214 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 17 FÉVRIER 2012 »

  1. Bonjour M.Jorion,

    concernant les conseillers « communs » qu’auraient Hollande et Obama, il peut être intéressant de relire l’article original :
    http://www.guardian.co.uk/world/2012/feb/17/francois-hollande-uk-city-london

    où il apparait qu’en fait les propos de François Hollande sont :

     »
    He said he was not « aggressive », nor seen in France as very leftwing, and his drive to regulate finance was no more than Barack Obama’s keynote speech to Congress. « You could say Obama and I have the same advisers. »
     »

    à 7’52, vous affirmez que M Hollande à dit qu’il avait les mêmes conseillers qu’Obama. Je ne suis pas « fluent » en anglais, mais le passage ci dessus se traduirait plutôt par :
     »
    Il a dit qu’il n’était ni agressif, ni vu en France comme étant très à gauche, et que son action pour réguler la finance n’allait pas plus loin que le discour d’Obama au Congrès. « Vous pourriez dire qu’Obama et moi avons les mêmes conseillers »
     »
    Cela ne change rien sur le fond (puisqu’il dit être sur la même ligne qu’Obama sur la régulation financière), mais beaucoup sur la forme (les conseillers communs n’existent en fait pas, puisque sa phrase est au conditionnel).

    Et merci pour votre blog toujours stimulant,

    Paulus

  2. Une proposition de rapport anti austérité au Parlement Européen
    RAPPORT
    31 janvier 2012
    PE 478.458v03-00 A7-0021/2012
    sur l’emploi et les aspects sociaux dans le cadre de l’examen annuel de la croissance 2012
    (2011/2320(INI))
    Commission de l’emploi et des affaires sociales
    Rapporteure: Marije Cornelissen

    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+REPORT+A7-2012-0021+0+DOC+PDF+V0//FR

    Bon ce n’est pas très digeste comme texte mais cela vaut la peine de le lire. Tout n’y est pas forcément tel qu’on pourrait l’espérer, mais cela me semble être un pas en avant au moins dans certaines des constatations et des recommandations, bien sûr pas toutes !!!

    A suivre ainsi que l’organisation d’une grève générale simultanée : le 39 février 2012, dans tous les pays européen à l’initiative de la Confédération Européenne des Syndicats.

    C’est bizarre je n’ai entendu aucun candidat à la présidence française en parler ni aucun média reprendre la nouvelle.

    Il préfèrent sans doute mettre en avant les petites phrases et expressions assassines des candidats et de leurs équipes.

    Paul T.

  3. L’insuffisance du marxisme, à mon avis, vient du fait qu’il a focalisé l’attention sur les rapports de production et les a considérés comme étant à la source des rapports humains. Il a considéré l’homme thermodynamique, l’homme producteur, alors que les structures sociales sont des « mises en formes », qu’elles ressortissent d’une information, et que les rapports de production m’apparaissent comme résultant secondairement de cette information première. C’est, pour utiliser encore une comparaison biologique, comme si le biologiste ne s’intéressait qu’au métabolisme, comme il le fit longtemps, en ignorant la structure qui en permet l’expression et dont la source se trouve dans celle des gènes du noyau. La difficulté, comme nous l’avons souligné ailleurs, vient du fait qu’il ne peut y avoir de structure sans éléments matériels et énergétiques à associer et l’on comprend que l’on confonde le plus souvent l’une avec les autres. Or, en politique, la structure qui sous-tend les rapports de production, c’est celle des systèmes nerveux humains à la recherche du pouvoir et de la dominance nécessaires à l’aboutissement du projet individuel, de préférence à celui de l’autre. Les rapports de production n’en sont qu’un des moyens d’expression fonctionnelle non négligeable mais pas exclusif. Leur donner la part essentielle dans les rapports humains, c’est retomber dans la dichotomie de l’homme producteur et de l’homme culturel; c’est obliger l’individu à abandonner son pouvoir d’organisation de ses rapports sociaux à un parti ou à des leaders inspirés, à ceux qui savent, ou plus fréquemment encore, à un conformisme conservateur des structures anciennes. C’est en conséquence le maintenir dans son seul aspect thermodynamique et croire que la seule exploitation de l’homme par l’homme se fait par l’intermédiaire des biens de production, la richesse du monde que le travailleur produit et dont il est dépossédé. Mais ce dont l’individu est dépossédé, même dans les pays socialistes contemporains, la vraie richesse qu’il pourrait produire, c’est avant tout la connaissance. Pas seulement la connaissance scientifique, ou « culturelle », mais la connaissance de lui-même et des autres qui pourrait le conduire à inventer de nouveaux rapports sociaux, à les organiser dans une forme différente de celle qui lui est imposée. Avant la quantité d’énergie absorbée et libérée par une structure vivante et le mode de distribution de la plus-value, ce qu’il est important de connaître c’est la forme, la fonction, le rôle de cette structure vivante. C’est la connaissance de cette information qui est fondamentale à acquérir, c’est la conscience d’être dans un ensemble, la participation à la finalité de cet ensemble par l’action individuelle, la possibilité pour un individu d’influencer la trajectoire du monde. Marx lui-même a fait plus pour influencer cette trajectoire que l’ensemble du travail fourni depuis par les ouvriers qui ont adopté sa doctrine. C’est sans doute parce qu’il a fourni une information nouvelle capable de comprendre et d’organiser différemment le travail humain. On pourrait même dire qu’il est l’exemple de ce que les rapports humains ne sont pas seulement des rapports de production, ou du moins qu’il ne faut pas confondre information et travail.

    Henri Laborit (Éloge de la fuite / La politique)

    1. Tout ça n’est pas destiné à rendre plus intelligent. Je préfère encore consulter en moi-même que de m’en remettre à autrui en l’occurrence Laborit.

      Le problème voyez-vous c’est plus à plus distiller de l’information, l’on propage également l’erreur donc très attention !

       » … Le penseur qui sacrifie sa primitivité ou la refoule, la fait avorter pour être bien vite compris par ses contemporains, acquérir bien vite un peu d’influence et se précipiter dans le train de la génération qui démarre à l’instant : ce penseur-là est pire qu’une fille faisant à vile prix le sacrifice de sa vertu ; Il pêche contre Dieu bref….  » (Kierkegaard, toujours lire du K)

      L’insuffisance du marxisme est une chose, la couche de charabia qu’y rajoute Laborit en est une autre. C’était malheureusement le style des années 70, on cherchait à imiter Lacan par ex.

