dizaines d’années comme chez notre ami Hollande qui ferait bien d’aller faire un stage de remise à niveau au Japon. Demeure tout de même le problème du charbon qui libère le Co2 dans l’atmosphère ! Mais il y a tellement à faire dans le domaine des économies d’énergie ! Je discutais avec un ingénieur il y a peu, il me disait qu’il était techniquement possible de réaliser des habitations ne nécessitant pas de chauffage …. y compris pour des pays comme les pays scandinaves où il fait froid. Bref on en revient toujours au même point, le problème est politique avant d’être technique.

      2. Ca y est, j’ai encore loupé ma référence !

        Rappel ci-dessus :
        (« Après les 40% normalisés de rendement de production à la centrale et les 7% officiels de perte en ligne pour le transport du courant sur longues distan ces, l’électricité nucléaire ne représente que 17% de toute l’énergie finale du pays : »)

        référence AIE

        Delphin 2ème essai

      3. @Delphin
        Pourquoi mettre une volonte deliberee dans le fait d’utiliser la part nucleaire dans l’electricite ? Il s’agit d’une donnee simple, comprehensible par tous, utilisee dans tout les pays et quelque soit le mode de production…toujours cette theorie du complot….

        Nous consommons d’abord du pétrole (49%), du gaz, du bois, du charbon, de l’électricité non nucléaire (barrages)…

        Ce que vous dites est incorrect: en terme d’energie finale, on consomme 1) du petrole 2) du gaz 3) du nucleaire… (ce qui aurait pu vous aiguiller: 49% de petrole + 17% de nucleaire laissent finalement peu de place pour autre chose…)

      4. A Reiichido
        (« Ce que vous dites est incorrect: en terme d’energie finale, on consomme 1) du petrole 2) du gaz 3) du nucleaire… (ce qui aurait pu vous aiguiller: 49% de petrole + 17% de nucleaire laissent finalement peu de place pour autre chose…) »
        ———-
        Effectivement, j’ai oublié de placer l’électricité nucléaire, juste avant le bois, dans ma phrase « Nous consommons d’abord du pétrole (49%), du gaz, du bois, du charbon, de l’électricité non nucléaire (barrages)… », mais c’était parce que, dans mon esprit et dans le feu de l’action, cette phrase était là pour évoquer les autres énergies.
        ———————————————————————————
        « Pourquoi mettre une volonte deliberee dans le fait d’utiliser la part nucleaire dans l’electricite ? Il s’agit d’une donnee simple, comprehensible par tous, utilisee dans tout les pays et quelque soit le mode de production…toujours cette theorie du complot…. »
        ———-
        Cette apparente simplicité masque une tromperie implicite : Ce qui compte pour connaître l’utilité réelle du nucléaire, ce n’est pas l’énergie comptée à la production, mais celle qui parvient réellement, finalement, « à la porte » de l’utilisateur.

        Je suis sûr que vous allez finir par comprendre cette distinction fondamentale en lisant ceci :

        (Très important, pour tordre le cou à toutes les manipulations tellement efficaces, vu la puissance du lobby manipulateur) : Les cahiers de GLOBAL CHANCE n°29 avril 2011 :

        « Il existe plus généralement un écart important entre la perception entretenue de l’importance du nucléaire dans l’énergie française et sa contribution réelle. La production d’électricité nucléaire a représenté en 2009 une proportion de 75,6 % de la production totale d’électricité.

        Paradoxalement, cette part est encore plus grande – 82 % – dans la production
        totale d’énergie primaire : la raison est que si cette production intègre d’autres sources hors électricité, notamment 12 % d’énergies renouvelables pour les usages thermiques (bois) et de récupération de déchets, le nucléaire est compté par convention environ le triple de sa contribution en électricité (correspondant à un rendement de 33 % des réacteurs).

        Dans le même temps, l’électricité ne représentait en 2009 que 23,7 % de la consommation fi nale d’énergie en France. Le nucléaire ne représente donc que moins de 18 % de la réponse à la demande énergétique française, qui reste largement dominée, à près de 70 %, par les énergies fossiles (pétrole 43 %, gaz 22 % et charbon 3 % en 2009).

        Global Chance :
        « Publié par Benjamin Dessus et Bernard Laponche, « un court essai, dense et argumenté, qui devrait faire date pour ses qualités de réflexion, d’information et de prospective » (La Recherche, novembre 2011)

        Delphin

      5. “Ce qui compte pour connaître l’utilité réelle du nucléaire, ce n’est pas l’énergie comptée à la production, mais celle qui parvient réellement, finalement, « à la porte » de l’utilisateur.”

        Oui, mais vous permettrez de n’être que moyennement d’accord avec cet argument. Ou plutôt, je suis d’accord, mais la prise en compte de cet argument conduit a un raisonnement bien différent de celui présenté par Global Chance.

        Pourquoi ? La question « comment mesure t-on l’énergie consommée dans un pays ? » est en fait terriblement complexe, et les réponses qu’on lui donne couramment (En distinguant « énergie finale » et « énergie primaire ») ne sont pas du tout satisfaisantes. En particulier, si l’on suit Global Chance, il faudrait toujours utiliser la statistique de consommation énergétique finale (voir p34 du rapport), sans doute car c’est celle qui laisse le moins de place au nucléaire. Mais il y a un problème.

        Pour les besoins de l’argumentation, je vais me baser sur ce rapport .

        L’utilisation de la production d’énergie primaire a un biais, que je ne développe pas car vous le présentez (ie : l’application du rendement de 30% dans la production électronucléaire). En revanche, elle a l’avantage de présenter le caractère spécifique de l’électricité, qui ne ressort pas du tout dans la consommation finale: c’est une énergie qui a souvent une utilisation particulière, qu’on ne peut pas remplacer par une autre. Concrètement, si le chauffage électrique est remplaçable, vous ne pouvez pas faire marcher votre TV ou votre ordinateur en les chargeant avec du bois, et personne pour l’instant n’envisage de remettre en cause l’électricité pour l’éclairage (a moins de vraiment « revenir a la bougie »). Or, produire de l’électricité consomme toujours beaucoup d’énergie primaire car il y a un rendement de transformation rarement satisfaisant : si vous voulez produire de l’électricité « finale », il vous faudra en moyenne utiliser de 2 a 3 fois plus d’énergie « primaire ».

