Appel aux limiers en herbe : Jerome Corsi & Randy Credico

Ouvert aux commentaires.
Jerome Corsi à gauche et Randy Credico à droite

Si vous êtes aussi vieux que Mathusalem, vous vous souvenez d’un billet ici intitulé Avis de recherche : CDS disparus, le 22 octobre 2008.

Le billet débutait ainsi :

Je vais faire quelque chose d’un peu inhabituel : je vais vous mettre directement à contribution – je veux dire mobiliser le cerveau collectif.

L’explication du pétard mouillé de la liquidation des CDS relatifs à Lehman réside dans le paragraphe suivant du communiqué de presse de la Fixed Income Clearing Corporation, etc.

En fait, nous étions sur la piste de quelque chose de très gros : le sauvetage en catimini des banques, non pas sur leurs pertes économiques mais sur leurs paris spéculatifs entre elles. Dont coût pour la communauté (= contribuables) en centaines de milliards, dont nous réglons toujours depuis l’ardoise en termes d’États surendettés.

J’ai évoqué cela l’autre jour devant vous à La Rochelle. Si vous étiez là, vous vous souviendrez que j’ai dit qu’on ignore toujours le fin mot de l’affaire qui reste cachée à ce jour par la brume artificielle d’une opération, selon les termes officiels, « substituée à une autre pour minimiser les perturbations potentielles du marché et assurer une liquidation plus disciplinée… ».

Si je vous rappelle ces temps pionniers, c’est qu’à nouveau

Je vais faire quelque chose d’un peu inhabituel : je vais vous mettre directement à contribution – je veux dire mobiliser le cerveau collectif.

Cette fois, c’est à propos de Jerome et Randy dont vous avez la photo ci-dessus. Il y a une chose dont je ne vous ai pas encore parlé parce qu’honnêtement elle ne m’avait pas frappé à la lecture de l’acte d’accusation de Roger Stone, et c’est Rachel Maddow qui a attiré mon attention dessus.

Voici de quoi il s’agit : il y a dans l’acte d’accusation de Stone une bizarre insistance sur ce qui apparaîtrait sinon comme un détail insignifiant : que la personne qui laisse entendre à Stone qu’Assange a des révélations fumantes à faire sur Hillary Clinton n’est pas Randy Credico – comme Stone l’affirmera au HPSCI (House Permanent Select Committee on Intelligence = Commission permanente du Congrès sur les questions de renseignement) – mais Jerome Corsi.

Il me semble que Rachel Maddow a levé là un lièvre, et j’ai immédiatement ma petite hypothèse là-dessus, mais comme vous vous ennuyez sans doute par un venteux dimanche, je voudrais mettre à contribution l’intelligence collective de vos talents de limiers. Pour vous faciliter les choses cependant, je vous ai concocté un dossier simplifié : dans l’acte d’accusation, j’ai remplacé « Person 1 » par « Jerome Corsi », « Person 2 » par « Randy Credico », et « Organization 1 » par « WikiLeaks ».

Acte d’accusation (simplifié) de Roger Stone

À votre loupe et à votre pipe !

Partager :

49 réflexions sur « Appel aux limiers en herbe : Jerome Corsi & Randy Credico »

      1. Dans les faits, ce sont les mêmes qui, un jour gilets jaunes, un autre foulards rouges, un autre aux marches et agora pour le climat, un autre fins limiers dans leurs fauteuils…

        Tout cela pour éviter de s’ennuyer !

  1. Bon, ça n’intéresse personne, alors voici ma « petite hypothèse » mentionnée dans le billet : Roger Stone et Jerome Corsi sont d’authentiques espions russes.

    Vous avez levé les bras au ciel en vous écriant : « Ce Jorion est complètement fou ! », et vos bras sont maintenant retombés ? Très bien, alors voici.

