À propos de « Jorion joue cartes sur table ! », par Etienne Guillermaz

Ouvert aux commentaires.

Bonsoir monsieur Jorion,

Je viens de voir votre dernière vidéo dans laquelle vous jouez cartes sur table et où vous parlez de ces personnes qui viennent vous démontrer qu’un problème mineur est aussi important, si ce n’est plus, que l’extinction qui nous guette chaque jour plus assurément.

Je vais moi aussi parler franchement.

J’ai été invité aujourd’hui même à la journée d’ouverture de la semaine de la transition énergétique qui a lieu en Ardèche et plus précisément à Privas, la préfecture. Pendant toute la journée, de 9h00 du matin à 17h30 les intervenants et officiels se sont succédés pour nous expliquer en long, en large et en travers que la transition énergétique et écologique ne pouvait se faire que par un capitalisme vert et moralisé d’ici 2050. Connaissant et appréciant la profondeur de vos travaux je ne pouvais m’empêcher de tiquer à chaque fois que les entreprises étaient mises en avant en lieu et place de la vertu qui se trouve en chaque être humain (pour peu que ce dernier ait la volonté d’entretenir cette qualité).

Durant l’atelier de l’après-midi, ayant pour thème « consommer moins, consommer mieux », et que la gentille organisatrice nous demandait de parler sans tabous j’évoquais votre essai « Le dernier qui s’en va éteint la lumière » et que croyez-vous qu’il se passa ? On m’a ri au nez et les quelques chefs d’entreprises présents ont avancé qu’un programme d’écologie d’Etat coûterait bien trop cher au contribuable et que seul le privé pouvait assurer ce tournant. Et c’est sur ce point que l’atelier a fini par bloquer : combien la sauvegarde l’Humanité allait elle coûter ?

Je repensais alors à une conférence que Gilles Deleuze avait donnée à la fin des années 80 sur l’acte de création et dans laquelle il évoque les personnages des romans de Dostoïevski qui « sont toujours pris dans des urgences, des questions de vie ou de mort, mais trouvent toujours un problème plus profond ». Deleuze caractérise ces personnages comme étant des idiots, des idiots qui, alors qu’ils sont au coeur d’un incendie, restent au milieu des flammes en se posant des questions absurdes.

J’ai passé ma journée entouré d’idiots.

En rentrant chez moi je songeais, qu’en un sens, j’avais de la chance : il est certainement de nombreux philosophes qui auraient voulu être à ma place pour contempler les dernières années du genre humain. Je repensais à cette question qui ouvre « Le mythe de Sisyphe » de Camus, question traitant du fait que le véritable problème de la philosophie est le suicide, et je me demandais si, en fin de compte, j’avais quelque chose à apporter à ce monde, à cette humanité volontairement inconsciente de son agonie et que si tel n’était pas le cas je ne ferai pas mieux d’aller voir si l’autre rive du Styx est plus verte qu’ici.

Je me remémorais alors cette Pensée de Marc-Aurèle : « Les humains, instruis-les ou supporte les. »

Je vous avais parlé, lors d’un échange cet été, du manifeste que je rédige avec un camarade de réflexion. Je pense qu’il est temps que ce recueil d’idées, de concepts, destiné à exalter la vertu qui est au coeur de notre conscience prenne vie autant sous la forme d’un livre mais également sous une forme politique pratique. Vous aviez parlé de lancer un parti sous la direction d’intellectuel(le)s ; et bien, je vais prendre cette voie ! Nous verrons ainsi ce qu’il est possible d’accomplir avec l’aide du bouclier de la philosophie antique.

Je vous tiendrai bien entendu au courant de l’avancement de ce projet.

Je vous prie d’agréer, monsieur Jorion, de mon soutien inconditionnel ainsi que de toute mon admiration pour votre travail et votre dévouement à la cause de l’Humanité.

Respectueusement,

Etienne Guillermaz

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62 réflexions sur « À propos de « Jorion joue cartes sur table ! », par Etienne Guillermaz »

  1. Choix méritoire, si sur le rhizome des intellectuels (des « apporteurs de lucidité » si l’on pouvait choisir un autre terme qu' »intellectuel ») pouvait aussi prendre racine des motivations nouvelles pour « les 99% » (de moins intello).

    Les journaux de langue anglaise rapportent ces jours-ci que la pollution de l’air amoindrit les capacités cognitives, histoire que la tache de convaincre 6,99 milliards de gens ne devienne pas trop facile.
    (Sur un blog optimiste nous avons cette marge, n’est-ce pas ?

  2. Excellente initiative !

    Peut-être qu’on pourrait répondre à ces chefs d’entreprises qui ne jurent que par le privé :

    Eh bien, chiche Messieurs, puisque vous aimez le privé, on vous laisse votre terrain de jeu, vous allez faire du privé, mais alors, au moins, et c’est la moindre des choses, vous ferez désormais de l’argent dans le cadre que l’Etat (en conformité avec les aspirations de l’immense majorité de vos concitoyens) aura déterminé pour vous.

    Vous pouvez bien faire ça pour l’humanité, si Paris valait bien une messe, l’humanité vaut bien ce petit acte d’insoumission face au club des patrons égoïstes et aveugles au grand péril !

    Alors, Mesdames, Messieurs, oui ou non vous acceptez-vous de vous engager à ne plus rien investir, à ne plus rien produire qui ne réponde à des normes environnementales strictes, lesquelles seules sont à même d’assurer la survie de l’humanité ?

    Si oui, pour prouver votre bonne foi, vous faites alors une déclaration publique, pleine page dans Le Monde, Libération et Le Figaro, où vous expliquez que vous vous désolidarisez totalement de Business Europe, un lobby représentant les milieux d’affaires européens, dirigé par Gattaz (ex MEDEF) et qui en ce moment même fait du lobbying à Bruxelles pour contrer les mesures qui vont dans le sens de la lutte contre le réchauffement climatique.
    L’humanité vaut bien quelques remontrances à l’encontre de ceux qui se foutent royalement de son sort, non ?
    Ce n’est pas grand chose, c’est juste le petit geste inaugural qui vous permet de vous libérer de l’emprise des entrepreneurs au service de la destruction de l’humanité.

    https://www.liberation.fr/planete/2018/09/19/quand-le-lobby-du-patronat-europeen-veut-minimiser-les-efforts-climatiques_1679840

  3. J’avoue ne pas bien comprendre l’intérêt d’une réflexion dans une réunion où les droits ,devoirs, pouvoirs , responsabilités , positions relativement à la décision …des participants , ne sont pas explicites .

    Surtout pratiquement le jour où le budget 2019 est connu et ficelé .

    Le « plan climat » , ça n’est pas tout de suite ?

    PS 1: qui organisait ? La DREAL ?
    PS 2 : Réunion d’information , de régulation , de participation , de concertation , de négociation , de prise de décision, de créativité , de cohésion , de réalisation …?
    PS 3 : qu’entendez vous par « politique pratique » ?
    PS 4 : Marc Aurèle est une excellente référence .

      1. Je connais aussi la démarche franco-allemande sur le thème de la transition écologique , mais au cas particulier je ne vois même pas qui invite , qui est invité , qui anime , qui même décide des « axes » à terme ( c’est toujours plus facile à terme indéfini )…

        Mais il y a actuellement plus gravissime : Montesquieu au bucher aux USA .

