LA CRISE DES SUBPRIMES, CINQ ANS PLUS TARD

Plusieurs émissions sur le cinquième anniversaire de la crise des subprimes auxquelles je n’aurai pas pu participer en raison de ma présence dans les Carpates plutôt qu’en France (tout à l’heure quand même : France 24). Dommage, même si l’audience de la radio et de la télévision durant la première moitié du mois d’août ne bat certainement pas des records.

Bien sûr, en ce qui me concerne, le 5ème anniversaire de la crise se situe en février 2007 plutôt qu’en août (vous vous en convaincrez aisément en consultant grâce à nos archives, les premiers billets du blog). Quoi qu’il en soit, cela ne m’a pas empêché de lire avec intérêt le bilan qu’établissent les autres, tous confondus, et là : deux remarques. 

Première remarque et c’est un satisfecit : chacun en pensera ce qu’il voudra, et les esprits chagrins se bousculeront, n’en doutons pas, au portillon, mais l’influence sur la suite des événements des billets publiés ici et des livres de ceux d’entre nous qui en écrivent, n’aura rétrospectivement pas été nulle. L’histoire jugera comme disait l’autre, mais je suis personnellement confiant. 

La seconde remarque, et c’est la plus importante des deux pour moi qui croit davantage aux contraintes imposées par les structures qu’à l’impact des décisions purement individuelles (paix aux cendres de von Hayek et compagnie), c’est l’unanimisme, de la presse d’extrême-gauche à celle d’extrême-droite, en n’ignorant personne entre les deux (à l’exception de MM. Salin et Madelin), dans l’opinion que le capitalisme est, sinon à l’agonie, du moins en panne complète sans pronostic aucun quant à ses chances de récupération dans un avenir prévisible. 

S’il ne devait rester que cela de tout ce qui a été écrit ici, et dans la sphère immédiate de ce qui s’est écrit ici, sous forme de livres, de billets, invités ou rédigés par votre serviteur lui-même : la preuve empirique – par l’accumulation d’exemples – et rationnelle – par une analyse inlassable et sans concession de l’évolution de la situation – du caractère absolument irréversible des événements qui se succèdent depuis 2007, et du passage obligé du coup à autre chose, nous n’aurions certainement pas à rougir. 

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67 réflexions sur « LA CRISE DES SUBPRIMES, CINQ ANS PLUS TARD »

  1. c’est l’unanimisme, (…), dans l’opinion que le capitalisme est, sinon à l’agonie, du moins en panne complète

    (C’est le genre de propos que je ne peux pas laisser passer sans réagir, à chacun ses obsessions.) Que le capitalisme soit en panne, personne n’en doute, mais on ne le doit qu’à une marée basse de liquidités. Une marée centenaire, soit, mais après que tous les « capitaux fictifs » auront été purgés, le capitalisme repartira de plus belle. La raison en est très simple : on ne voit venir aucun autre système de rechange, seulement des idées nouvelles qui s’agitent comme des moustiques.

    1. Des systèmes de rechange, je ne sais pas trop, n’étant nullement expert. En revanche, des idées, on en trouve des tonnes, pour peu qu’on s’en donne la peine. Idées par lesquelles un système de rechange pourrait voir le jour. Et si on a l’impression qu’elles s’agitent comme des insectes, c’est parce que personne parmi les décideurs n’a jamais pris la peine de tenter d’en faire une synthèse pertinente.
      Les économistes atterrés, Attac, certains acteurs d’ONG qu’on ignore, des universitaires qu’on n’invite pas, Tim Jackson Al Gore, voire même Edgar Morin et Pierre Rabhi, tiens. Là où je travaille, on propose une table entière qui plie sous le poids des bouquins de ceux qui ont des idées… et qui sont lus par trop peu de monde.
      Les mentalités sont profondément acquises à la cause capitaliste et chacun de nous a une part de responsabilité.
      Il sera infiniment plus ardu de penser et d’accepter l’émergence d’un nouveau modèle de société, que de le mettre en oeuvre.

      1. « Là où je travaille, on propose une table entière qui plie sous le poids des bouquins de ceux qui ont des idées… et qui sont lus par trop peu de monde. »

        Parfait.
        Pfff encore une travailleuse et qui nous parle de « ceusses qu’ont des idées ».
        C’est déprimant.
        Aux écrivains on leur demande pourquoi écrivez-vous ?
        Travailleur, pourquoi travailles-tu ?
        Fainéant, pourquoi tu ne fais rien ?
        — PARCE QUE !
        — MUTINERIE !
        — SORROW !
        Saahdi la Tristesse ou Saahdi la Drôlesse ou Saahdi est seule et ça c’est sûr.
        Sorrow qui disait Van Gogh,http://raindeocampo.files.wordpress.com/2010/11/gr128-vincent-van-gogh-1853-1890-sorrow-1882.jpg

      2. l sera infiniment plus ardu de penser et d’accepter l’émergence d’un nouveau modèle de société, que de le mettre en oeuvre.

        C’est une vérité !

        Et tant qu’il y aura ce genre « d’infos » les mentalités ne changeront en rien, surtout pas sur le fond, tout au plus un peu dans la forme, l’emballage quoi !
        http://videos.tf1.fr/jt-13h/moustier-sainte-marie-une-belle-etape-dans-les-gorges-du-verdon-5923518.html
        Quelle bandes hypocrites….
        Comme le dit Paul :  » tout va très bien madame la marquise »

      3. Cher Octobre,

        Je suis loin d’être seul et les occasions de m’attrister sont très rares. En temps normal, un contributeur étalant son mal-être sur le net, comme vous venez de le faire, contribue effectivement à m’attrister ; votre insignifiance m’a pourtant diverti.
        J’ajoute que votre bile gratuitement déversée ci-dessus pourrait trahir un manque cruel d’amour pour votre personne – de la part d’autres humains j’entends, je suis sûr que vous vous aimez très fort vous-même.
        Votre lien mène vers une parfaite illustration du ressenti que vous engendrez – y compris les seins qui pendent. Voyez comme c’est facile, d’être méchant ! Et ça ne coute pas un rond. Allez, entre deux régurgitations de préjugés fielleux, songez à accepter les autres, vous verrez, vous vous sentirez mieux.

      4. Saahdi la Trollesse,
        En temps normal, un contributeur étalant son mal-être sur le net, comme vous venez de le faire, contribue effectivement à m’attrister ; votre insignifiance m’a pourtant diverti.

        C’est déjà ça.
        J’suis crécré méchant : les seins qui pendent.
        Si vous saviez. Mécréant en pluche.
        Votre culture, je m’en fous totalement.
        Madame.

    2. Plutôt d’accord, tant qu’il n’y a pas de vulgarisation de l’économie dans la population, les « j’ai le droit je paye mes impôts », » j’ai des diplômes pour le contrôle des institutions », « mes fréquentations me permettent », (et quelques autres) passeront devant les autres, ou le réaffirmeront silencieusement.

    3. Une marée centenaire, soit, mais après que tous les « capitaux fictifs » auront été purgés, le capitalisme repartira de plus belle.