      D’abord cela s’appelle le matérialisme historique, cette idée que l’infrastructure explique EN DERNIERE ANALYSE, la superstructure. Et c’est pourquoi Weber a écrit son opuscule sur l’Ethique protestante et l’Esprit du capitalisme, pour contrer cette idée. Aujourd’hui dans les universités l’on s’accorde pour dire qu’il convient de croiser ces deux types d’analyses, matérialistes et idéalistes pour aller vite. Donc voilà, ensuite les marxistes vous disent tout de suite que l’infrastructure et la superstructure son mêlées, parce que dans les rapports de production il y a déjà du droit, donc de la superstructure. C’est niveau 1 ère année de DEUG de philo. politique.

      Ensuite donner Marx comme exemple alors que c’est un génie, ce n’est pas sérieux (la possibilité d’influencer la trajectoire du monde)

      Marx & Engels ont dit que notre conscience dépend de notre condition sociale, et c’est bien vrai. Et cette idée matérialiste ne plait pas à Laborit :

      http://www.cde4.com/fra/respedago/philosophie/123.htm

      « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. »

      Et ce point là heurte Laborit, mais j’en fais l’expérience quotidienne.

      La connaissance c’est l’apex du monde de Laborit mais chacun est libre de se « divertir » comme il veut ! C’est de l’utilitarisme encore, – mais mon chat ne produit rien que du ronron, et c’est déjà beaucoup, et chacun doit être libre de faire ce qu’il veut, de ne pas penser s’il veut et ne pas produire de connaissance s’il veut. L’éthique existentialiste consistait dans la spontanéité par ex, ensuite produire une oeuvre d’art n’est pas nécessairement de l’ordre du connaitre, du savoir mais de la jouissance, du plaisir. Encore que tout ceci est mêlé.

      Avoir attiré l’attention sur l’infrastructure matérielle de l’idéologie est ce que Marx a fait de mieux. C’est attirer l’attention sur les pratiques sociales et leur rapports avec l’idéologie, c’est pourquoi Marx est le père de la sociologie moderne.

      Donc si l’on veut résumer, Laborit en tant que non-spécialiste se hisse au niveau de l’essayiste, de l’intellectuel et se permet de juger d’un « champ » pour parler comme Bourdieu, qui est hors de son domaine de compétences mais comme ce n’est que de la sociologie et comme tout le monde connait la sociologie n’est-ce pas, hein ! La sociologie est bonne fille après tout.

      En plus ses analogies biologisantes comme si le gène était la pensée du corps, le génotype la pensée, le phénotype le corps.

      Finalement Marx avec une pensée qui est fausse si je résume, a davantage modifié le monde que quiconque par l’effet idéologique, d’une pensée pourtant toute matérialiste, donc Marx est un paradoxe en soi. Marx est son propre contre-exemple en propageant le contraire de la vérité ce qui n’aurait pas du arriver, s’il avait produit de la connaissance au sens de Laborit, il a produit l’erreur pour ce dernier.

      1. Pourtant :
        //// alors que les structures sociales sont des « mises en formes », qu’elles ressortissent d’une information, et que les rapports de production m’apparaissent comme résultant secondairement de cette information première. C’est, pour utiliser encore une comparaison biologique, comme si le biologiste ne s’intéressait qu’au métabolisme, comme il le fit longtemps, en ignorant la structure qui en permet l’expression et dont la source se trouve dans celle des gènes du noyau. /////
        me parait tout a fait pertinent . L’importance des « structures » en tant qu’acteurs n’est pas assez surligné.

      2. ‘tain c’est pas vrai ! Ne peut-on, pour une fois, transformer tout ce brun en un geste simple et enthousiaste ! Sans être considéré comme un hurluberlu qui se serait rabiboché avec un penseur des 70’s. Donne-moi encore une chance monsieur le re-dresseur Kierkelisztfr des âmes perdues zé en peines et pardonnez mes égarements !

        Tiens au passage « la dichotomie de l’homme producteur et de l’homme culturel » telle que la présente Laborit ça ce voit pas peut-être ?
        Ça fait pas de gros dégâts dehors comme dedans son bonhomme ?

  4. Il y a un autre candidat à l’élection présidentielle. Il s’appelle Jean-Luc Mélenchon. Il faut l’écouter, ce qu’il dit et défend n’est pas loin de ce qu’exprime Monsieur Jorion. En France nous avons la chance de pouvoir nous exprimer prochainement dans une élection majeure, ne laissons pas passer cette occasion!

    1. @DOM

      Oui il y a Mélenchon dont je trouve le discours intelligent et pertinent. Mais lui non plus ne parle pas de la nécessité pour les peuple européens de s’unir pour lutter contre le néolibéralisme. Les pays qui essaient de le faire seuls se font écraser par le rouleau compresseur des fondamentalistes de la finance et du tout marché.

      Il faudrait donc tout faire pour que l’initiative d’une grève simultanée dans les pays de l’Union Européenne soit un succès, montrant aux dirigeants politiques, à la BCE, au FMI et aux fondamentalistes de la Direction Générale « Marché intérieur et concurrence » de la Commission Européenne, que les peuples ne veulent pas des politiques d’austérité.

      Or, mis à part Eva Joly soutenue par Daniel Cohn-Bendit, les candidats n’abordent pas le sujet de l’Europe dont ils savent qu’il est impopulaire et peu porteur électoralement parlant. Remarquez que l’impopularité de l’Europe vient en grande partie des ces politiciens : la plupart des hommes et des femmes politiques ont attribué à l’Europe ce qui n’était la plupart du temps que leurs échecs personnels: « C’est la faute de l’Europe »…

      Par exemple, je n’ai jamais entendu parler des initiatives de la Commission Européenne et du parlement Européen en faveur des la participation active de la société civile.

      Parmi vous, membre du blog de Paul Jorion, qui êtes ici en général assez informés des politiques économiques et sociales nationales ou européennes, combien d’entre vous ont entendu parler de la « Méthode Ouverte de Coordination » approche souhaitée par la Commission Européenne par laquelle les gouvernements locaux, régionaux et nationaux devraient consulter officiellement les membres de la société civile de manière régulière pour revoir leurs propositions de lois ou de règlements applicables aux populations dont ces gouvernements ont la responsabilité. Cela au travers des organisations de base des citoyens: associations, syndicats et autres groupements de citoyens.

