RÉFORME BANCAIRE

Quel est le contraire de ces « Certaines rêveries idéologiques » évoquées par M. Moscovici, ministre de l’économie et des finances, et auxquelles il est fier de ne pas avoir succombé ? Le statu quo dont il nous gratifie sous l’appellation rassurante de « banque universelle ».

C’est quoi en effet la « banque universelle » ? Eh bien, c’est celle que nous avons déjà. On ne change pas une banque qui gagne, surtout si les banquiers, au contraire des « rêveurs idéologiques », ne voient pas de quoi on irait se plaindre.

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212 réflexions sur « RÉFORME BANCAIRE »

    1. Merci Jeanne, mais les circonstances y sont pour quelque chose : il fallait que le billet soit écrit sur le temps qu’il faut à un taxi pour se rendre de la Gare du Nord à la Maison de la Radio.

      Nous étions deux, très remontés. Cela passera sur France Culture, le 30. Cela fera j’en suis sûr, plaisir à entendre !

      1. difficile de lapider les mouches( à la sarbacane, hein, restons civilisé …) que pourrait-on bien faire ? …

        attention, que les verts n’écoutent point : un insecticide peut-être ? exceptionnellement …

      2.  » Cela fera j’en suis sûr, plaisir à entendre ! »

        Ouuuiii! Enfin, pas trop tôt qu’ ils se réveillent.
        Quelle heure ?

         » Nous étions deux, très remontés. » , un complice ?

    1. Dire qu’il y a encore des guignols qui s’extasient sur Copernic…
      Inutile de leur expliquer comment fonctionne un transistor, qui sont par millions dans leur Icon…

  1. La présentation du projet de loi dans les médias laisse rêveur (ou met en colère).

    C’est « un texte précurseur » qui « protège les dépôts des épargnants et les intérêts des contribuables»; «Il n’y a pas eu de compromission, pas de reniement, pas de trahison » car « cette réforme change profondément le secteur »; « Ce n’est pas un texte fait par les banques pour les banques. Nous sommes allés aussi loin que possible. Ne faisons pas la fine bouche. Il faut savoir éviter la surenchère ».

    Ces citations de Pierre Moscovici donnent le ton. La dernière le conduit à exposer les marges de manœuvre qu’il a prévu à l’intention des députés insatisfaits et récalcitrants en reconnaissant que le projet « pourrait être amélioré sur les relations entre les banques et les paradis fiscaux, la nature des activités interdites et la rémunération des traders ». Mais « il n’est pas question de revenir sur l’équilibre général » et « de faire un cadeau aux banques anglo-saxonnes », car il faut protéger les intérêts de la place de Paris » qui représente rappelle-t-il 400.000 emplois…

    Thierry Mandon, le porte-parole des députés socialistes, a ajouté que le texte « apporte d’abord de la sécurité aux usagers » car « en obligeant la filialisation des activités spéculatives des banques pour leur propre compte, il protège l’épargne ». Il « moralise les comportements spéculatifs » en « interdisant purement et simplement les activités spéculatives les plus risquées ».

      1. lequel de ces engagements chewing-gum ( ça colle, c’est inconsistant, ça n’a pas de goût, et c’est difficile de s’en débarrasser : ça pourrait bien rattraper mimolette et sa drosophile ( n’y voyez pas de philia surtout ) cette affaire : une bulle soudain, et ça vous pète à la figure…) voulez-vous, Roma ?
        je crois bien avoir gardé la chose dans un coin, juste histoire de m’esclaffer pendant les longues soirées d’hiver ( qui est trés long l’hiver, cette année ; l’a commencé en Grèce, juste après les élections, quand l’Houis 18 a capitulé devant la phynance, engageant fortement le « protectorat » à « bien » voter …
        nausées .

      2. Mais non, tout se retrouve même les « 60 propositions »
        Sur la finance :
        « Je veux mettre les banques au service de l’économie.
        Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives.
        J’interdirai aux banques françaises d’exercer dans les paradis fiscaux.
        Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie.
        Je supprimerai les stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, et j’encadrerai les bonus.
        Je taxerai les bénéfices des banques en augmentant leur imposition de 15 %.
        Je proposerai la création d’une taxe sur toutes les transactions financières ainsi que d’une agence publique européenne de notation. »

        Mais aussi un petit diamant, cette vidéo « La réforme sabotée »

      3. @roma
        Avez vous déjà vu un collant « attrape-mouches » resté en place lorsqu’il est plein;? Le bon sens même veut qu’on l’enlève non.?…. et qu’on recommence si il le faut !!!!!!!

      4. 60 engagements ?

        C’est le « je veux » qui sonne faux. Que ça en devient obscène.
        La civilisation du vouloir, nous voyons où cela nous mène. Par exemple vouloir une jolie planète bien propre tout en pouvant exploiter son prochain sans que ça fasse « tilt ».

    1. Ce

      Nous sommes allés aussi loin que possible

      sonne furieusement en écho au « I’m not dangerous » pré-électoral…

      Petit pas bien médiatisé contre grand renoncement bien scellé, le capital peut dormir en paix.

      Me revient aussi le mot de Churchill à Chamberlain :
      Entre la guerre et le déshonneur vous avez choisi le déshonneur… Et vous allez avoir la guerre !

      1. « Me revient aussi le mot de Churchill à Chamberlain :
        Entre la guerre et le déshonneur vous avez choisi le déshonneur… Et vous allez avoir la guerre ! »

        On la ressort toutes les 5 minutes, elle en devient dénuée de sens…

      2. @ Ar c’hazh du et Perrico
        Le mot exact est celui-ci :
         » Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.  »
        Perrico :  » On la ressort toutes les 5 minutes, elle en devient dénuée de sens… »
        ‘Fectivement

    2. La présentation du projet de loi dans les médias laisse rêveur (ou met en colère)

      Pour ma part, et depuis la lecture de cet article de la Tribune, je suis plus qu’en colère :

      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20121219trib000738349/nous-sommes-tous-des-depardieu-.html

      Ceci étant dit, je relève un défaut du blog : certains soirs, lorsque la colère et l’écœurement dépassent les limites du tolérable, pas moyen d’aller vider son sac et un verre de bière avec les autres intervenants. Alors, je vais aller en siffler quelques unes tout seul… A votre santé tout de même!

      1. http://www.bnpparibas.com/en/careers/now-boarding/morocco
        Filiale de BNP au Maroc:
        BMCI Insurance: Insurance Brokerage
        BMCI Offshore Banking: Financing in foreign currencies
        BMCI Scholarship: Analysis, research and stock market trading
        BMCI Finance: Corporate Finance and Capital Investment
        BMCI Management: Asset Management
        BMCI Leasing: Property and furniture leasing
        BNP Paribas Trade Centre in Casablanca: International Trade and Trade Finance

        Ils n’ont pas attendus Mosco! Hahahahahahahaha!
        Quelle bandes de c…!

    3. La filialisation des activités financières se fait déja depuis longtemps, en offschore…
      Dans les paradis fiscaux.
      Favoriser la place de Paris contre celle de la City est du foutage de tronche de première qualité.
      Meme Peugeot finance, renflouée par l’Etat à coup de milliards, se trouve, pour ses activités de « titrisations » dont spéculatives, à Londres…
      http://www.bnpparibas.com.ph/en/home/default.asp
      « In 1975, BNP Paribas opened a representative office in Manila and two years later, became a licensed offshore banking branch. … »
      Il faut quand meme prendre l’hypotèse suivante au sérieux:
      Moscivici est soit un pourri, soit un incompétent et un insondable crétin, soit un aventurier de la politique qui ne voit que son petit nombril ridicule. Comme l’innerarable Bernard Tapie…

  2. Ben au moins ils ont suivi les conseils de Jorion et remisé à la cave les projets de campagne hollandaise en forme de mirage pseudo Glass-Steagall (Vickers, Volcker ou Liikanen, même rémoulade)…
    HFT et transactions pour compte propre sur les dérivés de matières premières agricoles désormais interdits aux banques françaises.

    1. Il faut y regarder de plus près, à lire Martine Orange dans Médiapart :

      Ainsi, l’interdiction du trading à haute fréquence se réfère aux opérations taxables. Dans le cadre de la loi sur la transaction financière, le code général des impôts les a définies à partir du critère de 0,50 seconde. Depuis, tous les ordinateurs ont été réglés sur 0,51 seconde. De même, les prêts aux hedge funds sont interdits que s’ils sont non garantis. « Connaissez-vous un seul banquier qui accorde un prêt sans garantie ? » demande l’expert financier.

      1. Martine et François ont raison. Sans compter les SPV, le hors-bilan, les juridictions non-coopératives, etc. qui permettront à nos chères banques françaises de continuer à mener pour leur propre compte directement ou indirectement toutes les opérations sans utilité sociale que la « réforme bancaire » indique interdire.

      2. Les milliards de profits des banques
        http://www.blogapares.com/la-face-cachee-des-banques/#more-665
        …et en commentaire de l’article de Martine Orange dans Médiapart je disais le 18 décembre :
        « le 7 décembre j’écrivais sur ce site :
        Demain : discussions autour de la Loi Bancaire et là encore vous constaterez le recul de cette équipe qui n’obéit qu’aux injonctions de Mme Parisot !! »

        il n’y a que les naïfs, les doux-rêveurs ou les complices qui pouvaient croire à une réforme bancaire en profondeur !!
        Un simple « pistolet à bouchon » pointé sur les banques
        http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2012/12/19/reforme-bancaire-1-pas-en-avant-1-pas-en-arriere/

        et pour les Retraites : le renoncement c’est… maintenant ! c’est la Parisot qui décide …

      3. proposition : pour la deuxième BD, c’est parissotte qui faudra mettre sur une pique …

        enfin, on n’a que l’embarras du choix : je parie en nue-position sur plus de 2000 chefs ( pas boss, cabèches ) au bout d’une pique ! nos ancêtres Révolutionnaires, a posteriori, me déçoivent : ils ont joué petits bras …on s’en rend bien compte en situation.
        et, ensuite, on arrête la spéculation ( je remets la fortune fraîchement mal-acquise au pot commun !) « croix de bois, croix de fer, si je mens, j’vais en enfer … »

      1. La Banque Postale devrait pouvoir faire l’affaire. Alors pourquoi l’état ne se contenterait-il pas de ne plus garantir que cette banque, en attendant que les banques universelles se scindent en dépôt et affaire.

        Pourquoi le HFT ne pourrait-il pas devenir un monopole d’état? Une façon de lever l’impôt comme une autre?

      2. oui, une seule banque de recueil de dépôts honnêtes ( = fruits du travail réel ), sans production d’intérêts mirifiques, par Pays, serait certainement suffisante …protégée de toute attaque mafieuse, et de toute absorption : gestion socialisée [ pas d’actionnaires vicieux ] sous le regard des citoyens.
        si on veut une Loi simple ET incontournable ( même par des avocats de la maf- euh, pardon, anglo-saxons ), le système bancaire doit être simplifié au maximum . ( ce que F.Lordon dit depuis belle lurette : » le métier de banquier doit redevenir basique et ennuyeux « ; au service de la communauté, et non se servant de la communauté des gueux, à pressurer chaque jour d’avantage, alors même que l’on fait basculer des Pays acculés à la misère par des malversations bancaires ( et multinationalistes )dans le fascisme le plus abject …

  3. Cette réforme est décevante (litote).
    Néanmoins, le plus difficile avec les animaux rétifs, c’est de leur faire passer la tête dans le licol. Après quoi, on resserre.
    Les banques françaises vont devoir se soumettre (avec ou sans report de un an, à propos où en est-on ?) aux critères de Bâle III, à une supervision bancaire européenne et à un premier (petit) pas vers la division entre activités de dépôt et activités spéculatives.
    Ce serait un bon début, si on était sur que ce n’est qu’un début.

