L’actualité de la crise : LE SECOND MOTEUR VIENT DE DÉMARRER, par François Leclerc

Billet invité.

La série noire continue : après la défaite de Nicolas Sarkozy, la chute électorale des deux grands partis grecs (impliquant de nouvelles élections sans trop d’illusion sur leur résultat), et la raclée reçue par David Cameron aux élections locales, voici la débâcle municipale de la droite italienne qui se confirme.

Sous ces pesants auspices, Angela Merkel et François Hollande entament la recherche d’un compromis stratégique, un plan A’. Ils sont pris de vitesse, la fragilité extrême du système bancaire espagnol enfin reconnue par Mariano Rajoy, prélude à un sauvetage inévitable, et le ralentissement du rythme du désendettement public le devenant également en Grèce, à moins d’accepter sa sortie de la zone euro. Le bénéfice devrait alors en être étendu à l’Espagne, puis au Portugal et à l’Irlande. Dans les deux cas, il y aura toutefois un prix à payer.

Ecartant ces sinistres présages, la croissance est devenue le maître mot du discours, prenant abruptement la succession de l’austérité. Ayant l’avantage de ne pas être opérationnels, Christine Lagarde et Olli Rehn tentent pour leur part de réaliser l’impossible synthèse entre les deux, comme s’ils siégeaient en commission de résolution d’un congrès ! D’autres, comme David Cameron, prennent le train en marche et expliquent que « nous devons faire les deux choses à la fois », sans expliquer comment. Inflexible, Jörg Asmussen de la BCE, entend qu’« il doit être tout à fait clair que le pacte budgétaire – augmenté d’une élément sur la croissance – ne doit pas être affaibli dans sa substance », sans « passer par une hausse de la dépense publique ».

Une grande négociation européenne s’engage à la mode des précédentes sous ce tir groupé de déroutes électorales. Mais l’offre de croissance présumée qui en sortira sera-t-elle à la hauteur de la situation et répondra-t-elle à la demande pressante ? Les « décisions essentielles » que la chancelière allemande s’apprête à prendre avec le nouveau président français ne vont-elles pas se résumer, une fois de plus, à l’expression insatisfaisante d’un compromis de circonstance ?

L’attente en est partagée par tous les dirigeants européens, confrontés chez eux au même échec stratégique. Une première réponse tactique va lui être donnée à l’occasion du dîner informel des chefs d’État et de gouvernement, le 23 mai prochain. En faisant dire que le gouvernement allemand ne pouvait pas bloquer toutes les portes à la fois – l’intervention de la BCE et les euro-obligations – François Hollande a laissé entendre qu’il allait tenter d’obtenir des project bonds (des obligations destinées à financer des investissements et non un déficit). Mais le volume financier qu’ils représenteront reste à négocier.

Jacques Attali et Pascal Lamy avancent pour leur part le montant de mille milliards d’euros, un montant devenu unité de compte par les temps qui courent. Ils ont estimé le moment venu pour exposer leur plan d’action, en tentant de slalomer entre les difficultés, rejoints par des personnalités européennes. Il comporte deux volets, l’un concernant les investissements et leur financement, l’autre la dette à résorber. Des project bonds pourraient être émis par la Banque européenne d’investissement, dont le remboursement serait financé par une rétrocession d’un point de TVA des États, ainsi que par deux taxes, l’une liée aux émissions de carbone, l’autre aux transactions financières. La Commission ne manque pas dans ses cartons, comme elle vient de le rappeler, de projets consacrés aux secteurs de l’énergie, des transports, du numérique, de la recherche cognitive…

Le second volet implique de « circonscrire les dettes du passé en en mutualisant une partie ». On pense immédiatement à la partie qui dépasse le ratio de 60% du PIB. La perspective de la création d’un Trésor Européen est tracée, l’équivalent de l’institut monétaire européen qui avait précédé la création de la BCE, ce qui permet d’occulter l’épineuse question des euro-obligations en la dépassant. L’accent est mis pour conclure sur une avancée fédéraliste de l’Europe, afin de donner une « légitimité démocratique » à l’ensemble, selon les auteurs du document.

Comment ne pas relever dans cet exercice l’absence d’un troisième volet, indispensable à toute stratégie de désendettement ? et ne pas constater que rien n’est prévu au chapitre du désendettement du système bancaire européen, dont l’exemple espagnol montre qu’il mérite quelque attention ?

Quant à l’offre de croissance qui sera annoncée à grand fracas d’ici la fin de mois, comment va-t-elle être accueillie si elle ne se traduit pas concrètement dans la vie quotidienne de ceux qui font les frais d’une austérité que David Cameron préfère renommer « efficacité », afin de chercher refuge derrière les mots ? Le temps est aux reconsidérations et il est en train de survenir ce que le gouvernement allemand craignait, le conduisant à ne rien vouloir céder : des premières mises en cause risquent d’en appeler d’autres.

Les Grecs viennent d’enrayer une machinerie péniblement lancée : il y a une limite à l’insupportable, au-delà de laquelle toute révolte trouve la première occasion qui lui tombe sous la main pour s’exprimer. Pour y répondre dans toute l’Europe, une inflexion stratégique fera-t-elle l’affaire, comme si ce n’était qu’une simple question de degré et de curseur ? Chaque chose en son temps : un deuxième moteur de la crise européenne vient d’être mis en route.

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195 réflexions sur « L’actualité de la crise : LE SECOND MOTEUR VIENT DE DÉMARRER, par François Leclerc »

  1. la croissance est devenue le maître mot du discours, …, sans « passer par une hausse de la dépense publique .

    Il ne reste plus qu’a invoquer les esprits en récitant des formules magiques pour faire venir la croissance comme d’autres font tomber la pluie. Résultat non-garanti.

    1000 milliards pour disons 1/2 milliard d’européen ça fait 2000 euros par personne. Un mois de paye pour un Français/Allemand, 2 pour un espagnol, 3 pour un Portugais, 4 un Grec ou un français chômeur, 5 ou 6 pour un Slovène.
    Mais personne ne les a sinon ils seraient dans le MES, donc encore un projet poudre-aux-yeux.

    1. Le papier de Dessertine dans Sud,Oueqt de samedi dernier : http://www.sudouest.fr/2012/05/05/le-glas-sonne-pour-l-espagne-706439-4668.php
      La fin du billet…
      «[…] La seule solution passera par une restructuration de la société espagnole, de fond en comble, supposant notamment un effort titanesque de formation, que le pays ne pourra assumer sans aide extérieure ; et avec peut-être aussi un début de tutelle : il fut révélateur de constater que les milliards d’euros libérés par la Banque centrale européenne furent utilisés par les banques espagnoles ces dernières semaines à… racheter à bas prix leurs propres dettes pourries. La tentation du pire anime une population désespérée, et l’Europe se doit de constater que son bien commun le plus précieux, la démocratie, pourrait se trouver en danger, ne serait-ce qu’en raison des scandales de corruption dans les « comunidades », les entités régionales, toutes en quasi-faillite. Il est terrible d’ajouter à ce sombre tableau la brusque déconsidération de l’un des derniers ciments du pays, la famille royale, dont l’image est écornée par plusieurs scandales, touchant même la personnalité du roi.
      Pour les pays de l’Union approche le moment de vérité, où les choix du long terme devront prendre le pas sur ceux du court terme.»