      2. Il y a des thématiques incontournables sympathiques là dedans , mais le cadre ( il s’agit de préparer le département à candidater au contrat de transition écologique) impose de fait un sorte de pré formatage ( il faudra in fine plaire pour se mettre sous les bonnes gouttières ) qui était forcément contradictoire à l’appel à « absence de tabous » de l’animatrice .

        Je note aussi qu’à cet taille de département , les conseils départementaux sont encore des acteurs nécessaires , mais je vois mal comment l’Ardèche pourrait se donner une politique efficace pour un avenir qui change les paradigmes , sans être en phase avec les orientations et investissements privilégiés de la région Auvergne Rhône Alpes ( _ millions d’habitants de tous poils et de toutes confessions ) .

        Encore présidée pour quelques temps par Wauquiez .

      3. Expression un peu à l’emporte pièce , qui globalement voulait dire que la population d’Auvergne Rhône Alpes est politiquement hétéroclite depuis que les grands bassins (historiques) d’emploi n’y font plus la couleur politique ou le terreau des aspirations majoritaires ( ni l’emploi ).

  4. Cher Paul, votre franchise soudaine (et prudente ; vous vous êtes regardé) vous honore. J’ai votre âge, et j’ai ressenti que vous vieillissez mal, que vous êtes trop seul, dans l’autodéfense, et que je n’allais plus suivre vos délires de toute puissance désabusée. Votre dernier livre est DEROUTANT, comme s’il voulait à lui tout seul dérouter l’humanité, à partir d’associations libres (Paul de Tarse, passe encore, pour votre égo prénom-minal, mais Victor Hugo ensuite, ah non !).
    J’ai le sentiment que, entre une approche sociétale, basée sur le rapport de forces et notre capacité pratique à réagir collectivement à des questions qui nous fascinent (je prends ce mot, je veux dire qu’elles nous interpellent crucialement), et une approche intellectuelle (qui nous fait raisonner mais aussi rêver — et je VISE l’intelligence artificielle et ses délires de survie au-delà de nous) il y a une différence fondamentale. Et je vous ai entendu soudain hors du délire.
    Il nous faut anticiper un effondrement moral de notre humanité, inévitable, et construite les pistes morales qui serviront à ceux, improbables, qui nous survivront. Et cet effort d’anticipation doit être collectif (non individuel), parmi de nombreux pionniers, et pas à pas.

    1. Hulot ( qui s’est senti lui aussi « crucifié » ) devait penser la même chose , mais il n’y a avait que 150 000 personnes dans les rues récemment .

    2. « Vous vieillissez mal » – Hélas, j’aimerais bien pouvoir continuer de donner 7 conférences par semaine, mais l’intendance ne suit plus…

      « Vous êtes trop seul » – Oui, et ce qui m’a le plus atteint dans l’isolement auquel on m’a forcé, c’est que l’on m’ait privé de parler à des étudiants

      « dans l’autodéfense » – Je prends au sérieux toutes les critiques, convaincu qu’il y a toujours quelque chose à en retenir

      « vos délires de toute puissance désabusée » – Je ne serais pas le premier à devenir député… 🙁

      « Votre dernier livre est DEROUTANT, comme s’il voulait à lui tout seul dérouter l’humanité, à partir d’associations libres » – Bien vu ! J’y ai visé au changement d’au moins une demi-douzaine de paradigmes !

      « Paul de Tarse, passe encore, pour votre égo prénom-minal, mais Victor Hugo ensuite, ah non ! » – Je crois mettre en évidence que les disciples les plus authentiques ne sont pas toujours ceux que l’on attendrait. Paul de Tarse ==>> Victor Hugo, qui l’avait souligné avant moi ?

      « je vous ai entendu soudain hors du délire » – Ouf, sauvé par le gong !

      « Il nous faut anticiper un effondrement moral de notre humanité, inévitable, et construite les pistes morales qui serviront à ceux, improbables, qui nous survivront. Et cet effort d’anticipation doit être collectif (non individuel), parmi de nombreux pionniers, et pas à pas » – Irréfutable !

      1. ¨Oui, et ce qui m’a le plus atteint dans l’isolement auquel on m’a forcé, c’est que l’on m’ait privé de parler à des étudiants.¨ (Paul Jorion, le 24 septembre 2018, BLOG PJ)….

        Ce qui est encore plus grave, c’est qu’à Bruxelles, on n’hésite pas à voler à l’homme qui a d’abord été honteusement expulsé de la porte d’entrée ses idées et son génie dans la rue….

        Veuillez lire avec moi:

        http://www.vub.ac.be/leerstoel/stewardship-finance#stewardship–of-finance

        Nous nous trouvons en septembre 2018….

        Paul Jorion seul? Ne me faites pas rire!

        C’est la PEUR qui les a guidé et qui les guide…

        PEUR de la connaissance.

        Surtout de leur ‘gnothi seauton..’

        (Petite recommendation à Etienne: s.v.p. libérez-nous du tecno-fascisme, aussi dans sa forme des pensées aristo-technocrates.. C’était cela la manière de penser de Jan Tinbergen et autres… donnez le gouvernement aux plus intelligent(e)s.
        Seulement une petite question pour Etienne quant à sa variation sur le thème de la dictature du prolétariat… qui va déterminer celui qui peut rentrer dans la classe du maître Tinbergen?)

        B.à.v. toutes et tous,

        JL, Medellín, 24.09.2018

      2. Non Paul t’es pas tout seul
        Viens il me reste trois sous
        On va aller se les boire
        Chez la mère Françoise
        Viens il me reste trois sous
        Et si c’est pas assez
        Ben il me restera l’ardoise
        Puis on ira manger
        Des moules et puis des frites
        Des frites et puis des moules
        Et du vin de Moselle

      3. @Arkao:

        L’ardoise c’est la dette et ses douleurs , les frites vont diminuer de taille pour cause de faible récolte de patates ( comme les tablettes de chocolat avant elles ) …

        Reste plus que le pinard .

        Et nous revoilà en 1961 :  » Ami remplis mon verre , encore un et je vais , encore un et je va , non je ne pleure pas … »

      4. Le pinard, très bonne récolte cette année grâce au réchauffement climatique 😉
        « A quelque chose malheur est bon »

  5. @Pierre-Yves Dambrine

    C’est dans ce hiatus que pourrait se situer la prise de conscience de la différence entre « système capitaliste » et « économie de marché », dans un cadre physique et légal donné.

  6. Cela va encore prendre un peu de temps mais quand les gens du commun, comme moi, qui font des efforts personnels pour diminuer la pollution et la consommation d’énergie, vont comparer leur démarche avec celles du privé, la différence d’échelle et la disproportion de l’engagement, ils se révolteront sous l’une ou l’autre forme.. Il n’est pas nécessaire d’être un intellectuel pour comprendre l’arnaque des voitures électriques et autres formules de soit disant transition.
    Nous tâtonnons pour retrouver le sens du collectif, ma génération (qui tire encore les ficelles) n’y arrivera pas. La suivante peut-être par la force des éléments naturels. La question qui se pose: quelle forme cette reproduction de l’intérêt collectif prendra -t-elle ? La rhétorique et l’unanimisme fasciste ne sont que des rustines illusoires. Il est urgent de le démontrer.

