Bas les masques ! par Philippe Rideau

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Quarante ans, quarante années que les responsables politiques des partis et syndicats ouvriers trahissent ouvertement et promènent le prolétariat travaillant en France.

De manière non exhaustive souvenons-nous de cette rupture du programme commun entre les directions PS et PCF en 1977 :

« … La naissance de l’Union de la gauche, le 27 juin 1972, est un épisode important de l’histoire des gauches et de la vie politique. Le parti socialiste et le parti communiste adoptent alors un « programme commun de gouvernement ». Les radicaux de gauche (MRG à partir de 1973) contresignent le 12 juillet. Ce programme est le premier du genre depuis la scission du congrès de Tours (1921). PS, PC et MRG forment dès lors un front uni qui leur permet d’améliorer très sensiblement leurs résultats électoraux. Lors des présidentielles 1974, François Mitterrand échoue de peu face à Valéry Giscard d’Estaing.

En mars 1977, dans la perspective de nouveaux rendez-vous électoraux (municipales le mois même, législatives en 1978, puis présidentielles en 1981) le PC juge nécessaire de remettre à jour le Programme Commun. Cette stratégie est en partie dictée par le déclin du PC : lors des cantonales de 1976 le PS est en effet devenu le premier parti de gauche en France, position historiquement dévolue au PC. Georges Marchais et le PC entament alors une vaste campagne de surenchères sur le SMIC, les nationalisations…, dénigrant de plus en plus le PS et le MRG. Bien que les élections municipales de mars 1977 soient un raz-de-marée pour la gauche (155 des 221 villes de plus de 30 000 habitants lui reviennent contre 98 auparavant), les communistes réitèrent leurs exigences.

En mai 1977, des négociations en vue d’une refonte du Programme commun s’ouvrent. À l’issue de la réunion des 14-15 septembre, Robert Fabre, dirigeant du MRG, critique la rigidité communiste. La suspension de la réunion PC-PS du 21 septembre 1977 marque un deuxième coup d’arrêt. Enfin, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1977, un ultime essai de replâtrage échoue. Il sonne le glas du Programme Commun.

Son abandon très médiatisé pèsera lourd dans l’échec de la gauche lors des législatives de mars 1978… »

Philippe Tétart pour « site Jalons »).

Depuis ce moment, à l’exception d’une très courte période suite à la victoire de Mitterrand en 1981, ces responsables n’ont cessé de jouer au chat et à la souris avec ceux qu’ils disent vouloir défendre. Autant le dire nettement, si ils ont pu se placer en opposition de sa majesté vis à vis des pouvoirs en place, c’est qu’ils ont été couverts par une extrême gauche suiviste et vindicative.

Il y eut 1986, un mouvement étudiant générationnel, une puissante grève des cheminots contre Chirac et à la finale déjà une capitulation en rase campagne.

1995 ensuite, ce mouvement que les directions syndicales continuent de présenter comme une victoire, alors même que ces derniers abandonnaient la lutte, alors même que le plan Juppé était intégralement appliqué.

2003, ce printemps 2003 contre la Loi Fillon cassant de fait la retraite à 60 ans. Une longue et puissante grève à l’éducation nationale et dans les transports. Un appel massif de la rue à la grève générale, et pour toute réponse de la part de la direction de la CGT : une pétition à l’adresse des députés UMP les suppliant de ne pas voter la loi.

2007, 2010 et 2016 encore avec son « Bastille-Bastille », toujours le même cinéma, toujours la même tactique scandaleuse, consistant à cautionner, par leurs présences aux concertations, la préparation des lois anti-sociales, et ensuite à organiser la bousille en grand.

Croyez-vous qu’une seule fois cette tactique ait été dénoncée par des Arlette Laguiller, des Olivier Besancenot, voire même par un insoumis comme JL Mélenchon ?

Jamais ! De mémoire de vieux trotskyste, jamais je n’ai entendu de la bouche de l’un de ces porte-parole de la gauche radicale, la moindre critique vis à vis de l’orientation « collaboration de classe » des directions syndicales.

Et les mêmes, exactement les mêmes, aujourd’hui contre la politique de Macron, qui nous resservent et resservent encore le même plat épicé… jusqu’à l’écoeurement.

Et si définitivement les Martinez, Mailly, Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud et autres Laurent se foutaient franchement de la gueule du monde !

Bas les masques, avant toute mobilisation, avant toute prétention, bas les masques vis à vis des grands organisateurs de quarante années de défaites successives.

Il faut se séparer de ces losers, et avec des femmes et des hommes neufs, uni(e)s, orienter nos organisations vers ce combat, que eux n’ont jamais voulu engager, celui du socialisme et de la révolution.

À bas les grèves et les journées d’actions à la sauce Martinez !
À bas la concertation et le syndicalisme à la sauce Mailly !
À bas les faux combats à la sauce Mélenchon !

Le combat à mener doit se faire dans nos organisations, tout simple, il faut exiger des congrès extraordinaires et faire le procès des responsables des défaites de ces quarante dernières années.

Toujours une aveugle obéissance suppose une ignorance extrême !

Jean-Paul Marat

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104 réflexions sur « Bas les masques ! par Philippe Rideau »

  1. Tous ensemble ouais, ouais, tous ensemble…
    Tel était le slogan en 1995 des grèves à laquelle j’ai participé, défilant à Paris sous les regards approbateurs des riverains qui n’avaient pas à supporter les conséquences financieres de trois semaines de grève. On parlait de grève par… procuration.
    Régulièrement ce slogan ressort comme en 2003 et 2007.
    A un représentant Syndical, j’avais fait observer que compte tenu des enjeux des mouvements sociaux à venir, il faudrait tenir dans la durée et qu’au bout d’une semaine de grève les salariés seraient en difficulté financière et lacheraient prise un par un.
    J’étais favorable à une bonne grève à l’ancienne avec collecte de fonds pour soutenir les grévistes, aller sur les marchés, expliquer, etc…
    Sa réponse fut négative et immédiate ce qui m’étonna.
    Les dirigeants de cette centrale syndicale n’étaient pas favorables à ce mode opératoire… déjà évoqué en interne.
    Résultat: 9 jours de grève, perte de salaire, la loi qui passe…
    Conclusion: je participerai aux mouvements de contestation à venir mais pas à ceux limités à une journée isolée.
    J’espère que la jeunesse se réveillera et jugera plus important de conserver les acquis gagnés par les anciens (retraite, sécurité sociale, etc) et saura faire le bon choix entre le nouvel Aphone X à 1150 euros et leur futur régime de retraite en gestation.

    1. Jeanpaulmichel comme l’auteur du billet Philippe Rideau tirent avec lucidité les leçons des défaites endurées par le monde du travail depuis des dizaines d’années, du fait de l’abandon par les politiciens et les dirigeants syndicaux leurs associés de la seule arme du camp du travail: la menace de bloquer l’accumulation capitaliste par la menace de la grève générale, et quand ce n’est pas suffisant, la grève générale elle-même.

      Cela implique bien sûr de dénoncer les politiciens qui ne visent qu’à tirer les votes du feu des luttes. Les révolutionnaires, par exemple aujourd’hui Arlette Laguiller ou Besancenot puisqu’il sont cités par Philippe Rideau, ont toujours proposé l’alternative de la grève générale. Ils l’ont fait en 36, en 68 avec succès, en bataillant contre les politiciens et les bureaucrates. Avec succès dans ces deux cas.
      Aujourd’hui, c’est le même combat que mènent non seulement les révolutionnaires, mais les salariés de plus en plus conscients de l’impasse du « attendre les élections », qui n’ont, faut-il le rappeler, jamais permis de mettre un terme à la dictature du capital, pas plus qu’elles n’ont suffi pour imposer les principaux acquis sociaux.

      C’est le combat mené aujourd’hui pour empêcher, une fois de plus, que les politiciens et bureaucrates associés nous mènent encore une fois à la défaite. C’est le message envoyé ces jours-ci par de plus en plus de militants syndicaux combatifs appelant à la grève reconductible, comme par exemple l’UD CGT du Havre ou par les syndicats, associations, réseaux et militants regroupés dans le Front Social. La lettre ouverte du Front Social, à lire et diffuser massivement, ne peut dire plus clairement « Bas les masques »:

      1. @Charles

        « S’unir pour ne plus subir – Front Social, le 12 septembre 2017 »

        Nous recommande cet appel de certaine fédérations syndicales en opposition ouverte avec la ligne tiède des confédérations.

        Mais n’est ce pas un peu court comme appel ? Les auteurs cherchent-ils vraiment à faire tomber les masques ?

        Hélas je ne le crois pas. Pour user d’une métaphore, les lieutenants, les responsables fédéraux, à l’origine de ce « front social », irrités par la pusillanimité du centre de commandement: les généraux, les directions confédérales, les shuntent et entendent poursuivre la bagarre à leur niveau, indépendamment du quartier général.

        C’est comme si des capitaines de certains navires de la grande armada canonnaient l’ennemi dans leur secteur, sans l’aval du navire amiral.

        ils shuntent le quartier général, ils se montrent irrités, mais ils ne vont pas jusqu’à dénoncer publiquement la corruption et la politique de collaboration de classe de leurs supérieurs, du navire amiral.
        Ils ne font pas tomber les masques, et encore moins ils n’ambitionnent de mener le combat nécessaire à l’intérieur de l’organisation, (par exemple en exigeant un congrès extraordinaire -démocratique- pour une fois), pour qu’eux mêmes, sur la base d’une nouvelle orientation lutte des classes, ils puissent devenir les nouveaux confédéraux, qu’ils puissent centraliser le combat en tant que navire amiral.

        Ils disent que la division est source de soumission, qu’il faut s’unir pour ne plus subir, le problème c’est que de fait ils représentent déjà une direction syndicale alternative … dans une même organisation, à l’intérieur d’une armada disloquée.

        Le front social veut-il être utile à la cause ?

        Qu’il exige des directions confédérales de rompre d’avec le gouvernement Macron-Philippe, s’ils refusent, il faut organiser une mutinerie et avant toute chose prendre d’assaut le navire amiral. Au nom de l’unité du mouvement, cette tactique est indispensable.

        Dans le cas contraire, nous aurons les sommets syndicaux qui continueront à apporter leur soutien au pouvoir, et la bureaucratie syndicale inférieur qui organisera le cirque.

        Au bout, comme depuis quarante ans: la défaite !

