LES SPÉCULATEURS SUR LA DETTE GRECQUE, NEUTRALISÉS

La décision par l’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) que le fameux « swap » de la dette grecque (PSI pour Private Sector Initiative) annoncé vendredi dernier n’est pas un « événement de crédit » et ne déclenchera pas les CDS (Credit-default Swaps) contractés sur sa dette souveraine est une belle victoire sur les marchés, la première vraie victoire dans le combat inégal qui se menait jusque-là, et dont la phase initiale a été la crise des subprimes qui s’était déclenchée il y a exactement cinq ans.

Avec cette décision, c’est la spéculation sur la dette souveraine qui est mise au pas : proprement neutralisée, puisqu’un défaut partiel (les détenteurs privés de dette grecque ne récupéreront que 46,5 centimes de l’euro), assorti d’un rééchelonnement et d’une baisse des taux d’un niveau spéculatif à un taux correspondant à une évaluation objective du risque (en fonction de la garantie européenne), ne sera pas considéré « événement de crédit ». Si une telle combinaison d’éléments de dépréciation ne l’est pas, rien ne le sera plus – en tout cas dans ce cas précis de CDS contractés sur de la dette souveraine dans le cadre de la zone euro.

Pour la première fois depuis longtemps, les acheteurs de dette, c’est-à-dire les prêteurs des États, se sont vus forcés de devoir prendre à la lettre le fait que le taux assorti à la dette, le « coupon », contient une prime de risque et que celle-ci est précisément là pour compenser les occasions – rares de préférence – où les sommes avancées ne seront pas remboursées ou ne le seront, comme dans ce cas-ci de la Grèce, que partiellement.

Les États qui s’étaient écrasés jusqu’ici misérablement devant les diktats des spéculateurs sur le marché de la dette d’État avaient bien besoin d’une victoire pour redorer leur blason, l’ISDA vient de leur en offrir une.

La décision du comité de l’ISDA a apparemment été prise à l’unanimité de ses quinze membres : un consensus impressionnant, il faut bien le dire. Qu’est-ce qui a pu le motiver ? En l’absence d’explications – et on nous assure bien qu’il n’y en aura pas – on ne peut que spéculer (sans mauvais jeu de mots).

L’hypothèse la plus vraisemblable est que l’ISDA représentant tous les acteurs sur le marché des CDS devait défendre les intérêts de deux types de spéculateurs : ceux qui contractaient des positions « nues » sur la dette de la Grèce (autrement dit spéculaient sur son défaut sans véritablement être exposés à un risque de perte) et ceux qui émettaient la protection (sans avoir véritablement constitué de réserves, comme le cadre légal – ou plutôt son absence – le leur permet). On a dû procéder au calcul global des risques et constater que la chute des « assureurs » aurait coûté plus cher et causé davantage de risque systémique (risque d’effondrement généralisé du système financier) que celle des parieurs, et prendre en conséquence le parti des « assureurs » (le spectre de la compagnie d’assurance d’AIG hante encore toutes les mémoires – elle qui, à l’automne 2008, s’est effondrée pour avoir émis inconsidérément des CDS sur Lehman Brothers et sur les victimes collatérales de la chute de celle-ci).

Si mon hypothèse est correcte, ce ne sont pas tellement les États qui auront neutralisé la spéculation sur la dette souveraine, que les deux types de spéculateurs présents sur ce marché qui se seront neutralisés l’un l’autre. Il est vrai que si l’on avait dû attendre le retour du courage de la part des États, on risquait de devoir attendre encore bien longtemps !

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144 réflexions sur « LES SPÉCULATEURS SUR LA DETTE GRECQUE, NEUTRALISÉS »

  1. La capacité d’auto régulation de la société capitaliste est ce qui, justement, en comparaison avec les autres sociétés comme la societé féodale, faisait son génie. Ce qui montre aussi la fin du système c’est sa disparition.
    Les petits arrangements entre amis, les précautions contre l’abus de boisson avant de reprendre la route, les bouts de ficelle pour tenir le tuyau d’échappement ne pourront que retarder les échéances ineluctables. Sans illusion, Francois Leclerc est dans le vrai.

  2. Vous allez trop vite en besogne.

    La décision prise aujourd’hui n’a aucun intérêt. L’ISDA a simplement répondu aux 2 questions qui lui ont été posées par des investisseurs. Les questions sont consultables ici:

    http://www2.isda.org/news/isda-emea-determinations-committee-credit-event-has-not-occurred-with-respect-to-recent-questions-on-the-hellenic-republic-restructuring

    Lorsque le PSI aura été mené à son terme et si jamais le taux de participation des créanciers privés n’est pas suffisant, alors la Grèce devra activer les CACs inclues dans les obligations souveraines de droit grec. Or, l’activation des CACs devrait alors constituer un événement de crédit, susceptible de déclencher le paiement des CDS.

    L’ISDA a été claire: la décision du jour ne préjuge en rien des autres décisions potentielles à venir. Vous criez donc victoire trop vite. L’activation des CDS reste l’hypothèse la plus plausible à l’heure actuelle.