  7. Bonsoir monsieur Jorion,

    Tout d’abord, je vous souhaite un très bon anniversaire, nonobstant le contexte…
    Je vous suis, en âge, de quelques mois…
    Je me souviens d’une image que vous aviez employée il y a quelques années : nous sommes dans un avion et, pour nous, la descente a commencé…Il nous faut attacher nos ceintures…
    Je vous trouve, désormais, un peu triste…désabusé peut être… Je vous comprends, car j’ai, aussi, suivi l’actualité du jour sur le net…
    Quant aux réflexions auxquelles cette actualité vous amènent dans cette courte video, je vais faire comme vous : je vais la réécouter… avant d’en nourrir ma réflexion!

    1. Un autre qui a cru que c’était votre anniversaire !!! 😀
      Bon alors toi t’es mon bon ami déjà.
      Donnez-lui du courage de l’argent à Paulo , c’est tout ce qu’il nous faut.

  8. Bonjour Etienne !

    Beau département que celui de l’Ardèche, peuplé déjà il y a plus de 40 000 ans par des peintres et des penseurs.
    Mais un simple copié collé de votre propre texte suffit à me mettre en émoi :

    « il évoque les personnages des romans de Dostoïevski qui « sont toujours pris dans des urgences, des questions de vie ou de mort, mais trouvent toujours un problème plus profond ».  »
    ———————————————————————————————————————————————
    « Vous aviez parlé de lancer un parti sous la direction d’intellectuel(le)s ; et bien, je vais prendre cette voie !  »

    Qui ne peut que déboucher sur la conclusion logique que vous évoquiez :

    https://www.youtube.com/watch?v=CV83vc9U_3w

    Alors Etienne, restait sur ce côté de la rive de l’Ardèche, magnifique. De toute manière l’autre rive du Styx on y va bien assez tôt. Alors y aller avec la politique en bandoulière ce n’est pas la meilleure idée qui soit, mais vous faîtes bien comme bon vous semble, au milieu des flammes.

  9. Remarque judicieuse : croire que le privé, dans sa grande mansuétude est la solution à la transition écologique, est une belle arnaque et une grande rigolade….dans le système actuel, le but du privé est simple : augmenter le profit. Et si toutes les directions se sont dotées d’un département pour le développement durable (je parle des grosses structures), c’est juste pour coler à l’image, vendre plus, accéder éventuellement à des subsides d’État (type « plans verts »), ou faire du « management vert » auprès de ses employés en manque total de motivation ; et en dernier ressort se plier à la loi par obligation. En résumé, ça fait parti de la grosse arnaque actuelle (néolibérale) que de faire croire que les intérêts particuliers (privés) auraient vocation à concourir à l’intérêt général, par le seul fait des bonnes âmes de ceux (les philanthropes !) qui possèdent et gouvernent ces firmes….

  10. Il nous manque une compréhension des effets d’échelle dans le privé.
    En gros une entreprise, c’est anthropologiquement des gens qui acceptent la définition d’un but commun (à la trique si petit salaire, autrement près des grands chefs), dans le but de préserver une source de revenu sur laquelle ils savent exercer leur compétence et/ou leur savoir de base (quand le ménage n’était pas sous-traité, j’y aurais mis le personnel d’entretien).
    Mais « la taille compte », elle a bougé vers le haut au cours du 18è 19è 20è siècle, en moyenne sur le globe, et la décrue s’est amorcée autour d’internet peu ou prou (uberisation = symptome révélateur), nous passant dans une logique plus inégalitaire, puisqu’on ne se reconnait plus de parapluie commun (l’usine sidérurgique ou la mine pour aller droit au cliché, parapluie pollué et polluant mais parapluie quand même).
    Du coup, on ne peut attendre de bienfait d’initiative où le privé à la main libre qu’en ayant capté comment les échelles interagissent. Les grosses boites ont désormais une stratégie qui est d’influence plus que de parapluie humain, entre autre par le fameux « réseau de contrôle » des multinationale de l’article de S. Vitali Battiston et Glattfelder que Paul cite souvent (et dont la traduc sur le blog est de bibi).
    La distribution des « effets d’influence » sur les différents « tailles de grumeaux » du privé doit suffire à expliquer le degré d’embobinage dans une réunion ardéchoise à 80%. La réaction logique seraait d’établir une métrique du « où tu parles » qui soit un reflet assez fidèle de ces effets de taille. Si la connection aux « gros poissons » est forte (par lien direct, ou par liens plus indirects : il doit y avoir N cabinets satellites et affidés de Dassault et/ou de Total par exemple), alerte. Evidemment, on cours le risque d’une dichotomie entre les grosses boites et le reste si ce critère devenait la règle. Avec des milices chargées de faire comprendre qui a raison. Un nouveau 1789 serait alors à faire.

    En tout cas, il faut méditer aux déterminants et aux scénarios avec ce qu’ils peuvent induire de division (du mou ou dur, du désirable à l’indésirable).

  11. Bonjour,
    J’écoute ce matin BFMTV (Je sais….. j’aime bien me faire mal de bon matin…..). Il y avait un débat sur le pouvoir d’achat. A la fin, nos deux joyeux intervenants arrivent à la sacro-sainte question de l’augmentation du prix du pétrole. Ce carburant de la vie, cet élixir de puissance, irriguant les champs fertile du capitalisme….ô fric, ô pognon mon amour, donne un sens à ma vie……Oh là! je m égare…. Excusez moi! Je reprends.
    Donc, on en arrive à la question du prix du pétrole. « Oh chouette! » dit un intervenant. « Un pétrole cher, cela va forcer les entreprises à faire de l’énergie verte! » « Youpi! on est sauvé! ». Merci le capitalisme! Je reprendrais bien un peu de caviar!
    Alors, faut il en rire ou pleurer? Moi, j’ai pris le parti d’en rire. L’humour, c’est tout ce qui nous reste!

    Mes amis soyez optimiste. Vous avez le choix! De toute façon, on sait tous ce qui nous attends à la fin! Donc pas la peine d’en rajouter une louche avec la morosité!

  12. Quelques remarques m’ont traversé tandis que je lisais ces lignes que je formule par des questions dont il faudra bien se saisir avant qu’elles ne nous écrasent.
    Dans le nouveau cadre non-capitaliste,
    où l’économie se mettra au service des êtres humains et du vivant dans le respect absolu des ressources de la planète et de ses capacités à se régénérer…
    où l’humanité consommera les ressources d’une année le 31 décembre et pas avant…

    1 / Que faudra-t-il, que faut-il déjà interdire ?
    2 / Comment envisager puis exercer des contraintes ?
    3 / Que faire des noms de ceux qui — sachant où leur avidité pouvait nous conduire ont délibérément menti et encouragé à les imiter — sont plus que d’autres responsables de l’effondrement ?

    1. Une sorte de #me-too destiné à faire discréditer, faire tomber les destructeurs en chef de l’environnement.

      Pour l’heure ils bénéficient encore d’une certaine complaisance, d’une indifférence, qui fait leur force, d’aucuns leur consacrent encore des pages élogieuses sur papier glacé, s’évertuant à nous vanter leur esprit d’entreprise, mais le vent pourrait tourner. Et il tournera parce que dans la balance entre l’emploi, et la destruction de notre environnement, il sautera aux yeux qu’il y a des gens à la tête des entités économiques qui détruisent l’environnement tandis que de moins en moins d’emplois sont créés.

