À MESDAMES ET MESSIEURS LES JOURNALISTES, À PROPOS DE LA GRÈVE GÉNÉRALE EN BELGIQUE DE CE LUNDI 30 JANVIER, par Érik Lambot

Billet invité.

Mesdames, Messieurs les journalistes,

La manière dont vous, les médias, présentez à la population la grève de lundi n’est pas digne de votre vocation de journaliste ; vous trahissez la responsabilité qui est la vôtre dans le décodage et la transmission de l’information. Il n’y a chez vous, ni analyse de fond, ni explications sur l’origine profonde de la crise actuelle du système financier.

Une enquête digne de ce nom vous aurait fait découvrir rapidement que la dette monstrueuse que l’on demande aux peuples de rembourser, la cause de cette austérité qui provoque cette grève générale qui aura lieu lundi, cette dette enfin, NOUS N’EN SOMMES PAS RESPONSABLES. Elle nous a été imposée par un système financier dévoyé dirigé par une minorité d’acteurs internationaux qui se jouent des lois, et qui ont la possibilité de faire payer les montants astronomiques qu’ils ont perdus en jouant au casino, à une population mondiale sans défense.

Vous vous contentez plutôt de présenter ce mouvement social comme la énième manifestation de mauvaise humeur de travailleurs, ou de relayer un discours culpabilisant, comme quoi la population aurait vécu au-dessus de ses moyens. C’est FAUX ! La vérité est qu’ils ont vécu au-dessus de NOS moyens, jouant avec l’argent et la vie de millions (voire de milliards) de personnes. Et moins il sera donné l’occasion à cette population de montrer qu’elle n’est pas d’accord avec cette situation – si ces problèmes ne sont pas analysés de manière factuelle, professionnelle, juste – plus ces irresponsables se sentiront justifiés dans leur attitude, et continueront à faire payer aux autres leur crise, et celles qui viendront après.

Si vous refusez de jouer le rôle de contrepouvoir qui est le vôtre, PAS NÉCESSAIREMENT FACE AU POLITIQUE comme vous en avez l’habitude, vous porterez la responsabilité finale de la destruction du modèle social qui a mis des centaines d’années à émerger, le résultat de combats incessants pour lutter contre la barbarie, ces luttes qui ont placé l’être humain avant l’argent.

Il ne vous est pas demandé davantage que d’approfondir le débat. Interrogez des personnes ayant une vue neutre, ou en tout cas qui se situent en-dehors des milieux financiers ou bancaires qui, de leur côté, ne cherchent qu’à promouvoir l’idéologie correspondant le mieux à leurs intérêts. Lesquels sont bien sûr en totale contradiction avec ceux des représentants les plus fragiles de la société.

Chacun sait que les inégalités se creusent et pourtant, vous vous désintéressez des raisons profondes d’une telle évolution. Ah ! pour des journalistes, vous n’êtes vraiment pas très curieux ! Pourquoi ne pas prendre exemple plutôt (il y en a d’autres heureusement) sur M. Paul Jorion, à la fois anthropologue – ce qui lui permet d’adopter une certaine hauteur de vue ainsi qu’une rigueur scientifique que les politiques ou les financiers peuvent se permettre d’ignorer – et aussi économiste ayant évolué au cœur de la crise des subprimes – ce qui lui permet cette fois d’avoir une compréhension globale des mécanismes en jeu dans le contexte actuel ?

D’où vient la dette ? Par quel mécanisme a-t-elle été transférée du privé vers les États, et pour quelle raison précise nous est-il demandé, à nous in fine, de la rembourser ?

Cette dette n’est PAS UNE FATALITÉ, et la présenter comme telle est une grave erreur.

Cette grève n’est pas une grève comme les autres : elle préfigure le combat de société qui va se jouer bientôt à une autre échelle, entre les peuples et un petit monde qui réclame l’argent qu’il a perdu, et ceci, quel que soit le prix à payer par ceux-là.

Avec mes sincères salutations,

Érik Lambot

0Shares

184 réflexions sur « À MESDAMES ET MESSIEURS LES JOURNALISTES, À PROPOS DE LA GRÈVE GÉNÉRALE EN BELGIQUE DE CE LUNDI 30 JANVIER, par Érik Lambot »

  1. Pourquoi s’en prendre aux travailleurs alors? Pourquoi nos syndicats ne vont ils pas bloquer les sieges de partis politique, le parlement européen, la commission européenne, les sieges sociaux des banques?

    Le probleme en Belgique c’est que les syndicats s’en prennent aux travailleurs…donc les victimes….

    alors quoi?

    1. S’il y a une grève générale le devoir d’un travailleur est de la suivre plutôt que d’attendre que tout lui tombe tout cuit dans la bouche. Ainsi il est impossible que les travailleurs deviennent les victimes de leur propre grève. Les droits des travailleurs ne sont pas un du mais ont toujours été acquis de hautte lutte.

      1. J’ai reçu un email de l’école de ma fille, qui nous expliquait que l’école serait fermée lundi pour raison de grève, et qu’ils étaient persuadés que nous comprendrions l’enjeu.

        Non seulement je comprends l’enjeu, mais de surcroît je pense que les mouvements qui sont à son origine ne le comprennent pas, et restent enfermés dans leur propre cadre. Ce mouvement en effet ne concerne pas que les travailleurs, au sens « salariés », et encore mois au sens « salariés des grandes boites privées ou publiques dans lesquelles les syndicats ont du poids ».

        Le mouvement de lundi concerne l’ensemble du corps social, beaucoup plus vaste que la catégorie qui défilera lundi. Moi par exemple, libraire indépendant, n’ai pas les moyens, sans parachute aucun en cas d’échec, de fermer. Le mot d’ordre consistant à « s’en prendre à l’économie » reste pour moi une curiosité. D’une part parce que c’est se tirer une balle dans le pied, d’autre part parce que ce n’est pas l’économie réelle qui est en cause, mais la finance et le dogme dans lequel nous baignons collectivement. Les petites boîtes n’ont pas non plus les moyens de lever le pied, ce qui reviendrait, en s’associant à ce mot d’ordre, à consciemment s’en prendre à elles-mêmes. Idem pour les artisans.

        Ce n’est pas en bloquant un jour l’économie que nous parviendrons à peser sur le cours des choses. Or c’est bien de cela dont il s’agit. Cette grève, trop ponctuelle et avec un discours qui passera à côté de l’enjeu ne fera que quelques articles, aura droit à 5 mn au JT, et puis nous passerons au lendemain.

        Ce mouvement contribuera par contre à compartimenter les catégories sociales, les unes enrageant que les autres les empêchent de gagner leur vie. C’est dommage, car sur le fond, tout le monde est d’accord pour dire que nous devons changer collectivement les choses, et imposer à la gouvernance d’en prendre acte.

        J’aurai été ravi de m’associer à un mouvement de rue… s’il avait eu lieu DImanche. Et si le discours avait tirer juste, c’est à dire par sur du « pouvoir d’achat » ou « de la réforme des retraites » (même si je suis d’accord pour m’élever contre ce que je considère être des braquages sociaux), mais sur les réformes fondamentales qui sont à la racine de la déchéance de ce système.

        On me répondra que la date de Lundi a été retenue car aura lieu ce même jour un conseil Européen attendu.

        Je ne suis pas certain que se laisser dicter le calendrier des manifestations par le monde du dessus soit à la hauteur des enjeux. Je pense par contre qu’un mouvement dimanche, si un travail de pédagogie et de rassemblement du corps social avait été entrepris, aurait eu plus de légitimité et aurait rassembler plus de monde.

        Manifestement, nous (la société civile et citoyenne) ne sommes pas encore prêts. Il serait temps que nous rentrions dans l’histoire, comme ce fut déjà le cas à d’autres époques.

      2. Je suis en partie d’accord avec vous. Il y aurait énormément à dire sur le comportement des centrales syndicales. Je ne connais pas la situation en Belgique mais je sais qu’en France nous n’avons même pas eu droit à une grève générale en 2009 alors que nous étions 5 millions pendant des mois à protester contre la contre-réforme sur les retraites. Voici ce que l’on s’entendait dire par les mêmes dirigeants de syndicats qui sont non seulement incapables de soutenir leurs propres membres en conflit dans l’industrie comme Continental ou seafrance mais en plus les menacent de procès : « On ne fait pas grève contre la crise ». La responsabilité de ces gens est écrasante.

        A cette époque dans les défilés les revendications n’étaient pourtant pas limitées aux retraites. On pouvait déjà y entendre quantités de slogans dirigés à l’encontre des financiers, des banquiers et de leurs représentants politiques. Slogans jamais relayés par les dirigeants syndicaux qui font maintenant semblant de découvrir ce qu’il se trame pour essayer de conserver le peu de légitimité qu’ils croient leur rester.

        Enfin si les travailleurs salariés ne se réveillent pas d’une manière ou d’une autre ils vont tout perdre. Et lorsqu’ils auront tout perdu il ne leur restera pas grand chose pour acheter des bouquins aux travailleurs libraires.

      3. « Au sud de nulle part » a raison.
        Il faut passer outre les dirigeants réformistes, comme en 36 ou en 68,
        pour arracher des conquêtes.
        Pendant la mobilisation pour nos retraites, par contre,
        nous avons été vaincus, car les dirigeants réformistes,
        syndicalistes comme de « gauche », ont dénoncé le projet de grève générale,
        et fait un croche pied avec un projet de référendum.
        Ils ont sciemment conduit à la défaite pour faire leur beurre dans le urnes,
        au profit hier comme aujourd’hui du capital.

      4. Il serait temps que nous rentrions dans l’histoire, comme ce fut déjà le cas à d’autres époques

        C’est en défilant le dimanche pendant la messe que le prolétariat est « entré dans l’Histoire » ?
        Ah oui bien sûr, une manif monstre, un 24 juin, un dimanche à Paris, pour la Liberté, un million de pèlerins qu’ont fait l’église buissonnière dion ! pour défiler en chantant dans les rues de Paris, grands leaders révolutionnaires compris, VGE, Chirac, Le Pen,… ça s’est passé un dimanche, un dimanche pour l’école Libre. Et ils ont gagné nos révolutionnaires du dimanche. Mais pour les sébiles d’église c’était vache maigre ce dimanche là, z’avaient du aller aux vêpres la veille nos pèlerins, ou remplir les troncs avant de partir, rapport aux investissements en cierges… Bon investissement les cierges, bon RoE : on ya coupé la tête au Savary.

      5. Bonsoir à tous,
        Je crois qu’ici on confond la situation belge avec la situation française.
        Je viens de répondre à Erix le Belge. Avec un pseudo pareil j’ose espérer qu’il soit du nombre.
        Je connais bien la France. Je suis à la ramasse de tout ce qui s’y passe depuis très longtemps, derrière des forums citoyens.
        La différence d’approche n’est pas la même.
        Les grèves, on connait. Elles viennent de partout comme capitale de l’Europe.
        Cette fois, même l’armée est sur le pied de guerre puisque le rassemblement des mandataires de l’Europe tombe le même jour. Qui va payer?
        Merci de le comprendre.

      6. @vigneron

        Je ne pense pas que durant la commune de paris, le peuple se contentait d’une manif le lundi et partait en picnic le dimanche… pas plus que pendant la révolution française. Pas plus qu’en 36 (dixit mon grand père). Lorsque les enjeux sont fondamentaux et que la pression doit opposer peuple à gouvernance, alors je pense que cela ne suffit pas.

        Quand aux révolutions arabes, elles se sont construites les vendredi, jour non travaillé.

        Vous amalgamez et prenez des raccourcis… Vous proposez une grève, mon point de vue, c’est qu’il faut manifester et non faire la grève. Cela suffit-il à faire de moi un dangereux capitaliste ? Mais ce n’est pas tout : à l’image du boulot de l’équipe Jorion et d’autres, il est important d' »évangéliser », d’installer une autre perception de la situation. Parce que je peux vous dire que beaucoup de nos clients (et pas que ceux de droite) en sont encore à se dire : « on n’a plus les moyens de vivre au-dessus de nos moyens ».

        Il ne s’agit pas de manifester le dimanche par esprit de responsabilité, mais par esprit de rassemblement. Et pas qu’une fois et on attend le lundi pour aller s’acheter le dernier ipad…

        Pour le reste, quand je vois la façon avec laquelle vous condamnez avec colère plutôt que de débattre constructivement, je m’interroge. Sans fraternité, sans cohésion, je ne vois pas bien en quoi nous pourrons peser.

        Quant à moi et pour répondre à Au sud de nulle part, s’il n’y a plus personne pour m’acheter mes bouquins (et ma presse, mes clopes, etc…), et bien j’en profiterai pour arrêter de me lever à 5h 6 jours par semaine et à bosser 13 heures par jour, en ayant l’impression de bosser pour des multinationales comme Lagardère, Dassault, et bien d’autres…. Je profiterai de ma famille et changerait, pour la 5ème fois, de vie professionnelle. Ceci n’est pas très grave.

        J’aurai alors plus de temps pour m’engager et ferai des choix de vie plus en accord avec mes convictions, c’est-à-dire en continuant, autant que faire se peut, à m’affranchir des gros systèmes.

        Bien le bonjour !

      7. Cher confrere :
        ////// Ce n’est pas en bloquant un jour l’économie que nous parviendrons à peser sur le cours des choses. /////
        Non , c’est en bloquant tous les jours l’ économie…du moins en la freinant . En refusant d’ y participer ..En allant direct a la case « atterrissage » la plus probable et en s’y préparant avant la cohue …
        Qu’est ce qui nous meut ? disaient de Jouvenel et Canguilhem .. Chacun parmi nous a la lucidité minimum pour etre conscient de l’incongruité ridicule de nos faits et gestes et soupçonne que nos certitudes comportementales sont manipulées…pourtant nous persistons et aggravons notre dépendance a un comportement qui ne nous est d’aucun bénéfice , qui dépasse de tres loin la satisfaction de nos besoins primaires essentiels .
        En sortant du « jeu » on gagne du « je » et tout en vivant mieux on combat le monstre .
        Le pouvoir du système gagne en alienation tous les jours …sur des petites décisions paraissant positives (comme le fait de faire de l’intérim en CDI) , on cache un nouvel esclavage que les anciens maitres n’auraient pas osé.

      8. Le buraliste, je m’énerve pas, je me paye ta fiole avec tes manifs du dimanche. Et si c’est la commune que tu veux, alors un conseil : vends ton petit commerce ou investis dans des portes sévèrement blindées, parce que là, dimanche ou pas, on va te l’écouler ton stock.

      9. @L’enfoiré

        Je suis français vivant en Belgique. Et effectivement, après 6 ans ici, je mesure à quel point les leviers du débat public, la représentation massive des syndicats en Belgique, leur quasi-inexistence en France, le néo-jacobinisme français et la culture du compromis à la Belge (voire des petits arrangements) rendent difficile pour un français de comprendre lire ce qui se passe ici.

        Les belges francophones, eux, regardent autant leurs médias que les médias français et s’intéressent, de façon passive et curieuse, à ce qui se passe derrière la frontière. Avec ceci-dit également un regard parfois exotique, la tendance consistant le plus souvent à regarder les autres au travers de son propre système culturel et institutionnel.

        Je suis de gauche. Fondamentalement. Pas les gauches de droite, trop encore engluées dans 30 ans de dévoiement et de quasi-adhésion à la cause néo-libérale. Ni une gauche qui me propose à l’ancienne une liste en forme de programme, sorte de menu pré-digéré de haut en bas. La société civile a beaucoup de choses à dire, et prouve chaque jour qu’elle sait innover tant sur le terrain économique que social. En témoigne ce blog. Ou de nombreuses initiatives associatives, militantes, voire économiques (économie sociale et solidaire comme innovation technologique). Le plus souvent, les aristocraties en place et les réseaux installés, qui réunissent les grands acteurs, freinent la créativité qui s’exprime en dehors du cercle. C’est aussi cela qui doit changer (qui est déjà en train de changer).

        Toutes les formes de rassemblement sont bonnes à prendre. Y compris quand elles ne sont pas suffisamment mures pour être à la hauteur. Sur le net comme dans la rue. C’est un début.

        Au-delà des mouvements de protestation bien légitimes, les sociétés civiles doivent, comme la gouvernance, opérer leurs révolutions culturelles et doivent s’interroger notamment sur leurs modèles de consommation (je veux bien qu’on proteste contre cette mondialisation industrielle sans pilote, mais qu’on se pose la question de son propre mode de consommation et des systèmes économiques que l’on soutient passivement), leur rapport et leur apport à la vie collective…

        La crise et ceux qui la « gère » ont pour le moment l’avantage sur le corps social car ils en maîtrisent l’agenda, qui ne se dévoile jamais partout au même moment. Aussi, lorsque les grecs ou les espagnols étaient dans la rue, une bonne partie des gens que nous voyons passer à la librairie portait un regard exotique et moraliste (« les grecs ne paient pas d’impôts, il faut les mettre au pas »). Façon sans doute de se rassurer. Pas de questionnement fondamental, consommation consumériste habituelle… La presse belge francophone, elle, se gargarisait il y a encore trois mois en annonçant que la Belgique aurait en 2012 la première croissance de la zone euro. La responsable Europe du Nord est opposée à la prénommée PIGS Europe du Sud… « qui mérite bien ce qui lui arrive ».

        Situation assez inédite qui en dit long sur l’état de la fabrique de l’information.

        Cette réflexion peut-être étendue aux différentes catégories du corps social qui constituent les pays. Il y en a encore -et les échanges sur ce post le confirment- pour finalement ne faire que ce que la gouvernance façon sarkozy leur a appris à faire, à savoir s’opposer les uns aux autres plutôt que de se réunir autour d’un dénominateur commun constructif. Ils ont bien fait le boulot, en face…

        C’est au niveau européen (et planétaire) que les mouvements doivent s’organiser (mais encore une fois la « réalité » sociale des uns n’est pas celle des autres), faute de quoi, ceux d’en face continueront à tout faire pour que tout n’éclate pas partout en même temps, afin de tout changer pour que rien ne change. . Le pourront-ils longtemps ? Pas sur.

        Bonne grève donc à celles et ceux qui y participeront,

      10. @Vigneron

        Votre approche est poussiéreuse et totalement dénuée d’empathie. J’espère que vous consultez et qu’il n’est pas trop tard, mais j’en doute.

        Parmi nos clients qui appartiennent à toutes les classes sociales, il y en a beaucoup de gauche, qui attendent un changement fondamental, travailleurs indépendants, dans des situations financières difficiles, avec familles, et les banques à leur cul qui ne leur feront pas de cadeau en cas de défaut. Avec pour conséquence d’entrainer leurs familles dans les limbes du sur-endettement pendant très longtemps et sans aucun parachute si ce n’est les minima sociaux. Ceux là travaillent aujourd’hui jour de grève, parce que dans leur situation, les euros comptent. Devez-vous pour autant les condamner d’un geste ?