        Pour donner une application concrète, si vous vouliez remplacer des maintenant l’électronucléaire par du thermique classique, il vous faudrait importer environ 100 Mtep de fossile (voir p18 du rapport, en réalité un peu moins car le rendement est meilleur), soit une augmentation de 60% des importations totales d’hydrocarbures et de charbon. Je reformule : remplacer les 17% d’énergie nucléaire finale par du thermique conduit, à cause du jeu du rendement de production d’électricité, à augmenter de 60% l’ensemble des importations de gaz, pétrole, charbon qui représentent actuellement 65% de notre consommation d’énergie finale.

        On est assez loin de l’impact marginal décrit par Global Chance. Alors certes, il est possible de réduire notre consommation d’électricité, encore qu’avec le recul prévisible du pétrole je doute, mais en tout état de cause vous comprendrez que la manière qu’a Global Chance de présenter les choses est au minimum incomplète.

      6. A Reiichido,

        A la question, secondaire par rapport au problème qui nous occupait (confusion malicieusement entretenue entre éléctricité primaire et secondaire) de la spécificité éclairage et force motrice de l’électricité, Yves Lenoir, du groupe « Energie et développement », répondait ainsi en 1994 :

        Partir de l’utile en listant les différents usages de l’énergie :
        – thermique bas niveau
        -thermique haut niveau (électrotechnique…)
        – déplacement
        – éclairage, force motrice du particulier
        etc.

        Faire correspondre à chaque usage l’énergie primaire qui lui correspond dans la réalité :
        – thermique bas niveau —> tep utile = tep primaire correspondante / 2,8 ( rendement normalisé thermique classique avec pertes en ligne)
        – déplacement —> tep utile = tep primaire / 1
        -éclairage, force motrice du particulier, électrotechnique —> tep utile = tep primaire / 1 (substitution d’une autre énergie impossible)
        etc.
        ——————–
        « Une gageure: mettre un peu de cohérence dans les bilans
        Nous prions le lecteur de bien vouloir nous suivre plus avant dans l’examen détaillé du dossier.
        L’électricité est, on l’a vu, au coeur du problème, à cause des biais introduits par la comptabilité en «tep électriques», primaires et finales, pour rétablir la cohérence il faut et il suffit:
        1°) d’exprimer toutes les énergies finales en quantités d’unités physiques réellement utiles ou mises à disposition (à discuter au cas par cas);
        2°) de soumettre à l’épreuve du réel l’évaluation des quantités d’énergie primaire consommées par le système électrogène.
        La question de l’énergie finale ne peut être tranchée sans considérer l’existence de solutions concurrentes opérationnelles. Par exemple, tant qu’aucun vecteur d’énergie ne peut s’attaquer à l’imperium du pétrole sur les transports routiers, aériens et maritimes, il n’est d’aucune utilité de distinguer entre énergie mise à disposition (traitée par les statistiques) et énergie utile[8] (difficile à calculer par méconnaissance des rendements moyens des différents modes de transport). L’argument vaut aussi dans les secteurs industriels captifs d’une énergie, comme l’électrochimie.
        (suite) suite:
        En revanche, s’il s’agit d’applications très indifférenciées, car de bas niveau énergétique, comme les usages thermiques, alors c’est l’énergie utile qu’il conviendrait de retenir dans les bilans. Afin de simplifier l’exposé de notre tentative de mise en perspective, qui ne prétend pas être un exercice comptable «au centime près», et parce que les corrections à apporter ne joueraient qu’au premier ordre (la plupart des applications thermiques ont un rendement supérieur à 85%, alors que celui de la chaîne électrique stagne autour de 30%), on exploitera les chiffres des énergies mises à disposition.
        Cette manière de faire ne convient pas pour l’énergie solaire directe: celle-ci contribue plutôt à réduire les besoins d’achat d’énergie grâce à une action d’investissement technologique à l’interface entre l’environnement et l’usager, au même titre que l’amélioration de l’isolation d’un logement. C’est pourquoi la rubrique «énergies renouvelables» ne concerne que l’hydraulique et la biomasse.
        Mises à part ce qui touche à l’électricité, ces règles de calcul sont celles utilisées dans les documents officiels. Il nous suffit donc de rectifier les bilans spécifiques au vecteur électrique et d’intégrer les corrections dans les autres bilans pour atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé. Les deux tableaux ci-après résument les résultats de l’opération[9].
        Il s’y confirme très concrètement l’importance démesurée attribuée officiellement à l’électricité dans la consommation finale, 36,9% contre 18,5% en réalité et l’impact sur les statistiques du mode de calcul de l’énergie primaire absorbée par la production d’électricité (.

        Les rendements réels du système électrogène et de l’ensemble du dispositif énergétique nationaux ne sortent pas indemnes de la confrontation avec la réalité physique: réduction des deux tiers pour le premier et d’un tiers pour le second (tableau 2, dernière ligne).
        On observe en particulier que, dans la réalité, l’électricité satisfait 18,5% des besoins énergétiques en engloutissant 43,3% de toute l’énergie primaire consommée, et non pas les respectivement 36,9% et 37,5% que suggère la statistique officielle. La perspective est tout autre…

        A ce sujet la phraséologie officielle joue sur deux ambiguités:
        – parler d’énergie consommée, sans préciser si c’est à la source ou par l’usager final, alors que la comptabilité est établie en énergie primaire;
        – user d’équivalences qui confinent à la supercherie.

        Comment soutenir une évaluation defacto en énergie primaire du taux de couverture des.besoins dès lors que la stratégie mise en oeuvre s’appuie sur un procédé à faible rendement, la filière nucléaire? En effet une telle règle coduit[3] à présenter la chaleur perdue (en l’occurrence presque les trois quart de l’énergie primaire nécessaire) comme un besoin économique. Plus le rendement d’un procédé est faible, plus sa généralisation serait idéologiquement souhaitable! Bref, une prime morale à la pollution… »

        (Yves Lenoir,Yves Lenoir est physicien. Il est responsable des politiques énergétiques pour le parti politique Cap 21, et conseiller de l’eurodéputée Corinne Lepage.)
        ———————-
        Il serait par contre regrettable de déduire hardiment du caractère captif de l’éclairage et de la force motrice, l’impossibilité de s’appuyer sur la notion d’énergie utile pour mettre un terme au nucléaire.

        Sobriété énergétique (isolation poussée des locaux par ex, lesquels représentent 46 % de toute l’énergie utile consommée) + cogénération + cycles combinés + renouvelables (dont éolien) = assez d’électricité sans nucléaire pour éclairage, force motrice.