      Ah ? Diable… Et sous quelle forme ce coup ci ? T’as une idée sous la main là ? Une qui papillonne ? Ou une qui moucheronne autour de Salin ou d’l’aut Linlin ?

      1. les idées s’agitent comme des moustiques, elles papillonnent, moucheronnent, que de la nourriture à Crapaud ces idées ; il nous faut quitter la caverne, revenir à l’Idée de Platon, il nous faut des concepts nouveaux.

      2. Non, je ne sais pas comment il repartira de plus belle, mais on peut faire confiance aux capitalistes : eux ne sont jamais à court d’idées…

        Note : je voulais dire « marée centennale », mais un début d’Alzheimer m’a fait écrire « centenaire ».

    4. avant un tsunami la mer se retire plus loin que le niveau de la marée la plus basse
      on peut ramasser des coquillages…

    5. Crapaud, je remets ce post, il va dans ton sens et te donnera le courage : les bourses vont s’effondrer temporairement, puis elles repartiront, avec de nouvelles normes comme la fin prévisible du HFT ; il y a dans dans cet éternel retour du capitalisme des choix à faire, laissons couler le destin et nos choix vers ce qu’il y a de meilleur, pour ne pas avoir à le regretter. C’est l’amour du destin et nos sélections qui guideront notre volonté de puissance.

    1. Le capitalisme, ce n’est pas une théorie ou un système abstrait.
      C’est la forme prise depuis plus de deux siècles par la domination sociale.
      Ce sont des rapports sociaux de domination.

      Constater son agonie, c’est constater les désastres croissant qu’il engendre,
      économiques, sociaux, politiques, écologiques,
      lesquels provoquent indignation ici, résistance là,
      révoltes déjà ailleurs, et révolutions demain.

      L’espèce humaine disparaitra comme les autres,
      mais n’est pas déjà comme condamnée.
      Elle peut passer en quelques années
      de « l’arme de la critique à la critique des armes »,
      là et quand ce sera sera nécessaire.

      1. @ Charles A 10 août 2012 à 00:47

        Le capital….. C’est la forme prise depuis plus de deux siècles par la domination sociale.
        Ce sont des rapports sociaux de domination.

        Vous vous trompez Charles, le capitalisme c’est la domination du système physique qui régit la marche générale du monde et de l’univers dans lesquels nous vivons. Le social n’est qu’un des aspects de la vie, laquelle ne peut être maintenue qui si l’on dispose d’énergie pour l’alimenter et autoriser sa perpétuation. C’est ce qui est, à juste titre, bien traduit dans le dicton « on ne peut pas toujours vivre que d’amour et d’eau fraîche »

        Les humains qui dans la vie, ne se contentent pas de vivre que le temps présent, par la satisfaction de leurs seuls besoins ou désirs du moment, pensent aussi au temps qui passe et qui, pour être perpétué, a besoin qu’on prévoit de laisser aux suivants dans l’enchaînement des générations, des conditions vivables.

        Pour qu’elles soient vivables, il faut qu’elles laissent les humains sur une trajectoire avec un cap (capital, capitaliste, capitalisme) qui les amènent à ne pas dépenser plus d’énergie que ce qu’ils captent. Il leur faut même prévoir d’en capter et en stocker un peu plus, pour permettre une adaptation aux inévitables évolutions qu’engendre la vie.

        En gros, ceux qui se préoccupent uniquement du présent et qui pensent être des défenseurs du social, se conduisent en fossoyeurs des possibilités de vie laissées à leurs propres enfants. N’est-ce pas ce qu’il peut y avoir de plus égoïste et d’anti social ?

  2. « c’est l’unanimisme, (…), dans l’opinion que le capitalisme est, sinon à l’agonie, du moins en panne complète »
    Cette panne-là, dieu sait pourquoi, pour des raisons écologiques principalement, je la postule, je la poursuis, je la vois venir depuis longtemps. Je vérifie chaque jour ici ou là : pas encore tout-à-fait. Serait-ce un désir de l’âge, voir bientôt tout disparaître après moi ? (j’ai 65 ans, vous aurez deviné). « L’humanité disparaitra, bon débarras » disait Yves Paccalet que j’ai lu avec délectation.
    Le monde n’aurait-il pas un futur, ou au moins un devoir de continuité, dans la tête des jeunes au moins ? Nul ne sait. Le fait est qu’ils bricolent, au jour le jour…
    Et soudain me revient ce souvenir. Dans les années 65 ou 70 je crois bien, pas plus, je vois ma mère (la cinquantaine) me dire que des hommes d’affaire, des publicistes, etc., annoncent sérieusement que dans pas longtemps cette société va tomber en panne, s’effondrer comme une bulle ; le boulanger ne fera plus de pain…
    Tout ceci pour dire : méfions-nous du désir ! du millénarisme ! Et si ce monde s’écroule, nous ne l’aurons aucunement remplacé ! Bâtir, anticiper, élaguer les impasses, voilà ce qui manque et est si difficile à faire, dans un ‘unanimisme’ si possible !
    Monsieur Jorion (et d’autres), vous avez fait la moitié du chemin, bravo. Et je reviens souvent vers vous. Mais c’est la moitié.

    1. ….disait Yves Paccalet que j’ai lu avec délectation

      Idem
      Mais je pense à mes petits enfants et je ne sais pas trop comment les préparer à ça

    2. @chabian : « Et si ce monde s’écroule, nous ne l’aurons aucunement remplacé ! »

      Les choses se passent de manière moins abrupte: ce monde est en train de s’écrouler et il est en train d’être remplacé. Le passage de la féodalité au capitalisme s’est fait en plusieurs siècles (du XVè au XIXè). Même avec l’évolution de la technologie, on n’échappera pas à quelques décennies de transformation.

  3. Dès que quelqu’un commence à dire des choses intéressantes sur un grand média (si toutefois France 24 peut être considéré comme tel, surtout en plein mois d’août), on le coupe : quel dommage !
    Heureusement, on peut se rattraper sur le blog.
    Pour répondre au commentaire de « Crapaud Rouge », les idées nouvelles, minoritaires aujourd’hui, seront fatalement majoritaires demain, comme c’est souvent le cas. Par ailleurs, parler de « crise des liquidités », c’est servir la pensée dominante jusque dans ses concepts les plus creux. A bien y regarder, la crise est totale : économique, écologique, culturelle, philosophique, artistique même (les sorties cinéma du moment sont assez éloquentes de ce point de vue). La science et la technologie elles mêmes n’avancent plus au même rythme qu’il y a encore 40 ans (les derniers gadgets qu’on nous sert en magasins sont des exploitations relativement tardives de découvertes relativement anciennes). Les idées nouvelles sont là, à s’agiter comme des « moustiques », mais elles peinent à se faire entendre, à advenir réellement dans le débat public. Quelque chose demande à naître mais n’y arrive pas encore (c’est ça, d’ailleurs, la « crise »).
    Ceci dit, le capitalisme ne s’effondrera peut être pas encore d’un seul bloc : après tout, c’est encore le système qui aura donné les résultats les plus remarquables au cours des deux derniers siècles. Mais il se transformera en profondeur. On voit déjà poindre les deux formes antagonistes qui luttent à l’intérieur de cette « crise » : d’un côté, un libéralisme féodal, qui ne sauvera que ses élites pourtant usées, et de l’autre un capitalisme keynesien, régulé, réaliste, dans lequel la spéculation s’effacerait au profit d’une intelligence de la production et de la distribution de biens … dans l’un et l’autre cas, on notera que la transformation fera mal, mais pas aux mêmes !

