Gilets jaunes / Marche pour le climat : « Le pot de terre et le pot de fer »

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The Guardian : « Les véhicules blindés de la gendarmerie sont capables de tirer des grenades lacrymogènes et de nettoyer des barricades, mais sont rarement utilisés dans les zones urbaines. » Huit seront déployés à Paris. Photo : Arnaud Journois/AFP/Getty Images

Mon grain de sel à propos de la vidéo de Cyril Dion :

Dans ma vidéo d’hier, à propos du président de la République, M. Emmanuel Macron, il m’est venu la réflexion suivante : « un désir peut-être obscur et peut-être inconscient de provoquer l’affrontement entre différentes parties de la population ». Le psychanalyste en moi me fait penser qu’il serait étonnant que ce genre de motivation ne vaille que pour des présidents de la République.

Ce que je cherche à dire : « Allez-y ou n’y allez pas, en votre âme et conscience, mais si vous y allez, soyez conscient que ce ne sera peut-être pas le jour le plus sûr de l’année pour manifester votre attachement inconditionnel à la protestation citoyenne non-violente : la donne globale est contre vous. »

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164 réflexions sur « Gilets jaunes / Marche pour le climat : « Le pot de terre et le pot de fer » »

    1. On peut remarquer bien sûr que le gouvernement ne se fait pas faute d’essayer de peindre le mouvement Gilets jaunes dans son ensemble aux couleurs de la frange de radicaux violents qu’il charrie.

      Il reste que le risque d’utilisation d’armes à feu dans Paris demain n’est pas une invention intéressée.

      D’autre part, des barricades enflammées peuvent être difficiles à dégager pour des véhicules ordinaires des forces de l’ordre.

      Dans ces conditions, se réserver l’option d’être appuyé le cas échéant par des blindés de la Gendarmerie mobile, protégé contre les balles et les cocktails Molotov et à même d’ouvrir le chemin d’une barricade enflammée, est pour les Compagnies Républicaines de Sécurité une question de simple bon sens.

      Et oui, le « R » de CRS signifie « Républicain ».

      L’ordre n’est pas celui d’une classe sociale. C’est celui de la République, et le bien commun de tous les Français.

      1. Personnellement je préfère un ordre qui relève d’une organisation entre individus qui collaborent que celui imposé par une autorité en crise. Assistera t’on au climax de ces confrontations au spectacle de cette forme de jouissance qui consiste à se vautrer dans sa propre toute puissance . L’occasion fera-t-elle le larron ?
        Léviathan enfilera t’il un gilet jaune ?

  1. Bonsoir Paul
    J’irai demain à la Marche pour le climat dans les Hautes-Pyrénées. Je ne suis pas non plus un forcené de la manif. Mais quand un Gouvernement à bout de souffle n’a plus d’autre argument que de foutre la trouille pour tenter d’assurer sa pérennité, j’estime de mon devoir de montrer que je n’ai pas peur.
    Ok, je me la joue facile dans ma cambrousse pyrénéenne. Je ne risque pas de rencontrer les chars du Gouvernement, ni les cocktails Molotov des groupuscules.

    Alors Amis parisiens, prenez soin de vous et n’allez pas vous mettre entre le marteau et l’enclume mais sortez dans la rue avec des casseroles, des gamelles et tout ce que vous pourrez trouver pour casser les oreilles sourdes de la bienpensance de cette aristopseudoméritocratie.

    Pour le moment, c’est eux qui ont peur ! Peur que la pyramide au sommet de laquelle ils ont construit la certitude de leur domination, ne s’ébranle par le bas. Ils s’obstinent à vouloir nous faire croire que la verticalité sociale est dans la nature même de l’humanité, irriguée par la théorie du ruissellement.

    Mais quand la base d’une pyramide se met en mouvement, ceux d’en bas n’ont rien à craindre. Ils n’iront pas plus bas. Ceux qui ont le plus a perdre, c’est pour ceux du plus haut que la chute sera la plus brutale.
    Demain, il faudra être dehors pour montrer qu’on existe à ceux qui prétendent qu’on est rien.
    Demain, il faudra être dehors pour montrer qu’on veut des nouveaux choix politiques qui réduisent l’impact de la catastrophe écologique déjà en marche.
    Demain, il faudra être dehors pour montrer que le XXIème siècle tourne la page d’une société qui ne fonctionne que sur la domination.
    Demain, il faudra être dehors.

    1. Bien vu. Ce n’est peut-être qu’une illusion mais tout être normalement constitué peut vérifier que c’est à l’intersection des carrefours que l’on choisit sa direction. Pas ces derniers jours. Pour combien de temps encore ?

  2. Paul, je m’interroge sur votre propre désir. Je ne suis pas psy et je ne peux aller manifester. Je ne suis pas concerné, comme on dit. Mais…
    La photo commentée du Guardian semble vouloir nous faire peur, dans une atmosphère guerrière.
    75000 personnes ont manifesté pour le climat à Bruxelles, des milliers de femmes (et d’hommes) ont manifesté contre les violences faites aux femmes et les gilets jaunes n’ont pas perturbé. Pourquoi le feraient-ils ?
    Si Macron a un désir, c’est comme d’habitude de dégrader l’image de ses opposants pour les dénigrer dans l’esprit du « bourgeois » qui a des biens. Mais qui offre encore un espace, une foi, aux désirs de Macron ?
    Dans le monde qui vient du réchauffement et des guerres civiles pour les ressources (n’y sommes nous pas déjà ?), aurons-nous encore le choix de la non-violence, de l’évitement des chars d’assaut ?

  3. Voir l’intervention de Jacline Mouraud sur France Info, reprise dans les médias :

    « Revenez à notre détermination mais aussi à notre côté bon enfant du 17 novembre. Nous ne sommes pas des terroristes. »

    Elle demande également aux « gilets jaunes » de se rendre « aux réunions qui vont être organisées » dans tout le pays par le gouvernement. « C’est là que nous allons avoir du poids, certainement pas en saccageant notre magnifique capitale », a-t-elle plaidé.

      1. Il semblerait oui.

        Notez que les circonstances présentes n’ont que peu à voir avec l’hypnothérapie

        Voire, rien du tout

    1. l’histoire est en marche jacline ! ( Vacherie qui pensait que ça arriverait si vite et d’un coup sec comme ça ?? ) Vous avez vu les petits lycéens a genoux face contre mur et mains sur la nuque ? C’est quoi ce monde qu’est ce qui se passe ????

  4. Bonjour le blog,
    Cyril Dion a tout dit: l’ennemi , c’est notre modèle économique et pas autre chose! Maintenant, est ce le moment de faire converger les 2 mvts (les GJ + en marche pour le climat)? Pas demain, je ne crois pas que c’est une bonne idée! J’ai peur que demain les pavés aient le goût du sang….Alors est ce que inconsciemment, Dion veut l’affrontement? Je ne crois pas….En revanche pour Macron j’ai plus de doute. Il nous a habitué à laisser des petits cailloux de son psychisme depuis le début de son mandat…arrogance, mépris de classe….Il est la personnification des élites qui pilotent le monde! Grande école, capitaliste et libéral, vision de l’humain compétiteur, utilisation à outrance du Globish la langue des élites mondiales, etc,etc , je pourrais en rajouter à la pelle ! C’est une caricature ce gars! Bref, on a tiré le gros lot !
    Demain pour ceux qui auront aux manifs, faites gaffe!
    De mon côté, je descendrais à Toulouse mais sans provoc ‘ inutile!
    La tension est palpable tout peut partir en vrille à tout moment!

    1. Je suis sur que lundi, ce sera un autre homme…est ce que ce sera une autre politique, qui sait ? donnons lui une chance ! Mais j’en doute : au G20 il aurait pu faire quelque chose : parler, expliquer pourquoi ce système de concurrence capitaliste n’a pas d’avenir pacifique, il n’ a pas saisi l’occasion.

      Et donc ce monsieur est fidèle aux intérêts qui l’ont élu. On aura plutôt une opération « séduction ». Voyons comment Louis 16 va s’y prendre pour enfiler le bonnet phrygien…

      1. C’est pas Louis Capet N° 16 qui pointe sous le bonnet, plutôt L.N Bonaparte. N’hésitera pas sur 1) L’état d’urgence; 2/ la loi martiale.

  5. Pour détendre un peu l’atmosphère…
    Gérald Darmanin vient de supprimer la pénalité de 15 € pour paiement par chèque de ses impôts par chèque :
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/07/2920687-impots-payes-cheque-ministre-gerald-darmanin-supprime-penalite-15e.html
    Paniqués, il deviennent ridicules ! Ces gens-là au service exclusif des hyper-riches sont hyper-ridicules, même dans leur recul. Cela dit leur panique peut les rendre hyper-dangereux.

    1. Chance: de nos jours le ridicule ne tue plus…
      Le donneur de leçons est raillé de toutes parts, Trump ricane doucement, Maduro se permet des remarques sur le traitement des manifestations a Paris, les africains s’y mettent aussi sur un ton moqueur dans leur presse…
      Ce qui est parfaitement déplorable est de constater que c’est la violence qui a pu amener quelques petites concessions, mais a quel prix!

  6. C’est con, mais « la protestation citoyenne non violente » n’a servi à rien, ou à très peu de chose, alors que la protestation violente a donné immédiatement des résultats.

    Je n’irai pas car j’aimerais que les revendications ne soient pas aussi orientées pouvoir d’achat alors que nous savons que la fin de l’humanité est proche.

    Personnellement je voudrais que les manifestants réclament le référendum d’initiative citoyenne.

    Mais je soutiens les gilets jaunes, pas seulement les non violents, les autres aussi. Un peu de casse ne me touche pas. Mais si demain il y a des morts parmi les GJ, il se pourrait que cela déclenche également ma rage.

    1. C’est pas con, c’est logique (au vu des précédents, au vu de la nature du politique etc etc). On peut toujours rêver (= dormir) social-libéral-démocratiquement d’une synthèse des intérêts sociaux, on peut aussi ouvrir les yeux sur les réalités de la domination de classe (loin de tout historicisme neuneu gaucho). Vous connaissez la mythologie des macronistes (distinguons quand même les cynique et les aveugles) : que du contrat, jamais de conflit, et je t’enrhume d’un passement de jambe. Au fond pas loin du Thatcherisme qui veut que la société soit une fiction (niaiserie pré-aristotélicienne, c’est dire si le libéralisme est une vieillerie sans vergogne). A bien y réfléchir, macronisme / tatchérisme = la même chose, finiraient par se confondre.

      Nb, là parce que voilà, c’est l’occasion : les cours de Supiot, Figures de l’allégeance, Collège de France 2015 ou 16, sur FC en podcast –> tout le nécessaire y est, théoriquement et pratiquement, dans l’horizon d’un droit et d’une politique débarrassés de toute métaphysique, ancrés dans l’anthropologie et la psychologie -à hauteur de condition humaine, ce qui est juste la bonne mesure : Ni Dieu ni Fondement, deux visages du trou du cul « au fond ».

      Nb2 : Brexit, Italie, situation française, belge, crise politique larvée en Allemagne… et tous cela n’aurait rien de commun? Y a pas là comme « le réel qui insiste »?

    2. Pas sur que ce soit en fait la violence qui soit efficace, j’ai dans l’idée que c’est plutôt son coût qui produit un effet. Ces gens là comptent tout, s’ils cèdent c’est parce que ça leur coûte moins cher que de tenir. Je suis presque certain qu’on aurait eu le même résultat voire encore plus vite en restant à la maison à lire quelques bon bouquins en mangeant des pâtes pendant une semaine ou deux. Certes pour ça il faut le nombre, mais ça les aurait encore plus fait flippé un pays mort avec pas un chat dans la rue et les magasins déserts une semaine avant noël…

  7. Quand on examine le dispositif préparatoire préventif, avec notamment la fermeture des magasins de luxe et le blindage de leurs vitrines, on pourrait dire que cette nouvelle « bataille de Paris » est déjà gagnée par les gilets jaunes. Paris à peur, Paris se vide, Paris s’enferme.

    1. C’est Rio Bravo sur les champs Elysées .. Dans le film de Gérard Jugnot « Une époque formidable » (1991), un patron de bistrot courrait après un SDF en criant « salaud de pauvre ! », pendant que l’autre s’enfuyait sans payer son café…en criant « te fatique pas…je suis raide ! ».

      17 ans plus tard, malgré divers gouvernements de droite comme de gauche, rien n’a changé, tout à empiré : plus de chômage plus de précarité, rendant impossible toute transition écologique sereine. Alors où se situe l’erreur d’analyse ?

      Chômage de masse croît à partir de 1980 => subventions publiques ou réductions de charges => plus de dépense publique avec les mêmes charges (déficit) + délocalisations des entreprise (1990) => concentration de la fiscalité sur les particuliers, pour préserver les entreprises => de plus en plus de gens sous le seuil de pauvreté => crise financière de 2008 + soutien public massif des états aux banques => fiscalité accentuée sur les classes moyennes => accroissement du chômage et de la précarité des classes moyennes inférieures + prise de conscience écologique => fiscalité additionnelle environnementale ( inégalités Paris / provinces) => arrogance présidentielle envers chômeurs et précaires => crise des Gilets Jaunes.

      Autrement dit et en résumé : un processus en cours nous dirigeant inéluctablement vers un accroissement général de la précarité et de l’impuissance de l’Etat, dont la cause initiale est la disparition progressive du travail, et que vient aggraver le maintien de pratiques financières « hors sol ».

      Vincent Rey
      Findutravail.net

    2. C’était blindé-en-bois jusque dans le quartier de la gare de Lyon, les vitrines des banques et autres loueurs de voitures. Pas que le Paris versaillais…

  8. Abraham Lincoln avait dit : «on peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps mais on ne peut pas tromper le peuple tout le temps ».
    Macron et sa sinistre équipe ont voulu faire nous imposer leur « révolution » (titre extraordinaire de son livre) et pour cela il ont attaqué l’immense majorité de la population constamment pendant 18 mois. Leurs théorie de ruissellement ou de compétitivité pour les individus premiers de cordée sont des mensonges pour tout le peuple et pour tout le temps ─ accompagnés de mots de mépris systématiques.
    Agir durement en y ajoutant cette morgue était proprement suicidaire politiquement.
    Paul avait même qualifié de « criminel » cette histoire de « traverser la rue pour trouver un boulot » si vraiment c’était pensé ainsi.
    Le résultat est cette dramatique situation que nul n’aurait souhaité mais que nul ne peut plus empêcher.
    Je souhaite de tout cœur que tout se passe du mieux possible demain et je suivrai le conseil de Paul car je n’ai pas le courage d’aller à Paris demain. Je l’avoue mais je tiens à dire à Pascal combien son commentaire est parfait.

