Hillary Clinton comme énième symbole des ‘élites’ intouchables, par Roberto Boulant

Billet invité.

Les derniers documents révélés par le FBI sont accablants, littéralement.

Dans un monde de surveillance généralisée où tout le monde espionne tout le monde (surtout entre alliés semble-t-il), où les états enregistrent systématiquement tous les échanges électroniques de leurs citoyens, où l’existence d’armes cybernétiques pouvant activer à l’insu des propriétaires, micros, appareils photo et webcams des ordinateurs et smartphones est connue de tous, une secrétaire d’État US est capable d’utiliser plusieurs téléphones non sécurisés et… d’installer un serveur privé à son domicile pour recevoir et transmettre des données confidentielles !

La confirmation pour les ingénieurs sécurité, qu’il est plus facile de lutter contre la malveillance que contre la stupidité.

Mais surtout, la confirmation pour chaque citoyen que la principale qualité que doit posséder un bon politicien professionnel n’est pas la compétence (et je ne ferai pas rire en parlant d’honnêteté ou de souci du bien commun), mais l’o-bé-issan-ce ! Madame Clinton en a maintes fois fait la preuve auprès de la Chambre de commerce US et elle en est ici récompensée, puisqu’il n’y aura ni inculpation ni poursuites judiciaires (mais fort heureusement une alternative existe, elle s’appelle Trump ! Non, excusez-moi, c’est nerveux !).

En tout cas, de quoi laisser songeur tous les gueux, qui se sont vus reprocher par leur hiérarchie un écart epsilonesque sur un des 400 points d’évaluation de leur suivi annuel.

Et pour celles et ceux qui douteraient que les choses ne se passent pas partout de la même manière, il suffit de se rappeler la lettre de soumission (limite SM) trouvée chez Mme Lagarde et adressée au président Sarkozy. Elle aussi en fut récompensée, puisqu’elle passa ensuite de Bercy à la direction (dûment cornaquée) du FMI.

Mais j’arrête là, je ne voudrais pas être accusé de tenir des propos populistes !

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