    J’ai commencé à écrire mon billet à 14h07 et il a été publié à 14h26. À 14h00 (je ne pouvais le voir à ce moment là, je viens de le voir à l’instant) a paru sur le Washington Post un article intitulé « Trump advisers lied over and over again, Mueller says. The question is, why? », montrant que je n’étais pas le seul à plancher. L’article est de Rosalind S. Helderman, Josh Dawsey and Matt Zapotosky. Y est cité un certain

    Steve Hall, qui a pris sa retraite de la CIA en 2015 après 30 ans de gestion des opérations en Russie, a déclaré que la substance des mensonges et des fausses déclarations présumées documentées par M. Mueller brossent un tableau global ayant de graves implications.

    « À mon avis, ces mensonges – ce sur quoi on a menti et dans quelles conditions on l’a fait – sont les éléments d’une configuration de contre-espionnage qui a commencé à émerger et qui indique que des membres importants de l’équipe de Trump sont de mèche avec les Russes, a-t-il dit.

    M. Hall a déclaré que le pays doit prendre du recul par rapport à une vue étroite sur les ramifications politiques et même criminelles de chaque acte d’accusation de Mueller. « Nous devons porter le regard au-delà de la question de savoir qui a eu une contravention pour stationnement interdit ou même écopé de quelques années de prison « , a-t-il dit. « Qu’en est-il de la vue d’ensemble ? Il s’agissait de la Russie, attaquant les États-Unis. »

    1. Si si ça m’intéresse, mais je crains que mon cerveau ne soit pas d’un niveau suffisant pour être mis à contribution , du moins concernant ce sujet. Je le lis, j’enregistre, et peut-être plus tard je pourrai avoir un avis (ou ébauche) avec du recul. Mais peut-être pas aussi intéressant que le vôtre.

      Cependant je fais un aparté, hors sujet, mais qui m’importe (un autre article à écrire pour vous peut-être pour donner votre avis d’expert ? ce serait intéressant).

      Arrêt sur ces 2 phrases en entrée de matière et particulièrement sur la seconde
      (concernant un de vos articles -je suppose- trop lointain pour que j’y aie pu poster un commentaire)

       » En fait, nous étions sur la piste de quelque chose de très gros : le sauvetage en catimini des banques, non pas sur leurs pertes économiques mais sur leurs paris spéculatifs entre elles. Dont coût pour la communauté (= contribuables) en centaines de milliards, dont nous réglons toujours depuis l’ardoise en termes d’États surendettés.  »

      Mon avis :
      Compte tenu que pour une grande majorité de citoyens pour lesquels 1 million d’euros est une fortune en comparaison de ce dont ils disposent pour vivre, et compte tenu que pour ces mêmes personnes des chiffres au delà du milliard ne sont pas différentiables tellement ils font l’effet d’un hallucinogène (sans pour autant être des idiots), les rapporteurs ou économistes dans les analyses destinées au public (comme lors de campagnes électorales par ex. pour justifier un programme à la rubrique : économie ) parlant de dizaines ou centaines de milliards, provoquent une hallucination collective jusqu’à la syncope (comme lorsque l’on croit toucher du doigt Dieu, le Sublime, l’Eternel… celui qu’on ne sera jamais).
      Et c’est bien de cela dont il s’agit : l’abstraction absolue .

      Ainsi les banquiers peuvent être à l’aise, ils auront toujours le soutien de celui qui saura se montrer rassurant (ex « travailler + pour gagner + ») tel est rassurant un Paradis céleste, en donnant l’illusion de solutions tels des faiseurs de miracles, pour résoudre l’équation insoluble et qui, au suffrage universel , sera élu. Hourra !
      Et le citoyen de payer…. tout en continuant de vivre, ou survivre.

      Mais quel candidat à une élection présidentielle peut-il être élu, quel qu’il soit, s’il ne se montre pas un tantinet rassurant quand bien même c’est un leurre dont personne n’est dupe, tant qu’une dette virtuelle et colossale au delà de la raison limitera toute direction des affaires publiques d’un Etat ?

      Question de profane : Peut-être à argent virtuel emprunté, remboursement virtuel ? …………

      NB :  » Dont coût pour la communauté (= contribuables)  » :
      Pas que les « contribuables » : les non imposables paient aussi leur contribution, et pour eux c’est bien plus cher qu’une somme d’argent sonnant et trébuchant et certainement pas virtuel.