      1. « et avec peut-être aussi un début de tutelle »

        Sacré Dessertine. Et il fait mine de vouloir sauvegarder la « démocratie » (lisez: le système actuel, parlementaire bipartite, pas la démocratie au sens propre).
        Une tutelle sur l’Espagne et je parie que c’est les émeutes direct. Ni les fachos ni la gauche n’accepteront ça. Seuls donc le PS et une partie du PP (qui éclaterait) approuveraient cette mesure. Et on ne parlerait évidemment plus de démocratie ni même non plus de « démocratie » à ce moment-là.
        Il roule pas pour la démocratie, il roule pas pour la « démocratie », donc pour quoi ou qui il roule? Réponse: les marchés, l’oligarchie.

      2. @ Vigneron

        Excellent résumé de la situation en Espagne, qui devient de plus en plus dangereuse (hier les taux à 10 ans ont dépassé les 6 % et la prime de risque était à 456 points de base).

        Et malgré ça, les crétins de nationalistes basques, catalans et andalous, continuent à jouer avec le feu en faisant les coqs sur un tas de dettes colossale, contestant les mesures que Madrid veut les imposer. Ils croient que face au danger de naufrage la débandade est plus efficace que l’union… L’ineptie des Espagnols les a mené au bord du précipice et leur connerie les y précipitera, il n’y a pas de doute la-dessus.

        (Le jour ou la « science » économique intégrera la Bêtise comme l’un de ses éléments fondamentaux, elle aura fait un grand pas en avant).

      3. @ Moi

        « Une tutelle sur l’Espagne et je parie que c’est les émeutes direct. Ni les fachos ni la gauche n’accepteront ça. »

        Tu te trompes complétement (on voit que tu ne lis pas la presse ibérique tous les jours – et surtout les réactions des lecteurs aux articles sur la crise). Les Espagnols préféreront n’importe quoi à la ruine qui arrive. Et ils en ont ras la casquette de leurs politiciens corrompus et incompétents, et du système politique délirant et ruineux qu’ils subissent. Si l’Europe pouvait les en débarrasser d’un coup ils seraient très contents (comme l’Italie avec Berlusconi), de la même façon qu’ils l’ont été quand elle a exigé dans les années 80 de très grosses reformes rapides pour pouvoir accéder au Marché Commun.

      4. Relis bien : «la seule solution passera par une restructuration de la société espagnole de fond en comble, supposant notamment un effort titanesque de formation que le pays ne pourra assumer sans aide extérieure ; et avec peut-être aussi un début de tutelle : il fut révélateur de constater que les milliards d’euros ibérés par la Banque centrale européenne furent utilisés par les banques espagnoles ces dernières semaines à… racheter à bas prix leurs propres dettes pourries.»
        Ça a un nom ça, Moi, du vol pur et simple; à hauteur de milliards d’euros; mieux que ça, puisque fait au minimum avec l’assentiment de Rajoy et consorts : de la haute trahison. Mais d’ailleurs, qu’est-ce qu’une nationalisation, comme celle de Bankia, si ce n’est une « mise sous tutelle » ?

      5. @ Pablo75

        « ..Le jour ou la « science » économique intégrera la Bêtise comme l’un de ses éléments fondamentaux, elle aura fait un grand pas en avant…. »

        je dirais plutôt que ce sera le jour où pour aborder les problèmes économico-politiques , il sera pris en compte d’abord de ce que les différentes branches de la psychologie humaine (individuelle ou collective) apportent comme explication à nos comportements…..

        il serait temps d’y arriver , sauf à laisser s’activer les mécanismes déjà « rebattus » de projections avec leurs conséquences , entre autres , de servir de terreau aux extrémismes divers.

      6. @vigneron: c’est clair qu’il y a de l’arnaque massive, mais entre Espagnols. La mise sous tutelle par l’UE, c’est pas la fin des arnaques massives, c’est l’arrivée des Allemands à la curée et pour faire payer la facture de l’arnaque dont tu parles. Les Grecs en savent quelque chose.

        @Pablo75: tu te fondes sur les commentaires de journaux pour dire que je me trompe? Et tu m’aurais dit quoi il y a quelques mois, toujours à partir de ces commentaires de journaux? Que Rajoy allait tout régler? Le fait est que les Espagnols sont particulièrement cons (si on compare avec des citoyens du nord de l’Europe) et cherchent une solution miraculeuse. Ils pensent que les Allemands vont leur apporter tout ça. En gros, et je le sais d’expérience vu mes origines espagnoles, ils s’imaginent que l’arrivée d’une triade européenne, ça amènerait des nouveaux investissements et une remise au travail (« on ferait comme en Allemagne, tout le monde travaille et roule en Mercedes là-bas. Et puis y’a pas de drogués là-bas, ni de crasses dans les rues, ni de disputes dans les files d’attente parce qu’on y est ordonné, poli et respectueux. Blabla. »), alors que ça ne serait que le début véritable de leurs ennuis. Après une mise sous tutelle et les mesures drastiques qui s’ensuivraient, tout le monde aura compris au bout de quelques semaines qu’il s’agit de casquer pour sauver les banques allemandes d’un défaut de l’Etat espagnol et des banques privées espagnoles et ça sera les émeutes. Les espagnols sont cons et ne pensent qu’aux plaisirs mais quand ils se fâchent, c’est très sérieusement.

      7. @ Moi

        Je te croyais plus sérieux. Ton analyse est idiote (« on ferait comme en Allemagne, tout le monde travaille et roule en Mercedes là-bas »). Relis ce que j’ai écrit, qui a peu à voir avec ce que tu as cru lire. Les Espagnols savent tous et depuis longtemps que l’Espagne est un pays pauvre et que ces dernières années ils ont vécu un « rêve » qui ne pouvait pas durer. Ce sont les banques et la bêtise infinie des politiques ibériques de tout bord qui les ont incité à s’endetter (le crétin de Zapatero a dit en 2007 que l’Espagne jouait dans la Champions League de l’économie mondiale et que bientôt on allait dépasser la France). Le gros problème de l’Espagne (comme celui de la Grèce et de l’Italie) est la caste politico-financière qui s’est installée dans le pouvoir et qui en a fait sa vache à lait. Selon une étude officielle, il y a en Espagne 445 568 emplois de politiciens ou d’employés désignés de façon directe par eux (en clair, la famille, les amis, les collègues de parti) dans l’administration, dans des entreprises publiques bidon ou des fondations, agences, observatoires, conseils, etc, etc. Voilà le vrai cancer de l’Espagne que seul « un rescate » extérieur pourrait balayer d’un coup (de la même façon, je te le répète, que l’Europe a chassé le berlusconisme du pouvoir en Italie).

        http://www.diarioelaguijon.com/noticia/1497/LOS-AGUIJONAZOS/Un-estudio-desvela-que-Espana-es-el-pais-con-mas-politicos-por-habitante-de-Europa.html

      8. @Pablo75: « Les Espagnols savent tous et depuis longtemps que l’Espagne est un pays pauvre et que ces dernières années ils ont vécu un « rêve » qui ne pouvait pas durer. Ce sont les banques et la bêtise infinie des politiques ibériques de tout bord qui les ont incité à s’endetter »