    1. «Paul avait même qualifié de « criminel » cette histoire de « traverser la rue pour trouver un boulot » si vraiment c’était pensé ainsi.»

      Oui, et peut-être même pire. La question est si Macron pensait vraiment ce qu’il disait.

      Si non, c’est un mépris moqueur et criminel en effet.

      Si oui… c’est encore pire. Cela signifierait que le président de la République – et chef des armées – a un rapport troublé avec la réalité. Ce serait carrément dangereux.

      1. Et surtout , le P.R. a un « totem » de philosophie de classe…marqué par l’abandon de l’I.S.F. , sur lequel, selon R.GODIN (Médiapart de ce jour- extraits) généralement bien inspiré, il (E.M.) s’interdira absolument de revenir puisque, même en cas d’analyse/résultat/invest.dans l’appareil productif, ce résultat ne peut être que positif compte tenu du biais structurel des outils d’évaluation en capitalisme financiarisé débridé..!
        …(extraits)…
        C’est la limite qui ne sera jamais franchie, la concession qui ne sera jamais faite. Jeudi sur France Inter, Gérald Darmanin, le ministre des comptes et de l’action publique, a prévenu : « Nous ne reviendrons pas sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). »
        Si, pour apaiser la colère des « gilets jaunes », le gouvernement a finalement décidé de ne pas inscrire les hausses de taxe sur le carburant dans le projet de loi de finances 2019, allant plus loin que le moratoire de six mois initialement annoncé, il n’entend pas répondre à cette demande, désormais forte du mouvement : engager plus de redistribution. …(…)…
        Cette décision met au jour la nature profonde du pouvoir. La priorité reste la défiscalisation du capital et cette priorité est placée absolument hors de la portée du politique. Le règlement de la crise politique ne peut passer par un recul sur ce point : le patrimoine mobilier est devenu intouchable, sacré et hors du champ des concessions. Il rappelle la définition des buts du néolibéralisme avancé par l’historien étasunien Quinn Slobodian dans son dernier ouvrage Globalists (édition des Presses universitaires de Harvard) : « Ce que les néolibéraux recherchent, ce n’est pas une protection partielle, mais une protection complète des droits du capital privé » de la demande démocratique. …(…)…
        Dans cette vision, l’économie n’est qu’une somme de décisions microéconomiques qui se jouent au niveau du processus de production et qui, à long terme, parviennent à un équilibre parfait par le jeu du marché. Frapper le capital, c’est gêner la formation de l’équilibre et c’est pourquoi, dans l’esprit de la majorité, les sommes qui ne sont pas versées au titre de l’ISF ne peuvent qu’être bénéfiques à la structure économique (donc à ce qui relève du long terme).
        L’argent que l’État ne récolte pas par l’ISF reviendrait en emplois et en salaires par les investissements. Mais la population, « inculte » ne saurait comprendre ce phénomène et le temps nécessaire à son déploiement …(…)…
        mercredi le président du groupe LREM au Sénat, François Patriat, qui s’est dit « sûr que l’évaluation montrera des résultats positifs ». Comment pourrait-il en être autrement ? Les évaluations macroéconomiques sont réalisées à partir de modèles qui intègrent la logique décrite plus haut. Ils donneront donc nécessairement de « bons résultats ». Quant aux évaluations empiriques, celles du terrain, l’exemple du CICE montre que, quand bien même les résultats seraient nuls ou presque (peu d’emplois créés, pas d’effets sur les exportations et les investissements pour un coût total de 100 milliards d’euros), on en dresserait un tableau idyllique en utilisant toujours l’arme du long terme : il faut attendre encore et toujours, puisque l’on est dans le « structurel ».
        C’est là la clé qu’il faut bien saisir : pour le gouvernement, l’exonération du capital de l’ISF n’est pas une simple « mesure fiscale », c’est une réforme structurelle. C’est pourquoi la distinction proposée par Philippe Aghion de lâcher du lest sur l’ISF pour faire accepter les réformes structurelles ailleurs ne saurait être acceptée par l’Élysée. On ne cède pas sur les réformes, donc on ne cède pas sur l’ISF

        Clôturons en appelant à diffuser largement le graphique qui tue , notamment son « bâtonnet » d’extrême droite, qui « parle » de lui-même… haut et fort…!
        https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2018/10/15/capture-d-e-cran-2018-10-15-a-16-06-43.jpg?width=511&height=374&width_format=pixel&height_format=pixel

      2. Je crois que Annie Le Brun fut une merveille de lucidité le jour qu’elle entreprit d’écrire Du trop de réalité.

  9. La violence policière n’est pas, dans notre pays, un fantasme.

    La France est le seul pays à envoyer des grenades explosives sur ses manifestants etc etc…

    En regardant les commentaires subjugues des novices blessés, assourdis, suffoques, tabassés en garde à vue pour rien je me dis que ça aussi, fait partie de l’éveil politique.

    Les zadistes doivent se sentir un peu moins seuls.

    J’irai aussi demain, dans le gros bled du coin, me faire compter et partager des idées avec les GJ…

    1. Assez de blabla Thomas, du concret, des statistiques, les taux de fréquence, de gravite, et aussi une analyse détaillée des conditions de travail de ces fonctionnaires, de leurs missions, de leur formations, de leur conditions de travail (budget/matériel), du taux charge, de leur remuneration, de leur maladies professionnelles, taux d’absentéisme, d’arrêt maladie de suicide, et d’espérance de vie. Et comparaison avec les pays de l’OCDE.
      ET pas du ressenti , de l’a peu-prês ou de la vidéo sur Youtube a la petite semaine hein, on veut du sérieux du lourd!
      Parce qu’on sent que vous en avez sous la pédale et ce serait dommage d’en rester a ce teasing prometteur.

      1. A mais bien sur, Arnaud, les fonctionnaires sont dans la même galère, sauf qu’ils sont de l’autre côté de la matraque, tu vois…

        Sur la Zad ou je suis allé deux fois en avril 2018, c’était tir tendu sur des groupes paisibles avec enfants et personnes âgées, no problem.

        2500 gendarmes h 24 plus drones et helicos, 12000 grenades en 50 jours sur 200 personnes présentes en moyenne sur le site, soit plus de 50 grenades par personne au total.

        Des blindés pour écraser des cabanes, et finalement en soit, un aveux de faiblesse patent de mettre autant de moyen pour ça…mais bon.

        A la fin, tous blessés, éclats métalliques ou plastiques dans les tissus, lésions auditives, beaucoup boitent encore. Une main arrachée mais franchement, le risque de tuer était quotidien.

        Mais aucune importance : l’alternatif n’est pas une religion, ni une communauté constitué, on peut lui casser la tronche sans mettre le feu au pays et ça montre à la droite comment on defend l’ordre républicain et à la gauche que manifester peut piquer les yeux : une affaire !!

        D’ailleurs bien jouée, la société civile n’a pas bronché.

        Ce que je veux dire, finalement, c’est que ce genre d’événement est pour le pouvoir, une opportunité de communication.

        Si il y a une fenêtre de tir pour que la violence soit exploitable médiatiquement , c’est du billard pour eux.

        Le seul truc avec lequel ils ne savent rien faire, c’est une foule pacifique. Mais ça, ça se travaille.

        Et de quoi tu crois qu’ils discutent avec les RG en ce moment ?

        Pour finir, je dirais que jouer la peur de cette façon, et fuir sa responsabilité, c’est créer solidement les conditions pour avoir un jour, des milliers de morts.

      2. PS Alexis Kohler a pesé lourd dans la stratégie de sortie pour NDDL, il est sans doute aujourd’hui actif sur le dossier  » pourrissement et décrédibilisation du mouvement GJ »

      3. Le policier qui est de « l’autre coté de la matraque » est le même que celui qui est de l’autre cote du cocktail molotov, de l’autre coté du pavé, du malheur de la détresse et de la violence sociale qu’il se coltine au quotidien, de l’autre cote de la haine de plus en plus systématique, ou sous les roues d’un scooter ou d’une bagnole aussi. Bref un être humain, un fonctionnaire qui fait parti d’une organisation d’un système, d’une société.

      4. La limite de la comparaison, c’est qui paye qui !!

        Le Crs ou le gendarme mobile aujourd’hui, defends l’evade fiscal en tapant sur les pauvres pommes qui payent l’impot.

        Un peu fort de café, non ?

        J’ai passé des heures à expliquer ça à des gendarmes, ils sont pas insensibles, crois moi.

      5. Par ailleurs, j’ai une amie Policière à 100 km sud de Paris, je connais son quotidien, c’est un poste sous la douche de ce qui ne va pas dans la société.
        Elle se coltine à longueur d’années la violence conjugale, les suicides notamment de collègues et globalement, toute la merde. Je ne sais pas comment elle tient.
        Je n ‘ ai pas de ressentiments contre la force publique, mais je conchie les responsables qui dévient son usage.

  10. J’ai croisé ce soir vers 19h30 rue de Rivoli, pas loin de la Tour Saint Jacques, un homme très grand, mince mince, cheveux bruns en bataille. C’est un militant écologiste, alter-rmondialiste, humaniste et que sais-je encore, ah oui grippé en ce moment.
    IL m’est familier car je l’ai vu à toutes les manifestations auxquelles j’ai pu participer depuis deux ou trois ans, à Nuit Debout il était là aussi.
    Il vous est sans doute familier aussi car la typographie sans empattement, de type Futura, qu’il imite avec des feutres de couleurs, est très reconnaissable. Un peu plus de jaune cette fois-ci j’ai cru remarquer. Si bien qu’on ne peut pas le rater, je ne compte plus les magazines où il apparaît avec ses slogans assez courts mais toujours efficaces.
    J’ai discuté 5 minutes avec lui en le suivant dans une rue adjacente : il ira demain à la manif pour le climat, mais sans oublier les GJ, car je lui ai posé la question voyant inscrit sur sa pancarte « URGENCE ECOLOGIQUE ET SOCIALE».
    Il mettra sur lui quelque chose rappelant les GJ. Je ne lui ai pas demandé, mais je crois me souvenir qu’il a évoqué un gilet vert, peut-être donc ira t-il aussi à la rencontre des GJ. Bref, pour lui « les gens réfléchissent un peu quand même », pour dire que les GJ et les marcheurs pour le climat : même combat. Il m’a cité une interview d’une certaine Ingrid aide-soignante, une porte-parole des GJ qui intervient à la télévision, me disant qu’elle a été très bien…. Je présume qu’il ne met pas tous les GJ dans le même sac, mais le coeur y est.
    Je l’ai aussi pris en photo.

  11. Le débat mérite d’être posé. Personnellement je partage l’avis de Thomas, ne pas céder à l’intimidation, voire à une certaine provocation de la part du gouvernement, et trouver le moyen de manifester pacifiquement. On est pas obligé d’aller se confronter aux forces de l’ordre. Et puis il est toujours plus intéressant d’aller sur place plutôt que de subir les commentaires biaisés, soit des médias en chasse de buzz, soit de récupérateurs politiques….

  12. Suis d’accord avec Emmanuel et Thomas.
    Ma fille trentenaire et ses amis seront là aussi, nous sommes et resterons pacifiques pacifistes.
    Je suis aussi curieuse et intriguée par le message de Julien Alexandre : Trump rira jaune bientôt !?
    Bon weekend à tous !

  13. A la mi journée, France Info annonce 31000 manifestants dont 8000 à Paris, c’est assez risible vu les centaines de personnes que l’on voit ici, dans des bleds perdus.

    A vu de nez, on doit arriver à ce chiffre très tranquillement, avec un seul département. Encore bravo pour la couverture médiatique.

    1. Je confirme j’ai été étonné des ces chiffres alors qu’à Perpignan, devant la pref, il y avait en gros mille cinq cent personnes, et des rond points occupés un peu partout. Bizarre bizarre.

      1. Beaucoup de monde à la marche pour le climat à Paris.
        Beaucoup d’écolos avaient revêtu un gilet jaune, avec leurs slogans pour la planète.
        J’avais pour ma part confectionné une petite pancarte où était écrit : « vert et jaune » avec au dessous deux gilets bariolés de vert et de jaune. Eh bien je me suis senti presque ridicule, car la stratégie gagnante c’est bien entendu de mettre du jaune quand on est un vert, pour rassembler au delà des polarités écologique et sociale.

  14. Bonjour à toutes et tous,
    Je voudrais dire o combien est une absurdité de dire qu’il faille augmenter le SMIG. Tous les salariés ne sont pas payés au SMIG, donc ça serait juste une petite partie et les autres ?. Il faut augmenter les revenus Qu’elle est le montant du revenu de base aujourd’hui ?

      1. Les salariés qui sont rémunérés hors Smic, il y en a. Quant au revenu de base, je ne sais pas. Ce ne peut pas être le revenu universel

    1. Même si vous augmentez les revenus , il n’y aura pas plus de pétrole qui sortira des puits ou de poissons dans la mer , juste une pression accrue sur l’environnement et les prix qui s’envoleront , on aura l’air malins avec des salaires de 3000 € quand une miche de pain coutera 500 €.. vous entrevoyez le cercle vicieux ?

  15. @thomas,
    Aujourd’hui, il existe une frange inconditionnel de rémunération qui ne correspond à rien. Il devient urgent de reposer sur la table toutes ces formes de rémunération pour faire le point sur un revenu équitable pour toutes et tous. Non le SMIG est le salaire minimum de croissance calculée epar l’INSEE que je connais pour y avoir travaillé. Comment est calculée cette croissance, je n’ai jamais su ?

  16. J’avais écrit s’agissant du ‘programme’ de la Droite au pouvoir :
    « Elle s’est consacrée sans pudeur à favoriser les riches et présenter la note aux autres. »

    Quelques chiffres le confirment, extraits du blog de Régis de Castelnau « vu du droit ». Auteur du texte Ambroise de Rancourt.
    http://www.vududroit.com/2018/12/gilets-jaunes-cette-soif-de-republique/?fbclid=IwAR0DXWWKrf392FSQ9_A4rZaL29NCCv9XH_WEWr8-jTRxX_sl24gmZE4ZDD4

    « Rappelons-le ici encore, clairement : quatre milliards d’ISF rendus ; cinq milliards avec la flat tax sur le capital (au bas mot : à moyen terme, ce pourrait être le double, voire plus, selon plusieurs économistes spécialistes de la fiscalité du patrimoine) ; quant à la défunte exit tax, Bercy estime qu’elle entraînera un manque à gagner total, pour les finances publiques, de six milliards. Restons-en aux taxes dont le produit est annualisé, l’ISF et la flat tax : neuf milliards, chaque année. C’est le budget du ministère de la Justice. Un rapport Solidaires-Finances publiques de cette année a fait le calcul : 86’000 euros seront rendus chaque année aux 0,1% des contribuables les plus aisés de France, du seul fait de la flat tax, au cours du quinquennat ; quant aux quatre milliards d’ISF rendus aux anciens contribuables qui le versaient, ils sont concentrés sur 330’000 personnes, soit la population approximative de la ville de Nice. Et pendant ce temps, le Smic augmentera péniblement de 400€ par ans d’ici à 2022. Moins de quarante euros de gain mensuel pour les deux millions de personnes le touchant – et on ne parle même pas des salariés à temps partiel, des femmes la majorité du temps, pour qui le bénéfice sera encore moins significatif. Or, c’est à ces gens-là que l’on voudrait, justement, ponctionner deux milliards supplémentaires de taxe carbone en 2019, après leur avoir fait porter le même fardeau en 2018 (2,4Md€) ! Selon l’OFCE, c’est simple : les mesures fiscales décidées par Emmanuel Macron aboutiront de fait à une diminution du niveau de vie de l’ensemble de la population, sauf…pour les 5% les plus riches, qui verront le leur augmenter de 1,6%. »

    Je ne comprends pas tout. Les ‘remboursements’( « rendus ») laissent supposer que certains allègements sont à effet rétroactif, ce qui serait vraiment extraordinaire.