    1. Il y a quand même des changements dans les modes de vie, beaucoup n’achètent plus de choses neuves mais récupèrent, échangent, troquent, gaspillent moins, recréent des liens, c’est une évolution lente mais qui pourrait bien changer la donne. De plus en plus de gens sont saturés de centres commerciaux et autres, ne trouvent plus d’épanouissement dans l’achat alors peut-être les « marchés » peineront davantage pour réaliser leurs profits si la demande ralentit trop…Et ce sera tant mieux

    2. Les idées nouvelles sont là, à s’agiter comme des « moustiques », mais elles peinent à se faire entendre, à advenir réellement dans le débat public. Quelque chose demande à naître mais n’y arrive pas encore (c’est ça, d’ailleurs, la « crise »).

      La 1ère phrase pourrait s’expliquer par la négation de la 2nde : rien ne peut plus naître parce qu’on a déjà tout ! La Liberté, les Droits de l’Homme, la Raison, la Science, le Progrès, l’Art… Il ne manque que deux choses au tableau : la justice sociale, très difficile à obtenir, et… quelque chose que l’on puisse croire, et ce ne peut être qu’une histoire mythologique. Je ne plaide pas pour les religions du Livre, ni même pour le paganisme, mais pour le totémisme, en particulier celui des aborigènes d’Australie. On devrait adopter leur mythe, « le monde est né dans un rêve« , c’est-à-dire qu’il est naturellement beau. Ainsi il n’y aurait rien d’autre à faire que le préserver, au lieu de vouloir le « conquérir ».

      1. @ Crapaud Rouge 10 août 2012 à 23:18

        quelque chose que l’on puisse croire, et ce ne peut être qu’une histoire mythologique

        Pourquoi vouloir faire naître, une nouvelle fois, un ou des mythes, au sein desquels, il serait possible, pour une ou pour de nouvelles oligarchies, de berner les humains en les roulant dans la farine des croyances ou dans des modèles (mathématiques ou autres) pour mieux exploiter leur ignorance ?

        Pourquoi ne pas au contraire, orienter les humains vers la compréhension du réel une fois qu’on l’a validée par une collection de preuves expérimentales, soumises à l’examen critique du plus grand nombre, en s’appuyant notamment sur le sens critique et le bon sens des peuples.

        http://www.youtube.com/watch?v=NOFOIQNkrFU (Merci Paul Jorion d’avoir permis de connaître Christian Walter.)

        Tout réel présenté comme complexe et inaccessible au commun des mortels, devrait être considéré comme suspect. J’aurais tendance à penser que la réalité et la vérité sont en général, simples et de portée universelle. Elles devraient pouvoir être démontrées par les seules lois de la physique qui semblent régler la marche de l’univers y compris en biologie, donc au niveau du vivant et des humains.

  4. on ne voit venir aucun autre système de rechange

    Crapaud rouge

    accepter l’émergence d’un nouveau modèle de société

    Saahdi la Trollesse

    Cinq ans plus tard, reste pour moi l’impression que nous sommes à un tournant décisif.
    Le capitalisme meurt-il où subit-il une mue extrème ?
    Force est de constater que le « système financier » global que nous connaissons est dans une situation critique. Pour autant, il n’est qu’un outil aux mains des puissants qui comprennent qu’ils doivent changer de stratégie; à vrai dire, ce n’est pas nouveau… Seulement le fait que tout s’accélère… pris par le temps et la vitesse, les organisations financières perdent pieds.
    Je propose donc, pour essayer de qualifier ce que pourrait être la nouvelle arme du Capitaliste du XXI ème siècle, de remplacer ce système financier à l’agonie par « système énergivorien ».

    Aujourd’hui, le maître-mot est de proclamer que l’argent ne doit en aucune façon, s’arrêter de circuler et l’on a mis en place pour cela les services nécessaires pour que reviennent ces sommes toujours aux mêmes endroits, c’est à dire dans les poches des plus riches.
    Mais les temps changent à mesure que la terre s’épuise de leurs assauts ravageurs – Qui aura le contrôle des énergies, de toutes les énergies, demain encore plus qu’hier, sera le nouveau maître et présidera non seulement la société, mais en dictera le modèle en établissant les nouvelles règles du système, axé sur le contrôle des énergies. Bien-sûr, des progrès scientifiques apportent et apporteront de nouvelles possibilités pour satisfaire nos besoins croissants en énergie. Mais ils ne sont guère sots quand il s’agit de garder leur suprématie et en seconde main, il leur faudra aussi canaliser tout ce qui ressort comme trop innovant, hors des intérêts énergétiques principaux. Pour cela de puissants lobbies devraient suffir à maintenir la pression.
    Oui, les luttes pour revendiquer un monde plus juste, plus respectueux des minorités, des animaux de la nature; qui sache réparer les erreurs du passé et enfin prospérer sans tout détruire… seront des luttes âpres et violentes pour certaines.
    L’argent-Roi se meurt intoxiqué, sur la paille – Vive la future Reine-Énergie et à son Prince, gardien de pipeline !
    Pour la suite…
    À quand un brevet qui privatisera l’eau de pluie, un autre pour l’air des forêts ou un permis UV pour avoir le droit de se bronzer sans crème protectrice ? À quand un permis de penser entre deux films publicitaires ? À quand la liberté de refuser le collier à puces, qui contrôlera nos faits et gestes ? …

    1. Je ne suis pas aussi pessimiste, bien que la tentation soit forte. Je m’interdis de penser que nous continuerons à être serviles au point de reporter sine die nos responsabilités envers le monde et nous-mêmes. Le phénomène d’abrutissement des masses fonctionne à merveille, nous savons être dirigés par des gens qui posent leur grosses fesses sur leurs responsabilités civiles et usent de leur pouvoir pour prospérer au sein de leur petit milieu clos et égoïste, mais un sursaut de conscience est toujours possible, allez savoir, peut-être quand nous verrons nos gosses faire un repas tous les trois jours.

      J’aimerais être un esprit diaphane pour laisser les vents me porter jusqu’au Pays-Bas. Je traverserais les murs de l’hôtel Bilderberg et tenterais de comprendre vers quoi les membres du club éponyme ont l’intention de nous mener, dans quel but et en quel état.
      Encore que leurs séances sont décentralisées un peu partout maintenant, faudrait que j’accroche les alizés et j’ai le vertige.