        Je ne sais pas si les Espagnols savent que l’Espagne est un pays pauvre ou si c’est vrai. Par contre, ce que je sais avec certitude pour l’avoir constaté lors de maintes et maintes discussions sur le sujet c’est qu’on ne leur a pas forcé la main pour l’endettement. L’Europe, pour les Espagnols, c’était le rêve du niveau de vie des nord-européens devenu possible et réalisable. Alors d’abord ils ont rêvé avoir un salaire d’Allemand et puis ils ont vu que c’était pas nécessaire pour vivre comme un Allemand et ils ont foncé. Ils se sont endettés pour toutes les couillonnades possibles, dont la moindre n’était pas d’avoir le dernier modèle de voiture à la mode. Quand j’allais avec des gens d’ici voir des gens de là-bas on en arrivait toujours au même point. D’abord on leur demandait comment ils faisaient pour avoir ce train de vie (nouvel appart, nouvelle voiture presque chaque année, les sorties, les cadeaux, etc) parce qu’on voyait bien qu’ils bossaient dur (quand ils bossaient) mais leur salaire était minable. Et la réponse c’était toujours « un credito ». Et nous on se prenait la tête dans les mains et on leur disait « mais vous êtes fous avec tous ces crédits? » et la réponse était toujours d’une insouciance à tomber par terre.

        Alors, bon, je te dis que le retour à une austérité sans pitié comme vivent les Grecs, ça sera un choc énorme. Ce sera les émeutes direct. Ils se diront « A quoi ça sert de rester dans l’Europe si c’est pour vivre comme sous Franco? Et encore, c’est même pas un Franco espagnol mais des dictateurs venus du nord de l’Europe. ».

        « Voilà le vrai cancer de l’Espagne que seul « un rescate » extérieur pourrait balayer d’un coup (de la même façon, je te le répète, que l’Europe a chassé le berlusconisme du pouvoir en Italie). »

        T’es bien un Espagnol toi. Tu crois que l’UE va sauver l’Espagne. On va rire (jaune).
        Et comme exemple de sauvetage européen: l’Italie. Là on peut rire franchement. C’est sûr, une fois que l’UE aura réglé le sort des politicards véreux, les Espagnols rouleront tous en Merco, tu verras… 🙂
        Et puis je remarque que la démocratie, ça te dérange pas trop si y’en a plus mais qu’on reste sérieux et intègres comme des Allemands.

      9. @ Moi

        Tu dis vraiment n’importe quoi: « avoir ce train de vie (nouvel appart, nouvelle voiture presque chaque année, les sorties, les cadeaux, etc) […] mais leur salaire était minable ». Je crois que tu as vu trop de films d’Almodóvar…

        « le retour à une austérité sans pitié comme vivent les Grecs, ça sera un choc énorme. Ce sera les émeutes direct. »
        Je te signale que c’est le cas déjà depuis 2 ans et on a pas vu des « émeutes direct », malgré le 51 % des jeunes au chômage. Tu veux que je te rappelle les mesures d’austérité prises par Zapatero et Rajoy? Le nombre des gens expulsés de leur logement? Le nombre de familles où tous les membres sont au chômage? La chute de la consommation?

        « Ils se diront « A quoi ça sert de rester dans l’Europe si c’est pour vivre comme sous Franco? »… Tu sais que la moitié des Espagnols ne savent pas qui était Franco? Et pour ceux qui savent, Franco c’est comme Pétain pour les français: un peu trop loin… Quant aux nostalgiques du franquisme ils sont ou gâteux ou morts depuis longtemps.

        « Et puis je remarque que la démocratie, ça te dérange pas trop si y’en a plus mais qu’on reste sérieux et intègres comme des Allemands. » Suivant ta logique à deux sous, je pourrais dire: tiens un admirateur de Berlusconi. Parce que tu appelles démocratie ce qu’il y a en Espagne? Pour toi Monti c’est moins démocratique que Berlusconi? Et l’Allemagne est une dictature?

        Je crois que tu as un petit problème avec les faits et les dates, toi. Un conseil: arrête de parler de l’Espagne, que tu connais aussi bien que moi la Nouvelle Papouasie.

  2. Allemagne: la Buba préconise plus d’inflation pour aider ses voisins

    « Francfort (awp/afp) – L’Allemagne pourrait contribuer à améliorer la situation de ses voisins membres de la zone euro en tolérant un peu plus d’inflation que la moyenne chez elle, a suggéré la Banque centrale allemande mercredi.

    Selon le scénario étudié par la Bundesbank dans une « prise de position » publiée à l’intention de la commission des finances de la chambre basse du parlement allemand, le Bundestag, « l’Allemagne pourrait dans le futur avoir un taux d’inflation plutôt supérieur à la moyenne de la zone euro ».

    Cela ne serait pas contraire au mandat de la BCE, défendu bec et ongles par la Bundesbank, car celle-ci doit veiller à contenir la hausse des prix proche mais sous le seuil de 2% dans la zone euro prise dans son ensemble.

    Cette hausse de l’inflation, qui renchérirait les produits allemands et mécaniquement améliorerait la compétitivité des pays connaissant des hausses de prix plus modestes, doit se faire sans intervention, par les forces du marché, précise-t-elle.

    La Bundesbank juge en effet que « le besoin d’agir activement est plus faible en Allemagne », contrairement aux pays voisins qui souffrent d’un déficit de compétitivité par rapport à elle et que « cela n’aiderait pas ».

    Comme n’aiderait pas non plus « un assouplissement de la politique budgétaire pour soutenir la croissance dans les pays de la périphérie (soit ceux en difficulté, ndlr), sans garantie de succès de toute façon », souligne-t-elle.

    Elle préconise d’agir sur la croissance allemande en facilitant les conditions d’investissement et le développement du secteur des services notamment. »

    1. L’Allemagne ne pourra pas sauver ses retraites par capitalisation, son mercantilisme est un échec c’est l’arbre qui cache la forêt, c’est le feu qui a dévasté les arbres, Merkel aura été une catastrophe ambulante, quand on pense qu’on aurait pu stopper ces désastres avant…. si seulement on n’avait pas eu cette c…..

  3. Bon, Merkel a perdu un candidat au clash sur la zone Euro. Malgré de nombreuses sollicitations, Sarkozy a tenu bon, il a quasiment tout accepté.

    Il y maintenant la Grèce, mais manque de chance, elle ne veut certes pas assumer ses dettes, mais elle ne veut pas non plus sortir de l’Euro. Ca pourrait être pareil pour l’Espagne, l’Italie…

    En fait personne ne veut être reponsable devant l’histoire. Comme pourrait dire Angela « on est dans le dilemme » (euphémisme).

    1. Le rappel de Nyssen, au N° 17, du rôle protecteur de la CEE vient à point nommé .

      On pourrait peut-être former, autour d’un traité différent protecteur contre les prédateurs financiers et centré sur le mieux vivre à long terme de la majorité des humains qui la composent, une « CEE bis » des pays d’Europe dont les peuples refusent le traité pourri Maastricht-Lisbonne -Bruxelles et sortir autoritairement de l’Europe actuelle ..
      Pour ce faire, il faudra proposer ensuite des remaniements aux accords de l’OMC qui en élimineront les dangers et proposer des aménagements qui protègent tous les peuples, pas seulement les nôtres .
      Si c’est refusé, quitter l’OMC.

