E-Mail 'Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? le 7 avril 2018 - Retranscription' To A Friend

Email a copy of 'Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? le 7 avril 2018 - Retranscription' to a friend

* Required Field






Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.



Separate multiple entries with a comma. Maximum 5 entries.


E-Mail Image Verification

Loading ... Loading ...
Partager :

13 réflexions sur « Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? le 7 avril 2018 – Retranscription »

  1. Freud est moins désespérant que le cimetière à deux pas de chez moi.
    Je crois aux cimetières et je crois à Freud. Cependant je trouve touchante la tombe de Wittgenstein, entraperçue un jour, grâce à toi.
    Avec beaucoup d’émotion.

  2. Vous avez dit: ¨Ce n’est pas de l’actualité à proprement parler, mais¨..

    ¨Mais¨: peut-être que votre intuition est plus forte que vous ne le pensez.
    (Et dans ce sens, vous êtes aussi et vraiment un fils de la culture néerlandaise.. à relire Spinoza sur l´intuition.)

    Au moment où M. Mueller (et son bureau) ¨tire les cordes du filet¨, de plus en plus la ¨logique¨ du système de justice pénale s´impose. Cela n´est pas une surprise, vous l´avez répété à chaque occasion. Ce système avec sa propre logique ¨interne¨, une logique qui, a prima vista, et a fortiori, a ultima vista, ne suit pas toujours le sentier de la logique rationnelle ¨cotidienne¨ des sciences exactes.

    Que dire, alors, de la distinction entre intelligence et conscience dans la salle de justice?

    Ainsi, il me paraît intéressant lire et relire les considérations très récentes, d´un ¨vieux sage¨ sur la ¨sociologie¨ et sur une des stratégies des juristes au boulot dans les salles de justice aux EEUU.
    Notamment la popularité actuelle parmi eux, de l´emploi de la ¨stratégie reptile¨, basée sur une interprétation de la théorie / vision bien datée de Mac Lean (¨triune brain¨)

    Probablement (pas mal) des avocats plaideurs aux EEUU ont lu cet article de janvier 2017 du vieux maître // professseur en droit.

    Mais, peut être c´est vrai que l´occupant (minoritaire) de la Maison Blanche se base toujours sur les stratégies de son ami, son MENTOR, l´avocat des cinq familles mafieuses: Roy Cohn. Qui disait: ¨la loi ne m´intéresse pas, je vise le/la juge.¨ Une stratégie qui me paraît ¨bien reptilienne¨.

    Je vous invite à lire les paroles du prof. Louis J. Sirico jr:
    https://engagedscholarship.csuohio.edu/cgi/viewcontent.cgi?referer=https://www.google.nl/&httpsredir=1&article=3963&context=clevstlrev

  3. Il y a eu « Fuck Work » et j’ajouterai « Fuck Intelligence ».
    Si nous sommes le fruit d’une série d’émergences (physique, chimique …) et que notre capacité à modeler/structurer notre environnement relève de l’intelligence (une métrique, une de plus), alors nous sommes à jamais des crétins en regard de Mère Nature.
    On le sait au plus profond de nous-même mais il y a ce « je », nécessaire pour structurer nos sociétés humaines, qui s’invente des mondes de toute-puissance.

    1. Tous crétins, pour l’éternité?
      Je vous en laisse la responsabilité. Souvent le monde, la vie et tout ça, nous apparaissent à notre image. Anthropomorphisme bien compréhensible, réducteur comme toujours. Terriblement, semble-t-il, dans votre cas.
      Vous, c’est votre affaire, mais autrui? Ne vous laisserez nous donc aucun espoir? Doit-on, devez-vous, généraliser une constatation toute personnelle? Non que que je m’exclus de votre affirmation, j’en perçois toute la justesse, le peu que je connais de mes lacunes ne me laisse aucun doute. Quant à l’ éternité, pour moi, elle sera vite venue.