      Non, je ne suis pas atteint du syndrome complotiste ; j’ai saisi les intentions officielles, exposées avec une curieuse saveur humaniste, qui ont conduit à la création de ces réunions oligarchiques. Mais pourquoi de tels meetings, qui réunissent des acteurs aux responsabilités publiques si lourdes, ont-ils lieu sans qu’en résulte le moindre constat délivré aux populations? De quoi discutent ensemble, entre autres, des membres de conseils d’administration de multinationales, des gouverneurs, des ministres, des banquiers des sénateurs?
      Mes modestes connaissances ne me permettent pas de répondre à cette question. C’est d’ailleurs une raison de mes fréquentes visites ici. En revanche, j’ai conscience que quelque chose d’inique se pare de normalité depuis des décennies. L’argent est un moyen d’échange, pas une richesse. Suite à quelles violences cette évidence sera-t-elle reconsidérée ?

  5. Le système dit « capitaliste » est de très loin le plus efficace pour produire les armes destinées à tuer, ou au moins asservir, une population au profit d’une autre…
    Tant que cet aspect des choses prévaudra, le capitalisme s’imposera.

    Le premier  » grand-pays-avancé » qui renoncerait au capitalisme serait réduit sans tarder en servitude.

  6. la crise quelle crise !!!!

    http://www.dailymotion.com/video/xnhou_montand-la-crise-mais-quelle-crise_fun

    c’est pas d’aujourd’hui
    http://www.dailymotion.com/video/xmkvll_vive-la-crise-une-pedagogie-de-la-soumission_webcam

    L’émission «Vive la crise» était une idée portée par la nouvelle gauche qui se constitue alors autour d’intellectuels «modernistes» comme …

    le terme crise semble devenu inadéquat, il faudrait trouver une expression plus appropriée !!!!!

    1. Moi, j’avais compris que le coup « vive la crise » était un des signaux du rangement « réformiste » d’Yves Montand, ex-communiste, à un moment où certains auraient voulu qu’il se présente à la présidentielle…
      😉

  7. alors ce n’était donc pas « grotesquement psychologique » ?
    ô manes de von crapaud (et consort) 😉

  8. le capitalisme est, sinon à l’agonie, du moins en panne complète

    Le capitalisme d’accord évidemment. Mais les capitalistes ?

    Avez-vous des moyens légaux de confisquer , par exemple,les yatches dont parle le Canard de cette semaine ?

    Dont celui d’un ex-ministre voulu par Mitterrand qui s’est , en sus, indirectement enrichi grâce à des « qualificatifs à votre choix) » de Marseille et d’ailleurs qui ont été applaudir des surpayés qui courent derrière un ballon. .

    (Quelle est la proportion de cadres français qui méritent vraiment leur gros salaires ? )

    Dans la mesure du possible, faisons la grève de la TVA et des marges bénéficiaires des intermédiares en promotionnant l’économie parallèle, l’échange de services, le prêt de matériels peu souvent utilisés, l’auto-suffisance ou l’achat des légumes du retraité voisin, etc.

    Ca va réduire cet indice débile qu’est le PIB ? Et alors ? Ca pourrait enfin faire réfléchir

    A propos, cher M. Jorion, où avez-vous doctement parlé, SVP, sur ce site, de la débilité de la notion actuelle de croissance ? Merci

  9. Parler de capitalisme en France ça me fait doucement rire…
    Et après tout – si tant est que les US sont tjs capitalistes – les Etats-Unis reprennent doucement mais reprennent, et l’Europe ?

    1. histoire de causer, la définition du capitalisme ici, c’est l’argent qui n’est pas à là où on en a besoin (et le besoin est vite à risque dans une société sans pleine emploi). Effectivement, les parachutent sociaux, limitent la casse (avec le système D, mais sans pleine emploi c’est logique).
      Mais économiquement ces stocks monétaires et les crédits consommations sont des révélateurs de mauvaises efficiences.
      D’un point de vue sociologique, on sait que les classes populaires vivent leurs générations (compter pas trop sur l’héritage), mais que les classes « à pouvoir » vivent pour que assurer leurs chromosomes sur quelques générations de plus (un peu comme si un colibri pondait un œuf d’autruche histoire qu’il y est assez de blanc pour le siècle suivant), c’est pas non plus sain, sans vouloir changer le monde, la concentration des richesses (au niveau mondial), c’est un retour à la féodalité (et le sang bleu ce « matérialise » en réserve monétaire, ascendant social, etc.. et les lumières n’auront que modifiés une perspective mais pas sa réalité).
      J’ai la trentaine et je suis pas né avec cette « normalité », même si ce pays n’est pas le pire, est-ce une « normalité » pour vous?

      1. @Samuel:
        « , la définition du capitalisme ici, c’est l’argent qui n’est pas à là où on en a besoin »
        Bof… ça c’est l’ancrage de la classe dominante dans le système des échanges… et ce qui vaut que notre régime soit appelé « capitalisme », mais c’est loin d’en faire une description un rien complète ! C’est une définition réductrice du capitalisme, conforme à un système social qui a fait de l’activité économique une obsession, un chantage, une guerre, un masque de la nécessité, et non une utilité.

        Le capitalisme est une version de la domination, caractérisée par ce que vous dites.
        Pour le reste, qui n’est pas rien, comme tout système de domination, le capitalisme est un rapport de classes sociales, de propriété et de pouvoir, un système idéologique et un imaginaire, présents aussi dans la tête des dominés. Libérez les esclaves, ils cherchent un nouveau maître, n’oubliez pas ça. Participez à la lutte de ceux qui veulent s’affranchir, c’est une autre affaire.

      2. Ce n’est pas un mystère, cher maître, c’est mon côté naïf- « le-roi-est-nu ».
        Votre re-caractérisation, je ne dis pas re-définition, du capitalisme comme système où l’argent n’est pas où il doit être, me paraît très pédagogique et me convient parfaitement.

        Mais vous voyez bien que certains de vos lecteurs s’en tiennent à cela et que cela n’est pas intéressant, que c’est même très vraisemblablement « contre-productif ».
        Il me paraît de la plus haute importance de rappeler le cadre général que je réaffirme de temps en temps, comme ci-dessus.
        Si c’est réellement inutile car évident, et si, ce faisant, j’enfonce réellement une porte ouverte, j’en serais le premier ravi!
        Hélas, il me paraît qu’il n’en est rien. Je lis ici trop souvent la répétition d’une « vulgate jorionesque » au mot à mot, sans perspective d’ensemble, sans l’articulation aux grandes proportions qui signe un savoir vivant.

  10. Je crois qu’au sortir de cette crise, les 99% seront exsangues, perdant l’essentiel de leurs droits et que les 1% seront plus riches et plus arrogants que jamais !
    Je ne constate en rien une mort du capitalisme, sauf dans nos rêves, mais plutôt une mutation et une concentration accrue des pouvoirs en un nombre de mains encore plus restreint.
    Ce qui nous attend n’est qu’une dictature ordinaire à la mode néolibérale…
    Ouvrez les yeux ! Le fait, pour un gouvernement, de ne pas avoir accepter le non au traité de Lisbonne (dans une procédure démocratique) est déjà en soi un acte dictatorial (et je ne parle pas du reste… incompréhensible à la majorité de la population mais néanmoins ravageur dans ces effets.)