      Désolée pour ce hors sujet.

    2. Dites moi si je me trompes , mais j’ ai cru comprendre que des messieurs de l’entourage de Mr Trump se sont sentis obligés de mentir aux autorités fédérales ( ce qui est généralement puni ) à propos de contacts avec la Russie qui n’étaient  » a priori  » pas illégaux aux yeux de la justice américaine . Rachel Maddow parle de « cover stories  » qui ont menées certains de ces messieurs en prison alors que la vérité aurait pu les en dispenser . Puis apparaissent des hommes de mains plus ou moins conspirationnistes chargés de contacter l’ ambigüe Assange afin de discréditer les Démocrates . Tout cela à l’air extrêmement brouillon .on pense au garçon qui essaie de boucher le trou dans la digue : cela se voit de plus en plus que l’administration de Mr Trump à du mal à se justifier de l’influence russe sur sa campagne électorale .Mais n’est-ce pas aujourd’hui un « secret de polichinelle « 

      1. Il y a une hypothèse « innocente » : tous ces mensonges ne visaient qu’à une seule chose, cacher que le patron continuait de négocier en douce pour s’offrir une Tour Trump à Moscou.

        M’enfin, accepter 10 ans de prison, comme Manafort, 3 ans de prison comme Cohen, etc. par loyauté envers un projet immobilier, c’est peut-être un peu cher payer 😀

  2. Tout ça me rappelle les thèses d’Alexandre Zinoviev ainsi résumée dans Wiki :
    « Le communisme soviétique ne serait pas mort d’une façon naturelle, mais aurait été détruit par des dirigeants tels que M. Gorbatchev et B. Eltsine, parrainés par leurs homologues de l’Ouest. Dans les années suivant la dislocation de l’Union soviétique, Alexandre Zinoviev a dénoncé le totalitarisme qu’engendreraient, selon lui, l’Occident et la mondialisation. Il a développé une violente critique du monde postsoviétique, allant jusqu’à déclarer que, s’il ne reniait pas ses critiques envers le régime précédent, il les aurait cependant tues s’il avait pu prévoir ce qu’il adviendrait après sa chute. La situation catastrophique de la Russie postsoviétique a conduit le penseur russe à soutenir le Parti communiste de la Fédération de Russie lors de l’élection présidentielle de 1996. La dernière partie de l’œuvre d’Alexandre Zinoviev est dès lors passée sous silence en Occident. »

    Gorbatchev une taupe de la CIA ? Lui aussi a démissionné !

    Feuilleton haletant…vous vous trompez, ça intéresse du monde…

      1. Drôle ! Gorbi, sur le modèle de Thatcher et Reagan puis d’autres depuis, a fait des conférences nettement moins bien payées, et des pub à modeste rendement également. Il n’en avait pas besoin pour lui, mais pour sa fondation. J’ai lu que ça avait beaucoup déplu aux ex-soviétiques…

      2. Oui, Je me suis même tapé l’ensemble de l’interview de ses 80 ans. Je le trouve « suffisant ».

        A 10mn 06 on lui pose la question qu’elle est votre plus important legs, héritage que vous laissez ? Il répond : « C’est le fait que le monde n’est plus divisé, il est majoritairement libre de tout antagonisme idéologique ».
        Autrement dit, il revendique comme son œuvre, la fin des idéologies (à la façon de nos nouveaux philosophes d’époque), car s’il n’y a plus d’antagonisme idéologique soit il n’y a plus d’idéologie soit il n’en reste qu’une seule qui n’est plus perçue comme idéologie. Si la première option de lecture n’est pas tenable, il reste la seconde. Compréhensible que sa revendication de legs amène certains à parler de traitrise ! Et pas besoin d’être grand clerc pour s’apercevoir que depuis le « vide » laissé en plan par la disparition de la référence socialiste (« réel » comme ça se disait par opposition à « utopique »), non seulement ne s’est pas vidé entièrement de références socialisantes, mais a été rempli notamment par un retour des religions dans certaines parties du monde, avec ses extrémistes encombrant, et saturé par le discours capitaliste comme tel.