  4. ne pensez-vous pas qu’il y a des avancées ? La démocratie, c’est l’éloge de la lenteur, mais depuis quelques temps, de nouvelles mesures de régulations sont prises, isn’t it ? Trop lentement, bien sur, mais l’inertie est inévitable, comment faire autrement dans ce monde de dingue…

    1. Oui, même sentiment.
      Compromis (laborieux) sur les banques systémiques européennes. Le secret bancaire aussi en train de disparaître, à l’initiative des US cette fois. Ce ne sera peut-être pas suffisant mais ça avance un peu…
      Trop peu, trop tard ? Maintenons l’indispensable pression citoyenne..

  5. Ah quel dommage que le petit nicolas n’ait pas été réélu il aurait fait ce qu’il fallait lui au moins…..ou ce bon Mélenchon et ces sympathiques cocos…
    Nostalgique?

  6. La question est de savoir si Moscovici et tout le gouvernement sont des vendus ou si le lobbying des banques est incontournable pour tout type de gouvernement.

    1. Lobbying massif + théorie économique erronée + chantage à l’emploi + compétition entre places financières + personnel politique dévalorisé + médias canalisés + trente ans de dressage de l’homo oeconomicus = « le cercle de la raison »…

      1. Aujourd’hui (mer 19 déc) à 15h sur fr inter D. Mermet
        C’est un jeune énarque qui parle de la formation à l’ENA et j’apprends , de sa bouche , avec une certaine stupéfaction qd même , que les élèves de la prestigieuse boîte à futurs  » commis  » de l’Etat
        ne connaissent RIEN ( dixit ce gus ) à l’économie . Mais seulement le fonctionnement de Bercy .
        Bon .

      2. Le problème étant bien évidemment qu’on a beaucoup plus de chance de comprendre quelque chose à l’économie française en connaissant Bercy et ses arcanes qu’en connaissant la « science économique »…

      1. Arrêtez avec les mecs de chez Rotschild un peu. Ou alors rappelez vous qui en prit un comme plus proche conseiller puis comme premier ministre…

  7. Attendons voir si Pascal Canfin -et de là les écolos dans leur ensemble- fait preuve de plus de cohérence que Duflot ou Montebourg.

      1. Pour plus d’informations ou pour interviewer Thierry Philipponnat, veuillez contacter :
        Greg Ford, Directeur de la Communication, au +44 7703 219 222 ou greg.ford@finance-watch.org
        Charlotte Geiger, chargée de Communication, au +32.2.401.8741 ou charlotte.geiger@finance-watch.org
        Aline Fares, conseiller du Secrétaire Général, au +32.2.401.8744 ou aline.fares@finance-watch.org
        P. Jorion devrait-il avoir un contact avec ces gensses ?
        Fausse bonne idée ?

      2. @ taratata

        On était avec Philipponat lors d’un panel de la chaire Stewardship of finance à Bruxelles il y a 1 mois.

        Ce qui m’embête – et qui m’avait déjà embêté ce jour là – c’est cette idée propagée des banques qui créent de l’argent quand elles prêtent. C’est très embêtant je trouve pour une ONG qui lutte contre la finance dérégulée que de ne pas savoir comment cela fonctionne vraiment. Pourtant c’est très simple et Pauget l’expliquait lui-même hier matin sur France Info : la banque prête l’argent des déposants ou bien elle l’emprunte pour le prêter avec une marge. Elle ne crée rien.

        Ça délégitime malheureusement gravement le propos lorsque l’on commence avec une remarque préliminaire de ce genre. C’est dommage.

      3. J’étais sûr que tu la raterai pas celle-là Julien. Premier paragraphe du communiqué qu’il fout ça le Philipponat…
        Tu sais que j’ai lu « mieux » encore hier. Mieux que Philipponat ou Harribey. Le pape de l’église créationniste, Holbecq bien sûr, qui proclame haut et fort qu’il est interdit à une banque de prêter les dépôts de ses clients…

      4. @Julien

        la banque prête l’argent des déposants ou bien elle l’emprunte pour le prêter avec une marge

        2 simples questions :

        – Oui mais elles empruntent à qui les banques ?
        – Les dépôts des particuliers sont tellement importants qu’ils sont capables de générer des dizaines de millier de milliards de dollars de prêts ?

        PS : ce n’est pas du spam, juste 2 simples questions

      5. @ Patrick

        – Oui mais elles empruntent à qui les banques ?

        A d’autres banques qui ont des excédents, sur le marché interbancaire essentiellement.

        – Les dépôts des particuliers sont tellement importants qu’ils sont capables de générer des milliers de milliards de dollars de prêts ?

        Dépôts à vue, comptes épargne, etc. Oui, des milliers de milliards de dollars.

      6. Elles empruntent aussi beaucoup sur le marché obligataire, comme tout le monde… mais plus cher que l’État… ça va de soi. Un peu pour ça aussi qu’elles lui prêtent pas lourd…

      7. Décembre 2011, montant des dépôts bancaires en France (de clients résidents et non-résidents) : 1950 milliards (100 milliards par des non-résidents).
        Montant des crédits bancaires à des résidents et non résidents : 2650 milliards (450 milliards à des non-résidents).
        Hé les mecs, ça set à quoi qu’elle se décarcasse la BdF, c’est public tout ça…
        Bon, gaffe kamême, les crédits c’est guère que le quart des actifs bancaires…

      8. @Julien

        Alors je ne comprends pas que (par exemple) en 2ème année licence AES à Lille, on explique au étudiants que la création passe monétaire par le crédit (chapitre 2). Il va falloir écrire rapidement à Cécily Oden-Defoort, rédactrice de cette ineptie, qu’elle enseigne des c… à ses étudiants. Et elle n’est pas la seule à le dire dans le milieu universitaire.

        Bien sûr les dépôts font aussi « un peu » les crédits, mais pas seulement, et loin s’en faut.

        Un petit article du Monde sur le même sujet.

        L’université de Lille (entre autre), Le Monde, on est bien loin de la théorie du complot non ?

      9. Deuxième année d’AES Lille ? Ah oui, là évidemment, on s’incline. Autrement il est dit aussi dans la Genèse que ta femme enfantera dans la douleur et que tu gagneras ta croûte dans le sang, la sueur et les larmes, note bien. Dommage qu’il n’y ait pas un mot sur les banquiers dans la Genèse. Comment ? Le serpent ? Ben non.

      10. @Vigneron

        Même l’Ecole des Mines distille cette fable à ses élèves…

        Dénigrer l’éducation nationale est une pratique assez douteuse, idéologie d’ailleurs plutôt droitisante . La suppression des cours d’histoire-géographie en terminale S en 2009 en est un bon exemple.

        Sur ce je vous laisse à vos vignes !

        PS : Je ne vois pas le rapport avec la genèse ! Vos références à la religion servent sans doute à masquer votre manque de rhétorique, pour rester convenable à votre égard.

      11. Voui voui, les Mines aussi, c’est dire… Pis Schumpi aussi, pis notre nobel de pacotille montpèlerineuse et néanmoins trisocolore si t’Allais plus bas encore… So what ?

    1. Merci. C’est plus frais que le « revenu de base » transalpin.

      Je ne sais pas ce qui prend la communauté en ce moment, mais je gage sur un égarement provisoire. Monsieur Soros est derrière la quadrature du net, Assange rend ses infos payantes et l’une des cofondatrices du Parti pirate allemand vend un bouquin sous copyright. Désolant… l’égarement provisoire.

      1. @ miluz
        « Assange rend ses infos payantes » :
        son compte Paypal est bloqué , Jorion en a parlé
         » Parti pirate allemand …bouquin sous copyright  » où kta pu croire une seconde que « parti » et « pirate » ça allait ensemb’ ?

      2. Ben disons qu’en général j’aime bien vérifier avant d’enfoncer le clou, même si je suis sûre. Disons que ces trois nouvelles ont fait leur effet dans le monde des geeks, peut-être pas ici sans doute. Et pour l’instant il n’y a toujours que Stallman pour écrire sous copyleft.
        (Ah oui, j’oubliais Einstein, mais c’était parce qu’il avait copié)

    1. Le CDI c’est insupportable pour un investisseur, c’est trop rigide.
      Flexibilisons, rétablissons le servage, et pourquoi pas le droit de cuissage ?

  8. Vous teniez tant que ça à la séparation des activités de dépots et de spéculation ici?
    j’en suis étonné, j’avais cru comprendre que ce n’était qu’un combat d’arrière garde, sans intérêts
    j’ai du me fourvoyer pourtant j’ai bien lu:

    « Drôle de procédé : on croit à un appel. Or, c’est une revue de presse…
    On est clairement pas à la hauteur des enjeux, comme l’expliqué très justement Paul dans sa tribune à La Croix. Si le Glass-Steagall acte c’est la priorité, autant mettre la clé sous la porte tout de suite. « 

    1. Tchoo,

      L’intervention que vous citez est de moi, pas de Paul.

      Ce qui ne change rien à l’affaire : non seulement cette question n’est pas l’enjeu principal, mais quand bien même le gouvernement choisit de la traiter, c’est fait d’une telle façon que l’on serait bien embêté si on devait se trouver confrontés à un jeu des 7 différences pour identifier les risques découlants du cadre actuel et ceux du cadre futur mis en place par cette réforme bancaire.

      D’une certaine façon, on peut même trouver une certaine cohérence dans l’action du ministre de l’économie : il réussit à proposer un projet de loi qui ne sert à rien pour s’occuper d’un problème qui n’en est pas vraiment un.

      1. Alors si ce n’est un problème pourquoi s’en préoccuper et notamment ici
        fermons le ban et n’en parlons plus, si ce n’est pour fustiger l’incurie de Mosco

    1. @ Charles A.
      Je crois que je vais lire ça pendant les Fêtes
      merde ! merde ! pour le volume 26 !
      Comment j’vais faire ?

    2. @Charles A, Faut quand même rappeler d’où vient l’travail :
      Auch in den Hochschulen der Sowjetunion und aller anderen osteuropäischen Länder hat es bis zu den politischen Umbrüchen 1989 bis 1991 Marxistisch-Leninistische Institute an deren Hochschulen gegeben. Ihren Ursprung hatten sie 1921 in Sowjetrussland, wo der Rat der Volkskommissare unter Lenin die obligatorische Vermittlung entsprechenden politischen Wissens an den Hochschulen der RSFSR dekretierte.[12] Der Begriff Marxismus-Leninismus wurde 1938 von Stalin und dem ZK der KPdSU als obligatorisch festgelegt, ebenso dessen Vermittlung an den sowjetischen Hochschulen.