    2. Salut Charles,

      Sentant le vent du boulet suite à mon arrêt prolongé – je ne serai malheureusement pas mis en retraite précoce pour incapacité, las, cent fois hélas, cette seule perspective changeait mon regard sur le monde ! – et faisant confiance au vigneron qui me confondait avec un militant cégétiste déboutonné, je me suis, il y a cinq jours, syndiqué. Je suis même allé battre le pavé mardi avec la bââââse…

      Ben je peux vous dire que les quelques militants de bâââââse ( et pas « basse » comme j’ai eu l’occasion de le lire dans un commentaire récent, super lapsus !) avec lesquels j’ai eu l’occase de discuter, ils ont une autre culture de la lutte sociale. Et la grève générale c’est tout ce qu’ils espèrent ! Déplorant également l’éparpillement auquel on assiste (12/09 ; 21/09 ; 23/09 ; 12/10, etc, etc, etc) et qui est franchement incompréhensible, sinon motivé par une énième trahison !

      Tous ensemble, tous ensemble… Ben ouais.

      1. @ 2Casa

        « …je me suis, il y a cinq jours, syndiqué… »

        Félicitation camarade !

        Voilà la chose la plus importante que peut faire actuellement un travailleur. Se syndiquer ou se resyndiquer.

        Bien sûr encarté depuis cinq jours, il y aura toujours un planqué dans un bureau syndical qui se gaussera méchamment du zéle de ces convertis de la dernière heure.

        Mais il ne faut pas se décourager. Il faut expliquer à ses collègues pourquoi nous n’étions pas (ou plus) syndiqués, et pourquoi aujourd’hui il est vital de rentrer dans les syndicats comme nos vieux rentrèrent jadis dans les réseaux de la résistance, indépendamment d’un De Gaulle ou d’un Staline.

        Moi même je suis syndiqué (ou demandeur à être syndiqué) depuis quarante ans, tantôt à la CGT, tantôt à la CGT-FO, toujours une carte lorsque mes collègues se mettent en mouvement, toujours l’objet des tracasseries des bureaucrates dans les périodes calmes où je me retrouve isolé.

        Comme quoi être syndiqué et dire la vérité, c’est bien l’enjeu de notre époque pour un travailleur.

      2. Salut Eninel,

        Oh, tu sais, pas de grande motivation altruiste au départ. Juste pas trop envie de me retrouver tout seul face aux conseils de l’expert comptable et de l’avocat en cas de bisbilles. Et puis ça faisait un an que je tergiversais, pas très convaincu par les signaux reçus jusque-là. Même si la sensibilité et la réflexion conduisent nécessairement à se dire qu’on est toujours plus fort à plusieurs. Mais là, franchement, avec Monarc 1er et ses sbires du MEDEF, je me dis dis que si personne ne fait rien, ben… y s’passera rien. Rien de bien en tout cas. Alors voilà. Un p’tit coup d’pouce de la vigne, il en fallait pas plus. S’il bave dessus, c’est que ça doit être ce qu’il faut faire ! 😉

  2. Mais est-ce qu’il y aurait là une ou des tribus de fainéants ou si peu faisants, qui contribueraient à l’étrange défaite actuelle – il faut relire tout Marc Bloch! ? Celle qui à la suite du boulevard des 30 glorieuses a dérivé vers l’impasse les 30 piteuses ? Quel que soit le cadre de référence – capitaliste, forcément kapitaliste ! – la question mérite d’être posée en pleines Lumières (= de manière adulte sans esquiver les questions paresseuses) , en plein appréciation d’une situation qui se dégrade mais où tout un chacun souhaiterait conserver quelques rentes. Car c’est bien là qu’est la question énergétique que chacun se pose : comment rester vivant…? Comment conserver quelques rentes de vie ? Tous « les acquis » sont une exigence de rente. Or la nature se fait de plus en plus avare de rentes autrefois largement distribuées et abusivement exploitées puis détruites : il n’y en a plus pour tout le monde ! Il va être difficile de l’enseigner dès la naissance, surtout pas des « privilé-giés » qui tenteront de préserver quelques positions fainéantes.
    En prendre conscience est donc une étape nécessaire et une pédagogie intéressante. Merci pour cette remise en cause: il va falloir faire machine arrière pour sortir de l’impasse !

  3. Une erreur de date s’est glissée dans le texte:
    1986, pas 1886.
    Pour le reste, que peuvent faire les dirigeants politiques et syndicaux avec aussi peu de troupes encartées ou mobilisées ?
    La grande victoire du Capital, c’est la lobotomie des citoyens par le matraquage médiatique.
    Pour l’anecdote, j’ai discuté une fois avec un chômeur qui attribuait son état au fait que les pauvres patrons croulaient sous les charges sociales.

    1. Dans le même ordre d’idée, un jeune de mon entourage à travaillé durant le mois de Juillet pour payer ses études. A la lecture de sa fiche de paie, il fut surpris par le poids des diverses cotisations sociales….
      Il souhaitait les supprimer et que chacun se débrouille pour payer sa retraite, la sécurité sociale etc.
      Soutien enthousiaste de Jupiter.

    2. La « défiance » réciproque entre tous les partenaires, est-elle constitutive de notre culture française ? Par comparaison à des tribus scandinaves naturellement plus coopératrices ou collaboratrices entre elles ? La parole est à l’anthropologie.
      « Collaborer » en France c’est pas une idée terrible !
      Même pendant la révolution tout un chacun se méfiait des « associations » – première étape pour prendre le pouvoir à tous les ni veaux. Tous les acteurs actifs des associations savent la méfiance qu’ils provoquent dans les mairies !
      Il existe un bouquin d’un sociologue/économiste (Philippon ? je n’ai pas le bouquin sous la main ) qui rapporte que les américains en débarquant étaient étonnés de la défiance profonde qui existait en France entre patrons et ouvriers. On ne peut pas faire fonctionner une association en France sans passer par les fourches caudines des politiciens locaux qu’il ne faut surtout pas déranger – quel qu’en soit la couleur. A titre d’exemple, Natura 2000 était un programme européen destiné à rendre un peu d’initiative aux associations écolo. Tous les partis politiques en un choeur de vierges éffarouchées, unanime, ont fait savoir que les seuls à pouvoir gérer le paysage c’était eux et personne d’autres. Elle est très profonde cette pathologie qui semble ne pas considérer qu’il puisse exister un intérêt général, par dessus les « zélus » – Les syndicats souffrent des mêmes maux : tout ce petit monde fonctionne selon les « mêmes valeurs » – et dysfonctionnent pareillement. « On ne change pas une société par décret » : la défaite est donc programmée !

    3. Je vais reprendre mon dada. Il n’existe qu’une seule type de charge: celle du 7.ième de cavalerie qui vient délivrer Lucky Luke de l’attaque des indiens.
      Il n’existe qu’un salaire: non le net, ni le brut, mais le brut de brut ou RGT.
      A partir de là, les comparaisons internationales deviennent valables et on s’aperçoit facilement qui paye les mystérieuses « charges ».

      ( Ma culture bande-desssinée est faible; c’est peut-être Blue Berry qui conduit des migrants dans les plaines centrales. En tout cas, ils ont fait le cercle, seul moyen de se protéger des indiens et attendre la délivrance du glorieux 7.ième de calvalry.)

      1. Tss tss, y’a un autre sens à charge. C’est celui de prendre en charge, prendre en charge le malade, l’invalide, le chômeur, le parent isolé, le vieux, le travailleur pauvre, le salarié en formation, l’apprenti, l’accidenté, etc. Bref ceux dont se chargent « les charges », et pas que, bien heureusement…

      2. « Bref ceux dont se chargent « les charges »,  »

        Ben voyons, c’est ça, mais magnifique et digne d’une phraséologie de degré 1. J’appelle ça un auto-effondrement conceptuel par définition neuneulogique. Bien tenté, ça commençait bien, logique, acceptable au niveau linguistique et vlan bug. Essaye avec « cotisations » et tout à coup ça coule de source !

        Sacré vigneron.

      3. @ Vigneron, apparemment vous adhérez à la fable de la partition des « charges » en part salariale et part patronale. C’est une mystification arbitraire, une tromperie qui pollue le dialogue sociale. Avec toutes les conséquences dans le contrôle des organismes mixtes ( salariés-patrons).
        Il faut comprendre que le salarié, seul, paie la totalité des charges , déduites de la RGT. La plupart des « charges » sont de nature assurantielles et solidaires ou à vocation sociale dont l’utilité n’est pas contestable. Comme le dit clo-clo, des cotisations.

      4. Eh les deux clowns, faut apprendre à lire. Les salariés « se prennent en charge » et « prennent en charge » autrui, collectivement, via les « charges » calculées ou prélevées sur la masse salariale, i.e sur leur part de richesse créée.
        Bref, les salariés se chargent, les salaires sont chargés – et il en manque, beaucoup.
        Et non le terme « cotisations » n’est pas suffisant, trop restrictif puisque tout se dont est chargée la masse salariale n’est pas cotisation du salarié (contributions diverses).

      5. T es outillé pour comprendre, enfin il semble on n’est jamais sûr de rien, donc tu le fais exprès ! Aucun intérêt de perdre mon temps face à la mauvaise foi caractérisée ! Ciao mec.

      6. Nos points de vue se rapprochent, mais si, mais si !
        A un moment donné, mon salaire net était à 48% de la RGT.
        52% partait en cotisations diverses. Et c’est MOI, mon travail ou ma productivité horaire multipliée par le temps de travail, qui les payait. Et ce, même si pratiquement, la chose se passait dans mon dos et les versements effectués par les services administratifs de l’entreprise. Vous comprenez ?

      1. « Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de ne plus être en état de donner de mauvais exemples . »

        Heureusement , la jeunesse fait ce qu’elle veut et croit bon pour elle . Et elle a bien raison .

        Mais le monde est de plus en plus dur , pour la vieillesse , mais surtout pour la jeunesse .

        C’est ce qui a pu me faire écrire que les grands leaders syndicaux pouvaient être plus utiles à l’OIT ( mais pas que là bien sur ) qu’à la tête quotidienne de leur propre centrale franco-française .

        Il en va de même des grands leaders , hommes ou femmes d’Etat .

        La révolte efficace sera mondiale ou ne sera pas .

      2. Juan, d’accord sur l’idée que la vie des jeunes est très difficile.
        Mais qu’est-ce que votre révolte à partir de « grands leaders à l’OIT ou ailleurs » ?
        Une révolte institutionnelle ? et qui plus est, mondiale!
        C’est de la guimauve, rien de moins; une impossibilité intrinsèque.
        Vous rêvez, ça mange pas de pain. Mais avec vos présupposés, c’est pas demain la veille. Or, ça urge…
        (Ne prenez pas ça pour une critique…)

      3. Je vais quand même le prendre comme une critique parce que je ne suis pas en sucre ni en guimauve . D’autant que la critique est justifiée si j’ai pu donner le sentiment de « botter en touche mondiale ».
        Mais pour me répéter , je suis devenu plus sensible à la grippe qu’aux  » sarcasmes , véhémence , et critiques » .
        Bien sur qu’il faut agir dans le présent là où l’on est. C’est d’ailleurs ce qu’on fait depuis toujours , et que j’ai fait avec d’autres tant que j’ai pu . L’OIT ( que j’ai eu le malheur de citer ) n’est qu’un des multiples endroits, non pas où « le combat doit d’abord se faire pour être gagner » , mais où les lignes de forces qui font nos sociétés peuvent être infléchies et participer d’une avancée qui permettent aux combats locaux de  » mettre des cliquets « .

