Piketty dans « Questions politiques » sur France Inter, par Pierre-Yves Dambrine

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Piketty a une conviction : la politique doit se faire au grand jour, pas dans des conciliabules secrets entre ministres des finances ou entre chefs d’État ou de gouvernement.

Piketty pense possible une réforme institutionnelle européenne avec la création d’une Assemblée de la zone euro réunissant France, Allemagne, Espagne et Italie. Le nombre de députés est au prorata de la population de chacun des pays. Les décisions sont prises à la majorité. Cela suppose l’adoption d’un nouveau traité. Une négociation avec l’Allemagne peut réussir dans la mesure où l’identité de l’Allemagne repose sur la démocratie parlementaire. En l’absence de réforme institutionnelle, l’Euro va disparaître. Piketty critique la méthode de Mélenchon qui consiste à proposer derechef un plan B sans avoir même proposé le plan A aux Allemands. Du coup Mélenchon part perdant, ce qui traduit chez lui un manque de confiance.

En 1992 on a cru que l’économie pourrait fonctionner sans le politique. 2008 nous a mpntré toute l’étendue de l’erreur. Lors de la crise grecque on a voulu donner des leçons à la gauche radicale et l’on s’est retrouvé avec la droite radicale.

Piketty préconise un impôt sur les grands groupes. Une remise de dettes au niveau européen. Cela est possible car les différents pays détiennent leurs dettes mutuellement. Sur le plan international il faut un nouveau type d’accords internationaux, la concurrence doit s’insérer dans un nouveau projet politique. Pour le réchauffement climatique il faut une souveraineté au bon niveau, qui n’est pas le niveau national.

Sur la question du revenu universel Piketty pense que le débat est souvent parti en vrille du fait que l’on en parlait dans l’abstrait au lieu d’aller voir concrètement comment cela s’applique. Le RU selon Piketty doit être un mixte d’allocation et de crédit d’impôt. Il ajoute cependant que l’on ne résoudra pas tout en donnant du cash. Il faut assurer des rentrées suffisantes pour maintenir un service public de qualité.

Concernant la disparition du travail, il pense que nous n’en sommes pas là. La disparition du travail évoque surtout pour lui l’émiettement du travail, il ne s’agirait donc pas d’une cause perdue. Il faut organiser collectivement la réduction du temps de travail.

Il reproche à Macron de n’avoir fait aucun mea culpa après les résultats désastreux de sa politique économique, et d’abord en tant que conseiller de Hollande. Macron, je cite, est « un banquier qui va faire des cadeaux fiscaux aux banquiers. »

Partager :

282 réflexions sur « Piketty dans « Questions politiques » sur France Inter, par Pierre-Yves Dambrine »

    1. Dire que quand ça arrivera chez nous il nous faudra en plus payer le manque à gagner sur l’électricité non produite par toute cette eau…

    2. Bon, ok, on démantèle aussi les barrages, trop dangereux !
      Heureusement l’U€ nous force à les privatiser . . .

  1. Mr Piketty,
    J’ai personnellement signé l’appel à votre participation à la primaire dont vous n’avez eu cure et, à ma grande surprise, vous venez maintenant reprocher à Mr Mélenchon de ne pas y avoir participé ! Autre chose, soutiendriez vous Mr Valls s’il avait gagné la primaire (avec Hamon vous aurez à faire avec la même assemblée) ? Je vous remercie cependant d’avoir détaillé un plan A auquel l’UE portera vraisemblablement autant d’intérêt que vous même n’en avez porté à notre pétition, chacun, comme vous et moi, voyant midi à sa porte et décidant de ne se mouiller que jusqu’où il à encore pied. Personnellement j’ai déjà mis en route mon plan B et, dans la mesure du possible, ce sera la FI, et si je dois me repentir une fois de plus de mon vote, et bien, je suis rodé. Je vous donne rendez-vous au deuxième tour et je compte bien sur vos conseils éclairés pour choisir entre la peste et le choléra.

    Bien à vous.

    1. Tant qu’on n’investira pas sur les points d’accord pour ensuite s’occuper des points de désaccord sur lesquels il faudra se mettre d’accord, nous faisons le lit de ceux avec lesquels nous sommes totalement en désaccord. On tourne en rond, on perd son temps, on se tape dessus et alors … rien.
      Je vois quelques points d’accord sur lesquels il faut se concentrer :
      – la réduction des inégalités
      – les méfaits de la finance (pas du prêt de qualité)
      – une croissance non durable
      – le projet inabouti de l’Europe

      La liste est plus longue que l’on croit. Si on s’attaque à ces 4 sujets, ça va bouger.

      1. Ha, non, non, mais vous n’y êtes pas du tout, on d’accord sur tout, seulement on me reprendra pas à voter PS c’est tout. Ya des cocus qui pardonnent et d’autre pas et j’ai bien peur que ce ne soit pas négociable. Je cite encore Brel comme ci dessus : je sais qu’on fait ce qu’on peu mais ya la manière…

      2. Je me souviens au lendemain de l’élection de Hollande mon pot qu’est prof de français au village et militant psoe qui me félicitait , plein d’illusion : il vas nous arranger tout ça François !
        Je me souviens avoir baissé les yeux, et murmuré : te fais pas trop d’illusions quand même…

        https://www.youtube.com/watch?v=bdyn6wBJKIE

      3. par exemple, sur ce point que vous mettez en avant :
        « – le projet inabouti de l’Europe »
        Où trouver une quelconque convergence entre les positions d’un Hamon, d’un Jadot et d’un Mélenchon ?
        Je vois plutôt une divergence à 120° (360/3) dans les propositions.

        Jadot et les écologistes sont plutôt pour aller vers le fédéralisme.
        Hamon nous vend un plat réchauffé sans nous dire ce qu’il fera en cas de mise en minorité (la transition écologique pour mettre fin à l’austérité joint à un processus de convergence sociale et fiscale mettant fin aux différents dumpings. ||https://www.benoithamon2017.fr/thematique/pour-une-france-independante-et-protectrice/#europe||)
        Mélenchon ne lâchera l’U€ que contraint et forcé, mais il s’y prépare ouvertement puisque son programme est incompatible avec les traités et qu’il ne s’en cache pas.