    1. Bullshit, Homard. Pour tous ceux qui ont accepté les échanges d’obligations c’était déjà définitivement râpé pour les Cds. Pour les deux questions posées au comité de l’ISDA, les réponses sont sans ambiguïté : c’est niet.
      Conclusion : pour ce qui est du règlement négocié du défaut grec c’en est fini pour tous ceux qui espéraient encore vaguement un petit kekchose d’un recours au comité.
      La dernière phrase est de pure forme et laisse simplement ouverte la possibilité d’un déclenchement pour un futur défaut grec. Pas vraiment une info…
      Vous reste plus qu’à surveiller les mouvements sur la base et les primes des Cds grecs… passionnant…

      1. Mais non…

        Si les CACs sont activés, les CDS seront payés.
        L’ISDA a déjà dit qu’une activation constitue un événement de crédit.

      2. +1 Homard.

        En effet, il ne reste plus qu’a surveiller les mouvements sur les primes des CDS Grecs…Qui n’ont jamais été aussi élevés malgré la décision de l’ISDA. Ils auraient pourtant du s’effondrer, au moins pour les maturités court-terme si Vigneron avait raison.

        On devrait de toutes façons être fixés rapidement.

      3. Et elle a été activée la clause d’action collective par la Grèce ? Non. On verra le 8 mars ce qu’il en est. Si elle l’est, cela voudra simplement dire que la Grèce, l’UE et les Big banques auront changé leur fusil d’épaule et préféré l’activation (très marginale) des Cds grecs pour tenter de soutenir par exemple le Portugal et une liquidité sur ses titres souverains qui serait effectivement mise à mal par la déstabilisation du marché des Cds souverains. Bref de redonner un peu de lustre à un marché des Cds dégradé qui compliquerait réellement le marché des dettes sous-jacentes.
        En « sous-jacent » de l’accord grec se profile aussi selon moi la volonté de mettre définitivement hors-jeu les parieurs à nu sur le marché des Cds. Ce sont eux les dindons de la farce pour l’instant. Sans moyens de véritablement peser sur les négociations, hors, peut-être et tout au plus, en tentant d’accentuer leur pression spéculative sur le marché des Cds et/ou le marché obligataire, s’ils en ont encore la capacité et à leurs risques et périls… Difficile de se fonder sur les primes de Cds grecs, fussent-elles stables ou à la hausse. Allez savoir qui tient le marché… Qui vend, qui achète ? Est-ce que le montant notionnel, brut et surtout net, est à la hausse ? On peut encore jouer sans doute encore un petit mois, particulièrement sur le titre qui vient à échéance le 20 mars pour 15 milliards, après le 8, quoiqu’il arrive c’est mort. Le package greek bond + Cds est encore près du par ? Mouais… il l’était plus encore cet été. Toujours le pari sur le CAC et une marche arrière des gros pour préserver les fonctions bilantielles des Cds.
        En tous cas le problème n’est absolument pas lié au déclenchement des Cds grecs en lui-même, ni même au déclenchement de tous les Cds souverains sur les dettes de l’eurozone (dont celle de la France qui accumule le plus gros notionnel net sur sa dette au monde devant l’Italie et l’Allemagne sur les relevés de DTCC pour les Cds souverains…), mais bien le problème de la dette en elle-même (plus de € 8 000 milliards)…
        Mais un maintien du statu-quo dans le cas grec plus la mise en application dans le courant de l’année de l’interdiction des Cds nus sur dettes souveraines en UE… franchement, le ciel se couvre pour les « purs et durs » spéculateurs sur Cds…
        Les termes de l’equation pour les autorités politiques, financières et monétaires :
        – retarder le plus possible un défaut brutal sur une dette souveraine de l’eurozone
        – maintenir en vie les fonctions de couverture et d’arbitrage des Cds
        – maintenir un minimum de liquidité sur le marché des titres souverains de l’eurozone
        – expulser les purs spéculateurs du marché des Cds et limiter au maximun la part non-clearée par la DTCC.
        Les contradictions sont en train d’être éprouvées par le système, une expérimentation grandeur nature via le cas grec (comme ce le fut déjà dans le cas russe ou argentin, voire dans les affaires Parmalat ou Worldcom pour l’ISDA).
        Inextricable, trop tardives les « bonnes volontés »… et la descente à la cave continue, marche après marche, à reculons… à la cave ou au caveau, ou aux enfers…

    2. C’est ce que dit aussi JP Chevalier sur son blog. Exactement pareil que vous. Donc affaire a suivre.

  3. Je ne crois pas du tout à un retour de conscience et de courage des Etats, d’ailleurs vous l’écrivez vous aussi à la fin de votre texte.
    C’est la trouille qui conduit tout ce monde,
    ils ont eu la trouille que le déclenchement ds CDS fassent tout péter, rien d’autre et surtout pas un quelconque courage.
    Vigneron à beau nous abreuver de termes plus techniques les uns que les autres, ce rideau de fumée ne dissimule rien:

  4. Est-ce que ceci explique les grands sourires des chefs d’Etats au sommet européen d’aujourd’hui ? Ils vont un peu vite en besogne je trouve, et surtout ne sont pas à l’abri d’un coup de tabac imprévu… S’ils veulent prouver qu’ils ont la main, ils ont encore un sacré chemin à faire…
    Et qu’en pensent les grecs de ces CDS sur leur dette ? Ca ne les empêche pas d’avoir un avenir bien sombre…

  5. Billet « Si mon hypothèse est correcte, ce ne sont pas tellement les États qui auront neutralisé la spéculation sur la dette souveraine, que les deux types de spéculateurs présents sur ce marché qui se seront neutralisés l’un l’autre. Il est vrai que si l’on avait dû attendre le retour du courage de la part des États, on risquait de devoir attendre encore bien longtemps ! »
    Commentaire « Qu’est-ce qui s’est passé pour que les États qui étaient à terre se retrouvent soudain à dicter leurs conditions ? »
    Les spéculateurs se sont neutralisés ou les états ont dicté leurs conditions?