  17. Et comment voulez vous donc que ça se passe, puisque les intérêt de l’oligarchie et des citoyens sont CONTRADICTOIRES et que maintenant, plus ou moins tout le monde le sait !!

    Les mensonges sont épuisés.

  18. Bonsoir,

    I’m not a victim! Je me répète souvent ça.
    A Bruxelles, ils ont fait 400 interpellations sur 1000 manifestants. No comments!

    Je sors de la pharmacie : 32€ de vitamines et autres pour tenir debout.
    Il y a deux choses qui se sont inscrites en moi suite au politiques d’ajustement structurels appelées aussi réformes appliquées par le gouvernement Di Rupo, qui me concernèrent, l’insomnie (je me levais la nuit pour compter et me demander comment j’allais m’en sortir) et l’absence d’appétit.
    Grâce aux règlements européens, j’ai pu quitter la Belgique et m’installer en France ; ça n’a pas été facile mais j’y suis arrivé. Je suis payé par la Belgique et je vis en France. Beaucoup de gens travaillent ici et touchent moins que moi (je perçois entre 1200 et 1300€ / mois)
    Je me réjouis de ce qui vient d’arriver ici ; je ne m’en suis pas mêlé si ce n’est en suivant les nombreux débats ayant eu lieu ici quant à ces questions et me tenant informé au mieux.
    L’écologie ne m’intéresse plus, peu de choses m’intéressent encore d’ailleurs, c’est la troisième conséquence de ce que je dis plus haut..
    Il y a un intellectuel français que j’ai beaucoup écouté ces derniers jours, une de ces rares personnes qui manie humour et intelligence, c’est tellement rare, Emmanuel Todd pour ne pas le nommer, quelqu’un de brillant qui soutient ce mouvement ; il disait que dans les gens (vous (?), les autres(ceux qui suivent ce mouvement et d’autres), moi) d’en bas, nombre étaient de ceux qui étaient furieux et intelligents.
    Quelle que soit l’issue de tout ceci, au moins j’aurai entendu ça de la bouche d’un intellectuel. Ça fait un bien fou!

  19. Ouf ! eh bien, on est rassuré ! Il ne s’est pratiquement rien passé aujourd’hui en France.
    Examinons les chiffres : samedi 1er décembre il y avait 136 000 manifestants Gilets jaunes ; aujourd’hui, 125 000 et il y a 15 jours c’était 136 000 : ça baisse, ça baisse ! Notons que ces chiffres sont d’une exactitude confondante : à 17h00, M. Castaner indiquait 106 301 manifestants. La gouvernance par les chiffres est merveilleuse.
    Eh oui, c’est à la fois rassurant et un peu étonnant malgré tout. Un génie des alpages (que j’aime bien) nous a expliqué pour un des week-ends précédents qu’il n’y avait que 8000 péquins (sic) à Paris et qui auraient dû aller rejoindre la manif pour les femmes mais ils ne l’avaient pas fait puisque ces gens-là, ma foi, sont des abrutis fachos et sexistes, manipulés par une poignée de gens d’extrême-droite. Aujourd’hui les manifestants pour le climat étaient nettement plus nombreux, c’est un fait. Dommage que certains soient idiots au point de mettre des gilets jaunes, ils n’ont rien compris ! S’allier avec ces beaufs à clope et Diesel.
    En résumé, avec ces quelques milliers de personnes qui se gèlent sur les ronds-points et viennent voir les Champs-Élysées à Paris un peu avant Noël, certains évoquent des trucs invraisemblables : crise de régime etc.
    Mais c’est ridicule ! Circulez, il n’y a rien à voir ! Tout baigne et Macron est notre grand timonier. N’avait-il pas écrit ce livre prophétique : « Révolution »?

      1. Julien, je suis content que tu sois rassuré après cette journée.
        Bonne nuit et fais de beaux rêves !

      2. « Rassuré » ? J’étais au milieu des cortèges le 1er décembre toute la journée et une bonne partie de la soirée. C’est pas une bande de lanceurs de boule avec des masques de skis qui vont m’empêcher de dormir !

        L’adjectif qui me convient mieux est « navré ». Navré de voir par pur opportunisme certains se rallier à une poujaderie poussée en très grande majorité par les électeurs de Le Pen (42 % selon l’un des sondages que j’ai lu) et de Méluche (20 % selon le même sondage). Mais bon, puisqu’il a été décidé par les jiléjônes eux-mêmes que ce n’était pas une jacquerie rouge-brune…

        Alors oui, je sais bien que tout le monde y a croisé quelques bonnes âmes qui croient participer à la fin du capitalisme, j’en ai vu aussi. L’espoir fait vivre paraît-il.

      3. Si c’est bien le même sondage que j’ai lu, il totalise 87 %, d’ayant voté Pierre ou Paul, et pas un seul abstentionniste.

        Faudra m’expliquer un peu plus ce miracle avant que je gobe.

      4. @Julien : c’est pas satisfaisant ce que tu dis, même si c’est partiellement exact. Oui pour la dimension poujadiste, mais avec d’autres choses en plus, un horizon confus et pas seulement anti-UE; oui pour la composition socio, mais si tu te mets à essentialiser les appartenances politiques…(ton obsession anti-LFI t’ouvrira peut-être les portes du Monde). Après, pour les fréquenter quotidiennement, ben ouais, le portrait, à gros traits, c’est bien celui-là –> tes concitoyens et compatriotes, qui sont cela et en sont là, loin des urbanités post-ceci cela (coloniales, sexuelles, industrielles, transgenrée et inclusives) : des dominés bon teint, qu’il faut soit gazer soit regagner.

      5. http://www.slate.fr/story/170766/qui-sont-gilets-jaunes-et-soutiens-portrait-robot-categories-socio-professionnelles

        Tu parles de ce sondage, cette « étude » là ? Et alors, tu le sais bien qu’une majorité de classes populaires ont voté ainsi, depuis des années, parce qu’ils n’en peuvent plus, à cause de ceux qui sont au pouvoir et qui s’y succèdent depuis des décennies ! On ne crache pas sur la souffrance des gens, t’as pas appris cela toi ? C’est quoi ce dédain envers les classes populaires, même si elles se trompent parfois de discours ?

        Les vrais responsables ce sont les MACRON et autres empaffés qui servent un système inique qui nous transporte tous vers le précipice, cela a été assez dit et démontré ici.

        Moi je me demande pourquoi tu sors toujours de ton trou pour venir défoncer toutes initiatives réelles de renversement du système d’où qu’elle viennent ? Election en 2017, les GJ maintenant, c’est assez dissonant comme musique de ta part, tu crois encore à la réforme du système par un réformisme mou dans le cadre actuel ?
        Mais peut-être je me trompe, je m’en voudrais te faire un procès d’intention, comme tu leurs en fait un ! Si c’est le cas mea culpa maxima.

      6. CloClo, je sors de ma caverne quand le discours ambiant de mes congénères vire au simplisme hébété.

        Malédiction des emmerdeurs comme moi qui n’ont pas la mémoire (de l’histoire) courte.

      7. @Julien Alexandre
        Je perçois les choses différemment. Ce sont les mêmes raisons qui ont conduit certains à voter Le Pen aux dernières élections et à descendre dans la rue aujourd’hui. Ça n’en fait pas des fascistes. Beaucoup ont été illusionnés par les discours faussement républicains et anticapitalistes du FN.

      8. T’as raison Arkao, y a plein de gens qui vivaient dans des grottes avant la présidentielle et qui ne savaient pas ce que signifiaient « Le Pen » sur la devanture de l’échoppe. Ils pensaient faire un choix révolutionnaire de gauchiste. CQFD

        Si c’était vraiment le cas, Méluche se serait pas senti obligé de tenir les discours qu’il a tenus pour tenter de « récupérer » « ses » troupes (en sus de sa pente naturelle, bien entendu).

      9. Tiens arkao passe, jicé se fait bouler, pour le même contenu. Eh, modo, lorsque on est et l’épée et le fourreau, on a au moins la délicatesse de supporter l’objection.

      10. Marquer au fer rouge de l’infamie les électeurs FN, ça ne va pas nous aider à les comprendre et à tenter d’infléchir la tendance. Prétendre que les gilets jaunes sont à majorité de la vermine brun-rouge, ça amène à quoi ? A l’assaut, cavalerie de la République, tous au gnouf! Ce n’est pas en conspuant qu’on va se sortir de ce merdier.

      11. Responsabilisation du vote ? Comme si c’était si simple.

        « la conscience est un cul-de-sac auquel des informations parviennent sans doute, mais sans qu’il existe un effet en retour de type décisionnel. C’est au niveau de l’affect, et de lui seul, que l’information affichée dans le regard de la conscience produit une rétroaction mais de nature « involontaire », automatique » (Paul Jorion)

      12. @Arkao :

        On doit donc supprimer le droit de vote .

        Un clic d’émotion instantanée , ou des tests continus de sympathisants de sympathisants devraient suffire à régler les rapports sociaux ?

        Ce serait quoi la responsabilité ? ( cf. colloque l’IA et l’expertise judicaire ) .

      13. Je prends position , par contre , pour avertir le premier qui voudrait me supprimer le droit de vote , qu’il n’en sortira pas vivant ( ou moi s’il tire plus vite , mais j’ai de toute façon fait le plus gros ) .

      14. @Arkao :

        J’avais bien identifié l’auteur !
        La question vaut aussi pour lui .

        J’imagine mal , en premier abord , que l’on puisse être adversaire de la gouvernance par les nombres, en étant fana de la gouvernance par les sondeurs .

        Une réponse sur la Responsabilité éclaircirait sans doute le tout , mais comme j’ai sous estimé ma crève , je vais me coucher , et je ne trouverai votre dissertation que demain .

        Bonne nuit !

      15. Un jour un zonard à Bordeaux m’a taxé une clope (à l’époque ou c’était pas encore illégal de taxer une clope) , j’étais bien luné ce jour là, je lui en ai filé deux et il m’a dit : « Merci mec mais c’est pas parce que les gens sont cons qu’il faut être généreux… »
        De droite Julien, je te l’ai déja dit 😉 🙂

      16. Julien,

        Croix de bois, croix de fer :

        https://www.youtube.com/watch?v=3KECDG2gPFY vers 4mn20

        Next !

        Ceci dit, et pour abonder dans le sens de Pierre-Yves, la conclusion ici est intéressante :

        « Les « gilets jaunes » perçoivent-ils la présence de ces groupes ? Rien n’est moins sûr. « Il n’y a pas de personnes d’ultradroite ou alors je n’en vois pas », assure Mathieu Blavier, éphémère porte-parole officiel des « gilets jaunes ». Ce jeune étudiant en droit originaire de Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, confesse « ne même pas connaître Génération identitaire ». Et d’ajouter : « Et s’il y en a, on ne les voit pas. » D’autres sont plus fatalistes. « On ne pourra pas aller contre », soupire Jonathan Jolivot, un « gilet jaune » du Morbihan. »

        https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/mobilisation-du-17-novembre/enquete-franceinfo-pourquoi-l-ultradroite-a-t-elle-embrasse-la-cause-des-gilets-jaunes_3084163.html

        Opportunisme ou initiative ?

        Notre manque d’opportunisme nous condamnerait-il à laisser s’ancrer encore plus profond dans les esprits la rhétorique frontiste ? Entre le bréviaire créationniste et l’extinction de l’espèce on peut aller « vers un nouveau monde ». Clair, accessible, pas trop épais ! Pourquoi ne pas le distribuer sur les ronds-points ? Les esprits sont effectivement perméables en ce moment et la sympathie largement transversale met au jour la communauté des intérêts par-delà les clivages imposés qui nous atomisent habituellement.

      17. Confusionnisme à tous les étages. Il sentait le confus à 12km le brave « Maxime Nicolle » alias Fly Rider. Son discours de vierge effarouchée qui s’obstine à dédouaner un facho accompli n’est pas crédible une seconde.

        Quel récit rationnel et progressiste peut-on offrir aux naïfs hébétés, qui soit aussi efficace que le tout-à-l’égo conspirationniste qui flatte si efficacement le sur-moi de ceux qui estiment avoir « tout compris à tout » depuis qu’ils ont accès à Facebook et la vision de « l’information » qui y est promue ?

        Si la réponse était dans le simplisme, ce serait fait depuis belle-lurette.

      18. @JA : bon on va faire simple : ton analyse est fausse, au moins comme tu la présentes. « J’étais au milieu des cortèges… » = autant dire Fabrice à Waterloo. Des fachos en pointe à Paris, bien sûr mais pas que… Des Lepénistes poujadistes mais pas que… etc etc. Le gros du bataillon, provincial notamment (la focale télévisuelle était sur sur les Champs, l’essentiel se passait ailleurs) = un petit salariat ou entreprenariat des rmistes qui sentent dans les jours de leur vie que « la fête est finie » – qui le sentent, pas qui le pensent, et à ce niveau c’est l’imagination de courte vue qui souffle ses causes. De toute façon un appui massif de « l’opinion » au moins au sens que chacun prête à la chose, ça fait signe, ça ouvre un truc, non? Là où on peut se rejoindre c’est sur l’idée (je te la prète un instant) que le GJ n’est pas un nouveau sujet de l’histoire (pas plus que l’ancien d’ailleurs), que rien ne sortira spontanément ou dialectiquement de la mêlée, que les solutions (merde, ça fait un peu « direction des massses ») sont à « lourdement » proposer (doivent faire l’objet d’un combat politique, donc symbolique etc etc). Dans cette auberge espagnole je vois pour ma part un début d’insurrection contre une forme assez aboutie aliénation, plus seulement économique mais aussi éthique (éthos : les moeurs) technique et symbolique (Stiegler parlerait d’un processus généralisé de prolétarisation des existences). C’est sûr que pas un mimile de rond-point ne te l’avouera dans ces termes, mais en quoi consiste fondamentalement sa protestation, expresse ou tacite? Dépossession : du travail, de la place sociale, des moyens d’existence, du monde familier, de ses représentations et par dessus-tout de la décision politique, l’ensemble devant en plus s’intérioriser comme « nécessité » et « modernité ». Du style (mettons un peu le bordel et soyons clair) : « comment, pov’tâche, t’es pas pour la PMA généralisée? » « Comment, pov’tâche, t’es pas pour l’abolition des frontières »? « Pour le la déploration post-coloniale? » etc etc = le bréviaire petit-bourgeois de la du moment, présenté comme développement en soi et pour soi de l’esprit. Comment ne pas sentir la justesse du propos de Manu le petit timonier : « des gens qui ne sont rien ». En effet.