      4. @Pierre-Yves Dambrine
        j’ai écrit « Mélenchon ne lâchera l’U€ que contraint et forcé »
        et pas, pour moi U€ = Union €uropénne
        « Mélenchon ne lâchera l’Euro que contraint et forcé. »

      5. Nous avons tout intérêt à garder une souplesse en adoptant une attitude ouverte et vigilante sans quoi nous rejouerons les querelles de cour d’école. Habillés du manteau de la trahison des uns et des autres, nous risquons de coller ces mêmes vêtements à tous les candidats.

    2. RV
      Il existe de vraies divergences, c’est un fait.

      « Mélenchon ne lâchera l’Euro que contraint et forcé. »

      Armelle, plus haut, avait donc bien entendu Mélenchon, de ses propres oreilles, lorsque celui-ci disait vouloir quitter la zone Euro. Mélenchon, dixit Piketty sur France Inter, passe l’essentiel de son temps sur le plan B. Piketty n’avait donc pas raconté n’importe quoi au sujet de la méthode proposée par Mélenchon pour faire sa politique. On est d’accord.

      La méthode Piketty qui consiste à tout faire pour faire se concrétiser le plan A, me semble plus rationnelle, par comparaison à celle de Mélenchon, lequel Mélenchon selon moi commet l’erreur d’abattre toutes les cartes avant même d’avoir joué une partie (avec l’Allemagne) dans laquelle l’Union peut sortir renforcée. Plus consistante politiquement.
      Rien ne dit qu’un Hamon-Piketty ne mettrait pas sur la table un plan B si la négociation devenait par trop difficile mais alors en toute dernière extrémité.
      A cet égard la crise grecque nous a apporté un enseignement, qui est qu’en restant au sein de la zone euro il y avait des marges de manoeuvres pour le gouvernement Grec. Il s’en est fallu de peu que Varoufakis puisse menacer ses interlocuteurs de la Troïka d’un plan B devant le refus cette dernière de tout compromis. Varoufakis après la crise expliquera que son plan B se devait d’abord d’avoir un effet dissuasif pour faire revenir ses interlocuteurs à des meilleurs sentiments. Un membre de la Troïka dira plus tard qu’il n’avait jamais été question en réalité d’abandonner la Grèce à son sort. On ne saura jamais ce qui était réellement jouable. Toujours est-il que Varoufakis avant d’évoquer le plan B avait participé consciencieusement aux négociations, proposant un plan A, qu’il avait duement remis aux autorités compétentes. Bref, un plan B n’as de sens que si l’on joue à fond le plan A.
      Mélenchon fait courir le risque tout à fait inutile de passer passer l’Union européenne par pertes et profits, alors qu’on peut encore faire quelque chose.
      La France avec Mélenchon au pouvoir comme phare de l’Europe, c’était crédible en 1789, mais en 2017 ?!

      1. Rectification. C’est par erreur que j’ai cité « Il ne quittera l’euro que contraint et forcé ». Cela n’a pas de rapport avec ce que je dis après. Pour le reste je maintient mes dires.

      2. Pierre-Yves Dambrine 13 février 2017 à 22 h 18 min

        « On peut encore faire quelque chose » ?

        ÇA n’est pas rien :
        https://lerevenu.com/breves/thomas-piketty-soutien-de-hamon-preconise-une-assemblee-de-la-zone-euro

        Mais vous connaissez le système pyramidal, la transversalité, dans les groupes, etc.
        J’ignore ce que les insoumis peuvent répondre à Piketty, ni par quel porte-parole, mais une vraie discussion programmatique sans tabou, ne passe pas par des petits bouts de préconisation isolés d’autres enjeux, surtout quand on a déjà assisté aux cafouillages des contradictions internes du gouvernement socialiste où le même jour 2 ou 3 officiels pouvaient déclarer à la presse des choses qui n’allaient pas ensemble.
        Piketty cause en son nom, ou à quel titre, d’où sort cette préconisation ? vieille réflexion tenue secrète et pourquoi ? Euréka au réveil ? …

      3. Dup

        Faut aller se battre contre qui en 2017 ?
        Avec quelle armée, contre quelle armée ?
        Contre l’armée de Mme Merkel ?

      4. Rosebud1871
        Cette préconisation de Piketty n’est pas nouvelle, il en parlait déjà dans une longue interview parue dans le Télérama du 23 mars 2016.

        1. Ça fait 5 ans que Piketty propose cela partout où il parle. Mais puisqu’on te dit que c’est une « vieille réflexion tenue secrète », bataille pas Pierre-Yves !
          Y en a qui ont l’ouïe très sélective.

      5. Pierre-Yves Dambrine 13 février 2017 à 23 h 59 min

        Merci, ma femme est abonnée, j’ai peut-être lu, aucun souvenir.
        Donc une proposition de TP localisée dans un ensemble déjà très construit d’après JLM…qui semble rendre l’ensemble déjà caduque, ou la proposition de TP ininsérable ? Je comprends peu tout ça, or j’en dépend !