      Le soleil brille (pas trop rarement), les oiseaux chantent, les fleurs poussent. Tout nous relie au monde et il est très grand, d’autant plus grand que votre aune est petite, et plein de surprises ici même. Même si par extraordinaire ce n’était pas vrai, il nous faut y croire, Pascal et Cheiquespire réunis.

      1. Je voulais, de manière expéditive je l’avoue, reléguer ce vieux concept suranné de l’intelligence comme une grandeur qui existe indépendamment de l’humanité. Il y a un « Si » qui amorce la tirade, car moi-même je n’y crois pas à cette « métrique ».
        L’intelligence est au mieux, à mon avis, un homme plongé dans une culture avec une histoire qui se regarde et se compare à ses congénères du haut de sa position sociale. Une simple autojustification de son rang.

  4. La conférence mémorable de Naftali Tishby, rapportée sur ce blog en décembre 2017, nous montre très explicitement qu’une forme d’intelligence dite « faible » peut émerger, sans personnalité, dans un pur réseau mathématique assez vaste.

    Cette intelligence n’émerge ni dans le cerveau d’un chien, ni dans celui d’un l’homme, ni dans les circuits d’une machine : non, elle émerge quand système d’informations structurées assez vaste, est confronté à un autre système d’informations structurées, assez vaste lui aussi.

    Ce vaste autre système peut être un réseau – profond – de neurones formels, ou bien un système nerveux vivant, à peu près équivalent quant à la vaste information structurée qui est supportée.

    La proposition se simplifie comme une formule algébrique, quand on remarque que information plus structure = information plus information = information.

    L’intelligence « faible » est donc une émergence dans l’information, résultant de propriétés de relativité de l’information. Ce n’est pas une propriété du cerveau, ni du silicium, c’est une propriété de l’information elle-même. C’est ça, implicitement, que nous dit Tishby.

    L’intelligence informationnelle spontanée, « faible », cesse d’être « faible » quand elle survient dans un organisme vivant qui n’est vivant qu’en raison de l’évolution, qui est l’autre nom d’une lutte éternelle pour la survie, et la transmission. Les affects correspondants lui sont donc consubstantiels.

    Un organisme vivant, ce ne sont pas des affects qui affectent éventuellement l’intelligence, mais plutôt des affects fondamentaux que l’intelligence éventuelle, affecte. Les affects sont le cœur essentiel, et nécessaire. L’intelligence est la périphérie éventuelle, et contingente.

    Il n’en va pas de même pour le pur réseau mathématique (cad d’informations) qu’implémente, par exemple, un réseau profond de neurones formels. Les mécanismes d’affects qu’on lui injecterait ne pourront jamais être pour lui qu’un élément d’information de plus, rien qui puisse le changer ontologiquement.

    A moins qu’il ne soit nécessaire de lui adjoindre, pour franchir le fossé ontologique, non seulement un mécanisme d’affects, mais la vie même (le risque de mort) qui est fondamentalement associée au mécanisme d’affects des êtres vivants…

    Paul a souligné qu’un système intelligent doit être en mesure de définir, pour chacune de ses propositions, son degré d’implication (entre « on me l’a dit », et « j’en mets ma tête à couper! »). Bien vue, l’expression, justement !

    Tant que le dit système n’est pas implicitement en risque mortel, comment introduire une différence vraie d’engagement, qui puisse être totalement incomparable, en essence, avec les étiquettes en pourcentage de certitude qu’affichent déjà les systèmes de reconnaissance faciale à coté des visages identifiés (28%, 93%…) ?

    1. J’admets cependant que l’émotion simulée, pour une machine, ne serait pas d’une nature différente de l’émotion tout court, quand elle nous concerne, et je tiens à dire que je ne cherche pas à trouver à tout prix une différence essentielle, qui nous protégerait d’une évidence de relativité de toute forme d’intelligence, au contraire, j’en fais un principe !