      Il se pourrait bien que les politiciens et les médias aient peur de ces consultations de la société civile de base.

      Paul T.

      1. Je disais: « Il se pourrait bien que les politiciens et les médias aient peur de ces consultations de la société civile de base. »
        Ils en ont beaucoup plus peur que du référendum car dans un référendum ce sont eux qui choisissent et rédigent la question, et la date de la consultation, qui n’a lieu que sur une seule question où on doit répondre par « oui » ou par « non ». Donc facilement contournable par les dits politiciens exploitant le oui ou le non avec outrecuidance en interprétant à leurs convenances les termes de la question, en se servant de ficelles sémantiques plus ou moins grosses….

        Les associations issues de la société civiles, choisissent non pas une mais plusieurs questions importantes à leur avis, et la consultation est en principe continue, et rarement limitée à un « oui » ou un »non ».
        De plus les associations issues de la société civile abordent des problèmes concrets : soutien aux personnes les plus vulnérables (handicapées et ou âgées), éducation, droit au logement, luttes contre les discriminations que subissent certains citoyens. Tous sujets où des réponses politiciennes vagues n’arriveront pas à satisfaire ces mouvements de la société civile de base.

        Dans son dernier livre « La troisième révolution industrielle » Jeremy Rifkin insiste sur le rôle fondamental qu’auront à jouer les associations de base pour modifier en profondeur le système capitaliste centralisé, en se servant d’initiatives venant de la base, expérimentées au niveau local puis étendues par une coopération en réseau à d’autres groupes de la société civile, en dehors même de tout nationalisme étatique: une association Française pouvant coopérer avec des associations italiennes, germaniques ou belges.
        Il cite l’exemple de la production d’électricité solaire (ou autre mode écolo: mini éoliennes par exemple) au niveau de chaque habitation, mise en réseau localement, puis si l’idée et sa réalisation se répand dans une région voisine, même d’un autre pays, une possibilité de joindre les deux initiatives pour partager l’électricité ainsi créée : un excédent temporaire d’électricité solaire dans une région pouvant compenser un déficit temporaire d’électricité éolienne dans la région voisine.
        On n’est plus là dans des stratégies imposées du haut par des groupes industriels gaspilleurs de ressources naturelles, mais dans des initiatives à dimension humaine.

        On peut aussi regretter ici aussi qu’aucun des candidats à la présidentielle française ne fasse de propositions dans ce sens: cela changerait la nature et le système de concentration des richesses de manière fondamentale et pourrait être appliqué par les citoyens eux mêmes.

        Paul T.

      2. « Mais lui non plus ne parle pas de la nécessité pour les peuple européens de s’unir pour lutter contre le néolibéralisme. »

        Si l’Europe est un volcan, alors la France est son cratère
        Jean Luc Mélenchon

  5. Une organisation qui, à mon avis, mérite d’être aussi connue que celle d’avaaz.org mais sur un autre registre moins politique
    http://www.seashepherd.fr/
    Toujours utile aussi:
    http://www.wikileaks.ch : The spy file vaut son pesant de cacahuètes.

    Vous parlez qu’ils vont bien sûr se tirer une nouvelle balle dans le pied. Il y a celle-la en cours
    http://www.msnbc.msn.com/id/46326178#.Tz6fRl78t5Y
    Faire sortir les banques iraniennes du réseau SWIFT veut dire que, demain la Chine va demander que les banques taïwanaises devront être sorties elles aussi etc. Je ne serais pas surpris qu’il naisse un autre réseau ailleurs qu’en Europe assez vite.

    Au fond, il n’est point besoin de lutter. Lao Tseu a raison : wei wu wei. agir sans agir, c.à.d. pousser l’ennemi à être au maximum de ses capacités car cela le tue. Ces temps, c’est d’autant plus confortable qu’il n’y a rien besoin de faire du tout : c’est déjà intégré et démarré,

    Merci encore pour votre travail ainsi que celui des intervenants sur ce blog.

  6. J’adore l’introduction!
    Ce qui est étrange, c’est que cette chansonnette passe ses notes.
    Un futur hymne?
    De mon coté, cela fait long que je dissémine cet air constructif, mais après coups.
    Merci renouvelés.

  7. Merci beaucoup Paul pour « Radio Paris ment, Radio Paris ment… »

    Petit épanchement personnel: j’ai montré ça, surpris et excité, à ma maman ce matin, qui est fille d’un résistant français aussi discret que décidé et efficace (« Luc Damiano », de son pseudo à l’époque), ça l’a beaucoup touchée (et fait sourire) votre performance qui assumait un juste hommage qui vous avait été fait. Je suppose que tout un monde lui est revenu, comme à bien d’autres sur ce blog, en fredonnant cet air oublié mais familier.
    Moi je ne connaissais pas ce morceau là chantant de l’histoire, « Radio Paris ment, Radio Paris ment… ». Très joli, j’adopte! J’en étais resté aux prisonniers de camps français (la France « libre ») écoutant en cachette une … radio faite avec des bricolages à base de pommes de terre! Ou aux cours que lesdits prisonniers arrivaient parfois à se donner les uns les autres, pour passer le temps, mon grand-père (lui c’était les maths) pouvant ainsi admirer de personne les talents pédagogiques d’un certain Freinet, lui aussi prisonnier dans un camp français du midi. Du coup ma mère m’a raconté d’autres histoires de ces temps là, certaines je les connaissais déjà, d’autres pas. En ces temps elle était séparée de ses parents – probablement comme bien d’autres – enfant confiée aux grands-parents montagnards de l’arrière-pays niçois pour lui épargner les bombardements de Toulon par les Alliés (les bombes américaines étaient très imprécises, les anglais risquaient leur vie afin d’atteindre leurs cibles plutôt que les civils). Sa grand-mère montagnarde (pratiquement une mère adoptive), indignée à mort par « l’invasion de Nice par l’Italie fasciste » après la drôle de guerre (« Nizza nostra! »), n’aurait jamais imaginé que sa petite épouserait un jour un … italien (« arg l’horreur! »). De même ma mère gamine – qui rêvait la nuit de faire des choses pas très gentilles aux boches (je dois censurer, mais en un sens c’est comique) – n’aurait imaginé que l’un de ses enfants (l’une de ses filles) épouserait un jour un brave allemand. Du coup, en famille, l’Europe, on connaît, on aime et on espère que ça puisse durer et grandir (culturellement). Est-ce que ça craque?
    : (
    Puisque le mal de l’épanchement est fait, j’en profite pour avouer publiquement que mes petites traductions vers l’italien (dont j’espère qu’elles puissent pousser plus loin notre Radio Londres) lui doivent beaucoup (c’est ma relectrice très avisée et patiente), je tiens à la remercier ici

    1. C’est sûr Alessio, pour moi, l’Italie est un pays d’Europe très européen, peut être le grand pays le plus européen…

    2. (les bombes américaines étaient très imprécises, les anglais risquaient leur vie afin d’atteindre leurs cibles plutôt que les civils).

      incroyable, mot pour mot ce que me disait mon père quand il parlait des bombardements alliés …… du coté atlantique

      propagande anti-américaine d’après 45 dans certains milieux ?