        [Un nouveau traité européen est en préparation
        L’avenir de l’UE est en discussion à l’approche du 60ème anniversaire du traité de Rome, le 25 mars 2017. À cette occasion, l’Union sera célébrée en grande pompe. Et on nous annonce qu’un nouveau cap sera fixé. Mais dans quelle direction ?
        Trois rapports parlementaires, en préparation, en précisent déjà les lignes directrices. Ces rapports, discutés à la va-vite en commission parlementaire afin d’empêcher les débats, sont à l’image de la grande coalition qui gouverne l’Union Européenne. L’un a été rédigé par le belge Guy Verhofstadt, membre du groupe de centre-droit ALDE, le second et le troisième sont rédigés conjointement par la droite et les sociaux-démocrates : Reimer Böge (PPE) et Pervenche Berès (S&D) d’un côté et Mercedes Bresso (S&D) et Elmar Brok (PPE) de l’autre. Et preuve supplémentaire de l’accord politique qui existe entre les principaux groupes politiques au Parlement européen, les 3 rapports disent peu ou prou la même chose.
        Le constat d’échec de la gouvernance de l’UE est posée nettement par le rapport Verhofstadt : « il est désormais temps de mener une profonde réflexion sur la façon de remédier aux lacunes de la gouvernance de l’Union européenne en procédant à un réexamen global et approfondi du traité de Lisbonne » il estime de plus que « le 60e anniversaire du traité de Rome serait un moment approprié pour lancer une réflexion sur l’avenir de l’Union européenne et convenir d’un projet pour les générations actuelles et futures de citoyens européens menant à une Convention dans le but de préparer l’Union européenne aux décennies à venir ». Les propositions pour faciliter la prise de décision et l’évolution des structures de l’UE reviennent à creuser encore un peu plus le déficit démocratique de l’UE.
        Ainsi, les trois rapports s’accordent pour réclamer le remplacement des prises de décision à l’unanimité au Conseil par des prises de décisions à la majorité « qualifiée ». Le rapport Verofsdadt va plus loin en proposant de « permettre l’entrée en vigueur des modifications apportées aux traités après un référendum paneuropéen ou après ratification par une majorité qualifiée de quatre cinquièmes des États membres ». Les 3 textes demandent également un renforcement des pouvoirs de la Commission. Comment ? Via la création « d’un ministre des finances de l’Union européenne » au sein de la Commission, comme proposé par Verhofstadt ou en fusionnant le poste de président de l’Eurogroupe avec celui de commissaire aux affaires économiques et financières, proposé par le rapport Bresso & Brok.
        Car s’il s’agit de renforcer la gouvernance de l’UE c’est d’abord sur le plan économique. Aussi les rapports proposent la création d’un « code de convergence » qui « devrait conditionner l’accès à un financement par le MES/FME » (rapport Boge & Berès). Le rapport Verhofstadt demande « l’intégration du pacte budgétaire dans le cadre juridique de l’Union et l’introduction du Mécanisme européen de stabilité et du Fonds de résolution unique dans le droit de l’Union », afin de graver, plus profond dans le marbre des traités, l’obligation de respect des règles austéritaires. Le rapport Bresso et Brok rappelle lui aussi l’importance de « l’application intégrale du cadre créé par le « six-pack », le « two-pack » et le Semestre européen, ainsi que sur la nécessité de s’attaquer en particulier au problème des déséquilibres macroéconomiques ».
        On se dirige ainsi sensiblement vers une UE de plus en plus autonome des États sur le plan économique. Évidemment en figeant la règle libérale comme un absolu. L’ordolibéralisme enfin institutionnel. Bien sûr, dans tout cela, et conformément à la doctrine ordolibérale : sans aucun contrôle démocratique. Ainsi le rapport Bresso et Brok propose de « modifier l’actuel système fondé sur des contributions calculées en fonction du revenu national brut (RNB) vers un système reposant sur de véritables ressources propres pour le budget de l’Union et de la zone euro » via « une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) réformée, une taxe sur les transactions financières, une taxe sur le CO2, une participation sur l’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés, un impôt européen sur la fortune ou d’autres sources de recettes ». Les rapports proposent également la constitution d’un « trésor » soit au niveau européen (Rapport Verhofstadt), soit restreint au niveau de la zone euro (Rapport BÖGE & BERÈS) accentuant ainsi le phénomène de l’UE à deux vitesses.
        Les 3 rapports dépeignent également une Union belliciste qui s’organise pour la guerre via la mise en place d’une « défense commune » via la création d’une « direction générale de la défense (DG Défense) » (Rapport Verhofstadt), mais aussi « la mise en place d’une coopération structurée permanente (CSP) », « l’établissement de quartiers généraux civils et militaires permanents », « l’institutionnalisation d’un Conseil des ministres de la défense permanent et doté d’une personnalité propre » (Rapport Bresso & Brok). L’atlantisme des rédacteurs est mis en évidence par leurs déclarations passionnées sur l’Otan avec lequel il conviendrait de « constituer un partenariat global » pour « renforcer la coopération » en supprimant « les obstacles politiques qui subsistent ». Ainsi, l’Union européenne se transforme doucement en un Big Brother européen possédant un « service européen de renseignement » (Rapport Verhofstadt) assorti d’une « obligation d’échange de données entre États membres » et auquel s’ajoute la création d’un poste de « procureur européen ».
        Enfin sur la question des réfugiés, l’UE ferme définitivement la porte à toute idée de solidarité proposant de manière inique à ce que « soient signés des accords avec les pays tiers sûrs afin de contrôler et d’endiguer les flux migratoires avant que les migrants n’arrivent aux frontières de l’Union européenne » ou encore l’adoption d’un « dispositif législatif contraignant et obligatoire à l’égard de la réinstallation ». Ainsi, au final, les propositions parlementaires ne proposent en rien un changement de cap de l’UE mais au contraire un renforcement de sa course effrénée vers l’instauration d’un gouvernement fédéral autoritaire au niveau de l’Union européenne.
        On peut cependant penser que ces rapports d’initiative parlementaire n’auront que peu d’impact dans les décisions qui se prendront en dehors du cadre parlementaire à l’occasion des 60 ans du traité de Rome et dont l’Allemagne a esquissé les grandes lignes lors du sommet de la Valette. Angela Merkel y a, en effet, annoncé que « il y aura une Union européenne à différentes vitesses, que tous les États ne vont pas participer à chaque fois à toutes les étapes d’intégration ». Déclaration confortée par les propos de François Hollande qui confirme la possibilité d’une Europe « à plusieurs vitesses » tout en demandant timidement à « préserver l’unité européenne ». Il semblerait que quatre pays soient prêts à franchir cette nouvelle étape : la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, les quatre principales puissances européennes une fois entériné le divorce du Royaume Uni. Les pays du Benelux ont également confirmé que « différents parcours d’intégration (…) pourraient apporter des réponses efficaces aux défis qui affectent les États membres à différents niveaux ».
        Et la déclaration que préparent les Vingt-sept pour le rendez-vous de Rome, pourrait ainsi contenir un ensemble de valeurs et de principes communs à tous, tout en précisant que certains États membres souhaitent partager un niveau supérieur d’ambition. On y comprend donc que les réformes annoncées par les 3 rapports ne concerneront qu’un nombre restreint d’États membres. Une forme d’Europe à la carte dont on va vite voir quel état de compétition et de domination il va organiser….]