      J’observe qu’un mouvement sans doute irréversible s’amorce. On ne compte plus les jours où une organisation, un article de presse (à la télé c’est plus rare mais cela commence à apparaître) ne dénonce telle ou telle action de lobbying, telle malfaisance des banques et autres groupes. Mais ce n’est pas assez, ce n’est qu’un début.
      Si les gouvernements ne passent pas à l’échelle supérieure pour enfin s’attaquer aux grands défis, climatique, écologique, sociaux, forcément à un moment donné, l’indifférence à l’égard des faits et gestes se transformera en colère, voire en rage. Et on demandera des comptes à ces individus sans foi ni loi qui se fichent de l’humanité. Idem pour le personnel politique.

      1. Cher Pierre Yves,

        1. Merci pour ta proposition.

        Basé dans mon (grand) respect pour toi: je n’y crois pas du tout.

        (un mouvement #me-too, à fin d’une sorte de ‘j’accuse’ vis-à-vis les ¨destructeurs en chef de l’environnement¨.

        Pourquoi pas? D’abord, parce que il y en a beaucoup déjà, et bien capitalisé(e)s.

        Nous les connaissons tous, ne faisons pas gratuitement de la publicité pour eux ici.

        2. Ce qui manque, à mon avis, en France, c’est un petit plus une attitude d’organisation autonome, forte, associative de la population même. Oui, j’écoute ton soupir, je sais que ce n’est pas la première fois que je lance cette observation.

        3. Alors: quoi de neuf?

        Précisément ce que dit Paul Jorion dans cette entrevue en 2012 à Bruxelles (du coté du très aimable et très formidable Michel Flamée, un des très peu qui ont toujours défendu Paul Jorion à la VUB/ULB).

        Paul dit :

        (dans son anglais merveilleux, méchantement déformé par ses agresseurs après en ‘mauvais anglais’):

        ¨They call themselves FRIENDS, they don’t call themselves Quakers¨….

        C’est CETTE ‘formule’, reprise par Paul, qu’il nous faut alimenter, développer.

        Un groupe de Quakers Européen(ne)s, avec un réseau de coordination, et surtout pas un CENTRE centraliste, napoléonesque.
        Apprendre de la sagesse de la culture anglo-saxonne.

        Associatif, coopératif, aimable, amies-amis, friends.

        Friends / Amies-Amis-Jorion,

        Je suis un AA Jorion. AmieAmi Jorion.

        4. Quoi faire?

        Ah!

        Le PLOGGING.

        De la Suède. Je l’ai introduit (et copié) ici en Colombie, avec grand succès, me liant non seulement à la nature, mais aussi au grand problème de 68 % de pauvreté profonde (après Afrique du Sud, Russie et Brésil, la Colombie se trouve en tête de la liste des inégaux. (OECD – OCDE chiffres.)

        Plogging???

        Oui plogging.

        Regardez: https://www.youtube.com/watch?v=OIoC3V650HA

        https://www.youtube.com/watch?v=vG_ZKgE1N6Y

        En Mexique: https://www.youtube.com/watch?v=xAwNSrS32tc

        5. Alors: au lieu du passivisme du ‘j’accuse’, ‘le dénoncement’, l’activisme constructif des AmiesAmisJorion.

        Qui va prendre l’initiative en France?

        Ici à Medellín j’ai déjà pu mobiliser des centaines de personnes, y, Pierre-Yves, pas mal des gérant(e)s des grandes entreprises ici qui se sentent TRES TRES culpables, et avec bonne raison…

        Une forme de conscientisation indirecte?

        Amies-Amis Jorion, un mouvement mondial.

        Bien à toi!

        😉

        Johan

        Medellín, le 25 septembre 2018

    2. 1) Interdire la pensée mythologique/dogmatique/magique qui prétend que la croissance infinie est possible dans un monde fini si on en élimine les « méchants ».
      2) Difficile dans une démocratie. On peut envisager que des journalistes/écrivains/artistes dignes de ce nom s’y mettent. Exemples: Al Gore, JM Jancovici, …Sinon, une dictature émergera inévitablement (c’est en cours).
      3) Rien.

    3. «1 / Que faudra-t-il, que faut-il déjà interdire ?»

      Activités superflues et ou nuisibles : en voici une liste, non exhaustive.
      1-Financiarisation de l’économie, spéculation, dettes, bourse, etc.
      2-Système bancaire, produits dérivés, paris, etc.
      3-Tourisme internationale, avions (1 milliard de litres/jour) et paquebots.
      4-Industrie militaro-industriel, plusieurs milliards de dollars
      5-Publicité
      6-Mode vestimentaire. (plusieurs bons vêtements sont ainsi mis aux poubelles)
      7-Sports professionnels et olympiques sur payés
      8-Arts et cultures professionnels sur payés
      9-Fabrication d’objets inutiles
      10-Fabrication d’objets non durable et/ou à obsolescences programmé court terme
      11-Produits alimentaires industriels sur transformé, sucré/salé, néfaste pour la santé etc.
      12-Éventail trop grand de produit (parfois peu efficace) pour le même usage
      13-Variété exagéré des modèles de voitures (9-10)
      14-Logements exagérément luxueux bien au-delà des besoins
      15-Sous-utilisation volontaires (voir caché) de techniques efficaces, pouvant permettre de quadrupler et plus la durée de vie des objets utiles et réduire du même coup le recyclage énergivore
      16- Importation de produits (nourriture, vêtements, etc.) pouvant être produit localement.
      17- Extraction minière de l’or pour simple stockage et spéculation.
      18- Exploration spatial.
      19- Travail de nuit.
      20- Diminuer la consommation des viandes provenant des élevages industriels, privilégier le bio.
      ETC.

      1. Vous avez listé déjà vingt articles « intéressants ». Et comme vous l’écrivez, il est important d’ajouter un « ETC. », car il faudrait en rajouter d’autres et de nombreuses. Par exemple la voiture pour tous, et d’autres encore.

        Établir cette liste – qui me semble globalement correcte – ne peut mener qu’à une seule conclusion : il est impossible de l’appliquer, parce que le développement économique (plein de trucs pratiques, intéressants, qui changent la vie) intéresse tout le monde. Et en particulier ceux qui n’en bénéficient pas : les efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre existent bien davantage dans les pays déjà développés. La plupart des pays pauvres établissent leurs priorités encore plus en faveur du développement.

        C’est impossible dans une démocratie, cela le serait tout autant dans une dictature. Les dictatures n’ont d’ailleurs pas un meilleur bilan carbone que les démocraties à niveau de développement égal, il aurait plutôt tendance à être pire.

        D’où ma conviction que la SEULE porte de sortie possible est technologique. Trouver une ou des technique de production énergétique qui permettent de remplacer les sources fossiles (pétrole, gaz, charbon) et ce sans besoin d’en convaincre les gens… parce qu’elles sont tout simplement meilleures !

        Et non, ça n’existe pas aujourd’hui. Le solaire, l’éolien, la géothermie… ce n’est pas cela, ou du moins pas encore, ça en est fort loin.