        Il y en a aussi beaucoup (pas tous bien heureusement) qui n’iront pas travailler aujourd’hui, mais qui ne se rendront pas à la grève. Ils ont touché le pécule du syndicat mais resteront devant la télé ou iront dans les « shopping » comme on dit ici…

        Il y en a aussi de droite qui ne sont pas les derniers à s’élever contre les excès du monde financiers et le néo-libéralisme.

        Vous devriez faire preuve d’un peu plus de compréhension pour la diversité qui constitue nos sociétés, et concentrer vos efforts et vos contributions (qui se limitent manifestement à des dérapages verbeux) à des actions de pédagogie et de rassemblements.

      11. Le buraliste-percepteur. Me cause pas empathie please, ou j’te cause Amour et au pied de biche, pigé ma biche ?
        Et ton « évangélisation » ou ta « révolution culturelle » sans grève et sans syndicats mais avec procession doninicale, fais t’en donc le saint prosélyte auprès de tes fumeurs de clients, de droite ou de gauche, mais me gâve pas avec tes généralités tièdasses.
        Ps : et le jour où j’aurai le commencement du prémisse d’embryon d’un pressentiment de bénéficier de ton oeuvre pédagogique ou rassembleuse au survol transversal du potage en conserve qui te fait office de discours, promis, j’te sonne.

      12. Ce blog serait-il en train de sombrer dans l’installation d’une « aristocratie » bloggesque ? Certains auraient-ils plus droit à l’agression verbale et à la menace que d’autres ?

        Vigneron, membre « historique » ayant manifestement gagné ses lettres de noblesse, proche de certains contributeurs, semble en être un bon exemple. Il a le droit d’insulter, d’agresser, voire de menacer. Les réponses, sont, elles, passées sous silence. Deleted.

        J’imagine qu’il n’est pas simple d’assurer une modération équitable, vus le nombre de commentaires postés. Et je veux croire que c’est ce qui explique le traitement de la réponse que j’ai posté ce soir à la manifeste omnipotence de ce contributeur (qui ne valait pas beaucoup mieux que celle de vigneron, j’en conviens). Mais je m’interroge.

        Pour le reste, si tant est que ce commentaire soit publié, la grève de ce jour en Belgique ressemblait à un navire fantôme : les gens étaient chez eux, et n’ont pas été bosser. Soit. Mais aucune manifestation, les villes, à commencer par Bruxelles, étaient mortes. Aucun rassemblement massif, pas de messages, que dalle. Belle démonstration, pour en revenir à l’objet de ce post, d’un silence populaire. CQFD.

        Qu’en retiendra l’histoire ?

      13. Vue la simultanéité avec laquelle mon message et votre réponse sont publiées (ce qui devrait ne pas être possible) et en moins de 5 mn après validation, j’en déduis que vous faites partie des modérateurs, ce qui ne fait que confirmer…

        C’est pathétique et lâche.

      14. @ Alexandre le libraire

        Non, Vigneron n’est pas modérateur du blog, il est un commentateur comme les autres… Non, en fait pas tout à fait, parce qu’il fait partie de ceux dont une grande partie des commentaires sont soit édulcorés (quand j’ai le temps), soit directement supprimés (quand je n’ai pas le temps). Le ton est souvent vif, mais le propos est souvent juste. Pas besoin de tomber dans la parano, la publication se fait rapidement simplement parce que Jean, qui assurait la modération aujourd’hui, fait un super boulot, très réactif. Point barre.

        L’équipe de modération est toujours composée de Paul (quand il n’est pas par monts et par vaux), François (idem), moi-même, et récemment d’un quatrième compère, Jean, qui assure le job de la même exacte façon que nous le faisons tous les 3 ans depuis bien longtemps maintenant.

        Pour le reste, fin de la récré sur ce fil, vos invectives à l’attention de l’un et de l’autre rejoindront toutes la poubelle désormais.

      15. « Le ton est souvent vif, mais le propos est souvent juste. »

        Comprenez: il établit officieusement mais fermement la ligne idéologique à suivre et fait la paramodération (à la façon des paramilitaires et parapoliciers).

      16. @ Julien Alexandre

        « Invectives » ?
        Mais relisez l’échange, qui invective l’autre ?!

        « Le ton est souvent vif, mais le propos est souvent juste. »
        Vif . C’est sa marque ?
        Juste ? De quel point de vue ?

        Vif et juste ? Ad libitum

        Merci en tous cas pour votre travail. Je me contenterai des articles.

    1. Il a aussi écrit les petits soldats du journalisme qui explique comment à travers leur formation les journaleux apprennent la soumission à l’ordre économique et politique dominant.
      Avant lui, il y’ a aussi l’excellent bouquin d’Halimi les nouveaux chiens de garde…Bref, c’est pas nouveau…mais bon une piqûre de rappel ne fait pas de mal …
      Je voudrais juste nuancer les propos de l’auteur qui sont, par ailleurs, tout à fait justes : être journaliste aujourd’hui c’est s’exposer à une grande précarité, quand vous commencez à la pige (en Belgique cela a été mon cas) n’espérez pas gagner plus de 600 euros/mois. Cette situation vous conduit à une situation simple : soit vous êtes soumis, vous écrivez dans la ligne et vous gagnez votre vie, passant du statut de pigiste à un CDI dans une rédaction/soit vous dénoncez la main-mise idéologique, économique et politique et dans ce cas les grands médias (ceux qui ont encore un peu de moyens) refusent de publier vos papiers et vous crevez la dalle…(hé, c’est pas le « Monde Diplomatique » m’a-t-on un jour indiqué au Soir).
      Il faudrait aussi parler de la lobotomie télévisuelle, les gens ne lisent plus pour s’informer…après, accroche-toi pour contrer l’impact d’un média comme TF1 en France ou RTL-TVI en Belgique…

      Sans vouloir être trop cynique il me semble qu’espérer un travail sérieux de la part des journalistes c’est considérer que nous vivons encore en démocratie, or il me semble plus logique de considérer que notre régime politique étant une oligarchie financière, il est normal que la presse soit aux ordres…

    2. Bravo à EriK Lambot pour ce texte.

      En france les journalistes du Canard enchaîné relatent les faits comme ils sont, économiques, politiques, écologiques… Au travail ou dans la rue on me dit souvent que je lis un journal qui ne raconte que des conneries et bien je trouve que c’est le seul journal qui n’ en raconte pas. J’ ai toujours une longueur d’avance sur les autres : les affaires politiques, les conflits d’intérêt, le médiator, Fukushima…. Bravo aux journalistes du canard qui nous donnent les bonnes infos !

  2. * Indulgence pour les esclaves du système *

    Les journalistes ne sont pas libres de critiquer leurs employeurs.

    Qui est propriétaire du journal? qui est au conseil d’administration de ma chaine de télévision ?

    Il n’y a pas de séparation entre le lobby bancaire et le pouvoir médiatique. Les journalistes mangent tous les jours…

    On ne peut qu’être indulgent avec les journalistes asservis au pouvoir qui les avilit.

    Ils sont dociles à la Kommandantur.

    Cordialement

  3. Discours de Julian Assange, en septembre 2011

    When we understand that wars come about as a result of lies peddled to the British public and the American public and the publics all over Europe and other countries then who are the war criminals? It is not just leaders, it is not just soldiers, it is journalists; journalists are war criminals.

    1. En effet, les journalistes soldats dans cette guerre.
      Le jeudi 9 février 2006, je notais :
      « Les Assemblées parlementaires des Communautés et des Régions de Belgique ratifient le Traité constitutionnel. La Belgique est le quatorzième pays de l’Union européenne à le ratifier.
      « La presse fait son travail.
      « On est encerclés.
      « Ils vont faire comment pour revenir sur notre vote ?
      « N’en savent encore rien. Pour l’instant accumulent des forces contre nous.
      « Nous n’avons mené aucune bataille dans ce pays, la Belgique, pourtant voisin, pourtant francophone en partie. »
      (Voir http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1450)
      Alors merci pour votre lettre M. Lambot et merci M. Jorion de la publier sur votre blog très lu dans au moins nos deux pays, Belgique et France.
      Il me paraît évident que des manifestations devraient, auraient dû, être organisées en France en solidarité avec les Belges.

  4. NOUS sommes responsables d’avoir confié le pouvoir à ceux qui l’ont sous-loué au « système financier ». Par confort, par inadvertance, par naïveté, par stupidité, par oisiveté..? C’est ça que nous payons aujourd’hui. Il faut chérir la démocratie, la cultiver, la mériter et ne jamais la considérer comme naturellement acquise.

    Je me permets de reposter un lien, découvert sur ce même blog récemment sur le mécanisme d’appropriation des richesses -et de là du pouvoir- en s’appuyant sur les instincts les plus élémentaires de l’être humain pour corrompre ses acteurs stratégiques et par extension soumettre un société entière: politiques, médias, fonctionnaires… A lire et à en tirer des parallèles entre ce que décrivait Balzac et ce qui arrive aujourd’hui, deux siècles plus tard.

    http://lespoir.jimdo.com/2011/08/27/voil%C3%A0-les-vrais-principes-de-l-%C3%A2ge-d-or-o%C3%B9-nous-vivons/

      1. Sans doute mais il a surtout décrit notre époque avec un précision étonnante:

        « – En petit, dit Blondet, l’affaire peut paraître singulière ; mais en grand, c’est de la haute finance. Il y a des actes arbitraires qui sont criminels d’individu à individu, lesquels arrivent à rien quand ils sont étendus à une multitude quelconque, comme une goutte d’acide prussique devient innocente dans un baquet d’eau. Vous tuez un homme, on vous guillotine. Mais avec une conviction gouvernementale quelconque, vous tuez cinq cents hommes, on respecte le crime politique. Vous prenez cinq mille francs dans mon secrétaire, vous allez au Bagne. Mais avec le piment d’un gain à faire habilement mis dans la gueule de mille boursiers, vous les forcez à prendre les rentes de je ne sais quelle république ou monarchie en faillite, émises, comme dit Couture, pour payer les intérêts de ces mêmes rentes : personne ne peut se plaindre. Voilà les vrais principes de l’âge d’or où nous vivons ! »

      1. Vous pouvez vous plonger ou replonger aussi dans ‘La Curée’ de Zola sur le même sujet. Rien de nouveau sous le soleil en somme…

    1. Qui que tu mettes au pouvoir, le résultat sera identique, tous les politiques ont été mis à genoux par le système financier.Le courant a muri lentement surtout après la guerre, et tissé une toile d’araignée presque sans bruit dans le monde entier.La dérégulation, la déréglementation c’est le chaos, l’Homme est naturellement mauvais et cupide.
      Un chef d’oeuvre de reportage non partisan et richement documenté : « l’encerclement » c’est à frémir car on y trouve le contexte, les tenants et les aboutissants du néolibéralisme.
      En prime, « inside job » sur la crise des subprimes.
      Bon ça ne remonte pas le moral mais le décor est planté et il va falloir oeuvrer tous en fourmis pour un nouveau monde…

      1. Le pouvoir sans partage de la finance est mis en place sous Thatcher à partir de 1979 et sous Reagan à partir de 1980 dans leurs pays respectifs, et sur le continent européen, dans la même décennie, avec des socialistes ou sociaux-démocrates dans à peu près tous les gouvernements. En France, c’est le « tournant de la rigueur » de Mitterrand en 1983. En Belgique, le premier acte de libéralisation de la poste concerne les paquets de 300 grammes et est signé par le ministre de l’économie Elio Di Rupo, aujourd’hui premier ministre PS. Il y a déjà au moins un livre d’histoire du PS belge francophone, j’ai oublié lequel, qui dit en substance: « Cette année-là, le parti socialiste a élu à sa tête un partisan des privatisations, Elio Di Rupo. »

        L’aveuglement collectif concerne surtout la gauche de gouvernement et les économistes d’université. Pour la droite, c’est son positionnement normal, même si cela n’a rien de chrétien ou d’humaniste dans le bon sens du terme. Cela dit, pour les gauches de gouvernement, le positionnement de respect envers les marchés financiers devient la nouvelle norme. La trahison est tellement ancienne…

  5. OK les journaux sont aux mains de l’oligarchie et les journalistes doivent en tenir compte ou pointer au chômage, en Belgique comme en France. Mais qu’en est-il pour les syndicats ?

    1. Les syndicats touchent un pécule de l’état. Ils leur sont devenus soumis. Les dirigeants des syndicats, comme les journalistes, veulent leurs salaires et font ce qu’il faut pour continuer a le percevoir. La gangrène est partout.

      1. Si on veut comprendre comment sont « tenus » les syndicats de travailleurs en France, il faut lire l’excellent livre d’Eric Verhaeghe http://www.amazon.fr/Au-coeur-MEDEF-Chronique-annonc%C3%A9e/dp/2847243577 où l’on voit que l’énergie principale des syndicats est plutôt consacrée, à gérer tous les organismes paritaires (Secu et autres,….), qu’à défendre les salariés (ce qui ne se fait, que de façon assez sporadique, étroite, et inefficace) et encore moins à réfléchir à un autre système (ce qui n’est probablement pas leur rôle premier).

    2. Les syndicats?

      Nicole Notat ex secrétaire générale de la CFDT est présidente du Club Le Siècle succédant à Denis Kessler ex vice-président du MEDEF qui avait déclaré lors du passage de témoin:

      Nicole Notat me succède. Après un patron, une syndicaliste. La preuve d’une certaine ouverture, non ?

      http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/DENORD/20132

      En Belgique il y a 3 syndicats, chacun rattaché à un parti politique: le PS, le PRL (libéraux) et le CDH (démocrates chrétiens). Ce sont les 3 partis au pouvoir en coalition (cherchez la logique philosophique d’une telle coalition déjà…). Des transferts fréquents de personnalités ont lieu entre les sphères syndicales et politiques et il se chuchote que les syndicats, bénéficiant du secret comptable financent les maisons mères respectives.

      En résumé: comptez sur eux.

      Lundi à Bruxelles: grande mascarade ou le syndicalisme en tant que soupape de sécurité…

      1. La logique philosophique n’est pas si étrange si l’on considère que le socialisme n’est plus, ni en Belgique, ni en Europe. Nous avons un parti qui s’appelle parti socialiste mais qui ne fait qu’en porter le nom sans en défendre les principes citoyens. Elio Di Rupo bénéficie d’une formidable machine de guerre, profitant au passage d’une masse phénoménale d’électeurs qui votent PS parce qu’on a toujours fait comme cela, sans comprendre que les enjeux sociaux ne sont plus au coeur du combat du parti. La machine PS tout entière fonctionne dans un seul but: protéger le pouvoir des caciques du parti, et surtout, satisfaire l’égo surdimensionné de notre nouveau premier ministre, qui reniera tous les combats de ses pères pour s’accrocher à sa place de premier.

        Si l’on ajoute à cela que le CDH a toujours été la girouette qui se plaçait dans la direction du pouvoir, on comprend que, dans les faits, cette coalition est logique et somme toute normale.

  6. Depuis lontemps, nous ne sommes plus responsable de l’élection de nos politiciens! Il n’y a plus que magouilles et mensonges.
    En Belgique quand Elio s’est fait élire, c’est vrai il y a très lontemps! je me souviens de ses slogans » nous ne toucherons pas aux acquis sociaux »! Je savais déjà à ce moment qu’il n’en serait rien( lui aussi probablement) mais le besoin du pouvoir au plus haut niveau est plus fort que la raison!  » Ces malades qui nous gouvernent » ce n’est pas de moi , tranquilisez-vous.

    1. Effectivement. Les médias n’ont jamais insisté sur un fait qui m’interpelle: Sur les six partis formant la coalition gouvernementale en Belqique, quatre sont dirigés par des « fils de… », c’est-à-dire des fils d’hommes politiques qui ont été ou sont toujours influents. Les mêmes hommes politiques fustigeraient cet état de fait s’il se présentait en Afrique et on parlerait assez vite de népotisme, voire de régime (pré)dictatorial, et on préconiserait benoîtement un retour aux urnes. Comme cela se passe en Belgique et qu’ils sont directement concernés, ces mêmes acteurs parlent de « démocratie »… Une mascarade, rien de plus.

  7. La proportion du public qui n’est plus dupe croit de façon exponentielle…ils sont les seuls à ne pas s’en rendre compte. Les gens écoutent distraitement, comme les russes lisaient la Pravda. Ils s’informent sur le net, lisent les blogs…

    Nous sommes légion.

  8. MAGNIFIQUE !
    (en particulier l’allusion à la nécessité d’un contrepouvoir « pas nécessairement face au politique » !

  9. La guerre , la guerre , la guerre , on veux la guerre des classes et on l’aura , laura…. laura pas ….
    Nous souhaitons la guerre entre les possédants et les dépossédés avant que ces derniers ne deviennent possédés par la revanche.

  10. Merçi M. Lambot.

    Ce n’est effectivement pas une dette, c’est du vent…, une illusion d’argent qui n’a jamais existé et qu’aujourd’hui on nous confisque.

    Vous avez encore été très modéré dans vos commentaires, vous n’avez pas utilisé le terme « salaud » ni évoqué le sort que les populations (terme bien avilissant et méprisant que celui-là) font toujours au bout d’un certain temps, à ceux qui sciemment les oppriment.

    Vous êtes resté très politiquement correct, alors que beaucoup pensent déjà aux jours où la colère des opprimés coagulera.

    1. « Ce n’est effectivement pas une dette, c’est du vent »

      Oui.

      Donc le programme pour les Grecs, c’est -25% sur les salaires, -20% sur les retraites, 150000 fonctionnaires en moins, privatisation de vastes pans de l’économie… en tant que grec on ne peut qu’apprécier une telle sollicitude et une telle empathie des instance européennes.

      1. Et pour le choix des fonctionnaires que l’on vire en Grèce, c’est préférentiellement ceux qui quelques semaines ou mois plus tard auraient une retraite complète… Là, ils n’en ont que 60 pour-cent.
        Formidable, non ?

  11. Pourquoi les syndicats ferment leurs « gu…es »? Tout simplement parcequ »ils sont financés par l’Europe.

  12. Les états ,pour sortir de la crise, au lieu de guerroyer en Afghanistan, en Irak, et peut être bientôt en Iran, sous risque de troisième et dernière guerre mondiale, pourquoi ne jouent-elles pas de la politique de la canonnière contre la FINANCE INTERNATIONALE ,gangrène du monde,voleurs du travail; mettre au pas quelques îles « paradis » (enfer pour les peuples) fiscaux: cela coûterait bien moins cher et résoudrait les plus gros problèmes puis mettre sous les verrous tous ces banquiers véreux ou rouvrir les bagnes pour eux .Cette mafia doit disparaître.

    1. Tu as bien trouvé le nom  » MAFIA  » !!!!! Eh bien qui fait partie de cette mafia ??? Ce sont tous ces gens que tu cites : Politiques de tout partis corrompus, commision européenne ( qui ont des réserves astronomiques de produits avariés qu’on doit jeter alors que des gens meurent de faim ),banquiers ( c’est eux qui financent les campagnes électorales )qui font réunions sur réunions avec leurs grosses bagnoles, chauffeurs, repas couteux,cadeaux à un, cadeaux à l’autre, voyage par çi et par là et j’en passe,spéculateurs en tout genres qui n’ont aucunes espèces de morale et jouent sur notre compte et celui des plus misérables du monde et se font des bénéfices juteux, multinationales qui font voyager des sommes astronomiques d’un coin à l’autre du monde pour finir blanchies dans des paradis fiscaux,Politiques qui se plient à tous ces éminents et comme ils sont financés par eux, laissent faire en fermant les yeux et en pondant des lois toujours contre les plus petits, pensionnés etc etc…..