        En 1974, le programme nucléaire n’existait pas, les trains roulaient, la France s’éclairait et ma perceuse fonctionnait.

        Delphin

      7. @ Delphin

        L’énergie finale est une notion économique, pas physique. C’est l’énergie qui est achetée par l’utilisateur final. Il ne faut pas la confondre avec l’énergie réellement utile à ce consommateur. Par exemple le carburant des automobiles est une énergie finale car vous l’achetez à la pompe mais l’énergie véritablement utile est l’énergie mécanique que produit votre automobile après transformation et…. perte de rendement.
        Finalement il vaut mieux considérer qu’il y a les énergies nobles : Mécanique, électrique et la chaleur qui peut être utilisée tel quelle mais qui est soumise au cycle de Carnot avec ses pertes de rendement sinon.
        Faire de la chaleur par effet de Joule avec de l’électricité c’est à dire transformer une énergie noble en chaleur est une abberation par contre on peut utiliser une pompe à chaleur qui produira autant de chaleur qu’il y en avait dans l’énergie primaire qui a permis de produire l’électricité.

      8. IL y a l’énergie finale des physiciens et il y a l’énergie finale des statisticiens de l’énergie.

        Delphin

      9. @ Delphin
        Si vous connaissez des statisticiens, pourriez vous leur demander comment ils arrivent à interpréter les données relatives au Japon?
        Le nucléaire y représentait 30% de l’électricité soit 15% de l’énergie primaire et 5% de l’énergie finale. La catastrophe a eu lieu en Mars, la consommation électrique a baissé de 3%, les renouvelables ont été poussés au maximum, l’activité générale a été réduite et pourtant le Japon a du augmenter les achats de pétrole de 21,3%, ceux de charbon de 15,8 % et ceux de gaz naturel liquéfié de 37,5 %.
        http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/01/25/le-japon-enregistre-son-premier-deficit-commercial-depuis-30-ans_1634146_3234.html

      10. A RUTILY

        ( « @ Delphin
        Si vous connaissez des statisticiens, pourriez vous leur demander comment ils arrivent à interpréter les données relatives au Japon?
        Le nucléaire y représentait 30% de l’électricité soit 15% de l’énergie primaire et 5% de l’énergie finale. La catastrophe a eu lieu en Mars, la consommation électrique a baissé de 3%, les renouvelables ont été poussés au maximum, l’activité générale a été réduite et pourtant le Japon a du augmenter les achats de pétrole de 21,3%, ceux de charbon de 15,8 % et ceux de gaz naturel liquéfié de 37,5 %. »)
        —————————

        + 21.3%, + 15,8%, +37,5% de quoi ?
        De la consommation totale d’énergie fossile ou de celle concernée par l’électricité, ou … ?

        Sans faire appel à mes amis statisticiens de l’énergie, je puis déjà dire que :
        – total pourcentage augmentation fossiles sur base inconnue : 74,6% —> = « Tep » primaire.
        – total « tep » primaire conduisant à la réalité « tep » utile : 74,6 / 2,8 = 26,6 (« Tep finale)

        Pourcentage d’augmentation de production réelle d’électricité sur base inconnue, à partir des 3 fossiles : 26,6 %

        (: 2,8 correspond au rendement normalisé des unités de production classiques augmenté des pertes officielles de transport de couranten sur longues distances)
        ———-
        Remarques personnelles :

        L’électricité des japonais est fortement à usage thermique, avec des pompes à chaleur réversibles (chauffage/climatisation, avec des locaux passoire puisque l’énergie était (faussement) bon marché.

        – Avec de l’électricité à partir de fossiles, l’incohérence saute aux yeux puisque le baril de pétrole directement utilisé dans une chaudière à condensation (rendement théorique 100 %), ne devient plus que 35 % de baril en équivalent électricité pour se chauffer.

        – hyperisoler les locaux (équivalent 20 cm laine de verre dans les murs, 35 cm sous toiture), conduirait à diviser les besions de chauffage par 5 et à se passer de climatisation, pour peu qu’on utilise une VMC double flux.

        Quand on sait que les besoins thermiques finaux des locaux s’approchent de la moitié des besoins totaux finaux…

        ————————————–
        Pourquoi tant d’agressivité latente, commune à nombre de personnes favorables au nucléaire ? Est-ce parce que leur beau rêve s’écroule et/ou leurs certitudes techniciennes sont mises en doute ?

        Delphin

      11. Bonjour Delphin

        Je vous assure qu’il n’y avait pas d’agressivité, peut être un peu de paresse et donc une intervention courte. J’ai remarqué que souvent les écrits courts donnent une impression fausse sur l’état d’esprit (cas des SMS aussi).

        Je vous ai posé cette question pour vous faire réfléchir parce que de mon point de vue, vous ne sembliez pas accepter la réalité en négligeant une définition physique de l’énergie utile.

        Je ne rève pas d’un futur nucléaire, et même je peux dire que je préfèrerais que l’on produise l’énergie électrique avec du renouvelable. Je pense que je serais dans ce cas un privilégié qui peut se la payer.

        Pour remplacer le nucléaire, le problème principal c’est le temps puis l’argent. Mais restons en au temps (c’est moins polémique). Vous connaissez sans doute le rapport peaking of world oil production de Robert Hirsch. Les écologistes le cite souvent comme preuve que notre consommation de pétrole est insoutenable. Mais ce rapport n’est pas écologiste du tout, il ne prétend pas qu’il va y avoir une crise de l’énergie, au contraire il précise bien que l’énergie restera abondante à court terme (au sens des 10 à 20 ans de l’horizon du rapport). Du point de vue du rapport il va juste y avoir une pénurie de carburant liquide et donc les principales mesures préconisées ont pour but de réduire l’écart entre les besoins et la production.

        Mis à part les économies d’énergie, qui pourraient être mise en oeuvre en 20 ans, le moyen le plus facile pour remplacer le pétrole c’est le charbon puis le gaz. Le but principal de ce rapport c’est de mettre en garde que si on anticipe pas on aura pas le temps de construire toutes les usines nécessaires pour compenser la déplétion du pétrole.Et bien entendu on a rien fait.

        Vouloir en plus sortir du nucléaire en utilisant des renouvelables est complètement utopique.

        Pour en revenir à la question que j’avais posée, l’article que j’avais mis en lien ne traite pas spécialement de l’électricité mais de la balance commerciale du Japon et donc les pourcentages d’augmentation sont relatifs aux importations globales de chaque catégories.