  6.  »On a dû procéder au calcul global des risques et constater que la chute des « assureurs » aurait coûté plus cher et causé davantage de risque systémique (risque d’effondrement généralisé du système financier) que celle des parieurs, »

    Je pense que les différents acteurs ont eu très peur de ce qu’il allait se passer et que l’emploi de l’arme atomique, que représentent les CDS s’ils étaient activés, risquait d’entraîner le monde dans un chaos irréversible et aux conséquences désastreuses.

    J’avais émis cette hypothèse il y a un certain temps. Spéculer a des limites et lorsque le risque de foutre en l’air définitivement l’économie est avéré, ceux qui détiennent ce pouvoir sont tétanisés.

    1. Oui que du jeu à l’échelle mondiale,

      Tout ce que nous voyons et entendons, n’est que le produit de plus en plus conditionné du plus grand nombre dans les premières sociétés, c’est sur ça fait grandement audimat sur le moment.

      Les choses pourraient paraîtres neuves mais elles ne le sont pas en réalité, comme à chaque grand match de rubgy. Nous pourrions même encore se dire que le camp du bien va de nouveau l’emporter sur le camp du mal, hélas au niveau du public c’est toujours pas cela je trouve, mon autre constat du moment.

      Com si pendant les périodes de grande crise les êtres se faisent constamment avoir, alors pour mieux ne plus y penser, ils réclament toujours plus de neuf dans les choses et les publicités, comme de la part de gens plus intelligents qu’eux en matière de ceci ou de cela, com sur les divers écrans du monde et les i-phones, hélas même s’il y a de temps en temps de bonnes news, de bonne pâtes fraîches à se mettre sous la dent, les êtres dans les sociétés ne font plus guère preuve d’autre chose de moins illusoir entre-eux.

      C’est pourquoi il ne faudrait jamais trop s’avancer surtout dans un tel contexte mondial, de peur qu’un jour ou l’autre beaucoup moins puissent en sortir, de peur qu’un jour ou l’autre davantage se sentent plus solidaires de la chose, de peur qu’un jour ou l’autre ils en aient davantage à pâtir de leurs plaies !

      Spéculer c’est comme le jeu, un jour ou l’autre on en voit toujours mieux les limites dans les premières martingales, surtout de la part des plus professionnels communicants, tout cela montre-t-il vraiment bien le meilleur du genre humain non bien sur que non, ce ne sont toujours en fait que les mêmes têtes toujours plus ou moins satisfaites. Préféront-ils d’abord plutôt entendre cela entre-eux bien sur que non c’est évident.

      En fait pour mieux voir et décrire les choses dans un tel monde, il faudrait surtout être en mesure de pouvoir moins se faire acheter par les gens. C’est pourquoi bien rare sont les êtres qui veulent plutôt s’aligner sur ma propre déconvenue à devoir de nouveau graduellement le constater.

      Non dans le meilleur des mondes je ne suis pas plus un être de changement, vous voyez je vous l’avais bien dit que je gâcherais encore un peu l’ambience. Et encore je ne rentre pas trop dans l’arène, là c’est sur on chercherait davantage à vouloir me faire taire, à me jeter des pierres,

      Non sincèrement je vois toujours un peu les mêmes conduites bien navrantes dans notre temps.

  7. Arrêtons le massacre avec la Grèce ! Par Cyrille Lachèvre

    « en février la production industrielle grecque a connu sa plus forte chute mensuelle depuis 13 ans !
    Il s’agit du 30 ème mois consécutif de repli pour cet indice PMI qui atteint désormais des niveaux de faiblesse battant tous les records. Déjà en récession prononcée, la Grèce voit toujours sa situation se dégrader alors même (…) que « le nouveau plan d’austérité n’est pas encore à l’oeuvre ». (…)

    Le « Think tank » Open Europe publie ce matin une étude qui fait froid dans le dos. http://www.openeurope.org.uk/Article?id=8555
    … les créanciers de la Grèce ne puissent donc jamais être remboursés. (…)

    si en début d’année 36% seulement de la dette grecque était détenue par des institutions publiques (UE, BCE FMI) cette part atteindra 85% en 2015 (…) financées par…les contribuables !

    Quelle sera la réaction des citoyens de la zone euro lorsqu’on leur demandera de payer la facture dans deux ou trois ans ?

    http://blog.lefigaro.fr/economie/2012/03/arretons-le-massacre-avec-la-grece.html

    NB : Nos états devront donc ré-emprunter ce qui générera géométriquement encore plus d’intérêts au bénéfice des mêmes banques.
    Vive la pompe Shadok, Madoff & Cie ?

  8. Je trouve la pirouette facile car les CDS n’arrangent pas uniquement ceux qui ont des positions nues. En effet, un CDS permet de faire du hors bilan. Tout actif étant compensé par un CDS associé à le droit d’être retiré du bilan.