      En Wallonie, on dit  » c’est toudi les plus ptits qu’on spotche « ce qui veut dire  » c’est toujours les plus petits qu’on écrase « , Les syndicats en qui je ne crois plus, il sont à la merci de tous ceux qui sont plus haut et essaient sans aucuns résultats ( enfin, font semblant ) de nous faire voir qu’ils existent, mais sont devenus des marionettes,les religions qui sont pour moi le meilleur moyens de créer des divisions dans le monde, y a qu’a regarder l’histoire de toutes les tueries qu’ont engendrés les religions, et encore à l’heure actuelle ( Si t’es pas comme moi, t’es un mauvais et on te tue ), quand j’entend qu’on fait des guerres saintes, ça me fait rire, ce n’est pas ça qui est écrit dans leurs fameuses saintes écritures, il est écrit  » Tu aimeras ton prochain comme toi-même, tu ne jugeras,ne voleras et ne tueras point et la religion ne se mélangera pas à la politique etc etc  » et eux, tous, catholiques, musulmans, protestants( je ne leurs mets pas de majuscules, ils ne méritent pas )etc etc se battent au nom de Dieux, ahhhh si celui-là pouvait venir mettre un peu d’ordre ici, je crois qu’on passerais un mauvais moment.

      Où il est celui-là….Enfin, moi je ne crois pas en tout ça. tu rajoutes à tout ça,les juges, avocats,etc etc,pas tous mais une grande majorité et j’en oublie, eh bien la mafia, tu l’as là sous tes yeux et ils ne vont pas aller se mettre en prison eux-même.Un exemple simple, je vis en Espagne, regardes le cas de ce fameux Juge GARZÖN qui a voulu mettre à jour les HORREURS du FRANQUISME et redonner honneurs aux gens assassinés, trouver les fosses communes et pouvoir rendre dignités aux familles de tous ces pauvres bougres…………..La cours suprême espagnole ( Des vieux dinosaures qui pas tous, mais étaient du côté de Franco ) l’a jugé et interdiction pendant 20 ans d’exercer son travail de juge, si ça, ce n’est pas de la MAFIA, je ne sais pas ce que c’est.C’est une honte pour l’Espagne et je pourrais t’en raconter de ce qui se passe dans ce pays !!!!!

      Regardes la Grèce, j’ai vu que la France et l’Allemagne leurs ont vendu des armes, tanks, même sous-marins, pour des millions et des millions il y a des années, et que la Grèce ne sait plus rembourser tout ces crédits, qu’avaient-ils à faire avec autant d’armements ???? Mais maintenant le petit Français et L’Allemande sont un peu dans le c…., et ça va pas, que les Grecs ne peuvent pas payer ces crédits, alors , solution, ils ne gagnaient déjà rien, eh bien on leurs enlève un peu plus et voilà, le nabot et la boulette ont décidé !!!!!

      En Libye, le même, la France leur a vendu je ne sais combien de tanks, armes etc etc , ils ont tout cassés et maintenant, ils recommenceront de juteux contrats avec les nouveaux dirigeants.

      Irak, le même, on a jamais vu leurs fameuses armes , on les a inventé, on a tout cassé, on a tués, le Sadam aussi et tu crois que ça vas mieux maintenant ?

      Le Ben Laden, on l’a sois-disant tués et jeté dans la mer, est-ce vraiment la vérité ???

      Et je peux continuer comme ça pendant une heure, ils nous prennent vraiment pour des imbéciles ignorants qui gobent tout comme ça, sans réfléchir.

      On parle de l’Iran maintenant, mais ne sont-ils pas encore une fois occupés à nous laver le cerveau avec leurs infos en nous faisant croire qu’ils sont dangereux et possède l’arme nucléaire et je me dis en moi-même,  » Pourquoi n’aurait-il pas le droit d’en avoir une eux ?  »

      Faut-il une autorisation spéciale pour posséder cette arme, la Corée du nord n’en a t’elle pas une elle ??? Mais eux, sont protégés par les Chinois peut être et ces petits Chinois, regardes un peu comment ils sont occupés à nous envahir et à racheter les dettes même Américaine, ceux-là, ne t’en fait pas pour eux, tout va bien las-bas et c’est eux dans un avenir proche qui commanderont tout le bisness.

      Ici, à Barcelone et Madrid, ils ont racheté des polygones industriels entiers à des prix de misère et figures toi, qu’ils vendent de tout, de chine bien sûr, pas d’Europe, tout arrive en containers, on est occupé à doubler la capacité du port de Barcelone, mais eux, ces fournisseurs sont ouvert 365 jours par ans,7 jours /7, tu peux aller acheter le jour de noël, c’est ouvert,pour eux, pas de syndicats, ils travaillent 12 heures par jours, ne pensent qu’à ça et pour eux, tout va, et ne se plaignent pas ou en silence comme dans leur pays…..Las-bas, en Chine, gaffe à toi si tu parles trop fort ou si tu revendiques, on s’occupe de ton problème et tu finis mal, peut être que c’est ce qui nous arrive petit à petit, on nous enlève un peu comme ça, parce qu’il faut bien qu’un pigeon paie et ptit à ptit, c’est comme une petite dictature qui s’installe de jour en jour.

      Pour finir, on devrait réagir en bloc, dans L’EUROPE ET MÊME LE MONDE ENTIER, FAUDRAIT SE FAIRE ENTENDRE, ET AVOIR DES RÉPONSES, MAIS QUAND CELA ARRIVERA-T’IL ?????

  13. Un seul mot :

    BRAVO !

    Si seulement on pouvait lire plus souvent ce genre de textes dans la presse (ou l’entendre dans les autres médias) …

    1. Ça fait toujours un peu niais de se répondre à soi-même, mais tant pis, je voudrais préciser un truc :

      Question : Quand voyez-vous (pour n’en citer qu’un, mais pas n’importe qui :-)) P. Jorion à la télé française ?

      Réponse : Moi (je ne regarde pas tout il est vrai) je ne l’ai vu que chez Taddeï (plusieurs fois ceci dit).
      Or, Taddeï c’est tard et (surtout maintenant que c’est hebdo) c’est encombré, donc faible audibilité.
      Comparons : Jorion est-il passé une seule fois à une émission comme « C dans l’air » sur France 5 ? A ma connaissance, non : on y voit toujours les mêmes, qui disent toujours la même chose, ce que justement dénonce Erik Lambot.

      Z’allez me dire : « bah, France 5, TNT, l’après-midi, public de vieux, pas bien grave … »

      Justement non !
      D’abord l’émission repasse tous les soirs vers les 22h (ça augmente l’audience : la preuve moi !).
      Ensuite, la TNT ça devient presque 100% de la France.
      Enfin et surtout : « public de vieux ». Admettons (exemple ma chère Maman, 86 ans, qui n’en rate presque aucune). Mais public TRÈS important ! Parce que vieux justement et donc à tendance naturelle « conservatrice » (dans le sens modéré du mot, même si ma dite Maman n’hésite pas à voter FN !). Et si on arrive à faire passer un peu de sagesse dans CE public, ça améliorera les choses.
      D’autant que : ne négligez pas l’audience de l’émission, dépasse souvent le million !

      1. Si j’élargis votre remarque à france-inter je dirais qu’il y a quand même des analyses de fonds avec des invités de qualité (3D le dimanche midi, là-bas si j’y suis, par exemple), mais que le journal du matin est de plus en plus déplorable.
        .

      2. Jacques Sapir est passé une fois (une seule à ma connaissance…) dans C dans l’air (il y a plus ou moins 3 semaines) et il a suscité une grande prudence dans le discours des habituels ronronneurs qui étaient aussi sur le plateau (j’ai oublié lesquels parmi les piliers habituels étaient là)…

        Il est clair que ce type d’émission est, au mieux, un simple spectacle, au pire (et nous vivons dans le pire..) de la pure propagande.

      3. Léoned,

        même si ma dite Maman n’hésite pas à voter FN !).

        Parce que vous croyez vraiment que de voir Sapir, Lordon, Todd ou même Jorion de temps en temps à C’ dans l’air va dissuader votre dite maman de 85 ans de voter FN dans 3 mois ? J’ai comme un doute…

      4. @ Vigneron

        Je ne me fais guère d’illusions. Mais :

        – elle parle maintenant de ne pas aller voter ! (ce qui pour une vieille citoyenne consciencieuse est énorme)

        – dans un tout autre domaine, je l’ai vue, elle vieille catholique limite intégriste, en arriver à défendre le PACS, voire le mariage homosexuel ou, au minimum, l’homoparentalité.

        Et tout ça à coup d’écoutes d’émissions de ce genre.

        Alors, tu sais, y’en a certainement des encore plus convainquables que ma Mère.

  14. Avec la nouvelle réforme des pensions, en ce qui concerne par exemple les enseignants, il y a pas mal de changements. Il est habituel en début de carrière de n’avoir que des mi-temps ou pire dans certains cas se retrouver dans un statut dit ACS : statut spécial d’un enseignant remplaçant un autre qui a perdu ses droits au chômage et qui sera payé à un salaire plus bas avant de trouver une vraie place mais ne comptant pas pour la retraite depuis la réforme. Autrement dit la plupart des « enseignantes » belges risquent de ne plus jamais avoir une pension complète. De plus pas mal de système de crédit temps où vous pouvez vous occuper de vos enfants avec un seuil maximum en jours ne compteront plus. Il est probable que dans les prochains mois, toutes les périodes de chômages ne compteront plus également. Donc que plus aucun retraité n’aura une retraite complète dans les prochaines années … Sachant que la retraite belge est l’une des plus basses parmi tous ses voisins européens … Pour vivre avec une retraite de ce genre, il faut en général avoir payé sa maison mais les prix flambent depuis quelques années et un article récent a annoncé que les prix étaient surévalués de 15 à parfois 85 % par rapport aux pays voisins. Le belge qui a « une brique dans le ventre » comprenez aimer avoir son propre logement (plus de 60% des belges sont propriétaires) ça risque de changer … Tout cela donc nous mène à un avenir pas très radieux.

    Pourtant, cette grève n’est pas du tout soutenue pour une raison simple, la majorité belge de la population qui vote à droite et surtout la Flandre qui est majoritaire considère que la Commission et l’Allemagne ont raison. Qu’il faut plus d’austérité qu’on n’a pas encore été assez loin. Et qu’il faudra souffrir tout de suite un moment pour ne pas devoir souffrir pendant plus d’une décennie. Et puis dans un pays où les PME sont un des principaux moteurs de l’économie pour le futur, ça n’a pas de sens pour l’employé de se liguer contre son patron comme encourage un certain syndicat alors que le petit patron fait ce qu’il peut. Les patrons de PME souffrent alors que d’autres grandes entreprises eux profitent des niches fiscales à la belge.

    1. La majorité Francophone n’est nullement à droite(le MR équivalent de l’UMP fait entre 15 et 20 pct des voix maximum).
      Vous écrivez n’importe quoi.

      Comment pouvez dire qu’une grève est soutenue ou pas avant son début?Astrologue?Sondages bidon du patronat
      flamand?
      Aucun train, ni transports en commun, ni Thalys, ni TGV, ni Eurostar,aéroports,syndicats de pilotes,
      enseignement fortement paralysé,fonctionnaires, industrie privée, services, commerces etc…que vous faut’il d’autre?

      Pour que le VOKA(syndicat patronal de droite extrème/flamand) en soit rendu à venir mendier la paix sociale
      sous les fenêtres des syndicats c’est plutôt un signe de panique.

      1. Selon les derniers sondages divulgués dans les médias justement et pire même via des mails internes au principal syndicat du pays où des délégués conseillent de ne pas la suivre. Oui les francophones sont majoritairement de gauche mais il y a une majorité de droite au total dans le pays et que reste-t-il comme pays avec la gauche au pouvoir à part la Belgique via une coalition en Europe ? … Très peu. Donc une majorité d’européens soutient l’austérité par son vote ça s’est évident … Parce qu’ils sont résignés.

      2. Deux remarques :

        @ Guillaume :

        « la majorité belge de la population qui vote à droite et surtout la Flandre qui est majoritaire considère que la Commission et l’Allemagne ont raison. Qu’il faut plus d’austérité qu’on n’a pas encore été assez loin. Et qu’il faudra souffrir tout de suite un moment pour ne pas devoir souffrir pendant plus d’une décennie ».

        Je confirme l’analyse : le discours de la rigueur séduit, surtout s’il s’agit de rigueur chez les autres… Mais bon, les plus malins finissent quand même par se poser des questions (j’ai testé l’équation dépense publique = recette privée chez un collègue, qui a ainsi découvert l’eau chaude).

        @ Dissy :

        « La majorité Francophone n’est nullement à droite(le MR équivalent de l’UMP fait entre 15 et 20 pct des voix maximum). Vous écrivez n’importe quoi. »

        Cela dépend. Manifestement, vous considérez le parti socialiste comme étant à gauche. Personnellement, j’ai quelques doutes (et apparemement, la FGTB également)…

    2. la majorité belge de la population qui vote à droite et surtout la Flandre qui est majoritaire considère que la Commission et l’Allemagne ont raison. Qu’il faut plus d’austérité qu’on n’a pas encore été assez loin. Et qu’il faudra souffrir tout de suite un moment pour ne pas devoir souffrir pendant plus d’une décennie.

      C’est ce qu’on appelle rêver debout, la crise est définitive, c’est la fin du système capitaliste industriel.
      L’austérité prusienne n’est pas la solution, elle ne peut qu’engrendrer misère et désolation.
      Que cela plaise ou non, notre système capitaliste industriel butte contre les limites planétaires et dès lors est obligé de larguer de plus en plus de gens, de l’ordre de 3% par an (comme dit mon ami Kercoz)
      C’est une situation sans issue si nous ne sortons pas de ce cadre, l’austérité ne changera rien ni les grèves ,ce sont des solutions d’un autre âge qui a fait son temps.
      L’austérité pour nous rendre plus compétitif pour créer de l’emploi est un vaste mensonge, d’un autre côté, les grêves qui étaient la seule façon de se défendre dans les générations antérieures, aujourd’hui sont désuettes.
      Nous avons un pouvoir d’achat, et c’est avec cela qu’on doit se défendre.
      Nous devons repenser le cadre tant qu’il est encore temps et agir en conséquence là où nous sommes chacun avec ses compétences dans des actions collectives citoyennes.
      Le nouveau cadre se situe ailleurs dans la relocalisation de l’économie pour améliorer le bien être en consommant moins d’énergie et de matière première.
      Nous devons reconsidérer le travail en considérant l’activité de temps libre comme une activité à part entière.
      Virer cette foutue rente financière qui a fait son temps et la remplacer par la rente énergétique.
      Ce ne sont que quelques pistes et j’espère qu’on va se remuer les neurones pour enfin changer de cadre.
      Cela en devient lassant voir énervant de voir les gens se vautrer dans les ruines du passer.
      En ce qui me concerne, je soutiens mon « petit patron » très humain et je ne ferai pas grève.

  15. @gotoul

    Les directions syndicales sont à l’interface de deux classes sociales. En échange d’avantage personnels, ils bradent les intérêts de ceux qu’ils sont censés représenter en échange de la paix sociale. En fonction du degré hiérarchique, ils le font avec plus ou moins de cynisme (de conscience). Pour faire valoir leur rôle, il leur arrive même (de plus en plus rarement) d’obtenir des avantages substantiels pour les salariés. Bien des patrons aimeraient tout de même se débarrasser d’eux et exercer leur dictature directement sans passer par la « négociation ». Ce processus social de formation bureaucratique à l’interface de deux classes se réalise obligatoirement aussi sûrement que les phénomènes purement physiques se produisent. Il n’y a pas lieu de s’en lamenter. Lors des périodes de bouleversements sociaux ces « aristocraties » ouvrières sont expulsées.

  16. Je suis entièrement d’ accord avec votre article.
    Pour ma part je ne consulte jamais que d’ un oeil distrait la presse mainstream, ne supporte plus ce que disent les journalistes à la radio. Quand à la tv, j’ en possède une quelque part que je revendrai sans doute un de ces jours.

    Je transmets votre article sur un autre site avec mention (lien) vers le blog ; nous sommes les 99%, mais nous restons sans doute (et malheureusement), 5% à savoir de quoi il retourne exactement.

    Merci.

  17. La presse francophone à été rachetée par les groupes financiers du Nord du pays et est sous son contrôle ( voir lesquels sur wiki )

    Ce matin le VOKA ( patrons flamands) ont mis la pression en manifestant devant les sièges des syndicats :
    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/715779/greve-du-30-janvier-les-patrons-chez-les-syndicats.html

    Di Rupo 1er ministre socialiste se dédouane de toute responsabilité à propos de la grève de lundi :
    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/715721/di-rupo-met-en-garde-les-syndicats.html

    hier, une entreprise de matelas ( en flandre )à proposé 30 euros à chacun de ses employés pour casser la grève ( depuis black out à ce sujet )
    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/715174/le-prime-pour-les-non-grevistes-contestee.html
    ( Vous constaterez dans le titre qu’on ne se donne même plus la peine d’écrire en français correct ( le prime ! …
    Voilà ou en est le journalisme dans ce pays et voilà qui dirige ce pays !
    A pleurer !

    1. J’ai envoyé le lien aux différentes rédactions des quotidiens Belges.On verra s’ils en parlent ou bien si ce sont des ‘jaunes’. Durant l’Hiver 60, le quotidien La Meuse de Liège avait été attaqué par les syndicats pour son soutien à sens unique aux patrons.L’histoire se répète.
      Perso je n’achète plus jamais le moindre quotidien Belge version papier, c’est la seule façon de leurs montrer mon désaccord.

    2. Merci Martine pour votre sagacité attentive.

      Le plus drôle (enfin, mieux vaut en rire), c’est qu’en-dessous des articles, il y a des pubs… En-dessous du premier article que j’ai ouvert, j’ai eu ceci :

      « TU PEUX DEVENIR TRADER » (une pub que tout le monde qui a surfé plus de 15 secondes sur le net connait),
      « La meilleure banque » ,
      « pas besoin de stresser » (c’est pour une agence de voyage).