  4. Question sur la croissance,

    Si je comprends bien les recommandations qui sont faites par les politiques et les économistes, il faudrait 2 % de croissance du PIB par an, voire plus pour réduire le chômage.
    Quelqu’un peut-il calculer ce que représenterait une croissance continue de 2 % par an pendant 100 ans en partant du dernier chiffre connu d’un pays comme la France ?
    Le premier qui a trouvé aura l’amabilité de nous indiquer où se trouvent les planètes qui pourront nous accueillir, nous et notre croissance.

    1. @Marlowe

      Comme j’ai déjà eu l’occasion de le signaler, depuis le début de l’ère chrétienne, une croissance de 2% par an aurait multiplié le PIB (s’il avait existé) initial de l’an 0 par (1,02)^2000~1,6 10^17.
      Ou dit autrement ce PIB serait aujourd’hui 160 million de milliards de fois ce qu’il était au départ.
      Ce qui est de l’ordre du nombre de secondes depuis l’origine de notre univers, il y a environ 15 milliards d’années.
      Autant dire qu’il n’y aurait plus rien à gratter sur cette bonne vieille Terre depuis belle lurette.
      A ce jour il n’y a pas de planète de substitution dans le système solaire, et la plus proche étoile Proxima du Centaure est à 4 années-lumières . Pour mémoire le diamètre de notre galaxie – la Voie Lactée qui compte quelques centaines de milliards d’étoiles – est de l’ordre de 100.000 années-lumières
      Sachant qu’une de nos sondes comme Voyageur 1 – qui arrive tout juste aux confins du système solaire après 35 ans de voyage -, se déplace à une vitesse de l’ordre de 61200 km/h, soit 17647 fois moins vite que la lumière, il faudrait 70588 ans pour atteindre cette étoile et d’éventuelles planètes dont rien ne nous garantit qu’elles seraient hospitalières.
      Je crois qu’il est clair que si nous ne sortons pas du capitalisme, et le plus tôt sera le mieux, nos descendants s’entre-dévoreront avant que de disparaître de la surface de la Terre.

      1. à Macarel,

        Merci pour la réponse.
        Ce que je voulais dire c’est que la croissance étant devenue impossible pour des raisons internes au capitalisme (le process d’accumulation a du plomb dans l’aile) et externes (la planète Terre est un monde fini, à tous les sens du terme), comment faut-il considérer tous ceux qui dépensent encore de l’énergie pour l’évoquer ?
        Ma référence aux autres planètes était ironique.

      2. Les catastrophes sont nécessaires pour préserver la croissance.

        1.01^50 = 1,64
        1.02^50 = 2,69
        1.03^50 = 4,38
        1.04^50 = 7,10
        1.05^50 = 11,46

        Les chiffres ci-dessus semblent contraires au bon sens puisqu’ils indiquent qu’un jeune de moins de 30 ans aurait intérêt à ce qu’on limite fortement la croissance s’il veut qu’à la fin de sa vie (50 ans après) l’activité économique reste à un niveau raisonnable (à 2% elle est multipliée par presque 3 et à 5% elle serait multipliée par plus de 10.)

        Ce même bon sens permet de conclure que les crises économiques, les guerres et autres catastrophes telles qu’épidémies, famines, inondations, etc, sont strictement indispensables à la survie du capitalisme (merci Macarel.)

      3. @ GL

        « Les catastrophes sont nécessaires pour préserver la croissance. »

        Ce ne serait pas plutôt: « Une croissance exponentielle génère nécessairement des catastrophes »?

        PS: si c’était de l’humour ignorez ce message qui s’auto-détruira.

      4. @BasicRabbit

        C’était de l’humour noir si vous voulez!

        Il n’empêche que les 5% de croissance pour tous dont rêvent nos élus nécessitent des remises à zéro violentes et rapprochées, que trop peu de gens « y croient » et que tous les moyens sont bons pour le faire savoir.

        Note: je ne suis plus très loin de penser que que c’est à la remise à zéro particulièrement brutale à laquelle ils ont été soumis qui expliquent le « miracle japonais » comme le « miracle allemand ».

  5. Marlowe,

    Pour les chiffres, je n’ai pas envie de chercher.

    Pour le calcul, c’est facile : (1.02)^100 = 7.24…

    Pour les planètes, une société veut lancer la terraformation de Mars, une autre l’exploitation des astéroïdes, une troisième veut vendre de l’énergie solaire captée par des satellites, une quatrième veut se lancer dans la géoingénierie.

    Je me permets de lancer des idées comme le nettoyage des dépôts d’ordures, la décontamination de sites comme Tchernobyl, la gestion des stocks de poissons et autres renouvelables, l’exploitation des forêts à un rythme qu’elles peuvent suivre, la pratique de l’agriculture bio, la réintroduction d’un grand nombre de fruits et graminées interdits de fait par les multinationales agroalimentaires, la gestion de la démographie humaine, la réintroduction de la poésie comme branche obligatoire pour la gestion des entreprises et des pays, la promotion de la créativité sous toutes ses formes par tous, la criminalisation de la pollution, l’étude des milieux naturels pour voir ce qu’ils supportent et ne pas le dépasser, la mise en route d’un recyclage total des déchets, l’exploration et l’exploitation selon ces mêmes principes de tout le système solaire, la mise en route d’expéditions interstellaires et j’en oublie.

    Trouver des zones de croissance, des trucs à faire, des idées de chemin à suivre, c’est vraiment facile. Ce qui me paraît impossible, c’est de trouver une motivation partagée pour y aller.

    1. …Et la fabrication d’appareils conçus pour durer au minimum 30 ans : des trucs costauds qui ne rendent pas l’âme pas quand on les ouvre, des machines qui se réparent, des engins qui ne pètent pas quand l’informatique lâche, des ventilos dont on peut remplacer les pièces, des ordinateurs dont on garde la structure tout en les améliorant, des…
      Enfin bref.
      Si seulement.

      1. Un inventaire des idées émises :
        Grands Projets
        Terraformation de Mars
        Exploitation des Astéroïdes
        Energie solaire captée par des satellites
        Géoingénierie de la Terre
        Gestion de la démographie humaine
        Etude des milieux naturels pour savoir ce qu’ils peuvent supporter dans tout le système solaire
        Mise en route d’expéditions interstellaires

        Nettoyages de la nature
        Des orbites terrestres.
        Des dépôts d’ordure
        Décontamination des Tchernobyl
        Recyclage de toutes les ordures déposées.