    Ce n’est que partie remise je suppose. Ici nous sommes dans un cas de défaut partiel qui est à la frontière des conditions de réalisation d’un CDS. Néanmoins, si le défaut devenait total je pense que l’ISDA n’aurait pas son mot à dire.
    En attendant, les stocks de dette augmentent et les perceptives de croissance diminuent. Quelques chose me dit que l’on verra la réalisation de CDS de notre vivant …

    1. Ben ouais Letourneau, des Cds souverains déclenchés on en a vus, au moins sur la dette russe (en fait pas vraiment concluant, comme d’hab les russes ont enfumé tout ce beau monde et l’ISDA était pas trop.au point…) et en tous cas sur la dette argentine…

      Tout actif étant compensé par un CDS associé à le droit d’être retiré du bilan.

      Retiré du bilan ??? Really ? Je crois plutôt que ces actifs restent à l’actif du bilan, les provisions au passif pour ces actifs ou leur décote compensée sur fonds propres étant elles bien évitées par les primes de Cds inscrites hors-bilan dans les comptes de résultats… Et tout ça bien sûr dans le cas où ces actifs doivent être inscrits à leur « fait value » au bilan, à leur prix de marché, sinon, bof bof…

  9. Allez, pour le WE, un petit coup de positivisme US, en souvenir de Whitney Houston. Du grand spectacle.

      1. Elle s’est bcp réclamée de la libération des noirs, sur scène, aux grammies, etc.. Elle etait véritablement une black chez les blacks… La tiède réaction d’obh a sa mort nous a donné une meilleure idée de son statut de guignol.

      2. @ Louis Thérèse

        La tiède réaction d’obh a sa mort nous a donné une meilleure idée de son statut de guignol.

        Même si les WASP classent dans les rangs des noirs tout Américain qui a une goutte de sang noir dans les veines, il ne faut pas oublier que la mère d’Obama est blanche et qu’il se sent peut-être plus proche du clan maternel que paternel , pas du tout impliqué dans la défense des droits des noirs ou peut-être n’aime-t-il pas la chanson populaire ni la voix de Whitney . Qui sait ?
        Pourquoi les chefs d’Etat , qui en général ne réagissent pas à la mort de grands bienfaiteurs de l’humanité sans paillettes, devraient-ils absolument réagir quand il s’agit de personnalités du show-biz, même talentueuses ?

    1. @ mike
      Bon, j’ai rien dit la dernière fois, par respect pour la défunte… Mais là, faudrait arrêter avec la soupe bling bling année 80… son medley rose bonbon sucé, c’est un pot (totalement) pourri de chez pourrave…. et, désolé d’être brutal, ça s’entend… ça n’est que mimiques, postures et effets de manche…. une véritable cacophonie… c’est pas de la musique, c’est le cirque…
      L’objet à écouter ne plane pas dans l’air, il est planté au beau milieu de la scène… et tout est fait pour la glorification de la demi-déesse brailleuse… une véritable horreur…
      Si vous voulez écouter la vibration de la voix humaine qui s’élève… allez chercher du côté de Billie Holiday, de Nina Simone…
      « Don’t explain »… écrite par la première et chantée ici par la seconde… ça n’est plus le même monde
      … fermez les yeux et sentez la différence…

      1. Effectivement Renou…. je prends… Sur l’île déserte, j’emmène le tout… Whitney, elle, y a rien à faire, elle reste au port… elle ne gâchera pas ma belle éternité… pauvrette, paix à son âme…

        Quant à Janis… allez, je prends aussi… mais faudra pas qu’elle touche au whisky… les autres non plus d’ailleurs….

      2. Dommage que vous manquiez de recul et restiez dans le goût convenu de la pensée élitaire. Concernant WH Renseignez-vous, a tout hasard, sa vie, etc… Apprécier ququ’un n’empêche pas d’aimer les autres. Je reste avec mon solide goût de chiottes et vous laisse avec votre grande ouverture si raffinée dans ses choix.

      3. @AL
        Je m’incline devant une telle sûreté de goût, une délicatesse des sens qui me seront probablement à jamais inaccessibles.
        Vos certitudes m’amusent et me font penser à certaines de mes connaissances qui, voulant à tout prix exister, ne sont bonnes qu’à rejeter et à voir le négatif sur des succès trop voyants, ce qui est aisé, en balançant de pauvres références culturelles, ressucées mais surtout pas trop populaires.
        J’avais mis un petit mot sur elle suite à un sujet de PJ, petit mot qui regrettait qu’elle n’ait pas eu la chance de bosser avec Zappa, ou un autre chercheur dans son type… Hélas. N’en reste qu’elle a existé, avec un potentiel énorme, certes bouffé par l’arrivisme typique de ce genre de middle class américaine… Néanmoins soyez sûr que WH se référait à Billie Holliday, qu’elle s’inscrivait dans le courant de l’émancipation des noirs, qu’elle a bossé comme une dingue, etc… Bref à l’évidence vous ne connaissez ni la personne, ni son biotope, son parcours…. J’y lis aussi un peu de mépris entre les lignes pour le gospel natif… Bref détendez-vous, et positivez un chouia musicalement, avant de mélanger pareillement les torchons et les serviettes.

