E-Mail '"Vers un nouveau monde" (à paraître le 23 août) : Remettre en question la composante abusus du droit de propriété' To A Friend

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15 réflexions sur « « Vers un nouveau monde » (à paraître le 23 août) : Remettre en question la composante abusus du droit de propriété »

  1. « pareil à la grenouille, de nous éjecter de la casserole d’eau bouillante plutôt que de périr à petit feu. » Tiré du texte plus haut de PJ.

    On voit l’idée mais dommage que dans les faits cela soit une fausse histoire ! Jamais aucune grenouille n’a fini cuite ainsi.

  2. « La croissance » fait partie des piliers du catéchisme néolibéral. On raconte aux gens qu’il faut de la croissance pour générer des emplois, alors que certains affirment qu’il existe des phénomènes tels que le « jobless growth ». On aura toujours besoin de laveurs de carreaux ou de livreurs, mais les « bons emplois » se feront de plus en plus en rare – voir les Etats-Unis.
    Pour transformer les économies en dimension humaine, il faudrait changer avant tout notre système juridique qui date du 19ième siécle. C’est justement le droit civil ou commercial qui permet la mise en oeuvre des abus, l’accumulation déraisonnable et parfois douteux de capitaux, l’exploitation de l’homme par l’homme etc. Il ne faut compter sur l’intelligence du milieu politique (actuellement nous avons, en France, un gouvernement comptable agissant sous la pression de Bruxelles) ni sur une révolte sociale; elle n’aura pas lieu.

  3. Si des gens dans votre enfance ne vous ont pas aimé, respecté, montré combien il était bon de vivre ensemble, vous n’en serez pas capable une fois adulte ; au contraire vous ferez payer le prix de ces manques à vous-mêmes, aux autres et à la nature.
    C’est ce que j’ai découvert en substance un jour dans un livre qui parlait de la souffrance humaine.
    Je n’ai pas de permis de conduire, roule en vélo et je suis végétarien depuis presque trente ans. Je fume comme un pompier aussi. Loin de moi le commerce du bio (il paraît que ce n’est pas plus cher et tant mieux pour ceux qui s’en nourrissent).

    Tout le monde sait ce qu’ ahimsa veut dire ; non violence. Mais la vraie non violence, c’est le respect d’un ordre et d’un désordre autour de nous. Ceci ne veut pas dire, soyez passifs et laissez tout faire non plus.

    30 % des incendies (feux de forêt) sont d’origines criminelles ; voir avec les mafias de l’immobilier. Et pour le moment ça brûle pas mal (des canadairs sont cloués au sol faut de pièces de rechange mais c’est tout à fait normal évidemment).

    Certains me contrediront peut-être mais, j’ai remarqué comment la mer se nettoyait de tout ce que nous humains voudrions qu’elle prenne. Ses vagues se retournant sur elles-mêmes, la brassent encore et encore, les courants de haut en bas pareil ; plongez et écouter le bruit des galets (le sable est sans doute plus silencieux) roulant sans cesse au fond et broyant tout ce qui doit l’être.

    A Rome l’eau sera coupée la moitié de la journée (site de la RTBF ou du Monde aujourd’hui.
    La mer d’Aral n’existe plus, la faute à Staline qui l’a vidée de son eau autrefois pour raisons de productivisme.

    Certainement ce monde est beau, d’une beauté à couper le souffle, mais voila, l’être humain s’est un jour mis au centre sans être très sage ni aimant et encore moins intelligent et il en paiera le prix à force.

    C’était deux trois réflexions qui m’ont été inspirées en vous lisant.

  4. Un léger pas de côté…
    Les industriels, les producteurs divers d’une manière générale ne fabriquent pas pour répondre à une demande appuyée sur des besoins mais pour réaliser toujours plus de profits, toujours plus rapidement. Ils fabriquent ce qu’ils sont décidé de nous vendre, de nous donner à consommer; ils proposent les services qu’ils nous somment de trouver indispensables à notre vie quotidienne. Sans le moindre respect des hommes ni de la planète.
    Mais nous, que voulons-nous ?
    Manger, nous soigner, vivre en paix dans un monde sain, nous soigner, éduquer nos enfant, nous défendre, nous entraider…
    Il nous faudra bien accepter un jour prochain d’inventer une organisation sociale qui nous permette de viser ces buts. Faute de quoi nous le savons nous périrons.
    Pour cela je ne vois qu’un seul chemin, celui de la résistance non violente, de la désobéissance civile. ( N’est-ce pas déjà, la stratégie – peut-être pour le moment inconsciente – qu’ont choisi les abstentionnistes dans de nombreux pays ? )

  5. Vous faites – avec une remarquable constance – un constat à mon sens très clair de la situation globale (travail, environnement, inégalités, capital…) et vous en tirez justement les conséquences; en finir avec le système capitaliste.
    D’autres ailleurs font le même constat.
    Vous dites également que les solutions individuelles (genre colibri) sont loin, très loin d’être suffisantes pour faire bouger les lignes, et vous en appelez à des solutions collectives, donc politiques.
    Mais vous avez vu comme nous tous les résultats des dernières élections – ici (en France), ou là (aux USA) –
    Vous avez vu que des politiques (pourtant modérés) comme Benoît Hamon ont fait un flop total. Vous constatez que des positions comme celles de Piketty restent encore bien marginales.
    Quant aux forces « anti-capitalistes », on est encore loin du compte.