      1. @ J. Gorban (et du coup à Arkao)
        non, je ne crois pas, il me semble que c’est, avec une vraisemblance raisonnable, une « vérité historique ». Les américains volaient haut afin de ne pas être canardés à partir du sol (ça a sa logique) – ils privilégiaient leurs pilotes par rapport à la population civile adverse – là où les britanniques faisaient des vols piqués juste au moment de bombarder leurs cibles, minimisant les risques de toucher des civils mais du coup risquant eux-mêmes d’être descendus. Ceux qui ont vécu ça disent – si je n’ai pas rêvé – qu’on pouvait distinguer la nationalité des avions Alliés (US ou UK) de par leur bruit (il me semble – au sens: les avions très hauts font un bruit, ceux qui descendent en vol piqué en font un autre). Les avions américains passaient « en échiquier »: bombage massif (= « arrosage », vu par ceux d’en bas, qui n’étaient pas de fins historiens) selon une ligne droite horizontale, puis retour et re-bombage massif selon une autre ligne droite horizontale, perpendiculaire à la première (là aussi ça a sa logique: un point est [supposé être] l’intersection de deux droites). On dit que le résultat était très moyen et que les US, en proportion, rataient leurs cibles militaires. Et il me semble que les campagnes militaires US de ces dernières décennies ont confirmé ce choix méthodologique militaire (« la vie de nos pilotes est plus importante que celle des civils du camp adverse » – c’est cynique et contestable, mais compréhensible). La « guerre chirurgicale » des années 1990 est une manière étonnante de nommer un art de la guerre très grossier et assez peu efficace (en proportion – en valeur absolue là destruction de l’ennemi est bel et bien obtenue, mais aussi celle de sa population civile et de son patrimoine architectural). Mais je ne suis pas historien, je suis monsieur tout le monde sur ces questions. Par contre – même si l’anti-américanisme primaire existe bel et bien, de même que l’américanisme crétinisant (monsieur le Président, vous avez les oreilles qui sifflent?) – je ne crois pas, ni ne veux, être anti-américain (étant athée – ça je le suis, oui – je ne crois pas au diable).

    3. Moi j’ai une origine Hongroise je peut vous dire que dans ma famille l’Europe c’est caca boudin. La Hongrie et la Grèce même combat.En Hongrie il y a eut une réponse politique avec l’élection de Orban . Un méchant nationaliste Finit l’indépendance de la banque centrale hongroise finit l avortement.Et tout a coup on parle d’un peuple de fasciste. Ce n’est pas un peuple de fasciste c’est un un peuple en légitime défense face au libertarien européisme débile et hargneux

      1. @ ploucplouc
        En tout cas moi j’adore la Hongrie et je rêve d’y retourner. J’ai eu la chance, par un assez grand hasard (échange entre deux lycées), d’y vivre une semaine ou plus, chez une famille hongroise de Budapest (très anti-régime, au point qu’ils se disaient que la méchanceté de Hitler devait être de la propagande – là j’avais mal à déglutir et à leur exprimer, dans mon allemand minimal de l’époque, qu’ils allaient un peu loin) en 1988, juste avant la chute du mur de Berlin, juste au moment ou plein d’Allemands de l’est rejoignaient l’ouest pas une toute nouvelle porosité de la frontière hongroise. J’ai eu la chance de voir de mes yeux le bloc de l’est. Ca a été une expérience inoubliable (j’avais 16, ça a un peu changé ma vie, avant ça le bloc de l’est était un truc abstrait étudié à l’école – cet étrange consonance de « Bucarest » et de « Budapest » [Bu-a-est], « lequel est en Hongrie et lequel en Roumanie? »). Je garde avant tout le souvenir d’une jeunesse (que je pouvais fréquenter – eux parlaient italien) qui regardait des choses invisibles (première fois de ma vie que je n’étais plus seul à faire ça), qui ne pensait pas aux fringues (venant d’Italie, ça me changeait) et qui se posait des questions existentielles en termes poétiques et philosophiques. J’y ai donc appris qu’un autre monde que le nôtre était bel et bien possible (= on peut être jeune et idéaliste). Sans oublier que Budapest et bien d’autres coins (le lac Balaton notamment) sont très beaux et que la musique populaire hongroise (violons endiablés) c’est pas de la crotte non plus (ni sa cuisine) …

      2. Les hongrois ont mis sur le trône un chef mafieux qui ne pourra plus désormais être détrôné que par la violence et le chaos. Si les hongrois ne sont pas fascistes, ils ont en tous cas installé une clique authentiquement dictatoriale et nationale-hégémonique. Orban contrôle ou tend à contrôler absolument tous les pouvoirs, de l’exécutif au monétaire en passant par le judiciaire, la presse, la finance et les entreprises. Fascistes ou pas, opposants ou pas, vos hongrois vont le payer très cher. Ça c’est certain. Et la dépendance ou l’asservissement qu’ils subiront nécessairement de la part de puissances étrangères autrement moins conciliantes que l’UE, le FMI ou la BCE, ne seront pas les pires maux qu’ils se sont condamnés à subir. L’honneur ne sera pas non plus le plus grand bien dont ils auront choisi de se départir. Si cette Europe empeste de plus en plus, alors son premier bubon a un nom : Hongrie.