        L’article numéro 1 d’un mouvement écologique qui chercherait à véritablement stopper la catastrophe planétaire que sera le réchauffement climatique, ce serait de mobiliser les ressources (nationales, européennes, mondiales, suivant l’échelon auquel ce mouvement existe) en faveur de la recherche de sources d’énergie véritablement révolutionnaires. Il y a des pistes, ce n’est pas fichu d’avance… mais on est loin du compte pour l’instant.

        Et bien sûr, la question d’échelle se pose. Ce n’est pas au niveau départemental ni régional que l’on peut aborder ce genre de projet. Il y faut au minimum une nation suffisamment puissante – la France, de préférence plusieurs – européennes comme pour Airbus ou le CERN, idéalement beaucoup de nations et du monde entier – comme pour le projet Iter.

      2. @Jacquot :

        Si je peux être d’accord que les solutions pratiques viendront de la R et D , cette même R et D ne peut à la fois exister et « chercher » que dans un contexte politique et social favorable .

        La question se pose aussi selon le vieux schisme entre recherche fondamentale et recherche appliquée , la première historiquement « publique » parce qu’elle est « inutile », la seconde « privée » parce qu’elle a un produit final à vendre . Les ressources , obligations de chacune de ces recherches sont donc un sujet politique ( et financier) non abordé explicitement à ma connaissance , mais impacté comme d’autres par la faiblesse des états devant les multinationales et les « marchés » qui se sont emparé des « règles  » et de « l’ombre » pour se poser en seuls maîtres de ces arbitrages démocratiques .

        Plutôt d’accord aussi que le territoire minimal est , pour ce qui nous concerne , européen , et a minima franco-allemand .Je note au passage que ces semaines de la transition énergétique ont leur place dans une démarche franco-allemande , ce qui peut être à la fois satisfaisant par la taille de l’ambition finale , et inquiétant pour le cadre ultra-libéral qui peut sous tendre le cadre des interrogations et des gouttières financières sans doute dores et déjà structurées .

        Soyez fous qu’elle disait , l’animatrice ?

        PS : je reprendrai aussi la remarque d’un certain : » c’est la recherche fondamentale publique non « rentable » qui a toujours fait émerger les nouveaux concepts ou élément …fondamentaux , qui ont permis les grandes avancées techniques et sociétales développées et valorisées parla recherche appliquée » .
        On remarque au passage qu’on n’est pas loin de la même problématique avec …l’information .

        Démocratie , bien public , intérêts privés disions nous ?

      3. S’agissant du « certain » , la citation exact est : »nombre d’innovations majeures sont le produit du travail de chercheurs payés sur fonds publics pour chercher tout autre chose » .

        On notera aussi que les solutions potentielles n’nécessitent de viser les temps longs à la fois techniques ,financiers, et des cadres possiblement évolutifs supportables et acceptées par la société ,alors que le propre de la recherche appliquée c’est le temps court et le retour sur investissement rapide pour satisfaire les actionnaires .

        Dans un monde où « monnaie » a un sens économique vertueux , on voit donc mal comment la recherche privée pourrait porter l’aspiration à de nouveaux paradigmes économiques « humains » .

        Sauf à s’abstraire du temps , en en devenant propriétaire , ce qui est un peu la tendance avec les rêves de « dettes perpétuelles  » .

        Nous confierons nous , quel qu’en soit le coût et les souffrances humaines , à l’entreprise privée pour réfléchir , désirer , et réaliser à notre place , ou voudrons nous continuer à rester peu ou prou maitres de nos destins ?

    4. Pour répondre à vos questions je dirai que :

      1) Avant d’interdire, il faut commencer à notre échelle d’individu en comprenant mieux nos besoins. C’est pour cela que j’évoquais la philosophie antique car elle était avant tout un art de vivre qui offrait des méthodes pour ne pas consumer l’environnement mais vivre en harmonie avec celui-ci. On parle souvent de sobriété (et c’est une bonne chose) mais la société dans laquelle nous vivons (et dans laquelle bon nombre d’entre nous, c’est le cas de votre serviteur, a grandi et n’a pas connu autre chose si ce n’est les cinq dernières années de l’U.R.S.S. comme autre modèle) la sobriété est vue comme une culpabilisation de l’individu et l’individu se doit de fuir ce qui le rend coupable. Pourtant cette même société me culpabilise en m’expliquant que si je n’ai pas de rolex à cinquante ans alors j’aurai raté ma vie, que si je ne contribue pas à la richesse d’un autre alors je suis coupable également etc… J’ai fini par trouver la sérénité dans les mots que Sénèque écrivit à son ami Lucilius il y a presque deux mille ans (anecdote amusante Sénèque dit à Lucilius qu’il n’écrit pas pour ses contemporains mais pour la postérité). Les lettres à Lucilius sont, à mon avis, le mode d’emploi qui permettra à chaque individu de faire des progrès dans sa vie de tous les jours.

      2) Pour ce qui est des contraintes et de la façon de les exercer, je pense que nous devrions nous inspirer des réformes que Lycurgue amena à Sparte. Outre la collectivisation de terres et des moyens de production, Lycurgue mit en place une justice stricte et eunomique à laquelle tous obéissaient : le collège des éphores. Nous avons besoin aujourd’hui d’une justice indépendante et qui constituerait la véritable haute autorité de la société, une justice à laquelle personne ne pourrait se dérober sans immédiatement subir l’opprobre de l’ensemble du corps citoyen. Sans aller jusqu’aux extrémités de cette époque (un citoyen de Sparte « déshonoré » par son comportement n’avait bien que le suicide pour racheter la vertu de sa famille) nous devons réapprendre à être intransigeants avec les personnes dont les actions ont des conséquences lourdes et immédiates sur le monde et la société (qu’ils s’agissent de chefs d’entreprises ou de nos représentants politiques). On en revient ici à la sobriété et à une autre valeur corollaire qui est l’abnégation, valeur elle aussi présente à Sparte et dans toute la philosophie socratique.

      3) Que faire des personnes responsables de l’effondrement ? La fureur nous pousserait à les pendre à l’arbre le plus proche, certains pensent que ce serait un juste châtiment, néanmoins je suis de l’avis de Socrate (personne n’est mauvais volontairement mais seulement par ignorance) et il me semble que les priver, dans un premier temps, de toute forme d’autorité est une bonne chose puis il faut leur montrer qu’une société ayant d’autres valeurs est possible (et dans ces valeurs le souci de l’autre doit être la première).

      On en revient donc toujours à une question d’instruction et d’éducation, c’est donc là que la société qui succédera au capitalisme d’Etat aura un énorme travail à accomplir : former une nouvelle génération de citoyen(ne)s et faire ce que Camus conseillait dans son discours « La crise de l’Homme », c’est-à-dire confier pleinement les rênes à cette nouvelle génération et accepter, pour celles et ceux qui n’ont pas connu autre chose que le monde de la consommation, de ne plus se mêler de la gouvernance.