        Les syndicats dans leurs multitudes ne peuvent ( certains pensent qu’ils ne doivent ) faire que le code du travail soit la bible universelle qui puisse sauver l’humanité , dans l’urgence .

        Et pour moi , « l’urgence » des enjeux du monde a plus de chance de se manifester par les flux migratoires que par les défilés contre Macron ( ou d’autres) .

        Ce qui n’empêche pas de le faire . Faut juste savoir avec qui et quoi on se bat .

      4. « L’OIT ( que j’ai eu le malheur de citer ) n’est qu’un des multiples endroits, non pas où « le combat doit d’abord se faire pour être gagner » , mais où les lignes de forces qui font nos sociétés peuvent être infléchies et participer d’une avancée qui permettent aux combats locaux de » mettre des cliquets « . »

        OIT, oui Juan il y a de quoi faire et agir :

        « L’Organisation internationale du travail et la Walk free foundation ont conduit une grande enquête mondiale pour chiffrer l’esclavage moderne. Il s’agit de créer un indicateur qui servira de référence dans le cadre des « Objectifs du développement durable » de l’ONU. »
        http://www.la-croix.com/Economie/Monde/40-millions-personnes-monde-sont-situation-dexploitation-2017-09-20-1200878344

  4. Est-ce que la responsabilité des partis politiques de gauche (au sens du spectre décrit dans le billet) et celle syndicalistes, ne sont pas pendantes, conjointes du moins, à celles de la culture patronale en France (mystification du « dialogue social ») et de l’inculture politico-économique (pour cause de clientélisme, favoritisme conflits d’intérêts, etc) inculture des basses militantes et syndicales, que cultivent une « élite » (institutionnelle, du public et privé, etc), la « méritocratie », et les politiques installés qu’ils aient et soient des gauches, comme des droites et leurs extrêmes d’ailleurs (des alternances au tripartisme, voire aux cinq partis actuels, allant de la macronite « jupitérienne », en passant par la droite « buissonnière », jusqu’à l’extrême droite conspuant le syndicalisme traditionnel, pour finir par FI et le premier parti de France, l’abstention)… ?

    1. Bravo! des questions pertinentes et sans réponses dans le texte proposé.
      La question du faible taux de syndicalisation devrait être prioritaire.

      Vos entre parenthèses sont des incises rendant le texte moins fluide, à mon humble avis.

  5. Des trahisons de dirigeants dans l’histoire syndicale, il y en a eu. Une « Maison du peuple » (syndicat socialiste/PS) protégée par l’armée en 1932 contre les grévistes (Charleroi), cela en dit long. « L’affaire du Sporting » en 1961 (Charleroi) qui a vu tout le public quitter le stade au moment où les dirigeants syndicaux entamaient leur meeting, en pleine grève générale (des militants PCB avaient donné le mot : allons plutôt soutenir sous les fenêtres de la prison, nos camarades arrêtés…). Il est donc difficile de délimiter une période de 30 ans ou plus.
    Il est vrai qu’en France, les organisations syndicales ont toujours connu un taux de syndicalisation moins fort, réduit à peau de chagrin aujourd’hui et que l’implication des délégués de base dans la négociation ou dans la stratégie est bien plus faible.
    Il est vrai qu’organiser aujourd’hui une « journée de mobilisation » trop faible et venant trop tôt, parait servir à mouiller les pétards avant de les lancer… 11 jours plus tard, c’est au sens propre décourageant.
    Je me souviendrai toujours de ce commentaire de journaliste du Soir vers 1974 : « tout le problème est pour les dirigeants syndicaux de permettre un « lacher » de pression sociale sans faire sauter le couvercle du chaudron ». On ne saurait être plus explicite sur cette fonction de trahison du mouvement.

    1. Et un syndicat comme la CGT, désormais arc-boutée sur la prévalence des accords de branche alors qu’elle n’a jamais signé qu’autour d’un tiers de ces mêmes accords de branche contre 85% des accords d’entreprises ? C’est quoi si ce n’est de l’incohérence et/ou une nouvelle reculade/ »trahison » ?

  6. @arkao

    « …Pour le reste, que peuvent faire les dirigeants politiques et syndicaux avec aussi peu de troupes encartées ou mobilisées ? … »

    Je me doutais un peu qu’en postant ce billet assez anecdotique, voir carrément médiocre, j’allais cependant provoquer des réponses assez amusantes.

    Les pÔvres dirigeants ouvriers, obligés de se prostituer politiquement, faute de monde derrière eux !

    Admettons qu’en 2017 les bureaucraties syndicales soient en manque d’encartés et qu’ils peinent à mobiliser, cela a-t-il toujours été le cas ?

    Jeune syndicaliste j’ai connu le temps où la CGT drainait pas mal de monde derrière elle, les cotisations étaient payées rubis sur ongle, et je peux vous assurer monsieur Arkao que l’orientation de la direction était à peu près la même qu’aujourd’hui:

    Non pas défense inconditionnelle des intérêts matériaux et moraux, économiques et sociaux, de la classe ouvrière, mais bien plutôt allégeance totale au parti communiste français qui , parce que le prolétariat était encarté par millions à la CGT, et en 1977 ne se faisait pas prier pour défiler dans la rue en vue d’en finir avec Giscard, sans doute sur ordre de Brejnev, mettait fin au programme commun de gouvernement d’avec le PS.

    Quelle impression la politique de Georges Marchais vous aurez provoqué en 1977 ?

    « …La grande victoire du Capital, c’est la lobotomie des citoyens par le matraquage médiatique… »

    Mais qui lobotomise l’esprit des travailleurs depuis quarante ans sinon les dirigeants de gauche (partis et syndicats) ?

    Je ne pense pas que promouvoir un syndicalisme d’accompagnement des plans du Medef, promener pendant des semaines, jusqu’à épuisement, les salariés en colère sur la rive gauche de Paris, combattre le front unique ouvrier, allez de défaites en défaites, de reculs en reculs, servir la soupe à un nationaliste démago comme Mélenchon, cela soit de la responsabilité du prolétariat, encarté ou pas.

    C’est bien plutôt de la responsabilité des coupables, ou si vous vous préférez de la culpabilité des responsables.

    Matraquage médiatique me dites-vous ! Matraquage médiatique de la bourgeoisie d’autant plus nuisible que les chefs ouvriers se disputent avec empressement les plateaux de TV et les émissions de radio pour y déverser leurs fadaises et leurs platitudes, sur le fait que ce jeune travailleur peste en lisant sa fiche de paye, et en se rendant compte que plus il cotise en salaire différé et moins il profite de la solidarité .

    Comme il est facile de tirer à vue sur ce jeune travailleur tenté par l’auto-assurance, mais est ce lui qui a laissé passé le plan Juppé ? Est ce lui qui supplie les bureaucraties syndicales de maintenir coûte que coûte le syndicalisme de collaboration de classe ?

    Moi je me mets à la place de ce jeune travailleur, et devant le spectacle de cette triste gauche, ânonnant qu’en négociant la capitulation devant Macron, qu’en appelant en dépit du bon sens à la mobilisation, on évite bien pire, je me sens si atterré d’un tel manque d’intelligence, de volonté et de combativité, que je me dis que le découragement est la mort morale.

    L’ensemble des responsables de la gauche sont dans un état de mort clinique.

    le seul espoir c’est notre jeunesse, qui morfle comme nous les vieux on ne peut pas s’imaginer, et cette jeunesse va comme toujours nous surprendre, parce qu’à la différence des bureaucraties syndicales, « …jeune sang n’obéit pas à vieux décret… » (Shakespeare)

    1. @Eninel
      Que de verve en réponse à mon post laconique.
      Si ça peut vous rasséréner, en 1986 et en 1995, j’y « étais ». Le syndicalisme, je connais aussi, plus à Sud qu’à la CGT d’ailleurs.
      Je me mets d’autant plus à la place des jeunes travailleurs que mes enfants en sont.

      1. Déçu par les vidéos.
        D’expérience: la jeunesse est un état passager rapide qui n’évolue pas vraiment dans le bon sens.
        Comme la Vie, une maladie sexuellement transmissible, au pronostic toujours fatal…

      2. @ Cloclo

        « …Y avait des jeunes en 1974 non ?… »

        Oui c’était nous !

        Mais nous, notre génération, à la sortie de ces trente glorieuses, la problématique de notre destinée sociale était tout autre que la jeunesse du moment.

        Il y avait globalement du boulot pour tous, mais surtout on était convaincu que nous allions vivre mieux et même beaucoup mieux que nos vieux.

        La crise structurelle du capitalisme pointait son nez, mais en attendant on se rendez bien compte que suite à 1968 et les rapports de classe de l’époque -à notre avantage- se syndiquer ça payait !

        Les plus têtes brûlées, j’en étais, rentrait dans la CGT et faisaient la misère aux patrons, les faisaient cracher au bassinet, les menaçant en passant que bientôt les chars soviétiques seraient à Paris.

        Les autres, on va dire les apolitiques, dans les syndicats réformistes, eux aussi y trouvaient leur compte. Car à cette époque, et selon la célèbre formule d’André Bergeron, il y avait du grain à moudre.

        Lorsque des négociations s’engageaient, ce n’était pas des négociations de même nature que celles d’aujourd’hui. Les réformistes dans le mouvement ouvrier avaient beau jeu de se tourner vers les travailleurs et de leurs dire:  » voyez, nous on ne vous promet pas le grand soir, mais regardez ce que l’on vous rapporte de notre nuit de négociations: du concret, du tangible, du palpable ! »

        Il ne faut pas confondre réforme sociale et réforme libérale.

        En 1974 on négociait des réformes sociales, depuis 1986 on négocie des réformes libérales, en clair des contre-réformes sociales. Il n’y a plus de grain à moudre depuis longtemps, la crise est passée par là.

        C’est JC Mailly de FO qui le dit lui même lorsqu’il explique que face à la rapacité du pouvoir il a réussi par la négociation à nous sauver notre pantalon … en lâchant notre veste !

        Mais la jeunesse n’aime pas ces tractations de marchands de tapis, et surtout elle s’inquiète déjà de l’objet de la future concertation à venir: notre pantalon ?