      Et pis quand on naît pas germanophone, faut quand même rappeler que le travail des traductions ne laisse pas indemne l’original. La preuve, j’étais tombé sur ça un jour :

      La note, tome I du livre premier du Capital note 2 de la page 67 (Éditions sociales 1967) dit ceci :
      « Sous un certain rapport, il en est de l’homme comme de la marchandise. Comme il ne vient point au monde avec un miroir, ni en philosophe à la Fichte dont le moi n’a besoin de rien pour s’affirmer, il se mire et se reconnaît d’abord seulement dans un autre homme. Aussi cet autre, avec peau et poil, lui semble-t-il la forme phénoménale du genre homme. »

      « In gewisser Art geht’s dem Menschen wie der Ware. Da er weder mit einem Spiegel auf die Welt kommt noch als Fichtescher Philosoph: Ich bin ich, bespiegelt sich der Mensch zuerst in einem andren Menschen. Erst durch die Beziehung auf den Menschen Paul als seinesgleichen bezieht sich der Mensch Peter auf sich selbst als Mensch. Damit gilt ihm aber auch der Paul mit Haut und Haaren, in seiner paulinischen Leiblichkeit, als Erscheinungsform des Genus Mensch »

      Paul et Pierre égarés en chemin !

      Alors un original, sinon rien ?

  9. A partir du moment où  » too big to fail  » , en français  » risques systémiques »
    est un crédo universel, règlementer l’activité bancaire devient impossible.
    C’est donner tête baissée dans le chantage. C’est admettre son exterritorialité juridique et sociale, hors du champ de la discussion politique. C’est admettre que son lobby est un représentant qualifié.

    C’est pourquoi n’importe quelle forme de règlementation, effective ou non, devient un objectif en soi.
    Glass-Steagal est-il ineffectif et même immoral car il revient à reconnaitre et supporter une activité basée sur la spéculation ? la banque n’en veut pas -on ne comprend pas bien pourquoi, en terme d’efficacité- ? Pas d’importance, profitons du mouvement d’opinion pour l’imposer.
    On pourrait faire de même sur la couleur des séparations à mi-hauteur des open-space, n’importe quoi qui rappelle la puissance publique et son devoir de prendre toute activité sous sa supervision.
    Il s’agit de prendre date et créer un précédent politique.

    Ces gens appauvrissent, poussent au désespoir, tuent, physiquement tuent et il faudrait nous imposer à nous-même cohérence et rationalité lorsque la banque vient en discussion ?
    Nous n’avons aucun devoir – et surtout pas ceux-là – vis à vis d’une activité massivement anti-sociale.
    La banque « universelle » nouvelle mouture est aussi dangereuse qu’une centrale nucléaire.
    Certains les ferment…

    1. De toute façon, ils ont toujours un coup d’avance. Si vous régulez le secteur officiel, ils se réfugient dans le shadow banking , les hedge funds pour continuer leurs « petite affaires ».
      Du coup le gouvernement baisse les bras, rend les armes, sans avoir combattu.
      De toute façon le gouvernement ayant fait allégeance aux forces du marché, en particulier par l’acceptation des règles contenues dans les traités européens, que pourrait-il faire d’autre que de se rendre ???

      1. Si je ne vous connaissait pas, je dirais que votre aquoibonisme est une fuite devant la difficulté. Vous connaissant un peu par vos contributions, je dirais quand même que c’est du défaitisme .
        J’insiste: il ne s’agit pas de trouver le truc miracle et incontournable, il ne s’agit surtout pas d’entrer dans leurs vues et accepter leurs critères – ils sont foireux et antisociaux pour une activité nuisible- mais d’implanter dans leurs petites têtes que les pouvoirs publics mandatés par la démocratie ont le droit de s’immiscer dans n’importe quelles activités collectives. Accepter le « too big to fail » est une démission. Or, la crise a montré qu’ils sont de petits garçons irresponsables, des minables qui se servent sur la bête, un alignement de tigres en papier nuisibles.
        Les « 30 glorieuses » (= crédit sous controle serré l’ Etat, banques encadrées par une administration dédiée, contrôle des changes et… faible chômage.) montrent que la machine peut tourner sans eux. Direction l’enseignement professionnel pour les personnes récupérables et une préemption du genre Gutt ( Belgique,1944 article suivant de Paul) pour leur joujoux, le capital.

      2. Daniel, oublie tes glorieuses. Dis toi bien que ce qui nous sortira de là n’aura rien, strictement rien, à voir avec ces glorioleuses, lesquelles, que tu le veuilles ou non, furent le chemin qui nous mena là.

      3. D’accord avec Vigneron sur les 30 années de gloire capitaliste. Mais d’accord aussi avec vous, Daniel, en ce qui concerne la futilité de prétendre à une réforme qui remettrait tout en place d’un coup d’un seul. Si on veut éviter le désastre, il faut placer un coin et peu à peu mais sans répit, l’enfoncer jusqu’à ce que le granit financier se fende. Sinon que l’on m’explique les détails d’un plan alternatif. Envoyez les banquiers faire un stage chez le Dalaï Lama pour qu’ils admettent sans broncher qu’on leur taille le lard?
        Voilà pourquoi ce Hollande ne m’apparaît pas comme un tonton quelconque et les poses cyniques et blasées qui s’allongent avec complaisance un peu partout, me gonflent énormément en ce moment.
        Au fait, depuis son discours en Algérie, je suis encore plus fier qu’avant d’être français. Je dois être aussi con qu’un votant socialiste, comme dit l’autre.

      4. Vigneron, j’ai changé.
        Les « 30 glorieuses » ne sont là que par l’exemple de l’inutilité de la finance spéculative qu’elles portent.
        Ceci dit, j’aime bien, pour sa pédagogie, la suite « contrôle…, encadrement…, interdiction…, chômage faible ». Aucunes des contraintes ne pesaient vraiment sur les 99%….
        Je suis cependant en peine d’imaginer une suite aux 30 piteuses.
        Pour le plaisir de vous contredire, et par conviction sérieuse: les « 30 glorieuses » n’ont pas été mauvaises en soi et ne portaient pas le mal, c’est la bifurcation suivante qui a déraillé.

      5. « … les « 30 glorieuses » n’ont pas été mauvaises en soi et ne portaient pas le mal… »

        Bien sûr que si Daniel…
        Le consumérisme, la marchandisation, la propagande mercantile, la bêtise, la corruption, le mensonge etc. etc. … tout, absolument tout espoir à été foulé du pied à cette époque… la suite ne fut que la récolte des âneries écloses…

      6. « Le communisme, c’est les soviets plus l’électricité ». Cette tarte à la crème pour dire à @Ju que non, tout n’était pas qu’ânerie en bourgeon dans les trente glorieuses, (même si je vois très bien les bourgeons et les actuelles fleurs du mal) .
        Surtout parce que le déversement d’énergie s’est aussi appliqué à répondre à des « besoins réels » , dont la machine à laver est le plus emblématique , et le véhicule particulier le plus révélateur, à la foi goulu et porteur de nos espérances (voiture électrique…).
        C’est lorsqu’est apparu de la complexité autour desdits besoins (ex : norme de sécurité sur les équipements de voiture) que les choses sont un peu plus parties en vrille…
        Dans la phase d’équipement de certains besoins primaires, un côté « positif » l’emportait.

      7. Daniel, oublie tes glorieuses. Dis toi bien que ce qui nous sortira de là n’aura rien, strictement rien, à voir avec ces glorioleuses, lesquelles, que tu le veuilles ou non, furent le chemin qui nous mena là.

        Ceux qui ont connu ces années là et qui ont vécu la dernière grande révolte contre le WELFARE STATE savent bien que ce sont les illusions – et leur matérialisation – de ces années élevées à la gloire de la marchandise (et du travail -marchandise), à droite comme à gauche, qui sont l’origine du mal comme on dit dans les mauvais romans.

      8. Pour le plaisir de vous contredire,

        Pour le plaisir de vous contredire, et par conviction sérieuse: les « 30 glorieuses » n’ont pas été mauvaises en soi et ne portaient pas le mal, c’est la bifurcation suivante qui a déraillé.

        Non, ce sont bien ces années à la gloire de la guerre que l’économie mêne contre le monde qui sont le début de la fin, comme on dit dans les couloirs de la science qui est toujours fiction.

        Et pourtant nous étions prévenus :
        « Les méthodes de production modernes ont rendu possibles le confort et la sécurité pour tous ; à la place, nous avons choisi le surmenage pour les uns et la famine pour les autres. Jusqu’à présent nous avons continué à déployer la même activité qu’au temps où il y n’y avait pas de machines ; en cela nous nous sommes montrés stupides, mais rien ne nous oblige à persévérer éternellement dans cette stupidité. »
        Bertrand Russel, Eloge de l’oisiveté, 1932
        Epigraphe à l’article de Claus Peter Ortlieb, Travail forcé et éthos du travail, disponible sur :
        http://palim-psao.over-blog.fr

        La gauche, quand elle se réclamait encore du socialisme, aimait beaucoup le travail et le bon capital créateur par opposition au mauvais capital accaparateur. Tout au plus préconisait-elle une meilleure répartition des produits de ce travail

      9. @Daniel

        Ce n’est pas du défaitisme, c’est le constat dur et cruel, que le rapport de force est aujourd’hui totalement à l’avantage du capital.

        Pouvez-vous le nier ?

        Lisez la réponse que j’ai faite à « juan nessy ». Le capitalisme est à son apogée, triomphant, envahissant, il est dans les têtes, et le pire c’est qu’il est dans les têtes des plus déshérités de la planète, qui ne savent pas qu’il n’atteindront jamais notre niveau de vie d’occidentaux.

        Un rapport de la défense US, prévoit en effet que vers 2030, il y aura un peu plus de 8 milliards d’humains sur cette planète, dont « seulement » 2 milliards dans la classe moyenne.
        Soit dit en passant, cela est suffisant pour transformer notre atmosphère, d’ici la fin de ce siècle, en serre tropicale.

        Voilà la vérité qui dérange, celle qui fait que les populations des états riches glissent de plus en plus à droite, deviennent de plus en plus racistes et égoïstes. C’est aussi cette réalité qui fait que les états riches deviennent de plus en plus belliqueux et sécuritaires, et mènent des guerres sans fin sous couvert de lutte contre le terrorisme. En fait ils défendent le niveau de vie de leurs oligarchies et des classes moyennes qui leurs servent de poissons pilotes: en menant des guerres pour l’accès à de l’énergie pas chère, et pour toutes sortes de ressources naturelles, plus particulièrement celles non renouvelables.
        Double You Bush avait bien dit: « Notre niveau de vie n’est pas négociable. »
        C’est cette réalité qui fait que la collision militaire entre nos puissances occidentales encore riches, mais déclinantes, et les puissances montantes, dont la Chine est l’archétype, sera à terme inévitable.
        Les USA et les Chinois s’y préparent, même s’ils le nient. L’ Europe elle de toute façon ne jouera que les seconds couteaux, tant elle est empêtrée dans ses contradictions internes. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas plus mal, d’éviter pour une fois, d’être au centre de la confrontation. Mais l’Europe y laissera des plumes quand même, elle a déjà commencé d’ailleurs, dans le cadre de la guerre économique mondiale qu’est la globalisation néo-libérale. L’ Europe est en train de perdre l’ Etat Providence, l’ Etat Social qui avait vu le jour sous Bismark en Allemagne, qui a été « sacralisé » comme le rappelle juan nessy sous Pétain en France. En des temps où le rapport de force faisait que le capital se devait de faire des concessions au social, et non l’inverse comme aujourd’hui.