      4. Salut mike… salut Ptite Lope…
        Vous me reprochez d’exprimer des goûts trop élitistes en affirmant haut et fort les vôtres… et en m’attaquent personnellement… étrange…

        Ce qui se dégage de la prestation ci-dessus ne me plait pas, je le dis et j’explique pourquoi… rien de plus…
        Maintenant, si l’on n’a plus le droit de critiquer les choix d’un artiste sans se faire taxer de brute… je ne le ferais plus… mais il est évident que je n’en penserais pas moins…

        @ mike…
        1/ je n’ai jamais reproché à Whitney Houston d’avoir eu du succès…
        2/ je n’ai jamais eu la volonté d’ « à tout prix exister« … (ça…je ne le dois qu’aux attraits de ma mère et à l’incapacité de mon père à savoir se retenir…)….
        3/ Nina Simone n’est pas une « pauvre référence culturelle« … et fut peut-être « resucée » (tant mieux pour elle) … mais jamais « surtout pas trop populaires« …
        4/ Pensez-vous que lorsque Whitney Houston « se référait à Billie Holliday« , elle « balançait » également « de pauvres références culturelles, resucées mais surtout pas trop populaires« …?
        5/ Je ne savais pas qu’il fallait connaitre le « biotope » d’un chanteur pour sentir lorsqu’il était à côté de la plaque… ou qu’il fallait l’apprécier parce qu’il aurait « bossé comme une dingue« …
        6/ Je ne pratique ni le mépris ni le cynisme… et je n’écris jamais rien de condescendant comme… « détendez-vous« … ou « Je m’incline devant une telle sûreté de goût… »… Cela m’est totalement étranger…
        7/ Et enfin, le goût pour un artiste ou une oeuvre du passé tenant aussi aux souvenirs qui s’y rattachent, je ne reprocherais jamais à personne d’avoir un petit coup de coeur pour telle ou telle chanson… moi-même j’ai un faible pour une comptine des plus simple, apprise à l’école et qui me fait toujours autant chavirer… ça faisait…
         » Entre les deux, mon coeur balance
        Je ne sais pas, laquelle aimer des deux… »
        … je chantais ces paroles alors qu’entre nous, à l’époque, je savais très bien que c’était la petite peste Isabelle qui avait pris mon coeur…

      5. Pas de problèmes, désolé d’avoir été condescendant.

        je ne suis pas sûr d’avoir tout compris non plus dans vos explications, mais c’est pas grave.

        J’aime surtout quand on voit le positif des choses. Et j’ai la faiblesse d’en voir ici. Il est toujours plus aisé de dénigrer. Je parle en connaissance de cause. Voilà .

        Vous avez raison. Les chansons sont pour nous comme des clous dans la tapisserie du temps.

  10. Victoire à la pyrus d’un jeu dont les règles change au fur et a mesure pour maintenir le système ambiant …

    Une victoire sur les CDS, mais défaite de la confiance … qui voudra investir dans notre économie si on change nos propres lois comme ça nous arrange.

    Nous au contraire, avec le scandale MF Global, la crise de confiance va s’amplifier chez les professionnels du secteur …

  11. Cet effacement d’une partie de la dette Grecque représente quel poucentage des dettes cumulées Européenne?
    L’injection de 1.000 milliards € (correspondant pour l’instant à de la dette) dans le système bancaire Européen est-il totalement étranger à cette décision?
    Le paysage a t-il vraiment changer à long terme?

  12. Le moins que l’on puisse dire est que l’explication de texte est confuse.
    L’oligarchie financière (émettrice de CDS) a-t-elle arnaqué le bas du panier de crabes de la finance (qui avait spéculé avec l’achat de CDS)? (d’ailleurs, pourquoi parler de « neutralisation entre financiers »?)
    Les Etats ont-ils gagné? Et comment les Etats ont-ils pu gagner en même temps que l’oligarchie financière? Sauf à considérer que les Etats et l’oligarchie financière ne font qu’un, ce qui est très possible, mais alors pourquoi se réjouir? Il y aurait la gentille finance qui prête aux Etats et la méchante finance qui spécule sur les défauts des Etats?
    Et enfin, le déclenchement des CDS aurait-il réellement comporté un si grand risque?
    vigneron dit que non, Jorion dit que oui.

    En résumé: on n’y voit pas plus clair après ce billet.

  13. La morale de l’histoire : on est chez les russes , battez vous pour l’honnétetée , ils feront ce qu’ils veulent.
    Aucune confiance dans ce systeme.
    Avec cette non activation des cds les emprunts grecs c’est comme les emprunts russes on peut en tapisser la chambre de grand mère.
    mais attendez un peu les vendeurs d’assvie , de suite je retire tous mes comptes et j’engage tout le monde à en faire autant.
    Rira bien qui rira le dernier , voyou d’assureur , de banquier , d’état.

    1. Rira bien qui rira le dernier , voyou d’assureur , de banquier , d’état.

      Mon propos pourrait décevoir, être hors sujet, moins calé, moins explicite.

      Bizarrement depuis quelques temps j’éprouve une plus grande chiasse non pour moi-même, car depuis j’ai l’habitude de connaître un peu la vie, et cela aussi durs et distants qu’ils puissent l’être les premiers décideurs ou parachutistes dorés de notre globe.