      6. @Andrew, je ne fais que constater la position des écologistes, je ne dis rien de cette position.
        @Pierre-Yves Dambrine
        merci de répondre sur le fond !
        J’ai suivi comme tout un chacun ici les diverses déclarations de Varoufakis. J’ai retenu comme vous qu’il était à l’initiative d’un plan B pendant les négociations du plan A auxquelles il participait. Mais j’ai aussi retenu qu’il n’a pas été suivi par sa direction et que l’équipe qui planchait sur un plan B était réduite à quelques personnes seulement et n’était pas une stratégie du gouvernement en place. Les interlocuteurs de la partie grecque n’ont jamais eu à connaitre l’existence d’un plan B qui ne sera révélée par Varoufakis qu’après sa sortie du gouvernement.
        Les gouvernements en place n’ayant pas fondamentalement changé, vouloir rejouer le même scénario ne me semble pas vraiment « rationnel ».
        Vos considérations sur les marges de manœuvre ne me semblent pas étayées. Le dernier memorandum accepté et mis en œuvre par le gouvernement grec ne se distingue en aucune façon des précédents.

      7. Julien Alexandre 14 février 2017 à 0 h 08 min

        Vous découvrez que je ne suis, moi, pas un poil-iticien, mais j’avoue, un curieux au sens de l’abbaye de Conques, et pas ange pour autant.

        Depuis 5 ans écrivez-vous que Piketty claironne sa proposition !
        La durée du mandat de Hollande !
        Et aucun membre du gouvernement PS ni député n’a su la mettre en valeur et la faire parvenir jusqu’à mon ouïe !
        Et maintenant tous sont d’accord ?
        INCOMPREHENSIBLE !
        À la place de Piketty, avec une si belle proposition méprisée par Hollande, je l’aurai quitté séance tenante.
        Bon, à chacun son petit caractère…
        Mais il n’a pas le même que le mien :
        https://www.youtube.com/watch?v=pV2Rl9Rs9v0
        Vous qui êtes un politicien à l’ouïe fine, sauriez-vous dater cette vidéo plus précisément ?

        1. Perso, je n’ai que faire de Piketty, m’intéresse pas. Je ne faisais que corriger vos « faits alternatifs », comme quoi il aurait tenu secrète sa proposition pour ne la sortir que maintenant. C’est faux, point barre.
          Pour moi, Piketty a zéro sens politique. Il en avait pas avec son idée de primaire, il en avait pas en 2012, il en a pas aujourd’hui
          Pour les quizz, faudra aller sur TF1, m’intéresse pas non plus.
          La retape non stop pour Méluche ? M’intéresse pas non plus.

          Petit conseil en passant en revanche : faut arrêter de lire les tweets de Trump et de penser que c’est une bonne école de communication, i.e. virez moi les majuscules intempestives au milieu des phrases hachées menu.

      8. Julien Alexandre 14 février 2017 à 9 h 24 min

        2 choses :
        1/ Je décide de ce que j’écris et je n’ai pas besoin de porte plume, comme il y a des porte paroles.
        2/ Je suis rassuré que Poutine ne soit pas accusé de tout ça.

      9. RV
        Je vous renvoie au déroulé de la crise Grecque. Varoufakis n’a pas eu le temps de faire valoir son plan B, et pour cause, il fut écarté du gouvernement Tsipras. Cela ne signifie nullement qu’il n’avait pas là une carte à jouer. Mon propos est juste de dire que sur la méthode quand on a un plan B mieux vaut d’abord exploiter toutes les possibilités qu’offre le plan A. Ni plus ni moins. La crise grecque est juste un exemple proche de nous et significatif, on pourrait sans doute en trouver bien d’autres ..

      10. Julien Alexandre

        « Piketty a zéro sens politique »

        Votre remarque me faisant cogiter, je me demande bien ce qu’est pour vous le sens politique ou en quoi il ne l’aurait pas.

      11. Armelle, ne pas se poser trop de question. Ce contenter d’admettre à priori la proposition, vraie jusqu’à nouvel ordre : Tout économiste = déplorable politique.
        Les exemple pullulent autant que les économistes.

      12. @Vigneron :

        Un peu las ? Trois fautes d’orthographe en cinq lignes , ça n’est pas le Vigneron habituel ou celui qu’a connu cette charmante prof de philo !

        Mais , maintenant qu’on sait ce qu’est un déplorable politique ( si l’on n’est pas trop regardant ) , qu’est ce qu’un bon politique ?

        Une interrogation générale secrète aux intervenants du blog serait sans doute , derrière l’interrogation apparemment naïve d’Armelle , riche d’enseignements ( pourvu qu’on dispose d’assez de temps avant l’extinction de la lumière pour éplucher et traiter les copies ) .

      13. J’ai recompté , il y a même quatre fautes en quatre lignes .

        Je me demande qui sortirait « meilleur français  » , si l’on soumettait Macron , Hamon , Mélenchon , Fillon , Jadot , Le Pen , Bayrou et les quelques autres , à la dictée de Bernard Pivot .

        ↕Ça pourrait être un critère de sélection pour le premier tour …

      14. Je cite la bataille de Valmy (ou le rapport de forces était très très défavorable à la république) pour mettre en exergue a quel point la révolution était peu crédible en son temps, pas du tout pour faire le moindre appel à prendre les armes. Mille pardons pour avoir présumé du lecteur 😉

      15. @ Pierre-Yves Dambrine 14 février 2017 à 10 h 06 min

        j’ai remis la main sur l’interview de Varoufakis,
        publié le 14 juillet 2015, qui confirme mes souvenirs . . .
        https://blogs.mediapart.fr/monica-m/blog/130715/yanis-varoufakis-sur-leurogroupe-et-sur-sa-demission

        extrait :
        « HL : Vous devez avoir pensé à un Grexit depuis le premier jour

        YV : Oui, absolument.

        HL : …Des choses ont-elles été préparées ?

        YV : Oui et non. Nous avions un petit groupe, un « cabinet de guerre » dans le ministère, d’à peu près cinq personnes qui travaillaient là dessus en théorie, sur papier. Mais c’est une chose de le faire au niveau de 4-5 personnes, c’est une autre chose de le préparer pour le pays. Pour préparer le pays, une décision exécutive devait être prise, et elle ne l’a jamais été. »

        Par ailleurs ce que raconte Varoufakis sur les « négociations » dans cet article me conforte dans mon opinion que tout plan A est de la pure politique fiction.