    1. Rosebud1871

      L’hypothèse comme quoi Gorbatchev fut un agent de l’étranger est peu plausible, sinon absurde. Et puis où se trouve le Mueller soviétique ?

      Gorbatchev a démissionné simplement parce que Gorbatchev est en 1991 devenu impopulaire, Yeltsine apparaissant alors comme le héros du peuple, celui qui a tenu tête au putchistes militaires devant la « maison blanche » à Moscou. Yeltsine était monté sur un char au milieu de la foule résistante.

      Gorbachev doit avant tout sa chute au fait qu’il tenait une position intermédiaire entre ceux qui lui reprochaient d’avoir bradé l’Union soviétique et ceux qui voulaient qu’on entreprenne dare dare des réformes très libérales.
      Il se trouve que je me trouvais fin septembre 1991 à Moscou, alors sur la route du retour depuis Pékin où d’ailleurs certains mes contacts chinois avaient interprété l’erreur soviétique consistant selon eux à libéraliser politiquement le pays avant de mener des réformes économiques.
      Alors que je traversais la Place rouge, vers le 20 septembre (de mémoire) deux jeunes femmes se sont approchées du petit groupe dans lequel j’étais pour nous annoncer que l’URSS c’était fini, que c’était Yeltsine qui allait être le nouvel homme fort, nous alors donnant des nouvelles fraîches de l’assemblée. A cette heure le drapeau rouge flottait encore sur le Kremlin.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Gorbatchev

      1. Pierre-Yves Dambrine 27 janvier 2019 à 21 h 21 min

        PYD Vous n’en savez pas plus que moi, nous sommes à égalité ! Vous m’avez déjà raconté 2 fois sur 9 ans votre passage à Moscou et l’opinion des chinois (juste !) à ce sujet.

        1958 Alexandre Iakovlev un soviétique à la Columbia ? Rarissime ! Il a évidemment été approché par les services US. Son influence sur la théorisation de la perestroika semble acquise. Agent US ou simplement fasciné par la démocratie occidentale, je l’ignore, mais si c’est la première option, ni les soviétiques qui ont disparu ne le reconnaitront ni la relève du FSB (continuité, façon Kantorowicz) !
        Dans quelques décennies peut-être, car comme dans les familles certains emportent les secrets dans leur tombe, mais c’est à la trace des effets de ces secrets qu’on les construit après-coup comme hypothèse déchiffrée.
        Paul Jorion avait Sanders à la bonne jusqu’au jour où il a découvert qu’il était allé en honeymoon chez les soviétiques. Si Sanders avait été élu, alors…

        Sinon puisque vous êtes là, je suis en manque de retour de votre part !

        https://www.pauljorion.com/blog/2019/01/17/nous-voulons-par-dominique-temple/#comment-689567
        https://www.pauljorion.com/blog/2019/01/17/nous-voulons-par-dominique-temple/#comment-689619

        Je ne voudrais pas conclure pour vous aussi, par ce « j’ai pris l’habitude de constater l’évitement quand j’embarrasse… » déjà écrit dans un de ces liens…

    2. Ah ah ! Gorbatchev taupe de la CIA !
      Qu’elle conclusion ! C’est de l’humour.
      Mais je pense que d’une certaine manière vous n’avez pas si tort que cela, du moins en ce qui concerne les conséquences.

      Voici mon raisonnement de profane :
      Pour rappel simple : Les espions sont recrutés par les gouvernements (ou chef d’Etat) via le service des renseignements (ou par des grandes entreprises pour espionner des entreprises concurrentes), soit par leur propre gouvernement ou par un gouvernements étranger. Leur rôle consistant à recueillir des renseignements pour les remettre au chef d’Etat via le service qui les recrute ; lequel chef D’Etat peut tirer profit de ces renseignements pour sa politique interne ou pour faire pression contre d’autres Etats pour qu’ils s’alignent sur sa politique (des vassaux en quelque sorte, sans les nommer) ou qu’ils accordent leurs objectifs – économique notamment – (deviennent alliés). Me semble-t-il …
      Donc pourquoi Gorbatchev aurait-il eu besoin d’être espion ? puisqu’il lui suffisait de signer de Chef d’Etat à Chef d’Etat (sans assassinat, sans sabotage, sans exfiltration de personnes …etc) avec les USA – et l’Europe libérale dont Berlin Ouest- des accords de tous ordres pour qu’in fine l’URSS soit disloquée.
      Comme le font tous les Chefs d’Etat avec les Etats alliés, y compris avec ceux qui la veille étaient ennemis. (Sous Gorbatchev c’était déjà la fin de la guerre froide, quand bien même non officiellement)