  13. Chère toutes, chers tous,
    He oui, le B A ba de la psychologie positiviste, différencier les besoins des désirs, mais aussi avec plus de Travail personnel en psychanalyse.
    Réponse au point 1 : C’est toute l’astuce du capital, un article vieux du Monde Diplo expliquait que la société des USA manquait cruellement de psychologues pour enfant, en effet la plupart 80% si je me rappelle bien partait travailler dans les grosses firmes et/ou les agences publicitaires. Dire que Edward Bernays Post du 18/08/2018 de Paul Jorion qui a imposé l’importance de la manipulation des masses en jouant sur l’inconscient, et j’ajouterais l’importance de Jung et de son inconscient collectif, d’ailleurs l’idée de noosphère dans la science fiction, puis de l’hypothèse GAÏA doit à mon sens beaucoup a Jung dont je me sens proche pour le travail des archétypes qui propose une clé de lecture non concurrente de celle de Freud. Cela me propose une transition avec le point 2.

    Réponse au point deux : je l’ai déjà dit ici, selon Castoriadis la liberté ne peut s’exercer sans limite et nous en avons besoin, écrire le droit c’est fonder les limites, leur donner cette assise propre à la fondation de la maison commune, cet éco , cette maison avec son éco que l’on ne veut plus payer car il serait une entrave à la liberté d’entreprendre. Osons donc les liens traverse entre l’eco la maison en grec et l’eco dans le sens de l’impôt qui également récolté fonde les ressources de toute société. Le renversement de la preuve concernant l’éco comme une entrave à tout développement, l’eco comme une usurpation de ma liberté est à mon sens celui que l’on doit réhabiliter pour offrir des limites au petites filles et petits garçon afin qu’il grandissent en « PAIX » dans les années à venir (avenir).

    Ma réponse au point 3 : Les contes, mythes et légendes ont structuré et structurent l’enfant vivant en nous. Dans Alice au pays des merveilles, la reine de coeur a un slogan qui me semble approprié : « Qu’on leur coupe la tête » que l’on coupe la tête de l’hydre ne veut pas dire au premier degré de rétablir la peine de mort, j’dis ça mais des fois les choses qui vont sans dire il vaut mieux les dire (Règle de communication non violente, qui après euphémisation s’appelle communication bienveillante).

    Pour conclure j’invoque Hegel de son prénom Friedrich « Écoutons la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe » dans le sens où il existe des millions de personnes qui agissent pour maintenir cette homéostasie humaine encore capable de fonctionner. Je n’ai pas de boule de cristal à disposition, en revanche je connais toute une jeunesse Zadiste et pas que, qui « transitionnent » peu ou prou, alors mettons à l’écoute de cette jeunesse et puis vaille que vaille.

    Avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s

  14. Franchement, Emmanuel, je ne comprends pas votre doute sur l’engagement des structures privées … La preuve : https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-09-20/exxon-chevron-are-said-to-join-industry-climate-group

    Les mots manquent face à de tels exemples de cynisme (… surtout, et pour la petite histoire, que Chevron se gausse de la décision de septembre 2018 d’un tribunal de commerce qui l’exonère d’un montant de 9 milliards pour les dégâts occasionné en Amazonie il y a plus de 30 ans, et qui signe une saga juridique débutée en 1993 !)

    La nécessité impérieuse de bouger les lignes ne viendra pas des politiques, pas plus que de chaque individu :
    – soit parce qu’un politique est placé au pouvoir par les puissances privées, financières etc … (tout ce qu’on veut) et qui boiront le calice jusqu’à la lie,
    – soit parce qu’un politique est élu par la population (si ça vous fait marrer, confer la première option) et que cela, de fait, implique la résultante d’une masse de volontés individuelles.

    Or, cette volonté individuelle implique ce qui ne peut être vu, selon nos références sociétales actuelles, que comme un suicide (je le sais, je me reconvertis, et c’est ce qu’on me dit… en plus de supporter les regards condescendants).
    Il faut, individuellement, s’arracher d’une vie de luxe (oui, un smicard français est un nabab en Tanzanie, par exemple) pour laquelle nous avons tous été formatés et réinventer un quotidien forcément faits d’inconforts (vu du référentiel actuel).

    On est dans le cas de la dissonance cognitive dont faisait part M. Jorion.

    Autant dire que le genre humain est démuni face à cela car il est exactement programmé pour aller vers ce qu’il juge le plus facile et immédiat.
    De plus, un danger global, quel qu’en soit le terme, n’étant pas perçu de manière unanime au même moment et en tout point de la planète, ne sera considéré comme « un inconfort » que lorsqu’il sera avéré globalement…
    Et, rapport au dernier commentaire d’Etienne, justement parce que les plus privilégiés auront tiré sur la corde jusqu’au bout… pas par ignorance, mais parce que leur réalité est un prisme qui les empêche de considérer votre connaissance comme telle, Etienne.
    Pour rappel, ces mecs là pensent à cryogéniser leur cerveau, se faire satelliser autour de la Lune et assurer leur descendance sur Mars ! Ils vivent déjà sur une autre planète !

    Même, en ayant peu ou prou conscience des problématiques, comme nous tous ici sur ce blog, il est difficile d’être optimiste et de se fixer des objectifs de changements, car on a besoin d’un espoir de réussite dans ce qu’on entreprend.

    Alors que faire ? Entrer en lutte ? Imposer nos vues ? La désobéissance civile ? S’unir pour renverser ?
    11 dégénérés derrière un ballon font descendre un demi million de personnes pas moins dégénérées pour beugler dans les rues de Paris, mais seulement 150 000 dans toute la France pour manifester sa volonté de préserver la vie sur Terre ! (désolé si j’en écorche certains d’entre-vous au passage, mais c’est tout ce que cela m’inspire)

    Dorénavant, l’optimisme se décrète.

    1. Lio,
      De tous temps, les grandes transformations ont été impulsées par les minorités actives. Il faut en prendre son parti.
      Ne pas attendre une quelconque reconnaissance pour soi, si elle vient, c’est en sus ! Avoir quelques amis avec lesquels s’entendre sur l’essentiel suffit pour trouver l’énergie de tenter quelque chose même si rien n’est gagné d’avance.
      Si on attend que les conditions optimales soient réunies pour que les choses bougent, on retarde d’autant le moment où les choses pourront basculer.

      Il y a l’analyse à froid rationnelle d’une situation, avec y compris les cliquets, mais à rester trop distant de la situation on risque de perdre la logique propre à l’action. Et on finit alors par théoriser la défaite avenir.

      Il est nécessaire de se faire une représentation correcte d’une situation pour avoir une prises sur les choses, mais rien ne remplace l’action. Avec l’action on entre dans une temporalité qui n’est plus celle des représentations. Si ce n’était pas le cas, jamais les choses ne changeraient.

      1. @ Pierre-Yves

        Totalement d’accord avec toi. (re: https://en.wikipedia.org/wiki/The_Tipping_Point).

        Entre les idées grandioses et leur mise en œuvre, une phase intermédiaire est logiquement, sur et systématiquement requise : celle de la stratégie.

        Penser que l’on peut passer d’une grande idée directement à l’exécution mène finalement à Waterloo.

        Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mauvais stratèges.