    1. Je crois qu’au sortir de cette crise, les 99% seront exsangues, perdant l’essentiel de leurs droits et que les 1% seront plus riches et plus arrogants que jamais.

      Les zunpourcent me font savoir qu’ils vous remercient chaleureusement de votre confiance, que ce soutien sans fard leur va droit au coeur.
      Allez, sur ce, un pour un et tous pour un !

    2. @bricole

      Il me semble en effet qu’on ne peut pas exclure cette possibilité, d’un point de vu de technique financière … enfin, à condition de faire taire les agences de notation, et de rouler la dette comme le dit Mr Leclerc.

      Le problème serait du point de vue de l’économie réelle, qu’il n’existe aucun moyen si ce n’est l’augmentation des salaires, de sortir de la récession, ce qui est exclu par l’exigence de compétitivité salariale. De ce fait, il n’est pas possible d’éviter que cette récession aille jusqu’à son terme… dans ce système.

      Une dictature ne serait pas capitaliste, et ne bénéficiant d’aucun système idéologique partagé, elle serait à la merci du premier coup d’Etat venu.

      Le problème est de savoir si l’on peut, quelle que soit la manière, stabiliser le système, et moi je crois que non.

  11. Bien sûr mais ce n’est malgré tout pas rassurant d’être dans le 1% car la vie devient trop « bunkerisée » et invivable au final, peur de sortir de chez soi, peur d’être agressé en tout temps et en tout lieu, à moins de sortir dans une armure à l’épreuve des balles, 1% ne pourra pas contrôler 99%, ce n’est pas possible….

  12. Le tournant décisif vous l’avez décrit ici:
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=39427 à patir de la minute 26.
    En oubliant pas l’étude d’Helmut Creutz
    http://www.helmut-creutz.de/pdf/artikel/tumorartige_geldvermehrung_fr.pdf
    Il est clair que la destruction de la planète est inscrite dans le capitalisme
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=37737
    Et qu’est le capitalisme?
    Tout simplement le prêt à intérêt qui demande du travail et des matières premières pour être remboursé, à la fin il y a bien entendu une limite et nous y sommes.
    Placé du côté du créancier l’intérêt devient rente financière et c’est cette dernière qui n’est plus possible.
    Cependant elle a été le moteur du progrès pendant 5 siècles et nous devons remplacer ce moteur par autre chose et c’est bien le sujet de ce billet.
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=5898
    Je me permets de vous proposer une autre idée qui s’apparente à la rente mais c’est une rente d’un autre genre qui est en rapport avec la finitude de notre planète, je veux parler de la rente énergétique.
    Il s’agit dans un premier temps d’investir sans intérêt financier dans des systèmes ou des manières de vivre qui permettent d’améliorer notre bien être en consommant moins de ressources.
    Ce qui viendra par la suite n’est pas encore définissable.
    Pour décrire un cas concret, j’ai investi dans de nouveau chassis pour ma maison et une nouvelle chaudière (40 à 50 % d’économie d’énergie à confirmer).
    Comme vous l’avez très bien décrit à la minute 26, 40% du prix des choses est constitué par des charges d’intérêt, donc mes investissements économiseurs en sont aussi les victimes non consentantes.
    En tant que simple travailleur, ces 40%, j’ai du les gagner par ma sueur, ma fatigue et une perte de temps qui aurait pu me servir à autre chose de plus intéressant pour moi.
    En fait, ces 40% sont allés dans la poche des déjà riche qui on pu se payer par effet rebond une partie de mes économies d’énergie.
    Tand que la rente financière ou autrement dit le prêt à intérêt existera il n’y aura aucune porte de sortie du capitalisme.
    Cependant, je pense que pendant très longtemps, la rente financière va côtoyer la rente énergétique et c’est de ce rapport de force que naîtra une nouvelle civilisation, à nous d’alimenter le débat.
    Ceci dit, j’suis p’tet un doux rêveur, mais alors pourquoi les pompes à chaleur ont elles donc un tel succès?

    1. @ michel lambotte 10 août 2012 à 20:28
      Bonjour Michel.Vous revenez sans cesse sur la rente énergétique et vous avez parfaitement raison, car c’est par l’énergie que tous les organismes vivants vivent et survivent.

      Mais, contrairement à ce que beaucoup croient, ou voudraient faire croire, ça n’est pas le prêt à intérêt qui détruit la planète. C’est tout simplement la vie de milliards d’humains qui consomment de l’énergie non renouvelable et des métaux difficilement récupérables ou même de l’énergie renouvelable, mais à un rythme supérieur à celui de son possible renouvellement.

      Vous, et beaucoup d’autres, vous vous êtes laissé polluer l’esprit avec cette affaire de prêt à intérêt qui est un moyen de vivre comme il en existe beaucoup d’autres. Fondamentalement, s’il y a un « intérêt » dans la vie, c’est la vie. Quand la vie ne vaut plus la peine d’être vécue, c’est qu’elle ne présente plus « d’intérêt ».

      Chaque vivant qui trouve un « intérêt » à vivre, est amené à se trouver une rente, pour assurer son existence. Il doit pourvoir à sa consommation d’énergie nutritive et à celle nécessaire pour assurer son interface et les échanges avec son environnement (vêtements, habitat, enseignement, législation, police, défense, routes, liaison internet etc…)

      Il y a de nombreux types de rente en fonction du capital sur lequel elle s’établit : financier, agricole, industriel, connaissance, politique, commercial, etc…

      Chacun se spécialise alors, afin d’être plus performant, dans sa spécialité, que le commun des mortels ou que ses concurrents moins compétitifs. Cela présente alors un « intérêt » pour ses congénères de faire appel aux produits et services qu’il délivre en échange d’une rétribution qui pour lui, présente « l’intérêt » de lui permettre de vivre et de préparer la vie de ceux qui le suivent dans les générations chargées de prendre la relève pour assurer la perpétuation de l’espèce.

      Le prêteur à intérêt, est un de ces spécialistes qui, ayant vu que certains avaient besoin d’argent, loue le stock de pseudo énergie qu’il a réuni afin d’en vivre (en consommant de l’énergie) tout en rendant un service. Il se trouve alors dans une situation identique à un propriétaire immobilier ou de terres agricoles qui loue un moyen permettant au locataire d’assurer l’interface et ses échanges avec un des éléments de son environnement (milieu atmosphérique, climat, agressions externes etc…)

      De fait, le prêteur à intérêt, loue un bien qui sert de moyen d’échange d’énergie entre les divers acteurs économiques. C’est ce qui lui permet de vivre en consommant de l’énergie, comme tous les êtres vivants qui, d’une manière ou d’une autre, échangent avec leur environnement pour récolter, dans leur champ d’influence et d’attraction, l’énergie dont ils ont besoin pour vivre.

      Longtemps l’Occident et le Nord ont été plus attractifs que l’Orient et le Sud. Il semble que nous soyons à un moment d’inversion des pôles d’attraction économique. Et si les grandes communautés humaines sur terre se comportaient selon la même image, où étaient influencées par ce phénomène, voire même le provoquaient ?