      16. RV, Varouf dit aussi qu’il était contre une sortie de l’euro (comme les Grecs eux-mêmes d’ailleurs, ça tombe bien…) : « J’ai toujours été opposé à la sortie de l’euro parce que nous ignorons les forces obscures que cela pourrait faire déferler sur l’Europe ».
        Et surtout il dit bien que son plan de Parlement et de gouvernement de l’Eurozone n’est rien moins que celui que Schäuble cherchait à imposer, via un Grexit si nécessaire. Imposer à qui ? aux Gaugaulois évidemment. C’est ce qu’il avait dit lors de la conférence du 16 juillet avec Norman Lamont et des dirigeants de hedge-funds.

        Schaeuble has a plan. The way he described it to me is very simple. He believes that the eurozone is not sustainable as it is. He believes there has to be some fiscal transfers, some degree of political union. He believes that for that political union to work without federation, without the legitimacy that a properly elected federal parliament can render, can bestow upon an executive, it will have to be done in a very disciplinary way. And he said explicitly to me that a Grexit is going to equip him with sufficient bargaining, sufficient terrorising power in order to impose upon the French that which Paris has been resisting. And what is that? A degree of transfer of budget making powers from Paris to Brussels.

        Dup, faut pas trop écouter Monsieur, le rapport de force n’était nullement « très très défavorable » aux troupes françaises à Valmy mais au pire équilibré.

      17. @ Vigneron

        « RV, Varouf dit aussi qu’il était contre une sortie de l’euro »

        Qui a prétendu le contraire ?

        Pour vous plan B serait équivalent à sortie de l’€ ?

        Je vous renvoie aux différentes conférences pour le plan B en Europe, dont l’un des enseignement est qu’il y a autant de plan B que d’intervenants !

        La stratégie d’annoncer l’existence d’un plan B est ouvertement de faire pression sur ses interlocuteurs, je ne vois pas où serait le bénéfice de concocter un plan B « caché »

      18. « RV, Varouf dit aussi qu’il était contre une sortie de l’euro »
        Qui a prétendu le contraire ?

        Ben ceux qui prétendent avoir un plan B mais qui en fait n’y croient pas ou sont résolument contre sa mise en œuvre sauf s’il est subi et non choisi ou ceux qui inversement n’ont pas de plan A puisque le B est leur seul vadémécum, rhétorique ou pseudo-opérationnel, comme il se doit, mais pour lesquels le plan B, s’il advenait, serait également subi et nullement choisi.
        Depuis 2005, sérieux, les planBistes affichés, en fait des cygnes noirs, je les fuis comme la peste, seul remède reconnu efficace contre ce mal depuis Galien.

  2. Pourquoi Sapir et sa bande de Péniens frexitiens se fatigueraient-ils à polémiquer avec Villeroy de Galhau répondant aux propositions sapiriennes de la Grande Pénienne ce WE ? François Leclerc s’en charge merveilleusement sur le BJ.

  3. @ Julien Alexandre:
    « Faut pas avoir honte de ses accointances Daniel : http://www.rassemblement-du-peuple-souverain.com/index.php/vous-avez-dit-fiers
    Elle est là la source. »

    J’ignorais mais je ne vais pas aller voir. Rien que le titre m’en empêche;  » peuple souverain », ça craint dans l’ambiance actuelle.
    En France, le peuple est souverain. Inutile d’en rajouter.

    Non, ma source est là:
    http://russiepolitics.blogspot.fr/search?updated-max=2017-01-26T12:14:00%2B03:00&max-results=7&start=7&by-date=false
    Je crois que c’est l’original.
    La tenancière du blog est favorable aux républiques auto-proclamées du Donbass et donne parfois des infos sur Donetsk ou Lugansk pas vues ailleurs. Ce qui retient mon intérêt.
    Mais son orientation pro-russe aurait risqué de créer une prévention à l’encontre de son texte ( qui vaut examen par lui-même, sans coloration dû à son orientation).
    Je ne sais pas si vous vous rendez à quel point le blog est devenu intolérant à certaines sources. Il faudrait admettre qu’une vérité dite par Poutou ou Le Pen ( ou Mélenchon ou Fillon) reste vraie indépendamment de la source.
    Je reste un ferme soutien des idées de Paul pour autant que je les comprenne; je crois que Mélenchon est celui qui s’en approche le plus ( Pardi! il les lui a volées…), qu’il a l’indélicatesse des sans-gènes mais qu’il est capable d’évoluer et de rester ferme pour que « ses » convictions deviennent réalité. C’est un politique, intellectuel et démocrate.
    Mais le blog commence à perdre une qualité difficile à exprimer: largeur de vue, liberté, consensus par pédagogie.

    Restons en là. Il n’y a pas de conclusion.

    1. S’il n’y a pas de conclusion , c’est plutôt rassurant !

      La qualité exprimée me semble en fait l’énoncé de trois qualités différentes :

      – largeur de vue : en fait, quand ça ferraille et cliquette dur comme ça le fait depuis que je peux me remettre à la lecture , il n’est pas étonnant que le champs de vision se rétrécisse . Le fil de l’épée oublie toujours la totalité du champs de bataille .Mais ça reste passionnant et utile pour l’observateur , tant que les bretteurs sont des fines lames et pleins d’allant , comme c’est le cas . Il faut juste savoir s’arrêter de temps en temps et faire le tri , sans trop se soucier de l’amour propre des antagonistes .

      – Liberté : elle est toujours d’appréciation subjective , mais tant que les faits peuvent être rendus exacts ( et uniquement eux ), le blog me semble avoir cette vertu . C’est sans doute une des raisons de sa vitalité ( avec la donation volontaire sinon réciproque!).

      – Consensus par pédagogie : là , je ne vous suis pas , car je n’attends pas du tout de « consensus » ( sur quoi d’ailleurs ?) d’un blog où les combats aussi riches et argumentés que possible n’ont pour moi « que » la vertu de me permettre de repérer ou conforter des lignes de forces qui le plus souvent dépassent ,voire trahissent ,celles et ceux qui permettent de les mettre en évidence en conscience , par hasard ou à leurs convictions héroïques défendant !

      1. « depuis que je peux me remettre à la lecture ».
        Je vous souhaite un bon rétablissement.