      3. Ce qui m’intrigue en fait , c’est que de cœur et d’intérêt propre
        ( car ça lui permet d’avoir un poids plus fort que sa représentation officielle en cas de renvoi de la négociation sur le terrain ) , FO a toujours ( et je pense encore ) considéré que la négociation de branches ,et l’arbitrage par la loi et non pas par le patronat ,était non seulement une ligne rouge , mais la condition même du syndicalisme ( au moins en France ) .

        Contrairement à d’autres je n’attribue pas à des considérations de bas étage , la demi-résignation de Mailly .

        Si mon raisonnement n’est pas faux , je pense plutôt qu’il est arrivé à la conclusion que l’Etat et le patronat c’était devenu la même chose , et qu’il n’y avait plus d’issue que dans sauver les meubles qui pouvaient l’être , dans cette phase de l’histoire entre Etat-Patronat- Syndicats , ou attendre sinon le grand soir, mais des forces du terrain qui tardent à se compter .

        https://www.youtube.com/watch?v=eLVQYv1kOVI

  7. « Le combat à mener doit se faire dans nos organisations, tout simple, il faut exiger des congrès extraordinaires et faire le procès des responsables des défaites de ces quarante dernières années. »

    Il s’agit de quelles organisations ? C’est pas clair…….
    Des congrès extraordinaires et des procès….. Le Medef et Macron vont trembler………

    1. @Manchego

      « Le Medef et Macron vont trembler »

      Bien plus que vous le pensez, une centrale ouvrière unitaire, combative et démocratique, et c’est la fin de la concurrence entre nous, en clair c’est la fin de l’exploitation capitaliste.

      Les organisations syndicales de classe ne sont pas seulement acteurs -ou actrices- de la lutte des classes, elles en sont l’objet.

  8. La morale de cette histoire (vieille comme la politique), c’est que la division a toujours conduit à perdre la bataille (et les dernières élections on en apporté une illustration parfaite).
    Je reprends cette formule bien appropriée aujourd’hui (un peu déformée) :  » résister et créer…! ». L’avantage actuellement, c’est que sur des ruines, on peut bâtir du neuf. Cela suppose, encore une fois, de créer, de construire, d’inventer.
    Enfin, ce n’est pas quand tout va bien qu’il faut le plus se mobiliser, mais c’est plutôt quand la marée est basse….

  9. « Et si définitivement les Martinez, Mailly, Hamon, Mélenchon, Poutou, Arthaud et autres Laurent se foutaient franchement de la gueule du monde ! »

    Encore un théoricien du complot !
    Mais bordel c’est qui l’ennemi ??

    Et oui personne n’est parfait, personne n’est blanc pur, y en a même qui trahissent, quelle découverte ! Vous croyez que les gens sont dupe de la trahison de Mailly ? que vous seriez le seul à le voir ?
    Ne prenez pas les gens pour des cons.
    Votre chasse aux impurs est stérile et de nature à démobiliser.

    Il faut que les toutes les forces disponibles se rassemblent. Faut arrêter d’essayer de diviser. Avec des discours comme le votre autant se tirer une balle. C’est gavant à la fin.

  10. Défendre les intérêts des travailleurs peut renvoyer à beaucoup de choses, surtout quand le travail devient un privilège. Au conservatisme notamment quand les classes laborieuses ont profité de la croissance mondiale bien légitimement alors que les délocalisations en étaient une des facettes, tellement conservateur que dans les entreprises les œuvres sociales sont là davantage pour régenter les locations estivales au bord de mer ou la distribution de chèques-cadeaux pour nourrir les grandes enseignes. Cela pour dire que les syndicats dans l’entreprise défendent ce monde, et pour un nombre considérable d’encartés votent fn. Le syndicalisme d’aujourd’hui peut décontenancer qui s’y confronte mais pas de quoi faire plier le patronat, c’est une arme qui se retourne contre les travailleurs et (futurs) chômeurs. Ce n’est pas de leur faute, c’est la société. Il y a aussi le syndicalisme sans étiquettes, se mobilisant pour les basses œuvres patronales, cela marche parfois au-delà des espérances des donneurs d’ordres, j’en ai vu des pas mures avec des affichettes I want you. Quelle infamie, si les masques tombent comment allons-nous défiler?

    1. @Maissire

      « si les masques tombent comment allons-nous défiler? »

      A visage découvert, et sur le haut du pavé de plus, comme nous l’avons toujours fait dans l’histoire.

      Là où il y a du flou, il y a un loup comme nous le dit Martine !

  11. une bien belle leçon de morale mais si on savait comment faire, ça ferait longtemps que les choses auraient évoluées. Pour ce qui est de la cégète, la description faite dans ce billet est extrêmement datée et ne correspond plus à la cégète actuelle. La principale difficulté que nous affrontons est l’émiettement syndical (qui a multiplié les syndicats pour affaiblir le mouvement ouvrier et principalement la CGT ?), le précariat qui étend son entreprise et l’individualisme et le chacun pour soi qui règne chez celles et ceux qui ont encore quelque chose à perdre (et même chez celles et ceux qui n’ont rien à perdre).

    1. @cgetiste

      « …une bien belle leçon de morale mais si on savait comment faire, ça ferait longtemps que les choses auraient évoluées… »

      A bas les ordonnances anti-ouvrières !
      En finir avec la concertation co-élaboration !
      Mailly, Martinez rompez avec le gouvernement Macron-Philippe !
      Exigez le retrait des ordonnances !
      Front unique CGT-FO-FSU-UNEF pour affronter le gouvernement
      Macron-Philippe, gouvernement du capital financier !

      Une attaque majeure : liquidation totale du code du travail
      Le 31 août, le gouvernement a rendu public le texte des cinq ordonnances. C’est la liquidation totale du code du travail, code
      qui cristallise en partie les acquis des luttes de plusieurs décennies de la classe ouvrière pour résister à l’exploitation.

      Les ordonnances c’est :
      • la prévalence sur les accords de branche donnée aux accords d’entreprises (primes, ancienneté, salaires, heures
      sup’, travail de nuit, etc.) et, de ce fait, l’inversion parachevée de la hiérarchie des normes telle qu’engagée avec la loi
      El Khomri ;
      • la généralisation des référendums d’entreprise où s’exerce le chantage à l’emploi ;
      • la liquidation des CHSCT et des délégués du personnel dans une instance unique le Comité social et économique
      dont l’objectif est d’associer les syndicats à la cogestion des entreprises ;
      • le transfert aux branches de ce qui relevait de la loi applicable à tous (libéralisation du recours aux CDD et à l’intérim,
      extension des contrats de projet et de mission préparant la fin des CDI) ;
      • le plafonnement des indemnités prud’homales pour les licenciements frauduleux ;
      • l’instauration de la possibilité de « rupture conventionnelle collective » afin d’échapper à la législation d’un plan social
      d’entreprise.

      Le MEDEF, la CGPME, les organisations patronales d’artisans exultent. S’ouvrent pour eux la possibilité d’échapper à toute
      contrainte limitant l’exploitation des travailleurs et des jeunes.

      Plus de trois mois de concertation co-élaboration

      Dès début juin, le gouvernement a engagé un vaste processus de concertation : plus de 48 réunions au programme. Les
      dirigeants des confédérations CGT et FO ont accepté et s’en sont même félicités. En juillet, l’Assemblée nationale a adopté la loi d’habilitation autorisant le gouvernement à procéder par ordonnances. La concertation n’a pas cessé jusqu’à fin août.

      De fait, accepter la collaboration avec le gouvernement dans le cadre de la loi d’habilitation, c’était accepter le principe des
      ordonnances.

      Mailly a déclaré qu’il n’était pas opposé au principe et que tout dépendait du contenu. Martinez a justifié la
      participation des dirigeants de la CGT pour faire valoir des contre-propositions pour un code du travail modernisé.

      Au soir du 31 août, on ne peut que constater que ni les dirigeants de la CGT ni ceux de FO n’exigent le retrait des ordonnances.

      Rompre avec le gouvernement ! Retrait des ordonnances !
      Le 20 septembre, le conseil des ministres approuvera les ordonnances. Elles seront immédiatement applicables en tant que règlements. En octobre, l’Assemblée nationale, à la botte du gouvernement, doit adopter leur transposition dans la loi. D’ores et déjà, le gouvernement a annoncé son intention d’associer les dirigeants syndicaux à l’élaboration des décrets d’application.

      Les ordonnances sont la première étape décisive de l’offensive générale du gouvernement Macron-Philippe contre le prolétariat
      et la jeunesse : contre-réforme de l’assurance-chômage, liquidation du statut des fonctionnaires, instauration de la sélection à l’université, poursuite de la marche à l’état policier, démembrement de la Sécurité sociale, liquidation du statut des cheminots et privatisation de la SNCF, etc.

      Faire face à cette offensive, c’est dans l’immédiat combattre pour s’organiser à tous les niveaux pour imposer aux dirigeants
      des confédérations CGT et FO, de la FSU et de l’UNEF :
      • Rupture de la collaboration avec le gouvernement, un seul mot d’ordre « A bas les ordonnances ! Retrait ! »
      • Front unique pour se préparer à affronter le gouvernement Macron-Philippe.

      Défaire ce gouvernement impliquerait d’appeler dans l’unité à une puissante manifestation au siège du pouvoir sur le seul mot
      d’ordre : à bas les ordonnances !

      Tract combattre pour le socialisme,  » GROUPE pour la construction du Parti et de l’Internationale ouvriers révolutionnaires. Supplément à CPS n°65 – 10 septembre 2017

      Si tes dirigeants cégétistes ne savent pas comment faire, juste avant de démissionner, qu’ils proposent un congrès extraordinaire (pas un congrès de bureaucrates aux ordres comme de tradition, mais un congrès réunissant des jeunes camarades-syndiqués et travailleurs, mandatés par leurs collègues, qui sauront sans doute trouver ce qu’il faut faire !

      Dans mon intervention je me permets de faire la morale, comme tu l’écris, vis à vis de gens qui n’ont pour seule morale que celle de protéger les puissants contre les faibles:

      Au soir du 31 août, on ne peut que constater que ni les dirigeants de la CGT ni ceux de FO n’exigent le retrait des ordonnances.

      1. Le premier syndicat du privé n’est-il pas la CFDT selon les dernières élections professionnelles ?

        Pourquoi des congrès extraordinaires contrediraient ils un vote récent ?

      2. @Juannessy

        « Le premier syndicat du privé n’est-il pas la CFDT selon les dernières élections professionnelles ?