        La proportion de chacune de ces catégories n’est pas donnée, mais l’aumentation moyenne des combustibles fossiles importés est comprise entre 15,8 et 37,5 %, mettons 20% pour faire un calcul d’ordre de grandeur.

        Comme le Japon importe tout son combustible fossile et que dans les pays industrialisés celui-ci représente toujours plus de 80% de l’énergie totale on peut estimer que le Japon a du importer 16% d’énergie en plus. Pour remplacer 5% d’énergie finale soit 15% d’énergie primaire le Japon a du importer 16% d’énergie en plus. C’est donc bien l’énergie primaire qui compte.

    2. La réponse est simple: Les Japonais peuvent assez facilement et assez rapidement se défaire du nucléaire parce qu’ils n’ont pas fait la faute (comme la France) de s’en rendre complètement dépendant. Avant Fukushima la part nucléaire était de 23% . Les autres sources de productions électriques ont put prendre la relève, travaillant à plein régime et répondant à une demande qui aura très probablement chuté (crise économique, dévastation tsunami, évacuation de territoires contaminés).
      L’impact à long terme sera que le Japon misera sur les énergies renouvelables pour recouvrer une véritable indépendance énergétique, durable.
      Le potentiel géothermique y est énorme, le Japon est l’un des pays qui dispose des plus grandes ressources géothermiques, avec presque 200 volcans et près de 28000 sources d’eaux chaudes. Sur la base des technologies conventionnelles, l’énergie géothermique pourrait fournir une capacité de production électrique de plus de 80000 mégawatts, permettant de couvrir la moitié des besoins en électricité du pays.
      http://www.ecologik-business.com/newsletters/newsle133.html
      De même, l’énorme potentiel éolien du Japon est peu exploité. Fin 2010, le Japon avait installé 2300 mégawatts de capacité éolienne, soit de quoi couvrir les besoins de 700 000 foyers japonais. Les objectifs officiels pour 2020 et 2030 sont de 10000 et 20000, ce dernier chiffre représentant 6 % de la consommation électrique actuelle du Japon. Mais une étude de 2009 publiée dans un compte-rendu de l’Académie Nationale des Sciences estime que les ressources éoliennes terrestres du Japon pourraient produire la moitié de son électricité ; et en prenant en compte les ressources offshores, le potentiel éolien dépasse de loin ses besoins actuels en électricité.

      Les objectifs Japonais les plus ambitieux en matière d’énergies renouvelables sont ceux relatifs au solaire photovoltaïque (PV), essentiellement sous la forme de panneaux installés sur les toits. Parmi les leaders mondiaux en terme de capacité PV installée, le Japon a mis en service en 2010 une puissance estimée de 900 mégawatts, portant sa puissance totale à plus de 3500 mégawatts. Le Japon prévoit de multiplier ce chiffre par 8 d’ici 2020 pour atteindre 28000 mégawatts, puis 53000 en 2030. Ce chiffre permettrait de couvrir les besoins de 18 millions de foyers japonais.

      Le solaire PV doit sa rapide progression aux fortes politiques incitatives mises en place au Japon. Le gouvernement prend par exemple en charge jusqu’à 35 % des coûts d’installation d’un système PV individuel. L’obligation qu’ont les fournisseurs de racheter aux propriétaires individuels à un tarif privilégié l’électricité d’origine renouvelable renvoyée sur le réseau rend le PV résidentiel encore plus attractif. Mis en place à la mi 2009, le tarif de rachat du PV au Japon est près de 2 fois supérieur au tarif de vente normal du kilowatt-heure aux particuliers. De plus, grâce aux progrès technologiques et aux nouvelles installations prévues dans le cadre du programme PV2030+, le gouvernement vise à faire du solaire PV l’une des solutions de production électrique les moins chères du marché.

      Les idées ne manquent pas, mais il sera particulièrement difficile pour le Japon d’entretenir et de croire en une vision d’avenir très gravement hypothéqué par la catastrophe de Fukushima.

      1. Le tarif de rachat,

        Produire de l’électricité sur son toit, c’est très bien.
        Le problème c’est que les prix de départ peuvent être incitatifs, voire complètement déconnectés de la réalité, et que les producteurs isolés, n’ont qu’un acheteur possible et sont désarmés quand le prix de rachat baisse, comme celà s’est déjà vu.
        Cela s’apparente au servage ou au péonage.

      2. C’est vrai Marlowe, il m’est arrivé de penser la même chose, mais les énergies alternatives sont très diverses et de nature à être décentralisées et Il est permis de penser que les monopoles des domaines énergétiques en souffriront d’autant plus lorsque l’énergie produite localement peut être consommée localement, donc sans même devoir passer par un fournisseur.
        Par ailleurs il est possible partout en Europe de changer et donc de choisir son fournisseur d’électricité (donc même France) .

      3. à quelqu’un,

        Il est possible de choisir son fournisseur d’électricité comme il est possible de choisir la marque de sa voiture, de son téléviseur ou de son ordinateur, ou de son député.
        Pour ma part, je choisis de consommer aussi peu d’électricité possible, mais cela est devenu l’effort de toute une vie, surtout quand on fréquente Internet…

        Je suis bien d’accord avec toi sur un point essentiel : ce qui est produit ici doit être utilisé (je préfère utiliser à consommer) ici : l’énergie, comme la nourriture.

        Demeurent quand même un ou deux points non-résolus : le vin, problème terrifiant pour les Français du Nord et les cigares, problème insoluble pour qui ne réside pas à Cuba.

      4. A « quelqu’un » :

        Nous ne sommes pas aussi dépendants qu’on nous l’instille, pour que rien ne change.

        Voir, post précédent le vôtre, les données Global Chance, par exemple :

        Nous ne dépendons, en énergie utile ou finale, celle qui compte véritablement, que pour 18% de l’électricité nucléaire ( l’électricité finale représentant moins de 24 %, contre près de 40% en primaire).

        Delphin

      5. à Delphin: La notion d’energie finale me semble peu utile dans le sens où elle ne dit rien sur la forme de l’énergie et donc rien sur la production d’électricité. Vous avez bien raison de rappeler qu’on peut choisir de produire l’électricité avec autre chose que du nucléaire, mais c’est un fait que chaque pays a besoin d’une certaine quantité d’électricité et que la France a commis la faute de miser principalement sur la méthode de production probablement la plus chère et certainement la plus dangereuse qui soit (on le saura!).
        Cette faute n’est pas encore irréversible dans le sens où une sortie progressive mais sans équivoque est faisable (même financièrement) et qu’elle pourrait réduire considérablement le risque d’un accident majeur en France et pour l’Europe entière.
        Nous attendrons le rapport de la cour des comptes pour y voir plus clair, mais si ce rapport est incomplet ou incorrect (pour quelle cause que ce soit) alors une sortie plus rapide devrait être envisagée par tous les partis politiques.