      Bonne réflexion et bon Week-end.

      1. « Bonne réflexion »…
        Je suppose que vous avez le front de croire que ce que vous écrivez, tout ce que vous écrivez, contient quelque matière réflexive. Au vrai, il n’y a rien dedans, vous ne comprenez rien de rien, jamais, et cette constance dans l’illusion de sa propre valeur pensante constitue l’alpha et l’oméga de vos divagations tristes. Votre enflure et votre ego boursouflent votre prose imbécile et vous pensez, dites-vous.
        Puissiez-vous connaître la panne qui fermera votre clapet à sottises, ce week-end, pourquoi pas ?

      2. @ trADitore 11 août 2012 à 10:57
        Nous ne parlons pas la même langue, parce que probablement nous avons des expériences et des référentiels bien différents. Mais il n’y a pas que cela qui nous différencie. Je me suis adressé à Michel Lambotte avec une bonne intention à son égard, avec le désir de lui faire comprendre, selon ma propre vision des choses, ce qu’apparemment il comprend différemment.

        On ne peut pas en dire autant de votre intervention qui est manifestement agressive.

        Quand vous aurez compris qu’on ne se grandit pas, bien au contraire, en voulant rabaisser celui auquel on s’adresse, vous changerez peut-être de ton. Quand, de plus, vous aurez compris que l’agressivité est l’arme du faible, l’arme de celui qui se sent inférieur dans un débat d’idées,parce qu’il n’a pas de contre argumentation à faire valoir, alors vous changerez de mode d’expression.

        Au cas où vous ne comprendriez pas ce que je veux vous dire. Voici un texte pour vous aider.

        http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=17771

      3. Bonjour Jacques.
        Vous dites ceci:

        contrairement à ce que beaucoup croient, ou voudraient faire croire, ça n’est pas le prêt à intérêt qui détruit la planète.

        Comment rembourse-t-on le prêt?
        Et bien justement en travaillant beaucoup et en consommant peu, je suppose que vous comprendrez que travailler consomme de l’énergie et des matières premières et que d’autre part sans écoulement de la production vers un marché potentiel ce système ne peut fonctionner.
        Donc la consommation des ressources terrestres est nécessaire au remboursement du prêt et in fine au système capitalisme.

        le prêteur à intérêt, loue un bien qui sert de moyen d’échange d’énergie entre les divers acteurs économiques.

        Le prêteur à intérêt ne loue pas un bien qui permet l’échange mais loue un bien pour permettre d’augmenter son capital financier, si l’échange existe c’est parceque l’emprunteur a besoin d’augmenter sa productivité dans une incessante recherche de compétition provoquée par le prêt à intérêts, compétition que vous enscencer constamment.
        Vous devriez savoir que l’échange pour permettre de répondre à nos besoins sans saccager la planète n’a pas besoin du prêt à intérêt provocant la compétition mais de symbiose qui est la base même du système vivant qui nous chapeaute.
        De temps en temps, il faudrait s’inspirer du système vivant pour développer les solutions aux problèmes de l’humanité, Vous ne trouvez pas?
        Tiens, je vous suggère d’étudier le livre des Bourgigons http://www.lams-21.com/artc/1/fr/ vous verrez, c’est passionnant.

      4. @ michel lambotte 11 août 2012 à 20:55

        Comment rembourse-t-on le prêt?
        Et bien justement en travaillant beaucoup et en consommant peu, je suppose que vous comprendrez que travailler consomme de l’énergie et des matières premières et que d’autre part sans écoulement de la production vers un marché potentiel ce système ne peut fonctionner.
        Donc la consommation des ressources terrestres est nécessaire au remboursement du prêt et in fine au système capitalisme.

        Vous avez raison. Mais avez-vous envisager la possibilité que la consommation ne concerne que des matières renouvelables. Les emprunteurs pourraient être réduits à l’esclavage par le créancier et être utilisé comme domestique, garde malade, garde vieillard, seulement nourri d’un bol de riz entièrement cultivé à la main par d’autres esclaves, seulement habillé d’une robe de bure en coton entièrement sortie des mains d’esclaves ayant cousu, et filé le coton à la main.

        Pourquoi cela serait-il impossible que l’Europe soit ainsi traitée par l’Extrême Orient, ou d’autres peuples ayant des comptes à régler ? Ne serait-ce pas juste et de toute façon la seule possibilité de rembourser les prêts contractés par ceux qui, depuis longtemps, se sont goinfrés avec la plus belle part du gâteau des richesses non renouvelables que la nature avait stockée pour nous….. l’ensemble de tous les humains ?

        Le prêteur à intérêt ne loue pas un bien qui permet l’échange mais loue un bien pour permettre d’augmenter son capital financier, si l’échange existe c’est parce que l’emprunteur a besoin d’augmenter sa productivité dans une incessante recherche de compétition provoquée par le prêt à intérêts, compétition que vous encenser constamment.

        Je crois sincèrement que vous faites une fixation, en imaginant que les prêts ne sont le fait que de gros capitalistes qui veulent grossir encore plus. Qu’est-ce qui vous fait rejeter les autres hypothèses ? Quant à la compétition elle est naturelle et elle existe comme vous et moi la constatons chaque jour. Elle n’a pas besoin que je l’encense pour se développer dans tous les domaines (sport, politique, avance technologique, commerce, amour, etc…) Elle existe depuis toujours, et même là où il y avait volonté d’instaurer l’égalité et la mise en commun, elle s’est effondrée après 70 ans (URSS, Chine et autres)

        Si l’expérience devait rééditée, elle serait probablement imposée par une oligarchie totalitaire. Je ne crois pas qu’elle soit remise en selle par la voie démocratique. Ce n’est que mon avis.

        Vous devriez savoir que l’échange pour permettre de répondre à nos besoins sans saccager la planète n’a pas besoin du prêt à intérêt provocant la compétition mais de symbiose qui est la base même du système vivant qui nous chapeaute.

        Je veux bien vous croire mais, pour les prêts en cours , il faudra bien d’une manière ou d’une autre, que ceux qui se sont privés de consommer en faisant des économies qu’ils ont avancées aux gloutons Occidentaux avides de jouir , remboursent, si l’on veut que la guerre commerciale ne se transforme en une guerre d’un autre type.

        De temps en temps, il faudrait s’inspirer du système vivant pour développer les solutions aux problèmes de l’humanité, Vous ne trouvez pas?

        Je l’ai fait, jusqu’au niveau du spermatozoïde et vous ne vous êtes jamais exprimé sur la pertinence ou non de sa similitude de fonction et de comportement avec le capitaliste.
        Quant aux Bourguignons, j’ai lu des articles et visionné des vidéos. Ils sont convaincants.
        Bien cordialement.

      5. @ michel lambotte 11 août 2012 à 10:18
        Vous avez bien fait de me tirer la barbichette. Cela m’a obligé à tirer les choses au clair.
        En fait, c’est parce que j’ai utilisé une rédaction insuffisamment explicite et trop vulnérable « aux attaques », même bienveillantes, que vous avez réussi votre prise.