      10. Je ne sais pas vraiment de quoi parlent les gens quand ils évoquent une période de trente glorieuses. Ce qualificatif est déjà une insulte à ceux qui firent la révolution de 1830 mais en plus cette période n’existe pas.
        En effet, Fourastié, l’inventeur du terme, la fait démarrer en 1945, fin de la guerre mondiale et la termine avec le choc pétrolier de 1973. Soit 28 ans que l’on transforme en trente et qui ne servent qu’à tenter de masquer la véritable évolution de la perception du lien social et de sa finalité par les individus durant cette période.
        Si 1945 est la fin de la guerre, 1948 et la mise en place du plan Marshall ( grâce à la peur des rouges provoquée par l’invasion soviétique de la Tchécoslovaquie ) est le véritable point de départ de la nouvelle mentalité industrieuse qui va provoquer le boom de croissance. Sur les bancs de l’école, la fourmi est l’héroïne de la fable bien que certains humanistes crûrent bon d’élever le bon peuple au niveau du veau. 1968, révolution du côté cigale des veaux pour cause de gonflement extrême de la frustration provoquée par le carcan moral imposé. C’était couru d’avance, quand on y pense.
        Ça ne fait que vingt ans d’abnégation productiviste et pas trop glorieuses pour le rayonnement culturel européen puisqu’elles ont correspondu aussi aux années de la décolonisation.

  10. Mermet aujourd’hui sur l’enarchie… le gars admet qu’ils n’ont eu aucune formation en économie, mais savent seulement ce que pense Bercy !

  11. Vu d’Italie (Il Fatto Quotidiano) Hollande trahit ses promesses électorales parce qu’il a peur que les banquiers partent à Londres.

    Questions:
    – Une « place financière importante » est-elle encore réellement utile au pays qui l’héberge (ou dans ce cas précis utile à l’euro)?
    – Qu’est-ce que ça changerait pour les Français ordinaires si les transactions financières en question se faisaient plus souvent à partir de Londres?

    1. @ G L
       » Qu’est-ce que ça changerait pour les Français ordinaires si les transactions financières en question se faisaient plus souvent à partir de Londres?  »
      Wikipédia :
       » La Bourse de Paris, devenue NYSE Euronext, est le marché officiel des actions en France. Il n’existe plus de bourse physique à Paris.
      En effet, le CAC40 est indexé par NYSE Euronext, qui appartient à la société NYSE. Le lieu historique qu’elle a longtemps occupé à Paris est le palais Brongniart.  »
      ET
       » Depuis la fin des années 1980, la Bourse de Paris est désormais un marché entièrement électronique, grâce à la mise en place du système CAC (cotation assistée en continu), remplacé dans les années 1990 par la technologie NSC. « 

  12. Quand je pense qu’on nous annonce comme grandiose cette réforme bancaire ajustée sur-mesure pour SG, BNP et consorts… , et que dans le même temps on nous prépare à morfler de nouveau avec une nouvelle réforme des retraites où tout le monde sera perdant.
    Avec la position du Medef déjà connue: 43 années de cotisation et retraite à 63 ans. Moi, je ne les aurai jamais ces 43 années ou alors vers les 80 piges!!!!
    D’ailleurs qui les aura?
    M’énerve, m’énerve, M’ENERVEEEEEEE!!!!!!!!

      1. Allocation universelle et travail forcé.

        L’allocation universelle, mais aussi la gratuité, sont des pistes intéressantes dans un autre cadre que le capitalisme fondé sur le travail forcé.

        A ce sujet, je recommande l’article de Claus Peter Ortlieb dans sa nouvelle version :
        Travail forcé et éthos du travail, disponible sur : http://palim-psao.over-blog.fr

        Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la tendance Critique de la valeur et sur ce qui sépare ses afficionados de Paul Jorion et d’autres critiques, je conseille, en guise d’apéritif, la note 2 de la page 3.

      2. L’AU telle que nous la définissons ici, doit permettre à chaque individu de vivre sans devoir travailler !

        Incroyable nous serions payés à ne rien faire, sans être à la retraite !!!

        Je ne crois pas qu’à Wall Street ou à la City ils apprécient…

        Ce qu’il leur faut, c’est du précaire, bien insécurisé, que l’on peut exploiter sans vergogne.

      3. @Marlowe

        Seuls ceux qui s’éclatent au boulot et sont très bien rémunérés n’aspirent pas à la retraite.

        Mais la majorité de la population n’est pas dans ce cas, donc augmenter encore l’âge de départ, et le nombre d’années de cotisation, c’est voler des années de vies à ces gens au profit des « happy few » qui profitent du système. Voler de l’argent par la baisse des pensions, voler du temps en maintenant les gens dans des boulots dans lesquels ils ne s’épanouissent pas.
        Le capitalisme a toujours acheté le temps des autres, maintenant il le vole sans complexe.
        Il vole d’autant plus, qu’avec le chômage et la précarisation ceux qui seront en mesure de toucher un « taux plein » seront de moins en moins nombreux. Et même dans ce cas, il faudra qu’ils se soient conservés en bonne santé, pour espérer profiter des années qui leur restent: car le « management moderne » stresse les gens en permanence.

      4. capitalisme fondé sur le travail forcé

        Je dirai plutôt fondé sur le travail horaire. Implicite, totem et tabou : le travail « abstrait ».
        La dépense de l’énergie humaine au rythme de l’horloge.

      5. à miluz,

        Le travail forcé est à la fois le travail abstrait, le travail concret et la recherche désespérante de travail ou de modes de vie alternatives dans un cadre général qui n’est pas (encore ?) disposé à les accepter

        à Macarel,

        Seuls ceux qui s’éclatent au boulot et sont très bien rémunérés n’aspirent pas à la retraite.

        Je ne sais pas. Je suis retraité, vieux, fatigué et malade et quoique j’ai été assez bien rémunéré les dernières années de ma vie (tout est relatif…), je ne me suis jamais éclaté au boulot.

      6. Personne ne peut s’éclater dans le chantage permanent qu’est le travail.
        La carotte et le bâton pour manipuler des ânes (ou des chevaux) dégoutés qui de toute manière seront jetés et remplacés tôt ou tard par des machines sans états d’âme. Le tout certifié, durant votre passage sur terre, par le grand broyeur de vie mis en place et chargé de la conformité.

      7. Je suis pour une allocation universelle qui ne consistera pas à être payé à ne rien faire, il faut penser autrement.
        Ce revenu de base permettrait à chacun de s’autodéterminer dans la conduite de sa vie seul ou en groupe restreint ou non.
        Je pense que la crise donnera de moins en moins de perspectives d’avenir à la jeunesse et celle ci sera bien obligée de chercher des solutions en dehors du système.
        En ayant une base je pense que la liberté et le libre arbitre pourront mieux s’exprimer et créer des des avancées inédites notamment en ce qui concerne notre relation à la planète.
        Là, nous pourrns vraiement nous éclater
        Mais je ne suis pas doux rêveur, je sais que ce ne sera pas établi sans un rapport de force vis à vis du sytème en place, mais pourquoi pas?

      8. L’AU constitue un élément fondamental du développement durable

        A moins de découvrir rapidement une planète semblable à la Terre, et de disposer de moyens de transport pour l’atteindre, la dégradation de notre environnement naturel (diminution de la variété des espèces animales et végétales, réchauffement climatique, maximum de production de pétrole …) suggère que le capitalisme maximaliste (d’Etat ou de marché) – étant incompatible avec la préservation des écosystèmes – va ralentir voire stopper la tendance exponentielle décrite dans le graphique ci-dessus. En effet dans le système capitaliste les populationsA moins de découvrir rapidement une planète semblable à la Terre, et de disposer de moyens de transport pour l’atteindre, la dégradation de notre environnement naturel (diminution de la variété des espèces animales et végétales, réchauffement climatique, …) suggère que le capitalisme maximaliste (d’Etat ou de marché) – étant incompatible avec la préservation des écosystèmes – va ralentir voire stopper la tendance exponentielle décrite dans le graphique ci-dessus. En effet dans le système capitaliste les populations pauvres convergent vers les zones de concentration du capital productif, créant ainsi par effet « boule de neige » des zones de concentration de production/consommation atteignant des niveaux de pollution que les écosystèmes ne sont pas capables d’assimiler. L’AU telle que nous la définissons au chapitre 2 inverse le processus : ce ne sont plus les individus qui doivent se déplacer par concentration vers le capital, mais au contraire celui-ci qui est réparti vers les individus là où ils habitent. Ainsi en opérant une meilleure répartition géographique du capital l’AU supprime ces zones de sur-concentration. L’AU constitue donc un élément fondamental du développement durable. pauvres convergent vers les zones de concentration du capital productif, créant ainsi par effet « boule de neige » des zones de concentration de production/consommation atteignant des niveaux de pollution que les écosystèmes ne sont pas capables d’assimiler. L’AUA moins de découvrir rapidement une planète semblable à la Terre, et de disposer de moyens de transport pour l’atteindre, la dégradation de notre environnement naturel (diminution de la variété des espèces animales et végétales, réchauffement climatique, …) suggère que le capitalisme maximaliste (d’Etat ou de marché) – étant incompatible avec la préservation des écosystèmes – va ralentir voire stopper la tendance exponentielle décrite dans le graphique ci-dessus. En effet dans le système capitaliste les populations pauvres convergent vers les zones de concentration du capital productif, créant ainsi par effet « boule de neige » des zones de concentration de production/consommation atteignant des niveaux de pollution que les écosystèmes ne sont pas capables d’assimiler. L’AU telle que nous la définissons au chapitre 2 inverse le processus : ce ne sont plus les individus qui doivent se déplacer par concentration vers le capital, mais au contraire celui-ci qui est réparti vers les individus là où ils habitent. Ainsi en opérant une meilleure répartition géographique du capital l’AU supprime ces zones de sur-concentration. L’AU constitue donc un élément fondamental du développement durable. telle que nous la définissons au chapitre 2 inverse le processus : ce ne sont plus les individus qui doivent se déplacer par concentration vers le capital, mais au contraire celui-ci qui est réparti vers les individus là où ils habitent. Ainsi en opérant une meilleure répartition géographique du capital l’AU supprime ces zones de sur-concentration. L’AU constitue donc un élément fondamental du développement durable.