        Vivre avec la nature
        Gestion des stocks de poissons
        Gestion des forêts et de la nature à son rythme, pas au nôtre
        Recyclage complet de tous nos déchets
        Criminalisation de la pollution

        Technologie bio
        Mise au point et fabrication d’appareils conçus pour durer au moins 30 ans.
        Mise au point de machines qui se réparent ou se bricolent
        Usage de l’informatique quand elle est nécessaire

        Agriculture bio
        Réintroduction de fruits et légumes locaux
        Elevage en stabulation libre

        Vivre entre nous
        Introduction de la poésie comme branche obligatoire dans toutes les écoles formant des responsables.
        Seuls les poètes peuvent être élus à des postes de responsabilité
        La Vérité absolue est reconnue au delà de nos capacités.
        Nous acceptons être limités en intelligence, en vision du monde, en savoir, en tout.
        Etre capables de créer serait la marque de l’état adulte
        Oeuvrer pour la santé au sens large
        Oeuvrer pour la sensibilité au sens large

        Oeuvrer pour l’échange au sens Buber du terme

    2. On pourrait rajouter : Å’uvrer pour la santé ( ce qui n’est pas lutter contre la maladie ) et pour la sensibilité . (ce que ne fait pas l’école ). et puis , tout le reste qui donne du sel à la vie : l’échange .

      1. Eric,

        Je prends : Oeuvrer pour la santé qui n’est pas que lutter contre la maladie, vraiment pas et oeuvrer pour la sensibiiité (l’école produit des consommateurs ou des travailleurs).

        Je prends aussi des deux mains l’idée de l’échange. Elle donne vraiment du sel à la vie. Dans cette idée, il y a vraiment de quoi construire un autre monde.

      2. Oui très beau tout cela
        Mais ou est le profit dans tout cela

        Avant cela il faudra vraiment changer la mentalité de petit rentier de tous

      3. « Déchet » n’est pas un mot approprié car les ressources présentes dans nos poubelles puis accumulées et en partie détruites là où ont les vide sont incroyables. On s’en apercevrait si on y réfléchissait, mais on n’y réfléchit pas puisque ce sont des déchets voire des ordures.

        Nous utilisons un tellement grand nombre de choses compliquées que si on continuait (comme quand j’étais jeune) à les faire durer le plus longtemps possible ça nous occuperait beaucoup plus qu’à l’époque à laquelle je fais allusion.

        A part ça une école qui ne serait pas basée sur le tri entre les bons et les mauvais nécessiterait qu’on y consacre un temps infini.

        Pour ce qui est de la médecine (des soins en fin de vie en particulier) on peut aussi imaginer y consacrer des efforts qui paraissent illimités si on les compare à l’état actuel des choses.

      4. GL,

        D’accord pour retirer le mots « déchets ». Ce que nous nommons déchets contient des ressources incroyables.

        Pour l’école, vous me dites comment on sépare les bons des mauvais et nous saurons comment notre société marche.
        Pour le temps infini, je me demande si vous croyez arrêter d’apprendre un jour ou si vous avez arrêté. Cette idée me semble être une erreur. Je me sens si petit dans un monde si grand. Quand je suis devant celle que j’aime, j’ai tant à faire. Quand je suis en face de n’importe quoi, j’ai des découvertes à faire. Je pense que le temps infini pour apprendre est la bonne durée.

    3. Aster,

      Oui. Totalement d’accord avec vous. Dans cette veine, des voitures réparables, des lampes que l’on place une fois dans sa vie, des bas nylon qui ne filent pas, des stylos rechargeables, des batteries recyclables, de la gestion de déchets à recyclage complet, ….

      Je suis sûr qu’en réfléchissant un tout petit peu, il y en aurait bien d’autres.

      Comme vous l’écrivez, « Si seulement »…

      l’idée de changer de cadre n’est pas du tout facile. Selon moi, il nous sert de base pour nos réflexions. Nous partons de lui pour explorer une idée. Il nous sert aussi à décider si une idée est raisonnable ou pas. Je situe ce cadre en nous.

      Je le situe dans une identité éclatée entre toutes les machines, les activités de loisir, les sollicitations publicitaires et même le travail qui souvent n’a que le sens d’obtenir les moyens de s’acheter le dernier truc à la mode ou de faire les vacances ou l’activité culturelle qu’il faut.

      Nous avons explosé comme personnes en individus isolés, manipulables et munis d’une identité basée sur des fétiches ou des procurations (« J’entends toujours ce gamin de Suisse dire « Nous avons gagné » en faisant référence à Manchester United »). Je suis assez vieux pour me rappeler du sens ancien de la communication (elle se faisait à deux et dans un esprit de recherche de la vérité. On pouvait se rencontrer). Aujourd’hui, je la vois comme le résultat d’une observation réelle et d’une interprétation parfaitement subjective imposée avec une force telle que l’inquisition de l’Eglise catholique romaine fait figure d’une belle bande de rigolos. Cela veille aussi à notre séparation en individus isolés. Cela assure la pérennité de ce cadre.

      Je suis convaincu de ne pas avoir fait le tour de la question.

      1. Nous avons explosé comme personnes en individus isolés, manipulables et munis d’une identité basée sur des fétiches ou des procurations

        l’échange est faussé . par conséquent le tissu déchiré . mais bon, y a ceux qui essaient de recoudre . Inutile d’aller chercher si c’est le tissu déchiré qui faussa l’échange ou l’inverse . Tiens, pourquoi excommuniait on ? privant untel de liens , comment pouvait il survivre ? bref, une façon discrète de tuer son prochain .

      2. Je pense que vous faites référence à un groupe très particulier. Ces gens considèrent (et je pense que c’est vrai) ne pas excommunier. Ils prennent acte du refus de la personne de continuer à faire partie de leur groupe. Autrefois, il y en avait peu, très peu et je pense que vous avez raison. C’était mortel. Face à ces gens, ce n’est plus le cas.

        À la Révoliution Française, l’excommunication a pris votre sens. Prenez simplement les relations entre les partis gauchistes depuis cette époque. Entre les communistes staliniens et trotskystes, il y a eu des massacres. Entre les maoïstes et d’autres (je ne connais plus les noms des obédiences), il y a eu excommunions avec des morts à la pelle et à la clé. Anna Arendt a introduit l’idée des individus isolés dans les totalitarismes. Cela laissait ces régimes (Hitler et Staline) tout puissants. Les individus ne pouvaient qu’obéir et servir.

        « Il y a ceux qui essaient de recoudre ». Je crois que tous aimeraient bien recoudre le truc. Pourquoi ça ne marche pas ? Je cherche. Je trouve dans l’attitude très répandue de ces gens qui font une observation puis en tirent une interprétation posée à imposer à tout le monde et qui sert à condamner tous les contradicteurs comme une raison de cet échec. J’y vois là l’isolement.

        Pourquoi dites vous que l’échange est faussé ? Sur quelle base ? Je peux prendre votre idée du point de vue du financier, du théologien, du psychologue, du commerçant, de l’amoureux et j’en oublie. Dans tous ces cas, l’échange est faussé et est juste.

        Je préfère passer par la fameuse neutralisté axiologique du libéralisme qui ne nous laisse vraiment que les fétiches, la mode, les loisirs de masse, la boisson, la drogue et le travail pour pratiquer des échanges, pour affirmer et reconnaître son identité. De cette neutralité rigoureuse, scientifique, rationnelle, il ne sort que l’absurde d’une course vers une productivité plus grande, d’une croissance plus rapide, d’une plus grande compétitivité, de plus de travail pour gagner moins, de plus d’efforts pour rester sur place, de l’austérité renforcée pour rassurer les financiers, de la rilance et j’en oublie. J’y vois là l’explosion des identités.