      3. 1956 Revolte de Budapest écrasée par les chars russes

        2012 Revolte de Budapest contre le néo liberalisme . Contre Attaque par les eurocrates, utilisant eux aussi « l’argument stalinien » qui consiste à attaquer bassement les personnes quand on manque d’arguments …

      4. Révolte de Budapest contre le néolibéralisme ? Derrière Orban ?

        Du libéralisme au conservatisme
        Élu député à l’ Assemblée nationale de Hongrie lors des élections de 1990, i devient, deux ans plus tard, vice-président de l’ Internationale libérale lors du congrès de Mayence. En 1993, il prend la tête de la Fidesz, qu’il rebaptise Alliance des jeunes démocrates-Union civique hongroise (Fidesz-MPP) en 1995. Le parti abandonne alors sa plate-forme Le parti abandonne alors sa plate-forme sociale-libérale et adopte un programme davantage conservateur. Il continue de siéger à l’Assemblée suite au scrutin de 1994, au cours duquel i réussit à hisser sa formation à la deuxième place tandis que le Parti socialiste hongrois (MSzP) arrive au pouvoir(…)
        Ministre Président à 35 ans
        (…)Viktor Orbán est investi ministre-président le 6  juillet 1998, à l’âge de seulement 35 ans.
        Il mène alors une politique économique consistant à faire baisser la fiscalité, les cotisations sociales, le chômage et l’ inflation, tout en poursuivant la réduction du déficit budgétaire entamée par la coalition de centre-gauche de Gyula Horn. Il a en outre lancé une importante reforme de l’administration publique, créant un macroministère de l’Économie, démettant de leurs fonctions les membres des comités directeurs du Fonds de sécurité sociale et de l’Agence centrale de paiements de la sécurité sociale et renvoyant des milliers de fonctionnaires. Au niveau diplomatique, ce premier mandat est marqué par l’adhésion de la Hongrie à l’ OTAN en 1999, sans que le pays ne participe à la guerre du Kosovo.(…)
        Retour au pouvoir
        (…) M. Orbán a, d’après le Tageszeitung, proposé de faire appel à des policiers à la retraite pour surveiller les allocataires d’aides sociale ou de chômage lorsque ces derniers effectueront les travaux d’intérêt général, que la loi impose dès septembre 2011 pour continuer d’en bénéficier et qui sont qualifiés de «  camps de travail  » par plusieurs observateurs affirmant aussi que ce sont notamment les Roms qui sont visés.

        Pour le parcours de notre « anti-néolibéral » Orban entre ces trois épisodes : http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Viktor_Orb%C3%A1n
        A l’internationale libérale dont il fut vice-président, le président emblématique dans ces années 90 là, c’était un grand anti-néolibéral, comme son ami Orban, un certain Bolkenstein.
        http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Frits_Bolkestein
        La connerie se paye cash, les hongrois payeront cash.

      5. @ Vigneron
        Je te répondrai quand les libertarien s’amuse tous est possible. Quand vous dite les hongrois paieront cash Payer quoi? Votre bêtise votre inculture votre inhumanité?

      6. Dans la biographie d’Orban on comprend la valeur du personage si on remonte au 30 mars 1988 ,date à laquelle à l’age de 24 ans il fait un discours sur la place des héros pour demander le départ des troupes d’occupation russes .
        C’était risqué et courageux comme est courageuse son changement de politique au vu des dégats di liberalisme !

      7. Lucky, en 88 il ne prenait aucun risque et pouvait à contraro espérer voir ce « haut fait d’arme » rappelé jusque sur « le premier blog économique de France » par un ahuri cherchant à oublier et à faire oublier ses infamies ultralibérales puis populo-nationalisto-mafieuse…

      8. Aucun risque pour un opposant dans un pays communiste ?

        « Ahuri » : bel exemple d’argument stalinien et de fine démonstration modérée !

  8. Très chers bloggeurs!
    Concernant la déclaration de Mr. Hollande à la City, croyez-vous réellement que le choix existe
    pour lui?
    Il semble évident que s’ il était élu, les marchés financiers se rueraient sur la France pour la déstabiliser.
    Nous sommes tous à la merci (que l’ on se nomme Sarko, Hollande, ou Moi) de l’ hydre du Capitalisme qui a décrété  » Je suis le chef,par ici le pognon! ».
    Courage à tous!

    1. @BAL

      Jusqu’à preuve du contraire, ce sont encore les États et non la finance qui disposent de l’arme législative (modulo le lobbying et la corruption bien sur). Ainsi, la finance ne possède aucun pouvoir sur le politique que le politique ne lui ait pas concédé de plus ou moins bon gré.

      De la même manière, le politique dispose de tous les leviers nécessaires pour rétablir la finance dans son rôle originel de moyen et non de fin en soi. C’est juste une question d’honnêteté et de courage.

    2. Pour ceux qui posaient la question,
      Grève générale Européenne contre la troîka: Le 29 février 2012.
      En attendant, manif- devant l’ A-N Française et contre le MES, le 21 février 2012.

  9. nouveau traité européen : mardi ratification à l’assemblée

    qui en parle ? certainement pas sarkozi qui là oublie le peuple et le référendum

    pas plus hollande, qui sur le fond est d’accord ………………….

  10. Je vous trouve bien naïf concernant des sites type avaaz. Sous couvert de quelques actions humanitaires ils promeuvent les idées de certains états. Ainsi on nous dit qu’il agissent en Syrie, clandestinement. Ne peut-on y voir encore une fois de plus l’expression du soft power américain, cette façon de noyer la concience collective sous une myriade de messages divers, souvent gérés de manière informatique (faux comptes twitter, appels centralisés au « jour de la colère », slogans répercutés à l’infini, fausses informations…). Et si nous étions entrés danl l’ère de la désinformation informatique ? Mille fois plus puissante que la propagande habituelle, cette désinformation se substitue à la réflexion en contaminant les sources d’informations officielles. ainsi les agences de presse reprennent des rumeurs de twitter que ce site entretient lui-même à partir d’informations qu’il a générées (retweeting). Les agences de presse reprennent directement des informations de ce type de site, ne donnent jamais l’information contradictoire, citent rarement leurs sources ou si elles le font ne les donnent que partiellement sous prétexte de clandestinité. Avouez que nous avons là du pain bénit pour tout propagandiste. Vous maîtrisez twitter et vous maitrisez l’AFP, Reuters. N’est-ce pas magnifique ? En attendant les réalités du terrain, économiques et militaires viennent affaiblir le pouvoir de ces nouveaux « médias ». ils peuvent créer l’instabilité, soutenir une action guerrière, mais n’assurent pas la maintien d’une politique durable, d’actions profondes et efficaces. Ce sont avant tout des armes de destruction massive.