      9. Je recommence
        L’AU constitue un élément fondamental du développement durable

        A moins de découvrir rapidement une planète semblable à la Terre, et de disposer de moyens de transport pour l’atteindre, la dégradation de notre environnement naturel (diminution de la variété des espèces animales et végétales, réchauffement climatique, …) suggère que le capitalisme maximaliste (d’Etat ou de marché) – étant incompatible avec la préservation des écosystèmes – va ralentir voire stopper la tendance exponentielle décrite dans le graphique ci-dessus. En effet dans le système capitaliste les populations pauvres convergent vers les zones de concentration du capital productif, créant ainsi par effet « boule de neige » des zones de concentration de production/consommation atteignant des niveaux de pollution que les écosystèmes ne sont pas capables d’assimiler. L’AU telle que nous la définissons au chapitre 2 inverse le processus : ce ne sont plus les individus qui doivent se déplacer par concentration vers le capital, mais au contraire celui-ci qui est réparti vers les individus là où ils habitent. Ainsi en opérant une meilleure répartition géographique du capital l’AU supprime ces zones de sur-concentration. L’AU constitue donc un élément fondamental du développement durable.

      10. Comment justifier une allocation universelle pour des professions bien rémunérées ? Elle pourrait être donné automatiquement a tous et crédité au delà d’un certain salaire. Concernant les emplois les moins valorisants qui ne seront pas tous remplacé par les progrès de la science, qui en voudra avec une allocation universelle ?

      11. Arnaud :

        Concernant les emplois les moins valorisants qui ne seront pas tous remplacé par les progrès de la science, qui en voudra avec une allocation universelle ?

        C’était un des argumenta employés par le patronat pour justifier le travail des enfants, notamment dans les mines. Et par les propriétaires des champs de coton pour faire perdurer l’esclavage. L’un et l’autre ont été abolis, et que je sache ces travaux, même peu valorisants, ont continués à être soit effectués par des hommes, lorsqu’ils n’ont pas profité des progrès de la mécanisation.

        Mais au delà de cette argumentation « raisonnable » à votre objection, je voudrais juste vous poser une question : vous estimez donc que pour faire faire certains travaux peu gratifiants, voire pire (ramasser vos poubelles, enterrer les morts, torcher les grabataires, par exemple), il convient de laisser une partie de la population dans un état de terreur économique tel que des gens n’aient pas le choix : soit ils font ces travaux, soit ils crèvent de faim, eux et leurs enfants ?

      12. @Marlowe

        je ne me suis jamais éclaté au boulot.

        C’est bien le cas de la majorité d’entre nous, même lorsque l’on s’estime relativement bien payé.

        Nous perdons notre vie à la gagner, et avec les « réformes » des retraites déjà réalisées et à venir – l’on (le MEDEF) parle de repousser l’âge de départ à 63 ans et le nombre d’années de cotisations à 43 ans -, avec ces réformes dis-je, sachant que l’espérance de vie en bonne santé est de l’ordre de 62 à 63 ans, la majorité des futurs retraités sera fatiguée, souffrante, indigente et n’aura plus comme issue que le » sapin ». Mais n’est-ce pas le but recherché, par les gestionnaires qui nous gouvernent. Faire en sorte que les coûts de tout ce qui nuit à notre compétitivité, soient réduits drastiquement.
        Toutefois comme ce sont de fieffés hypocrites, ils prétendent réformer pour sauver le système par répartition. A d’autres, ils réforment pour privatiser le système, permettant au privé de générer de juteux profits sur le dos des « vieux ». Plus généralement, des chômeurs, des malades, mais aussi des jeunes, car ils s’activent aussi à mettre à bas le droit du travail.

      13. Ne regardez pas ce qu’ »ils » font mais voyez ce que vous vous pouvez faire

        Vous plagiez JFK, si ma mémoire est bonne !

        Ben, je fais ce que je peux, c’est déjà pas si mal…

        Quand aux évidences, il n’est pas toujours inutile de les rappeler.

      14. Je ne savais pas que JFK avait dit cela, je ne pense pas que ce soit du plagiat
        Ceci pour renforcer vos évidences
        http://yahoo.skynet.be/actualites/politique/article/938954/ministerraad-gouvernement-durcit-reglementation-sur-regime-des-periodes-assimilees
        Je ne suis pas touché par ces réformes 64 ans et toujours au boulot dans la construction, je me demande comment je tiens le coup.
        Les gens vont être incités à travailler mais comme il n’y a plus de travail….

      15. C’est pas grave Lambotte, vaut mieux l’avoir oublié que mal compris le discours d’investiture de JFK. Cf Lee Harvey Oswald…

      16. @michel lambotte

        JFK speech.

        And so, my fellow Americans, ask not what your country can do for you; ask what you can do for your country. My fellow citizens of the world, ask not what America will do for you, but what, together, we can do for the freedom of man.

        Ainsi, mes compatriotes américains, ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous; demandez vous ce que vous pouvez faire pour le pays. Mes amis citoyens du monde, ne demandez pas ce que l’ Amérique fera pour vous, mais ce que ensemble, nous pouvons faire pour la liberté de l’Homme.

        Ici nous sommes en France, pays à la forte tradition étatique et centraliste. Tout le monde attend sans doute trop de l’ Etat. Mais de là, à ouvrir des camps de rééducation à la pensée libérale pour faire table rase du passé, de notre histoire nationale, il y a un pas qu’il serait hasardeux de franchir.

        L’autre jour sur BFM, certains parmi les débatteurs reportaient la faute sur Louis XIV et Colbert, ce sont eux qui étaient pointés du doigt, comme responsable de l’ Etat tout puissant à la française. La faute à la monarchie absolue, et au Roi Soleil, si nos compatriotes, attendent trop de l’Etat.

        Tout cela pour dire que nous ne sommes pas des américains, n’en déplaise à ceux qui prétendaient le contraire en septembre 2001.

        @vigneron

        Première nouvelle, Lee Harvey Oswald aurait tiré sur JFK, pour avoir mal compris son discours d’investiture ? Celle là je ne l’avais pas encore entendue !!! 🙂

      17. Mac, humouromètre : 0 (pointé).
        T’as raison, LHO aurait mieux fait d’foutre le rifle à Versailles ou d’s’engager chez Sergent & co…

      18. @ michel lambotte 22 décembre 2012 à 12:50

        Je ne savais pas que JFK avait dit cela, je ne pense pas que ce soit du plagiat

        Ne vous faites pas de souci à ce sujet. Qui peut dire à l’heure de l’inflation de diffusion d’informations sur tout, de toutes parts et par toutes les voies, notamment par internet et les blogs, qu’une idée émise par quelqu’un est « son idée », « sa déclaration ».

        Chacun de nous peut faire tilt sur une idée puis sur une autre, puis les intègre à son référentiel d’expériences, de connaissances, de sensibilité et, comme part miracle en fait germer une autre. Alors nait spontanément de cette association, de cette fusion dans le creuset de son esprit, une idée qui est l’héritière de toutes les autres et qui est donc redevable à toutes les personnes qui les ont portées avant la personne finalement émettrice.

        Mais cet émetteur n’est pas l’émetteur final. « Son idée », sa déclaration fera des tilts dans d’autres canaux, dans d’autres sphères d’influence et, de proche en proche irriguera toute une zone et peut être même au-delà, dans des zones inconnues. Il faut se réjouir de l’existence de tels phénomènes, mais il faut aussi se montrer vigilant, en soumettant toute idée nouvelle et révolutionnaire à un ensemble de critiques constructives.

        Il faut en effet débusquer et, si nécessaire, faire avorter les fausses bonnes idées. Elles sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont en mesure de séduire le plus grand nombre de gens, inconscients, incrédules, inconséquents.
        Durant les 2 derniers siècles, sous l’impulsion d’apprentis sorciers, des idées ont été présentées comme bonnes alors qu’elles étaient très mauvaises. Faute d’être suffisamment analysées et critiquées elles se sont révélées dramatiques et meurtrières lors de guerres et sous d’autres formes de barbaries en amenant des centaines de millions de morts sur la planète.

        Je ne suis pas touché par ces réformes. 64 ans et toujours au boulot dans la construction, je me demande comment je tiens le coup.
        Les gens vont être incités à travailler mais comme il n’y a plus de travail….

        Tenez le coup le plus possible et, pour vous détendre et vous reposer, venez sur le blog de Paul Jorion, vous y avez votre place en tant que contributeur constructif. En effet, à votre insu, vous, comme beaucoup de ceux qui y viennent avec un esprit positif, vous venez créer les entreprises de demain qui donneront le travail qu’il n’y a plus, alors qu’il ne manque pas.

        Mine de rien, vous donnez des idées, vous donnez des idées aux autres, nous nous donnons tous des idées et nous-nous faisons tous réfléchir mutuellement. De vous j’ai retenu plusieurs idées, même si j’ai été plus réservé et critique sur d’autres. Deux de vos idées me viennent à l’esprit.
        L’une le substrat terrestre. Je l’ai replacée aujourd’hui dans mon message à Paul Jorion sur une autre file.

        L’autre, la noosphère, à laquelle j’ai pensé en parlant ci-dessus de la propriété des idées. C’est peut-être aussi celle d’où est sortie l’image d’nspiration biologique, m’ayant permis de faire apparaître l’utilité du capital matériel dans l’investissement nécessaire à la perpétuation de l’espèce humaine. En effet le capital matériel et humain permet l’adaptation à l’évolution des sciences et techniques, donc à l’évolution de la vie humaine.

        J’espère que ça ne va choquer personne.Lou y compris.
        http://www.youtube.com/watch?v=GMzjqvRjnVw&feature=player_embedded

  13. Là où Moscovici passe , la régulation trépasse…Des mesurettes entourées de poudre de perlimpinpin pour leur donner du clinquant ! Du subterfuge pour faire semblant que…..
    Par contre, rien à envier à Sarkozy pour la gestion ultralibérale : il cherche à abattre le CDI et à remettre en question les retraites ! Ne partez plus à la retraite, regardez la Grèce, Espagne, Portugal : les retraités ont été les premiers avant les salariés à voir leurs rémunérations amputées de façon arbitraire sans qu’ils aient pu se défendre (ils ne peuvent pas faire grève)….et jetés ainsi à bas, ils ont été obligés de revenir dans la vie active en concurrençant les salariés en acceptant des postes moins rémunérés à compétence égale….L’étape suivante c’est que les salariés à leurs tours face à ce dumping interne ont été obligés de renoncer à une rémunération correcte, d’autant que là aussi le CDI et les verrous protecteurs ont sauté ! L’ultralibéralisme s’avance par un jeu de dominos tel la peste brune d’il y a de funestes années ! Et personne parmi nos dirigeants, syndicaux ou politiques ne défend quoi que ce soit de nos acquis , au contraire ils jouent de duplicité pour mieux camoufler qu’ils sont tétanisés par des enjeux auxquels ils ne se sont pas préparés! Et comme ils sont loin d’être des guerriers……

    1. La retraite risque d’être un beau souvenir d’ici peu : Déficit des caisses AGIRC/ARCO, qu’il faudra combler par une augmentation des cotisations ou un allongement de la durée de cotisation.

      Je penche pour la deuxième solution. Avec l’appui de Mlle Parisot, on devrait pouvoir y arriver.

      Travailler plus longtemps, pourquoi pas, sauf évidemment pour certains métiers. Mais dans ces conditions, que l’on interdise le chômage au delà de 50 ans, et que l’on propose mieux qu’un RSA en attendant l’âge légal.

      On risque tous de finir au minimum vieillesse dans 10 ans.