      Ce qui n’empêche aucun de ces pays alliés de s’espionner mutuellement, jusqu’à leur population via le net.
      (Selon les adages comme : « méfie-toi de tes amis tu ne sais pas de quoi ils sont capables » ou : ( prov. allemand )
      « un ennemi déclaré vaut mieux qu’un ami douteux », ou encore : « des ennemis francs valent mieux que des amis trop complaisants »)

  3. Bonsoir,
    Mais non pas fou du tout et je ne lève pas les bras au ciel… j’ai même regardé la vidéo avec Rachel Maddow pour réaliser, navrée, que ma compréhension en anglais était à retravailler.
    Pour que tous mentent aussi obstinément, Poutine doit être « un parrain »puissant,
    Comme l’écrit Rosebud le feuilleton est haletant… comme un roman d’espionnage
    Et par ce temps maussade je suis allée voir une exposition sur les rêves qui aurait réjoui un certain psychanalyste !
    https://emf.fr/ec3_event/mecanique-devaporation-des-reves/

  4. Un vrai polar.
    Que faut-il penser de cette longue attente sur l’enquête du juge Muller ?
    Que cet histoire est complexe.
    Que faut-il penser de cette complexité ?
    Qu’elle puisse faire apparaitre des informations inattendues.

    La réponse à ces deux questions pourrait être explosive au point de déclencher une onde de choc aux conséquences ravageuses.
    De ce fait, elle pourrait ne pas avoir lieu, vraiment.

  5. Medellín, le 27 janvier 2019

    Une contribution du coté de 4pelagatos, à Quito. On a des voisins ici…

    Pour mettre ¨les points sur les ii¨:

    * M. Rafael Correa se trouve bloqué à Bruxelles, cherché par la justice Ecuatorienne (affaire de M. Fernando Balda). C’est important aussi de se souvenir que Jorge Glas (vice-président sous Correa) se trouve emprisonné en Ecuador à cause d’une condemnation quant à son rôle dans la corruption de Odebrecht en Ecuador, pendant les gouvernements Correa.

    * Mme. Maria Fernanda Espinosa était la (brilliante) ministre de défense dans le dernier gouvernement Correa, jusqu’au moment qu’elle avait été ¨chassée¨ de sa poste par Correa, qui la nommait à Genève comme ambassadrice devant la ONU en Suisse. Au lieu d’elle, Correa nombrait, après un ad interim du desastre Fernando Cuero, à Ricardo Patiño comme ministre de défense, un homme fanatique, très lié à Assange, lui visitant à plusieurs reprises à Londres, lorsque Patiño servait comme ministre des affaires étrangères de l’Ecuador (https://www.theguardian.com/world/2018/may/15/revealed-ecuador-spent-millions-julian-assange-spy-operation-embassy-london).

    Rentrons à Mme. Espinosa.
    Dès la fin du dernier gouvernement de Correa, et l’arrivée de Lénin Moreno à la présidence de l’Ecuador, Moreno rappellait à Mme. Espinosa de son ‘exilé’ à Genève, et elle remplacait alors le francais/anglais-écuatorien Guillaume Long, le dernier ministre des affaires étrangères sous Correa. (Probablement vous vous souvenez de la lettre incroyablement dure et non-diplomatique de Long (fin 2015), comme ministre, envoyé au prof. Immanuel Wallerstein, qui avait ‘osé’ critiquer Rafael Correa pour sa politique scandaleuse vis-à-vis les populations indiennes de l’Ecuador, et pour son virage politique de plus en plus à droite.
    https://twitter.com/guillaumelong/status/651485968265007104 )