      La liberté de la presse, si vous voulez mon avis, elle n’est plus à commenter. Tout est dit, là…

  18. Bel article. Notre société, nos sociétés, notre vivre ensemble nous appartiennent. A chaque seconde reconstruisons le. A chaque seconde construisons un présent qui deviendra un passé dont nous serons profondément fiers, auquel nous penserons avec emotions. Vos combats sont beaux MM. Jorion et Lambot, nous allons vivre d’immenses moments dans les 5 prochaines années. Nous allons avoir l’opportunité d’ecrire de grands moments de l’histoire. Faisons en sorte d’en faire partie, engageons nous pleinement, sans peur, seulement par amour du présent et par amour de l’avenir

  19. NOUS N’EN SOMMES PAS RESPONSABLES.

    D’une part, tous les médiatiques ont donné allégeance à des maîtres et parlent donc le langage qu’il leur est ordonné de parler, d’autre part, il est faux de dire que les contemporains n’ont aucune responsabilité dans ce qui arrive.
    Au minimum, les électeurs ont laissé faire.
    Certains, transformés en spéculateurs, ont encouragé le système, et continuent de le faire en regrettant qu’il ne fonctionne plus comme avant, comme un enfant caractériel qui casse ses jouets.

  20. « Vous vous contentez plutôt de présenter ce mouvement social comme la énième manifestation de mauvaise humeur de travailleurs, ou de relayer un discours culpabilisant, comme quoi la population aurait vécu au-dessus de ses moyens. C’est FAUX ! La vérité est qu’ils ont vécu au-dessus de NOS moyens, jouant avec l’argent et la vie de millions (voire de milliards) de personnes. »

    Il y a une ambiguïté avec  » Ils  » ( La vérité est qu’ils ont vécu…) …. Comme juste avant, on a gardé à l’esprit  » les travailleurs  » , on croit encore que ce sont eux. Je sais bien que toute votre tribune est là pour prouver le contraire, mais on cale quand on tombe sur  » ils « –

    Nommez -les ces voyous , désignez-les clairement ces irresponsables, ces psychopathes de la finance…. ainsi, on lira le texte sans tomber sur aucun os. Il est tellement parfait que je me suis permis à préciser ce point… Merci.

  21. Le problème de la presse, me semble-t-il, c’est qu’elle est passée d’un statut de contre-pouvoir à celui de 4e pouvoir. Et les pouvoirs ne se mangent pas entre eux.

    Soyons juste toutefois, il existe encore des journalistes qui font honnêtement et courageusement leur métier dont il conserve une haute opinion. Ceux-là sont loin de constituer une majorité, c’est évident (même pas une importante minorité). Et ils sont peu nombreux les candidats prêts à vivre, par exemple, ce qu’un Denis Robert a dû vivre pour conserver son droit à informer et à dénoncer.

    Alors, bien sûr, aller tendre sa perche à l’usager des transports en commun pour l’entendre dire (que voulez-vous qu’il dise d’autre?) que ça l’embête que son train n’arrive pas, c’est beaucoup moins risqué.

    Le choix des mots est également révélateur. L’usager est « pris en otage », dit-on. Je ne souhaite vraiment pas à tous ces imbéciles plumitifs de comprendre un jour par l’expérience ce qu’est réellement une prise d’otages. À les entendre, leur collègue Florence Aubenas a passé un an à attendre son train!

  22. Mon salut à Paul et à tous les contributeurs, débatteurs et animateurs de son blog, ainsi qu’à la pas encore tout à fait libre Belgique.

    Une longue parenthèse, concernant le mot « blog », cyberjournal d’échanges. Il existait dans l’université médiévale un exercice public fort semblable, quoique à échelle beaucoup plus réduite, dans lequel les maîtres disputaient (exercice rhétorique classique) avec leurs écoliers et les curieux simplement intéressés d’un sujet d’actualité (mariage princier, statut de la femme, guerre, tensions religieuses, etc.) : le quodlibet (expression latine scolastique qui signifie : « [parlons de] ce qu’il vous plaira »). Chacun entrait en lice avec ses préjugés et son bagage pour combattre ou appuyer la thèse défendue. Les palmes revenaient à celui dont l’argumentaire était le mieux construit. Cela étant, dans la mesure où les participants, avant d’intervenir, devaient écouter l’auteur du quodlibet énoncer sa thèse, leur pensée était forcée de structurer ses automatismes, de les trier, de les réviser, et, somme toute de s’en éloigner, pour s’élever à la hauteur de l’enjeu. Un bon argumentaire est celui qui témoigne qu’on sait entendre le discours de l’autre autant qu’on sait soi-même se faire entendre. Cette règle de civilité élémentaire est trop souvent absente des débats actuels, où il s’agit plus de servir paresseusement un plat réchauffé (une doxa ronronnante) que de se mettre en péril, même marginalement. Paul en a fait maintes fois l’expérience au cours de débats bêtement clivés qui ne permettaient à aucune partie impliquée d’en retirer un véritable profit pour soi-même et pour l’auditoire. J’attends en vain l’aveu d’une insuffisance qui se formulerait ainsi : « Là-dessus, il est vrai, mes arguments sont un peu faibles ; soit je les étaie davantage, soit je me rends aux vôtres ». Serge Halimi, dans Les Nouveaux chiens de garde, a montré combien l’exercice convenu du pro et contra est la plupart du temps faussé, soit que les débatteurs aient décidé de toute façon de camper sur leurs positions, soit qu’ils n’aient pas motif, sur le fond, de s’affronter. Le principal avantage du quodlibet médiéval consistait en la présence d’un auditoire actif et réactif, comme le sont les acteurs de ce blog. Rien à voir avec le personnel ectoplasmique qui hante les plateaux de télévision ou de radio des grandes émissions de « débat ». D’ailleurs, je me demande si le fait de rapprocher les spectateurs des invités (voir l’émission de FOG) pour les sortir du rapport frontal et leur faire coudoyer la gloire, n’est pas la démonstration de leur caractère ectoplasmique, car ils ne parlent pas davantage. Ils pourraient aussi bien n’être pas là, que nous n’en serions nullement émus. Je serais curieux de connaître l’avis de Paul sur ce sujet. A-t-il eu des contacts avec les spectateurs avant ou après les émissions auxquelles il a participé ?

    La pauvreté du débat médiatique est, à mon sens, le revers de la pauvreté du débat universitaire (pas dans tous les secteurs, fort heureusement). Du reste, les experts (une trentaine, tout au plus) opèrent sur les deux tableaux. Les « nouveaux chiens de garde » ne sont jamais que les avatars des mandarins de naguère. Ma petite connaissance des milieux universitaires littéraires et historiques m’a fait voir que loin d’avoir le souci de servir l’intelligence, beaucoup d’entrepreneurs du savoir ont surtout celui de se servir eux-mêmes. Si le mandarinat se perpétue, c’est que les subalternes du moment, ATER ou maîtres de conférence, n’aspirent, pour beaucoup d’entre eux, qu’à occuper la chaire d’où ils pourront irradier à leur tour sans partage. La recette pour avancer sa carrière est simple (je parle d’expérience, ayant toujours répugné à me l’appliquer) : mépriser les travaux des anciens philologues et des sociétés savantes, et passer le plus clair de son temps à guetter sur Internet les coups médiatiques des gloires établies dont on n’espère bien, qu’en les citant, n’eussent-elles rien de neuf à dire, leur aura rejaillira sur vos propres travaux. Il est permis, au nom de la critique épistémologique, de moquer les pionniers, des amateurs à demi éclairés, des songe-creux, des falsificateurs, des touche-à-tout souvent pétris de préjugés racistes ou nationalistes (communs en leur temps). Pas touche en revanche aux jeunes ou vieux nababs de la discipline, qui distribuent titres et prébendes, et verrouillent le guichet éditorial. Comme si notre époque n’avait pas à se défier de ses propres préjugés et falsifications. Paul disait il y a peu – à moins que ce ne soit Bernard Stigler – qu’il relisait les socialistes utopistes du XIXe siècle. Je conseillerai à tous ceux qui se piquent de socialisme de fréquenter ces utopistes (Paul Lafargue est d’un excellent voisinage) et de se plonger dans Le complexe d’Orphée de Jean-Claude Michéa. Je pense, du reste, que bon nombre de visiteurs de ce blog n’ont que faire d’un tel conseil, ayant déjà lu les uns et les autres. L’histoire du progressisme de gauche que raconte Michéa est richement annotée et convoque toutes sortes de domaines, tels l’éducation et le sport. Michéa mise sur la fermentation de l’intelligence du lecteur, et pas sur ses réflexes pavloviens. Certains auteurs, actuels ou datés, peu importe, ont sur vous l’effet du bactafluide où Luke Skywalker fait trempette après son séjour dans le garde-manger du monstre des neiges. Ils pansent vos plaies et vous donnent à penser. C’est cela, faire œuvre utile.

    Enfin, et cela n’a rien à voir avec ce qui précède, je souhaiterais que quelqu’un m’éclaire sur les riches particuliers qui prêtent de l’argent. On parle des banques, mais quasiment jamais de ces créanciers privés (j’ai du mal moi-même à les rassembler sous une expression plus précise), qui sont aussi affectés par la crise des dettes. Aurais-je raté un billet traitant de ce sujet ? Si personne ne s’y est intéressé, c’est peut-être qu’il n’y a pas grand-chose à en dire. Toutefois, j’en doute. M’est avis qu’ils se battent aussi pour sauver leurs meubles.

    1. Ben, par un fait exprès c’est secret de chez secret. On peut pas savoir. On doit pas quoi, protection de la source, quasiment. Inscrit dans la loi.

  23. Nos dettes ne nous ont été imposées que par nous-mêmes parce que nous avons décidé de vivre à crédit depuis plusieurs décennies. Nous avons exigé du « toujours plus » même quand les fruits de notre activité ne nous permettaient pas d’accéder à ce « toujours plus », nous nous sommes donc installés dans une irresponsabilité sans nom vis-à-vis des travailleurs délocalisés (nous avons acheté le fruit de leur labeur à crédit, c’est tellement plus confortable) et nous nous sommes instalés dans un égoïsme sans nom vis-à-vis de nos générations futures (condamnées à rembourser nos excès, c’est tellement plus sympa).

    1. @ Eg.O.bsolète

      Nos dettes ne nous ont été imposées que par nous-mêmes parce que nous avons décidé de vivre à crédit depuis plusieurs décennies.

      Nos dettes ont été imposées par ceux qui ont décidé que nous vivrions à crédit depuis plusieurs décennies, en empêchant les salaires de progresser dans un contexte où l’économie entière n’était plus tirée que par la société de consommation.

      Nous avons exigé du « toujours plus » même quand les fruits de notre activité ne nous permettaient pas d’accéder à ce « toujours plus »

      Ils ont exigé toujours plus de rendement du capital (15 %), même lorsque les fruits de l’activité des travailleurs et les gains de productivité ne leur permettaient plus d’espérer guère plus de 5 %.

      nous nous sommes donc installés dans une irresponsabilité sans nom vis-à-vis des travailleurs délocalisés

      Ils se sont donc installés dans une irresponsabilité sans nom vis-à-vis des travailleurs, des États et du système dans sa globalité, lequel – et c’est le noeud du problème – a permis et encouragé ces comportements prédateurs.

      nous nous sommes instalés dans un égoïsme sans nom vis-à-vis de nos générations futures

      Le système les a installés dans un égoïsme court-termiste sans nom vis-à-vis des générations futures, en reposant sur l’exploitation de l’homme et des ressources naturelles.

      1 partout, balle au centre ?

      1. @Julien Alexandre .
        En donnant au « système » la responsabilité de l’ Ubris … il me semble que l’ on s’interdit ulterieurement de réclamer pour l’ individu le concept de « Raison ». Si le système exploite ce caractère défaillant ou déviant de nos comportements, il faudrait en rechercher la raison et le pourquoi de cette opportunité ….. Pour moi c’est évident , celà provient de la destructuration des groupes initiaux , mais je peux me tromper . Mais il n’en reste pas moins vrai que si c’est le système qui manoeuvre l’ ubris pour ses interets, je ne vois pas comment la raison du groupe pourrait intervenir là ou la raison de l’ individu a échoué .
        /// La fausseté d’ un jugement n’est pas pour nous une objection contre ce jugement …Il sagit de savoir ds quelle mesure ce jugement accélère et conserve la vie , maintient au développement de l’ espece (entropie) …par principe nous inclinons a prétendre que les jugements les plus faux (contraire a la raison ?), sont pour nous les plus indispensables .. A prétendre que renoncer à des jugements faux ce serait renoncer a la vie , nier la vie ..et il suffirait a une philosophie de l’ oser pour se placer ainsi par delà le bien et le mal //// F. N.
        Il me semble qu ici , F. N. defend le naturalisme et accuse les constructivismes .
        Pour moi vous avez tous les deux tort. Le système n’est pas « méchant » ni l’ individu ..la « morale » est normalement contrainte par la structure du groupe..et les tentatives de rétroactions correctives ont toutes échoué .

      2. @ Kercoz

        En donnant au « système » la responsabilité de l’ Ubris … il me semble que l’ on s’interdit ultérieurement de réclamer pour l’ individu le concept de « Raison ».

        Est-ce à dire que vous considérez que les composantes sociales sont étrangères à la genèse du système ? Il ne s’agit pas de déterminer si le système est « méchant » comme vous dites, mais pourquoi il encourage les comportements prédateurs.

      3. Ils ont exigé toujours plus de rendement du capital (15 %), même lorsque les fruits de l’activité des travailleurs et les gains de productivité ne leur permettaient plus d’espérer guère plus de 5 %

        .

        Me rappelle, y’a plus de 20 ans de ça, c’était sur Minitel c’est vous dire, avoir essayé d’expliquer à un gamin que demander 15% de rentabilité à un placement quand la croissance globale est, disons, de 5%, c’est piquer 10% quelque part ! (OK je schématise).

        L’a rien voulu comprendre. Apparemment on en est toujours là. Je ne vise pas celui que je cite (J.A.) mais celui qu’il citait lui-même.
        Ça me semble pourtant de l’arithmétique simple. Mais, en réalité, on a affaire au raisonnement du conducteur devant tourner à gauche au prochain carrefour et qui, voyant la file de droite plus courte, s’empresse de la prendre puis de couper la priorité aux gens sérieux. Et il est content, faut pas croire : « les ai tous b… »

      4. 1, Nos dettes ne nous ont été imposées que par nous-mêmes parce que nous avons décidé de vivre à crédit depuis plusieurs décennies.
        Nos dettes ont été imposées par ceux qui ont décidé que nous vivrions à crédit depuis plusieurs décennies, en empêchant les salaires de progresser dans un contexte où l’économie entière n’était plus tirée que par la société de consommation.

        – Très juste, mes parents n’ont pas pris « grand risque » quand ils ont contracté un prêt pour leur maison .

        2, Nous avons exigé du « toujours plus » même quand les fruits de notre activité ne nous permettaient pas d’accéder à ce « toujours plus »
        Ils ont exigé toujours plus de rendement du capital (15 %), même lorsque les fruits de l’activité des travailleurs et les gains de productivité ne leur permettaient plus d’espérer guère plus de 5 %.

        Très juste, quand mes parents avaient un peu d’argent de côté, ils n’ont pas spéculé et ont acheté quelques pièces d’or qu’ils offraient en cadeau à Noël à leurs enfants…

        3.Nous nous sommes donc installés dans une irresponsabilité sans nom vis-à-vis des travailleurs délocalisés
        Ils se sont donc installés dans une irresponsabilité sans nom vis-à-vis des travailleurs, des États et du système dans sa globalité, lequel – et c’est le noeud du problème – a permis et encouragé ces comportements prédateurs.
        -Très juste, mes parents ont refusé ces comportements prédateurs et ont gardé le minimum de bon sens des gens de la terre qui connaissent la valeur des choses…
        4, nous nous sommes instalés dans un égoïsme sans nom vis-à-vis de nos générations futures
        Le système les a installés dans un égoïsme court-termiste sans nom vis-à-vis des générations futures, en reposant sur l’exploitation de l’homme et des ressources naturelles.
        Très juste, l’ égoïsme court-termiste des avides, pas juste ….pour les humains de bon sens:-)

        1 partout, balle au centre ?

      5. Y-a un truc que je ne comprends pas …

        Que ce soit augmenter les salaires ou faciliter le crédit dans un contexte où l’économie entière n’est plus tirée que par la société de consommation, n’est-ce pas dans les deux cas, stimuler le comportement prédateur du consommateur occidental ?

      6. Il n’y a pas nécessairement de relation de cause à effet ou de fatalité. Tout dépend du modèle de société (de « civilisation ») et du système dans lequel il trouve à s’appliquer.
        Ceci étant dit, comme j’ai eu l’occasion de l’expliquer, même si c’est un fait très accessoire, la qualité coûte cher à produire, donc à acheter. La médiocrité non. La durée de vie des produits de qualité est immensément supérieure à celle des produits médiocres. Permettre aux gens d’avoir des salaires décents qui reflètent un juste partage de la création de richesse oriente naturellement vers l’obtention de produits de qualité, et donc au non renouvellement permanent imposé par les marchandises de qualité médiocre. Il y a des milliers d’exemples.

      7. @ Julien Alexandre :
        /// Est-ce à dire que vous considérez que les composantes sociales sont étrangères à la genèse du système ? /////
        Non , mais je considère que les « composantes sociales » sont déja un processus perverti des interactions du groupe originel .
        Pour moi , le « Système » , en tant que structure societale est une excroissance, une dénaturation , un echec des tentatives de la nature (puisque les « systèmes = civilisations » accélèrent l’entropie ), on peut meme employer le terme « contre-nature ».
        Les interactions des individus dans un groupe originel , ou ds un groupe de groupes ( fractal), n’entrainent pas ce dévoiement ou cette émergence du « système » .

        ///// Il ne s’agit pas de déterminer si le système est « méchant » comme vous dites, mais pourquoi il encourage les comportements prédateurs. /////
        Il est prédateur par « nature », il ne peut y avoir de système vertueux , puisqu’il se base sur une structure qui ne correspond pas au modèle ou l’individu a été formaté . Le seul modèle qui puisse optimiser l’individu et maitriser l’ ubris est le modèle du groupe restreint ou le couple individu-groupe s’est forgé durant si longtemps …il suffit d’admettre que le comportemental interactif lié a ce modèle est aussi rigide que la forme de notre main , pour comprendre que sortir de ce cadre ne peut se faire sans traumatismes .
        En d’autre termes : Ses besoins physiologiques stisfaits , la seule chose qui interesse l’individu est la valorisation de son ego ou « Face » par des interactions (arbre a palabre , troquet ou blog a Jorion … ) Cette valorisation confirmée, dans un groupe originel (théorique), l’individu retourne a son hamac ..
        L’individu du groupe hypertrophié , va tenter cette valorisation par l’ ostentation d’objets ou de femelle hypertrophiée , mais n’etant pas connu , il ne sera pas reconnu et la valorisation rate son but , …frustré il va acquérir un autre objet « valorisant » …etc ..
        Si l’on considère le système comme un organisme autonomisé émergent , il va reconnaitre là un comportement favorisant sa prise de pouvoir (consumerisme) et va le favoriser …
        La seule raison qui autorise ces déviance est la taille trop importante du groupe. Je suis persuadé que nous avons besoin d’une connaissance intime des individus et de hierarchisations croisées pour nous optimiser et nous sécuriser . Il me semble que ds un groupe archaique , le stock personnel doit etre considéré comme du plus haut comique. Si lindividu modrne accumule c’est qu’il ne se sent pas sécurisé par son groupe qui pourtant lui avait échangé sa liberté/agressivité contre une protection intégrale .