        Pourquoi des congrès extraordinaires contrediraient ils un vote récent ? »

        Ce congrès sera extraordinaire parce qu’il peut -et il doit- se tenir- dans une pleine effervescence de la lutte des classes.
        Dans ces moments rares où les travailleurs s’intéressent à la politique.

        Nous verrons alors la différence qu’il peut y avoir entre un congrès de bureaucrates-sénateurs, et un congrès syndical de jeunes grévistes.

        La CFDT ne restera pas longtemps « le premier syndicat du privé » !

        La CFDT, comme les petites embarcations par gros temps, devra tenir la rive !

  12. l’auteur de l’article ne doit pas lire la presse d’extrême gauche (celle de Poutou ou de Laguiller). Il y a des analyses constantes, tant de LO que du NPA, montrant l’intégration des syndicats à l’appareil d’état, dénonçant leur collaboration de classe, leur tactique consistant à épuiser les mouvements par des manifs sans perspectives. Cela posé il est de la responsabilité de ces organisations d’appeler à la lutte et à la manifestation quand les organisations syndicales y appellent et ce, quelles que soient les arrières pensées des directions syndicales. Il s’agit de les prendre au mot. Le dépassement des tactiques réformistes et l’autonomie des travailleurs ne peut advenir que dans la lutte, pas en restant chez soi ou au travail.

    1. @JEAN DUCHENE

      « …l’auteur de l’article ne doit pas lire la presse d’extrême gauche (celle de Poutou ou de Laguiller). Il y a des analyses constantes, tant de LO que du NPA, montrant l’intégration des syndicats à l’appareil d’état, dénonçant leur collaboration de classe, leur tactique consistant à épuiser les mouvements par des manifs sans perspectives… »

      Oh si croyez bien que je les lis les thèses et les anti thèses de mes camarades de LO, du NPA, du POI et du POID.

      Il est vrai que de manière extrêmement confidentielle, il arrive que l’on parle lutte des classes et marxisme dans les milieux de l’extrême gauche, on fait de la propagande. Comme on dit, on attrape pas des mouches avec du vinaigre, et dans l’espoir d’attirer vers eux des jeunes travailleurs à la recherche de radicalisme et de révolution, il faut bien se démarquer des autres.

      Mais n’avez vous pas remarquez par contre, l’extrême prudence du discours des portes paroles de ces organisations lorsqu’ils s’expriment à un public plus large ?

      Raison invoquée mille fois par ces derniers: il ne faut pas affoler les masses, il faut adapter notre agitation à leur compréhension … qui pour eux n’est pas très grande !

      C’est ainsi que depuis quarante ans, les tracts qu’ils diffusent dans les manifs, sont tellement insipides et sans intérêt qu’ils finissent traditionnellement au sol.

      Il va y avoir des manifs dans les prochains jours, cher Jean, prenez en un au sol, mettez le en ligne sur ce blog, et si celui ci témoigne d’un moindre intérêt, je promet de verser une obole aux bonnes œuvres de Paul.

      1. Ça , c’est le commentaire du gars qui ne paie sa cotisation syndicale que si  » ça lui rapporte quelque chose » .

  13. Tain, si les syndicats d’ouvriers des sweatshops de Dacca avaient seulement 10% des ressources des syndicats français selon le rapport d’enquête parlementaire inédit Perruchot (≈ 4 Mds tous syndicats, salariés et patronaux), dont on ne pourra pas voir les annexes et les comptes-rendus d’auditions avant 2036…

  14. La gauche a lamentablement échouée, c’est de sa faute, aussi a-t-elle raté des opportunités pour se renforcer. Ce n’est pas une exception francaise, partout en Europe la gauche recule. Même en Allemagne, le candidat du SPD n’a aucune chance de gagner les prochaines élections. Pourquoi, parce que le SPD s’est droitisé peu à peu, l’ex-chancelier Schröder, copin du patronat et de la finance, a fait accéllerer le déclin. Et Schulz, le candidat actuel, est nul, pas fait du tout pour accéder à un gouvernement.
    Macron (je n’aimerais pas être à sa place) est sous une forte pression. Il doit concevoir et mettre en oeuvre ce que l’on attend de lui: satisfaire les exigences dictées par le catéchisme de la mondialisation économique (en terme d’emploi, de la libre circulation des capitaux, marchandises et services). Son problème c’est de trouver des trucs pour faire avaler les pillules amères.
    Un autre problème consiste en la solitude de la gauche francaise. On lui dit: tous les pays européens et en dehors ont procédé à la dérégularisation (du marché d’emploi etc.), la France ne pourra résister plus longtemps à cela, rien que pour des raisons de compétitivité.

    1. La gauche, ou la social-démocratie ?
      Et à côté de cet échec ou cette faillite (eh oui, le PCF, le PS…) il y a des mouvements incessants venus de la base, indignatos, occupy, stiriza, podemos, l’insoumise, nuit debout. Rappelons nous combien les dirigeants ont courru après la base qui a fait mai 68 et juin 68.
      En fait l’Allemagne a donné le ton avec les lois HARZ de recul salarial et social (travailleurs pauvres) et elle écrème la croissance à son profit.
      Ne condamnez pas les gens avec les dirigeants. ET n’ayez pas pitié de Macron, il jouit du pouvoir.

      1. Travailleurs pauvres (- de 50% revenu médian), 2014, Ocde (database 2016).
        France : 7,1%
        Allemagne : 3,5%
        C’est pour les plus de 65 ans que c’est nettement plus hard en Allemagne qu’en France (8,5% vs 3,5%).
        https://t.co/xpguEnA5JL

      2. @Vigneron (17/9 à 11h30)
        Allemagne..ââh , le pied!…tant qu’à faire ..examinons le tableau de l’évolution de ses principaux indicateurs socio-économiques (==>modèle du futur sociétal accepté??? par la société française macronisée..dans l’enthousiasme ou à l’insu de son plein gré? )

        (source : publication par l’Agence France Presse sur Twitter)

    2. @Germanicus

      « Un autre problème consiste en la solitude de la gauche francaise. On lui dit: tous les pays européens et en dehors ont procédé à la dérégularisation (du marché d’emploi etc.), la France ne pourra résister plus longtemps à cela, rien que pour des raisons de compétitivité. »

      Evidemment, si l’on part du principe que la gauche devrait plier aux injonctions de compétitivité (aka sur ce blog « aligner nos salaires sur ceux du Bangladesh »), on est à peu près certains d’arriver perdants.

      Réfuter systématiquement la rhétorique droitière est une condition minimum si on veut voir (re)naître une gauche efficace. Apparemment c’est pas gagné sur ce point là non plus ici.

      1. « rhétorique droitière » – La droite s’est octroyée la partie active, elle est au pouvoir (Macron c’est la droite plus ou moins masquée), c’est la gauche qui fait des discours. Mélenchon a la parole facile, il n’est pas au pouvoir, il se complaît dans son rôle de contéstataire, un rôle qu’il aime tant. Mais proposer une politique cohérente, tenant compte des données nouveaux, c’est autre chose.

  15. Il y a un paradoxe qu’il faudra aussi un jour se résoudre à affronter une bonne fois pour toutes, celui entre la dénonciation systématique du capitalisme d’une part, et la participation ultra-majoritaire à ses modes d’organisation du travail (l’emploi) et de distribution des ressources (la consommation) d’autre part, y compris parmi ses adversaires auto-proclamés les plus apparemment acharnés.

    Nous ne voulons plus du capitalisme? Commençons donc par arrêter d’y participer, juste pour voir. Plus facile à dire qu’à faire évidemment, mais ce reproche adressé aux seules directions syndicales et politiques de gauche nous est en fin de compte imputables à tous ou presque ici, d’une manière ou d’une autre.

    La collaboration de mauvais gré ne saurait être confondue avec la résistance, or je suis intimement convaincu qu’il n’y a à peu près aucun « résistant » (au sens d’une désertion des modes opératoires du capitalisme) participant à ce blog.

    1. J’ai essayé – j’ai appelé ça le minéabilisme- dès que les gosses grandissent, ça devient très dur. Bon d’accord, il aurait fallut ne pas commencer par ça.
      Mais il nous restait de bons réflexes: bagnole pourrie, ordi trouvé dans un ruisseau – 15 jours de séchage -, pas de télé : 40 ans d’abstinence du bourrage crânial officiel, équipements en partie récup poubelle ou Emmaeus. Et refus de la propriété, finalement économique.
      Depuis 5 ans, nous nous sommes humanisés: téléphone portable mais limité à cette fonction et quelques babioles utiles…

    2. Salut Dissonance, salut Daniel,

      Moi j’appelle ça « attrition » et ça prend deux formes : 1/ bosser le moins possible, donc se laisser exploiter le moins possible par un petit ou un gros capitaliste : autant de moins pour la machine ! 2/ par contrecoup, consommer le moins possible : et encore ça de moins pour la machine !

      Mais quelle vie ça donne ?

      Tu finis par ne plus voir tes potes, pas de coco à mettre dans la bagnole pour aller les voir, tu ne reçois plus, tu ne sors plus, ou quasi, tu bouffes de la merde à longueur de temps – et si tu peux pas faire pousser des pruneaux, c’est relou – bref, tu sors des « normes de consommation ». Tu finis par saouler tout le monde avec ta vision apocalyptique de la société et du monde – et y’a rien qui ennuie plus les gens que ça ! Tu finis par te faire défoncer sur un blog parce que t’es un petit chouïa un brin radical et provocateur, ce qui te conduit à fermer ta gueule pendant des années…

      Qu’est-ce qui reste ?

      La contemplation morbide du bouzin qui part en vrille…

      C’est triste quand même. Surtout quand la mort vient frapper à ta porte à 40 et quelques balais.

      https://www.youtube.com/watch?v=B9FzVhw8_bY

      1. On est pas sur la même longueur d’onde. Même si j’ai eu des périodes de chômage difficile, bosser était une nécessité et il m’était interdit de tomber malade ou autre.
        Bosser m’allait bien sauf pour des cons méprisants, et ils étaient parfois légion. Dur, dur mais faut ce qui faut.

        Je vous propose une vidéo que je tiens pour le (presque) meilleur du blues, du blues concertant. Il faut persévérer à la première écoute, car c’est éprouvant. Ensuite, l’écouter souvent pour vraiment apprécier, chaque écoute devenant meilleure que la précédente. Mais n’en abusez pas, c’est dangereux ce truc là.
        Grateful Dead – Little Red Rooster – 09/24/88 – Madison Square Garden , avec Mick Taylor.

        https://www.youtube.com/watch?v=OVIhw8e89hQ

    3. @ Dissonance
      Et vous-même ?
      @ Daniel
      Eh oui, les enfants. Jusqu’à quel point peut-on leur faire vivre une existence « hors norme » ?
      @ Casa
      Oui, quoi qu’en disent les yakafaukon, le potager bio autosuffisant c’est la famine assurée à moins d’y consacrer tout son temps et son énergie en priant pour qu’un incident climatique ne vienne pas ravager tous les efforts.