  11. A l’appui de ce que je viens d’écrire, cet article élogieux à propos d’avaaz du journal the Economist, l ‘un des plus conservateurs outre-Manche. Le soft power à la Soros. Que du bonheur. Voici le crédo d’avaaz : « “closing the gap between the world we have and world most people everywhere want” ». Apporter la finance au monde entier !! . Je vous laisse méditer sur cette promesse de colonisation financère.

    1. Kayit, ouais c’est vrai ça ! Tellement vrai que c’est ce qu’on lit partout sur le web… D’ailleurs vous savez que Greenpeace est piloté et financé par Gazprom et Poutine, MSF par Glaxo-Smith-Kline, mais Médecins du Monde par Sanofi ? Si si, c’est sûr, j’en ai rêvé ya deux jours. Donc c’est vrai.
      Pi pour la Syrie, c’est vrai que les infos d’un Thierry M., totalement indépendant financièrement et idéologiquement c’est bien connu, c’est du miel pour nous autres amoureux de la Vérité, hein ? Mais y’a mieux que ce bon Thierry pour l’info à chaud en Syrie, pas vrai ? Y’a sa copine et copine du brave Bachar, soeur Agnès-Marie de la Croix. Elle, elle fait mieux qu’informer didonc, cette jobarde intégrale si ce n’est integriste, elle fait l’info. En tous cas elle procure le visa et elle provoque très très très malencontreusement la mort d’un Gilles Jacquier…
      Dans le genre religieux médiatique en Syrie, désolé mais je préfère le jésuite italien Paolo Dall‘Oglio à ce genre de chabida… mon choubidou kayit.
      Mais libre à vous de défendre les barjes manipulateurs appointés par des régimes militaro-policiers ou même les minorités religieuses et bourgeoises qui soutiennent pour un temps ces régimes appelés à s’effondrer. Encore faut-il préciser qu’on défend ces régimes, et donc le régime iranien d’Ahmaninejab contre le régime saoudien du prince Nayeb et contre les modérés du Quatar, et non pas « la vérité ».

      1. Non mais sur le web, à l’adresse du site avaaz, vous pouvez voir qu’ils soutiennent l’opposition en Syrie, ce n’est pas un secret. D’autre part le slogan closing the gap between the world we have and world most people everywhere want” , c’est LEUR slogan, je n’ai rien inventé. Don en gros, vous pensez que tout va bien chez nous et qu’il faut exporter notre modèle ultralibéral partout, je me trompe ?

  12. Ci-après le communiqué de la Confédération Européenne des Syndicats :
    La Confédération a décidé d’organiser, en collaboration avec ses organisations affiliées, une journée d’action européenne, le 29 février à la veille du Conseil européen des 1er et 2 mars prochains. Le syndicat européen entend envoyer un message fort aux décideurs européens : trop c’est trop ! Des alternatives à l’austérité existent. Il faut mettre l’emploi et la justice sociale au cœur des priorités.La réponse à la crise, qui remporte l’unanimité politique en Europe aujourd’hui, est celle de l’austérité et de la discipline budgétaire. Couper dans les salaires, dans la protection sociale, attaquer les mécanismes de négociation, hyper flexibiliser les contrats de travail, voilà ce que les idéologues néo-libéraux (de l’UMP/PS/Modem/FN/EELV) proposent comme seul horizonC’est pourquoi les syndicats européens se mobiliseront le 29 février partout en Europe ! Le 30 janvier 2012, un Sommet vient de finaliser un nouveau traité international qui fait un pas de plus vers l’austérité et prévoit des sanctions en cas de déficits. Ce traité (MES), qui devrait être adopté par le Conseil européen des 1er et 2 mars, (et en France, avec la bénédiction des libéraux PS par leur vote « Oui ou Abstentioniste) grave dans le marbre la discipline budgétaire et risque d’enfoncer l’Europe dans la récession. Pour affirmer que d’autres solutions existent à la seule discipline budgétaire. C’est un plan de relance pour l’emploi et croissance durable qu’il nous faut. »
    Le 18 mars 2012, tous à Paris pour la prise de la Bastille.

  13. Dans un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche, 49% des personnes interrogées pensent que la France pourrait connaître les mêmes difficultés que la Grèce

    Ce résultat est en recul par rapport à ceux mesurés en novembre dernier (57%), d’autant plus que la proportion des Français convaincus qu’un scénario à la grecque ne pourrait « certainement pas » advenir en France a bondi de 12 points en l’espace de trois mois (de 2% en novembre 2011 à 14% aujourd’hui). « Cette tendance tient sans doute à une accélération de la dégradation de la situation en Grèce telle que les Français s’identifient de moins en moins aux Grecs »,

  14. Les conservateurs en France ont tendance à vénérer le « modèle » allemand. Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un modèle.
    J’ai recu il y a quelques jours un document imprimé, édité par un syndicat allemand. J’étais très étonné de prendre connaissance de certains chiffres:
    – Plus de 40 pourcent des moins de 35 ans vivent dans la précarité (liée au travail).
    – Le travail intérimaire a triplé au cours de la décennie écoulée. Il existe 17.400 sociétés
    d’intérim en Allemagne.
    – Le salarié bénéficier d’un CDI/CDD gagne 18,04/l’heure, le travailleur intérimaire 9,71/l’heure.
    – Les diplômés de l’enseignement sup. gagnent environ 34 pourcent moins que leurs
    collègues sous contrat (staff), ceux qui ont une formation professionnelle moins 44 pourcent,
    les sans qualification moins 46 pourcent.
    Seulement 10 pourcent des travailleurs intérimaires sont des anciens chômeurs de longue durée.
    Je ne peux que mettre en garde le public francais: L’Allemagne n’est pas un exemple à suivre.
    Le vrai succès de l’Allemagne repose sur le grand nombre de PME performantes, innovatrices et tournées vers l’export. On peut y rajouter un phénomène démographique: le pays veillit plus vite que prévu. Ces deux facteurs ont fait baisser le chômage en Allemagne, le reste c’est de la pure propagande. La société allemande a redécouvert l’exploitation de l’individu par l’individu.