    2. Comme beaucoup sur ce blog qui vivent volontairement ou non avec des moyens limités, qui font attention à leur consommation et aux conséquences qui en découlent, je ne me sens pas entièrement concerné par la responsabilité de cette crise. Mais bon..
      De plus, si nous nous trouvons ici c’est justement parce que nous voulons que tout cela change.

    3. @ Eg.O.bsolète

      « nos » dettes, « nous avons décidé », « nous avons exigé du toujours plus »….

      Qui ça « nous » ?
      Vous trouvez que nos sociétés sont assez homogènes pour mettre tout le monde dans le même sac ?
      Votre grosse louche est .. obsolète

    4. SI vous remplacez tout vos « nous » par  » nous les mafieux de la finance, la gangrène du monde » alors votre discours tient debout; sinon c’ est de la foutaise intellectuelle.

    5. Ok, balle au centre, je reconnais avoir forcé un peu le trait sur le « nous ».

      En attendant les peuples ont laissé faire « en leur nom », un peu parce que cela les arrangeait. D’où toutes les questions que l’on est en droit de se poser à propos des démocraties de masses. Comme le fait que le sur-confort de masse à tendance à corrompre la démocratie. Et mettre en évidence cela ne dédouane en rien les quelques uns qui sur-abusent au niveau individuel.

      Les responsabilités sont multiples, il y a des effets de masses et des effets individuels. Pour essayer d’apprécier tout cela correctement il faut tenter d’identifier toutes les responsabilités et tenter de les soupeser entre elles, avec toute la difficulté que cela comporte.

      Je suis de ceux qui pensent que les effets des masses sont plus significatifs que les effets des 1%, même si les richesses de ces derniers sont folles et que leur niveau de vie est indécent. Et donc j’espère que les masses seront capables d’apprécier les diverses responsabilités à leur juste valeur, et qu’elles ne tombent pas dans le piège de croire que surtaxer les riches va tout régler.

      Au niveau de l’économie réelle, si je compare les jets des 1% avec le milliard de bagnoles, je me dis que le problème est davantage du côté du milliard de bagnoles.

      1. Tout en étant d’accord avec votre analyse, je dis qu’il faut arrêter de culpabiliser les gens.
        Ce n’est pas de cette manière que vous arriverez à convaincre les gens de changer de cadre, je pense qu’il faut s’appuyer sur les gens qui sont déjà prêt au changement et il y en a plus que vous croyez.
        Le changement se fera à la marge, pas à l’intérieure de la société actuelle

      2. Effectivement, la consommation ou l’empreinte écologique des « 1% » ne sont probablement pas le principal problème.

        En revanche, quid de leurs pouvoirs économiques et financiers, politiques, médiatiques ? et donc de leurs responsabilités, par exemple, dans l’état calamiteux des finances publiques … ce qui renvoie à l’objet initial du billet de Erik Lambot.

  24. Quand ils sont venus chercher les communistes,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas communiste
    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas syndicaliste
    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas juif
    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    je n’ai rien dit.
    je n’étais pas catholique
    Et, puis ils sont venus me chercher.
    Et il ne restait plus personne pour protester

    (Dachau – Pasteur Martin Niemöller, texte revu par Berthold Brecht)
    .

    1. Een volk dat voor tirannen zwicht,
      Zal meer dan lijf en goed verliezen.
      Dan dooft het licht… Hendik Matheus van Randwijk

      [Un peuple qui se courbe devant les tyrans, perdra plus que vie et biens; la lumière même s’éteindra]

      On peut lire cette exergue fameuse sur un monument commémoratif de la seconde GM, sur la Frederiksplein à Amsterdam [à l’emplacement d’un lieu d’exécution des résistants par l’occupant nazi]. Si j’étais un rien plus courageux, et moins gêné par mes bonnes façons, je serais déjà allé nuitamment masquer le mot tirannen, et le remplacer par bankiers, ou banksters.

      Quelle drôle de sensation quand même, que de savoir son pays occupé par un ennemi invisible!
      Les Grecs l’appellent « les Troïkans », quel nom devrions-nous lui donner?

  25. « L’interdiction des piquets est illégale » .

    Les interdictions judiciaires de piquets ne respectent pas la charte sociale européenne.

    Le professeur émérite de droit social de l’UCL Gilbert Demez estime que les requêtes unilatérales auprès de présidents de tribunaux de première instance visant à faire lever ou même interdire un piquet de grève devraient être déclarées irrecevables car elles ne respectent pas la charte sociale européenne. La jurisprudence est pourtant globalement favorable aux entreprises, reconnaît-il. M. Demez s’inquiète particulièrement des actions judiciaires préventives des entreprises….

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/715805/l-interdiction-des-piquets-est-illegale.html

    1. Malheureusement, certains juges des référés (spécialement au tribunal de commerce) relèvent d’une certaine bourgeoisie, qui ne connaît comme ‘travailleur’ de base que la caissière de son supermarché..

      1. Ces actions sont portées devant le tribunal de première instance, pas devant le tribunal de commerce. Cela dit, l’observation reste fondée…

      2. si je ne fais erreur , il y a eu un jugement qui reconnaissait le droit de gréve et par ailleurs reconnaissait que seules les cours du travails était compétente a ce sujets , ce qui a son époque avait tempéré nombre de soçiétés désireuses de s’y référer

  26. Grève du 30 janvier: Les patrons chez les syndicats.

    (les patrons, le MEDEF flamand)en sont rendus à supplier à genoux les syndicats…excellent.

    Cette fois, ce sont les associations des patrons qui manifestent devant l’entrée des bureaux des syndicats.

    L’organisation patronale flamande Voka mène vendredi matin une action devant les sièges bruxellois de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB. ..

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/715779/greve-du-30-janvier-les-patrons-chez-les-syndicats.html

    1. De toute manière, la VOKA c’est le principal soutien du parti indépendantiste flamand… Ils prônent l’ultra-compétitivité et l’alignement sur le modèle allemand.

  27. Qui peut parler d’information à la TV? chaque chaîne régurgite en quasi synchro les mêmes infos si cela s’appelle ainsi…disons plutôt ce qu’elles sont autorisées à dire, à savoir l’idéologie dominante.Qui dirige la TV sinon de grands groupes privés…Le Figaro n’est il pas lui aussi à la botte du pouvoir…Donc le journalisme de la TV est mort et n’est plus qu’un gagne pain mais plus du tout un métier noble d’investigation et un outil précieux de la démocratie.On lobotomise les masses jour après jour car il vaut mieux avoir des moutons terrorisés, c’est plus facile à gouverner et ainsi les hommes politiques de gauche comme de droite continuent à oeuvrer pour les banques donc les spéculateurs.Les banques normalement contrôlées oeuvrent à 50% dans des bulles spéculatives hors bilan, oui vous avez bien lu…sans que personne ne s’en offusque dans la classe politique à part quelques « aboiements » à vocation électorale du style je lave plus blanc que blanc…
    Les méthodes de voyous de tous ces spéculateurs, et l’association de malfaiteurs avec les politiques et les think tanks le tout gratiné d’économistes à la botte des premiers(et payés pour) font ruiner et mettre notre monde dans le chaos et la barbarie…quel monde pour nos descendants…
    A quand le grand réveil des peuples et le retour à la plus belle valeur de la croissance, le travail …et non la spéculation.

  28. Les journalistes ont réagi bien sûr. Il se défendent et affirment faire leur travail au mieux, en donnant les clés aux gens pour comprendre les enjeux de société etc..
    Voici la réponse, toujours cordiale, mais aussi impérative :

    « Bonjour,

    Oui, c’est vrai, mais vous n’allez pas au fond du problème. Vous êtes habitués à servir de contrepouvoir au politique, vous n’avez pas encore intégré le fait que le pouvoir a plus ou moins changé de mains, insidieusement d’abord et maintenant de manière bien plus radicale.
    Dans vos conseils d’administration et organes de décisions vous êtes éventuellement vigilants aux convictions politiques de ceux qui les constituent, mais vous ne vous interrogez peut-être pas sur les liens que ces personnes peuvent avoir avec le monde bancaire et financier ni quels sont leurs intérêts éventuels à siéger là où ils se trouvent.

    Ensuite je n’ai jamais lu dans un magazine à fort tirage comme le vôtre la moindre interrogation sur l’origine de cette dette, son bien-fondé, et pourquoi elle a été transférée du privé au public, ni suivant quel mandat, accordé par ceux qui in fine vont payer tout cela .. C’est un peu fort quand même non ?

    Quelles sont les clés que vous donnez pour aider à comprendre l’origine de ces inégalités qui se creusent inexorablement depuis une trentaine d’années ? Vous ne vous êtes pas posé la question, je pense, pas sérieusement.. Comment pourriez-vous le relayer alors, même de manière neutre, auprès de vos lecteurs.. Les journalistes des rubriques économiques sont soit aux ordres, sujets à une censure, ou pire, une auto-censure par peur de perdre leur emploi, soit formatés pour penser en termes de confiance des marchés, croissance, PIB.. toutes notions qui ne conviennent pas pour faire fonctionner humainement une société, soit ils ont objectivement des intérêts autres que journalistiques et ils utilisent leur pouvoir pour servir ceux-ci.

    Vous présentez toujours cette dette comme une fatalité, quelque chose auquel on ne peut échapper et qui doit absolument être remboursé. Pas d’interrogation sur la possibilité même de ce remboursement (vous avez déjà fait les calculs ?), ni à quel coût pour la société. Vous n’êtes pas les seuls, mais ce n’est pas une excuse..

    Il y a encore bien d’autres choses à dire, concernant par exemple les syndicats qui font pression sur les politiques en paralysant la société, mais qui eux aussi devraient adapter leur stratégie. Ou des instances européennes qui, de manière pas très démocratique, utilisent cette crise pour accentuer la convergence des économies (un peu à la sauce allemande quand même), pas un mot pour enquêter et dévoiler une partie de cette stratégie (quelles sont les concessions que l’Allemagne accepterait si elle obtient la rigueur, cette politique d’austérité est-elle possible dans un contexte de récession, quelles sont les conséquences néfastes qui pourraient en résulter etc… ). Des liens qui existent entre la rente financière et les citoyens (est-ce raisonnable d’attendre du 10-15% ou plus de rendement de ses placements ?, ou des pensions adossées à des hedge funds qui eux espèrent du 30% de rendement, quelles peuvent être les conséquences invisibles ?). Quelle est la justification historique de l’exonération de taxation du capital au détriment de celui du travail, source d’une bonne partie du déséquilibre du système dans lequel nous évoluons et des problèmes aigus que nous connaissons actuellement ?)..

    Mais ce n’est pas moi le journaliste, tout ce que je peux faire c’est vous indiquer ce qu’on est en droit d’attendre de vous, et insister à nouveau sur votre responsabilité…

    Cordialement,

    EL

  29. Un lien déjà posté sur ce blog, je pense :
    http://www.acrimed.org/article3741.html à propos de la grève du secteur public organisée par les syndicats le 22 décembre dernier.
    J’ai l’impression que l’offensive anti syndicale a, depuis, pris des proportions inquiétantes. TINA s’étale à longueur de pages…

  30. Et pendant ce temps…..
    L’Espagne en crise franchit la barre historique des 5 millions de chômeurs.

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/afp/358634/l-espagne-en-crise-franchit-la-barre-historique-des-5-millions-de-chomeurs.html

    Elle est ‘belle’ l’Europe de M Barroso et de ses technocrates au seul service de la
    finance.

    Encore une preuve de la compromission du politique…pseudo socialiste:

    Le retour à l’équilibre est la priorité du gouvernement belge.

    M. Di Rupo a toutefois demandé que cet effort soit accompagné de mesures qui assurent un « rebond de l’espérance aux citoyens européens ».
    Le Premier ministre Elio Di Rupo (PS) a indiqué vendredi, à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission européenne, que la Belgique soutenait pleinement les projets de discipline budgétaire renforcée pour les pays de l’Union européenne.

    « Il faut une hiérarchisation des priorités, et au top, il y a le retour à l’équilibre. Nous le ferons », a assuré le chef du gouvernement lors d’un point presse avec José Manuel Barroso au Berlaymont avec qui il s’est entretenu vendredi durant une heure trente…

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/715819/le-retour-a-l-equilibre-est-la-priorite-du-gouvernement-belge.html

    Tous ces politiques et technocrates coupables auront des comptes à rendre aux peuples dans quelques années quand nous serons tous en dépression économique, ce pour avoir voulu essayer ‘de sauver’ la finance.
    Que leurs faut il?50 pct de taux de chômage chez les jeunes partout en Europe et 25 pct chez les autres?Et ils s’imaginent que les gens vont accepter cela encore longtemps?
    Dans leurs rêves.

    Can the Germans stop being German?

    …If only everyone was more like Germany, Mrs Merkel seems to be saying, then everything would be fine. In any case, Germany won’t be backstopping the system any further than it already has. With her Lutheran, East German roots, she almost mocks her many critics. “You namby-pamby Westerners know nothing of austerity,” is her central message (I exaggerate only a little). “You have to come from the once-communist East to know what real deprivation is, as well as what it takes to achieve economic rejuvenation. Just shut up and take your medicine. Eventually it will work.”

    It’s a view with which one is bound to have sympathy. Unfortunately, it is also wrong. The European periphery has fundamental problems surrounding its lack of competitiveness, but right now the main problem is absence of demand. This is not going to be solved by repeated rounds of growth-stultifying austerity. Even the International Monetary Fund, that great bastion of financial orthodoxy, has begun to accept that the policy prescription simply isn’t working.

    To regain competitiveness, most of these countries need to leave the euro and devalue, and at least two of them need to default on their public debts as well. But assuming that’s not an option, then there has to be some give on Germany’s part…

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financetopics/davos/9041788/Davos-2012-Can-the-Germans-stop-being-German.html

    1. « To regain competitiveness, most of these countries need to leave the euro and devalue, and at least two of them need to default on their public debts as well. »

      LE complot anglo-américain contre l’euro, pour sauver le dollar !!!!

      (just kidding)

    2. Bien sûr qu’ils vont l’accepter et ils auront le sourire encore quand ils verront comment ça se passe ailleurs. Voyez tous ces gens expulsés de chez eux au pays de l’oncle Sam et d’Obama. A part quelques indignés, vous voyez un mouvement de fond, quelque chose qui ressemble à de la révolte et encore moins de Révolution? NON. Circulez, il n’y rien à voir, passez votre chemin, allez mourir ailleurs. Et en plus ils votent ces gens là ! Ils ne sont pas connus. Oui, mais direz vous, ils sont les 99%. C’est pas une raison, ils ont toujours voté comme on a voulu. Il n’y a pas de raison que ça change.

  31. @alexandre le libraire

    Je partage tout à fait votre sentiment mais le traitement qu’inflige la presse à la grève de lundi pose sérieusement question.

    Cette grève générale semble incompréhensible à beaucoup. Les syndicats étant les premiers à ne pas expliquer les enjeux RÉELS de tout ce qui se passe en ce moment. C’est du pain bénit pour la presse mainstream qui se garde bien d’investiguer plus loin que le bout du nez du lecteur lambda et d’un monde politique entièrement voué à la perpétuation d’un système qui lui garantit sa pérennité.

  32. La voix de son maître ; il suffit de se poser la question de savoir à qui appartiennent les médias et vous aurez la réponse.

  33. J’ai tenté à quelques reprises de laisser quelques commentaires sur l’excellent blog de P. Jorion (avec qui j’ai échangé aimablement par e-mail sur ce sujet) mais hélas le filtre anti-spam du blog ne m’en a pas laissé un seul en ligne.
    L’outil Akis…(à compléter chez vous pour éviter sa censure), présenté comme pratique, inclus dans WordPress, gratuit ou presque, exerce une exclusion définitive à tout le moins gênante pour ne pas dire suspecte.
    Il déteste tous les intellectuels non alignés mondialement reconnus (P. Bour…, N. Choms..), ainsi que tous les termes recouvrant de près ou de loin l’idée d’un possible « complot mondial ».
    Les origines – créateurs, fonds d’investissement…-de ce logiciel mériteraient peut-être qu’un informaticien curieux et compétent s’y intéresse.
    Si l’on devait découvrir que la blogosphère mondiale est filtrée à 40% par un service d’intelligence étrangère type CI…, NS…, avouez que ce serait ballot.
    Ne pas être parano est sans doute indispensable, mais être naïf est souvent de la bêtise.
    J’espère que mon commentaire vous aura amusé et vous aura permis un instant de regarder la lune plutôt que le doigt.

      1. Merci pour votre réponse mais j’avais remarqué pour C. et B., c’était de l’humour. Par définition, la censure automatique d’Akismet ne vous permet pas de savoir à priori quels termes ne sont pas autorisés, et pourquoi donc votre message a été modéré.

      2. @ Rabajoie

        Vu les horreurs qui passent le filtre d’Askimet, je crois que leur filtre ne retient en réalité que les spams les plus longs et c’est tout (du genre 50 adresses de sites Viagra d’affilée).

        Heureusement, le second volet de modération veille 😉

    1. Si l’on devait découvrir que la blogosphère mondiale est filtrée à 40% par un service d’intelligence étrangère type CI…, NS…, avouez que ce serait ballot…
      J’espère que mon commentaire vous aura amusé et vous aura permis un instant de regarder la lune plutôt que le doigt.

      Va z’y mon chou, c’est open-space rien que pour toi, face de lune ! Fais nous des révélations explosives et lunaires qu’on n’aurait lues cent fois, ici ou ailleurs… qu’on se marre un peu plus.

      1. Restes correct, et si tes moeurs te font dialoguer avec tes amis garçons de cette façon, bonne bourre mais sans moi, face de clown

  34. Le problème est aussi que l’on tient à cette Pax Romana universelle, même invalidée car elle protège de l’avenir incertain. La prison est aussi une protection. L’universel même faux est une protection, car valeur partagée, scintillante de son universalité. L’universel de Marx (Le soleil de l’universel), en ce moment existe sous une forme individualiste en théorie mais le paradoxe n’est qu’apparent. La valeur est partagée. Bref, on peut tenir a des mensonges plus qu’à la vérité pourvu qu’ils soient une norme mondiale rassurante … La norme rassure, la croyance partagée ou supposée telle.

    Une sorte de nostalgie nous tient prisonniers de ce monde qui malgré tout est le nôtre, celui où on a grandit, qui nous promettait tellement, dans l’euphorie des années 70-80…

    1. Oui sans doute. Mais à l’âge de 10 – 15 ans je n’aurais jamais imaginé que ce monde puisse devenir comme une prison… à ciel ouvert. Et vous ?

  35. A quand une grève coordonnée au niveau européen, pour bien montrer à nos gouvernants que nous ne voulons pas de leur Europe des marchands et de la finance.

    Chaque grève nationale est instrumentalisée par les autres gouvernements des états membres pour accuser les salariés du pays en question d’irresponsabilité.