      1. @arkao

        moi même pas mieux que les autres sans doute, ou alors peut-être que si, allez savoir, en tout cas je me demande quel est le point de discuter encore sur le blog de l’auteur de « se débarrasser du capitalisme est une question de survie » si même dans la tête de ceux qui prétendent constituer une part d’une gauche disons radicale il est à ce point hors de question d’envisager la vie en dehors du cadre capitaliste. Dès lors il me paraît plus qu’inapproprié de décerner bons et mauvais points quant à l’observation de la cause anti-capitaliste ou encore de chercher à désigner des traîtres.

        @2casa

        Peut-être qu’avec des ami.e.s engagé.e.s dans le même type de démarche, ce serait nettement plus abordable, non? Quoi qu’il en soit l’idée que même les amitiés soient ainsi conditionnées par l’état du compte en banque en dit plus long que je n’aurais su l’exprimer sur l’état d’incrustation du régime capitaliste dans les esprits, et sur la grande relativité des « trahisons » dénoncées dans ce billet.

        Tout le monde en croque (à des degrés divers, mais tout de même) et personne n’est disposé à remettre fondamentalement le système en cause, en fin de compte. C’était là tout l’enjeu de mon commentaire.

      2. Salut Dissonance,

        Je crois qu’on s’est mal compris. Aucun de mes potes n’est responsable. C’est juste qu’une personne dans ma situation ne peut plus se permettre les mêmes activités que les autres. De sortir, d’inviter, de passer les vacances ensemble, de rendre les visites quand les gens sont dispersés. Alors à force de ne pas partager les mêmes activités les liens se distendent tout simplement. Triste mais inévitable.

        Ensuite un certain rapport au monde et à la société sur le mode du combat, de la dénonciation, effectivement, ça lasse. Quand on bosse et qu’on se fait suer à longueur de temps on n’a pas envie de se faire rabâcher que tout va mal, que la planète part en quenouille – par notre faute en plus – et que la société est malade. Surtout si ça va pas trop mal… Encore plus triste mais tout aussi inévitable !

        Parfois les lignes bougent. Quand la galère vient frapper à la porte. Certains, plus radicalement, ont autre chose à faire. Et c’est normal. Y’aura pas de deuxième service…

        @ Daniel

        Vous en faites pas pour ma culture rock, j’écoutais ça à 18 ans et puis ça m’a passé. Dieu est mort et Rock is dead, c’est peut-être triste mais c’est comme ça. Pour little red rooster j’aime mieux Morrison, j’dois être trop flemmard !

        https://www.youtube.com/watch?v=deaK1ynSqig

      3. @ Casa.
        C’est pas du rock. Grand Dieu, au pluriel si vous voulez. C’est du blues b-l-u-e-s, rien d’autre. Little Red Rooster est un standard dont les paroles ne valent pas tripette et les 60 versions (ou a peu près) dispo. sont quelconques. Reste une musique marquante et intemporelle.
        Autre truc, même tonneau, danger garanti:
        https://www.youtube.com/watch?v=hx4jieO9H8Y

        @ arkao: avec les filles pas de Pb, en assurant quand même le mini. dont présence en ASSU. Mais adultes elles ont perdu le réflexe récup. et goût pour l’incertain au fonctionnement aléatoire. Échec, trop intégrées.
        Qelques Pb avec les garçons ados. Mais succès total à l’âge adulte: ils sont totalement en-dessous du radar, furtivité assumée. Et héritage rassurant, ils n’acceptent que ce qu’ils peuvent réparer ou détourner de son emploi originel. Franchement, c’est un bordel sympathique…
        Bien entendu, le chômage imposé « aide ».

  16. « De mémoire de vieux trotskyste ». Ce n’est qu’un détail dans l’article, mais il est cocasse. Alors, camarade, l’entrisme dans les syndicats, et la surenchère pour rajouter un jour en plus derrière les journées symboliques, ce fut l’échec aussi, non ? Stratégie à réévaluer ??

    1. Pas tant un détail que ça. Et si on parlait du « procès » (Ph. Rideau emploie ici une terminologie stalinienne, soit-dit en passant) de décennies de « faut que, ya qu’a » trotskystes ? Aujourd’hui, combien de divisions ?

      1. @Baygonvert
        « Et si on parlait du « procès » (Ph. Rideau emploie ici une terminologie stalinienne »

        ???? Finir par amalgamer le terme « procès » à « stalinisme », « justice » et « arbitraire », il faut vraiment avoir une pensée très orientée.

        M. Baygonvert méfiez-vous des syllogismes voulant que puisque le trotskysme se réclame du bolchevisme, comme pouvait le faire le stalinisme, le trotskysme ne vaut pas mieux que le stalinisme.

        Comparaison n’est pas raison, et n’oubliez jamais que les principales victimes des FAUX-procès de Moscou tombaient sous l’accusation de trotskysme.

        Je n’ai aucun complexe d’user du mot « procès » pour signifier le fait qu’il n’est pas anormal, arrivé un moment, de s’intéresser de près à l’activité passée et les prises de positions politiques des responsables des organisations ouvrières.

        Je trouve cette procédure hautement de nature démocratique, et au contraire s’y opposer me laisse perplexe.

        Un type comme Philippe Martinez, il a approximativement mon age, où était-il au moment de la rupture du programme commun, au moment de l’invasion de l’Afghanistan par les troupes staliniennes, lorsque Pierre Juquin (et tant d’autres admirables militants) subissaient les purges staliniennes, lorsque la direction de la CGT, en 86, 95, 03, 07, 10, 16 capitulait en rase campagne ?

        Les jeunes travailleurs qui rentrent dans la CGT, ont-ils oui ou non le droit de connaître le pedigree de ceux qui les dirigent ?

        Faute de pousser vos investigations dans cette direction, (essayez de savoir si oui ou non Ph. Martinez a fait l’école du parti), je considère que vos allusions à mon égard son tout à fait déplacées.

        Malheur à la société où les juges, et vous vous faite juge vis à vis de moi, (certes sans vous ennuyer avec un procès), méritent d’être jugés !

    2. @ Chabian

      L’entrisme, à savoir une activité de dynamitage sous terrain à l’intérieur d’une organisation de masse, c’est plutôt dans les partis politiques que les trotskystes agissaient.

      Peut on parler d’entrisme lorsque un travailleur trotskyste défend ses idées dans un syndicat de masse comme la CGT ?

      Cela voudrez dire que la CGT tente de réunir tous les travailleurs dans une même centrale ouvrière, indépendamment des conceptions politiques, philosophiques et religieuses de chacun, à l’exception des révolutionnaires communistes (trotskystes).

      Drôle de conception de la démocratie ouvrière n’est ce pas !

      Vous me dites qu’il faut réévaluer la stratégie consistant à réclamer un gauchissement des mouvements bousilles des bureaucraties syndicales, mais il me semble qu’en tant que symbole, je suis l’incarnation prouvant que les trotskystes -les vrais- déplorent comme vous ce type d’activité syndicale.

      Vous trouvez cocasse qu’il existe encore des vieux trotskystes, moi ce que je trouve de cocasse c’est que les vieux trotskystes ne puissent s’exprimer librement que sur des blogs comme celui de Paul Jorion.

      Le reste du temps et dans le mouvement ouvrier, à vous entendre ils devraient agir dans la clandestinité .. en sous marin !

      Par l’absurde, cela prouve bien qu’il existe des problèmes dans la CGT.

      C’est bien pourquoi, avant toute chose, partant du principe qu’une maison se nettoie de l’intérieur, j’invite les travailleurs à rentrer en masse dans la CGT, et à réclamer le droit de tendance.

      A bas la dictatures des bureaucrates complices du pouvoir !

      1. @ Eninel
        En attendant, les tentatives d’entrisme et de contrôle de la part du NPA chez Sud créent un beau bordel de querelles byzantines stériles leur faisant perdre un précieux temps au détriment de l’action.

      2. @ Arkao
        « …En attendant, les tentatives d’entrisme et de contrôle de la part du NPA chez Sud créent un beau bordel de querelles byzantines stériles leur faisant perdre un précieux temps au détriment de l’action… »

        Une fois de plus camarade, il ne peux pas y avoir d’entrisme dans un « Syndicat » qui se veut « Unitaire » et « Démocratique » (SUD).

        Un travailleur a tout à fait le droit d’être syndiqué et en même temps d’adhérer à un parti politique. Si il est honnête (et il n’y a aucune raison de penser qu’un militant du NPA ne l’est pas), conséquent, c’est à dire fidèle à son parti et le programme de son parti, tout en étant respectueux et attaché aux valeurs d’unité et de démocratie de son syndicat, il peut et il doit pouvoir exprimer à visage découvert et en toute liberté ses opinions politiques dans le syndicat.

        Allons plus loin, puisque cela semble vous choquer: « tentatives (de) contrôle de la part du NPA chez Sud », un groupe de syndiqués membres d’un même parti, ont tout à fait le droit de postuler démocratiquement à en prendre la direction, le contrôler comme vous dites.

        Ce que vous nommez « querelles byzantines » pour caractériser les débats qui se développent dans ce syndicat, ne son chez vous que l’expression d’une certaine réserve vis à vis de la réflexion.

        Vous, à priori, la seule chose qui compte, c’est l’action !
        Pour allez où ? Pour quoi faire ? Peu importe non ?

        Prenez alors une carte syndicale dans le syndicat monolithique de la CGT, et vous allez être comblé !

        Cependant vous ne m’enlèverez pas de l’idée que la réflexion est une économie de temps !

      3. @ Eninel
        Cette discussion me replonge plus de trente ans en arrière, époque où le camarade Liem essayait de me convaincre de rejoindre l’OCI. J’avais déjà lu Bakounine et ça n’a donc pas accroché.
        CGT, non merci, je vois bien ce qu’il en est de ce syndicat dans mon environnement professionnel.
        Il y a un temps pour la réflexion et un autre pour l’action.
        La « spontanéité » des ZAD est une bonne illustration et je suis plus porté sur ce genre d’initiatives que sur des défilés Bastilles-Nation et des jours de grève perlée.
        Si j’étais plus jeune et en meilleur forme physique je prendrais ma carte chez les Black Blocs.

      4. @ Arkao

        Doctrinaires obtus suffira alors pour expliquer nos désaccords.

        C’est doctrine contre doctrine !

        « …J’avais déjà lu Bakounine et ça n’a donc pas accroché… »

        Marx et Bakounine, les frères ennemis de la révolution ouvrière.