      19. J’essaie au contraire de privilégier une vision d’ensemble et pas le petit bout de la lorgnette (« Fabrice à Waterloo », bien vu jicé, on sent le lettré !). Les « analystes » qui sévissent ici sont victime d’un maux courant : leur propension naturelle à vouloir calquer et transposer leurs propres vues sur une lame de fond qu’ils ne saisissent pas. Le « flou artistique » savamment entretenu par la nébuleuse jiléjône aide évidemment grandement en cela.

        Partant de là, tous les prétextes sont bons du moment que l’opportunité soit en apparence bonne. Les gens se révoltent contre une taxe pour leur faire arrêter d’acheter du diesel dégueulasse comme des boeufs ? Ben les voila transformés en deux coups de cuillère à pot en « défenseurs de l’environnement » et meilleur rempart contre le réchauffement climatique.

        Je pose ça ici, même si je sais qu’on va avoir les neuneus confusionnistes habituels qui vont crier au complot du « sondage » comme d’hab : https://www.lejdd.fr/Politique/sondage-les-gilets-jaunes-a-12-aux-europeennes-en-cas-de-candidature-3816677

      20. Pour illustrer le propos on ne peut que citer à nouveau cet article :

        Ici : https://www.pauljorion.com/blog/2018/12/02/fin-de-partie-pour-la-democratie-representative-par-roberto-boulant/#comment-684301

        Là : https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20181129.OBS6311/des-femmes-des-abstentionnistes-des-bandes-de-copains-un-sociologue-raconte-les-gilets-jaunes.html

        « On peut prendre le problème par l’autre bout, en se demandant d’abord pourquoi le mouvement a été assimilé à l’extrême-droite. Si c’est simplement du fait qu’une partie des «gilets jaunes» vont déclarer avoir voté ou être favorable à Le Pen, il faut rappeler qu’il s’agit d’un mouvement de grande ampleur et que l’extrême droite et les idées qu’elle porte se sont implantées depuis longtemps dans la population générale, pas seulement dans l’électorat d’extrême droite. »

        Ne pas laisser s’ancrer plus avant…

        Et sur la perméabilité des esprits :

        « On note aussi que des vidéos étiquetées de gauche (comme «Osons Causer») ont été partagées sur plusieurs pages, donc quand une vidéo critique de gauche est disponible et accessible, elle peut être reçue. »

        Quant aux faux-nez créationnistes :

        « Par contre, des vidéos faisant la promo de l’extrême droite par différents moyens sont très diffusées sur Facebook et ce depuis plusieurs années: on voit notamment émerger des figures d’extrême droite qui sont spécialistes de cet exercice qui consiste à analyser la société et donner son point de vue d’une manière apparemment spontanée, avec un format de vidéo qui marche, des manières de parler qui accrochent. Vu l’importance des groupes d’extrême droite, il est donc logique que ces vidéos se retrouvent sur les groupes des «gilets jaunes», ça fait partie de l’offre disponible et accessible. Même si l’on cherche à éviter la récupération politique, il n’est pas facile de se repérer au milieu des différentes vidéos «coup de gueule» aux apparences spontanées qui ont initié le mouvement. »

        On saluera leur réactivité, leur créativité et leur capacité d’organisation !

        Quant aux méthodes, de même qu’en 2008 avec la création monétaire par les banques commerciales : on ne bâtira rien sur le mensonge et sur la manipulation.

      1. Je viens de comprendre qu’en fait on mesure des sympathisants de sympathisants .

        Avec de pareils résultats , en démocratie , la liste « Gilets jaunes  » emmenée par le sympathisant Lalanne , et , encore mieux avec en n° 2 la sympathisante de charme BB , va faire un malheur aux prochaines élections européennes ,

        Tous les partis historiques de sympathisants n’auront plus que leurs yeux pour pleurer .

        Le capitalisme pleurera aussi .

        De rire .

      2. @Juannessy
        Tout aussi inquantifiable que le bonheur.
        Laissons le temps aux sociologues et aux démographes de travailler.

      3. @Arkao :

        C’est bien la même réticence que j’exprimais sur la fragilité et la volatilité des mesures de thermomètres , qui oublient que la médecine ( la gestion politique ) c’est d’abord la relation entre le patient et le médecin , et la qualité du diagnostic avant le traitement .

        Ces thermomètres là donnent l’idée du danger d’une IA médicale utilisée hors de propos et à tous propos , pour se rassurer , ou se conforter , ou se faire peur . Pas pour guérir .

        Les urgentistes seraient de bon conseil aussi bien auprès de Macron que du patient agité , avant que l’hôpital ( l’état providence ) et le personnel soignant ( le modèle social français ) ne soient rasés .

    1. Clap ! Gilets jaunes libres. Saison 1. Episode 4.
      Sur toutes les manifs les GJ français ont eu cette même impulsion pacifiste. C’est ça les liens qui libèrent. Qu’est-ce que c’est beau ! En bonus, spontané-instantané-cliché ça rime. Ah là là quelle poésie, quelle histoire d’amour réciproque, j’en ai des frissons ! J’ai hâte que le N°5 soit disponible.

      1. @baleine
        Ironie facile. Pourquoi ne pas vouloir voir la disparité des attitudes, des propos et des intentions ?
        La traque au facho masqué est certes respectable mais il me semble qu’il est un peu trop tôt pour cataloguer le mouvement des gilets jaunes.

      2. Arkao
        Les magiciens ont sorti des colombes de leurs chapeaux.
        Les gilets jaunes LIBRES se sont déclarés les gilets jaunes responsables PARCE QUE pacifistes. Ils se sont imposés en représentants initiateurs du mouvement, seuls en droit de négocier avec le gouvernement. Tous sont de la mouvance extrême et ultra droite.
        De même racine :
        Compromis :
        Accord obtenu par des concessions des parties en présence.
        Compromission :
        Action de transiger avec sa conscience ou ses principes en acceptant certains accommodements avec d’autres personnes pour son intérêt personnel (son ambition, ses passions ou sa tranquillité).
        Quels hasard ou/et circonstance coup de pouce colère échec peuvent faire basculer de la compromission à l’adhésion ? Malgré la meilleur volonté de tout obtenir, qu’aucun compromis avec le gouvernement ne puisse être acceptable.
        Paris brûle-t-il ?
        Non, Paris brûle a affirmé Bannon à une Lepen repue sous les applaudissements ricaneurs de Erdogan, Assad, Urban, Salvini, et Trump. Poutine à ma connaissance, en maître de l’ingérence, s’est abstenu de tout commentaire.

        Un silence un impensé ou un non-dit ou une interrogation ou un constat ou une précaution : Connaissez-vous, avez-vous rencontré ou vu ou aperçu sur les ronds-points les manifs ou les reportages des femmes portant foulard ou voilées ? Si oui, en me lisant et tenant compte des derniers évènements, quel(s) mot(s) surgi(ssen)t immédiatement les concernant : courageuses illégitimes inconscientes et/ou suicidaires … ?

    1. Par l’amour ! « Quand il y a de la haine, c’est qu’il y a aussi une demande d’amour » (Macron devant ses conseillers jeudi dernier). Dialectique du « en même temps ».

  20. De nombreuses antennes locales des gilets jaunes relaient la demande d’un referendum d’initiative citoyenne, mot d’ordre : un RIC sinon rien.

    Ce serai pas mal que le blog relaie cela aussi. J’ai un peu l’impression que les GJ, c’est trop  » peuple  » pour les lecteurs d’ici. Juste l’impression.

    C’est pourtant un moment privilégié pour avancer, et reconnaitre des parentés, des envies communes d’émancipation démocratique.

    Notre Place Publique, si on y mets que les classes  » études supérieures  » , et ben elle sera vide.

    1. On peut avoir fait des études supérieures et manquer cruellement de pognon bien avant la fin du mois, sans être méprisant envers les gilets jaunes, mais en être. Maintenant place au futur discours de monsieur Thatcher la peste blanche. Ce sera encore une bonne occasion pour les communistes de hausser les épaules. Attendons-nous aux pires niaiseries de la solidarité, mot qui ne permet pas de penser l’émancipation du travail : Les capitalistes ont besoin de vous, nous n’avons pas besoin d’eux.

    2. « Notre Place Publique, si on y mets que les classes » études supérieures » , et ben elle sera vide. »

      C’est une évidence.
      Et comme vous le suggérez dans un commentaire précédent, les GJ appartiennent à tout le monde.
      La tentative de récupération du mouvement par l’extrême-droite a échouée.
      Désormais on associe au mouvement des GJ la nécessité de conjoindre le combat pour l’égalité et pour la survie de l’humanité. Notamment après cette dernière marche pour le climat qui a été un beau succès malgré la peur. C’était vraiment pas gagné.
      Ceux des GJ qui étaient ‘poujadistes’ ne pourront plus prétendre détenir l’exclusivité de l’interprétation du mouvement comme poujadiste précisément. C’était donc une récupération nécessaire. Et difficile de ne pas penser que le début de jonction entre des gens qui ont des préoccupations différentes, des conditions de vie différentes au départ ne permette pas chez les GJ ‘historiques » une plus grande ouverture à l’écologie tout au moins pour ceux d’entre eux qui y étaient insensibles. Ce qui est certain c’est qu’en rejetant tous les GJ dans un même panier ‘poujadiste’, on s’interdisait toute jonction, et donc tout possibilité d’évolution positive.

    3. « De nombreuses antennes locales des gilets jaunes relaient la demande d’un referendum d’initiative citoyenne, mot d’ordre : un RIC sinon rien. »

      Une excellente stratégie, car c’est à la fois un objectif simple à énoncer et un levier très puissant. Propre à la fois à traiter l’enjeu social, l’enjeu écologique et les autres.

      Si vraiment un RIC était instauré, de manière parallèle à ce qui existe en Suisse, il deviendrait impossible aux gouvernants de rester sourd aux besoins de la population pendant 5 ans. D’autre part, l’ensemble des citoyens serait portés à se ré-intéresser à la politique, et à réfléchir sérieusement aux sujets.

      Et un RIC est bien évidemment le pas le plus concret et le plus immédiat vers davantage de démocratie directe.

      Exiger le RIC, c’est placer la barre très haut. Mais c’est bien d’une barre très haute que nous avons besoin.

      1. Si la revendication fondamentale est le RIC ( j’applaudirai alors des deux mains et surtout je voterai pour si un referendum proposait cette modification constitutionnelle ) , on peut dire que les revendications de départ cachaient bien leur jeux et leurs représentants …

        Sur le seul RIC , modèle suisse qui est le plus généreux en dépit de ses dérapages ,je n’en vois par contre pas la portée historique réelle , s’il reste tragiquement franco-français , et s ‘il n’est pas européen en ayant deux vertus créatrices :

        – donner aux européens ( ces fameux peuples de l’Europe des peuples que tout le monde s’arrache ) , l’occasion de se forger des sujets politiques , écologiques , économiques convergents parce que désirés ,

        – donner le niveau opérationnel pour vraiment poser le capitalisme et le néo-libéralisme sur la table d’opération , avec par exemple de premières questions portant sur l’adoption , à l’échelle européenne , de la taxe Sismondi , de l’interdiction des paris sur les variations de prix , du bancor européen , des taxes sur les tractations financières et numériques , de la planification du deal énergétique européen dans le cadre de la transition du même nom , la notion d’abusus dans les propriétés , de la politique migratoire ….

        Mais je crains bien que la revendication principale ( de qui ?) dans deux heures , soit encore autre , en attendant celle de dans 24 heures , ou de 8 jours qui donnera peut être raison à Trump dans son appel à clone , si Mueller n’a pas réussi à le dégommer entretemps .

        Si j’étais Macron ( heureusement, ça n’est pas le cas !) j’attendrais encore 48 heures pour que se lâchent et « pèsent » toutes les « urgences  » et ,au delà des mesures immédiates matérielles , des modifications de fond
        ( et budgétaires ) dans l’exercice du pouvoir franco-français , j’essaierais de rendre au pays le seul vrai service qui dure plus de trois ans : c’est de mettre l’Europe au pied du mur du budget écologique et de la révision des « règles » et critères de Maastricht , sans attendre les élections de mai 2019 .

        Vaste programme , mais programme gagnant .
        Donc invendable .
        On va continuer à s’anémier en terminant notre graisse coloniale , le travail des générations anciennes , et en accélérant la dette . Sans même être sur de régler le « problème » des banlieues , qui , s’y on décrypte les nuages de fumées ,, et les débris de verres des vitrines , est celui qui a fait une bonne partie du support de « l’animation » de ces derniers jours .
        Sans représentants , pas plus que les assujettis à minima sociaux historiques .

      2. J’ai écrit  » si j’étais Macron » , mais le programme serait le même « si j’étais dans l’opposition qui a envie de servir le pays plus que de se servir » .