  15. A lire les interventions sur ce blog et ailleurs , ou chacun stygmatise qui les grecs , qui le hongrois , les ritals ou les anglais ;…on peut dire que le « marché » a gagné la bataille … on remarquera que la pratique de diviser pour règner est toujours efficace et que l’ ostracisme fonctionne a merveille . On remarquera aussi que cette pratique , au niveau des etats est identique a celle en usage ds notre cher pays au niveau des individus : fainéants de chomeurs , etat providence , assistanat ….
    Bel exemple de fractale libérale. et pas une réaction « commune » pour contrer cette obscénité.
    Alors pourquoi , je me fait jeter qd je dis que la solution est individuelle ?

    1. @ kercoz 18 février 2012 à 17:02

      Alors pourquoi, je me fait jeter quand je dis que la solution est individuelle ?

      Quelle que soit votre solution individuelle, elle serait dérisoire au regard des problèmes auxquels vous auriez à faire face dans un environnement où la plupart des autres devraient survivre sans avoir de solution.

      Non, le mieux que chacun de nous peut faire, c’est de faire comprendre la situation à tout le monde dans son entourage, en veillant à ne pas attiser les haines. Le salut passe par l’acceptation de chacun tel qu’il est, riche ou pauvre. Il passe aussi par la solidarité dans l’effort, chacun apportant son concours en vue de surmonter l’épreuve d’adaptation collective à une moindre consommation d’énergie.
      Les plus anciens ont connu cela dans les années 40/50 et ils s’en sont sortis. Nous savons maintenant ce qu’il ne faut pas faire, alors servons-nous des leçons du passé pour affronter une nouvelle phase d’adaptation imposée par notre évolution.
      Souvenez-vous! http://www.pauljorion.com/blog/?p=28429#comment-224997

    2. à JDUC.
      ///// ( Alors pourquoi, je me fait jeter quand je dis que la solution est individuelle ?)

      Quelle que soit votre solution individuelle, elle serait dérisoire au regard des problèmes auxquels vous auriez à faire face dans un environnement où la plupart des autres devraient survivre sans avoir de solution. ///////
      Ben non justement !
      Vos solutions elles se passent ds un futur plus utopiste que réaliste … Et comment vivre ICI et MAINTENANT ?
      Moi , je dis : rejoindre une position qui sera la plus proche de la situation optimisée ds 20/30 ans …dès maintenant : qqs poules, 1000m2 de terre potable , assez loin des villes /émeutes , proche d’un axe et d’un bourg …. ne pas rompre avec le système garder un pied dedans (le gauche ! ça porte bonheur) …
      J’affirme meme que cette solution , égoiste , qui va me rassurer , me sécuriser , peut etre la SEULE solution de groupe …(dérisoire ?) ..Quel autre modèle serait possible ? sans un max de kaki ?

      1. @ kercoz 18 février 2012 à 20:42

        J’affirme même que cette solution, égoïste, qui va me rassurer, me sécuriser , peut être la SEULE solution de groupe …(dérisoire ?) ..Quel autre modèle serait possible ? sans un max de kaki ?

        Précisément, votre solution que j’ai bien connue à l’issue de la dernière guerre, mes parents l’ayant pratiquée de 1945 à 1951, ne serait valable qu’avec beaucoup de Kaki. Il me semble que pour survivre avec vos 1000m2, il vous faudrait les transformer en fort Chabrol bien armé. Il faudrait aussi que vous soyez en mesure de monter la garde nuit et jour, compte tenu du comportement des gens aujourd’hui.

        Il ne faut pas oublier que maintenant pratiquement 80% de la population en France vit en zones urbaines. C’est pour les grosses villes que cela pose le plus de problèmes en France, près de 50% de la population vivant dans une ville de plus de 100 000 habitants. Plus il y aura de gens comme vous qui s’exileront à la campagne, plus cela soulagera un peu les difficultés des villes.

        Je vous remercie au nom de ceux qui seront contraints d’y rester.

      2. @Jducac:
        il y a env 100 villes , donc 1000 banlieues et donc 1000 émeutes potentielles … ecoutez Pisani qui est passé sur fr cult ce jourd’hui avant 10h, il n’ y a plus de raison de rester en ville . Je ne parle pas d’autarcie , mais d’autonomie partielle comme marchepieds sécurisants d’une autonomie plus poussée si besoin … et d’activités plurielles .
        De plus en cas de galère sévère (nous n’avons pas de stocks), le petrole va manquer ds la semaine et personne ne fait 50 bornes le ventre vide avec des armes qd il trouve des barrages a chaque carrefour ! pas besoin de fort chabrol .La ruralité n’est pas l’ « exil » , elle est le plus souvent la rurbanité .

      3. @ Kercoz 20 février 2012 à 10:22
        Plus il y aura de gens qui feront comme vous, parce qu’ils ont les moyens de le faire, moins les villes seront sur habitées, plus ça deviendra facile d’y vivre et d’y survivre. Les habitations libres seront réquisitionnées, le logement coûtera moins cher en ville et celui à la campagne augmentera de même que les impôts car c’est plus coûteux d’administrer des éléments dispersés.
        Merci encore de quitter la ville pour la campagne, plus il y en aura qui feront comme vous, plus ceux qui sont contraints de poursuivre leur vie à la ville (notamment à cause de leur âge, top vieux ou trop jeune) y trouveront avantage et vous en seront gré.

  16. Sortir du cadre, ça progresse, un peu, mais.

    Le jour où j’ai découvert votre blog au travers un journal aujourd’hui disparu et qui référençait les blogs de qualité, vous étiez encore aux USA, je ne pensais pas en faire mon pain quotidien alors.
    Mais j’ai tant appris et compris aussi. Que d’évènements qui se sont déroulés depuis, le monde va en s’accélérant, toujours +, toujours + vite, pouce.
    Suis je shooté au Paul Jorion ?
    Non, guidé, éclairé et d’autres sources complètent mes connaissances de ce monde complexe pour nous et je parie assez simple pour des initiés :
    le Diplo, le Monde, 3 ou 4 autres sites/blogs, quelques hebdo ou mensuels et des bouquins, des conférences aussi quand l’occasion se présente.
    Sans oublier le contact avec le réel, les amis et connaissances.
    Le problème est de sérier, hiérarchiser pour en tirer la moelle substantifique et sortir la tête des guidons.

    Toujours plus avec ces fans des recettes néo-libérales qui ont même convaincus la sociale démocratie suédoise et d’autres à se dévoyer et renier leurs valeurs.
    Alors en prime, ils vantent des valeurs de manière détournée, au service de leurs propres objectifs éloignés de l’intérêt général.