        « Consensus par pédagogie », c’est pourtant le point le plus important. Des idées sont jetées en vrac. Une discussion s’ouvre. Des points de vue s’expriment. La vérité du blog se construit et s’affine par l’approfondissement. La richesse du blog réside dans ce processus.
        Et c’est bien ce qu’il me semble se perdre. Je n’ai pas d’exemples précis en tête mais souvent on a l’affirmation d’un truc, à prendre ou à laisser.
        Tout se passe comme si Trump et le brexit avait radicalisé le blog. Le signe le plus net est la plongée dans l’actualité journalistique. Nous devons avoir confiance dans notre démocratie. Elle est aussi solide que nous avons confiance en elle.
        Je crois et j’espère que tout cela – le dérapage anglo-américain- apparaitra comme une péripétie normale et non une menace. Le berceau de la démocratie ne peut pas se trahir, c’est une conviction.

  4. Armelle 14 février 2017 à 11 h 31 min
    Une réponse lue dans Fakir n°79 page 4:
    Un homme, dans la nacelle d’une montgolfière ne sait plus où il se trouve. Il descend et aperçoit une femme au sol. Il descend encore plus bas et l’interpelle :
    « Excusez-moi ! Pouvez-vous m’aider ? J’avais promis à un ami de le rencontrer et j’ai déjà une heure de retard car je ne sais plus où je me trouve. »
    La femme au sol répond :
    « Vous êtes dans la nacelle d’un ballon à air chaud à environ 10 m du sol. Vous vous trouvez exactement à 49° 28’ 11’’ Nord et 8° 25’ 58’’ Est ».
    « Vous devez être ingénieur » dit l’aérostier.
    « Je le suis », répond la femme, « comment avez-vous deviné ? »
    « Eh bien », dit l’aérostier, « tout ce que vous m’avez dit à l’air techniquement parfaitement correct, mais je n’ai pas la moindre idée de ce que je peux faire de vos informations et en fait je ne sais toujours pas où je me trouve. Pour parler ouvertement, vous ne m’avez été d’aucune aide. Pire, vous avez encore retardé mon voyage. »
    La femme lui répond :
    « Vous devez être un homme politique. »
    « Oui, dit-il « comment avez-vous deviné ? »
    « Eh bien », dit la femme, « vous ne savez ni où vous êtes, ni où vous allez. Vous avez atteint votre position actuelle en chauffant et en brassant une énorme quantité d’air.
    Vous avez fait une promesse sans avoir la moindre idée comment vous pourriez la tenir et vous comptez maintenant sur les gens situés en dessous de vous pour qu’ils résolvent votre problème. Votre situation avant et après notre rencontre n’a pas changé, mais comme par hasard, c’est moi maintenant qui à vos yeux en suis responsable !

  5. T’es sûr que c’est Fakir que t’as acheté, l’Ancestal ? Pas plutôt l’almanach Vermot ? Faudra faire un check-up un d’ces quatre.

  6. vigneron 14 février 2017 à 15 h 46 min

    Donc c’est clair Vigneron ne peut vérifier la source puisqu’il n’est pas abonné à Fakir, c’est plutôt fake Kir ta tasse de thé de centriste ?

    1. Sois gentil avec Ruffin, avec moi et avec ta femme, l’Ancestal : paye un deuxième abonnement à vie à 180 roros de ma part à Ruffin et offre le à madame pour la St Va Lent Tintin, à la condition bien sûr qu’elle annule son Tétérama hebdomadaire. Je me contenterai volontiers de tes désopilantes citations de l’alter-Almanach, de loin en loin.

      1. vigneron 14 février 2017 à 19 h 42 min

        « Sois gentil avec Ruffin, avec moi et avec ta femme »

        Avec Ruffin, j’espère bien qu’il sera député ; au Smic qu’il propose ; j’espère pour lui que le Smic sera augmenté.
        Avec ma femme c’est pas tes oignons.
        Avec toi, gentil, je l’ai été trop longtemps de par ton camouflage.
        Un troll centriste qui joue un coup à « gauche » avec guillemets, un coup à droite, qui anime un blog à temps plein, surtout avec des références culturelles parfois de qualité pour ajouter à la confusion du style potache. Inoubliable expérience !

        Je préfère l’inévitable.

      2. C’est quoi cette année le cadeau de Saint Va Lent Tinitin alors ? Séjour en Crimée, St Pétersbourg, Minsk, Ispahan ?

  7. S’entendre dire que FionFion serait un rempart contre le FN, on a franchement le sentiment que c’est l’inverse qui va nous arriver. Comme dirait l’autre ça nous pend au nez.

  8. Bon alors les garçons c’est très pénétrant tout ça ! Y a-t-il un gagnant ? Quel prof, quel auteur et celui de qui ? Des formes de pensées en béton paraît-il. Et je ne sais pas s’il y a du refoulé mais de la mémoire répétitive certainement.

    1. Armelle 14 février 2017 à 23 h 47 min
      Ce que vous ne semblez pas comprendre c’est que sur un blog annonçant la fin du monde, sauf à se débarrasser du capitalisme, la présence massive et masquée d’un centriste, pose problème. Si ce n’est qu’à moi, ça dit alors la vanité de tous les post revendiquant sur la transparence et la démocratie. Dont acte, renvoi à la montgolfière.

      Quand à parler de gagnant, c’est votre approche. Je ne fais pas salon.

      1. Effectivement, on préfère l’Ancestal dans son rôle de touriste nostalgique, et absent, que dans celui de salonnard putinien de moins en moins masqué.

      2. vigneron 15 février 2017 à 9 h 36 min

        Vigneron je ne fais volontairement pas partie des ABPJ, et j’ignore pourquoi PJ t’avais viré de son blog. Par contre j’ai le souvenir d’avoir regretté ton éviction, ce que ta groupie Gudulle, avait noté. Je regrette toujours lorsque quelqu’un est empêché de parler, surtout quand il a quelque chose à dire, et en ce qui te concerne, ce n’est évidemment pas ton blablabla mais certains de tes liens postés dont j’ai fait mon miel. Pour ceux qui n’ont rien d’intéressant à dire, (je suis juge et partie) la fameuse phrase de Coluche vaut.
        Par contre l’Argumentum ad personam à gogo et pour gogos, à longueur de journée, c’est de la pollution.

      3. Désormais, grâce à Rosebud1871 nous savons que centrisme est à la lutte anti-capitaliste du XXIeme siècle ce que le syndicalisme jaune était à la révolution prolétarienne. On doit se marrer pendant les repas de famille chez les 1871 ! Si vous buvez autant que Vigneron (je vous le conseille) ça doit donner un côté épique à votre réalité poutinienne déjà bien augmentée.