        En tant que poulet déplumé , ma dernière revendication ( en attendant ) sera de ne pas être obligé de « me jeter sur le premier Jésus Christ qui passe » , en accord avec l’apôtre Paul :

        « https://www.addnarbonne.com/expressions-bibliques.php?l=S&expression=Se-jeter-sur-le-premier-Jésus‐Christ-qui-passe

        Ce qui me ramène en Haute-Savoie :

        https://www.bing.com/videos/search?q=cabrel+la+dame+de+haute+savoie&&view=detail&mid=5A23C853F690A24CFE6A5A23C853F690A24CFE6A&&FORM=VDRVRV

      3. JY Le Drian tacle Donald, à raison, et évoque un nouveau contrat social.

        Le Grand Jury de Jean-Yves Le Drian du 9 décembre 2018 l
        https://www.youtube.com/watch?v=owF9thtx5cA

        « LE SCAN POLITIQUE – Invité du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI dimanche, le chef de la diplomatie française a estimé que «l’heure des territoires est arrivée». «On ne réforme pas un pays uniquement par le haut», a-t-il lâché. »

        « Réputé pour être aussi loyal que taiseux, Jean-Yves Le Drian ne sort que très rarement de sa réserve. Pourtant, sur le plateau du «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI, dimanche, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères s’est dit «inquiet» pour les institutions. S’exprimant au lendemain de «l’acte IV» de la mobilisation des «gilets jaunes», il a confirmé que le chef de l’État allait sortir de son silence «en début de semaine». «Il faut une parole forte du président», a-t-il exhorté, espérant que cette intervention suffira à «enrayer» le «mal-être» et le «sentiment profond d’inégalité» qui s’expriment depuis plus d’un mois – et «souvent avec raison». »
        http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/12/09/25001-20181209ARTFIG00073-jean-yves-le-drian-reclame-un-nouveau-contrat-social-a-emmanuel-macron.php

        DUEL – Invité du Grand jury ce dimanche, Jean-Yves Le Drian a répondu aux critiques de Donald Trump vis-à-vis de la politique d’Emmanuel Macron et de l’accord de Paris, qui serait, selon lui, à l’origine du mouvement des Gilets jaunes. L’occasion pour le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de lui demander de s’occuper de ses affaires.
        https://www.lci.fr/politique/laissez-nous-vivre-notre-vie-de-nation-le-message-de-jean-yves-le-drian-a-donald-trump-2106926.html

  21. 08/12/2018 23:46 CET | Actualisé il y a 7 heures
    Ca compte ça pour du vrai ? Parce qu’il ne faut oublier que les services de renseignements français sont à la solde de M le macron

    Gilets jaunes: Les autorités enquêtent sur une possible ingérence étrangère
    Les services de renseignements français ont lancé des vérifications après la multiplication de faux comptes pro-gilets jaunes sur les réseaux sociaux.

    https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/08/gilets-jaunes-les-autorites-enquetent-sur-une-possible-ingerence-etrangere_a_23612816/?utm_hp_ref=fr-homepage

    1. Le cynisme et la lâcheté affichés sans vergogne, entre autres, « désirs obscurs » ou régression ?

      Régression de la classe politique, ensuite.
      « Lorsqu’on voit Laurent Wauquiez, chef du principal parti de la droite de gouvernement, enfiler un gilet jaune ou François Hollande poser avec des gilets jaunes, eux qui ont participé au gouvernement de la France et qui connaissent la difficulté de l’exercice, et lorsque l’on se rappelle les échecs qui ont été les leurs pour réformer le pays, on ne peut voir dans leur comportement que de la lâcheté et l’oubli de leur mission et de leur responsabilité. Il est certes normal qu’ils écoutent le mécontentement et critiquent le pouvoir. Mais que proposent-ils de faire et avec quel parti alors que le système partisan est détruit et les partis de gouvernement qu’ils dirigent ou ont dirigés sont au moins aussi impopulaires que le parti au pouvoir ? Qu’espèrent-il récolter du mouvement à tendance insurrectionnelle qu’ils soutiennent avec l’espoir de revenir enfin au pouvoir ? Que feraient-ils eux-mêmes dans cette situation chaotique ? Est-il de leur intérêt de contribuer à renforcer le clivage dangereux qui oppose aujourd’hui, mais sans doute aussi demain dans ces conditions, le « peuple » à ses gouvernants. N’ont-ils pas le devoir de dire la vérité aux électeurs plutôt que de les pousser à radicaliser le mouvement de protestation ? Souhaitent-ils vraiment que les partis extrêmes, mieux armés qu’eux pour profiter politiquement d’un tel mouvement, arrivent au pouvoir ? »
      https://www.telos-eu.com/fr/les-gilets-jaunes-une-double-regression.html

  22. LE HUFFPLAY
    PLUS
    INTERNATIONAL
    09/12/2018 02:35 CET | Actualisé il y a 4 heures
    « Paris brûle », se réjouit Steve Bannon devant Marine Le Pen
    L’ancien conseiller de Donald Trump et la présidente du RN assistaient à une réunion à Bruxelles, à l’initiative d’un parti flamand d’extrême droite.
    https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/08/paris-brule-se-rejouit-steve-bannon-devant-marine-le-pen_a_23612884/?utm_hp_ref=fr-homepage

  23. De victimes qui refusent d’être morts-vivants claquemurés dans un état de victime perpétuel

    LES BLOGS
    07/12/2018 16:53 CET | Actualisé 07/12/2018 16:53 CET
    Victimes du terrorisme, nous lançons un cri d’alarme contre les violences
    En marge des manifestations des gilets jaunes, ces détonations, ces flammes, ce sang versé rouvrent nos cicatrices. Ces déchirures réjouissent ceux qui veulent nous diviser.

    AFP
    « Le spectacle diffusé en boucle des violences commises dans notre pays, particulièrement à Paris lors des deux derniers samedis, nous affecte particulièrement. »
    Nous sommes des victimes du terrorisme. Nous avons perdu un enfant frappé par la mitraille des fusils automatiques, ou bien nous nous sommes retrouvés sous le feu, au mauvais endroit au mauvais moment et en avons été durablement marqués.
    Les attentats nous ont saisis avec nos différences: ils ne nous ont pas conféré une expertise particulière, n’ont pas effacé nos opinions politiques antérieures, n’ont pas rendu nos expériences identiques. Certains d’entre nous vivent à Paris, d’autres en région. Certains sont jeunes, d’autres moins. Certains sont actifs, d’autres retraités. Nos points de vue sur la fiscalité des carburants, l’impôt sur la fortune, la fréquence optimale des référendums ou plus généralement la pertinence ou l’injustice de la politique du gouvernement actuel sont probablement divers. Ils n’ont pas plus d’intérêt que ceux de n’importe quel citoyen, et nous ne portons donc aucun jugement sur le bien-fondé des revendications des « gilets jaunes ».
    NOUS NE PORTONS AUCUN JUGEMENT SUR LE BIEN-FONDE DES REVENDICATIONS DES « GILETS-JAUNES »
    Cependant, nous éprouvons aujourd’hui le besoin de prendre la parole ensemble, en tant que victimes du terrorisme, face aux événements qui secouent notre pays depuis plusieurs semaines.
    Nous voulons avant tout lancer un cri d’alarme et de détresse, parce que nous souffrons toujours de nos traumatismes: le spectacle diffusé en boucle des violences commises dans notre pays, particulièrement à Paris lors des deux derniers samedis, nous affecte particulièrement. Bien sûr, il n’est pas question pour nous de mettre sur le même plan des débordements survenus à l’occasion de manifestations et des actes terroristes. Mais c’est un fait: ces détonations, ces sirènes, ces flammes, ce sang versé sont pour nous autant de coups de couteau qui rouvrent nos cicatrices.
    Nous n’avions jamais imaginé voir de tels gestes imbéciles dans la France du XXIe siècle.
    Ayant été frappés par le terrorisme djihadiste, nous sommes particulièrement conscients des exactions dont se sont rendu coupables les adeptes de l’islamisme radical à travers le monde. Les Talibans afghans ont détruit les bouddhas de Bamiyan, AQMI a brûlé une partie des manuscrits de Tombouctou, l’organisation Etat islamique a saccagé Palmyre. Le vandalisme dont quelques uns se sont rendus coupables en dégradant des sculptures à l’intérieur de l’Arc-de-Triomphe n’a pas le caractère organisé et systématique de ces destructions.Il n’empêche que nous n’avions jamais imaginé voir de tels gestes imbéciles dans la France du XXIe siècle.
    Nous savons ce que nous devons aux forces de l’ordre, et nous savons quel lourd tribut leurs agents ont payé au terrorisme ces dernières années. La violence physique et verbale à laquelle sont soumis les policiers et les gendarmes qui font un travail difficile, ingrat et nécessaire nous est intolérable.
    Nous savons aussi que nous avons besoin d’une presse libre et responsable. Les médias ne sont pas parfaits (et ils ne sont pas tous pareils) mais ils sont indispensables. Nous n’avons pas oublié les portraits de journalistes enlevés et assassinés pour avoir eu le courage de faire leur métier. Nous avons à ce titre été horrifiés par les scènes de lynchage dont certains ont été victimes alors qu’ils couvraient des manifestations.
    Nous savons ce que nous devons aux forces de l’ordre, et nous savons quel lourd tribut leurs agents ont payé au terrorisme ces dernières années. La violence physique et verbale à laquelle sont soumis les policiers et les gendarmes nous est intolérable.
    Ayant compris que l’objectif des djihadistes était de fracturer irrémédiablement la société française en dressant les non-musulmans contre les musulmans, nous avons lutté pour la défense des valeurs laïques, républicaines et démocratiques et en particulier pour la fraternité. Nous étions, en partie, rassurés par les nombreux témoignages d’unité et de résilience donnés par notre peuple. Les Français se sont montrés capables de se rassembler après chaque attentat. Ils n’ont pas cédé, dans leur majorité, à la tentation de l’amalgame entre terrorisme et Islam. Et aujourd’hui, après tant de preuves d’attachement à des valeurs collectives fondamentales, nous serions subitement devenus incapables de trancher des questions politiques sans affrontements physiques entre des Français et d’autres Français? Cette démonstration masochiste fait l’objet de diverses récupérations politiques à l’étranger, au détriment des positions diplomatiques de notre pays: aux Etats-Unis, les affrontement dans les rues de Paris sont présentés par le camp ultra-conservateur, et par Donald Trump lui-même, comme une validation de ses positions contre l’immigration, contre l’accord de Paris sur le climat, et contre le « globalisme ». RT, média russe très proche de Vladimir Poutine nous apprend sur Twitter que, depuis l’Iran des Ayatollahs, « Téhéran appelle Paris à cesser la « violence contre son peuple ». Le régime syrien oppose quant à lui à la télévision qu’il contrôle des images des Champs-Elysées qui brûlent et des rues calmes de Damas. Dans le monde entier, mais aussi en France et jusque dans les prisons où ils sont enfermés, les djihadistes se réjouissent ouvertement de ces déchirures.
    Le sommeil de la raison engendre des monstres, écrivait Goya sur une de ses gravures. Il faut que chacun prenne ses responsabilités, revienne à la raison, et que notre pays trouve une voie pacifique d’expression et de résolution des conflits. Si nous ne réussissons pas cela, alors nous risquons d’entamer un chemin sans retour vers des divisions irréparables et d’offrir une victoire à ceux qui cherchent à semer la terreur en France.
    Les signataires de cette tribune sont:
    Emmanuel Domenach
    Philippe Duperron
    Aurelia Gilbert
    Dominique Kielemoes
    José Munoz
    Nadine Ribet-Reinhart
    Georges Salines

    1. Ne vous trompez pas d’adversaire.
      La compétition économique est la violence absolue.
      Elle envoie chaque année à l’hopital psychiatrique, à l’exclusion, au burn out, à la rue, au suicide des dizaines de milliers de personnes ( y compris des représentant des forces de l’ordre ) et laisse la majorité sans futur.
      Le terrorisme pousse sur ce terreau.

      1. Bonjour Thomas,

        Je ne me trompe pas d’adversaire. Une des contagions virales que je constate et vois à l’oeuvre dans l’UE est celle des extrême-droites. E. Macron n’était pas leur adversaire mais l’ennemi a abattre. C’est chose faite. Il n’y a aucun antibiotique pour lutter contre les virus. Des antiviraux quand il est encore temps, des antiinflammatoires. Les deux produits étant distribués par l’industrie pharmaceutique sont en passe d’être Interdits.

        Vague scélérate s’il en ait puisque les climato-sceptiques font la fête avec les (je n’ai pas encore trouvé leur nom) extrêmo-sceptiques, un point levé l’autre brandissant un drapeau.

        Les GI libres représentants spontanés ont eux trouvé leur nom : messagers. Les gilets jaunes libres messagers.

        « Juger le message selon la livrée du messager est à la fois répandu et fort dangereux. » Michel Eyquem de Montaigne  »
        Un vieux con suranné.

        J’emmerde le point Godwin. D’où émergeaient les Résistants ?
        Des peuples ? Parfois, Oui.
        DU peuple ? Non il s’occupait ailleurs.
        De la population.
        Résister c’est d’abord résister à la tentation d’être fidèle aux figures calibrées, aux amours imposées, aux injonctions patentées, aux interdits ordonnés. Résister c’est apprendre de soi aussi par les autres. Résister c’est créer l’amour des autres par soi. Résister c’est créer, parfois si nécessaire jusqu’à aimer mourir pour les autres et pour soi non pas dans une exaltation morbide mais pour suivre le sens que l’on tente de donner à sa vie.
        Et, aussi parmi la population, se sont trouvés des Justes.

        Création spontanée. Les créationnistes n’aiment rien, ne créent rien, ne résistent à rien. L’amour disparaît écrasé par la foi. Ils reproduisent, menacent, terrorisent, exécutent. Le prince de France a déclaré soutenir les gilets jaunes. Amen.

        La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (population mondiale) et du Citoyen (peuples) menace de s’évanouir pour être remplacée par les Déclarations Nationales des Droits des citoyens (chacun les siens).
        « On » avance quand le cancer métastase .

        Bien à vous.

  24. Manifestation de 15000 personnes pour la Marche pour le Climat hier avec pas mal de Gilets Jaunes et le Message de Cyril Dion bien représenté: aucun problème, bonne ambiance.

  25. Une mobilisation niée, avec la complicité de tous les media, une réaction focalisée sur la force.

    Aujourd’hui une voie de pourrissement avec arrestations en masse, mise en accusation en cours des présidents d’asso environnementales ( en cours pour les amis de la Terre)
    Et enquête dgsi sur les opposants politiques pour sédition !! ( en cours pour Ruffin et d’autres)

    Bien sur, le paysage est chaotique, et flippant, mais si on laisse retomber cet influx sous la chappe autoritaire qui se dessine, on ne pourra plus jamais relever la tête.

    C’est un bon moment pour exister.

      1. « La Criminisation du mouvement est en marche. »
        Elle est même en marche au pas de course, et finira quand les manifestations s’arrêteront.
        Des vitrines cassées, c’est la seule chose qui les intéresse. Alors il faut les casser.