      6. « à Delphin: La notion d’energie finale me semble peu utile dans le sens où elle ne dit rien sur la forme de l’énergie et donc rien sur la production d’électricité. Vous avez bien raison de rappeler qu’on peut choisir de produire l’électricité avec autre chose que du nucléaire, mais c’est un fait que chaque pays a besoin d’une certaine quantité d’électricité et que la France a commis la faute de miser principalement sur la méthode de production probablement la plus chère et certainement la plus dangereuse qui soit (on le saura!). »
        ———–
        La notion de besoin doit être utilisée avec beaucoup de précaution.

        EDF a « aliéné » (j’adore ce mot, employé sur ce blog au sujet de la dette) au dispendieux chauffage électrique pour lancer le grand programme nucléaire (Il fut un temps où l’installateur d’un chauffage électrique recevait une prime, EDF fut même autrefois condamnée pour avoir comparé la consommation d’une maison « tout électrique » bien isolée, avec une au fuel peu isolée) et toute l’histoire énergétique passée de notre pays résonne d’une propagande opiniâtre pour une électrification maximale des usages, pour la plus grande joie des fournisseurs de matériels (chauffage de l’eau sanitaire, électroménager, pompes à chaleur…).

        La propagande a tellement marché qu’en France, énergie est devenue synonyme d’électricité.

        Finalement, une fois dégrisé (cf.Japon), le besoin d’énergie électrique est bien moins important qu’il ne semble à condition de savoir, comme pour le reste, se modérer.

        Les choix se révèlant possibles – puisque la place de l’électricité n’est pas celle propagée – la notion d’énergie finale ou utile prend donc tout son sens pour comparer, entre les différentes énergies, celle qui donne FINALEMENT le meilleur service pour un coùt écologique et économique moindre.

        Amicalement,

        Delphin

  31. bonjour à tous,
    ce qui m’étonne c’est le nombre de centrales arrêtées
    quelqu’un a une explication ?
    principe de précaution ? Pourquoi en laisser 5 tourner ?
    ou bien contamination virale généralisée du type Stuxnet ?

    1. On arrête pour rechargement les centrales tout les 1 an et demi (ca dépend de la gestion, mais en moyenne). La catastrophe a eu lieu il y a 10 mois, donc beaucoup de centrales ont été arrêtées. Ajoutez à cela les arrêts pour incidents, et le compte y est.

      Quand au fait que 5 tournent encore, la précédure en cours c’est: on les laisse produire, mais dés que l’une d’entre elles s’arrête son redémarrage est conditionné par une autorisation. Qui ne vient pas.

    2. @ gibbs17
       » Les autorités japonaises reconnaissent ne pas avoir de plan de remise en service des réacteurs, stoppés par précaution ou par des opérations de maintenance. Car leur redémarrage est soumis à la réalisation préalable de tests de résistance et doit être approuvé par les autorités locales, qui n’y sont pas favorables. Elles-mêmes sont sous la pression d’une opinion publique qui ne s’exprime que peu ouvertement mais n’en pense pas moins : le choc créé par la catastrophe de Fukushima est plus profond que n’en laisse paraître l’absence de réaction.  » François Leclerc , plus haut , deuxième paragraphe …
      Ça ne te paraît pas clair ?
      Laisse tomber ton virus machin …

    3. La confiance en le nucléaire de la population et des autorités locales est perdue.

      La réalité contrebalance la propagande, ce qui est un moment rare dans l’histoire.

      Amicalement,

      Delphin

    4. Ca m’a surpris aussi. J’ai cherché longuement hier soir sans trouver autre chose que l’indication que sur 50 réacteurs nucléaires au Japon, seulement une vingtaine était en fonction au moment du tsunami et qu’ensuite seulement 17 étaient en fonction.

      Ce matin les infos que je trouve sont beaucoup plus intéressantes !

      http://edition.cnn.com/2012/01/19/world/asia/japan-nuclear-reactors/index.html :

      « Every 13 months, nuclear plants are taken off-line for maintenance. But in the wake of the disaster, those plants have not come back online.
      Currently, only five reactors are in operation. By April, if more reactors are not brought back online the country will have no nuclear plants in operation, placing more pressure on its energy suppliers. »

      http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/national/news/20120114p2g00m0dm014000c.html :

      « Before the March disaster, about 70 percent of the reactors were operating in January and February last year. Many reactors have been suspended for extended examinations after the disaster.

      In the 1970s, just below 60 percent of power utilities’ reactors were in service. The ratio jumped to over 80 percent in 1996 to 2001 and later fell to the 60 to 70 percent level due to scandals and trouble.

      By late April, all of the 54 rectors in Japan are expected to be idled after the reactors currently in service will be suspended for scheduled inspections. »

      Pas étonnant donc que l’info soit difficile à trouver puisque, s’il était déjà connu que le nombre de réacteurs arrêtés pour maintenance est anormalement élevé au Japon, ce qui est dit ci-dessus c’est que depuis l’accident quand on procède à un arrêt de maintenance on ne semble plus oser ensuite redémarrer le réacteur. C’est une information très importante:

      Les risques financiers attachés aux réacteurs nucléaires sont entrain de devenir énormes et si les 54 réacteurs du Japon sont à l’arrêt fin avril ce sera un coup extrêmement dur pour l’industrie nucléaire mondiale !

    5. Il y a certes des raisons techniques mais il faut également regarder la situation du marché de l’électricité au Japon. C’est un marché entièrement « libéralisé », privé quoi. La surcapacité installée est énorme. Pensez que le manque de production d’origine nucléaire a pu être immédiatement et intégralement compensé par les centrales au gaz montre que celles-ci étaient déjà en place et ne devaient tourner qu’à faible puissance voire peut être même ne pas tourner du tout pour certaines. Une aberration économique. De là à penser que certaines centrales nucléaires étaient de ce cas avant la catastrophe, il n’est pas interdit de l’envisager.
      Entre parenthèses, cette situation aberrante,elle arrive en France. L’installation de producteurs privés entraine une forte surcapacité et des exportations d’environ 150TWh par an ! Le lobby gazier après le lobby nucléaire !