        Les défenseurs de ces idées sont aux commandes. Nous vivons dans leur société. Nous vivons dans leurs normes, leurs règlements, leurs idées… Nous n’avons pas le choix alors nous nous adaptons et cela devient notre vie. J’y vois là notre soumission et notre adhésion à tout ça.

      3. @ DidierF : J’y réfléchis aussi. Matériellement, en faisant réparer le plus possible ce qui casse chez moi (et il y en a, de la casse structurelle) et en n’achetant plus que du durable, quitte à acheter moins puisque c’est plus cher. Je récupère de plus en plus, et je transforme (fabriquer des lampes à partir de lampes, etc.)
        Philosophiquement, j’ai compris aussi que la lutte véritable est microscopique. Exit les « sauveurs » et les dogmes : à petite échelle, on crée un lien véritablement révolutionnaire (la véritable révolution est intérieure). Cette petite échelle désormais démultipliée par le net, on peut arriver à des choses étonnantes (le fait de bavarder ici ensemble en est une). A part sur les forums antiques, les Romains n’avaient pas cette chance avant la chute de leur Empire… 😉

  6. Ils en sont tous, encore et encore, à vouloir réduire les dépenses publiques.
    Comme si le problème était là.
    Et une fois que l’on a réduit, on continue à générée de la dette?
    Ils ont des synapses brouillés ma parole!

  7. bonsoir, merci pour l’article
    si les fuites de cash vers les paradis fiscaux étaient imposés, il n’y aurait plus de crise
    resterait à investir pour demain
    utopie mais seule solution

    à vos puits, à vos potagers

    bonne chance 🙂

  8. Je pense qu’en intraday les spéculateurs se ramassent le pactole à la baisse du CAC. Ils amplifient le phénomène puisque la capitalisation à moyen terme ne rapporte que très peu dans une tendance baissière (les prises de bénéfice sur actions et vagues d’Elliott). Je pense donc qu’il est prématuré et dangereux de grossir son volume d’achats d’actions (cela n’engage que moi). En effet, nous voyons de grosses variations journalières malgré les baisses successives en clôture (et probablement suivi de petit rebond technique). Et oui, personne n’a intérêt au krach. Je pense même qu’il n’y aura pas de rapide chute géante pour la France (seulement quelques avertissements ou sanctions voulues en temps et heures) mais une tendance baissière longue et agonisante pour faire pression sur les nouveaux dirigeants politiques (chantage oblige). Un renversement de la tendance boursière sera possible si nos gouvernants cèdent aux pressions du marché (rigueur structurelle) avec une injection (mirage de la relance car cela ira de facto dans la capitalisation boursière). Les variations sont toujours bonnes pour les spéculateurs à la hausse comme à la baisse. C’est l’instrument du pillage en bonne et due forme présent et futur.
    L’intraday est donc un moyen de gagner facile (casino gagnant) sur l’indice par les CFDs en accélérant (ou en accompagnant) la tendance. L’amour des variations pour bénéficier de ce qu’elles impliquent. Cette tendance qui tire plus rapidement l’indice vers le bas, reflète t’elle vraiment le pessimisme des investisseurs sur la situation économique ou alors leur incontournable soif de bénéfice facile. Même le petit investisseur aguerri (qui ne fait que suivre) peut en profiter avec les micros contrats (0.1Euro ou 1Euro le pt). Le seul problème, c’est que lui, il n’a pas les calculateurs ! Ainsi sans même regarder une courbe, on peut estimer raisonnablement une descente à moyen terme vers les 2000-2500 pts soit une chute de 25-30% qui sera uniquement expliquée (dixit les spéculateurs, ceux qui ont le plus accès à la financiarisation excessive de l’économie avec leurs comportements de prédation en spéculant aujourd’hui à la baisse comme le prétexte d’une économie fragile) par des pseudo résultats économiques ou une pseudo situation politique. Ce n’est pas le petit travailleur qui peut maîtriser ces phénomènes ou leurs explications. Et le bon moment pour un non initié d’acheter des actions pour un réel patrimoine sera lorsque le seuil aura atteint le véritable support. C’est à dire lorsque le rendement de l’intraday sera devenu médiocre (stabilité sur support et tendance neutre). Les spéculateurs pourront alors acheter à bas prix des actions à rendements intéressants sur le moyen terme. Aujourd’hui, les vagues d’Elliott expliquent comment obtenir un profit important à très court terme pour les initiés de la tendance (teneur de marché).
    Ensuite, le principe de diversification du patrimoine m’amène à penser qu’aujourd’hui 15-20% en actions pour quelqu’un qui ne fait pas de son métier le trading, c’est déjà beaucoup. Le raisonnable serait des actifs immobilisés (comme terrains, maisons, appart..) pour 30%, des titres (actions, oblig…) pour 20%, des liquidités pour 20%, des actifs réels (refuge or et argent) pour 30%, Il y a des bulles dans tous les actifs à entendre les spécialistes mais la seule bulle qui n’existe pas si l’économie s’effondre c’est celle du refuge (pourquoi refuge?) et prochainement du marché actions Européens (les limites de la sous capitalisation). Nos politiques ne doivent pas céder à la pression car nous serions perdants sur les deux tableaux (libéralisme sauvage, perte des acquis avec endettement générationnel, l’esclavage). Nous serions au terme de la colonisation programmée.
    Les spéculateurs oublient qu’ils sont les artisans du phénomène à la baisse afin de s’offrir une future capitalisation à faible coût. C’est la guerre, n’est-ce pas ? Peu importe, les répercutions économiques, c’est à dire l’économie réelle. Vive l’équation de Fisher car le cash qu’ils dégagent (nominal) va leurs permettre de s’offrir une future partie de l’économie réelle (capitalisation boursière européenne en solde). Et malheureusement, les normes empêchent trop facilement les vrais créateurs de pouvoir vivre du fruit de leur labeur (question de maîtrise des marches). Les producteurs sont à l’agonie. Enfin, nous nous trouvons que presque en situation de 1930 car les mentalités ne sont plus les mêmes. D’ailleurs, le syndic de l’Europe, on le connaît (ses responsables ont tous faits leurs études au pays du soleil couchant). Nous sommes en qualité de Français de simple locataire d’un immeuble « ingérablement » voulu dès 1945 (entrée ou pas de la Turquie, je vous laisse deviner ce que Bill leur avait promis). C’est l’usage de la stratégie des cordes comme technique de guerre (historiquement chinoise), facteur d’immobilisme. Les décisions deviennent peu probables ou peu rapides car trop consensuels.
    Si nous perdons techniquement notre travail, alors il ne restera qu’aux plus forts le choix d’utiliser soit la force (violence), soit l’intelligence (la spéculation à leur tour). Choisir entre le réel et le fictif! Face à une perte des possibilités de retrouver un job (si cela se présentait) suite au choix spéculatif des investisseurs (chômage pour tous) alors je pense que je serai le plus indépendant possible avec comme seule probable source de revenu que de jouer aussi au casino boursier. J’anticipe cet avenir potentiel en essayant d’appréhender au mieux la théorie. J’ai l’impression de perdre mon identité…
    Nous sommes pourtant dans les rouages de la machine infernale avec un seul objectif : l’intérêt générationnel….Le nibiru financier (krach) arrivera de l’Ouest (capitalisation boursière américaine), ses satellites (pays de sud de l’Europe, Islande,…) ne sont que des prémices de sa future venue. Les nouveaux pays industrialisés sont en mouvement et les rapports de force pourraient s’inverser. La France détient pourtant 2500T (3ieme) derrière l’Allemagne 3200T (2 ième) et les EU 8500T (1 ier) d’or. Je vous laisse diviser cette quantité par le nombre d’habitants et deviner quel serait le pays le plus riche par habitant (derrière la Suisse). Voilà pourquoi la Chine, l’Inde, le Brésil et bien d’autres tentent de rattraper leur retard (alors, même le stock non exploité dans leur sol ne suffirait pas à affecter la position de la France). Mais je vous laisse aussi deviner quel serait surtout le gros perdant ?
    Donc en espérant que nos dirigeants ne soient pas aussi idiots que l’on pourrait croire, entre nos réserves de valeurs réelles (stock jaune brillant et ruralité vert marron terne) plus humaines (savoir faire, diversité, universalité), tous les espoirs sont permis….L’Europe n’a qu’a bien se tenir et je suis mort de rire de voir toutes ses courbettes, source de fragilité, de représentants mondiaux (state compris), envers notre nouveau représentant. La suite sera écrite avec (si il choisit la liberté) ou sans lui car le mouvement est en marche (et c’est à la fin que l’on paye les musiciens). Il suffit de quantifier le volume et de noter l’age des abstentionnistes et frontistes. Comme tout mouvement, il y a un sens. J’aurai seulement préféré que l’écologie soit le volant de celui-ci par l’anticipation économique et l’éducation (non pas par la taxation). Ce qui explique malheureusement en partie aujourd’hui, la direction choisie! Une politique à la démocrate us ne fera qu’accélérer le mouvement (comme le spéculateur accélère celui de la tendance). Le rapport de force existe par l’incompréhension des deux parties qui s’affrontent (le financier et le travailleur). On ne progresse pas avec un outil mal entretenu (notion de valeur)…
    L’anecdote du représentant européen lors de son intervention à Barcelone (que je ne nommerai pas), c’est la dernière place choisie pour le mot justice derrière les mots rigueur et flexibilité. Mon seigneur, j’aurai mis l’ordre suivant : justice, puis rigueur et flexibilité. Nous n’avons vraiment pas les mêmes valeurs ou il n’a vraiment rien compris à la diplomatie!
    Merci pour votre compréhension.
    Olivier69