  26. Bonjour le blog,
    Hier à Toulouse, cela s’est plutôt « bien passé » (je passerais sur les quelques barricades et autres feux de joies…). Je m’attendais à pire! Il n’y a pas eu d’immenses scènes de pillages ce qui aurait été catastrophique en terme d’image pour le mouvement GJ. Pourtant, quand on se ballade dans le cortège, on se rends compte qu’il y a des gens qui ne font que discréditer le mvt , de l’ultra-gauche révolutionnaire aux mouvements identitaires d’extrêmes droites, du petit casseur venu pour faire ses courses de Noël à l’hooligan professionnel prêt à « se faire » du CRS. Quand on marche dans ce type de cortège, on n’est pas tjrs tranquille. Mais j’en retiendrais que l’immense majorité est sincère dans son combat. C’est la France des petites retraites, de ceux qui se lèvent tôt pour le SMIC, des précaires, des chômeurs. Une France pessimiste qui ne voit pas s’installer un avenir de progrès social. Entre guerre économique et l’ angoisse d’une Terre qu’on pollue à vitesse grand V, cette France a peur pour ses enfants. C’est cette absence d’avenir qui suppure de ces cortèges. Au fond cela me fait peur car l’Histoire nous a mainte fois montré qu’un peuple sans horizon peut parfois donner le pouvoir à des monstres…..
    Mais est ce que Macron le voit tout çà? Est ce que ses amis, « maître du monde », entendent cette colère? L’édifice « Monde » se fissure, élection de Trump dans un pays soi disant « bien » économiquement, Brexit en Angleterre, Salvini en Italie, Erdogan, Poutine, Hongrie, retour de la crise en Argentine (en étaient ils sorti depuis 2001?) , Brésil, etc, etc,etc,etc
    Paul a raison, le monde brûle et nos élites semblent désemparés, totalement sourd à tous ces signes, incapable de revoir leur logiciel idéologique. Le Capitalisme n’est pas la solution, c’est le probléme!!!!!!!! Mais peuvent ils le comprendre? Peut on demander à des gardiens du temple de renier leur religion?
    Comment cela va se finir au niveau mondial?
    Dans l’immédiat en France, on peut s’attendre à un petit discours de Macron, Mardi ou Mercredi, avec distribution de qqs friandises puis après l’appel des Fêtes de fin d’année va faire son effet et dissoudre ce mvt. Les gens vont rentrer chez eux mais la bûche aura un goût amer cette année.

    1. Magnifique!
      la ferveur egalitaire qui agite notre sympathique pays est magnifique.
      Boules de petanque, battes de base ball et billes d’acier temoignent de l’amour qui nous unis dans un objectif commun

      Nous!
      Generation biberonnée au petrole qui ne veut rien conceder et surtout pas notre adolescence, sachons enseigner a nos enfants que bruler les bagnoles changera le monde, que la fin justifie toujours les moyens et que, quand les extremes se mettent a bosser ensemble sans même se pincer le nez, c’est toujours une bonne nouvelle!
      Car l’adolescence, cette periode caricaturale de l’existence, ne doit pas etre gachée par l’apprentissage de valeurs désuètes comme responsabilité ou consequence
      C’est jaune et ca ne sait pas

      Ne lâchons rien!
      Les habits jaunes des extremes? billevé!
      Le cheval de troie de l’extreme droite portait un gilet jaune ? Phantasme de bobos!
      Ainsi, dotés d’une Europe que nous aurons construite et meritée, qui nous ressemble
      Ainsi pourrons nous basculer directement de l’adolescence a la vieillesse sans jamais nous etre ennuyés une seule seconde a l’age adulte
      Merci a Steve Bannon dont le livre « Ouioui met le feu a sa democratie » fait tant d’emules dans le monde

      1. Et merci à Donald, dans le rôle héroïque du plus grand homme d’Etat qu’aient connu les USA pour ses tweets qui contribuent à unir et rassembler l’humanité d’une m^me ferveur et d’un m^me élan progressiste par des commentaires d’une grande profondeur intellectuelle humaniste « je vous l’avais bien dit que le climat ils s’en foutent ».

        Hélas, pour Donald, d’autres réfléchissent à l’affaire : l’Afrique la savane. Bye bye Donald.
        Quand la savane donne des idées pour diminuer la pollution des sols
        7 décembre 2018, 00:50 CET
        « Actuellement, de nombreuses recherches sont menées pour utiliser l’inhibition de la nitrification en agriculture en « imitant » les savanes. On peut chercher à développer des jachères à base de graminées inhibitrices ou cultiver des graminées inhibitrices en mélange avec une céréale. La solution ultime serait de sélectionner des nouvelles variétés de céréales capables d’inhiber la nitrification. Certaines variétés anciennes de céréales semblent avoir gardé partiellement cette capacité. Cela permettrait d’augmenter énormément l’efficacité des engrais azotés, de diminuer la production de gaz à effet de serre, d’améliorer la potabilité de l’eau des nappes phréatiques et diminuerait l’eutrophisation des écosystèmes. »
        https://theconversation.com/quand-la-savane-donne-des-idees-pour-diminuer-la-pollution-des-sols-107576

      2. francis,

        Pourquoi cheval de Troie de l’extrême-droite et pas de l’extrême-gauche, et pourquoi pas encore cheval de Troie des écolos aussi si l’on prend en compte la dernière marche pour le climat où le jaune était très présent ?

        Ces trois tendances politiques, d’une manière ou d’un autre, ont un d’ores et déjà eu un rapport direct avec le mouvement. Et bien entendu les premiers intéressés — la masse des GJ ‘historiques’, qui ne se réclament d’aucun courant, et enfin tous les observateurs qui ne participent pas directement aux manifestations, qui revendiquent ou ne revendiquent pas une appartenance à un titre ou un autre aux GJ mais somme toute se positionnent de différentes manières. Autant dire que ce que l’on nomme ‘cheval de Troie’ avec des airs de théorie du complot, désigne en réalité la politique elle-même quand elle devient effervescente et révélatrice des contradictions sociales, lorsque les enjeux deviennent beaucoup plus saillants que par temps calme, et qu’alors il y a confrontation, échange de mots sur le terrain ou par médias interposés.

        Le fait est que les GJ peuvent être le ‘cheval de Troie’ de tout et de son contraire, y compris du macronisme et de son éventuelle stratégie du choc évoquée ici par d’autres. C’est la règle du genre qu’un mouvement qui n’a pas de leaders incontestés, qui se développe de façon imprévisible, rapide, qui n’est pas structuré par aucun programme, qu’il soit l’enjeu de toutes les ‘convoitises’, j’ajouterais, de toutes les espérances. Des meilleures aux pires, suivant l’analyse que l’on en fait. Un mouvement comme celui-ci réintroduit du jeu, là où il n’y avait plus que rigidités.

        L’interprétation, l’analyse et les slogans qui en découlent, c’est le B A BA, c’est la matière principale de la politique au quotidien et au long cours. La catégorie « extrême-droite » comme toute autre catégorie ne peut précéder et donc expliquer de façon univoque un évènement dont la particularité est d’avoir sa dynamique propre. Vous y voyez une dynamique extrême-droitière, j’y vois au contraire la possibilité de contrecarrer, et pourquoi pas de sortir d’un système qui n’a que trop duré. Au moins comme une première étape.
        Et il me semble que retarder le moment de la remise en cause radicale de certaines tares des institutions qui font le système c’est demain provoquer des violences plus graves encore et retarder les transformations radicales qui doivent être réalisées pour assurer notre bien-être commun et même notre survie.

        J’évoquai le terrain.
        Avant hier, vendredi, le président a rencontré des maires de l’association Générations terrain, ultime chance de confrontation avec une réalité de terrain trop longtemps ignorée, méprisée, par lui, ses ministres, ses députés. IL y aurait eu de la part des maires un discours très « cash ».
        Maintenant, le président ‘sait’, il a donc toutes les cartes en main, mais cela sera-ce suffisant ? Je crains que non, si je me fie à un article paru aujourd’hui dans le JDD où le président dit en substance qu’il sera concédé seulement quelques mesures sociales, mais qu’il faut s’attendre, en même temps (c’est moi qui ajoute) à une « accélération » des réformes…. Pas très engageante du tout cette « accélération ». Je referme la parenthèse présidentielle en attendant le discours présidentiel tant attendu.

        Les étiquettes qui sont collées sur telle ou telle catégories de personnes engagées dans le mouvement s’intègrent donc dans une lutte des interprétation concurrentes d’où il émerge, après coup, une vérité plus ou moins reconnue par tous. On pourra alors dire quelle action, quelles séquences, ont a provoqué telle évolution politique avec quels acteurs. Or nous sommes au coeur du maelström, il nous est impossible de connaître l’issue de ce qui se joue en ce moment, nous n’avons que nos convictions, et nos conjectures pour nous déterminer.
        Bien entendu il ne s’agit plus simplement de s’entendre à plusieurs pour penser être dans le vrai, et asséner notre vérité locale, encore faut-il se confronter aux autres positions et analyses, car nous sommes encore en démocratie ; il y a le travail des journalistes, des sociologues, des personnalités sur lesquelles nous pouvons plus ou moins nous appuyer pour étayer nos argumentations et aussi les observations que nous pouvons faire sur le terrain par nous-mêmes. Ce que je veux dire par là c’est qu’il y a toujours la possibilité, au moins partielle, de réfuter tel ou tel fait. Il y a donc un horizon commun de discussion, brouillé certes par des fakes-news et d’authentiques manipulations, mais il existe. Bien entendu, il faut tout faire pour le préserver, autant dire qu’il faut préserver la démocratie. Le mouvement, y compris les GJ dans cet optique n’a pas vocation à détruire les institutions, et principalement celle de la démocratie. Il faut restaurer la démocratie là où elle a failli, et effectivement elle a failli beaucoup, mais l’abandonner, la nier non.

        Il me semble que nous n’en sommes pas là, mais plus très loin non plus, cela parce que le gouvernement peut encore reprendre la main précisément en redonnant à nos institutions leur légitimité qu’elles ont perdu pour beaucoup, à force de conflits d’intérêts, de reculs de l’Etat au détriment du bien commun.
        A ce stade la balle est vraiment dans le camp de la majorité présidentielle.

        Que l’on soit pour ou contre les GJ, ne change rien au fait incontournable que le pouvoir conféré au président par la 5ème République fait de lui l’arbitre de la situation, en tant qu’il peut décider de changer de cap ou non, de prendre de vraies mesures, ou des demies-mesures, et en définitive de sa capacité à évaluer une situation qui engage notre avenir commun dans ce pays. Et au delà, car la France est reliée au reste du monde par de multiples liens.

  27. Bonjour
    comme beaucoup le disent ici, le capitalisme prend fin, il est a l’agonie (jorion) , sur tout les plans: écologique, travail, financier,,,,
    Les élites , l’oligarchie, les capitalistes, les patrons, s’enrichissent, se gavent, sans fin, dans une fuite en avant…après moi le déluge !
    salaire mirobolant, parachute dorée, enrichissement sans fin…
    le peuple, surtout celui d »en bas, se serre la ceinture de plus en plus,, prend sur son épargne, s’endette…
    Salaire bloquée, qui n’augmente pas, retraite figée et diminué, indemnité chômage de plus en plus diminuer…
    Travail aléatoire, précaire, intermittent, chômage, ou sur-travail , pour certains.
    Plus de trente ans de logique libérale , de justification du capitalisme, et de ses vertus , on fait beaucoup de dégats…Macron a crut en rajouter une couche, sur de lui, arrogant, méprisant….pensant persuader la majorité des gens que, encore plus, d’égalité, dans la compétition, la concurrence, la logique libéral, aller donner le change ‘les premier de cordée »…. NON , cela à exploser!
    La nouvelle société ressemble à l’ancienne, …car elle est la mêmes, en plus cynique, hypocrite. mêmes si elle est remplacer par des jeunes , gagnants , qui par naïveté ou calcul, on adhérer à ce discours. ils étaintt déja vieux dans leur têtes. De Raymond barre, à Tapie, et maintenant les start- up, le « crée votre entreprise », n’est pas nouveau….ou le enrichissez vous de Guizot.
    Le peuple n’adhère pas, a tout ces discours, ne veut pas être permis les gagnants:il veut plus d’égalité, de justice social, de services publique, d’équité…..de redistribution des richesses.
    Cela n’est pas incompatible avec un changement de société , au contraire !
    Si on veut assurer la transition écologique, il faut la transition social, économique, aussi!.
    Si , on pense que capitalisme prend fin ou est à l’agonie, il faut penser une transition politique cohérente, articuler sur le social et l’écologie. Ce qui est sur , dans un premier temps, il faut mettre fin au libéralisme idéologique, politique, et économique, finit les année Reagan -Teatcher !, passons à autre chose. les gilets jaunes , on peut être sonner le glas de se libéralisme (je dis peut être , car le discours anti-taxes et impôts est a double face ?), après dans un second temps il faudra organiser l’agonie du capitalisme et sa sortie, la dessus aussi beaucoup de contradictions au sein du peuple apparaîtrons….Comme je le dis la transition d’une société a une autre , ne se feras pas sans pleurs, violence, luttes féroces, et surtout avancés et reculs. les Gilets jaunes , sont l’expression du surgissement du peuple , dans toutes ses contradictions, incohérences, ambiguïté (d’ou l’attitude de méfiance au début, ou on chercher a étiquetté idéologiquement les GJ(réac ou progressiste).Peuples étouffé,contrôler, canaliser, manipuler, par des années de propagande médiatiques, et d’idéologie libérale, par les élites dominantes. mais aussi par des partis dit de gauches, ou syndicats plan plan (d’ou le rejets des partis et syndicats), qui ont plus chercher à étouffer leur révoltes.
    Le géant endormie se réveille (certains diront , enfin!), il casse toutes les cordes , pour le retenir, par les élites, oligarchie, dominants, médias, intellectuels, partis, syndicats, sociologue,églises…et j’en passe. La caste.
    Debout il écrase tout sur son passage. Tout leur travail (cité plus haut) , va de nouveau à l’endormir et le clouer au sol de nouveau.

  28. Un témoignage certes un peu long, mais qui donne la mesure de ce qui se passe et notamment de la perte de contrôle générale en cours :

    GILETS JAUNES ACTE IV : RECIT D’UN STREET-MEDIC A TOULOUSE

    La sidération. J’ai passé la soirée à y réfléchir, et ce matin je pense que c’est le mot qui convient le mieux à ce que j’ai ressenti en rentrant chez moi, vers vingt heures. Hier, Toulouse a flambé, Toulouse a crié, Toulouse s’est révoltée. Le temps d’une journée, Toulouse la rose est devenue Toulouse la rouge. D’épaisses fumées en ont strié le ciel, fendant sa clarté, comme autant de points de rendez-vous et d’appels, dissimulant, derrière elles, les multitudes d’avions qui font d’ordinaire sa fierté. Des barricades se sont érigées l’une après l’autre, partout dans ses rues, formant l’écume de cette houle de colère, de violence et d’embrasement. Des milliers de projectiles, tirés par les deux camps, en jonchent le sol ce matin, tandis que le froid mordant et irrésistible a regagné son lit, et les bris de verre dans les allées me font penser à de la neige. Sidéré, c’est bien le mot, après cet après-midi passé au coeur des affrontements, porté par l’arrogance de vouloir me rendre utile en pareilles circonstances.
    J’ai manifesté pour la première fois quand j’avais quinze ans, et je crois être descendu dans la rue chaque année depuis. Non pas que je sois un « dur » ou un « révolutionnaire » (on ne s’auto-proclame pas révolutionnaire, on l’est ou on ne l’est pas), mais je crois profondément que la mobilisation est un point de rupture qui permet d’ouvrir les yeux sur le monde, de rencontrer des gens hors de notre zone de confort, de s’en rendre solidaire, de s’engager, et surtout, d’échanger, de se confronter à des idées parfois en rupture avec les nôtres, mais qui sont les adversaires nécessaires de l’esprit critique. Je crois qu’agir fait grandir, et que même si on se trompe parfois, on mûrit d’avoir essayé.