    2. ils sont tétanisés

      Et nous, la population, ne sommes nous pas hypnotisés par le cobra néo-libéral ?

      Et comme ils sont loin d’être des guerriers……

      Et nous, sommes nous des « warriors »? Il me semble que non, trop occupés à nos emplettes de Noël.

      Qu’il n’y ait plus de retraites, d’allocations chômage, ou de remboursements médicaux, on s’en fout.

      La fin du monde n’est-elle pas pour demain ?

      En fait ce que nous avons le plus à craindre, c’est la fin d’un monde, celui où la société était organisée autour de valeurs de solidarité.

      Le monde d’après, qui est d’ailleurs déjà là, c’est celui du sauve qui peut, du chacun pour soit. C’est le monde rêvé des Hayeks, Friedmann et autres Chicago boys. Celui de la « route de la servitude » pour les populations.

      Car comme disait une tunisienne l’autre jour aux infos: « A quoi me sert la liberté, si je n’ai pas de travail, pas d’argent, si je ne peux même pas me payer de quoi aller à trois kms d’ici ??? »

      Dans un monde d’économie libérale, quelle est la liberté de celui qui n’a rien ???

      Mais il est vrai que s’il est pauvre, c’est qu’il le mérite…

      1. « Mais il est vrai que s’il est pauvre, c’est qu’il le mérite… »

        signé :
        baronne marti-fouette-de parisot-du sellier des forges- du medef, héritière .

        ( dite maléfice )

      2. Et tout le monde oublie le défunt Fond de Réserve des Retraites (FRR créé en 1999 par Jospin) pour compenser le gap de 2018-2020 et qui a été absorbé par la CADES, à la suite de la loi de réforme des retraites de 2010 afin de financer pour partie la « dette sociale » (déficits court terme).
        Fin 2011, la Cour des Comptes a remis un rapport très critique sur la gestion
        Il n’y a pas de fumée sans feu

  14. C’est vrai que voilà, le bancage universel, il n’y a pas d’idéologie là-dedans : c’est juste
    la réalité, rien que la simple réalité, la réalité toute nue toute crue quoi.
    Faut s’y faire, c’est tout.

  15. Rappelez-vous, c’est la gauche qui est au pouvoir
    Comme une drôle d’impression de voir ce gouvernement de gauche mener (ou plutôt subir) une politique de droite. Plusieurs signes forts de renoncement à la politique, la vraie celle qui dirige un pays. Au début je croyais à une tentative de « diversion », avec l’espoir de voir des changements de fond, presque en catimini. Mais il ne se passera rien, car on en est à essayer de résoudre des problèmes de communication… Au moins le choix a été fait entre le fond et la forme.
    Comme disait Coluche :  » dites nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer ».
    C’en est décevant, sinon même désespérant.

    1. Ce n’est pas la gauche qui est au pouvoir, c’est le capital.

      Quand la droite gouverne elle défend les intérêts du capital, quand la gauche gouverne elle cède au chantage du capital.

      Dans un monde libéral au sens économique, c’est à dire ouvert à tous les vents de la concurrence déloyale, il ne peut en être autrement.

      Prenons le fameux serpent de mer des retraites, nous voilà partis pour un nouveau cycle de « réforme ». Traduisez un nouveau cycle devant aboutir à une baisse des pensions.

      Pour l’instant nous n’en sommes qu’au prélavage, en attendant le lavage, le rinçage, mais surtout l’essorage. Cet essorage des retraites aura lieu fin 2013.

      Pour le président du COR, il nous manquera 20 milliards à horizon 2018, ceci parce que la réforme 2010 tablait sur une reprise de la croissance, mais las, la très Sainte Croissance nous boude.

      Il nous manque 20 milliards, bigre le gouvernement vient de décider un crédit d’impôt de 20 milliards pour les entreprises, pour les « pigeons ».

      Mais les pigeons ne sont pas ceux que l’on croit, car il me semble que l’évasion fiscale dans ce pays représente au minimum 50 milliards d’euros. Il me semble aussi que le service de la dette est de l’ordre de 50 milliards d’euros.

      Dette qui n’a fait que croître depuis que l’ Etat est obligé d’emprunter aux banques privées: loi de 1973, reprise dans l’article 123 du Traité de Lisbonne (104 du traité de Maastricht) imposé anti-démocratiquement au peuple français.

      Toute cette mécanique infernale a été mise en place par nos élus, sous la pression du lobbying des intérêts privés, actifs à Paris, comme à Bruxelles. Le but ultime étant de casser tous les systèmes basés sur la solidarité. L’ Europe qui vient d’avoir le prix Nobel de la paix, ne connaît plus sur son sol la guerre à coups de canons, mais l’a remplacée par la guerre économique voulu par le capital pour défendre son taux de profit.
      Pour autant l’Europe n’est pas la seule, aux USA c’est le « fiscal cliff » qui va être utilisé comme prétexte pour sabrer dans les budgets sociaux .

      Dans ce cadre là Hollandréou, est en train de nous conduire sur le même chemin que la Grèce, le Portugal ou l’Espagne.

      1. Evasion fiscale estimée : 50 milliards d’euros par an
        Charge de la dette estimée : 50 milliards d’euros par an
        Impôts sur le revenu, payé par les contribuables, estimé : 50 milliards par an.

        « Quels cons ces contribuables », aurait dit une personne dotée de la logique minimum en des temps plus riches en intelligence.

      2. @ Macarel 20 décembre 2012 à 10:42

        Quand la droite gouverne elle défend les intérêts du capital, quand la gauche gouverne elle cède au chantage du capital.

        C’est tout à fait logique, car le capital c’est l’essentiel, c’est capital, c’est ce qui est à l’origine de la vie. L’essence de la vie existe, en germe pour nous humains, dans notre capital génétique, dans notre ADN issu d’un spermatozoïde mâle qui a « investi » un espace féminin pour procréer et perpétuer notre forme de vie.

        Sans l’investissement que permet le capital, pour nous, êtres vivants terrestres, la vie finirait par s’arrêterait.
        En vous faisant croire que le capital et les capitalistes sont mauvais, on a inoculé dans votre esprit et celui de beaucoup d’autres, un poison mortel, comme on l’a fait chez tous ceux qui sont porteur d’un rejet anticapitaliste, irréfléchi.

        Prenons le fameux serpent de mer des retraites, nous voilà partis pour un nouveau cycle de « réforme ». Traduisez un nouveau cycle devant aboutir à une baisse des pensions

        Je suis moi-même retraité et cela ne m’enchante pas. Mais il faut se rendre à l’évidence, ceux qui au sein du CNR, ont mis en place nos régimes de retraites par répartition, n’avaient pas une maîtrise suffisante de l’économie et de la marche du monde, pour éviter de les créer sous forme de systèmes à la Ponzi. Surtout du fait que, lorqu’ils ont été prévus, comme dans les régimes complémentaires, les stoks tempons de capitalisation, n’ont pas été suffisamment alimentés durant la période faste.
        La faute a été encore bien plus grave avec le comportement de l’Etat. Au lieu de constituer des réserves pour payer les retraites des fonctionnaires,il n’a cessé d’accroître son endettement depuis les années 70. Mais à quoi celàn sert-il de payer à prix d’or, les hauts fonctionnaires de l’Etat maintenus bien au chaud à Bercy et ailleurs?
        A quoi cela sert-il de mettre à la charge des enfants, le paiement des retraites de leurs parents et grands parents, si on ne leur laisse pas un capital en état de leur procurer, en travaillant, les ressources nécessaires pour y subvenir, tout en n’oubliant pas qu’ils devront laisser, eux aussi, un capital à leurs suivants ?

        C’est ce que les anciennes générations avaient bien présent à l’esprit et c’est ce qui s’est perdu. Le capital c’est ce qui permet d’investir et s’il manque, (Le capital à l’agonie. Paul Jorion 2011 page 30), c’est tout simplement parce qu’on n’a pas pensé à le constituer, hormis ceux qui ont l’esprit capitalistes.

        Car, qui peut croire aujourd’hui que l’on peut travailler sans capital, alors qu’au contraire nos activités industrielles en requièrent de plus en plus dans des structures de plus en plus grosses. Elles s’imposent pour obtenir des biens et services aussi performants que possibles en termes de services rendus rapportés aux dépenses en ressources non renouvelables, en termes de valeur.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_de_la_valeur

      3. Jduc, une bonne fois pour toutes, arrête avec cette rengaine de la France sans capital. Au moins pour deux raisons.
        1) tu fais confiance aux suisses pour la précision et l’expertise en matière de capital (sans point d’interrogation). Crédit Suisse plaçait la France en tête des grands pays pour la richesse par adulte en 2010 (derrière Suisse, Norvége, Australie, Singapour).
        2) Je suis certain que tu fais partie de ceux qui sont bien au-delà des 250 000 dollars annoncés alors par tes amis de Crédit Suisse.
        Écrase Jduc, écrase.

      4. Arrêtez les gars… vous voyez bien que ce pauvre Jducac panique… dès que les cours du blé auront remonté, vous verrez, il ira beaucoup mieux…
        Vous ne respectez rien… ou quoi???

        « … le capital c’est l’essentiel, c’est capital, c’est ce qui est à l’origine de la vie. »

        … ça y est… c’est fini… Jducac… c’est fini…

        « L’essence de la vie existe, en germe pour nous humains,… »

        Et en germe pour le blé aussi…

        « … dans notre capital génétique, dans notre ADN issu d’un spermatozoïde mâle qui a « investi » un espace féminin pour procréer et perpétuer notre forme de vie. »

        … c’est malin… vous voyez c’que vous avez fait…? … c’est pas possible, on le croirait possédé…
        Mais oui Jducac… le blé, l’ADN, le capital, les espaces féminins, les espaces fumeurs, les spermatozoïdes… tout ça c’est la vie… De l’argent plein les bourses… Vous inquiétez pas… ça va aller…
        L’ADN des oiseaux, des perdreaux, des bourricots, des blaireaux… tout ça c’est le capitalisme…
        On va les obliger à spéculer, y a pas de raisons….
        Et les ânes aussi… Hein Jducac…?
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        … ça va aller…

      5. @ vigneron 20 décembre 2012 à 18:29

        arrête avec cette rengaine de la France sans capital. Au moins pour deux raisons……..Écrase Jduc, écrase.

        Je croyais que le BPJ admettait que l’on expose et commente au mieux ses idées et, de manière courtoise.

      6. Jducac a écrit ci-dessus (ce n’est pas la première fois):
        « C’est tout à fait logique, car le capital c’est l’essentiel, c’est capital, c’est ce qui est à l’origine de la vie. L’essence de la vie existe, en germe pour nous humains, dans notre capital génétique, dans notre ADN issu d’un spermatozoïde mâle qui a « investi » un espace féminin pour procréer et perpétuer notre forme de vie. »

        Je trouve effectivement sa position à la fois néo-darwinienne et capitaliste tout-à-fait logique (il l’explique très bien).