    Voir mon message sur la construction d’une autre Europe ici
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=33182#comment-286844

    Paul

  36. En fin de discussion commentaire N° 22

    Désolé pour ces messages à répétition, je ne sais pas modifier un message pour corriger une erreur…

    Paul

  37. Suite de la saga » Patrons VOKA ( du nord ) V.S. ????…ce qui reste de démocratie » :-(((

    Le cabinet d’avocats Claeys & Engels demandera lundi, à l’occasion de la grève générale, à des huissiers et à la police de faire lever des piquets devant des entreprises. Il attend des ordonnances de présidents de tribunaux de première instance, après avoir introduit des requêtes….
    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/715834/le-droit-de-greve-n-est-pas-absolu.html

    Réplique :
    Le professeur émérite de droit social de l’UCL Gilbert Demez estime que les requêtes unilatérales auprès de présidents de tribunaux de première instance visant à faire lever ou même interdire un piquet de grève devraient être déclarées irrecevables car elles ne respectent pas la charte sociale européenne….

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/715805/l-interdiction-des-piquets-est-illegale.html

    1. Oui, mais le brillant Roger Blanpain (émérite de la KUL) rétorque que la grève est illégale (dans le Standaard…)

  38. Pourquoi paralyser les transports? Pourquoi ne pas faire une journée « tarif 0 » au moins sur ce terrain? L’impact serait le même, et ne ferait pas chier les indépendants qui comptent travailler car ils n’ont pas un syndicat qui assure leur arrière et leur journée financièrement parlant… Mais je suppose que c’est trop demander…

      1. Alors il est urgent de faire passer une loi OBLIGEANT un service minimum… Car les grévistes ne devraient pas avoir le pouvoir de paralyser les gens qui veulent travailler. Ça, ça devrait être illégal.

      2. @ Jérémie

        Alors il est urgent de faire passer une loi OBLIGEANT un service minimum… Car les grévistes ne devraient pas avoir le pouvoir de paralyser les gens qui veulent travailler. Ça, ça devrait être illégal.

        Ok. Mais alors à la condition expresse que toutes les avancées sociales obtenues par les grèves ces 200 dernières années soient refusées aux travailleurs qui préfèrent aller travailler.

        Bon retour au Moyen-Age social 😉

      3. Allons, le « cavalier seul » a toujours existé, pb qui se pose aussi dans la gestion individuelle des ressources communes.

      4. @ Jérémie :

        service minimum = 1 train de quatre voiture par heure là où il en roule normalement 5 de huit voitures duplex…

        Je suis certain que les non-grévistes désireux d’aller travailler se presseront en masse sur les quais pour rejoindre gaiement, dans la joie et la bonne humeur, leur poste de travail.

    1. Jérémie, faire un tarif zéro, c’est contraire à l’esprit de la grève générale qui est en partie mythologique, et qui, aussi, sert à donner du moral.

      En revanche, je suis absolument favorable à ce que les grèves des transports en commun proprement dites soient « commuées » en gratuité!
      ♀C’est illégal? Eh bien, que les syndicats se battent! Leur seule existence elle-même était illégale au XIXème siècle !

      ♂Ça ferait mal au patron, ce qui tout de même le but d’une grève, et ça cesserait de faire mal à toutes sortes d’usagers faibles qui n’ont pas de transport personnel!

      ♀♂♪ Syndicalistes, de la créativité que diable, et de l’audace !

  39. Cher Monsieur Lambot,
    Je ne connais pas votre position alors, je suis allé voir qui vous pouviez être.
    Vous êtes donc infirmier gradué. Peut-être même syndicaliste au centre de cyclotron.
    La crise comme la dette n’est pas une fatalité. Elle est même bénéfique pour réveiller les endormis.
    Elle était prévisible et Paul étant sur place, de visu; l’a fait.
    Tant que tout va bien, que fait-on, on encaisse.
    La grève, j’en ai parlé de multiples fois. Le dernier « les champignons de la grève » Je ne vais pas citer l’adresse, ce n’est plus la journée porte ouverte sans médiation. Mais je suis assez visible sur Internet.
    Que vous le faisiez en direct ou en différé par l’intermédiaire de votre épargne de votre pension légale vous y participez à cette descente aux enfers.
    Mais poussons plus loin, quand vous voyagez à votre compte (pas celui du centre de cyclotron), où allez-vous à Bruxelles nationale ou bien allez vous utiliser un avion de la Ryanair?
    En d’autres mots, êtes-vous un des nombreux fossoyeurs de la Sabena?
    Quand vous achetez quelque chose, regardez-vous d’où cela vient et ensuite allez voir si le prix n’est pas un don de l’esclavage d’un autre pays moins riche que le nôtre.
    Cherchez-vous à casser les prix, à obtenir le prix le plus bas?
    Attention, dans notre monde en manque de solidarité, ce n’est pas les journalistes que vous allez trouver sur votre chemin. Ce sont les autres qui ne voient pas l’intérêt d’une grève alors que le gouvernement vient juste de prendre son départ.
    Je ne suis ni de gauche ni de droite. Je pourrais m’en foutre royalement.
    J’observe, c’est tout. Un journaliste observe aussi.
    Avec mes sincères salutations

    1. Visible sur internet, mais ici bien caché derrière son pseudo L’enfoiré. Et attaquer l’homme pour le plaisir plutôt que d’alimenter le débat sur la responsabilité des médias dans la crise actuelle. Internet a du bon mais il permet aussi ces petits plaisirs pervers…
      Soyons sur la défensive puisque c’est ce que vous voulez : je n’ai jamais pris Ryanair et ce n’est pas demain que ça va commencer. Et effectivement je fais attention à ce que je consomme, je réfléchis aux conséquences de mes actes.

      Pour le reste, la grève de lundi arrive tôt je suis d’accord. Mais il n’est pas dit qu’elle ne soit pas pilotée par un Elio di Rupo assez retors pour avoir deux fers au feu : d’un côté « Priorité à l’austérité européenne », et de l’autre « Faites bien gaffe aux réactions des peuples ».

      Et les syndicats doivent effectivement encore apprendre à identifier l’adversaire, pour ne pas sombrer dans des automatismes qui leur porteraient préjudice dans les combats ultérieurs.

      Mais comme expliqué dans le billet, cette action ne fait probablement que préfigurer ce qui risque d’arriver lorsqu’on va VÉRITABLEMENT commencer à toucher au patrimoine ou au pouvoir d’achat de tous « ceux qui ne voient pas l’intérêt d’une grève alors que le gouvernement vient juste de prendre son départ ».

      Le rôle d’un journaliste n’est pas que d’observer bêtement. On lui demande d’être les yeux de la démocratie, de questionner, d’enquêter, de révéler, de comprendre et d’expliquer.

      1. @Erix le Belge,

        « Visible sur internet, mais ici bien caché derrière son pseudo L’enfoiré. Et attaquer l’homme pour le plaisir plutôt que d’alimenter le débat sur la responsabilité des médias dans la crise actuelle. Internet a du bon mais il permet aussi ces petits plaisirs pervers… »

        Erix le belge, c’est quoi. Est-ce vous l’auteur du billet? Peut-il répondre si ce n’est pas le cas. Il n’a pas besoin d’interprète à mon avis.
        Je ne suis pas Anonynous, n’ayez aucune crainte. Cherchez et vous trouverez.
        Alimenter le débat, vous rigolez avec votre intervention? Où est l’alimentation?
        Un enfoiré peut en cacher un autre.
        Quant à la perversion, je ne vois pas où elle se cache dans ce que j’ai demandé avec beaucoup de gants.

        « Soyons sur la défensive puisque c’est ce que vous voulez »

        Encore une fois à côté de la plaque. Il n’est pas question d’être sur la défensive.

        « je n’ai jamais pris Ryanair »

        Bravo. Mais je retourne au début de mon intervention à ma question, êtes-vous l’auteur du billet?

        « Priorité à l’austérité européenne », et de l’autre « Faites bien gaffe aux réactions des peuples ».

        Absolument.

        « Et les syndicats doivent effectivement encore apprendre à identifier l’adversaire »

        Comme pour tout le monde d’ailleurs. Comme je viens de le dire, un enfoiré peut en cacher un véritable.

        Mais comme expliqué dans le billet, cette action ne fait probablement que préfigurer ce qui risque d’arriver lorsqu’on va VÉRITABLEMENT commencer à toucher au patrimoine ou au pouvoir d’achat de tous « ceux qui ne voient pas l’intérêt d’une grève alors que le gouvernement vient juste de prendre son départ ».

        Si je vous disais que j’ai fait la grève avant vous, vous en tomberez raide?

        « Le rôle d’un journaliste n’est pas que d’observer bêtement. »

        Cela peut-être, en effet. Comme tout le monde les leurres existent.

        « On lui demande d’être les yeux de la démocratie, de questionner, d’enquêter, de révéler, de comprendre et d’expliquer. »

        Cela n’empêche rien. En fait il y a deux types de journalistes.
        Celui qui se doit de suivre l’actualité comme un candidat à l’erreur et l’autre, qu’on appelle le journaliste d’investigation qui se fout de l’actualité, qui prend son temps avant de sortir son article.

        Est-ce plus clair?

  40. Délocalisons l’ensemble des gouvernements européens et mettons des chinois à la place.
    Agir ensemble (tous les pays européens) ne sera pas simple,en france par exemple il y a encore trop de bien-etre et c’est le chacun pour soi,malheureusement.
    Par contre pris individuellement tous le monde vous dira son ras-le-bol des élites qui nous gouvernent

  41. @Julien

    Ce raisonnement ne tiens pas. On ne peut pas sous entendre que parce qu’on accorde de la valeur à certaines actions syndicales, on « signe » systématiquement pour toutes, même les plus abusives. Chaque avancée doit être prise indépendamment, et peut, ou non, être validée selon l’avis personnel. Penser « c’est tout ou rien », c’est se rapprocher d’une manière de penser nettement plus dangereuse que ce contre quoi soit disant les syndicats luttent.

    L’important c’est le choix.
    Les grévistes n’ont pas à considérer leur action plus « juste » que l’action des gens qui veulent travailler. De facto, le « droit de grève » est devenu de nos jours j’ai l’impression « l’obligation de grève ». Et là, ça pose un très sérieux problème. Car le choix n’existe plus. Un groupement de personne vient contrôler la liberté des autres (au travers des piquets ou pressions morales par exemple). D’ailleurs, si comme lu plus haut, faire sauter les piquets est réellement illégal, alors je me dis « pauvre Europe »… Et ça me fera hésiter à engager ici plutôt que dans des pays plus « avantageux » le jour venu. Et je le ferai sans scrupule si cela me permet de ne pas être soumis à ce que je considère comme la « main mise omniprésente des syndicats au sein des entreprises ».

    Ensuite, sans être un expert en économie, il me semble que cette grève mets en péril l’activité économique globale. Et ça, c’est dangereux. Ces grèves représentent des pertes sèches pour le secteur privé. Si à force, cela provoque des licenciements de masse, c’est vous qui aurez creusé votre propre tombe, car le système social n’a pas la capacité de supporter un afflux massif de chômeurs.

    1. @ Jérémie

      Oui, liberté individuelle, blabla. La dernière fois que j’ai regardé, les avancées sociales étaient le fait du groupe, pas de l’individu isolé. Petit rappel : pour qu’une grève instaure un rapport de force, il faut qu’elle ait un impact. Sinon, elle ne sert à rien.

      Car le choix n’existe plus

      Ah bon ? Si c’était le cas, il y aurait 100 % de grévistes non ? Là aussi, il me semble que c’est loin d’être le cas.

      Et ça me fera hésiter à engager ici plutôt que dans des pays plus « avantageux » le jour venu. Et je le ferai sans scrupule si cela me permet de ne pas être soumis à ce que je considère comme la « main mise omniprésente des syndicats au sein des entreprises ».

      Bon vent ! D’autres investisseurs et patrons un peu centrés sur l’homme seront ravis de le faire à votre place en traitant leurs employés dignement (ce qui soit dit en passant évite en général d’en arriver à la grève à l’échelle d’une entreprise).

      Ensuite, sans être un expert en économie, il me semble que cette grève mets en péril l’activité économique globale.

      Ah ! Et parce que l’austérité et la crise depuis 4 ans ne mettent pas « en péril l’activité économique globale » peut-être ? Ben non, suis-je bête, c’est un jour de grève en Belgique qui a cet effet.

      Petit bout de la lorgnette, quand tu nous tiens…

      1. Oui, liberté individuelle, blabla. La dernière fois que j’ai regardé, les avancées sociales étaient le fait du groupe, pas de l’individu isolé.

        Et alors concernant les avancées poussées par le groupe? Faut il donc englober toute la population dans ce dit groupe juste parce que cela arrange les initiateurs du mouvement? Tiens tiens… Mais cela ressemble doucement à vouloir formater la pensée tout ca… Chose que vous semblez reprocher de l’autre côté… Donc, j’en reviens au raisonnement de base, ce n’est plus un droit de grève, mais un devoir de grève. Je suppose que vous pensez que 100% de la population devrait faire grève…

        Ah bon ? Si c’était le cas, il y aurait 100 % de grévistes non ? Là aussi, il me semble que c’est loin d’être le cas.

        Si il n’y a pas 100% de grévistes, cela n’empêche que vous paralysez le système, du moins en partie (je m’attaque principalement au transport je l’admets où j’estime à la limite du scandaleux l’arrêt de travail fort probable de tout le personnel de la STIB, ou l’impossibilité de sortir des dépôts à cause des grévistes zélés qui bloqueront leur propre collègue dans l’irrespect le plus absolu). Chez un de mes clients, étant donné l’absence de transport, la majorité des employés seront en « homeworking ». Mais auront ils accès à tout ce dont ils ont besoin pour être aussi efficace que si ils étaient au bureau? Rien n’est moins sûr. Cela impacte donc la rentabilité. Car même si ce mot peut rendre certaines personnes malades, il correspond à la réalité.

        Bon vent ! D’autres investisseurs et patrons un peu centrés sur l’homme seront ravis de le faire à votre place en traitant leurs employés dignement (ce qui soit dit en passant évite en général d’en arriver à la grève à l’échelle d’une entreprise).

        Bien entendu. Je laisse avec plaisir le choix à d’autres d’être verrouillé par le système qui accorde un pouvoir nettement trop important aux syndicats au sein des entreprises. Encore plus quand j’entends certaines anecdotes de réaction de syndicats dans certaines entreprises qui sont à la limite du gag tant c’est risible. On en est arrivé tellement loin dans certains cas (chez Belgacom entre autre) ou les syndicats défendent des gens qui annoncent pratiquement ouvertement ne juste pas vouloir travailler. Des gens qui devraient être foutu à la porte sans autre forme de procès. Et ces gens là aussi coûtent à l’entreprise.

        Ah ! Et parce que l’austérité et la crise depuis 4 ans ne mettent pas « en péril l’activité économique globale » peut-être ? Ben non, suis-je bête, c’est un jour de grève en Belgique qui a cet effet.

        L’ensemble des PME et indépendants perdent environ 50 millions d’euros par jour de grève sur l’ensemble du pays. C’est un chiffre colossal. Je ne sais pas combien il y a eu de grèves générales récemment (trop en tout cas), mais on en est à 2 en même pas 2 mois, ca fait 100 millions de perdu. Si on ramène le tout à l’échelle d’une entreprise, il est évident que le manque à gagner devrait se compenser par le licenciement de personnel.

        J’en arrive à ma conclusion finale car de toute façon, je me doute que sur un tel blog avec un tel sujet initial, je représente une minorité et débattre n’apportera rien de plus vu que lundi, vous pourrez de toute façon aller en rue et faire chier une autre partie de la population, si vous voulez plus, travaillez plus plutôt que vous plaindre.

      2. @ Jérémie

        Ah, les ravages du simplisme et de la caricature.

        Et alors concernant les avancées poussées par le groupe? Faut il donc englober toute la population dans ce dit groupe juste parce que cela arrange les initiateurs du mouvement?

        Non, encore une fois, je vous souhaite de retourner aux 100 h par semaine, sans congés, sans allocations quelconques, sans protection sociale, etc. Aucune raison de faire profiter des avancées sociales ceux qui se sentent « pris en otage » par les mouvements sociaux.

        L’ensemble des PME et indépendants perdent environ 50 millions d’euros par jour de grève sur l’ensemble du pays. C’est un chiffre colossal.

        En effet, c’est « colossal »… Vous dormiez pendant ces 4 dernières années ? Non, parce que les « millions », c’est obsolète, tout comme les milliards. Aujourd’hui on compte les pertes de la crise en trillions. Alors vos 50 millions « colossaux »…

        si vous voulez plus, travaillez plus plutôt que vous plaindre.

        Je vous invite à lire le billet de FOD. C’est quand même préoccupant de voir que même les gens aux manettes des entreprises n’ont toujours pas compris que l’augmentation de la durée du travail était totalement anachronique.

      3. @ Béotienne

        Réponse hors sujet : il faut que l’image soit en ligne. Vous utilisez la balise « image » dans le champ commentaire et vous renseignez l’URL de l’image en ligne.

  42. Vous avez quand même de la chance de ne pas vivre en Amérique du nord car ici, beaucoup plus de journalistes encore sont acquis à la cause du capitalisme et du néolibéralisme.La propagande est énorme.

  43. « NOUS N’EN SOMMES PAS RESPONSABLES. Elle nous a été imposée par un système financier dévoyé dirigé par une minorité d’acteurs internationaux qui se jouent des lois, et qui ont la possibilité de faire payer les montants astronomiques qu’ils ont perdus en jouant au casino, à une population mondiale sans défense. » FAUX ! FAUX! FAUX! Mensonge et/ou connerie!

    Si, mille fois NOUS EN SOMMES RESPONSABLES. Elle a été le choix de nos ÉLUS, que nous réélisons sans cesse pour avoir les mêmes après plus de 500 jours de non-gouvernement, qui sont corrompus avec le logement social même (!), qui nous promettent que demain on rase gratis, qui pour cela NOUS ENDETTENT AUPRÈS DES USURIERS DONT ILS CONNAISSENT LES CONDITIONS ET LES PRATIQUES (pour des travaux inutiles mêmes) et qui après cela se défaussent sur le monde de la finance dont ils lèchent les couilles, qu’ils engraissent et auquel ils participent comme administrateurs.
    Qui va être affecté par la grève ? En aucun cas comme jadis l’industriel qui se voyait ainsi privé de ses exploités, en aucun cas aujourd’hui les financiers qui s’en tapent, l’argent n’étant pas dans des usines ni dans les services publics en grève, mais partout et nulle part dans le monde.