    C’est lors de la mobilisation « Loi Travail » en 2016 que mon regard sur les manifestations a changé. C’est là que j’ai vu, pour la première fois, des violences parfois insoutenables, des « bavures », des crânes fissurés, des litres de sang versés, et la sensation d’une injustice flagrante. Et encore, je n’avais pas fait les pires si j’en crois les médias. Les images de Nantes, Rennes, Paris défilaient sur mon écran sans que je puisse y croire. C’est à ce moment que j’ai commencé à faire le « street medic », tout en me disant que j’étais dingue d’en arriver à penser à ça alors qu’il ne s’agissait que d’une manifestation. En théorie me disais-je, car la naïveté est parfois persistante, les forces de l’ordre ne sont pas sensées « casser », si ?

    Eh bien si. Et ça s’est normalisé. Mais jamais je n’avais vécu ce que j’ai vécu hier.

    Les appels au cortège unitaire s’étaient succédé toute la semaine, la convergence était réclamée afin de former un bloc massif. Le trajet et l’horaire des manifestations étaient incertains du fait des multiples retournements de veste de la préfecture, dont il était clair qu’elle cherchait à diviser les cortèges afin que tout le monde ne parte pas en même temps. Raté. Des lycéens avaient été nationalement humiliés dans la semaine, et à travers eux toute une partie de la jeunesse qui s’est enfin lassée d’être le défouloir permanent de la violence d’Etat, tout à tour muselée, molestée ou infantilisée par des porte-paroles toujours zélés quand il s’agit d’étouffer tout ce qui ne leur ressemble pas. Des étudiants avaient rejoint le mouvement, les AG se mettaient en place, les blocages furent réclamés ou actés (Université du Mirail, Sciences Po). Certains, dont moi, pressentant peut-être les événements de samedi, avaient choisi de s’organiser pour mettre en place un comité de secours volontaire, ou « street-medic », composé d’étudiants, de pompiers, d’infirmiers ou de simples citoyens. Nos compétences étaient inégales, mais l’organisation permettait à chaque unité de quatre ou cinq personnes de disposer d’un « confirmé », d’un soutien et de deux personnes faisant les aller-retour dans la foule pour repérer, extraire et ramener les blessés à des arrière-postes de fortune, improvisés dans les halls, les ruelles ou simplement derrière les buissons. Plusieurs comités similaires s’étaient formés, rassemblant à mon avis une bonne centaine de medics dispersés dans le cortège. Je profite de ce témoignage pour remercier toutes les pharmacies qui ont accepté avec bienveillance de nous donner du matériel de premiers secours (kits médicaux, sérum phy, compresses, gaze, mallox, bandes, etc.). La ligne était claire : on ne participe pas à la manifestation, on se contente de soigner les blessés, manifestants comme policiers. Je sais que certains s’en étonneront, mais pour moi, si la cause du désordre est le système, on ne peut pas en vouloir seulement aux individus. Les victimes de la violence sociale sont des deux côtés.

    Ce matin, la presse parle de douze blessés à Toulouse. Ce n’est même pas le nombre de personnes que j’ai pu prendre en charge dans l’après-midi. Certains parmi nous ont raconté avoir chargé les personnes quatre par quatre dans les véhicules de secours qui parvenaient jusqu’à nous. J’ai même du mettre un blessé à bord de la voiture d’un riverain qui passait par là, à quelques mètres de la charge de police, et qui a rapidement accepté de le conduire à l’hôpital. En ne parlant que des flash-balls, je me suis occupé de dix personnes : deux blessés à la tête, un à la poitrine, un à la main, un au coude, trois au pied, un à l’aine et un à la hanche. Et nous n’étions qu’une unité medic parmi une vingtaine. Ce matin, la préfecture comptait 5.500 manifestants dans Toulouse : il faut vraiment être resté chez soi toute la journée pour y croire. A 14h, le boulevard Lacrosses dégueulait une foule compacte, un cortège tellement long qu’il permettait aux premiers de ne pas entendre les grenades qui visaient les derniers.

    C’est en effet l’arrière du cortège qui était en situation d’émeute hier. Moins de quinze minutes après le départ de la manifestation, toute l’esplanade de Compans était noyée de fumée, de gazs lacrymogènes. Tout est parti d’un face à face entre quelques manifestants et une unité de la BAC (du moins, je crois). Et puis le coup classique : une bouteille en plastique vole, les gazs lacrymogènes sont tirés sans sommation, tout le monde s’énerve, le premier tir de flash-ball part, tout s’embrase. Il était 14h15. La situation, très tendue, se résume au même mouvement répétitif : gazs, riposte, charge sur vingt mètres, recul de la foule qui reforme le bloc quelques minutes après et reprend le terrain. C’est une guerre de position usante physiquement, mentalement, nerveusement. Les blessés commencent à affluer : le premier, un homme de quarante ans, est touché à la tempe par un tir. Je commence les aller-retours entre le lieu des affrontements et un abri improvisé sur un banc derrière les immeubles, où je ramène blessé après blessé. La manifestation avance de quelques dizaines de mètres, les premières barricades s’enflamment, la stratégie de maintien de l’ordre échoue déjà : trop peu nombreux pour contenir une telle foule, les gendarmes laissent les rues adjacentes ouvertes et la foule les envahit et s’y disperse. Conséquence : les gendarmes se dispersent aussi. En trois heures, ils ont à peine repris le boulevard : la vérité, c’est que la manif s’étire, avance, et que la queue de cortège suit mécaniquement. Les gens sont en colère…

    Je n’ai pas envie ici d’exprimer mon point de vue sur la violence en manifestation ; la vérité, en tout cas, est qu’il ne s’agissait pas d’une « centaine de casseurs » comme l’évoquent les journaux, mais de milliers de personnes qui se succédaient, se soutenaient, se soignaient, s’encourageaient. Impossible pour les gendarmes de faire quoi que ce soit, hormis contenir bien imparfaitement l’émeute et répliquer à coups de flash-balls et de grenades. Médiatiquement, les violences qui ont eu lieu sont peut-être un mauvais coup (les photos sont nombreuses sur les réseaux, je ne vais pas tout détailler), mais elles ont été un vrai coup de génie tactique. La queue de cortège a concentré l’essentiel de l’attention sur elle, servant de point de fixation pour les forces de l’ordre qui étaient déjà trop peu nombreuses pour l’enrayer. Pendant ce temps, la tête de cortège continuait sa route et s’emparait de la ville. A 17h, les trois ponts étaient pris (Pont des Catalans, Pont Saint-Pierre et Pont-Neuf). On comptait quatre manifestations sauvages en même temps dans la ville -le cortège des Gilets Jaunes, de la CGT et de la marche pour le Climat ayant emprunté différents chemins pour accéder à la place du Capitole- et une émeute -il n’y a pas d’autre mot- à l’entrée de Saint-Cyprien, qui a rapidement contaminé tout le quartier. Sans la queue de cortège, jamais la manifestation n’aurait réussi à remonter jusqu’au coeur de la ville et à se visibiliser : vers 17h30, c’est une marée de gilets jaunes qui a déferlé dans un centre-ville que la préfecture souhaitait précisément préserver. Les théâtres d’affrontements se sont multipliés dans le quartier de Saint-Cyprien jusque tard dans la soirée, poussant même les gendarmes à tirer les lacrymos depuis un hélicoptère.

    La presse raconte que les « casseurs » étaient des banlieusards profitant de l’occasion pour « tout casser » -comme si la violence révolutionnaire était un simple loisir. De mon côté, j’ai passé la journée à soigner des gens très divers : lycéens voulant riposter à la violence subie toute la semaine, étudiants, travailleurs de tous secteurs et tous âges (vers 18h30, j’ai même administré du sérum phy à un retraité qui avait été gazé), filles et garçons, « anars » comme gilets jaunes et écolos, tous unis et constamment solidaires sans regarder leur origine. Moudenc (le maire), disait sur BFM avoir vu des gens de l’ultradroite et de l’ultragauche main dans la main. Premièrement, il faudra qu’il m’explique comment, d’un seul regard, il devine l’orientation politique des gens. Deuxièmement : tout le monde s’en foutait. La barrière politique s’était effacée entre les uns et les autres, pour la raison très simple que par-delà la divergence des solutions, il y a une convergence réelle des problèmes. Sur le référentiel médiatique, j’appartiens à l’ultragauche ; pour autant, hier, je ne sais absolument pas qui j’ai soigné en termes d’appartenance politique, parce que le même sentiment de foutage de gueule était partagé finalement par tout le monde. Et au milieu de tout ça, oui, il y avait des banlieusards (enfin, si tant est qu’on puisse le deviner à l’apparence). Mais je pense ne pas avoir besoin de lister le nombre de raisons qu’ils auraient de toute façon à être en colère, eux qui sont sans doute la partie de la population qui connaît le mieux ce que veut dire « violence d’Etat ». Je me fous de savoir pour qui votent les manifestants qui étaient présents, car hier ils étaient ensemble, vraiment ensemble, pour dénoncer la même chose et s’entraider. Le reste du discours n’est qu’une tentative de dispersion. Le problème est identifié. On discutera des solutions plus tard.

    Si j’ai arrêté ma mission de street-medic vers 19h, ce n’est pas parce que la manif était terminée, c’est parce que j’étais épuisé, comme tous les autres. On a été complètement dépassés. Je n’avais pratiquement plus une cartouche de sérum phy. J’avais la peau brûlée par les gazs, les poumons en feu, les jambes lourdes et l’esprit en éclats. Je n’arrivais plus à réfléchir et je ne me sentais plus capable de prendre les bonnes décisions en cas d’urgence. Physiquement, nerveusement, psychologiquement, j’étais épuisé. Je n’avais jamais connu ça.
    Ce matin, les médias ne parlaient que de Paris, en disant que tout avait été contrôlé. Ne doit-on pas voir dans ce parisiano-centrisme la preuve que le message n’a toujours pas été entendu ? Hier, toute la province était en feu : j’ai vu les images de Caen, Nantes, Bordeaux, Lyon, Saint-Etienne, et j’ai vu le mouvement prendre en ampleur et en force. J’ai vu la répression policière s’accroître encore et mettre à nouveau le feu aux poudres, tout comme j’ai vu un haut degré de violence chez des manifestants qui n’ont plus le coeur pour se laisser faire et ripostent. Cela fait trop longtemps qu’on casse les gens, qu’on les arrête, qu’on les condamne, au seul motif qu’ils crèvent la faim et qu’ils osent se montrer. Il n’y a eu aucune réponse politique majeure à ces revendications, et c’est trop tard. Tout le monde est à cran, y compris chez les forces de l’ordre. J’espère au moins qu’ils ont conscience que c’est précisément parce que les manifestants ne chargent pas encore et se « contentent » de caillasser qu’ils sortent presque indemnes de cette journée. Je me pose quand même la question : combien de temps est-ce que ça durera ..?
    Je ne sais pas comment ça va finir, mais je suis à peu près sûr d’une chose : je ferais mieux de garder mon matériel de medic sous la main, parce que je risque de courir encore longtemps avec mon sac sur le dos avant de ne plus en avoir besoin.

  29. Paul, vous aviez utilisé le mot « percoler » pour designer le moment où une idée s’étend.

    Il me semble que le mouvement a changé de dimension depuis l’ouverture de ce post.

    Les forces de l’ordre blessent gravement par centaine, et le nombre de manifestant continue de croitre.

    On peut l’appeler Jaquerie, ou ramassis d’intentions diverses, mais plus négliger ou balayer de la main comme certains ici, ce mouvement.

    Cet épisode quelqu’en soit la fin, va changer la donne à mon avis. Dérive autoritaire ou période chaotique, mais surement pas un moment insignifiant.

    1. Mourir pour des idées
      L’idée est excellente
      Moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue
      Car tous ceux qui l’avaient
      Multitude accablante
      En hurlant à la mort me sont tombés dessus
      Ils ont su me convaincre
      Et ma muse insolente
      Abjurant ses erreurs se rallie à leur foi
      Avec un soupçon de déserve toutefois
      Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

      Jugeant qu’il n’y a pas
      Péril en la demeure
      Allons vers l’autre monde en flânant en chemin
      Car, à forcer l’allure
      Il arrive qu’on meure
      Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain
      Or, s’il est une chose
      Amère, désolante
      En rendant l’âme à Dieu, c’est bien de constater
      Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée
      Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

      Les Saint Jean bouche d’or
      Qui prêchent le martyre
      Le plus souvent d’ailleurs, s’attardent ici-bas
      Mourir pour des idées
      C’est le cas de le dire
      C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas
      Dans presque tous les camps
      On en voit qui supplantent
      Bientôt Mathusalem dans la longévité
      J’en conclus qu’ils doivent se dire
      En aparté, « mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente »

      Des idées réclamant
      Le fameux sacrifice
      Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
      Et la question se pose
      Aux victimes novices
      Mourir pour des idées, c’est bien beau mais lesquelles?
      Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
      Quand il les voit venir
      Avec leur gros drapeau
      Le sage, en hésitant
      Tourne autour du tombeau, « mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente »

      Encore s’il suffisait
      De quelques hécatombes
      Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât
      Depuis tant de « grands soirs » que tant de têtes tombent
      Au paradis sur terre, on y serait déjà
      Mais l’âge d’or sans cesse
      Est remis aux calendes
      Les dieux ont toujours soif, n’en ont jamais assez
      Et c’est la mort, la mort
      Toujours recommencée, mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

      Ô vous, les boutefeuxà
      Ô vous les bons apôtres
      Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
      Mais de grâce, morbleu!
      Laissez vivre les autres!
      La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas
      Car, enfin, la Camarde
      Est assez vigilante
      Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux
      Plus de danse macabre
      Autour des échafauds, mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
      D’accord, mais de mort lente

    2. On peut étendre cette analyse à l’ensemble du monde. L’Histoire retiendra peut-être l’année 2018 comme une année charnière avant que s’affirme une direction plus nette des transformations en cours.