  17. Eninel, vous avez raison, et Arkao aussi… mais à trente ou cinquante ans d’écart entre vous deux.
    Tant qu’on est en situation d’élévation de la diplomation (alphabétisation au 19e siècle, diplomation « pour tous » au début du 21ème siècle, cela pour la France), pas besoin de trop abrutir médatiquement les foules prolétaires ou moins prolétaires, l’avancement d’une génération sur l’autre reste ressenti par le meilleur diplome, et par la possibilité de vivre individuellement « pleinement » (fût-ce à coup d’Uber pour rentrer chez soi à point d’heure quand on a raté le dernier bus) calme les velléités.
    La saturation de l’effet de diplomation est en cours (le bac-comme-passeport-pour-l’université est au point de marée étale d’où l’ombre de la sélection à la fac , qui rode);
    les difficultés individuelles pourraient miner l’individualisme (dans le film de Ken Loach, « I, Daniel Blake », le vieux Daniel étend nolens volens la famille de la jeune mère en galère, c’est en gros le signe du retour des nécessités des familles groupées et non indvidualistes, utiles en milieu pauvre en ressources).
    C’est aux différents stades de ces évolutions que vous avez raisons l’un et l’autre. L’abrutissement médiatique (Arkao) sert à lisser la douleur visible d’ici 40 ans, le regroupement « forcé » sous un même toit, et l’assignation qui en résulte seront des ferments d’une divergence, soit suivant la voie « du peuple la vraie, façon trosky ( disons façon Corbyn puissance 40000), soit suivant la prise en main « autoritaire » d’un ordre « nouveau », un brin brun, et pas forcément né à la sauce perlimpinpin de l’actuel FN, d’autres recettes seront disponibles.

    1. Le fait de ne pas citer L’esprit de 45 de Ken Loach à quoi cela s’apparente-t-il ? À une méconnaissance, un mépris, un trou noir, à une idéologie fort répandue, à une volonté occulte, à une obéissance aveugle, à un oubli très bête, à un manque de curiosité, que sais-je encore ?

  18. Plus personne ne se dit admirateur du petit père des peuples, plus personne ne se dit maoïste. Les modes idéologiques passent, comme toutes les modes, surtout quand elles ont fait des millions de morts. Pourtant certains se disent encore trotskistes. Étrange…

    La révolution, que la Terreur immanquablement accompagne, ce que Trotsky a théorisé et justifié, est-elle en quoi que ce soit un remède aux maux que nous traversons ?

    1. Vous avez raison. Je l’avais signifié à Eninel -mais moins bien formulé que vous- pas de réponse satisfaisante.
      Il ne faut jamais oublier que si la compilation des oeuvres de Lénine tient en 17 volumes -probable que le russe, comme le français, n’a pas la concision de l’anglais- c’était un type d’homme extraordinairement violent et un assassin de masse de première grandeur. Il a par exemple admis les enfants de 12 ans ou plus à la condamnation à mort. Or, c’était pour la plupart des orphelins de guerre -cette terrible guerre civile- réduit à la mendicité, au vagabondage et au vol de simple survie.

      1. @ daniel

        « …Lénine (…) c’était un type d’homme extraordinairement violent et un assassin de masse de première grandeur… »

        Ah bon Lénine c’était ça à lui tout seul ? Admettons !
        Mais quel rapport avec le sujet du fil ?

        Avez-vous la sensation de répondre sur le fond, et de nous dire si les directions confédérales œuvrent vraiment à la défense des salariés travaillant en France, en organisant la bousille et en annonçant leur intention de se rendre aux prochaines concertations du gouvernement ?

        Au fait ces concertations que Martinez qualifie de mascarades, sont ce des invitations ou des convocations ?

      2. @ Eninel: ce n’est pas une réponse de fond, comme toutes mes bafouilles ici, sauf une.
        Cela m’est simplement impossible, il y a un fossé infranchissable, une crédibilité impossible.
        La révolution russe et après (-> mort de Staline) est une interminable suite de crime d’Etat.
        Même topo pour Mao, et là je réfère à Bodard, qui le créditait de plusieurs dizaines de millions de mort, dès avant le grand bond…

      3. @ Daniel

        Crime d’Etat ? n’est ce pas là un pléonasme ?

        Passons et revenons à nos moutons, j’attend une réponse à travers l’une de vos bafouilles :

        Pouvez-vous nous dire si les directions confédérales œuvrent vraiment à la défense des salariés travaillant en France, en organisant la bousille et en annonçant leur intention de se rendre aux prochaines concertations du gouvernement ?

      4. @ Eninel: c’est une vaine agitation, une armée mexicaine -je demande pardon aux mexicains modernes, et aux mexicaines de tout temps, bien entendu- : des chefs à foison et pas de troupe.
        Comment sont représentés les chômeurs ? Avec un peu de bon sens, ils pourraient être la meilleure part de vos recrues…
        Après ça, je sèche.

      5. @ Daniel

        « …des chefs à foison et pas de troupe… »

        Comme vous vous trompez systématiquement dans vos analyses, c’est incroyable !

        Selon vous il n’y aurait pas de troupes, plus de troupes, mais des idéologues frustrés en trop grand nombre, des « chefs » incapables de mobiliser, cela expliquerait pour une bonne part les difficultés du moment.

        Vous n’inventez rien, déjà dans les congrès du PCF du début des années 80, un George Marchais théorisait sur le « glissement à droite de la société » et « l’embourgeoisement des masses populaires », pour bien faire rentrer dans le crâne des staliniens, qu’il fallait mettre des coups de canif dans le programme communiste de Lénine; que le « socialisme à la française » se ferait dans les urnes, et non dans la rue, un peu le même discours que tiens aujourd’hui un JL Mélenchon.

        De là vous me présentez comme un vain agitateur, alors même que je ne fais pas dans l’agitation mais dans la propagande dénonciatrice.

        Ici sur ce blog on ne cherche pas à jeter en pâture un mot d’ordre simple pour le plus grand nombre (la définition de l’agitation ), mais le contraire, on essaye d’instaurer un dialogue de fond entre initiés (la définition de la propagande).

        Ainsi ma propagande consiste à expliquer que si nos « chefs » du moment on bien du mal à mobiliser, c’est peut-être dû au fait que les soldats rechignent bien naturellement à monter et remonter au front derrière des généraux « pères la défaite » !

        Ce n’est pas parce que la classe ne se range pas comme un seul homme derrière les Martinez et Cie , qu’il faut en déduire qu’elle a définitivement enterrée la hache de guerre, que chômeurs et actifs se complaisent dans le système économico-social contemporain.

        Il n’y a pas de troupes et bien plutôt un troupeau, et pourquoi une telle pagaille dans notre classe ?

        Parce que tout simplement c’est exactement le but recherché par les responsables actuels des organisations ouvrières.
        Ils n’ont pas voulu gagner et assumer le pouvoir lors de la dernière phase électorale (unis et sur une orientation de gauche, ils ne pouvaient pas perdre), pourquoi voudriez-vous, aujourd’hui que nous rentrons dans la phase de lutte, qu’ ils décident et ordonnent un combat, qui inéluctablement, si il est bien mené poserait de nouveau la question du pouvoir ?

        Armé seulement d’un « peu de bon sens », manifestement dans la sphère politique on « sèche » ! C’est bien pourquoi il faut s’armer d’une doctrine révolutionnaire ayant fait ses preuves, le marxisme, et avec elle, aller dénicher les fausses autorités, les margoulins et les grands organisateurs de nos défaites.

        Aidez moi, aidez nous à mettre à la tête des salariés travaillant en France, un Emiliano Zapata ou un Pancho Villa, et on sera surpris ensemble d’observer, à tel point la troupe grossira, grossira, inversement proportionnellement à la courbe de l’indice Don Jones !

        La crise de la civilisation se réduit à la crise de la direction politique du prolétariat, cette thèse de ce quasi mexicain, ne semble pas devoir être démentie un jour.

      6. @Eninel :

        Si « agitateur » ne semble pas susciter de divergence de traduction ,  » votre emploi de « propagande » dans la traduction qui est la vôtre n’est pas vraiment conforme à sa signification d’origine (Congratio de Propaganda Fide ) , ni à celles qu’elle a pu prendre en évoluant .

        Dans la compréhension qui en est la mienne , c’est plutôt le débat le plus ouvert possible entre « NON initiés » , qui peut être le plus efficace contre les agitateurs ET les propagandistes , ce qui est une des vertus de ce blog .

        Si l’on veut pousser à l’action , c’est de l’agitation .
        Si l’on veut « désigner un ennemi » , c’est de la propagande .
        Si l’on veut « simplement » essayer de comprendre le monde et nous même , c’est du débat ouvert .

      7. @Juannessy :

        Quel plaisir renouvelé à taper la discute avec vous cher … excusez moi je ne me souviens plus de votre prénom.

        Avec vous l’agit-pro n’est nullement nécessaire puisque nous causons pour causer.

        Ecrire comme vous le faite, histoire de finasser et de tuer le temps,( faute de mieux, tuer dans le sens intellectuel bien sûr):

        « … votre emploi de « propagande » dans la traduction qui est la vôtre n’est pas vraiment conforme à sa signification d’origine (…) c’est plutôt le débat le plus ouvert possible entre « NON initiés » , qui peut être le plus efficace contre les agitateurs ET les propagandistes … »,

        c’est laisser penser que le débat doit fatalement faire taire le propagandiste.

        Qu’avez-vous contre les agitateurs, qu’avez-vous contre les propagandistes, à partir du moment où, comme c’est le cas pour se qui me concerne, ils vendent de la bonne cam ?

        Mystère ! Ce qui importe pour vous, enfin essayez-vous de le faire croire, c’est le débat ouvert entre « NON initiés », le débat pur, débarrassé des vendeurs de rêves et de chimères.

        D’une part en jetant l’anathème sur le propagandiste, ce débat ouvert vous le fermez rapidement, d’autre part, jamais des non initiés n’ont ouvert le moindre débat dans l’histoire des hommes.

        Pour que les hommes dialogues, à minima, encore faut-il qu’ils soient initiés à la maîtrise d’une même langue, première chose; encore faut-il pour qu’il y ait un débat politique, que les protagonistes maîtrisent -soient initiés- au b a ba de la chose publique, deuxième chose.

        Et qu’elle autre manière que l’agitation et la propagande l’homme a-t-il inventé pour échanger ? Il n’y en a pas d’autre à ma connaissance.

        Alors, dans le soucis de tenter de faire passer mon fil de coton dans le chas étroit des esprits jouant au chat et à la souris, comme le votre actuellement, je dirai pour faire court que faire de l’agitation c’est dire une chose à dix personnes, et faire de la propagande c’est dire dix choses à une seule personne.