      1. Le nucléaire français est toujours entre excès et manque de capacité.

        Manque de capacité, en grande partie par l’absurde chauffage électrique, lors des pointes froides d’hiver, parc alors sous dimensionné —> rachat hors de prix de courant étranger.

        Surcapacité en été, pour cause de parc alors surdimensionné —> vente à bas prix hors des frontières.

        Delphin

      2. En France comme ailleurs la consommation d’électricité n’est pas régulière: elle varie énormément selon l’heure et la saison.

        Le chauffage électrique est utilisé par 32% des logements (70% des logements neufs), l’Allemagne, très connectée à la France pour des échanges dans les deux sens va arrêter ses centrales nucléaires, le réseau haute-tension est fragile dans certaines régions (PACA, Bretagne), la demande augmente d’environ 1% par an.

        Pour toutes ces raisons, mais en tenant compte de ce que de puissants lobbies cherchent à exagérer la menace, le risque de black-out en France en hiver est à prendre en considération.

        Pour éviter ces pannes et les gaspillages (à la fois financiers et écologiques) il faudra être capable de limiter les pics de consommation et avoir un réseau électrique très bien organisé.

      3. à delphin,

        Il faut prendre un décret rendant la climatisation obligatoire, l’été, quand il est midi à 14 heures.

      4. Inutile, puissant intérêt mercantile + débouché bien venu de l’excédent estival = aliénation de la majorité au faux confort climatisation.

        Delphin

      5. Il y a aussi une volonté d’indépendance géostratégique du Japon vis à vis du pétrole ou du charbon, il n’y a rien sur l’archipel, donc diversifier les sources quand on est à peine parano (jusqu’en 1992, leur voisin du Nord s’apelle l’URSS, celui de l’Est la Chine), c’est un biais qu’on peut comprendre, sinon adopter.

      6. Il y a aussi une volonté d’indépendance géostratégique du Japon vis à vis du pétrole ou du charbon, il n’y a rien sur l’archipel, donc diversifier les sources quand on est à peine parano (jusqu’en 1992, leur voisin du Nord s’apelle l’URSS, celui de l’Est la Chine), c’est un biais qu’on peut comprendre, sinon adopter.

        Même pas besoin d’être parano: a Chengdu, en Chine, lors du tsunami et après l’accident de Fukushima, des gens ont applaudi et on fait sauter des pétards…

  32. Tout simple: ils les ont arrêtées discrètement les unes après les autres pour des opérations de maintenance et des incidents divers. Mais personne ne veut prendre le risque de les redémarrer. Parce que du coup, cela veut dire que quelqu’un de parfaitement identifié en aurait la responsabilité. Ceux qui nous gouvernent se cachent derrière une nébuleuse, un système. La responsabilité individuelle est noyée dans ce flou.

    Quand ce n’est pas possible, AUCUN d’entre eux n’ose se mouiller. Ainsi, et paradoxalement, c’est le refus par ses dirigeants de prendre leurs responsabilités qui pourrait faire sortir le Japon du nucléaire…

    Les cinq qui restent sont des survivantes provisoires. mais n’oublions pas que toutes restent actives pour des dizaines d’années, et en ce qui concerne les déchets pour un temps tellement long que je n’ai pas pris la peine de le mémoriser. Rassurez-vous, ardents artisans du nucléaire, vous n’êtes pas près de manquer de boulot!

    1. Vous avez beau jeu de presenter les choses comme ca, mais je vous propose une autre explication tout aussi plausible: les reacteurs sont soumis a autorisation locale prealablement au redemarrage, or depuis la crise de Fukushima de nombreux responsables locaux refusent de laisser un reacteur demarrer. Ce n’est donc pas une absence de responsabilite individuelle qui conduit au non-redemarrage, mais bien son exercice.

  33. Je me souviens qu’un commentateur avait indiqué un ouvrage de référence d’un bloggeur anglo-saxon sur la question énergétique, faisant autorité tant auprès des pro- que des anti. Mais impossible, hélas, de retrouver la référence.
    Quelqu’un s’en souvient-il? Merci.

      1. Oui, c’est ça, j’ai du en parler deux trois fois.
        Veiller au grain quand il sera publié en français, pour se le passer.

        C’est assez rare comme ça de se dire qu’on peut ne pas mourir bête !

      2. @quelqu’un
        En italien, subtil (sottile) veut dire « mince ». Dans cette acception, on peut le dire sans doute.

  34. « le rôle du leadership, un défi à la communication en cet âge de l’information et la nécessaire conception de modèles économiques résilients en réponse aux crises de grandeur imprévue. »

    Ouahouh, on est sauvés mes amis !!

  35. FukuSUSHIma révolutionne le Sushi !
    c’est le premier sushis au poisson cuit, qui se mange chaud (il est d’ailleurs impossible à refroidir)
    et qui brille la nuit.

    Le progrès, en blouse blanche et lunettes rondes, a encore frappé.

    1. Quand les rats quittent le navire le naufrage n’est pas loin pour l’humanité,

      Les élites du monde se ressemblent bien toutes entre elles dans l’histoire,

    2. Et voila. Comment la phrase « Certains au Japon y voient un plan de l’élite Japonaise en vue d’ abandonner le navire. » sur Agoravox sortie d’on ne sait trop ou par on ne sait trop qui et justifiée on ne sait trop comment, devient « Fukushima: l’élite japonaise s’offre une ville…en Inde ». Et bientôt: « Les elites au courant du tremblement de terre du siecel au Japon ? »

      Franchement….desesperant.

  36. Extrait d’un document confidentiel d’ EDF , 1983 :
     » Lorsque les écologistes militants qui sont aujourd’hui axés sur le nucléaire prendront dans leur collimateur les lignes THT , la situation risque d’être grave car , si l’on peut protéger les centrales nucléaires par des barbelés et éventuellement par des pelotons de CRS , ce n’est pas le cas des pylônes  » .

    1. Plus la production électrique sera décentralisée et démocratisée, moins on aura besoin de lignes de THT.
      C’est d’ailleurs pour cela par ex. que la Photovoltaïque est subventionnée : elle produit non loin de là où elle est utilisée.

      1. à quelqu’un,

        En France, il nous reste à éjecter tous les élus qui sont à la botte d’EDF pour pouvoir organiser des productions collectives locales d’énergie et de nourriture.
        Il y a du boulot.