    Mme. Espinosa se retrouvait d’un seul coup de retour au centre de pouvoir en Ecuador.
    Elle devait trouver un chemin entre les épines laissées par la  » gauche  » politique en Équateur. Une ¨gauche¨ qui avait laissés des abîmes financiers, à cause des projets irresponsables dans le sous-secteur de l’hydro-énergie (avec La Chine, https://www.nytimes.com/2018/12/24/world/americas/ecuador-china-dam.html) et des projets pétroliers scandaleux dans l’Amazonie de l’Ecuador avec la Chine et avec la Russie. (Lire les analyse de mon compatriot Schouten: https://selvavidasinfronteras.wordpress.com/tag/pieter-jan-brouwer/).

    Soyez le bien venu au socialisme du 21-ème siècle en Amérique Latine …..

    Quoi-qu’il en soit, Mme. Espinosa travaillait fortement pour aider au peuple appauvri de l’Ecuador, et en juin 2018 elle a été élue présidente de l’assemblée générale des Nations Unies, où elle commencait le 18 septembre passé.

    (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%ADa_Fernanda_Espinosa)

    Maintenant l’article de 4 pelagatos sur Trump, Stone c.s. et Assange.

    quote

    ASSANGE ET L’EQUATEUR DE PLUS EN PLUS EMBROUILLÉS DANS LE COMPLOT RUSSE
    Publié le 27 janvier 2019 dans Conexiones4P/Info par Martín Pallares
    Source: https://4pelagatos.com/2019/01/27/assange-y-ecuador-cada-vez-mas-embarrados-en-la-trama-rusa/

    https://4pelagatos.com/wp-content/uploads/2019/01/Noticias-del-Ecuador-Assange-Mari%CC%81a-Fernanda-Espinosa.jpg

    Julian Assange et l’Équateur sont de plus en plus embourbés dans le scandale du complot russe à l’élection présidentielle que Trump a remporté et fait l’objet d’une enquête menée par un procureur spécial aux États-Unis.

    La syndication du procureur spécial Robert Mueller contre Roger Stone, qui a été emprisonné vendredi jusqu’à ce qu’il paie sa caution, est la première preuve documentée de la façon dont ce conseiller coloré de Trump était un lien clé entre la campagne présidentielle de Donald Trump, l’espionnage du gouvernement russe et Wikileaks, dont Assange est le fondateur. En d’autres termes, l’accusation de Mueller soutient qu’il y a des preuves qu’il y a des renseignements russes qui ont volé de la documentation au Parti démocrate qui a ensuite donné à Wikileaks qui, sous la direction d’Assange, publiait selon les intérêts et les actions de l’équipe de campagne Trump, avec laquelle Stone était en coordination et d’autres comme Paul Manafort qui est actuellement en prison. L’enquête pourrait s’achever par un procès en destitution contre Trump et son renvoi pour avoir été allié avec la puissance étrangère afin d’influencer les résultats des élections.

    Tous ces liens entre Assange et Stone ont été établis en 2016 alors que le fondateur de Wikileaks se trouvait à l’ambassade de l’Equateur, avec la connaissance du gouvernement équatorien de Rafael Correa? Ce qui est évident et public, c’est que la chancellerie dirigée par María Fernanda Espinosa, déjà sous le gouvernement de Lenín Moreno, a tout fait pour qu’Assange quitte Londres et se rende en Russie : il a été nationalisé par l’Équateur en secret et a été nommé consul de l’Équateur à Moscou, dans une des opérations les plus étranges de l’histoire de la diplomatie équatorienne.

    Le gouvernement de Correa était-il au courant ou non de ce que faisait Assange et s’il le savait, pourquoi n’a-t-il rien fait? La question est pertinente si l’on considère que, comme l’a dit The Guardian, le gouvernement de Correa a mis en place un système d’espionnage qui a coûté 5 millions de dollars pour « protéger » Assange. Ce journal avait accès en mai 2018 à des documents indiquant que l’Équateur avait engagé une société de sécurité et des agents d’infiltration pour surveiller les visiteurs à Assange à la légation, le personnel de l’ambassade et même la police britannique, mais avec tout ce système, ne saviez-vous rien?