    Moi je suis cohérent. Je n’ai plus de voiture, je mange très peu de viande, je ne prends jamais l’avion pour aller dans un solarium exotique, quand j’ai trop froid je n’oublie pas que le pull cela existe, je m’informe sur où et comment ce que je consomme a été produit et le tout à l’avenant. Je suis un révolutionnaire modeste et de tous les jours.
    Lundi je n’aurai aucun moyen de transport, même les taxis seront overbookés, les camarades ne peuvent pas m’aider disent-ils et le CEGEC, mon patronat non-marchand « humaniste », est intraitable : ceux qui ne donnent pas cours sont réputés grévistes. Je n’en ai pas les moyens, j’ai la charge –que j’assume- d’enfants encore aux études et cela à 60 ans, et je me trouve en triple tenaille entre un premier ministre socialiste wallon, un patron non-marchand humaniste sans humanité et un syndicalisme borné, rétrograde et réactionnaire, qui défend ses intérêts en vue des élections sociales, qui bénéficie de privilèges fiscaux et qui n’hésitera pas à prendre la bagnole pour aller bloquer les services publics.
    Les défenseurs patentés des travailleurs et des humbles font ainsi le lit de révoltes qui ne conduisent pas à des lendemains qui chantent mais au fascisme, que l’étiquette soit de gauche ou de droite.

    Voilà mon état d’esprit. Lundi je vais souffrir, pas la HAUTE FINANCE !

    1. Je comprends votre colère, mais je vous suggère de prendre un peu de hauteur. Nous vivons une période charnière de l’histoire contemporaine, cela vaut bien quelques inconvénients personnels.
      Les politiques et les syndicats sont ce qu’ils sont bien sûr, mais vous vous trompez d’adversaire dans ce cas-ci. Qu’avons-nous fait de plus, nous les citoyens, que les politiques pour arrêter la prise de pouvoir insidieuse des banques et de la finance. Tout le monde est un peu dépassé, je crois. Vous ne comprenez pas que cette crise vient de bien plus loin, elle est d’une ampleur potentielle gigantesque et, comme un tsunami, elle pourrait tout emporter sur son passage.
      Cela mérite un combat, non ?

  44. Bonjour,

    Je suis déléguée syndicale dans mon entreprise et je peux vous assurer que je ne tire aucun profit de ce statut : je suis déléguée parce qu’aujourd’hui, c’est le seul contre pouvoir qu’il nous reste face aux pouvoirs politiques et financiers. La grève de lundi, n’est pas un énième mouvement syndical mais une action citoyenne contre les décisions politiques, dirigées par le financier et non par l’intérêt général. Je trouve dommage, si les statistiques sont exactes, que les citoyens voient en ce mouvement un adversaire, ils ont tendance à oublier que les avantages qu’ils obtiennent, viennent de l’action syndicale. Le mouvement syndicale n’a pas toutes les qualités, les centrales peuvent être critiquées sur plusieurs points mais la militante que je suis reste convaincue qu’il n’existe pas d’autre moyen pour se faire entendre. Si ceux qui se contentent de critiquer, réfléchissaient à l’amélioration de la contestation, aux moyens à mettre en oeuvre, nous pourrions certainement être plus fort face à un pouvoir qui ne semble plus intéressé à nous représenter.
    Je ne suis pas dans une situation économique difficile, je peux envoyer ma fille à l’école et aller en vacances mais aujourd’hui, d’autres que moi, de plus en plus nombreux, rencontrent des difficultés et c’est aussi pour eux que nous nous exprimerons lundi !

    1. D’accord Wendy, mais avouez que les syndicats – que moi aussi je tiens pour indispensables – ont beaucoup péché ! La liste est énorme de leurs fautes non seulement personnelles mais surtout structurelles: collaboration de classe (la concertation à la belge, bien institutionnalisée, source de places diverses et de contamination idéologique par l’adversaire, pardon, le « partenaire » « social »), soutien consanguin aux partis de gouvernement, participation au modèle consumériste, réduction des objectifs, et trop souvent de la réflexion, à la cause salariale et aux « moyens » (des chiffres et des budgets), clientélisme, cooptations plus qu’élections. Le machisme aussi est fabuleux.

      Rien que pour les transports en commun, moi j’enrage de constater leurs arrêts de travail anti-pauvres, et j’ai donc écrit ce petit mot ici plus haut: http://www.pauljorion.com/blog/?p=33215#comment-287130 .

      Dans l’enseignement, où j’ai travaillé trente ans, le marche-pied quasi obligé dans tous les réseaux, en tout cas ultra-majoritaire, avant d’atteindre un poste de direction, est désormais celui de délégué syndical. Devinez donc pourquoi aujourd’hui certains profs deviennent délégués !

    2. Le mouvement syndicale n’a pas toutes les qualités, les centrales peuvent être critiquées sur plusieurs points mais la militante que je suis reste convaincue qu’IL N’EXISTE PAS D’AUTRE MOYEN DE SE FAIRE ENTENDRE. Si ceux qui se contentent de critiquer, réfléchissaient à L’AMÉLIORATION DE LA CONTESTATION, aux moyens à mettre en oeuvre, nous pourrions certainement être plus fort face à un pouvoir qui ne semble plus intéressé à nous représenter.

      Qu’en savez vous qu’il n’existe pas d’autre moyen de se faire entendre, j’ai pas attendu qu’on me dise ce qu’est la crise pour entreprendre un combat alternatif à mon niveau, mais vous ne descendrez jamais de votre piedestal pour venir examiner ces alternatives, vous êtes figées dans un mausolée qui date du 19 eme siècles alors qu’il n’y avait pas à ce moment d’autres alternatives.
      Si vous voulez l’amélioration de la contestation et bien faites un pas de côté et venez nous voir.
      Commencez par lire mon site avec tous ses liens.

  45. Merci pour cet article salutaire.

    Par rapport à certaines réactions plus que navrantes :

    Je pensais naïvement que, justement, sur ce blog on pouvait s’attendre à voir des gens ayant un esprit un peu plus ouvert, éveillé et capable d’analyser les choses au-delà du ronron quotidien et de la bien-pensance ambiante.

    Une grève générale interprofessionnelle, ce n’est pas, contrairement à ce qu’affirment les gens qui ne savent pas de quoi ils parlent, un événement courant. Il n’y en a pas tous les ans, ni même tous les 5 ans. Retournez donc lire vos livres d’histoires, les bouquins du CRISP, et ensuite vous reviendrez un peu plus instruits.

    Une grève générale, c’est plus qu’un avertissement. Et, oui, ça sert à quelque chose. Oui, contrairement à ce que tous ceux qui beuglent et vomissent leurs « de toute façon tous du caca ça sert à rien – bandes de salauds vous allez m’emmerder moi, moi, moi, moi, moi !!!! » affirment. Le patronat est mort de trouille à l’idée que cette grève soit un succès. Les politiques aussi, surtout le PS qui sent enfin arriver le moment où il va devoir payer les conséquences de sa trahison de celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Si vous étiez syndiqués, si vous alliez dans les assemblées syndicales – ah ben oui, ça demande du temps, c’est pas bieeeeeen – si vous daigniez écouter les délégués dans les entreprises quand ils viennent expliquer pourquoi ils appellent à rejoindre le mouvement, vous le sauriez. Mais c’est tellement plus facile de surtout refuser de voir, de savoir, de se concentrer sur son petit nombril et de râler comme un enfant pourri gâté.

    @Richard Kneip : contrairement à ce que vous affirmez, si je lis la description que vous faites, vous n’êtes pas un révolutionnaire, vous vous accommodez du système, et vous faites ce qu’il faut pour survivre dedans, et non pas vous placer en opposition. Bref, vous faites le gros dos, et vous laissez faire, vous acceptez.

    Je ne reviens pas sur les balades dominicales, d’autres ont déjà dit que ce n’est pas en rassembler les dames patronnesses à la sortie de la messe du dimanche matin qu’on établira un vrai rapport de force. Le jour où on établira un rapport de force en faisant une balade qui ne gêne personne et ne frappe pas l’activité économique, on me préviendra. Ce genre de machin ne sert qu’à une chose : se donner bonne conscience en préparant déjà l’atterrissage.

    J’en ai aussi plus qu’assez des grands donneurs de leçon qui viennent cracher sur « le syndicat » sans la moindre nuance, en faisant des amalgames qui sont insultants pour les militants et les délégués qui se décarcassent et font un boulot ingrat, difficile pour défendre les gens, les informer, les mobiliser – et souvent sans même connaître. Qu’il y ait des problèmes, des doutes, des incompréhensions avec certaines instances, soit. Mais c’est le terrain qui compte.

    Ceux qui provoquent des discussions, des débats, ceux qui aident à la prise de conscience dans les entreprises, ce sont les délégués syndicaux. Je viens de passer deux jours à rencontrer tous les travailleurs de mon entreprise, à expliquer les enjeux, à expliquer les injustices des mesures, et à débattre avec ceux qui le souhaitaient, et je peux vous affirmer qu’il y aura du monde au piquet lundi, et que ceux qui ne pourront pas venir ne se contenteront pas de se dire « on a un jour de congé en plus grâce à ces cons de syndicats » : ils seront en grève.

    Si nous ne faisons pas ce travail, ce ne sont certainement pas les réfractaires à tout, qui crachent sur tout, mais qui ne font rien, qui le feront. Si le monde change un jour, c’est parce que nous l’aurons fait changer en bougeant nos fesses. Pas en dénigrant tout avec la facilité et l’absence de risque si commode et confortable de faire couler son fiel sur un blog internet.

    Enfin, je termine par une réaction aux propos de Richard Kneip. Je ne peux pas accepter de lire des inepties comme : « Nous sommes responsables » de la dette et de ce qui arrive.

    Encore une fois, il faudrait se sortir la tête hors du sable, et avoir un peu de recul et d’analyse. Non, ce n’est pas notre faute si on a donné le pouvoir aux agences de notation. Non, ce n’est pas notre faute si les états ont décidé de se financer sur les marchés plutôt que de passer par leurs banques centrales. Non ce n’est pas notre faute si l’Allemagne a mené et continue à mener une politique sans pitié de destruction des plus pauvres et des plus fragiles dans son territoire, et veut l’imposer à tous les autres. Non, ce n’est pas notre faute si des emplois piège ont été créés – plans « Activa », plans « Win-win », plans « Rosetta » et tous les autres – dont l’effet a été de vider les recettes de la sécu sans être le déclencheur d’une vague de création d’emplois (pur effet d’aubaine), et d’enrichir les actionnaires via les dividendes payés par les entreprises qui se mettaient en poche les cotisations sociales qui sont pourtant partie intégrante du salaire différé des gens. Non, ce n’est pas notre faute si les US of A ont sombré à l’automne 2008, emportant tout le monde avec eux. Non, ce n’est pas notre faute si les états ont plombé leurs dettes en sauvant le système financier qui, en remerciement, s’est ensuite retourné contre eux. Non, ce n’est pas notre faute si la BCE prête à 1% aux banques privées qui ensuite prêtent aux états à 6, 7 % ou bien plus pour la Grèce !

    Quant à l’argument simpliste « c’est nos politiques qui l’ont fait, nous les avons élus », il faut donc encore rappeler les bases de raisonnement que tout un chacun devrait avoir :
    – en Belgique, le scrutin est proportionnel. Il est donc pratiquement impossible d’y avoir autre chose qu’une coalition. De plus, il y a deux grandes communautés linguistiques qui doivent chacune amener une coalition majoritaire dans leur « territoire » pour former un gouvernement. En Flandre, la droite est hyper-majoritaire et sectaire envers la gauche, particulièrement les Ecolos (Groen!). En Wallonie, le PS est le plus grand parti, mais il n’est pas majoritaire. Au cours du temps, la gauche n’a donc JAMAIS été au pouvoir en Belgique, dans le sens où l’entend un français. Il n’y a donc jamais eu de vraie politique de gauche. Je passe sur le gouvernement actuel, j’ai assez exprimé mon rejet du PS dans un débat qui a duré un weekend sur ce même blog.
    – en Europe, la majorité des gouvernements sont de droite. Et que l’on arrête de me bassiner avec le SPD et le Labour ou encore Zapatero. Ces gens sont de droite, quelle que soit l’étiquette qu’ils se donnent. De plus, les pays de l’Europe de l’Est font des crises d’angoisse et de paranoia dès qu’ils voient le nom de Marx, le mot communisme ou – même au sein de la CES – quand les organisations syndicales belges comme la FGTB se battent pour qu’il y ait des actions beaucoup plus fortes.
    – et puis, l’évidence : je ne permets à personne de me dire que « c’est ma faute », je suis responsable de mon vote, je vote – hé oui, tant de grands critiques sont trop feignasses pour bouger leurs fesses et voter, surtout en France, où une vraie gauche existe encore, tellement plus facile de tout rejeter en bloc, ça demande moins d’effort – et si une majorité de gens a une opinion politique opposée à la mienne, leur choix m’est imposé, c’est la démocratie.

    Je propose à tous les « anti », tous les pauvres petits malheureux qui vont « souffrir lundi » de demander immédiatement leur naturalisation comme allemands, et d’aller vivre dans un vrai bon système qui tient les cordons de la bourse, ou on gère bien l’argent, et de profiter de toute l’épanouissement dont ils pourront bénéficier !

    Je leur propose aussi de signer un document que je me charge de leur rédiger, où ils expriment leur rejet de la racaille que nous sommes, nous tous qui refusons de courber l’échine, et surtout où ils affirment leur cohérence et s’engagent à abandonner leur droit à jouir de tout ce que nous aurons préservé en nous battant pendant qu’ils nous crachent dessus.

    A bon entendeur, salut.

    1. @ Hououji Fuu : Si cela peut vous mettre un peu de baume au coeur, je souscris à 100 pour cent à vos propos.

  46. Un dernier élément pour Richard Kneip :

    Cher ami, ton attitude est tout bonnement incroyablement folle. Tu expliques travailler dans une entreprise du non marchand, et tu tiens les propos qui sont les tiens ? Tu craches ta haine par rapport à ceux qui se battent pour sauver tes fesses, en même temps que celles des autres, le sais-tu seulement ? As-tu seulement lu les mesures prises par le gouvernement ?

    L’enveloppe de liaison des allocations et autres au bien-être a été rabotée de 40%. La norme de croissance des soins de santé est rabotée de 4,5% à 2% !

    As-tu bien compris ce que ça voulait dire, cher ami ? Il semble que non. Je vais donc traduire : ton emploi est le premier visé par les mesures gouvernementales. Oui, le tien. Au même titre que ceux de toutes les personnes travaillant dans les services publics.

    Et ce n’est qu’un début. Contrôle budgétaire de février, injonctions du FMI, Fitch se fout de nous, future négociation d’AIP à l’automne…

    Encore besoin d’un dessin ?

    1. Je ne suis pas du tout d’accord avec vous
      Je sais qu’on évitera pas le rapport de force, mais quand on se trompe d’une guerre, c’est toute la population qu’on met en danger.
      Faites un pas de côté et allez voir ce que font les autres alternatives, vous n’êtes plus les seuls à combattre le système que vous le vouliez ou non.

  47. Tout cela est bien schizophrène venant de la part des occidentaux. En disant que c’est le peuple contre la finance le choses paraissent bien simples mais comme la finance est d’abord un outil occidental, attaquer la finance revient à attaquer le pouvoir d’achat occidental.

    Quid de l’évaporation des fonds de pension ? Qui y perdra ?
    Le laotien qui n’a jamais vécu à crédit et qui n’a aucune notion de ce qu’est une pension.

    Quid de l’évaporation des fonds militaro-industriels ? Qui y perdra ?
    L’irakien qui prie pour ne plus avoir de pétrole sous ses pieds.

    Quid du jour où la finance se bloquera et/ou s’évaporera ? Qui y perdra ?
    Les grands perdants seront les peuples occidentaux qui ont profité de la finance parce qu’elle leur a permis de vivre à crédit et de ponctionner de façon impérialiste les ressources de la Terre entière (et on pourra parler de pillage si les occidentaux ne devait pas rembourser leurs dettes).

    Et quand le système basculera / se paralysera, les 1% et autres apôtres de la finance ne seront pas à la joie, car nous rentrerons TOUS dans un telle zone d’incertitude que personne n’aura à y gagner, sauf peut-être les victimes de l’impérialisme occidental.

    Je suis prêt à parier que les élites se rendent bien compte de la situation dans laquelle nous sommes et qu’ils en sont tellement affolés qu’ils n’osent tout simplement plus dire le choses, aussi de peur de devenir un facteur aggravant. Et comme ils n’ont pas le courage de confronter leurs peuples à la situation folle dans laquelle ils se sont laissés embarqués, ils ne leur restent plus d’autre alternative que de gérer ce qu’ils peuvent encore gérer en essayant de sauver les apparences.

  48. Félicitations à Ricard Kneip, Erix le Belge, Alexandre le libraire pour leur propos réalistes.

    Quant aux propos d’Erik Lambot, je n’y vois que le langage doctrinaire du syndicalisme ventripotent Belge qui ne réagit que lorsque ses intérêts propres sont mis en cause.
    Madame Demelenne, au soir de la dernière grève, signalait sur la RTBF  » quelle défendait ses affiliés ».
    Pourquoi un ou 3 « clubs d’affiliés » peuvent-ils exercer leur « droit de grève » en dehors de leur lieu de travail et anti-démocratiquement limiter la liberté des autres citoyens.
    Quelques constatations?
    Il y 3 partis politiques important en Belgique.
    3 syndicats de même couleur!
    Qui nierait les rapports direct entres partis et syndicats?
    La crise est bien présente depuis plusieurs années et tous les partis ont nié cette évidence. Les partis Belges ont bien signé le traité de Maastricht et ses répercutions financières.
    Tout ceci n’est qu’intoxication politique pour s’amender des responsabilité écrasantes des politiques et de la collusion totale qu’ils ont entretenu avec les banques et les multinationales….
    Multinationales… banques…? … n’y a-t-il pas de syndicats dans ces sociétés? Les syndicats et leurs affiliées étaient-ils malheureux de leurs situation, en interne n’ont-ils rien vu venir ?
    N’étaient-t-ils pas au courant des actions de leurs sociétés?….
    Cette grève est totalement inutile, les politiciens nous conduiront au mur, sans chercher de solution car ils sont irremplaçables….

  49. C’était bien dit et bien ciblé, mais je ne pense pas que les journalistes soient en cause, ni leur motivation à faire un vrai travail d’investigation.

    Je pense plutôt que leur direction les musèle parce qu’elle est elle-même muselée par des investisseurs qui prennent le pouvoir sur tous les journaux du monde.

    Nombre de journalistes sont terrifiés de voir ce qu’est devenue leur profession et sont atterrés de n’avoir plus aucune possibilité de faire leur travail. Certains s’en vont et passent à autre choses, les autres restent en place pour assurer leur survie, mais à quel prix… celui de la négation de tout ce qui faisait leur plaisir de travailler.

    Seuls les journaux constitués de journalistes devenus indépendants comme Mediapart par exemple peuvent exercer leur profession correctement, faire un vrai travail d’investigation.

    Moi je suis consternée par ce que sont devenus les journaux suisses, comme la Tribune de Genève par exemple. Depuis qu’elle a été rachetée par Edipresse, la descente se voit à vue d’oeil. Depuis que l’interface du site a été changée, ce n’est plus qu’un copier-coller de deux autres journaux romands, qui ne contiennent plus que des copier-coller de dépêches AFP bourrées de fautes d’orthographe en plus…

    Si le net n’existait pas, on ne saurait plus rien de ce qui se passe sur terre ! Et cela aussi, on veut maintenant le museler, de façon à pouvoir contrôler la totalité de l’information !