      2. pas évident !
        A moins d’accepter des « zones riches » et des « zones défavorisées », non ?
        La péréquation tarifaire du « service public » est notamment la possibilité de produire ici et de consommer ailleurs, au même prix, donc il faut bien transporter l’électricité.
        Par ailleurs le transport d’électricité se fait avec moins de perte sur des lignes à très haute tension, voir wikipédia où c’est bien expliqué.
        Rien n’est simple, comme le dessinait Wolinsky . . .

      3. Le problème mes cocos c’est que le foisonnement (qui est la réponse utilisée par exemple dans le scenario Negawatt contre l’argument « ce sont des énergies intermittentes ») n’est possible qu’avec un réseau très haute tension particulièrement important.

        A l’heure actuelle l’Allemagne se bataille pour imposer au niveau local (parfois de manière autoritaire) la ligne très haute tension nécessaire pour transmettre au Sud l’électricité produite dans les champs éoliens en mer au Nord.

      4. à Reiichido: c’est vrai qu’il y a un problème de flux électrique du nord au sud, en Allemagne, mais ce problème résulte non seulement de la mauvaise répartition des sites de production mais aussi d’une « Altlast » datant de l’ère du lobby nucléaire Allemand, lequel a longtemps réussi à empêcher ce projet de raccord (par la »Kraftnaf Verordnung ») qui devait être prolongé jusqu’en Norvège . La Norvège a un énorme potentiel hydraulique (= 60 centrales Atomiques,) et aurait été le partenaire idéal pour les parcs éoliens de la mer du nord (cf projet « NorGer »), non pas pour acheter de l’électricité quand le vent vient à manquer mais pour la stocker dans ses barrages , selon le principe des stations de pompage-turbinage, lorsque le vent souffle en abondance.
        Mais bon, les temps ont changé outre Rhin et les Allemands rattrapent le temps perdu alors que d’autres ne font que perdre du temps…(et si ce n’était que ça….!)

  37. Fukushima n’est qu’un début,

    Chaque onde est un tremblement,

    Chaque terre tremble de temps en temps,

    Dans un tel monde il y a bien peu de place pour tous,

    La terre ne sera pas toujours la meilleure amie de l’assureur,

    Ils profitent sans cesse des choses de la terre tout en la dénaturant,

    Si la terre se mettait davantage à trembler le monde ferait plus pâle figure,

    La terre retremblera là où on y pense même plus dans notre temps,

    Le temps des marchands c’est le temps où la terre tremble peu,

    La terre ne sera pas toujours violentée pour tout corrompre,

    Si tu va chez l’autre pour voler sa terre alors que fera-t-il demain ?

    Ils vivent tellement pour les choses de la terre qu’ils ne la respectent pas plus,

    Sommes-nous vraiment nés sur terre pour perfectionner seulement les corps lourds ?

    Toutes les plus pédantes interactions cartésiennes ne valent rien lorsque la terre tremble,

    Tout homme qui ne recherche qu’à marchander içi bas ne verra pas plus un autre monde,

    Seuls les gens moins attachés aux choses de la terre lui sont moins nuisibles,

    Quand la terre tremble peu les élites mondiales en font bien plus à leur tête,

    Un jour le sol se dérobera en dessous même des gens les plus Caïns,

    Si la terre pouvait davantage secouer le monde serait tout autre,

  38. visiblement la veritée est encore plus moche qu’elle en a l’air, les autorites ont caché les niveaux de radiation (on s’en doutait un peu), ont prevenu les ricain de la vérité (qui se sont tous barrés) mais pas la population, et les journalistes qui enquetent depuis sont surveillés étroitement, dont un canadien le recement qui s’est fait dépouillé en regle par les autorités en repartant pour le Canada.

    http://www.ritholtz.com/blog/2012/01/fukushima-cover-up-unravels-too-much-radiation-to-cover-up/

    http://www.washingtonsblog.com/2012/01/japanese-canadian-and-american-officials-have-betrayed-their-citizens-by-hiding-radiation-akin-to-murder.html

    http://boingboing.net/2012/01/22/foreign-journalist-claims-corr.html

  39. @ TARTAR
    Et d’autres japonais écrivent des haïkus :

     » Milieu de l’été  » Poussières du printemps !
    Sur les plages , délaissés , Je touche ma thyroïde
    Les cadavres contaminés !  » Machinalement  »
    Yasuko KOBAYASHi Yoshimi WADA

     » Les fleurs de Sakura  » Désormais et pour longtemps ,
    Tombent sur d’autres Sakura , Il n’y aura plus d’enfants
    Ma fille , pardonne-moi !  » Pieds nus sur le gazon .  »
    Seegan MABESOONE Mitsuru IKEDA
    (Sakura : cerisier)

     » Je suis en vie ,
    Je fais ce que je peux ,
    Les feuilles du printemps aussi .  »
    Tomiko OKUDA

  40. Forms of support for nuclear power
    Research by the Energy Fair group has identified 9 existing or proposed subsidies for nuclear power and 2 potential subsidies. They are described in the reports “Nuclear Subsidies”1 and “Subsidies for nuclear power in the UK government’s proposals for electricity market reform”2and they are summarised here:
    Limitations on liabilities: The operators of nuclear plants pay much less than the full cost of insuring against a Chernobyl-style accident or worse.
    Underwriting of commercial risks: The Government necessarily underwrites the commercial risks of nuclear power because, for political reasons, the operators of nuclear plants cannot be allowed to fail.
    Subsidies in protection against terrorist attacks: Because protection against terrorist attacks can only ever be partial, the Government and the public are exposed to risk and corresponding costs.
    Subsidies for the short-to-medium-term cost of disposing of nuclear waste: In UK government proposals, the Government is likely to bear much the risk of cost overruns in the disposal of nuclear waste.
    Subsidies for the long-term cost of disposing of nuclear waste:With categories of nuclear waste that will remain dangerous for thousands of years, there will be costs arising from the dangers of the waste and the need to manage it. These costs will be borne by future generations, but they will receive no compensating benefit.
    Underwriting the cost of decommissioning nuclear plants: In UK government proposals, the Government is likely to bear much the risk of cost overruns in decommissioning nuclear plants.
    Institutional support for nuclear power: the UK government is providing various forms of institutional support for the nuclear industry.
    Exemption from tax. Uranium is exempted from the tax on fuels used for the generation of electricity.
    Feed-in tariffs with contracts for difference. Although it is a mature technology that should not need subsidies, nuclear power would be eligible for the same system of subsidies as is proposed for renewable sources of power.
    Capacity mechanism. The UK government’s proposals for a ‘capacity mechanism’ as a backstop for the power supply system are not yet finalised. However, there is potential for the proposed mechanism to be used to provide unjustified support for nuclear power.
    Emissions Performance Standard. Although nuclear power emits between 9 and 25 times more fossil carbon than wind power, it appears that the effect of the proposed new standard would, for the foreseeable future, be to lump them together as if they were equivalent in their carbon emissions.
    1 “Nuclear Subsidies”, Energy Fair, http://www.mng.org.uk/nsubsidies.
    2 “Subsidies for nuclear power in the UK government’s proposals for electricity market reform”, Energy Fair, http://www.mng.org.uk/emrdoc.