        Dans votre post : http://www.pauljorion.com/blog/?p=40314#comment-350556 j’observe aussi que, tout comme Fod, vous avez utilisé une coupure entre 2 phrases pour assoir votre intervention. Elle m’est apparue plus plaisante que mal intentionnée. Je l’ai donc prise positivement, comme le méritent vos remarques, en général destinées, dans l’intérêt de tous, à faire découvrir les choses sous un autre angle. C’est une méthode que j’utilise aussi. Je la crois utile. L’apport d’un peu de valeur ajoutée de différenciation, en raisonnant comme un candide, tout en faisant assez souvent l’effort de justifier mes analyses, ne devrait nuire à personne.

        Par le post ci-dessus, le 11 août 2012 à 10:18 , j’ai écrit : http://www.pauljorion.com/blog/?p=40307#comment-350284

        Mais, contrairement à ce que beaucoup croient, ou voudraient faire croire, ça n’est pas le prêt à intérêt qui détruit la planète. C’est tout simplement la vie de milliards d’humains qui consomment de l’énergie non renouvelable et des métaux difficilement récupérables ou même de l’énergie renouvelable, mais à un rythme supérieur à celui de son possible renouvellement.

        Je reconnais qu’il aurait été bien préférable d’écrire et de développer ce paragraphe de la façon suivante :

        Mais, contrairement à ce que beaucoup croient, ou voudraient faire croire, dans les prêts, ça n’est pas l’intérêt qui est le principal contributeur à la destruction de la planète, tant que les taux ne sont pas trop élevés, que les montants sont peu importants par rapport à la part d’autofinancement, et que les durées ne sont pas trop longues.

        Ce qui détruit la planète, c’est tout simplement la vie de milliards d’humains qui consomment de l’énergie non renouvelable et des métaux difficilement récupérables ou même de l’énergie renouvelable, mais à un rythme supérieur à celui de son possible renouvellement, lorsqu’ils travaillent pour gérer et rembourser les prêts. A ces personnes il faut ajouter tous les autres milliards d’humains qui, durant la même période, ne prêtent pas et n’empruntent pas mais qui consomment eux aussi.

        Tous ne détruisent pas autant la planète, cela dépend du niveau de vie moyen d’une communauté, qu’elle soit nationale, régionale, tel l’Euroland, ou terrestre en intégrant l’humanité entière. Or, le niveau de vie moyen par habitant d’un pays, soit à peu près le PIB par habitant, est assez souvent en corrélation avec le niveau de consommation d’énergie par habitant. Si l’on regarde les Chinois ; ils consomment, en moyenne, presque 3 fois moins d’énergie par habitant que les Français et épargnent 3 fois plus que les Français. On voit bien que l’impact moyen par habitant chinois sur la planète, est nettement moindre que celui d’un français.

        En épargnant plus, les Chinois gagnent en puissance, en potentiel, en influence mondiale tout en endommageant moins la planète. Voir à ce sujet, le dernier paragraphe de mon post du 11 août 2012 à 10:18 ci-dessus, auquel personne n’a réagit. J’espérais qu’il serait discuté et commenté. Je n’évoque même pas les réserves fossiles et autres minerais qui donnent de la valeur au pays, bien plus qu’en Europe qui était pratiquement vidée après les 30 glorieuses.

        Quant à comparer le déficit au PIB, j’ai tendance à ne pas trouver cette façon de piloter un pays très pertinente, compte tenu des temps de réponse relativement long observés dans les systèmes économiques, sociaux et politiques. (il a fallu 70 ans pour que le nouveau système mis en place en URSS, montre ses faiblesses et soit abandonné pratiquement partout où on l’avait installé)
        Il faut voir aussi comment se construit le PIB et ce qu’il représente :

        http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/ComprendreContextePIB?codePays=FRA&annee=1985

        Est-ce que cela permet de voir si son écart avec le déficit du pays va conduire à l’’enrichir ou à l’appauvrir ? Si le patrimoine du pays, son capital, la valeur et la garantie qu’elles représentent pour les prêteurs, progressent favorablement ou pas ? Probablement pas.

        Par exemple, quand l’Espagne voyait son PIB croître grâce à l’endettement afin de réaliser des équipements immobiliers (logements et aéroports aujourd’hui inutiles et par conséquence, sans réelle valeur) était il possible de voir arriver la crise économique que cela allait initier quelques années plus tard ? Probablement pas.

        Par exemple en France, (au risque de choquer Fod) , voyait-on, en comparant le déficit au PIB qu’en décidant d’amener 80% d’une classe d’âge au Bac, on allait à la fois dévaloriser le diplôme et faire des générations de frustrés en Bac +++++ n’ayant accès qu’à des petits boulots ? Alors que parallèlement l’Allemagne optait pour la filière de l’apprentissage, sans que cela la prive de cadres opérationnels dans les métiers de l’industrie et des services ?

        Etc….etc….

        Si j’avais précisé et développé ainsi le second paragraphe du post du 11 août 2012 à 10:18 ci-dessus, auriez vous saisi la barbichette (que je n’ai pas) pour me dire que je me contredisais ?

        Si oui, veuillez argumentez et travaillez à votre tour. Plus il y aura de gens qui comprendront les mécanismes fondamentaux de l’économie en se passant de formules et concepts compliqués surtout destinés à enfumer le plus grand nombre, moins ils seront victimes des diverses théories qui s’affrontent stérilement.
        Bien cordialement.

  13. Je note une singuliére confusion entre capitalisme , rente , monnaie et capitalisme financier .
    Une identification du systéme actuel à capitalisme financier , et comme métaphore à tout systéme où régne la monnaie .
    Je pense personnellement que le capitalisme va trés bien , et que méme il peut se concevoir au service du prolétariat . Que d’autre part le pire ennemi du prolétariat n’est pas le capitalisme mais la rente . Et que justement ce qui est en train de mourir est cette monstruosité d’un capitalisme rentier par le biais de la monnaie , donc de l’état parce que ni rente ni monnaie sans état .
    Autrement appelé Keneysianisme ou monétarisme , version ultime .(au sens de derniére ) .
    Ce n’est pas le capitalisme qui agonise mais cette pathologie de capital au service de l’état .
    Comme autrefois les Fugger au service de Charles Quint , ce qui les a amené à la faillite .

    1. Ébourrrriffffante profession de foi Money Time, on dirait du Hayek, du Hayek de maternelle certes, mais du Hayek.
      Je vois filer du mauvais coton pour le moneytime…

    2. « Je pense personnellement que »…
      Vous êtes certain-e- de cela ?
      Par exemple : Entre prolétariat et capital la relation est antagonique et nécessaire -l’Un à besoin de l’Autre, comme l’autre de l’Un- car cela se nomme un système, ou plus exactement : le mode de production capitaliste. Dans ce mode le pire ennemi est le meilleur ami, le résultat est la reproduction du système dans son élargissement.