  9. C’est quand même amusant cette mode qui consiste à décreter ce que l’on souhaite en espérant que la réalité suivra.

    Le droit au logement est de ce tabac, puisque nous avons aujourd’hui tous la possibilité d’accéder légalement à un toit, qui n’existe pas plus qu’avant……

    La règle d’or pour le déficit et le pacte de croissance sont les incantations du moment vers on ne sait quelles divinités.

    A suivre sans doute qui garantira de la présence d’hydrocarbure dans nos gisements, ou bien l’absence de canicule…..

    Mais ne pas dire les choses telles qu’elles sont finit toujors mal.

    1. à Thomas,

      (…)les incantations du moment vers on ne sait quelles divinités.

      Je vous invite à lire ma contribution plus haut (16) et aller voir le lien.

      1. Oui, oui, mais ça ne dit pas combien de temps nous allons rester au milieu de ce gué….

        Alors en attendant, comme j’ai lu plus haut : « Au jardin ! »

  10. « Il y a une limite à l’insupportable »

    Effectivement, chez nous ce n’est pas encore la famine, mais l’écoeurement.
    Ecoeurement de voir ces canailles sarkozystes souriant dans le Figaro après avoir démoli la France – au premier rang Fillon, qui dépensait 23000€/week-end pour rentrer en avion dans son chateau – et fait tout ce qu’il fallait pour préserver l’obscénité absolue qui prévaut comme jamais.
    J’entends par la cette voix de leaders qui n’ont de mots, de communiqués, de préoccupations que pour l’UE, les banques, la croissance. Jamais une pensée, une loi pour les salaires, pour les minimas sociaux, pour les SDF des 27 pays de l’UE. Nous sommes en permanence rayés de la carte, condamnés à la non-existence par ces fascistes de valeurs et de pratiques.
    Ça suffit, il faut se défaire de ces salopards, qu’ils soient au PS ou à l’UMP ou au FN puisque la fille de Le Pen était ou est député européenne – 26000€/mois pour défendre « ces français qui n’ont pas de voix’. Et le meilleur moyen, mis à part de renverser les Assemblées c’est de voter aux législatives pour le FDG. Comme un début, car la situation va évidemment s’aggraver, la Grèce faire défaut, l’UE se déchirer et nous serons naturellement rendus à nos destins nationaux, après cette artificielle parenthèse qui n’a profité qu’à la libre et juteuse circulation des capitaux.
    A ce moment, il faudra que chacun pousse à la roue, au-delà des partis, qui sont de toute façon de plus en plus des freins qu’autre chose, car ils véhiculent un modèle de compréhension et de fonctionnement qui participe des deux problèmes de fond de la démocratie, la hiérarchie et de la représentation

  11. Cela devient absolument impératif:
    IL FAUT FINANCER N’IMPORTE QUOI.

    Non pas que cela ne soit pas déjà le cas, mais bien plutôt parce que le champs est là immense, et, que c’est seulement à l’observation prospective d’un tel territoire rendu élargi par le fait, qu’il y aura la croissance amène de rembourser des dettes….
    On ne voit plus qu’écrouis assis sur leurs cassettes remplies de lignes de crédit.
    C’est la terreur!

  12. Daniel We needed to get to shirt-sleeve-rolled-up work, not flit around with half-ed philosophies." dit :

    Zébu. ( au sujet du 10 mai 2012 à 11:57 )
    Votre intervention, selon ce que j’ai compris, montre que Sterdyniak distord les faits
    ou ne prend en compte que ce qui l’arrange.
    J’ ai comme l’impression que nous avons, là, en direct, une intrumentation
    des chiffres. Si c’est vérifié, et vos critiques le confirment, je pense que nous avons
    un bon sujet de contribution : « les méthodes du libéralisme aux abois, d’après un exemple … »

    (parenthèse.)
    Concernant le sujet proprement dit, il me semble que la taxation
    du capital à égalité avec le travail présente la « marge de manoeuvre »
    principale. C’est simple, Là git l’argent de la spéculation et c’est Là qu’il faut agir
    par simple équité. Ne pas oublier l’objectif des -80%.
    En plus , je serais extrêmement chagriné qu’un Quidam puisse répondre
    à Paul : » Mon cher Monsieur Jorion, voyez mes chiffres, le capital est déja imposé
    au même niveau que le travail , au même niveau sinon plus… »
    ( fin parenthèse.)

    Ma femme a l’occasion de rencontrer Sterdyniak dans un atelier consacré à la crise éco.
    ( Congrès de la CSF.)
    Elle sera en gros une parmi 100 , mais environ 3 à 4 heures de questions-réponses.