      4. Ça fait un peu combat de coqs, de testostérone, plutôt qu’autre chose. Et comme vous dites, l’heure est grave, je pensais que nous allions garder le cap sur cette interview, y compris en ajoutant des avis différents, encore faut-il qu’on les comprennent.

        Je n’ai compris que vigneron était plutôt centriste il y a peu de temps car je croyais qu’il était de droite. L’un ou l’autre, cela ne me dérange pas si les débats s’enrichissent. Or, je trouve que très souvent, vous parlez en sous-entendus, ou bien juste en contrecarrant untel ou untel. Enfin pour moi c’est pas clair et je ne peux qu’être spectatrice du coup, sans pouvoir prendre part.
        Ecrire clairement vos idées, le pourquoi du comment, c’est mieux que de rester toujours un peu dans l’esquive et revient à une certaine prise de pouvoir.
        Enfin c’que j’en dis…. cela ne vous intéresse peut-être pas du tout de vous faire comprendre tout à fait.
        Pourtant, tout centriste qu’il est (vous venez de me le confirmer), il a une large place dans les discussions et parfois nous avons majoritairement vigneron et gudule qui s’expriment. C’est un peu compliqué avouez-le de participer.

      5. @Armelle :

        L’opposition Vigneron/Rosebud est une illustration de ce que pourrait être un débat Macron/Mélenchon et en donne la richesse de contenu et les limites qui , selon moi , font qu’au final ils auront de la peine à faire plus de 25% à eux deux .

        On a « raison  » quand on est capable d’être désigné par près de 50% des inscrits et de conserver cette force aussi engagée que possible une fois élu .

        A propos des Normale Sup , j’en ai connu trois , dont le dernier était ( il est mort assez jeune) Patrice Abeille Conseiller régional et ci devant président de la Ligue Savoisienne . Il avait une villa sur les bords du lac d’Annecy ( c’est le site même du projet polémique de nouveau centre des congrès) et pratiquait les chambres d’hôte pour assurer une partie de ses fins de mois . C’est lui qui préparait le petit déjeuner , et nous avons eu tous deux des discussions passionnantes à sept heures du matin . Un esprit brillant , très (trop) fier de lui , qui n’a jamais fait plus de 1,7 % aux élections législatives où il s’est présenté .
        Lui avait une vision très  » familles royales  » de l’Europe .

        J’aimerais bien que l’élection se fasse sur un projet de forme de supra-nationalité et d’abord et surtout sur ça , qui donne à la fois un but et un chemin .

      6. Armelle 15 février 2017 à 11 h 53 min

        « Ça fait un peu combat de coqs, de testostérone, plutôt qu’autre chose »
        C’est un point de vue féminin ?
        Non, je m’emploie à interpeller sur la raison qui amène un centriste à envahir le blog de PJ qui, lui, annonce clairement ses souhaits et pas les façons d’y parvenir.
        À un sondage, en plus du Oui/Non, et beaucoup de gens méconnaissent ce que « non » signifie, mieux vaudrait ajouter comme options, « peut-être », « Je ne comprends pas la question », « Je m’en fous » « c’est ma vie privée ».C’est vous dire mon rapport à la « démocratie ».
        On ne m’a pas demandé de Pièce d’Identité lors de ma première intervention sur ce blog, qui avait pour objet de casser les rêves de participants invitant Jorion à créer un parti politique…
        J’ai depuis fait savoir que je ne refusais pas « sans la revendiquer » , l’épithète marxiste (tout simplement parce la thèse de passage de modes de productions enchevêtrés, de l’un à l’autre ne me semble pas devoir s’arrêter, après l’esclavagiste et le féodal, au capitaliste (sous forme marchande, industrielle ou autres). Quand à la Russie, le fait que la société socialiste de l’Urss, n’ait pas été une société de consommation et ait inventé une forme de revenu universel, n’était pas pour me déplaire, sauf gros problème avec les libertés individuelles. Comme PYD j’attendais de Gorbatchev quelque chose, mais depuis la dissolution, je le nomme le fossoyeur de l’Urss, et sa popularité là-bas en dit long. Quand à Poutine, sa popularité sur place tient au redressement du pays après Eltsine, les problèmes de liberté, les russes en ont vu d’autres, qu’ils se débrouillent. Qui sait ce qu’a été le siège de Leningrad, comprend qu’aucun embargo de chantage ne fera virer Poutine, et qu’il aura l’effet inverse. Quand aux mœurs, le regain de l’orthodoxie après la dissolution est du même type que tout ce qui fleurit comme refuge dans la religion dès qu’elle semble le seul recours face à la désespérance. L’ennui est que le patriarcat de Moscou semble pire coté discours sur les mœurs, que celui de Rome, et je ne vous parle pas des orthodoxes éthiopiens. J’oubliais les oligarques…Il y a certes entre la Russie, la Chine, les USA, la France différentes formes de collusions et de rapports de forces entre milliardaires et politiques, mais beaucoup de similarités. Legendre comme d’autres n’a pas tort de s’interroger sur ce qui se fabrique outre-atlantique comme « façons de penser », et de mettre ça en rapport avec la production d’un sujet de liberté lié à l’ultralibéralisme. Je trouve pourtant que les thèses de genre et leurs conséquences, sont plus vivables par chacun que celle dont les églises font la propagande, et je prends parti.

      7. Juannessy 15 février 2017 à 13 h 41 min

        Ce n’est pas un problème de tête d’affiche, mais de programme. La qualité des programmes existe, la qualité de lecteur de programme moins, c’est un des paradoxes de la démocratie que l’électeur s’embrouille à reconnaître son intérêt propre (opaque souvent) , court, moyen, long terme, dans la notion plus absconse d’intérêt général.

      8. Détrompe toi Juan, y’aura pas de débat Macron-Monsieur, pas plus d’ailleurs que de débat Hamon-Monsieur. Monsieur est hors-jeu, en position de hors-jeu passif, et on ne joue pas avec quelqu’un qui s’est mis en position de hors-jeu, sauf à s’y mettre aussi.

      9. Ajout pour Armelle,
        Je ne pratique pas le sous-entendu, mais l’ambigüité de lecture propre à la langue orale. Je ne suis pas non plus pédagogue comme Jorion et Mélenchon, que ceux qui veulent savoir se décarcassent. Attention quand on perd sa carcasse, on court des risques.