      Trump au bord de la démission : Brexit remis en question au Royaume Uni ; Bolsonaro au pouvoir au Brésil ; démissionHulot-Gilets jaunes en France ; premiers indices d’une grave crise financière ; aggravation en intensité des catastrophes liées au réchauffement climatique ; … cela fait beaucoup pour une petite année terrestre.

      Dans une période aussi instable il ne serait pas étonnant qu’un évènement survenu dans un seul pays puisse par contagion se répandre beaucoup plus facilement ailleurs et permettre ainsi une reconfiguration de l’ensemble du monde.

      1. Ironie des partisans d’un changement de paradigme, qui n’arrivent pas à voir le présent sans le pousser coute que coute, à entrer dans des cadres anciens.

      2. A propos d’ironie, fondée elle sur des faits établis, en voici une bien cruelle :

        https://www.liberation.fr/politiques/2018/12/10/gilets-jaunes-quand-macron-lancait-l-alerte-a-l-international_1697099

        Macron ‘champion’ mondial de l’écologie et de la dénonciation de la montée des inégalités et enfin chantre à l’international de la lutte contre la financiarisation de l’économie, mais incapable de se l’appliquer à lui-même dans son propre pays comme s’il attendait qu’un miracle se produise à l’échelle planétaire.
        Ceci me conforte dans l’idée que le changement global ne tombera pas du ciel, mais sera enclenché par un évènement catalyseur. J’évoquais la France, mais ce pourrait être ailleurs bien entendu.

  30. Chères toutes, chers tous,

    Appel à témoin :

    Qui à vécu 3 heures, 6 heures, une journée au plus sur un rond point avec des gilets Jaunes.

    Qui a parlé avec plutôt que sur des gilets jaunes.

    Avec comme toujours ma tendresse jaune arc en ciel. Pierre de la tribu des Queralt’s

  31. Chères toutes, cher tous,

    Le mouvement des Gilets Jaunes serait elle la

    « survenue de l’improbable »

    dont parle Edgard Morin (toute la semaine dernière chez Laure Adler sur France Inter)

    Avec ma probables tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  32. Article sur les émissions de la France, les besoins en investissements en globalité et par secteurs…
    Article Sylvestre Huet dans Le monde.
    Les besoins en investissement les plus forts sont dans:
    La Rénovation des bâtiments (logement ou tertiaire)
    la Décarbonatation des transport
    Quel gâchis…
    http://huet.blog.lemonde.fr/2018/12/03/les-mysteres-de-la-strategie-bas-carbone-francaise/

    La stratégie bas-carbone de la France… ne marche pas. C’est sûr et certain, puisque ses émissions de gaz à effet de serre et notamment de CO2 ont augmenté (1) depuis 2015. Donc, l’année où la France, comme presque tous les autres pays, à signé l’Accord de Paris, à la COP-21. Un accord par lequel elle faisait la promesse solennelle de faire sa part de l’effort pour léguer à nos descendants un climat pas trop bousculé, moins menaçant. Mais pourquoi ne fonctionne t-elle pas ?

    En voici une explication, tirée d’un document réalisé par l’I4CE – Institute for climate economics (2). Avec une présentation en graphiques qui expliquent mieux qu’un long discours les mystères de la stratégie bas-carbone de la France.

    1- La France dépense beaucoup plus en investissements pour l’usage des énergies fossiles – gaz, pétrole surtout – 73 milliards en 2017 – que pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre, 41 milliards en 2017 :

    Ces 71 milliards correspondent à l’achat de véhicules thermiques, à l’installation de chaudières à gaz de mauvaises performances (celles à bonnes performances ou s’accompagnant d’usage de biogaz sont comptées à l’inverse dans le financement climat) ou à fioul, à des infrastructures pour la production, l’importation, le raffinage des produits pétroliers… On peut aussi se dire que ces investissements contribuent à plomber la balance commerciale française avec une facture de 39 milliards pour l’importation de pétrole et de gaz et de charbon.

    Les investissements pour décarboner l’économie et la vie des Français sont eux, certes en augmentation, mais encore loin de ce qui est nécessaire pour simplement atteindre les objectifs officiels de la Stratégie nationale bas-carbone. Il manque entre 10 à 30 milliards d’euros par an, calculent les experts de l’I4CE.

    2- A reculer l’effort on le rend de plus en plus difficile à réaliser dans les temps montre cet autre graphique :

    Un autre graphique illustre la faible dynamique de l’effort au regard de l’objectif très ambitieux – décarboner toute l’économie française à l’horizon 2050 – surtout celui des entreprises ces dernières années :

    Le retard pris ces trois dernières années sur le plan de la stratégie bas-carbone se monte déjà à environ 60 milliards d’euros (entre 40 et 90). Du coup, le rattraper suppose un énorme bond pour le futur… qui grossit si l’on repousse encore l’effort. Or, ce n’est pas du tout ce qui a été annoncé pour 2019 ou dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie par Emmanuel Macron qui reste dans cette dynamique insuffisante.

    3- Sur 41 milliards, environ 5 milliards sont très peu efficaces : ceux consacrés aux énergies renouvelables qui vont pour l’essentiel à l’éolien et au solaire photovoltaïque. Comme l’électricité française est déjà très fortement décarbonée et que ces outils de productions ne peuvent pas être pilotés pour suivre la demande, ils agissent certes sur le charbon, le gaz et le fioul dans la production d’électricité, ce qui est favorable à la baisse des émissions, mais très peu au regard de l’effort financier qu’ils représentent.

    4- Ce n’est pas là où il faudrait accélérer l’effort que l’on met le paquet :

    Si l’on était conséquent avec les promesses faites à la COP-21, il faudrait accélérer fortement les investissements dans la rénovation thermique des bâtiments, les réseaux de chaleurs, les véhicules bas-carbone. Il manque 5 à 8 milliards d’euros par an calcule le rapport. Où trouver l’argent ? Une idée : récupérer les 6 milliards dépensés sans gains climatiques manifestes dans les éoliennes et les panneaux photovoltaïque et les consacrer à la rénovation des logements en ciblant en priorité les logements sociaux. On ferait d’une pierre deux coups. D’une part on réduirait beaucoup plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre. Et d’autre part on apporterait un gain en pouvoir d’achat aux catégories populaires, celles dont la révolte des « gilets jaunes » bouscule le pouvoir politique. Une démonstration concrète de l’intérêt d’une politique climatique efficace et sociale à la fois. Cerise sur le gâteau : l’essentiel de ces crédits serait dirigé vers des activités en France – donc avec des créations d’emplois à la clé – et non à l’achat de matériels fabriqués à l’étranger.

    Il n’est pas inutile de se pencher sur les évolutions de long terme des émissions de gaz à effet de serre, et surtout du CO2 pour en comprendre les mécanismes. Le graphique ci-dessous le fait en remonter à 1960 et en spécifiant les secteurs émetteurs. Il montre clairement que le principal outil de diminution de ces émissions fut la mise en service du parc de centrales électro-nucléaires après 1977, ce qui a permis l’écroulement des émissions du secteur énergétique à partir de 1980. Mais la décarbonation presque totale de la génération d’électricité et la diminution des émissions de l’industrie (efficacité, désindustrialisation) ne suffit plus. Il faut s’attaquer aux transports routiers et au contrôle thermique des bâtiments si l’on veut atteindre les objectifs climatiques.

    Les émissions totales de gaz à effet de serre de la France n’ont été réduites en 2017 que de 16% par rapport à 1990. Et encore, ce calcul est violemment hypocrite et faux, car il ne tient pas compte du contenu en carbone du solde imports/exports (c’est la notion d’empreinte carbone, opposée au seul inventaire des émissions locales). Or, avec la poursuite de la désindustrialisation du pays et l’augmentation des importations de biens, si l’on tient compte de ce solde, la France émet environ 30% de plus que ce qu’elle affiche et ses émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990.

    1. Arnaud

      Croyez tu sincèrement qu’avec 2,5 milliards d’être humain encore à la traine en matière de mobilité, espérance de vie, santé et alimentation, nous soyons en mesure globalement d’agir sur les émissions de carbone ?

      L’humanité est aussi prête pour la transition énergétique que pour la téléportation ou le voyage dans le temps.

      Decarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques.

      Collectivement, c’est mort.

      1. Ben justement pour les 2,5Mds de personnes dont vous parlez il faut mettre en place des financements pour les aider.
        C’est le principe de « responsabilité commune mais différentiée (selon les états) et et des capacités respectives (des états) par rapport aux changements climatiques » dans les négos internationales sur le climat.
        Sinon d’un point de vue logique , alors que le collectif aurait du sens en mode Gilets Jaunes il n’en aurait pas pour sauver le climat et l’espèce???
        La nourriture, le chauffage, la santé, et les biens de conso de base, faut bien les produire d’une façon ou d’une autre et on ne peut agir dessus que par décision collective.
        Individualisme a ses limites.

      2. Ben oui, Arnaud, bien sur, collectif c’est mieux.

        Mais je te parle physique là, fait et réalité. Que financerai-tu, avec tes aides ??

        Le mix énergétique planétaire AUJOURD’HUI c’est :

        max historique charbon + max historique éolien + max historique gaz + max historique pétrole + max historique hydraulique + max historique nucléaire etc etc…… TOUT au taquet.

        le système en place, c’est le capitalisme qui ne tient pour résumer, pas la comptabilité des dégâts.

        La situation générale, c’est une inégalité crasse qui représente au choix soit des milliards de morts, soit une demande d’énergie infinie.

        Et on parle de transition ?

        Wooo je veux bien discuter, mais on règle pas des questions de physique avec des croyances.

      3. Thomas je vous cite : »Décarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques. »
        Si vous pensez qu’avec ça on pourra éviter le +4°C, +5°C, tant mieux pour vous, mais vous ne me ferez pas gober un tel bobard. J’y vois un avantage, ça vous permet de dormir tranquille, après avoir beché votre potager ou mangé votre plat végétarien bio local en famille, en pensant avoir largement contribué à sauver l’avenir de la génération actuelle des moins de 15 ans et des suivantes. C’est à côté de la plaque mais déjà beaucoup pour votre bien être.

    2. La plupart des gens ne savent pas de quoi ils parlent ,  » décarboner l’économie  » , décarboner la chimie organique , et pourquoi pas inventer l’eau déshydratée tant qu’on y est ?

      1. Ce que je comprends de georgeon, c’est qu’on peut parler de décarbonner, mais on ne sait pas faire, pas du tout, même pas un peu.

        Et alors qu’avec des réseaux en place et 250 ans d’investissement technique on arrive toujours pas à le faire, on parcours le monde pour expliquer aux autres notre super idée…

      2. Bah c’est juste une petite provocation.
        Tous ceux qui s’intéressent un minimum au sujet savent bien que décarboner l’économie signifie simplement éliminer les rejets de CO2 dans l’atmosphère qui pourraient l’être, or il y a beaucoup à faire et beaucoup est faisable, en combinant décroissance et recyclage, plus innovations technologiques, pour peu qu’il y ait une réelle volonté politique…

      1. Oui, des scénarii, comme à Hollywood, mais que se passe-t-il de fait ?

        Tu sais j’ai eu une ferme de découverte pendant 10 ans, avec notamment plusieurs machines à vapeur de diverses tailles, constituant un lieu dédié à l’énergie et l’homme. Y avait de 4 à 5 mille visiteurs par an les bonnes années.

        Jancovici et les negawat, j’ai bien lu, bien écouté les conférences, plusieurs fois même. J’ai échangé des mails avec Jancovici sur des points précis.

        A moi maintenant 🙂 :

        Tu connais les rendements décroissants ? Le paradoxe de Jevons ?

        Et Augustin Mouchot, ah celui là ça m’étonnerait que tu le connaisse. Pourtant, dès 1860 il tire la sonnette d’alarme sur les non renouvelables, et invente un concentrateur solaire.

        Mais le monde se fout des gens qui ont raison, et jusque là, rien de neuf sous le soleil.

      2. Thomas vous me faites marrer a vous foutre de moi alors que vous avez dit plus haut que la solution etait individuelle! Mais personne n’est parfait.
        EN tout cas vous savez ce qu’il faut faire c’est deja pas mal.

      3. J’ai jamais dit que l’individuel était la solution à quoique ce soit.

        Mais le collectif étant passé en mode Titanic, c’est tout ce qui reste.

        C’est d’ailleurs précisément la position de Dennis Meadows, qui ne se moque de personne.

      4. Oui oui oui…Et comment vous allez éliminez les rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère ? En coupant tous les arbres ? En vous transformant en entités transhumaines à base de silicium ? Vous me faites bien rire tiens !

      5. Thomas je vous cite : »Décarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques. »
        Si vous pensez qu’avec ça on pourra éviter le +4°C, +5°C, tant mieux pour vous, mais vous ne me ferez pas gober un tel bobard. J’y vois un avantage, ça vous permet de dormir tranquille, après avoir beché votre potager ou mangé votre plat végétarien bio local en famille, en pensant avoir largement contribué à sauver l’avenir de la génération actuelle des moins de 15 ans et des suivantes. C’est à côté de la plaque mais déjà beaucoup pour votre bien être.

  33. Mais Arnaud, j’ai jamais dis que ça permettait d’éviter les 4° !!

    J’ai écrit  » collectivement c’est mort  » et je vois pas comment être plus clair.

    Quoique nous fassions, l’humanité explose, et va exploser les previsions d’émissions de CO 2 et du reste.

    Je me tue à te dire ça depuis 10 messages.

    J’estime qu’il est mensonger de dire qu’il y a moyen de diminuer ces émissions globalement, quand la consommation d’hydrocarbure est VITALE pour les pays emergents, tandis que les pays développés n’arrivent même pas à réduire leur consommation futile.

    Au lieu de batailler, regarde ce qu’il se passe, tout simplement.

    La démarche individuelle ou locale n’est pas une solution, c’est juste tout ce qu’il nous reste.

    1. Se bercer d’illusions sur la maitrise de la trajectoire climatique de la Terre (!!) par la maitrise de la conso d’énergie qui est en croissance verticale aujourd’hui ( plus qu’hier, et moins que demain ) franchement, je sais pas trop qui dort le mieux !

    2. Tres fort la rhétorique
      »Décarboner aujourd’hui à mon sens, se fait à l’échelle individuelle pour se prémunir des crises systémiques. »
      =
      « La démarche individuelle ou locale n’est pas une solution, c’est juste tout ce qu’il nous reste. »
      Allez bonne continuation

      1. Bin oui, decarbonner, ne concerne pas necessairement la Planète mais peut aussi concerner la vie d’une personne.

        Ce qui m’epate chez toi, c’est cette volonté farouche de ne pas comprendre ce que j’explique, et qui n’est pas complexe.

        On aura essayé ! 🙂

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