    Selon le journaliste et militant politique Fernando Villavicencio, le gouvernement de Correa était parfaitement au courant des activités d’Assange et de son travail avec l’espionnage russe pour nuire à la campagne de Clinton et ainsi profiter à Trump. Trump battant Clinton était une question d’intérêt pour l’administration de Vladimir Poutine, intéressé par l’affaiblissement des institutions démocratiques aux États-Unis. Après avoir quitté le pouvoir et déménagé en Belgique, Correa a eu un talk-show sur RT, l’une des armes du système de propagande et d’information du gouvernement de Poutine. On sait également que les équipements de sécurité de Correa en Belgique sont payés par RT. Il y a quelques jours, Correa est apparu sur cette chaîne de télévision pour exprimer son soutien au régime de Nicolás Maduro au Venezuela.

    Dans les 24 pages de l’accusation à Stone que 4Pelagatos lire, en tout cas, il ya les documents qui, selon Mueller, démontrent la collusion entre la Russie, l’équipe de la campagne de Trump et Assange.

    Selon l’accusation de Mueller, en 2016, Wikileaks a obtenu et publié un grand nombre de courriels qui ont été volés par les services de renseignements russes du Parti démocrate et de la campagne d’Hillary Clinton. Stone, que l’on peut voir dans les courriels, a été informé par Wikileaks du contenu du matériel avant de le publier et a informé ses collègues de la campagne Trump à ce sujet. Vous pouvez également voir que Stone a envoyé des messages à Assange, par l’intermédiaire d’intermédiaires, détaillant le contenu précis des courriels de Clinton qu’il souhaiterait voir publiés.

    Le cercle de collusion est alors allé dans cette direction : le renseignement russe a livré le matériel à Assange qui a coordonné avec Stone qui, à son tour, a contacté la campagne de Trump. Le procureur spécial Robert Mueller est parvenu à ces conclusions après avoir enquêté sur les contacts de Stone avec Assange par le biais de deux intermédiaires : le journaliste d’extrême droite Jerome Corsi et le journaliste new-yorkais Randy Credico.

    Ce qui est nouveau dans la syndication contre Stone, c’est que Mueller a des courriels de Corsi et Credico qui sont des messages d’Assange à Stone et vice versa. Ces courriels démontrent qu’Assange fournissait des renseignements exacts à Stone et donc à la campagne de Trump. Il y avait donc une coordination très sophistiquée.

    Dans un courriel, Corsi donne à Stone quelques conseils pour la campagne de Trump. Ils étaient basés sur ce qu’il a entendu dire par Assange au sujet des fuites futures. Par exemple, dans un courriel, Corsi a dit à Stone que tel ou tel sujet qui apparaît dans les documents volés par les Russes, comme tout ce qui concerne la santé d’Hillary Clinton, n’allait pas nuire au candidat démocrate et que, plutôt, elle aborderait des sujets plus scandaleux tels que ceux qui concernent la Fondation Clinton. Les courriels montrent qu’Assange voulait personnellement nuire à Hillary Clinton: dans un message de Corsi à Stone, il est dit qu’Assange a dit que si les partisans de Clinton ne l’abandonnaient pas, alors ils payaient le prix de la publication de la fuite.

    Il y a aussi des preuves que le flux d’information était dans l’autre sens : de Stone à Assange. « Veuillez demander à (Assange) s’il y a du courrier ou un relevé particulier du CDH à partir du 20 août 2011. Le lendemain, Stone dit à Credico : « Passe mon message. » Credico dit : « Je l’ai fait. » Cela montre que Stone n’était pas seulement un destinataire passif des informations d’Assange, mais aussi un chercheur de fuite très actif.