      Pour ça que je ne recherche plus trop à en rire, vous vous rendez compte si le monde devait davantage rentrer dans un plus grand désenchantement, comment feront-ils alors ? Non à vrai dire je pense qu’à ce moment là plus guère personne ne recherchera à en rire, comme d’ailleurs les premiers rukier du monde, c’est aussi une éventualité à ne pas écarter dans notre propre histoire humaine.

      Moi-même je me rends bien compte que j’en deviens de moins en moins rigolo envers mon propre prochain, qui suis-je vraiment sans doute un autre numéro de plus, faudrait partout récompenser celui ou celle pouvant être toujours bien en mesure d’amuser la galerie pour les divers grands groupes de la planète.

      Pourquoi par exemple les journalistes ne trouvent plus guère le droit d’être réellement eux-mêmes, d’en faire palir plus d’un, d’être par exemple moins déformés. Pourquoi le monde devrait-il constamment se sentir obligé d’en sourire com dans les premières publicités bien artificielles de la planète, et si en réalité ou en vérité tout cela sonnait de plus en plus faux dans le coeur et la conscience de tout-à-chacun, et cela quelque soit son propre bord de penser préférentiel.

      Non croyez-moi je n’en rirai pas plus le dernier, car à cette heure-là les meilleurs trucages de la planète ne pourront pas plus nous y éviter la chose à plus grande échelle. En plus c’est vrai les gens plus ou moins comme moi n’arrangent pas plus la chose de manière positive. Sinon à part ça va on fait aller, on essaie parfois de se dire que l’humanité passera bien ou tard à quelque chose de moins prévisible. A mon modeste avis, c’est bien plus qu’une simple tragédie Grecque, alors en attendant faut faire plus grande comédie humaine élevée en spectacle.

      Y-a-t-il seulement un homme et une seule femme dans ce monde qui ne recherche plus trop à dire du mal de son prochain. Pourquoi ne savons-nous plus guère exprimer l’humain autrement dans notre temps ? Pourquoi même dans les premières agences immobilières ils n’ont plus guère le coeur à la fiesta devant tel ou tel passant n’osant plus trop leur dire un petit bonjour amical ?

      Si si je vous assure je n’invente rien c’est bien parfois ce que je constate. Mais qui donc à encore les moyens de parader ? Mais qui donc a déjà vu pleurer plusieurs millions de personnes de plus dans les premières sociétés humaines, oui c’est seulement lorsqu’ils se mettront bien tous à pleurer sur leur propre monde perdu.

      Mais pas avant hélas …

  14. La non-activation des CDS sur la dette grecque fait couler beaucoup d’encre pour un non-événement de crédit ! Quelles peuvent donc en être les conséquences ?

    Si cette décision était confirmée après l’adoption d’une clause d’action collective par le parlement grec, forçant tous les créanciers à participer à l’échange obligataire et à se prendre la perte correspondante, il y aurait de quoi demain dégouter les investisseurs de payer une prime d’assurance ! Il faut en effet remarquer que l’espoir existe toujours que, le parlement entrant dans la danse les jours prochains pour adopter une clause d’action collective si un nombre insuffisant de volontaires se présentait à l’échange, le comité de l’ISDA puisse alors proclamer qu’un événement de crédit a finalement eu lieu.

    Si les choses restent en l’état, sa décision portera inévitablement un coup au marché des CDS sur la dette souveraine. Le pari portera désormais aussi sur leur activation !

    Cela pourra en premier lieu conduire les hedge funds qui jouaient les chasseurs de prime à se délester à la première occasion des titres de dette qu’ils ont acheté – par exemple auprès des banques qui ont maintenant ses sous – risquant de faire baisser leur valeur, et donc de contribuer à la hausse de leur taux… Les Portugais, dont les obligations sont les seules à ne pas suivre le mouvement général de détente actuel, pourraient en faire les frais.

    Une deuxième conséquence pourra en être redouté. Les banques ne pourront plus se couvrir avec certitude en achetant des CDS et devront valoriser les titres qu’elles possèdent à la valeur du marché, alors qu’elles pouvaient faire valoir jusqu’alors qu’elles étaient garanties d’être remboursées et que ce n’était pas nécessaire…

    Tout bien pesé, qu’est ce qui a pu motiver la décisions des membres de la commission de l’ISDA ? La crainte de créer un précédent ouvrant la voie à d’autres restructurations, les investisseurs ayant toujours la possibilité de se couvrir s’ils avaient pris la décision contraire, ou la volonté de montrer qui est le maître à bord et impose sa police, pour conforter l’Institute of International Finance dans son statut de seul interlocuteur valable ?

    En tout état de cause, une brèche aura été ouverte dans la muraille… Les merveilleux instruments de la finance créative ne sont décidément plus ce qu’ils étaient.

    1. « En tout état de cause, une brèche aura été ouverte dans la muraille… »

      A noter que ce n’est pas la première fois qu’une dette est restructurée sans déclencher les CDS. Ce fut le cas avec l’Uruguay en 2003 même si la restructuration ne portait que sur la durée et le taux d’intérêt. Le taux d’acceptation parmi les créanciers avait été de 95% à l’époque. Donc, j’ai l’impression que pour la décision finale du déclenchement des CDS ou pas, tout est dans le taux d’acceptation de la restructuration que l’on aura parmi les créanciers.