    Je soutiens régulièrement les campagnes d’Avaaz bien que au début j’avais un doute, sommes nous manipulés sur certains sujets ?
    Mais avec ces actions on arrive, en tous cas on a le sentiment, d’inverser la pyramide, la tête vers le bas, les zélites à notre service, en tous cas des résultats sont au rendez-vous.
    Avaaz va encore se renforcer en 2012 et nous offre un moyen parmi d’autres de faire contre-poids aux puissants loobbies financiers et industriels.

    Pour nos politiciens je répèterais une devise qui ne faisait pas plaisir à mes ex « users » : « on a les politiciens que l’on mérite ».

    J’ai découvert dans le téléobs de cette semaine un papier « Le monde en métaphores » sur la présentation d’un doc de ARTE ce mardi à 22h30 :
    « Un monde dans tous ses états » (j’erre peut être), de Pierre-Oscar Lévy et Hubert Vedrine.
    http://www.arte.tv/fr/6390790.html

    Le papier du Nouvel Obs est croustillant.
    Reagan « L’Etat n’est pas la solution, c’est le problème »
    Thatcher : « There is no alternative » et un coup de balayette sur le socialisme pour le faire disparaître de GB.
    Deng Xiaoping « Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris » (clin d’oeil à François)
    Vient alors une devise de la pensée unique au même titre qu’une autre (« il faut bien que » ===> circulez, y a rien à voir) :
    « GAGNANT GAGNANT » ou « win win ». Je me fais petit car j’aimais bien l’utiliser aussi quand je portais encore une tunique.
    Gérard Mestrallet pour la fusion GDF/Suez
    Denis Sassous-Nguesso, Pdt du Congo pour la Françafrique
    Rolf Breuer, patron de la Deutsche Bank pour l’évolution de la finance : « win win »
    Peter Mandelson pour la libération des échanges « win win win », de mieux en mieux.

    Et enfin, cerise sur la gâteau, le vilain petit canard, Paul Jorion :
    « La mondialisation est forcément heureuse, il n’y a pas de perdants. Et surtout, à quelques exceptions près, dont l’anthropologue Paul Jorion, pas de recul.
    L’exception confirmerait elle la règle ?
    L’article cite ensuite la fable de la grenouille et du scorpion pour illustrer les vases communicants (de notre monde hyper communicant) des dettes de Lehman et frères vers les Etats.
    La fin du papier évoque Alice au pays des merveilles et se termine tout de même sur une note d’optimisme :
    « Le monde pourrait s’en sortir en changeant le compteur de la voiture-économie afin qu’il ne mesure pas seulement la vitesse (la croissance) mais aussi l’essence consommée des ressources qui s’épuisent. Cela me semble bien court, mais c’est un petit début.

    Dans l’émission du samedi de F Culture « Le secret des sources » les journalistes se défendaient de ne donner la parole qu’aux voix de leurs maîtres en illustrant par les fenêtres ouvertes aux opinions « ésotériques » telles que….Paul Jorion.

    Une autre voix et analyste critique et révolté découvert dans l’émission Terre à terre de F Culture de ce matin : Alain Deneault.
    http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-noir-canada-2012-02-18
    Je n’ai pris des notes que pour la seconde partie mais « sortie des sentiers battus » garantie.
    on ne traite que les problèmes des riches
    il faut une mobilisation citoyenne à l’exemple de Franck Fanon
    financiarisation de la nature en cours; eau, air, …
    aberrations des stratagèmes boursiers, de l’argent roi, des méthodes comptables
    dénonciation des microcosmes, de la course au rendement, des effets sur le psychisme, la violence inouïe de l’économie, de la lobotomisation des cerveaux qui nous empêche de nommer un chat, un chat (encore les chats). de penser, de dire et aussi les institutions corrompues.
    Usage de mots creux, bidons comme « bonne gouvernance », on nous rend bête, la censure s’exerce sur nous mêmes (nous sommes nos propres censeurs), il y a anesthésie.

    On est face à une planification qui méprise les conséquences vitales des projets sur l’environnement, « un génocide involontaire »,
    Les fausses couches dues à l’arsenic et au cyanure au Mali sont un réel génocide.
    L’intention de tuer n’est pas là (ouf) mais on se fout des peuples, seul compte le profit.

    Le chemin d’une métamorphose chère à Edgar Morin est encore long et parsemé d’obstacles et surtout de puissances accros, qui s’accrocheront becs et ongles à leurs sacros saints principes, méthodes, avantages acquis à eux et profits.

  17. Dans votre vidéo vous parlez d’Avaaz le site créé par Ricken Patel, mais quand on se renseigne un peu sur le pedigree de ce monsieur, on apprend qu’il a été consultant pour l’International Crisis Group, l’Organisation des Nations Unies, la Fondation Rockefeller, la Fondation Gates, l’Université de Harvard, CARE International et « l’International Center for Transitional Justice », en Sierra Leone, au Libéria, en Afghanistan, au Soudan et à New York.
    Il est aussi membre du Think Tank « Res Publica » et à promu l’ONG Avaaz.org, sans oublier que c’est l’ONU qui accrédite les ONG !
    Décidément ennemie est hyper rusé…

    1. procès d’intention le patel c’est comme le sarkozi, avec la crise il a changé ……….

      ce sont ceux qui restent sur des positions de principe ou encore plus de classes qui sont ridiculisés, archéi¨sés par le système ……..

      1. Pour Sarkozi ça se voit que tu n’as pas regardé ni compris la vidéo de Paul Jorion, ni lu l’ensemble des posts au sujet d’ Avaaz et de son fondateur Patel qui comme il est mentionné fait parti du Think Tank « Res Publica » lequel est financé par Georges Soros !

  18. Bonjour à tous, et évidemment merci (on ne le dira jamais assez) pour votre travail exceptionnel et à mon sens de première nécessité par les temps qui courent.
    Un petit commentaire pour vous proposer de l’aide pour la traduction de vos billets. Mon amie est une lectrice enthousiaste de votre blog et, parlant couramment le roumain (qui est sa langue natale) l’anglais ( pour lequel elle est diplômée) et le français… « presque » aussi bien que moi (… j’écris sous sa surveillance… ;-p), elle vous propose son aide pour traduire soit en anglais soit en roumain (ne sachant pas trop si le site est visible en Roumanie…) ce qui vous semblera judicieux ou nécessaire…
    Comment doit elle s’y prendre?

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