    A formal complaint about subsidies for nuclear power has been sent to the European Commission which, if upheld, would make it unlikely that any new nuclear power stations will be built in the EU.

    1. CONFÉRENCE DE PRESSE
      Paris, le 25 janvier 2012
      Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, Gilles-Pierre Levy, président de la formation interchambres, Jean-Marie Bertrand, rapporteur général et Michèle Pappalardo, rapporteur général de la formation inter chambres, présentent le rapport :
      Les coûts de la filière électronucléaire
      Le Premier ministre a demandé à la Cour des Comptes de réaliser une enquête sur les coûts de la filière nucléaire, en application de l’article 47-2 de la Constitution.
      La Cour rendra public son rapport le :
      Mardi 31 janvier 2012 à 11h30
      Cour des comptes – 13, rue Cambon – Paris
      Dans son rapport sur les coûts de la filière nucléaire, la Cour des comptes a examiné notamment :
      1. les différents coûts, passés, présents et futurs, à la charge des exploitants de la filière de production d’électricité d’origine nucléaire, sur le territoire national, appréciés aux conditions économiques 2010 ;
      2. les méthodes d’évaluation des charges futures liées au démantèlement des installations nucléaires et à la gestion à long terme des déchets radioactifs ainsi que la sensibilité du coût global de production à leur évolution ;
      3. la gestion des actifs dédiés qui doivent financer les charges futures de démantèlement et de gestion des déchets ;
      4. les conséquences de la prolongation de la durée de fonctionnement des réacteurs au-delà de quarante ans, notamment en termes d’investissements de maintenance ;
      5. les dépenses de recherche et de développement faites depuis les années 50 dans le domaine du nucléaire civil ;
      6. l’ensemble des dépenses financées sur fonds publics en 2010, soit principalement la recherche et la sécurité, la sureté et la transparence ;
      7. le régime d’assurance pour responsabilité civile dans le domaine nucléaire.
      Contacts presse :
      Dorine BREGMAN – Directrice de la communication – Tél : 01 42 98 98 09 – dbregman@ccomptes.fr
      Denis GETTLIFFE – Responsable des relations presse – Tél : 01 42 98 55 77 – dgettliffe@ccomptes.fr
      http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Theme-290.html
      http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/Communiques/Communique_filiere_electronucleaire.pdf

      1. Comment sont pris en compte les futurs accidents?

        Leur survenue est aléatoire:
        – le prochain accident grave aura-t’il lieu dans plusieurs dizaines d’années ou cette année?
        – aura-t’il lieu dans un pays éloigné, en Europe, en France, près de Paris?
        – aura-t’il lieu dans un pays où les règles de sécurité sont bien respectées ou souvent ignorées?

        Il me semble qu’aucune prévision basée sur des critères financiers ne peut vraiment avoir de sens.

        En effet d’un strict point de vue financier il s’agit de faire d’énormes investissements qui auront soit un effet économique désastreux (cas d’un accident très grave survenant en France dans un avenir proche et entraînant l’arrêt définitif de toutes les centrales et de coûteuses tentatives d’éliminer les déchets) soit un probable avantage économique par rapport à des pays moins audacieux (pas d’accident grave pendant plusieurs dizaine d’années.)

        Les accidents ne sont pas le seul aspect aléatoire des coûts de la filière électro-nucléaire puisque le niveau de protection qui sera décidé pour le retraitement et le stockage des déchets et pour les critères décidant de poursuivre ou d’arrêter les centrales existantes ne sont pas connus à l’avance. Le coût du démontage des centrales dépendra énormément du niveau des précautions prises. Même s’il est difficile à évaluer, le rapport entre le coût d’un réacteur EPR et celui des réacteurs précédents de même puissance montre que l’aléa lié au niveau de protection souhaité rend ces anticipations très hasardeuses.

        Décider de mettre en valeur ou pas les (très riches) terres agricoles situées sur les flancs d’un volcan et dans son voisinage n’est pas une décision qui se fonde habituellement sur des critères financiers mais plutôt sur l’histoire du volcan dans les années ou les siècles qui ont précédé …

      2. Une manière plus brève de dire la même chose : le coût des mesures prises pour combattre les conséquences de la catastrophe de Fukushima sera limité par des considérations politiques, les précautions qu’il serait souhaitable de prendre dépassent celles qu’il sera politiquement possible de décider.

  41. Merci, Monsieur Leclerc, de rappeler ici le désastre planètaire de Fukushima.

    Sur la revue Silence, il y a une page entière donnant les nouvelles de là-bas pour le mois écoulé.
    J’avoue qu’à sa lecture, chaque fois un peu plus, mon moral s’enfonce dans les chaussettes, comme un corium s’enfonce dans le sol.

  42. « La terre nous est étroite. Elle nous accule dans le dernier défilé et nous nous dévêtons de nos membres pour passer.

    Et la terre nous pressure. Que ne sommes-nous son blé, pour mourir et ressusciter. Que n’est-elle notre mère

    Pour compatir avec nous. Que ne sommes-nous les images des rochers que notre rêve portera,

    Miroirs. Nous avons vu les visages de ceux que le dernier parmi nous tuera dans la dernière défense de l’âme.

    Nous avons pleuré la fête de leurs enfants et nous avons les visages de ceux qui précipiteront nos enfants

    Par les fenêtres de cet espace dernier, miroirs polis par notre étoile.

    Où irons-nous, après l’ultime frontière? Où partent les oiseaux, après le dernier

    Ciel? Où s’endorment les plantes, après le dernier vent? Nous écrirons nos noms avec la vapeur

    Carmine, nous trancherons la main au chant afin que notre chair le complète.

    Ici, nous mourrons. Ici, dans le dernier défilé. Ici ou ici, et un olivier montera de Notre sang ».

    Mahmoud Darwich

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