    Alors vous me direz, oui mais on ne peut pas rester passif à attendre la prochaine catastrophe – ou comme disait Pierre Dac:
    La psychose est un mal pernicieux et fatal
    Ceux qui en sont atteints n’ont plus de goût à rien
    Les bretelles à la main, ils attendent chaque matin
    La guerre, la peste, un cataclysme ou un coup d’chien.
    (in psycho – psychose)

    Sans doute, mais je reste fondamentalement pessimiste sur l’avenir de l’humanité, d’autant qu’on dit que ce n’est pas demain qu’il faudrait modifier nos habitudes de vie…, c’était hier.

    1. Oui ! C’était hier………Qu’il fallait agir….
      J’ai lu quelque part que la mer se chargeait de nettoyer nos déchets.
      Faux un véritable continent dans le Pacifique est fait de plastiques flottant ( Great Pacific Garbage Patch) La destruction en très petites parcelles est nuisible aux poissons….donc à nous.
       » Bon appétit ,Messieurs »
      Ne parlons pas du fond des Océans détruits par les dragages profonds….Il n’est pas sage de dire que c’est l’homme qui provoque le changement climatique…Il l’aggrave terriblement… Industries . Destruction des surface cultivables…quand on ne détruit pas les sols par les labourages inconsidérés & les engrais.Le catalogue est dispendieux…On pourrait ajouter, des populations foisonnantes…
      De cela découle des déferlements/déplacements de population ( vu par P.J) qui entraineront conflits & massacres…….Évidement je suis pessimiste (?)…Alors que je pense être réaliste…simplement!…
      J’entends à chaque instant qu’il faut faire quelque chose & que ce sont les derniers instants ou c’est possible ( Gilles Bœuf- Muséum)
      J’ai bien peur que l’animal dit humain n’est une tendance profonde suicidaire qu’il applique systématiquement…Et, là…Difficile de connaitre le remède. Quand on constate que cet animal si habile s’efforce à scier la branche sur laquelle il est assis…! Mais on pourrait; quand même; tenter….Le travail est de tout » remettre à plat »….C’est ce qui se tente ici…Est-ce (encore) possible?

  6. Définir et civiliser l’abusus , c’est répondre dans le corps et l’esprit à la question : la liberté , est ce faire ce qui « me plait » .

    On peut repotasser là dessus Platon ( Gorgias) , Spinoza ( l’éthique) , Kant ( Métaphysique des mœurs ), et bien d’autres , sans parler de l’une de mes dernières dissertations de philo ( ça fait vieux et ce serait « abuser » de votre temps !)

    Votre approche théorique est claire et peut être imparable si l’accord universel parvient à se faire sur le concept de
     » renouvelable ou pas » , sans tomber dans une encyclopédie de normes et critères .

    1. Il est parti , mais je me demande si Franck aurait trouvé abusif et vain de s’en prendre à un seul des trois tiers attributs de la propriété .

  7. Si je recoupe les réflexions de ce billet avec celles du précédent « Désinformer l’opinion : la stratégie délibérée des Libertariens, par Mark Karlin » on réalise que les forces en présence sont très favorables au monde des affaires.
    La voie des urnes est une impasse.
    Les partis politiques et les syndicats sont discrédités.
    Le parlement est sous contrôle de l’exécutif, lequel est aux ordres des grands groupes.
    Les flux financiers sont massivement confisqués au détriment du bien public.
    Le travail salarié continue à se raréfier.

    Bref tout est en place pour une aggravation des conditions de vie des pauvres et des classes moyennes tout en favorisant l’émergence partout dans le monde d’une classe de nouveaux millionnaires.

    Quant aux mouvements spontanés genre « podemos », « nuits debout », les « 99% », les « indignés »…on en voit vite les limites.

    Au XIXè et au XXè siècle, une classe ouvrière nombreuse et homogène a permis d’immenses avancées sociales. Aujourd’hui, nous n’en voyons plus que de faibles braises menaçant de s’éteindre pour de bon.
    Mais au train ou vont les choses ça peut rebondir d’ici une ou deux générations.

  8. Le constat que vous faites et sujet de votre prochain livre est clairvoyant, limpide, argumenté. De plus il avertit des erreurs en cours et des catastrophes à venir en donnant le mode d’emploi dans les grandes lignes. A juste titre, cet ouvrage devrait faire parti de la trousse de survie de tout individu respectueux du vivant.
    Mais que peut-on espérer d’une humanité qui est constamment sur pied de guerre et juste occupée à poursuivre sur sa lancée ?

    Demandez (pour voir) si Vigneron veut bien en faire le promotion pour « En marche » !

  9. Encore un petit effort et on arrive à l’économie de sobriété, faire mieux avec moins.
    Mais soyez certain que tous les nouveaux cadres juridique et économique de notre vie seront alimentés par toutes les réalisations des marginaux qui patiemment essayent de convaincre leur entourage.
    Les deux doivent aller de concert, sans cette alimentation par les « marginaux », il n’y aura pas de nouveaux cadres.

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