      Ce que je crois surtout, c’est que l’expérience seule nous permettra d’avancer sur ces questions. Réalisons l’I.A. avec affects, et étudions-la ! Selon l’expérience historique, qu’illustre d’ailleurs le travail de Naftali Tishby, on peut espérer que les concepts cruciaux qui nous manquent encore surgiront plus facilement, en étudiant une intelligence artificielle, qu’en essayant de nous comprendre nous-mêmes, directement…

      1. « Réalisons l’IA avec affects, et étudions-la ! »
        C’est quoi, un tel objet d’étude ? Car si elle est capable d’affects cette chose artificielle qui « pense » ( par son âme, ou son Esprit ?) réagirait comme un sujet animalisé ( car ayant aussi ses sensations propres , donc une forme corporelle spécifique) ? Cette machine posée comme sujette à des affects modifiera-t-elle son travail de mesure des données extérieures et ses calculs prodigieux … par l’épreuve d’une mélancolie auto-générée, une bille noire psychosomatique ? Ou bien un libre plaisir ressenti dans son organisme technologique sera-t-il demain en mesure de décupler sa lucidité ?
        L’humain pratique (et nos objets techniques moderne aussi par imitation) une fonction symbolique de nature déductive dont les signifiants servent à mesurer le monde en tant qu’étendue quantifiable. Les formes symboliques sont alors régies selon un ordre culturel établi de conventions fermées, sinon l’information est incommunicable. L’affectivité au contraire relève de l’esthésie : aptitude à apprécier des sensations pour en qualifier un sens perçu d’emblée communicable, mais par des formes symboliques dont l’interprétation est polysémique, et ouverte. Une culture « humaniste » vise à concilier miraculeusement ces deux formes contradictoires de prises symboliques sur le monde, en l’intériorisant, et en s’extériorisant en lui. Par le mythe, par la religion, par les arts, par la science. Par l’intelligence artificielle ?… Une folie !

  5. Enivrez-vous !

    Personnellement je laisse le spleen et Paris de côté.
    Baudelaire serait une veille locomotive ? Certainement pas.

    Car,

    Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

    Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

    Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

  6. C’est la fin qui est intéressante.
    «Réalisons l’I.A. avec affects». Paul pourrait dire «merci bien, c’est fait». Quant à l’approfondir, il semble qu’elle porte malheur.

    L’autre partie de votre affirmation, en substance «étudions-la de préférence à l’humain…» pose évidemment problème. Car pour que du nouveau jaillisse de cette étude, il y faut un phénomène assez évanescent: l’ émergence. Ses manifestation se constatent, ou sont subodorées, concernant le passé d’une évolution actuellement positive où le temps ne compte pas. Mais l’escompter, et en avoir le temps? Et comment mesurer ses effets. Mesurer, c’est comparer. Seul Dieu peut dire « Fiat lux ». Savons-nous tout des grands échecs de la Nature? Peut-être sont-ils beaucoup plus nombreux que les quelques succès qu’on attribue, les yeux fermés, à l’émergence?

    Peut-être votre programme aurait-il une chance de succès si, d’abord, l’espérance de vie des quelques scientifiques attachés à cette étude, était radicalement augmentée! Vous sentez bien qu’un papier scientifique proclamant: «Je sens l’émergence apparaître» ne va pas attirer une foule de disciples.

    C’est pas de la tarte, évidemment. Pour le sceptique que je suis, j’me dis qu’on va tâtonner dans le noir encore très longtemps. De toute façon on ne fera pas l’économie d’un travail coûteux en matière grise. Quelle aventure! Si jamais une percée survenait, avec un peu de chance, on ne s’en apercevrait même pas.

    1. J’observe simplement que c’est le travail de Naftali Tishby, qui nous permet d’amener des concepts complètement nouveaux à la vieille question : « comment fonctionne notre cerveau ? »…

      1. Comment il fonctionne , on doit pouvoir arriver à la comprendre .

        Comment il en arrive à fonctionner ,c’est encore une autre paire de manches .

Les commentaires sont fermés.

*Le seul Blog optimiste du monde occidental*