      10. Quand à la Russie, le fait que la société socialiste de l’Urss, n’ait pas été une société de consommation et ait inventé une forme de revenu universel, n’était pas pour me déplaire

        Ah ça ! faire de nécessité vertu, d’improductivité subie, de surarmement et de surexploitation massive de l’environnement naturel une sous-consommation (et sur-importation de blé ricain…) choisie par le moujik, la belle affaire…
        Revenu universel ? Sérieux ?
        Vise :
        http://www.persee.fr/doc/ofce_0751-6614_1991_num_38_1_1685

      11. @ Vigneron, tout à fait d’accord avec ton analyse footballistique, il est bel et bien en position de hors-jeu, plutôt passif pour l’instant et ses chances sont donc proches de 0 mais non nulles var il peut y avoir des circonstances de jeu exceptionnelles comme lors de la reprise d’un penalty repoussé par exemple ou il me semble bien que le hors jeu ne s’applique pas. Ou bien, moins footballistique cette fois, si on a un changement de règles inopiné: ça pourrait être , que sais je moi : un candidat mis en examen à 3 jours du premier tour ? un autre placé en détention à la NYPD ? un barjot qui flingue des gamins dans une école ? Un ventilo du mauvais côté de la ligne rouge à flamanville ? Il peut se passer tellement de chose durant le temps additionnel de fin de première mi-temps…

      12. Vigneron 15 février 2017 à 14 h 59 min

        Ça fait 50 ans que j’entends les mêmes rengaines et 7 ans que je lis les mêmes sur ce blog, alors…

        Le tableau page 50 de ton lien suffit pour lire qu’il s’agissait d’un autre monde…

        Ici certains se plaignent des inégalités de revenus.

        Que ceux qui sont contre la réduction des inégalités disent ce qu’ils font sur ce blog !

        Parce que la technique qui consiste à déplacer le débat, quand il s’agit de le recentrer sur le rapport entre les propositions de Jorion et l’offre programmatique des partis, c’est du gros fil blanc.

    2. Je n’ai pas dit que j’attendais quelque chose de Gorbatchev, j’ai seulement noté que tout apparatchik qu’il était il avait joué un rôle très positif dans son pays, en tant qu’il a permis une dissolution pacifique de l’URSS.

      1. Il avait surtout en main un système moins vulnérable en cas de crash économique, il y a un russe qui a fait une liste des avantages d’un système type soviétique par rapport à un système capitaliste libéralisé en cas de crise totale, je me souviens plus de son nom ni d’ou j’avais vu ça, peut être ici même. Si quelqu’un vois de qui je veux parler, un lien serait lle bienvenu, merci. En outre, je ne suis pas sur que la désoviétisation des balkans fut si pacifique que cela…

      2. PYD, Ok pour la rectification. C’est votre appréciation mais en tant que démocrate, ça ne vous intrigue pas qu’une majorité d’ex-soviétiques aient une appréciation opposée à la votre sur Gorbatchev ? à peu près pareil pour Eltsine, mais nettement plus favorable pour Poutine ? Pas d’étonnement que ces réputations soient cultivées à l’inverse à l’ouest. Quoique depuis que Gorbatchev soutient la réintégration de la Crimée dans la fédération russe, il semble moins courtisé.

      3. Rosebud1871
        Cela ne m’intrigue pas trop, non.
        Beaucoup de Russes se rassurent avec « l’homme fort » Poutine qui expose ses muscles (et pas seulement au sens figuré) et joue à fond la carte nationaliste.
        Gorvabtchev c’est celui qui a démantelé l’URSS, la grande Russie et plus… L’histoire donnera un jour à Gorbatchev en son pays la juste place qui lui revient, c’est tout ce que je lui souhaite.

      4. Je me suis largement plaint de me retrouver sur ce blog avec Staline sur les bras après Poutine and co, tactique Vigneron et consorts, quand il s’agit de faire au mieux pour que de bonnes idées de Jorion aient une traduction politique concrète.

        Ceci dit, ce que vous me répondez, l’homme fort etc. est une mise en avant de type psychologisation qui masque ce sur quoi elle fonctionne. L’homme fort comme vous dites, est une réponse appropriée qui fonctionne partout où l’angoisse du lendemain cherche une protection rassurante. C’est ce que j’appelle le « coup de père », qu’il s’agisse du paternalisme entrepreneurial, ou de la bienveillante image du Maréchal, et d’autres… Le mécanisme repose sur la culture du bon père de famille protecteur assurant sécurité aux angoisses du quotidien dans un monde incertain une fois larguées les attaches sécurisantes de l’assistance de l’enfance. Ce sur quoi elle fonctionne dans le cas russe, est tout de même l’indéniable redressement économique post effondrement ravageant de la dissolution, aux effets bien pires que ce que les grecs connaissent depuis quelques années.

  9. Les députés européens PS ont voté comme un seul homme contre le CETA, avec Monsieur et ses sous-fifres, avec la Pénienne et ses sbires, avec Jadot, la Rivasi et consorts.
    En voilà un beau front qui doit plaire à Sapir et à ses maîtres.

    1. Peut être ont ils retenus la leçon du PSOE qui avait fini par voter la règle d’or avec le PP et du désastre électoral qui s’en est suivi pour leur parti

  10. Un futur de vieux et de déments.
    Les démences séniles passent au 7ème rang des causes de mortalité dans le monde avec plus de 1,5 million de morts en 2015 selon l’OMS, dépassant le Sida dont la mortalité a baissé de plus d’un quart depuis 2000.
    Troisième cause de mortalité dans les pays à hauts revenus, juste derrière les accidents vasculaires cérébraux et encore à distance des cardiopathies ischémiques.
    http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs310/en/index1.html

  11. Dup
    « Il avait surtout en main un système moins vulnérable en cas de crash économique, il y a un russe qui a fait une liste des avantages d’un système type soviétique par rapport à un système capitaliste libéralisé en cas de crise totale, je me souviens plus de son nom…

    Dmitry Orlov
    « Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain »
    Un petit tour de web avec qwant… il y a de la matière.
    A propos, à quel stade en sommes-nous ? parmi les cinq stades qu’il décrit ?

Les commentaires sont fermés.