        Sur ce blog, parce qu’il existe un réel attachement à la liberté d’expression, qu’il est possible de débattre ouvertement de choses et d’autres, en toute liberté et sans censure, entre initiés de la chose publique, je fais plutôt de la propagande que de l’agitation, enfin j’essaye de faire mon interressant.

        Vous dites que l’agitation c’est pousser à l’action. Absolument pas. Les tracts de la confédérations FO ( on fait de l’agitation en général par tracts interposés) pour l’instant poussent à tout sauf à l’action !

        Vous dites que la propagande se limite à désigner un ennemi. Tout faux encore cher « Jean ». La bible est un ouvrage de propagande et elle ne désigne comme seuls ennemis que nous mêmes, pauvres pêcheurs !

        Vous dites enfin que si l’on veut « simplement » essayer de comprendre le monde et nous même , c’est du « débat ouvert », et là vous versez au mieux dans l’angélisme, au pire dans le crétinisme .

        Qu’est ce qu’un débat ouvert ? Au nom de quoi celui ci fait jaillir inéluctablement la lumière ? Et si les participants de ce débat ouvert sont des ignares qui ne connaissent même pas la signification des termes « agitation » et propagande », pire s’ils s’effraient de ces mots ?

        Leur discussion tourne alors en rond, et heureusement qu’à un moment un propagandiste (ou un agitateur) inspiré, et généreux de son temps, vient élever un peu la discute, sinon il y aurait de quoi passer à l’action directe, radicale et finale, immédiatement, c’est à dire se mettre une balle !

        S’il vous plait, ne confondez pas propagande dénonciatrice, ce que je fais dans mon billet, vis à vis des co-responsables de la crise du capitalisme (et tout les maux que cela engendre pour ma classe), et propagande positive à travers mon optimisme révolutionnaire en rien émoussé par les discussions ouvertes, entres initiés de la chose publique, que nous pouvons avoir sur ce blog.

        La clarté est la bonne foi des philosophes.

      8. Juannessy dit :
        19 septembre 2017 à 16 h 06 min
        Le débat ouvert permet de faire vraiment tomber les masques .

        C’est fait .

        Rideau …

        Dites donc, tant de temps pour percer ma personnalité, alors que celle ci est clair comme de l’eau de roche, on peut dire que vous êtes le prince de la perspicacité !

        Cela compensera votre manque de profondeur à ne pas comprendre le sens de l’histoire:

        « …

        Juannessy dit :
        16 septembre 2017 à 23 h 00 min
        A quoi « obéit-on « aveuglément quand on est fidèle à « l’histoire » ?

        RÉPONDRE
        Eninel dit :
        17 septembre 2017 à 16 h 09 min
        @Juannessy
        Un grand sage comme vous, vous ne le savez pas ?

        Juannessy dit :
        17 septembre 2017 à 16 h 25 min
        Non .

        …. »

        Pour votre gouverne, et avant de tirer le rideau, les hommes qui ont un avenir, parce qu’ils ont de la mémoire, sont voués à être quelque part entre un bon rouet et un mauvais piolet. Etre fidèle à l’histoire des exploités et des opprimés, c’est se convaincre que trop grande subtilité et susceptibilité est fausse délicatesse.

        Le débat ouvert exige une véritable délicatesse, consistant à maîtriser sa susceptibilité, preuve d’une solide subtilité, apte à gagner à sa cause les femmes et les hommes qui n’ont pas besoin de masque pour irriter les fausses autorités.

      9. @Eninel :

        Je ne confonds pas les écrits et les dires avec la personnalité , sinon j’aurais zigouillé mes enfants et petits enfants .

        On va considérer , après ce rideau, qu’il s’agit de l’entracte , mais si ,au prochain lever, l’acte suivant est de la même veine , je serai parti ailleurs pour un meilleur spectacle .

      10. Juannessy.
        « On va considérer , après ce rideau, qu’il s’agit de l’entracte , mais si ,au prochain lever, l’acte suivant est de la même veine , je serai parti ailleurs pour un meilleur spectacle . »

        Passez votre chemin Jean qui rit (après celui qui pleure), je ne suis pas dans la représentation comme un Molière, mais dans la dénonciation à la Marat.

        Et je n’aime pas beaucoup les laudateurs des lames innocentes contre révolutionnaires vengeresses, sachant fermer à leur manière toute discussion, tout espoir:

        « …J’attends le commentaire de la girondine Marie-Anne Charlotte de Corday d’Armont … ».

        Pour enchaîner les peuples , on commence par les endormir.
        ( Les chaines de l’esclavage. Le défunt Marat )

        Philippe Rideau . Rideau !

    2. @Denis Monod-Broca

      « La révolution, que la Terreur immanquablement accompagne, ce que Trotsky a théorisé et justifié, est-elle en quoi que ce soit un remède aux maux que nous traversons ? »

      En tout les cas, en France la révolution et la terreur ont été le remède pour mettre à bas un régime de privilèges et accoucher de notre esprit républicain.

      « certains se disent encore trotskistes. Étrange » selon vous, mais je ressent la même interrogation lorsque j’en vois qui se disent royalistes. Étrange n’est ce pas la diversité de la pensée humaine !

      « il n’est chose au monde par laquelle les gens dessinent mieux leur caractère que par ce qu’ils trouvent ridicule  » ( Goethe)

  19. @ Eninel

    « En tout les cas, en France la révolution et la terreur ont été le remède pour mettre à bas un régime de privilèges et accoucher de notre esprit républicain. »
    C’est fait c’est fait, cela appartient à l’histoire, mais était-ce vraiment le bon remède ? Et puis n’avons-nous vraiment fait aucun progrès depuis ? L’élimination de l’adversaire est-elle vraiment le bon remède ? La violence est-elle vraiment le bon remède ? Est-elle un remède ? Penser que oui, n’est-ce pas donner raison aux terroristes (et à ceux qui pratiquent l’assassinat ciblé de terroristes) ?

  20. Zut ! Je voulais mettre cette petite vidéo sous les discussions qui ont eu lieu ici :

    http://www.pauljorion.com/blog/2017/09/15/intelligence-artificielle-forte-quatre-raisons-de-douter-par-alexis-toulet/

    Et particulièrement ma remarque concernant les taxis… mais les commentaires sont fermés ! 🙁 J’ai malheureusement mis quelques jours pour remettre la main dessus.

    Alors je la mets là, « bas les masques ! » ne convient pas si mal finalement comme en-tête !

    ‘El Empleo’ de Santiago Bou Grasso :

    https://www.youtube.com/watch?v=cxUuU1jwMgM

  21. Sur ce fil nous avons beaucoup parlé de vils dénonciations, de procès et même de purges.

    Mais l’exemple ne vient-il pas de haut. Un article du canard enchainé de cette semaine (extrait).

     » … Ni blâme ni sanction: les principaux dirigeants de FO s’étaient engagés à ne pas trop chercher de noises aux salariés de la confédérations filmés et photographiés pendant la manif CGT du 12 septembre?
    La promesse n’a pas tenu très longtemps: Dès le 21 septembre JC Mailly écrit au président du FPSPP pour lui annoncé que l’un des employés du syndicat (…) est démis de son mandat (…)
    Version officielle: la discussion a été menée sur un ton débonnaire, le chef invoquant en toute amitié (sic) »une perte de confiance » envers son subordonné … »

    Ce management brutal prouve certes qu’il y a une résistance réelle à l’intérieur des bureaucraties syndicales, face à la ligne capitularde des directions ouvrières, elle prouve aussi que les directions confédérales ne reculeront devant rien pour rester les fidèles partenaires du capitalisme en crise.

    Les paroles de la duplicité sont comme du miel et ses actes comme des lances.

    Bas les masques ! Dehors les dirigeants ouvriers qui sont aujourd’hui dans le procès politique, pour tenter de discipliner par l’intimidation et l’exclusion leur bureaucratie (subalterne) !

    Ou nous purgeons nos syndicats de ces bras cassés, ou c’est eux qui finiront à purger de tous travailleurs les organisations ouvrières !

  22. Mailly (FO) n’a pas l’intention de démissionner
    (Par Le Figaro.fr le 30/09/2017)

    « …Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a déclaré samedi qu’il n’avait « pas du tout l’intention de démissionner ». Interrogé à propos de rumeurs qui lui en prêtent l’intention, M. Mailly a répondu sur RTL : « je n’ai pas du tout l’intention de démissionner ».

    « Maintenant, la situation économique et sociale fait que les militants et les militantes de FO considèrent que la situation est sérieuse. Ca veut dire qu’ils considèrent qu’il faut un peu monter le ton », a-t-il ajouté.

    « Je reconnais que le ton est monté plus haut que je ne le pensais » (lors de la réunion du parlement du syndicat, ndlr), ajoute encore le patron de FO. « Tant qu’à dire qu’il y a un vrai mécontentement, y compris sur la question des ordonnances, tant qu’ils demandent à la confédération de lever le ton, c’est ce que je ferai dans les semaines à venir ».

    Vendredi des unions départementales et fédérations FO réunies en Comité confédéral national (CCN) ont donné mandat à la direction du syndicat d’organiser une mobilisation interprofessionnelle contre les ordonnances réformant le code du travail, avant leur ratification. Au cours de la réunion, le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly s’est trouvé « en minorité », selon plusieurs participants… »

    Il y aurait selon Jean Claude quelques petites divergences de vues entre lui et sa base, dans une organisation prouvant, malgré les dénégations de la pensée gauchiste dominante, qu’elle est belle et bien une confédération ouvrière.

    Doux euphémisme pour tenter de masquer que la classe ouvrière organisée place un couteau sous la gorge des partenaires sociaux du gouvernement Macron-Philippe:

    C’est où le retrait pur et simple des ordonnances, retrait effectif et non pas pour faire plaisir, une énième promenade dans Paris, ou pour eux … la porte !

    Objectif, résultat ! Voilà la nouvelle consigne universelle qu’il faut propager partout dans les organisations ouvrières.

    Le combat ne fait que commencer, bas les masques ! Celui qui avec une seule langue a un esprit double, il vaut mieux l’avoir pour ennemi que pour ami.

    Pour avancer il faut tirer au clair la question de savoir si les directions confédérales sont les amies ou les ennemies des travailleurs.

    A minima elles doivent se constituer en un front unique ouvrier et refuser toute négociation, toute concertation avec ce gouvernement au service d’une ploutocratie, de ce gouvernement pour les riches.

    Manifestation centrale sur la place de la Concorde (anciennement place de la Révolution) à un million et plus pour le retrait pur et simple des ordonnances Macron.

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