    2. Sans doute les deux, mais « La crainte de créer un précédent ouvrant la voie à d’autres restructurations » pourrait être la plus forte.
      Dans un édifice où toutes les pièces sont en interaction entre elles, il suffit que l’une d’entre elles chute pour que l’ensemble de l’édifice soit en péril, gipsi ou pas gipsi : on ne joue pas avec la ‘valeur’ de référence, l’obligation souveraine, sans avoir entre temps trouvé une autre ‘valeur’ (auto)référentielle.
      En regard, les intérêts de quelques acteurs sur un espace aussi minime que les CDS grecs, fussent-ils market makers, pèse très peu. Ceux-ci prendront leurs pertes mais feront d’autres gains, ailleurs. Ce sont peut-être les mêmes d’ailleurs qui sont en train de prendre leurs gains sur les privatisations en cours des actifs publics grecs vendus à la découpe …

      1. Sans doute parce que j’avais pris la voie opposée, celle d’un deal ‘oligarchique’ en ‘sous-main’ de temps/stabilisation vs valeur/assurance : ça aide à se repérer … 😉

      2. C’est strictement ce que je disais hier avant d’être recadré comme d’habitude par le cerbère. Il se trouve qu’il est d’accord aujourd’hui, étrange…

      3. « C’est strictement ce que je disais » ?

        Il me semble en effet que vu l’impossibilité de tracer les produits dérivés il est tout simplement exclu pour la finance de déclencher un « credit event » aux conséquences très probablement mortelles pour le secteur financier.

        Pas vraiment non, surtout au vu de ton « vu que » et alors ton mystérieux acteur nommé « la finance », c’est du très gratiné, faudra que tu me présentes cette dame… Leclerc parle des investisseurs et d’ISDA dans son alternative…
        Nous prends pas pour des billes.

    3. Ne dit-il pas qu’on craint qu’une activation des CDS ne constitue un précédent qui suffise à lancer une réaction en chaîne ? Il me semble que si. Et c’est bien ce que je laissais entendre. Désolé.

      1. Tu comprends vraiment rien. C’est pas les Cds qui posaient, posent et poseront le problème nodal pour la Grèce comme pour les autres pays mais les dettes elle-mêmes. C’est le défaut pur et simple qu’on cherche à tout prix à éviter et donc on se retourne contre ceux qui misent contre les défauts négociés, contre ceux qui sont effectivement les incendiaires, ceux qui n’ont jamais prêté aux États, ceux aussi qui sont longs sur les Cds.
        Et je maintiens que la menace de référendum de Papandréou a fait spectaculairement date après l’accord du 27 octobre en remettant la pression, purement politique cette fois, sur les négociateurs en relançant les spéculations (dans tous les sens du terme) sur un défaut unilatéral.
        Il a remis la troïka et Dallara face à leurs responsabilités non seulement face au fait politique mais aussi face aux contradictions insolubles de marchés financiers débordés par la pure spéculation.
        Ceux qui réclament auprès de l’ISDA n’auront rien, même en cas de CAC après le 8 mars, tout au plus une indemnité sur la base du prix des nouvelles obligs soit autour de 30% des anciennes. Peut-être même qu’ils se contenteront, pour les plus gros clients hedges et souverains, d’un arrangement discret pour couvrir leurs pertes éventuelles – genre avantages concédés par les Big banques à hauteur des primes Cds versées; un p’tit geste commercial quoi…

      2. @Vigneron

        Je maintiens que la finance fera tout pour que ces CDS ne soient pas activés parce que dans ce système totalement opaque et après Lehman et la prise de conscience soudaine du château de carte des dérivés, il suffit que quelqu’un crie au loup et c’est la débandade. Ca c’est ce que pouvoirs publics actuels et finance, main dans la main veulent éviter à tout prix, quitte à sacrifier une partie des spéculateurs pour sauvegarder le gros du troupeau. Le problème de fond c’est l’insolvabilité mais tant qu’il n’y a pas d’incident de crédit, tout le monde fait semblant de ne voir que les problèmes de liquidité, ce qui arrange une fois de plus bien les banques (oh les jolis QE) et prive les pouvoirs publics, complices de toutes façons, du prétexte pour ramener tout ça sous tutelle.

        Je suis en revanche d’accord sur Papandreou puisque c’est l’analyse que j’avais sortie chez Quatremer au lendemain du referendum en émettant l’hypothèse que Papandreou refilait le mistigri de la Grèce vers la troïka et se préservait en même temps une image positive auprès des grecs (enfin meilleure que celle des autres).

      3. « Tu comprends vraiment rien. C’est pas les Cds qui posaient, posent et poseront le problème nodal pour la Grèce comme pour les autres pays mais les dettes elle-mêmes.  »

        Voila qui me semble frappé du coin du bon sens sauf si… le quasi consensus que je constate (incluant P. JORION soi-même) a raison de considérer les CDS comme toxiques.

        Ce que, dans le cas d’AIG, ils ont manifestement été, mais seulement, si j’ai bien compris, par incompétence ou malhonnêteté de qui au sein de l’entreprise a décidé de les vendre « sec ».

        Ce que je peux croire, la leçon ayant servi, qu’ils soient encore. Car (qui a les connaissances techniques requises me démente si je me trompe) ce que je sais d’un put (et un CDS n’en est un sur obligation) vendu par un teneur de marché est sans risque pour lui qui doit rester en toute circonstance « neutre au marché ».