    J’ai imprimé vos échanges avec Vigneron pour qu’elle puisse s’en armer.
    ( surtout votre 10 mai, 11:57.)
    Je lui ai demandé d’y participer en témoin pour voir le mode de raisonnement du Sieur.
    Elle avait le choix entre différents atelier et m’a demandé mon avis.
    (pas tout à fait logique mais vous comprenez..)

    Ci-dessous des extraits de la présentation de l’atelier:

    « ATELIER N° 3 : LA CRISE ECONOMIQUE

    Son arrivée (pourquoi, comment), les acteurs et leurs marges de manœuvre, les impacts présents et à venir pour les familles, les pistes éventuelles pour en sortir et à quel terme ?
    […]
    Problématique :
    Face à cette crise, il ne semble y avoir que deux possibilités : réduire les dépenses ou augmenter les recettes, dans des proportions variables selon les sensibilités politiques.
    Les Etats européens, accrochés aux dogmes néo libéraux cherchent à renforcer le carcan des critères de Maastricht sans donner en contrepartie une véritable politique économique au niveau de l’UE. Certains partis politiques évoquent la possibilité de sortir de la zone euro ou prévoient même son éclatement.
    Existe-t-il une autre politique possible qui permettrait de réguler les marchés financiers, de réduire les inégalités, le chômage et les dettes publiques ? Que pourrait faire un gouvernement de gauche dans une Europe libérale ?
    La France peut-elle encore mener une politique différente dans le cadre de l’UE et de la mondialisation ?
    […]

    Intervenant : Henri Sterdyniak (Economiste, directeur du département économique de la mondialisation à l’OFCE)


    Comme on le voit, pas de sortie du cadre suggérée.
    On réfléchira dans « dans le cadre de l’UE et de la mondialisation « .
    Bon balisage. Ne pas permettre l’errance…

    En tout cas , merci. Daniel.

    1. @ Daniel :
      Merci pour le commentaire. En fait, les échanges avec Vigneron m’ont permis de positionner la note de Sterdyniak dans son contexte, à savoir son insertion dans le débat sur la ‘révolution fiscale’ (ie, avec Piketty notamment).
      J’avais et j’ai toujours de nombreuses interrogations quant à sa présentation, plus que bordélique, à tel point qu’elle a servi à d’autres, bien moins intentionnés : la comparaison d’avec les revenus du travail des revenus du capital n’en sort pas des plus clarifiée ni avantagée, dans ce type de méthodologie.
      Je partage le fond et l’objectif, à savoir supprimer les niches fiscales pour augmenter le rendement fiscal et surtout l’égalité fiscale. Selon moi, il y aurait tout intérêt à croiser Piketty avec Sterdyniak, pour la progressivité comme pour l’imposition des revenus du capital.
      Reste la question du QF mais c’est un débat dans le débat, très complexe.

      Il y a de nombreux points de méthodo avec lesquels je suis en désaccord avec Sterdyniak, notamment sur l’inflation (la logique de non imposition de par l’inflation est selon moi très discutable et même illogique), la taxe foncière (qui n’est dédiée aux revenus fonciers), la non-imposition des plus-values immobilières provenant de la vente de la résidence principale (pour des raisons financières mais aussi prophylactique quant aux bulles spéculatives), les loyers ‘cachés’ (qui ne sont pas une question centrale, le nombre de propriétaires accédant de cette manière à la propriété étant peanuts et pouvant être réglé avec la question de la succession/donation), etc.
      Surtout, sur l’impossibilité de comparer en l’état actuel de la fiscalité (niches fiscales) l’imposition des revenus du travail et ceux du capital, du fait du retrait de la majeure partie des revenus du capital de la base de calcul, qui ne font qu’augmenter artificiellement les résultats des calculs pour les revenus du capital. On arrive ainsi à des non sens, sur une imposition confiscatoire (!), supérieure à 100% ! Même sur la base de taux maximaux, c’est délirant ou alors les rentiers sont fous (ce qui m’étonnerait beaucoup).
      A mon sens, ce qu’il faudrait faire, serait :
      1/ démontrer par l’absurde que l’on ne peut pas faire de comparaison égale entre les deux types de revenus, du fait justement des niches fiscales et en faire un objectif méthodo clair
      2/ qui sert l’objectif principal à démontrer que l’essentiel est surtout de supprimer les niches fiscales
      3/ pour assurer :
      – l’égalité fiscale
      – des recettes fiscales qui manquent grandement au budget de l’Etat (lien avec politiques d’austérité)
      – la lisibilité de l’impôt, qui est une des bases constitutionnelles sur le sujet

    2. Zeb, je te rererépète : quoi que t’en penses Sterdyniak est plus radical que Piketty, plus redistributeur, c.f les 15 minables milliards, 0,75% du pib (p93 de la révolution fiscale de PSL) redistribués des 3% vers les 97% (parmi lesquels les grands gagnants seraient… les revenus de 5000€ mensuels avec une baisse d’imposition de 11% – tableau 7 de la note critique de Sterdyniak).
      Idem pour les revenus du capital pour lesquels il relève à juste titre que les revenus de la rente foncière seraient favorisés dans le projet PSL par rapport aux revenus d’intérêt. Etc, etc, etc.
      Quant à ton refrain de la récup politico-scélérate de certains arguments de Sterdyniak, vais te dire, perso, je m’en bats gaiement les manufactures à gamètes.
      Et de toutes façons on sait tous deux que si l’impôt est la cible véritable du néolibéralisme via la concurrence et la compétitivité, l’impôt, même « révolutionnaire », ne saurait être en lui même une riposte politique suffisante. Mais y compris de ce point de vue l’approche « fondamentaliste » de Sterdyniak me parait plus pertinente, plus « dérangeante », que les « arrangements » de PSL.

      1. @ Vigneron :
        Oui, ça je l’ai compris (thanks pour les liens vers les docs). Mais la question n’est pas dans ‘plus radical que moi tu meurs’, mais bien dans la lisibilité de la chose. La comparaison de Sterdyniak d’avec les revenus du travail n’est pas claire, ni dans l’objectif (que veut-il démontrer ?), ni dans la méthodologie de calcul (cf. points soulevés).
        Je persiste à croire néanmoins d’après ce que j’en comprends que les deux peuvent être croisés, concernant l’égalité verticale et horizontale.
        On est bien d’accord que l’impôt n’est qu’un aval quand l’amont part en vrille dans tous les sens. Reste que cet aval permet d’apporter des ressources complémentaires, une égalité nécessaire, pour combattre l’ordolibéralisme en cours. Et même, participer à combattre efficacement l’émergence de bulles spéculatives (c’est pourquoi je ne comprends pas qu’il ne veuille pas, pour de fallacieuses raisons selon moi, taxer les plus-values immobilières liées à la vente d’une résidence principale : cela freinerait grandement l’émergence de bulles immobilières). C’est d’ailleurs un des points qui fait qu’il marque un point sur le projet Piketty, si son analyse est juste, à savoir que la réforme PSL favoriserait les revenus de la rente foncière, laquelle favoriserait … la bulle immobilière. Un non sens.
        Mais sa note est vraiment mal manufacturée à gamètes.

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