        A contrario je trouve beaucoup moins logique la position des opposants au capitalisme (assez nombreux sur ce blog) et néanmoins néo-darwiniens (j’en connais certains sur ce blog)…

      7. « Je trouve effectivement sa position à la fois néo-darwinienne et capitaliste tout-à-fait logique (il l’explique très bien). »

        Et moi, je trouve que le petit voisin et sa position à la fois de demeuré, de cancre, et de « tabasseur  » des plus petits, sont extraordinairement logiques aussi…
        D’ailleurs, il l’explique très bien quand il leur dit: – « Donne ton quatr’heures… parc’que moi j’va t’taper »

        Faudra nous expliquer un jour votre fascination pour c’que vous appelez la « logique », BasicRabbit…
        … ce que vous trouvez de cohérent dans le fait de comparer un spermatozoïde et le néolibéralisme…

      8. «et néanmoins néo-darwiniens (j’en connais certains sur ce blog)…»
        Voilà le lapin qui joue à la vipère. Laissez tranquille Darwin, ce n’est pas lui qui a inventé le darwinisme social, ni le capitalisme. Son héritage, c’est l’évolutionnisme.

      9. @bazRab’ & / zUrbi&zOrb: à votre balcon je me hisse tel un singe loqueteux (qu’a investi ma chamelle) en grand vertige hors de sa nuit & que zarbi entrave vot’répnse à Ju, l’a quoi raison jduc’? l’ergo de son blé vous empèse t-il les ailes? n’allez pas nous marbrifier votre capital total, si?
        tiens prétez l’oreille à celle décollée d’un type de 70 berges, à vot’ bon coeur, pour des logiques à moindre mépris — bonne fêtes quand même –
        Scott Walker – ‘Epizootics!’

      10. @ Ju Arrêtez avec vos « De l’argent plein les bourses »: c’est une expression que Jducac va exploiter. Vous lui donnez du grain à moudre, là. Ca va germer dans sa petite tête de laboureur de jardin potager. (j’ai en tete un jeu de mots tout pourri sur la vie, la mort, le germe, la gerbe, mais je m’abstiens) Bon, continuez de commenter le Jducac, c’est drôle 🙂

      11. @ BasicRabbit 20 décembre 2012 à 21:09
        Ce qui m’anime quand j’évoque les bienfaits du capital, ça n’est pas de montrer que cela résulte d’une théorie néo-darwinienne, mais que le capital est important, primordial, essentiel, puisque c’est lui qui permet l’investissement, dans de nouveaux domaines ou de nouveaux moyens de production par exemple, lesquels permettront aux travailleurs de les exploiter et ainsi d’en vivre, bien que le capital mis en œuvre ne leur appartienne pas.

        Autrement dit, je ne défends pas une théorie néo-darwinienne, dont je n’ai rien à faire. Ce que je dis est le résultat d’une analyse logique, une analyse fonctionnelle du processus, dans la phase « utilisation » du capital, en montrant que tout le monde en vit, les capitalistes, mais aussi les travailleurs.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_fonctionnelle_(conception)

        La démarche est généralement conduite en mode projet et peut être utilisée pour créer (conception) ou améliorer (reconception) un produit.
        • L’objet visé par la démarche peut être un objet, un matériel, un processus matériel ou vivant, une organisation, un logiciel, etc.
        • Les besoins sont de toute nature et sont exprimés de façon individuelle ou collective, objective ou subjective, avec des degrés de justification disparates.
        • La ou les fonctions étudiées sont également diverses : fonctions de service, fonctions d’évaluation, fonctions de traitement
        • Le cadre de l’étude doit être aussi pris en compte : contraintes ou variables déduites de l’environnement, la réglementation, des usages, etc.

        Cet outil, ainsi que « l’analyse de la valeur » ( que j’ai évoquée ci-dessus)sont couramment utilisées dans l’industrie mais peuvent servir aussi dans n’importe quel domaine.

        Ces techniques d’analyse ne doivent pas être enseignées, ni à Sciences Po, ni à l’ENA, sans quoi certains grands noms, issus de ces centres de formation de nos élites, se seraient abstenus de dire en quelle estime ils portent les riches dans leur cœur. De tels propos, probablement efficaces sur le plan politique, ont un effet désastreux au plan économique et pour l’harmonie, le vivre ensemble au sein de la population.
        Une part de la population, dont la culture économique traditionnelle a régressé en France depuis la dernière guerre, est portée à croire de tels propos. Cette population peut penser comme on l’a fait penser, dans les pays de Europe de l’Est, l’Ex URSS, la Chine et d’autres, qu’il faut combattre le capital et le capitalisme, alors qu’ils sont indispensables au développement et à la survie des communautés. Ils permettent l’adaptation à l’inévitable évolution du monde. Ces anciens régimes socialo communistes ont tourné la page de cette doctrine mortifère en abandonnant le domaine des croyances pour entrer dans celui de l’analyse rationnelle.

        Il faut espérer en conséquence, que l’Etat français et son gouvernement, qui veulent moderniser l’administration et réduire la charge exorbitante qu’ils font porter sur les habitants du pays, ainsi que sur le coût de ses productions à l’exportation, mais pas seulement, sauront faire usage de ces techniques d’analyse, pour décider des améliorations à apporter.

        En effet, quand il a été question du manque de compétitivité des entreprises, personne n’a évoqué la plus importante d’entre elles, celle qui devrait couramment mettre en œuvre ces techniques d’analyse pour optimiser le fonctionnement de « l’entreprise France » afin qu’elle puisse survivre au sein des autres entreprises-Etats du monde qui, elles, ont fait ce travail depuis longtemps.

        @ Charles A. 20 décembre 2012 à 17:47

        Pour progresser, il vaut mieux réfléchir rationnellement que de remettre sans cesse en route le même disque rayé.

      12. @juan nessy

        Et c’est Bismark qui a mis en place l’Etat Social en Allemagne: assurance maladie et retraites.

        Non, bien sûr, parce qu’il était socialiste, mais justement pour lutter contre le socialisme politique.

        En ce temps là, le capital faisait des concessions au social pour éviter les mouvements révolutionnaires.

        Aujourd’hui, qu’il n’y a plus de danger révolutionnaire, ce sont les socialistes réformistes, qui font des concessions à un capital totalement libéré, débridé, et décomplexé.

        Le rapport de force entre capital et travail s’est totalement inversé.

        Les socialistes réformistes, représentent la classe moyenne. S’il n’y a pas de risque révolutionnaire, c’est parce que cette classe moyenne est encore assez replète, « grassouillette »,dodue, malgré la crise.

        Le capital a donc encore de la marge pour tailler dans la graisse, et il s’emploie à reprendre ce qui avait été concédé en d’autres temps. Une question intéressante est: « Quel est donc le seuil d’appauvrissement, d’amaigrissement en dessous duquel la classe moyenne commencera à abandonner les partis « réformistes », et incliner vers des solutions révolutionnaires de gauche ou de droite (de type fascisantes).

        Tant que nous n’en serons pas là, le capital continuera à tailler dans le gras. En fait ce seuil sera atteint lorsqu’il n’y aura plus de gras.

        J’ai du mal à me persuader que le capitalisme soit à l’agonie, je crois au contraire qu’il est à son apogée, il dicte sa loi sans partage.

        Il est vrai qu’étant à son apogée, il ne peut qu’amorcer sa chute, mais elle va prendre un temps difficile à déterminer, et sera me semble-t-il davantage due au fait que l’environnement terrestre ne sera plus en mesure de nourrir la Bête, qu’au fait que des néo-révolutionnaires voudront lui faire la peau. L’agonie du capitalisme ce n’est pas pour tout de suite, celle de l’ Etat Providence par contre est déjà commencée, la Bête le dépeçant à belles dents, sous le regard absent de classes moyennes léthargiques.

      13. @ juan nessy 20 décembre 2012 à 17:40
        C’est vrai Juan, mais Pétain n’a pas fait que de bonnes choses lorsqu’il a gouverné. Elles n’ont, heureusement, pas toutes été poursuivies à l’après guerre, lors de la mise en place des lois issues des travaux du CNR.

        D’ailleurs ce serait un ancien dirigeant de la CGT devenu secrétaire d’Etat au travail (comme d’autres devenaient secrétaires d’Etat dans d’autres domaines) qui serait à l’origine des retraites par répartition sous le régime de Vichy.
        http://www.bakchich.info/france/2010/05/27/les-retraites-par-repartition-une-petain-didee-57824

        D’autres pays ayant aussi hérité de systèmes par répartition, ont su introduire depuis, une part de capitalisation. Cela a l’énorme avantage d’apporter des capacités d’investissement dans des activités qui donneront du travail aux jeunes générations, et les rendront mieux en mesure de payer les retraites des anciens.

        De plus, cela constitue des volumes tampons , des réserves indispensables à prévoir lorsque l’on veut piloter et réguler un système au lieu de vivre des remises en cause et des accès de fièvre inutiles, fruit d’une absence de gestion, ou d’une gestion à la petite semaine digne d’un autre âge.

        On ne doit pas étudier l’asservissement des systèmes, ni à Sciences Po ni à l’ENA.

        Il est vrai que cela mettrait en évidence les carences du monde politique français qui gère le pays au jour le jour, sans vision réaliste du système dont il a la charge. Il pense que c’est le politique qui mène le monde, alors que c’est l’économie qui comme, la biophysique, assure la liaison entre la vie des hommes et la physique. C’est cette dernière qui règne en maître et avec laquelle il faut composer.

        Par contre, l’asservissement des peuples par endoctrinement politique, ça existe aussi et là, à Sciences Po, ça doit être longuement étudié. Hélas, ceux des politiques qui prétendent libérer les peuples de ce type d’asservissement, s’en servent surtout à leur profit, au profit d’une oligarchie dont le principal objectif est de survivre le plus longtemps possible, quoi qu’il en coûte au peuple.

        C’est pourquoi le travail collectif et contradictoire qui se fait sur le blog de Paul Jorion est d’une très grande utilité.

      14. @ lou 21 décembre 2012 à 08:45

        Arrêtez avec vos « De l’argent plein les bourses »: c’est une expression que Jducac va exploiter.

        N’êtes-vous pas en train de faire erreur ? M’avez-vous déjà vu utiliser des expressions scabreuses ou discourtoises avec quelqu’un ? Même quand la suggestion émane d’une dame apparemment affranchie sur le sujet.

        Au lieu de cela, dites nous-donc où nous pourrions organiser une rencontre « bistro Paul Jorion » en Haute Normandie.

      15. Cela a l’énorme avantage d’apporter des capacités d’investissement dans des activités qui donneront du travail aux jeunes générations, et les rendront mieux en mesure de payer les retraites des anciens.

        Je ne suis pas sûr, que les salariés d’Enron, WorldCom, et d’autres boîtes américaines mal gérées qui ont fait faillite, partageraient votre enthousiasme pour le système par capitalisation. Eux qui ont vu leurs pensions s’évaporer, et qui sont restés bien « dépourvus quand la bise fut venue ».

      16. @Jducac:

        Pour le cas où cela ne vous aurait pas été évident , je vous confirme que ni moi ni ma famille n’avons de bons souvenirs de Pétain . Lequel pour faire de la retraite de répartition la règle , avait sans doute l’appui de la CGT , mais surtout la motivation de boucler les fins de mois de l’Etat en piteux état en 1942 .