        Et qui pour ce faire doit avant de livrer le produit, construire une « box » qui l’intègre (et dont le prix de revient majoré de sa marge constituent son prix de vente).

        Et, soit dit en passant fait de ce produit, comme des autres dérivés, un parfait non sens économique, puisqu’il semble (qu’on me contredise si je me trompe) produit de la main des market maker des institutions qui les achètent. Et feraient donc une substantielle économie, au moins de personnel, en assumant leur risque.

        Certes je fais semblant de ne pas savoir qu’au niveau micro l’important est de faire du chiffre, que chaque émetteur espére en vendre plus qu’il en achète. Ce qu’il fait de toute manière pour une autre logique qu’économique puisque surtout pour neutraliser l’effet de sa créance sur son cooke. Et qu’il s’agit d’abord d’un instrument de spéculation, comme les autres, moyen de prendre des positions qui permettent de prélever des petits sous sur LE marché, donc in fine sur le dos du vulgum pecus (ne serait que via les assureurs et divers OPCVM, interne inclus, auxquels ils sont vendus).

        N’empêche qu’au plan macro… foutaise absolue ! Qui me rend difficilement compréhensible que la SG devenue quasi gratuite ne soit pas achetée par la Caisse des Dépôts qui permettrait d’imposer à son staf de revenir à cet orthodoxie ordinaire consistant à être une banque au servie de notre économie et avant d’être à celui de la mégalomanie et l’avidité de ses dirigeants.

        Mais vrai que je suis un grand naïf, si naïf que je redoute que nous, citoyens, disposions enfin d’une banque à notre service, il va nous falloir retrousser nos manches et la créer nous-même.

  15. Certes, les assureurs / banques qui auraient dû prendre en charge les CDS en cas de défaut sont eux-mêmes ceux qui décident si la Grèce est en faillite ou non… Certes, les parieurs doivent subir la décote au lieu de se voir remboursé…

    Mais en attendant, on demande des efforts aux peuples qu’ils ne pourront supporter…

    Et même à 50% de sa valeur, la dette reste la dette.

    Cdt,

  16. A moins, évidemment, que nombre d’acheteurs de ces CDS ne soient complices. L’hypothèse apparemment folle est présente depuis 24h dans la blogosphère US, qui pense que nombre de CDS ont été achetés en connaissance de cause par des détenteurs de dettes souveraines pour faire croire aux régulateurs qu’ils remplissaient leurs obligations légales de couverture de risque, mais ne le faisaient pas vraiment.

    Le principe est le suivant : imaginez qu’un régulateur quelconque vous impose une assurance pour pouvoir accomplir une action, par exemple, conduire une voiture, mais que vous assurer vraiment coûte bien trop cher, compte tenu de votre profil de risque. Certaines compagnies peu scrupuleuses peuvent vous vendre une fausse assurance à prix discount, mais assortie d’une « clause parallèle » (traduction personnelle de « side letter », si quelqu’un a mieux…) tenue secrète ou l’assureur et l’assuré s’engagent à ne pas faire jouer l’assurance.

    But du jeu : montrer aux autorités un certificat d’assurance, totalement bidon qui permet à certains assureurs ou réassureurs de paraître plus solvables qu’ils ne le sont en réalité, ce qui peut réduire les exigences légales en fonds propres (Bâle, Solvency…)

    1. Hébé monsieur Vincent, le blockquote aurait été le bienvenu pour encadrer ces propos de monsieur Benard… avec le lien et les sources qui vont avec…

  17. @ Paul,

    Bonjour,

    Todd, fin 2011, sur son livre « les origines des systèmes familiaux », présenté comme le domaine de compétence principal de et par l’intéressé, parsemé de remarques sur la crise, l’économie..

    http://www.dailymotion.com/video/xlx5df_emmanuel-todd-et-franz-olivier-giesbert_creation
    56 mn, un regard décalé et intéressant, même drôle parfois.

    Bon, c’est moins provocateur que les dernières saillies sur le(s) complot(s) éventuel(s), vu le noeud coulant systématique qui entoure le mot sale du moment..

    La structure familiale et ses évolutions n’est pas sans rappeler certains de vos propos, bonne écoute et bonne écriture pour le bouquin en cours. Et ne vous sentez pas obligé d’être en avance sur tous les sujets systématiquement, je pense à la grippe en particulier.

    Belle journée.

    Concerto C Major (Rondo) – Mozart
    http://www.youtube.com/watch?v=gWgSUZUYswc
    5’50, pour le trompettiste parti il y a peu cité récemment…

    Akismet soit pas vilaine avec les mots stp. Merci JA et l’équipe pour le filtre et ses abonnés.

  18. Bonjour,

    Je ne comprends pas vraiment en quoi cette victoire est si impressionnante. En effet, ce qui vient d’être déclaré est que les CDS ne sont pas activés en cas de réduction volontaire de la dette par les créanciers. Ceux qui auront accepté de voir la valeur de leur bon grec diminuer ne seront pas remboursés.

    Si je comprends bien donc, ceux qui refuseront la diminution de la valeur de leur bon seront payés à la valeur totale ? Et si ils ne sont pas payés la question du déclenchement des CDS sera réouverte ?

    La véritable victoire ne pourra-t-elle pas être déclaré que lorsque l’ensemble des créanciers aura subi une réduction de la dette sans que ne soit déclenché les CDS ?

    Meilleures salutations.

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