    C’est grave, très grave, mais les journalistes n’y sont pour rien du tout et en souffrent encore bien plus que nous.

  50. Mon père était mineur de fond avec tous ces gens qui sont venus de tous les pays du monde et même des Flandres, ma grand-mère tenait une pension à Fontaine l’Evêque où il y avait un fermier flamand qui venait travailler à la mine la semaine pendant que sa femme s’occupait de la ferme dans le pays Flamand et il retournait quand il le pouvait l’aider .

    Ils sont tous venus pour travailler dans les mines de charbons en Wallonie, dans le Nord en France,partout où on découvrait cet or noir , on leurs a donné des primes à cette époque parce que la main d’oeuvre était rare.Là, c’était l’époque riche qu’a connu la Wallonie, il fallait du charbon pour l’acier, et les aciéries de Marchienne au Pont ou Marcinelle, Liège etc etc fleurissaient et l’argent coulait à flot, mais pas dans les poches de ces pauvres bougres, non, dans celles de ces exploiteurs d’esclaves et pas besoin de te dire où ils sont, ils sont toujours las-bas, bien en haut toujours comme aujourd’hui.C’est comique, c’est toujours le même, et je parie que si on faisait une étude, on verrait que les descendants de ces gens là, ceux du haut, font partie du même arbre généalogique,faudrait qu’il y en aie un qui aie l’idée de faire ça tiens !

    Ces gens se sont battus pendant des années pour revendiquer des droits comme avoir un jour de repos par semaine, ils travaillaient 12 heures et plus par jours, 7 jours /7, dans les profondeurs de la terre où il faisait une température et un air irrespirable, même des enfants y travaillaient, des femmes également , il n’y avait pas de sécurité sociale, pas de fonds des accidents du travail,pas de vacances et encore moins des congés payés, enfin, ils travaillaient et point barre, sans aucunes sécurités,il y a d’ailleurs eu des accidents comme par exemple la catastrophe de Marcinelle en Belgique et d’autres encore…….il y en a eu des mort pour cet or noir parce que la sécurité, ça coûtait trop cher et ces gens là, ceux du haut n’aiment pas dépenser trop, et de toute façon, un mineur, c’était remplaçable, il y en avait des centaines qui attendaient.

    Ces gens ont commencer à se défendre, à créer des syndicats et petit à petit à force d’efforts, de réunions et de grêves, ils sont arrivés POUR NOUS AUSSI, pas seulement pour eux à avoir des droits, mais quand mon père qui a été toute sa vie un délégué syndical très actif à Charleroi en Belgique me racontait le déroulement de ces grêves, fallait pas rigoler dans ces temps là, t’avais interêt à suivre le mouvement,si tu voulais aller travailler, tu étais un jaune, on t’attrappais dans un coin, on te mettait un sac sur la tête et on te mettait une volée, c’était comme ça ! Et quand on disait GRÊVE GENERALE, c’était GENERAL, ce qui veut dire tout le monde, t’avais pas interêt à laisser ton magasin ouvert, on te le disait une fois gentiment et après,on te donnait un coup de main…………….C’ETAIT ÇA LES GRÊVE GENERALES AVANT.,maintenant, on ne voit plus ça, si il fait bon, on va à la mer, ou on va faire les boutiques puisque qu’elles sont ouvertes.

    Tout le monde sait d’où vient cette crise, tout le monde et faut pas nous prendre pour des canards sauvages, elle va durer encore des années et les réponses à cette crise, ils les savent ces gens là du haut, IL FAUT CHANGER CE SYSTÈME DE SURCONSOMATION, IL FAUT CONTRÔLER CES SPÉCULATEURS ET LES ARRÊTER ,Quand je pense que ces fameuses banque, fond de pension, ces assurances sur la vie, enfin notre pogon qui est placé et géré par eux sert A ACHETER DES ARMES, DES BOMBES ANTI-PERSONELLES,DES ENGINS DE MORTS, JE SUIS GÊNÉ

    tu te rends compte QUE CES FAMEUX SPECULATEURS JOUENT avec le PRIX DES ALIMENTS DE BASE que les plus misérables ne peuvent plus payer, le riz, le blé etc etc,j’ai entendu qu’un enfant meurt de faim dans le monde chaques minutes ou secondes !!!!!! QUI SONT LES ASSASSINS DES CES PETITS ????

    Il faut également faire cesser de se faire manipuler de ces banques, multinationale, enfin, tous ces gens là, gros puissant qui DIRIGENT TOUT, LES POLITIQUES, LES SYNDICATS QUI SONT DEVENUS D’UN MOU, MAIS ALORS D’UN MOU que si mon père voit ça dans sa tombe, il doit être fier de s’être battu pour en arriver à un résultat pareil.

    Ils ne sont pas capable de faire leurs jobs ou font des fautes graves, eh bien toi, si tu travailles dans une société et fais ça, on te vire.Eh bien pour moi c’est simple, leurs salaires à ces politicars nulles et tous les autres y compris de l’Europe, parles en de l’Europe, là aussi il y aurait un fameux chapître à écrire……Leurs salaires viennent de nos impôts, eh bien, cette année on ne paie pas d’impôt, tout le monde, et on les vire…………Motif grave, incompétence, racket sur les plus pauvres, magouilles en tout genre et voilà, je m’arrête là……..Mais eux, comme nous savent que jamais on ne fera une chose comme ça et pour en finir, je trouve franchement qu’une petite DICTATURE est occupée à nous bouffer un peu plus chaque jours ET SI ON SE LAISSE FAIRE, JE NE SAIS PAS COMMENT ÇA IRA, MAIS ILS SONT TRÈS PUISSANTS CES GENS LÀ !!!!!!

    1. Les partis politiques sont devenus des « appareils » dirigés par un petit nombre de décideurs réels.
      Comme les multinationales. Les dividendes de ce noyau ce sont les mandats.
      Pour participer à ce noyau il est préférable de s’aligner sur le courant dominant.
      Bonjour chez vous, quel que soit votre parti.

  51. @ Erik
    Et il fait beau chez les bisounours ? Bienvenu dans le monde réel.
    Prenez la peine de regarder la liste des membre des conseils d’administration des media que vous mettez en cause …

    1. @Ssakhaline

      Il n’y a pas que les journalistes qui ont lu ce billet. S’il a permis à un certain nombre de personnes de comprendre que l’austérité drastique qu’on va leur demander de supporter pour les quelques années à venir a pour origine les malversations de quelques salauds bien à l’abri cachés dans leurs paradis fiscaux (qui arrosent aussi quelques rentiers ou pensionnés parmi nous hélas), alors ces quelques lignes auront servis à quelque chose. Je vous suggère d’en faire autant et de manifester votre mécontentement par tous les moyens à votre disposition.

      A moins que vous ne soyez déjà résigné et acceptiez la (lourde) facture qu’on vous présente sans broncher. Dans ce cas vous êtes vraiment une bonne nature, très compréhensive. Si vous ne faites rien de votre carte crédit, j’en aurai l’usage, j’ai quelques pauvres à aider… Merci d’avance..

      Il se trouvera peut-être aussi un journaliste ou l’autre pour se révolter contre ses conditions de travail et l’absence de liberté d’expression. Il y en a qui sont morts pour moins que ça. Peut-être certains seront-ils encouragés à créer de nouvelles plateformes d’information financées par les lecteurs, comme Mediapart ou d’autres..

      C’est comme cela que cela commence, par le regard objectif des autres et par une prise de conscience. Combien de personnes se rendent-elles compte que le type de contrepouvoir qui est devenu nécessaire a changé de nature, qu’il ne doit plus être dirigé principalement vers le politique mais vers la finance prédatrice… Il faut bien que quelqu’un le leur dise..

  52. Érik Lambot :
     » Et puis, chez nous, ces 20% de suicides en plus sur les voies de chemin de fer, les suicidés de Flandre, ces irresponsables desquels Lievens Annemas, économiste de son état, dit ceci, qui vaut son pesant d’or et que je cite : « Il y a tant de personnes en Flandre qui veulent s’ôter la vie que cela risque de devenir un problème pour l’économie ». On savait déjà que les économistes ne racontaient que des conneries, mais là, c’est le pompon ! Et, dans la foulée, la limite de l’indécence et de l’imbécilité a été largement franchie, en début de semaine, par Monica De Koninck ministre, socialiste – ricanons de concert – de l’esclavage le plus moderne. Je vous passe les détails, vous êtes au courant. »
    En Belgique peut-être, mais en France ?

  53. Je suis pour la grève maximale, totale, absolue, de droit divin, insurectionnelle de la mort qui tue. Sus aux grin grin qui pleurnichent parcqu’on les écorne dans le coin de leur petit intérêt personnel de circonstance et qui soumettent à leur raison l’intérêt général de la société toute entière, de l’humanité présente et à venir.

  54. je ne suis pas du tout d’ accord avec le constat très simpliste qui consiste comme les médias,les syndicats et autres populistes à constamment chercher des boucs émissaires tels que les méchants patrons ,les grands financiers,les politiciens…
    Il faudrait quand même un Jour se mettre à voir plus loin que le bout de son nez et ne pas jouer à l’autruche :certes la crise s’ est accentuée avec quelques erreurs bancaires impardonnables mais elle a commencé bien avant.
    L’endettement du pays et la crise qui en découle ont commencés il y a 30 ans ,après une période super florissante qui a suivit la guerre,tout le monde et pas seulement nos dirigeants(voyant toujours à très cours terme: ç à d le mandat électoral suivant) ont cru que les années de »vaches grasses » seraient éternelles.
    Oubliant l’adage,il n’ont rien préconiser en cas de vaches maigres,au contraire en cédant au demandes démesurées des syndicats et autre organismes quémandeurs, il ont dans leurs politique clientéliste gaspiller la manne et octroyer de l’assistanat à tous vents.
    Le peuple , toujours considéré comme victime, en a voulu redemandé encore et encore dans une fièvre de consommation matérialiste de plus en plus goulue!
    Qui étais mécontent d’acheter et encore acheter des tv ,voitures,tel, pc électro ménagé ,vacances…de moins en moins chers?Mais il n’y a pas de miracles,personne n a voulu acheter une tv 4 fois plus chère sous prétexte qu’elle serai fabriquée chez nous avec un coup de revient énorme du à des revendications sociales démesurées.Personne n’a voulu placer sa petite économie dans les banques qui ne promettaient pas des taux d’intérêt bien supérieurs à la réalité et par le fait pousser ces banques à ne plus gérer les comptes en bon père de famille mais à chercher à battre la concurrence en prenant des risques de plus en plus fou.
    Très peu d’entre nous peuvent prétendre vouloir dépenser plus pour des produits propres et des services qui incluent le coût d’une politique à long terme prévoyant les crises éventuelles,ou se contenter de beaucoup moins en demandant à la collectivité de constituer un « bas de laine » au cas où. Qui a accepté de réduire ses avantages démesurés en période faste et d’en laisser un peu pour des temps moi ensoleillés.
    « Mais quand la bise fut venue « pensez donc mes cigales en période de crise:
    ha non pas moi!,Et toujours le même refrain à qui la faute: »c’est pas moi ,c’est lui !
    A qui la faute?
    la faute aux multinationales,aux dirigeants,aux étrangers,aux chômeurs,aux banquiers,,et à qui d’autre?
    Non c’ est vous tous qui avez voulu payer vos tsirt 5€ en sachant qu’à ce prix ils seraient fabriqués en Asie.
    Et chez nous le déficit énorme et le délabrement catastrophique de la Wallonie (comparé à la Flandre) ne date pas de la crise financière mais du choix de la majorité pour une politique d’assistanat et de revendications.
    C’est le peuple qui a voté en Wallonie pour le socialisme majoritaire qui nous à géré depuis des lustres favorisant une politique de clientélisme et un assistanat ramenant notre région si riche en une région déshéritée et surendettée où le racket des mafias syndicalistes a tué tout espoir d’investissement et de relance.
    Sans parler des scandales de corruption,de gaspillages des deniers publics, des marchés publics arrangés au bénéfice des petits copains ,des barons du parti multimillionnaires et j’en passe des toilettes d’Anne Marie Lisin , des voyages des frères Happart,des travaux dans les villa du sud de la France des dirigeants Carrolo. Ce n’est que la partie visible de l’iceberg et pour un délit découvert combien de magouilles cachées mais toutes payé par le déficit Wallon ..)Qui a voté pour eux?
    Alors à qui la faute?
    Arrêtons de chercher les boucs émissaires,c’ est trop facile,nous avons tous profité du système,les gros par une économie florissante et des combines et les petits par leur demande d’assistanat démesurée(chômage quasi au même barème que le travail souvent accompagné par le travail au noir,allocation en tout genre,congés payés,primes,13ème mois,assurances et soins de santé,pensions et même prépension,cpas,soutien juridiques,logement social,prime de çi ,prime de çà ,abus en tous genre,etc etc
    Revenons à un exemple concret,un des motif principal de la grève du 30 janvier 2012,
    le rallongement de l’âge de la pension.
    Le monde a changé et heureusement nous avons une espérance de vie beaucoup plus longue due à des conditions de travail mille fois moins dures qu’il y a 50ans, surtout des soins en constant progrès, des contrôles d’hygiènes ,des mesures des sécurité et d’allègement du travail de plus en plus poussés,du chômage intempérie,etc etc et c’ est tant mieux, mais on ne peux pas avoir le beurre et l’argent du beurre.
    comment une minorité de travailleur peuvent assister les malades ,chômeurs ,pensionnés de plus en plus nombreux sans travailler plus longtemps?
    Auparavant on travaillait 45 ANS pour une durée de pension de 3 à4 ans(pension à 65ans,durée de vie moyenne moins de 68 ans),actuellement:on veut la pension à moins de 60 ans avec une espérance de vie de 79,5 ans!et cela ,je l’espère devrais augmenter de plus en plus.
    Vous voulez vivre 20 ans de plus mais pas travailler 3 ou4 ans de plus?Chercher la faute…
    il va falloir tout de même s’adapter au 21ème siècle en accepter les avantages et sans toujours suivre comme des moutons les revendications syndicaliste conservatrices du siècle passé!
    Il n’y a plus rien de soi disant « progressiste » dans tout çà,au contraire c’est une faute de plus:
    faute d’adaptation.
    Mais les partis et associations de gauche qui gèrent depuis des décennies la Wallonie n’ont ils pas tout intérêt à être le plus conservateur possible en gardant le plus de monde dans la précarité afin de justifier leur présence et à se rendre indispensable dans l’assistanat;
    Imaginer un seul instant que demain tout le monde accède au confort ,qui voterai encore pour eux?ce serai la fin des syndicats et des partis de gauche comme d’extrême droite,et il le savent!!!
    Alors à qui la faute?
    Bien sur je ne nie pas qu’il y a quelques décennies les syndicats ont aidé le peuple dans le progrès social,une période révolue où ils étaient au service des travailleurs et non le contraire et bien avant qu’ils ne s’occupent que de leur pouvoir personnel .
    Bien sur ,il y a beaucoup de délégués sincères et idéalistes qui travaillent sagement pour leurs dirigeants. Mais il y eu aussi beaucoup de commissaires politiques qui ont travaillé pour Staline en croyant servir le peuple,et même des lieutenants de Pinochet ou d’Hitler qui étais de bonne fois. Leur seule faute:Il sont hors du temps faute de s’être adaptés à notre époque avec des slogans du siècle passé et ne veulent pas voir à longue échéance,
    ils sont hors espace car ils n’ont pas de vue d’ensemble en étant enfermé et endoctriné dans leur seul point de vue.
    A qui la faute? Toujours c’ est pas moi,c’est lui?
    Le déficit(la dette)est l’affaire de tous,inutile de vouloir faire payer seulement quelques gros poissons?,ils sont très minoritaires cela ne suffira pas
    Entamons la plus vieille sagesse du monde:
    « ne dépense pas ce que tu n’as pas,et comme déjà du temps des pharaons
    économise pour survivre à la famine des années de vaches grasses ».
    C’est trop tard? Il n’est jamais trop tard,serres toi la ceinture et met toi au travail
    Ok je me trompe, alors continuer comme avant….

    1. Vous confondez la cause avec l’effet et vous en faites un argument contre les syndicats et le peuple. Qui a imposé au monde la consommation démesurée des ressources? Le capitalisme monopoliste et financier. Qui remplace les démocraties par des dictatures quand le peuple désire changer mode de développement, quand il veut vivre selon d’autres valeurs que l’individualisme ou le consummérisme? C’est le capital financier et monopoliste. Contre qui faut-il se révolter pour changer la société? Contre la finance et le capitalisme transnational.
      Le problème de déficit ou de dette est très simplement résolu du moment que l’on reprend à ceux qui se sont enrichis sans jamais payer le coût de l’exploitation économique et qu’on rende à la société ce qu’ils lui ont pris. Après tout ces faux problèmes, il reste le autres, réels et énormes, ceux qui ont une réalité objective et non purement sociale, le réchauffement climatique, la raréfaction des ressources, la baisse des rendements alimentaires, la démographie, l’individualisme et l’acculturation. Voilà.

  55. Les remarques critiques – lesquelles ne sont pas dépourvues de bon sens – sur les pratiques des journalistes consistant à présenter la dernière grève générale en Belgique comme une énième manifestation de mauvaise humeur, sont en partie fondées. Pour autant, l’auteur mésestime complètement la pression des rédactions, en proie à des politiques de management particulièrement contreproductives. Pourquoi s’en prendre aux « journalistes » ? Croyez-vous qu’ils forment un tout homogène cloisonné dans la « pensée unique » ? Si vous affirmez cela, c’est que vous ne connaissez rien à ce qui se passe dans les salles de rédaction et les couloirs des quotidiens.
    La vague totalitaire est partout, car c’est une tendance, laquelle se vérifie tout autant dans les salles de marchés que du côté des médias. Rejeter l’erreur sur une profession plutôt que sur son management, revient à dire n’importe quoi.
    Renseignez-vous, ou taisez-vous.

  56. Je connais assez de gens dans tous les milieux pour être rassuré sur leur honnêteté, mais à l’intérieur chaque fois d’un système de référence limité. On a démonté qu’il fallait très peu de gens mauvais pour faire fonctionner les camps de concentration, les autres étant consacré à des tâches partielles anodines. Je continue à penser que la paranoïa ambiante est liée à la pensée « causale », avatar du mythe scientifique qui a oublié qu’une science est un outil destiné à découvrir les lois qui permettent de construire du solide. Nous sonnes tous coupables à notre échelle d’avoir sacrifié les vérités initiatiques au nom du fait qu’elles ne s’expliquent pas. Ces « vérités » ne se révèlent nécessaires que lorsqu’elles ne se pratiquent plus; mais il est alors trop tard.
    La seule bonne question actuellement est de se demander comment on va canaliser la violence qui monte pour en minimiser les dégâts quand il sera question de poursuivre l’aventure humaine avec les survivants. Il n’y a pas en effet que l’économie qui est malade du complexe de Colomb ! L’agriculture, la médecine, el le lien social sont aussi au bord de la faillite.

Les commentaires sont fermés.