        😉

      2. Il ne s’agit pas d’attendre que certains enclenchent le premier pas pour se responsabiliser ni d’imaginer une reconnaissance quelconque et hors de propos d’ailleurs car il faut être certain d’un après pour cela…
        D’accord avec le fait d’un noyaux d’initiateurs, mais je ne suis pas certain que nous ayons encore le temps de la concertation qui précède l’action… sans compter que les initiateurs sont déjà au boulot depuis un moment, mais déconsidérés et/ou décrédibilisés dès que leur potentiel risque d’ébranler des concepts bien établis.
        Quant à l’analyse de la situation, il y a suffisamment eu d’esprits clairvoyants avant aujourd’hui pour mettre fin au colloque et passer à l’action. Au passage, cette citation (trouvée dans une conf. de Jancovici) du Chevalier De Lamarck en 1820 (1820 !) : https://fr.wikiquote.org/wiki/Jean-Baptiste_de_Lamarck

        Compter sur la résilience, l’intelligence et le caractère hyper-coopératif des humains en avançant les précédents d’effondrements dans l’Histoire humaine est un piège. Attendre est un luxe qu’on ne peut se permettre car, comme toute plante, nous avons besoin d’un substrat pour subsister.

        Or, il s’agit bien de l’effritement de celui-ci, et ça, c’est du jamais vu.

        Les prévisions du GIEC sont déjà dépassées (on parle de 4°C pour 2050), l’ONU est sympa et nous indique qu’on a encore 3 ans (ça va, on est larges…), les COP n’engagent en rien, la bombe du permafrost est enclenchée…

        Alors, oui, on va passer à l’action, ou plutôt à la réaction car il va falloir subir.

        Pierre de la tribu des Queralt’s 🙂 , oui, je suis en colère. En ce moment, je serais inspiré par Georges Hayduke (bon bouquin de Edward Abbey au passage : le gang de la clé à molette)
        … et j’enrage de ce gâchis, car tout a été annoncé et nous allons vérifier les pires scénario de Meadows et son équipe.
        Pour le reste, je ne suis pas angoissé, mais je suis vraiment triste pour les générations qui grandissent aujourd’hui.

        Rions un peu (attention, c’est court) : Macron sacré « Champion of the earth »
        (je n’ose pas dire qu’on touche le fond, car je sais que ce n’est pas le cas…)

  15. Sur l’impossibilité pratique et politique de bloquer vraiment le réchauffement climatique en l’absence de technologies pouvant remplacer les sources d’énergie fossiles – voire encore ma réponse à Alain Audet plus haut – je propose à votre réflexion ce petit bulletin de cet été sur le marché de l’énergie fossile « Charbon : des vibrations positives au niveau mondial en juillet » https://www.power-eng.com/articles/2018/07/pe-exclusive-coal-gets-positive-vibes-worldwide-in-july.html (rappelons que le charbon est la plus polluante de toutes les énergies fossiles en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre)

    Où l’on apprend :
    – Que certes l’Amérique de Trump a un peu joué, mais ce sont avant tout les pays peu développés qui plébiscitent le charbon
    – Que l’Inde a deux fois plus de centrales au charbon qu’il y a une décennie
    – Que Chine comme Inde génèrent à peu près 60% de leur électricité au charbon
    – Que les pays en développement prennent le chemin inverse de l’Europe et des Etats-Unis s’éloignant du charbon. Au Pakistan, en Afrique, en Inde, on aime le charbon, on en veut plus

    On ne convaincra pas les habitants de pays peu développés de renoncer au développement pour raison écologique. On pourra les convaincre de choisir une source d’énergie non carbonée… si on a une option à leur proposer qui soit aussi bon marché et aussi commode (les carburants liquides pour les transports).

    Cette option n’existe pas à l’heure actuelle. La priorité numéro 1 devrait être la R&D pour tenter de la trouver.

    1. @Jacquot
      Je suis d’accord avec le principe que la R et D puissent aider dans la recherche de solution à la condition expresse (sine qua non) qu’elles permettent en bout de ligne une diminution importante du volume des activités humaines directement responsable des changements climatiques et avant tout de l’épuisement des ressources.
      L’avènement d’une source d’énergie absolument non polluante, facile d’accès à faible prix, serait, dans le contexte économique actuel une catastrophe, parce que la dynamique consumériste qui veut « tout, tout de suite et ici » ferait en sorte que l’épuisement des ressources (bois, métaux, plastique, etc.) en cours s’accélérerait à une vitesse grand V.
      Tout développement, quel qu’il soit, doit accorder la primauté du « droit naturel » devant tout autre intérêt.
      Ce concept devrait également s’appliquer obligatoirement à la programmation de toute forme d’intelligence artificiel (IA) avant que nous en perdions le contrôle.
      De cette façon l’IA serait vraiment au service de l’espèce humaine parce que laissé à lui-même l’Homme ne parviendra que tardivement à agir dans le bon sens et comprendre ce que signifie réellement le concept de primauté du droit naturel.
      À ce jour l’IA ne sert que l’oligarchie financière obsédé par autre chose….

  16. Chère Lio,
    Votre colère me semble légitime.
    Votre analyse rejoint en bien des points la mienne.
    Le confort est vraiment la pire invention et pourtant que serait l’homme s’il n’inventait pas.
    C’est je me répète et nos post ont du se croiser ce que font des milliers de jeunes aujourd’hui.
    Je ne sais si l’optimisme se décrète mais je viens d’apprendre une très bonne nouvelle pour moi
    https://www.facebook.com/notes/jean-marc-jancovici/quest-il-arriv%C3%A9-%C3%A0-la-production-de-p%C3%A9trole-brut-depuis-le-premier-pic-en-2005-/10156074352863191/?__tn__=HH-R
    C’est un article de Jean Marc Jancovici et il nous montre que c’est uniquement l’Iraq et les USA qui maintiennent hors de l’eau nos société shooté au pétrole.
    C’est sur que la disponibilité moindre du pétrole entrainera des choses pas bonnes, mais nous ne sommes pas dans le monde des bisounours.
    C’est une bonne nouvelle dans le sens où c’est cette profusion de pétrole qui nous détruit et qui comme l’explique Jean MArc Jancovici fait la croissance, les courbes sont corrélées.
    Alors pour notre humanité,k moins de croissance est égale à espoir.
    Allez avec toute ma tendresse et à demain si vous le voulez bien, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  17. Justement, j’allais proposer à Jacquot de faire un tour sur ce que dit M. Jancovici (ex : https://www.youtube.com/watch?v=2JH6TwaDYW4) en réponse à sa proposition de mettre la R&D sur le coup d’une source de production (magique) d’énergie…

    Si on fait le tour de la question (et je me sens depuis trop longtemps comme un poisson rouge dans son bocal), la question n’est pas de produire proprement de l’énergie, mais la question est de s’en passer !
    M. Jancovici ( et d’autres) établi le lien direct entre l’énergie et notre environnement, et disposer de l’une se fait par la destruction de l’autre. Et c’est assez indiscutable.
    Le corollaire inverse est possible : si on veut profiter d’un environnement vivable, il faut abandonner notre dépendance, non pas au pétrole et au charbon, mais à l’énergie… avec tout ce que cela implique.

    On répond à cela les panneaux solaires et tout autre source de production. Mais là encore, Janco répond qu’on ne peut produire un panneau que parce-qu’on dispose de pétrole. C’est le serpent qui se mort la queue.
    Quelle que soit la solution, elle a un coût environnemental, d’autant plus exacerbé que c’est potentiellement 7 milliards de personnes qui souhaite en bénéficier.
    Quant à demander aux « pays peu développés » d’attendre que nos R&D deviennent magiciens, je trouve ça gonflé.