        Pour le reste , si vous pouvez trouver chez lui un maître dans l’art de composer ( on appelait ça la collaboration ) , il avait aussi une inclination à la pratique de l’art de l’asservissement qui peut répondre à vos critères « réalistes ».

        A chacun son « asservissement  » , encore que je me méfie du terme depuis que Paul Jorion m’a opposé des servo-bidules qui me sont , depuis , sortis ddu cerveau .

         » Trop longtemps, ce monde a composé avec le mal ,trop longtemps il s’est reposé sur la miséricorde divine*  » .( Camus ,La Peste ) .

        * Variantes : La main invisible du marché , La science , La biologie , Le réalisme , La  » nature », Le capitalisme ….

      17. @ JDUCAC

        « Pétain n’a pas fait que de bonnes choses »

        ce qui sous-entend qu’il en a fait des bonnes comme la dissolution des syndicats ou l’interdiction des grèves, par exemple. Ça au moins, c’était un vrai capitaliste qui avait tout compris. N’est-ce pas Jducac?

      18. @ vigneron 21 décembre 2012 à 13:09 & Fod 21 décembre 2012 à 14:41

        C’est vrai Juan, mais Pétain n’a pas fait que de bonnes choses lorsqu’il a gouverné. Elles n’ont, heureusement, pas toutes été poursuivies à l’après guerre, lors de la mise en place des lois issues des travaux du CNR.

        Ça n’est pas la première fois que l’un comme l’autre vous utilisez une partie de mon texte sortie du contexte pour m’asticoter. Vous vous déconsidérez en révélant ainsi votre intention malveillante.

        Répondant à Juan Nessy sur la mise en place des retraites par répartition, mon texte dit en l’occurrence que Pétain à fait de mauvaises choses qui n’ont pas été reprises dans les lois issues des travaux du CNR. Si le CNR avait considéré la retraite par répartition comme une mauvaise chose il l’aurait supprimée comme il en a supprimé beaucoup d’autres, dont, puisque vous le rappelez, l’interdiction des syndicats et des grèves.

        Désolé, mais je me sens en devoir, une nouvelle fois, de vous conseiller de relire, ce très beau poème et de le méditer.
        http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/le_crapaud.html

      19. « Même quand la suggestion émane d’une dame apparemment affranchie sur le sujet. »

        La grande classe… Jducac

        J’aime lorsqu’au détour d’un écrit moralisateur… votre vraie nature montre son museau…
        Le Tartuffe est toujours découvert…

      20. « … il vaut mieux réfléchir rationnellement que de remettre sans cesse en route le même disque rayé. »

        Sauf bien sûr, si « réfléchir rationnellement » et rejouer « le même disque rayé »… c’est kifkif bourricot, Jducac…
        Et qu’en est-il de vos « idées personnelles »…?… ça va…?… ça s’passe bien…?… elles ne se sont rendues compte de rien…?… pas de plainte pour plagiat…? … la compilation des perles fascisantes progresse, Jducac…?…

      21. Pour qui tu nous prends et pour qui te prends-tu Jduc ??? T’es dans la nasse, comme à chaque fois. Ta prose pétainiste est absolument limpide pour tout être convenablement alphabétisé.
        Je te résume néanmoins pour les éventuels mal comprenants : « Pétain a fait de bonnes choses, la retraite par répartition (d’inspiration cégétiste notez bien) n’en fait pas partie mais a hélas été poursuivie par le CNR. »
        Écrase Jduc, écrase.

      22. Non, non, non Jducac ! à d’autres, svp.

        Vous n’avez pas écrit dans votre précédent commentaire que Pétain avait « fait des mauvaises choses », mais qu’il n’avait « pas fait que de bonnes choses ». Ce n’est pas tout à fait pareil. Le « que » vous a trahi, c’est un lapsus calami peut-être regrettable, mais révélateur. Votre inconscient vous aura trahi.

        Si vous aviez utilisé la 1ère formulation, ni vigneron, ni moi-même ne l’aurions relevé.

      23. @ Jducac
         » je ne défends pas une théorie néo-darwinienne, dont je n’ai rien à faire. »
        Peut-^etre serait-il alors aussi bien de ne pas en parler.

      24. Non, Jduc vous confondez: c’est vous le spécialiste du spermatozoide capitaliste.Et je ne fais référence qu’à vos écrits. rien que vos écrits. qui ne sont pas classe du tout. Je ne me permettrais pas de supposer quoi que ce soit de vous (si ce n’est que vous seriez cauchois mais c’est uniquement du second degres) à partir de vos propos tenus sur ce blog. En l’occurrence injurieux à mon égard.

      25. @ BasicRabbit 21 décembre 2012 à 18:23

        Peut-être serait-il alors aussi bien de ne pas en parler.

        Si j’en ai parlé, c’est parce que vous en avez parlé le premier. Je n’ai fait que réagir sur un de vos posts où vous parliez de moi sans même vous adresser à moi. Comment expliquez-vous un tel comportement ? Ma réaction vous semble-t-elle anormale ou injustifiée ?

        Voyez mon texte de départ, auquel vous faites référence :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=44928#comment-390996
        Ce qui vous avait amèné à dire :

        Je trouve effectivement sa position à la fois néo-darwinienne et capitaliste tout-à-fait logique (il l’explique très bien).

        Puis, ce jour 21 décembre 2012 à 18:23 vous en parlez à nouveau. Où voulez-vous en venir ?
        Souhaitez-vous qu’on en parle encore ? Si oui, reconnaissez que la seule analyse fonctionnelle justifie le besoin de capital pour investir, c’est-à-dire pour s’adapter à l’évolution. C’est un fait, ça n’est pas une opinion.

      26. Jduc, je veux bien croire qu’à ton âge galanterie et courtoisie rendent trop faibles dividendes, que ce commerce là ne soit plus de ton portefeuille d’options stratégiques, mais quand même… Butor.

      27. Sérieusement Monsieur Jduc, vous ne faites pas la difference entre s’en prendre à des propos et viser une personne. Vous ne voyez pas que lorsqu’à tout bout de champ vous évoquez les spermatozoïdes capitalistes, c’est exactement la meme chose que « l’argent des bourses ». (et après tout, c’est vous qui jouez avec. l’argent. en bourse.) Vous avez un problème de comprehension, Jduc. On vous a appris ce qu’était les interets à l’école, mais manifestement pas les niveaux, les registres de langue, encore moins le second degrés.

      28. Lou,
        Ça va te mettre de bonne humeur, je pense.
        En tout cas moi je le trouve toujours aussi percutant, le Emil Cioran.

        « Le spermatozoïde est le bandit à l’état pur. »

      29. « … çà ne vous fait plus rire ? »

        Mais si Jducac… c’est fou comme vous êtes tendu, dites donc… vous savez bien qu’on est fan…
        … dans tous les rôles vous excellez…
        En économiste autrichien, en intellectuel à col roulé, en blouse blanche de scientiste, en butor, en matamore, en abbé, en résine, en bois de palette, en planteur de choux, en grand bâtisseur, en roi de la finance, en amateur des Lettres… en Tartuffe (mon préféré), en jeune entrepreneur, en écologiste, en spermatozoïde, en poupon tout joufflu maréchaliste… en long, en large, en traversant les steppes sur un poney nain, en harpagon, en cassette, en numérique… Tout, tout est bon dans le Jducac show…
        Vous ne le faites pas exprès, d’accord… mais n’ayez craintes… nos zygomatiques travaillent et ponctuerons toujours vos monologues fantasmagoriques…
        Mais poursuivez, poursuivez… nous sommes tout ouïe…
        … ou remboursez… (non, j’déconne…)

      30. @ Ju 22 décembre 2012 à 03:39

        vous savez bien qu’on est fan…… dans tous les rôles vous excellez…

        J’en suis fort aise. Mais ce qui ne m’amuse pas c’est que je suis en passe d’être supplanté par quelqu’un qui ne joue pas sur le même registre que le mien. Je joue dans le registre sérieux, mais je reconnais qu’il faut de tout pour faire un monde…. dans certaines limites.

    2. Mais à quoi celàn sert-il de payer à prix d’or, les hauts fonctionnaires de l’Etat maintenus bien au chaud à Bercy et ailleurs?

      Là dessus, je serais assez d’accord, je crois que nous avons dans ce pays un problème avec la haute fonction publique.

      Des gens bien payés, bien au chaud dans le fromage de l’ Etat, qui jouent aux managers du privé, en en ayant les avantages, sans en avoir les risques: le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte.

      1. @ Macarel 21 décembre 2012 à 14:14

        Là dessus, je serais assez d’accord, je crois que nous avons dans ce pays un problème avec la haute fonction publique.

        Voila au moins un point où nos points de vue ce rapprochent. Me suivrez-vous plus loin ?

        J’arrive même à penser qu’on risque fort de se trouver, en France, gouvernés par une oligarchie de fonctionnaires hauts et moins hauts, quand on voit comment est constitué le gouvernement et qu’on y ajoute les fonctionnaires territoriaux et du service de santé public et privé (nourris par la sécu).

        Le fait que le gouvernement n’en finit pas de dire quelles réductions de dépenses de l’Etat il va faire, montre qu’il a peur de déplaire au cœur de son électorat. Attendons de voir.

      2. Tous les hauts fonctionnaires dignes de ce nom , sont nommés en conseil des ministres .

        Autant dire que leur degré de liberté et de fantaise est assez voisin de zéro .

  16. Monique Pinçon-Charlot très incisive ce matin. Considère que la spéculation n’est ni plus ni moins que du vol, au moins ça a le mérite d’être clair, et que séparer les banques en établissement de dépôt ou de spéculation est consacrer le vol. Bravo !

  17. D’où viendra la changement ? De là peut-être …

    http://www.marianne.net/Italie-finie-l-impunite-pour-les-banques-_a225307.html

    extrait :

    « C’est une première au niveau mondial qui risque de faire jurisprudence! Le tribunal de Milan vient de condamner quatre établissements financiers – UBS, J.P.Morgan, Deutsche Bank et sa filiale Depfa Bank- pour avoir trompé la mairie de la capitale de la mode dans une affaire de produits dérivés.  »

    « Les établissements incriminés ont écopé chacun d’une amende d’un million d’euros et neuf banquiers ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant de six à huit mois de prison. Les accusés qui ont toutefois bénéficié du sursis ne pourront pas signer de contrat avec l’administration publique pendant un an comme l’avait requis le procureur de la République. « 

    1. Et le très berlusconien maire de Milan d’alors, le juriste, chef d’entreprise, multimédaillé, président de la commission des affaires étrangères de l’UE et néanmoins bizarrement niais comme un lapin de six semaines lorsqu’il s’agit d’étranges affaires de swap exotique pour sa bonne ville de la mode ? Le sieur Albertini ? Il en sort blanc comme neige ?
      Té mon drôle, finalement tu s’ras pas banquier. Non, trop risqué comme business. Tu f’ras maire. Pis après président d’commission à Bruxelles.

      Gabriele Albertini Président Italie PPE
      Fiorello Provera Vice-président Italie EFD
      Ioan Mircea PaÅŸcu Vice-président Roumanie S&D
      Dominique Baudis Vice-président France PPE
      Jean-Luc Mélenchon Vice-président France GUE/NLG

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