  14. Eh bien… Qu’est-ce donc que « la mort du capitalisme »? Un blocage financier planétaire ? Un chômage mondial gravissime? Un crise énergétique qui ferait disparaître des cités entières comme celles de la ruée vers l’or au XIXème siècle? Pfff…

    Que le capitalisme va devoir changer quelques formes, c’est vraisemblable, mais du point de vue de l’émancipation, on s’en fiche. Le changement sera totalement cosmétique tant que le pouvoir restera à la propriété et aux mêmes.

    Pour que le capitalisme disparaisse, il faut que la classe des capitalistes et sans doute celles des grands patrons, soit disparaissent, soit perdent le pouvoir. Et qu’un changement correspondant ait lieu dans la culture, l’idéologie, les imaginaires.

    Il faut oser poser la question: quelle est la classe dominante de rechange? Celle qui a une autre inscription dans le réel, dans l’économie, d’autres besoins de développement, une autre idéologie et un autre imaginaire? (Les groupes marxistes de la tradition lénino-trotskyste ne font que ça: préparer une classe dominante de rechange, « celle des experts du prolétariat » [André Gorz] . Mais leur idéologie leur interdit de le reconnaître !)
    Panne système ou pas, tant que ces traits ne sont pas en voie d’extinction, le capitalisme survit.
    Et nous qui avons compris que le but ultime ou presque, lointain en tout cas, de l’histoire humaine est d’empêcher la formation d’une nouvelle classe dominante, d’une nouvelle aristocratie dans les termes de Paul Jorion, nous ne sommes pas très outillés pour distinguer dans le magma du réel les germes de son émergence, qui ferait du capitalisme une histoire ancienne. Mais il est certain que ces germes sont quelque part dans le réel. Les défenseurs éclairés de l’émancipation devraient combattre cette future oligarchie autant que l’actuelle… On voit le chantier !

    Notons au passage que la légendaire aptitude, attribuée au capitalisme, à avaler et digérer couleuvres, écueils, blocages, pannes et insurrections diverses n’est pas un mérite dont il aurait le monopole, elle est la marque d’un réel qui dépasse nos capacités, sinon de compréhension, du moins de prévision. Les capacités d’un système à se survivre malgré des pannes plus ou moins graves sont plus grandes que notre capacité à les deviner. Et souvent la chute est elle aussi non prévue, celle du mur de Berlin par exemple.

    1. @Guy Leboutte :
      « TIMSHEL » ( A l’ est d ‘ EDEN). pourquoi attendre ? le système n ‘a pas de marche arriere en option ! il a rompu les ponts pour interdire tout recul ….Comme Les Huns , il fait suivre sa troupe de femmes enfants et troupeaux pour interdire tout repli …..
      Seule la solution individuelle est possible , de suite . Il est meme tres facile de vivre comme on reverait que chacun vive …puisqu’on peut s’appuyer sur l’empire décadent . Revenir vers l’ auto suffisance pour saper la production et ne pas en dépendre …Onfray dit « Le liberalisme ne passera pas par moi  » (Bon , il dit plutot « fachisme » , mais c’est du kiff) . …
      Mais Onfray ,( comme Paul ), se trompe …La cellule minimale n’est ps l’ individu , mais l’individu ET son groupe , et pas n’ importe quel groupe , un groupe restreint et géographiquement contraint …C’est bien sur un modèle théorique , mais applicable individuellement immédiatement …..
      La civilisation a parasité la structure archaique originelle , revenons à (vers) cette structure en parasitant le système .

      1. Mais Onfray ,( comme Paul ), se trompe …La cellule minimale n’est ps l’ individu , mais l’individu ET son groupe

        Je suppose qu’il vaut mieux entendre cela que d’être sourd… mais quand même, pour un anthropologue, c’est dur !

      2. heureux de constater enfin votre rapprochement avec Michel Onfray, il y a des jours où le nietzschéisme de gauche aspire au triomphe. Onfray ne peut pas se réduire au crépuscule d’une idole 😉

      3. @Paul Jorion :
        Vraiment désolé si vous vous etes senti offensé …J’ai aussi énormément d’ estime pour le travail d’ Omfray …….mais si l’ on peut etre lucide sur le fait que la « bifurcation » date de la destructuration des groupes archaique, il est pratiquement impossible de revendiquer un retour vers ce modèle….sans paraitre planer aux combles des utopies ….
        Il est pourtant possible de conjecturer un effondrement ou des « outils » empruntés a ces modèles puisse etre pertinents et …faire école , sens , et structure de repli .
        Il n’empèche que ceux qui comme vous et d’autres, qui approchent au plus pres de la lucidité sur les causes , …retombent malheureusement dans la tentation d’ un constructivisme organisationnel ( centralisation , cooperatives , rationalité …) qui contient en germe , dans sa structure, la perversion du pouvoir (ubris) et l’echec final du modèle .
        S’il est évident, qu’au modèle archaique (considéré comme vertueux par def /garantie décennale… en millions d’années), il doit etre surajouté une structure linéaire , il n’est pas certain qu’elle doive etre centralisée, mais il est certain qu’elle doive etre structurellement contrainte (freinée) afin de ne pas s’emballer (la gestion fractale des groupes me semble la seule solution )

      4. @ kercoz
        Mais pourquoi donc te compliquer la vie de cette façon!
        Nous devons passer de l’hiérarchie au réseau et c’est très bien expliqué par Paul Stamets
        http://www.dailymotion.com/video/xl74ej_paul-stamets-des-champignons-pour-sauver-le-monde_lifestyle?ralg=meta2-only#from=playrelon-4
        Tu sais comme moi que le mycilium est l’internet de la nature, il met en communication toutes les êtres vivant de la planète, c’est sur ce mycélium et son fonctionnement que nous devons reposer toutes nos réflexions concernant notre avenir qui est aussi celui de nos petits enfants.
        Certes, le mycé n’est pas seul mais je pense qu’il est l’essentiel, et on l’a certainement trop méprisé.
        D’accord avec ton groupe restreint mais en communication avec tous les autres

      5. @Michel Lambotte :
        Superbe ce type ! …..5 ans de pratique BRF m’ont convaincu des avantages du Mycélium .

        ///// D’accord avec ton groupe restreint mais en communication avec tous les autres //////
        C’est le modèle fractal : les interactions entre groupe sont similaires (sans etre identiques) aux interactions entre individus d’ un groupe .
        Pour l’espece humaine, c’est l’ affect qui est la variable principale et donc limite la population ……A lire K.Lorenz ( L’ agression) , pour les rats par ex , le groupe peut comporter des centaines voire des milliers d’ individus parce que c’est l’ odeur spécifique au groupe qui gere l ‘appartenance au groupe …ce qui laisse supposer que les groupes de rats ne peuvent développer un modèle fractal .

        La théorie naturaliste , qui s’oppose aux modèles constructivistes se base sur une tres forte rigidité comportementale des especes sociales …..ce qui suppose de ne pas trop s ‘ éloigner du modèle originel si l’ on veut optimiser l’ individu……. Ce qui implique tout espoir d’un outil correct de gestion économique non auto-organisé .

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