    Pour imager le type de réflexion qu’il faut mener, je renvoie à M. Philippe Bouix, notamment sur la question des low-tech. Une machine à laver à pédales est une machine low-tech… D’ya see what I mean ?

  18. L’ennemi numéro un, le capitalisme a été identifié (merci M.Jorion, et vous n’êtes pas seul!). Ses représentants aussi avec notamment les 147 multinationales qui dominent 40% du commerce mondial. Si on sait les compter c’est qu’ils sont identifiés. Je ne crois pas que l’on ait encore besoin d’un livre pour démontrer l’évidence mais M. Guillermaz, je vous lirai avec plaisir. (Publiez sous licence Creative Common pour ne pas participer au capitalisme 🙂 )

    Je pense que nous avons besoin, au niveau mondial et pas au niveau franco-français, de l’équivalent du programme du CNR, un « plan d’action immédiat » (c’est-à-dire des actions de résistance), mais aussi des « mesures à appliquer dès la libération (copié de https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance)…. et il faudra fédérer beaucoup de monde de beaucoup de pays sur ce programme.
    Les actions de résistance dirigées vers l’ennemi donc …. c’est ça qu’il nous faut, de façon urgente. La bataille sera longue ce qui laisse un peu de temps pour imaginer les mesures.

  19. Chère Lio, chères toutes, cher tous,
    Le monde est ce qu’il est parce qu’il est multiple et complexe. Il n’y a donc pas de solution simple, d’ailleurs le simple renvoie au compliqué, le compliqué n’étant qu’une somme d’opérations simples dans un déroulé bien structuré.
    La complexité c’est comme le dit Paul Jorion c’est le soliton
    https://www.pauljorion.com/blog/2014/11/06/la-question-du-soliton-est-devenue-indecomposable/
    C’est pour cela que les réponses simples type RetD tombent à l’eau.
    Chère Lio je vous propose d’aller au delà de votre colère/angoisse (qui est mienne également) en prenant pour acquis que nous ne sommes pas égaux devant la compréhension des phénomènes complexes.
    Même parmi les scientifiques de haut vol certains sont tellement spécialisés qu’il ne comprennent plus la société thermodynamique. A ce sujet si vous ne connaissez déjà faites vous « plaise » en regardant la vidéo de ce jeune homme François Rodier sur La Thermodynamique et l’économie
    https://www.youtube.com/watch?v=5-qap1cQhGA
    ou encore La thermodynamique de l’évolution : du Big Bang aux sciences humaines – François Roddier,
    https://www.youtube.com/watch?v=6lNz5vmKEFA
    Comme le dit le dessin animé d’Arte, vous mourrez quand même après avoir vu ces vidéo,
    mais,
    vous mourrez moins bêtes.
    Allez bonne journée, avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  20. Pourquoi ces efforts alors que c’est déjà foutu ?… je veux dire l’avenir de notre civilisation. Il y aura quelques survivants, mais pour l’eau et l’électricité qui sortent du mur, plus rien à faire, ca va bientôt s’arrêter de couler.

  21. Cher Arnould, chères toutes, ,cher tous,

    Je vous invite à visionner cette vidéo d’environ 22 minutes ou Yves Cochet qui à la base est ingénieur
    « Ancien élève au lycée Saint-Vincent de Rennes, après des études de mathématiques, Yves Cochet devient enseignant-chercheur à l’Institut national des sciences appliquées de Rennes (INSA de Rennes) en 1969. En juin 1971, travaillant avec Maurice Nivat, il soutient sa thèse de troisième cycle de mathématiques, intitulée Sur l’algébricité des classes de certaines congruences définies sur le monoïde libre.  » parti de sa bio dans Wikipedia.
    Donc notre ex-ministre a grandi avec la physique et les mathématiques et aujourd’hui il peut se « lâcher » tout comme le fît en son temps Michel Rocard dont l’épouse était psychanalyste (Clin d’oeil pour Päul Jorion).
    Donc cette vidéo ne dit pas que tout est foutu, elle nous dit que le modèle ne pourra perdurer éternellement.
    La question je dirais ma question, enfin plutôt mon espoir :
    « Pourvu que la pente soit douce ».
    Allez continuons le combat, avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  22. J’ai lu que d’ici 2080-2100, la planète serait dans un tel état (pollution, réchauffement…), qu’elle ne pourrait abriter (et sustenter) qu’environ 1 milliards d’individus.

    Guerres, virus, bactérie, incendies, tremblements et de terre et autre typhon ou catastrophe de niveau biblique n’ont jamais réussi à freiner d’un poil la progression démographique de l’humanité (jusqu’à présent).

    D’où mon questionnement :
    Le laissez-aller capitalistique n’est-il donc pas voulu ?

    Une solution à l’emballement démographique : l’emballement climatique.

    Non ? Délire complotiste ?

      1. 🙂 Peut-être. Mais certains doivent y penser (à part moi).
        Dans le sens « Le problème se résoudra de lui-même, laissons le temps agir. »

    1. Votre affaire n’est pas très claire , car le seul âge limite actuel est par le bas à 18 ans .

      Si , comme on peut éventuellement le penser , votre idée un peu beaucoup raciste est de mettre une limite haute au droit de vote ( c’est la seule extrapolation qu’on peut faire du terme « abaisser » ), vous venez de réduire « démocratiquement  » le corps électoral de près des trois quarts . Un véritable génocide citoyen .

      https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381472

      Ça réduit considérablement la cible à convaincre pour Etienne Guillermaz , mais ça réduit encore plus l’intérêt de la proposition .

  23. Chères toutes, chers tous,
    Le complot à un avantage majeur : il nous dédouane de toute action et nous réaffirme. que les Dieux existent.
    En effet un groupe obscur et puissant tire les manettes et nous instrumentalise pour les complotistes.
    Ce n’est pas faux qu’il y est des groupes de pression, des lobbies, en revanche c’est leur donner un statut, une puissance que de penser, de croire qu’ils ont décider à l’avance de la marche du monde. Ainsi en faisant exister le complot nous faisons exister des Dieux qui savent ce qui est bon pour nous. Alors comme dans les ruelles du moyen âge, le sonneur peu crié « Dormez tranquille brave gens ».
    A quel âge le droit de vote ? Jusqu’à plus de quarante ans j’étais suiviste. A 18 ans je pouvais voter pour les plus beau seins des filles de la bande !!!
    Un petit cadeau, non deux petit cadeau pour la journée
    1 La vidéo d’Yves Cochet sur l’effondrement
    10′ 23″ Y.C explique le déni en citant le phénomène supra linéaire du Gustav Anders (principe de précaution),
    10’55 » « on est pas équipé, on a pas les neurones branché pour çà » penser l’extinction de l’espèce
    12’20 » Y.C cite Lacan à la question « qu’est ce qu’est c’est que le réel, il disait (Jacques Lacan), le réel c’est quand on prend plein la gueule
    Bonne méditation, ne soyons pas résigné accompagnons l’effondrement nous dit Yves Cochet.
    Allez bonne journée, avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

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