    La preuve la plus évidente que la campagne de Trump utilisait Stone pour se rendre à Assange se trouve dans un courrier qui est parvenu à Stone après le 4 octobre, quand Assange a eu une conférence de presse que le conseiller de Trump s’attendait à faire connaître à Clinton: il n’y en avait aucune. Selon la syndication de Mueller, après cette conférence de presse, Stone a reçu un courriel d’un cadre supérieur de la campagne de Trump qui lui posait des questions sur les fuites futures de Wikileaks. Stone a été déçu et a insisté pour que Credico demande à Assange d’autres fuites. M. Credico a déclaré qu’Assange avait de graves problèmes de sécurité, mais qu’il y aurait bientôt une autre fuite importante.

    La réaction de Wikileaks à la syndication de Mueller contre Stone a été immédiate et a montré de la nervosité quant à l’avenir d’Assange. L’organisation a immédiatement lancé une campagne pour discréditer Mueller et nier carrément l’existence de toute coordination entre la campagne de Trump et celle d’Assange. De plus, le demandeur d’asile controversé de l’ambassade équatorienne à Londres a demandé à la Commission des droits de l’homme de l’OEA de demander aux États-Unis d’expliquer pourquoi ils veulent le juger aux États-Unis.
    Stone est accusé par Mueller d’obstruction à la justice, de fausses déclarations et de manipulation de témoins.

    L’enquête de M. Mueller pourrait bien se terminer par une demande d’extradition d’Assange à la justice américaine et, pourquoi pas, par les liens du gouvernement équatorien avec ce complot russe.

    Photo : Ministère des affaires étrangères

    Traduction grâce à http://www.deepl.com

    unquote

    1. Un peu difficile de suivre mais intéressant (du moins pour ce que j’ai pu comprendre).

      Mais une question me titille ;
      Quel intérêt la Russie aurait eu via Assange/Stone/Corsi… à faire tomber HC et que Trump soit élu ?

      Pour des intérêts économiques (échanges commerciaux et filiales russes aux EU, exportation du gaz… par ex ?) alors que Trump avait fait campagne sur une plus grande souveraineté économique (taxes douanières importantes, relocalisation de l’industrie étatsunienne notamment) ?
      Peut-être pour faire pression sur lui et qu’il modifie sa politique économique en sa faveur ? Les affaires douteuses de Trump (industriel) en Russie n’auraient-elles pas suffit pour cela ?
      Uniquement pour faire tomber H. Clinton ? alors que dès le début de la campagne Trump faisait l’unanimité de la classe populaire (majoritaire) avec entre autre son programme de relocalisation, et que nombreux étaient abstentionnistes lors des 2 élections de B. Clinton ?

      Plus que le « comment » j’aimerais comprendre le « pourquoi ».

  6. correction / addition:

    a. Schouten? Non, pardon, c’est Pieter Jan Brouwer, lutteur infatigable pour les droits des populations indigènes de l’Amazonie en Ecuador, appuyé par des femmes et hommes très courageux-ses, et menacé.e.s de mort à plusiers reprises par l’héros de la gauche: Correa.

    (https://selvavidasinfronteras.wordpress.com/2009/04/28/petroleum-in-the-ecuadorian-amazon-an-overview/)

    b. Ne l’oublions pas: Correa est un ex-étudiant de ce ‘sieur’ de Bruxelles / Louvain, F. Houtart, qui est mort à Quito.

    Théologie de libération vous dîtes?

    Quelle blaque.

  7. additions no. 2:

    1. Apparemment, Guillaume Long a essayé d’effacer son attaque à Immanuel Wallerstein.

    http://guillaumelong.com/inicio/dear-professor-wallerstein/
    Heureusement, il reste une trace sur ce site, seulement il faut le passer par deepl.com pour avoir une traduction qui vous plaît:

    http://www.rebelion.org/noticias/2015/10/204564.pdf

    2. Correa avait publié un tweet sur Assange la semaine passée, qu’il a rapidement effacé aussi:

    A voir:

    quote
    Rafael Correa on Twitter: « Ecuador dejó a Julian Assange sin …
    https://twitter.com/MashiRafael/status/1083789430190682115
    Translate this page
    Jan 11, 2019 – Otra vergüenza más de Moreno a nivel mundial…ya sobrepasa lo inimaginable…Traicionó a su partido..a su país…Que podemos esperar con …
    unquote

    Je me posais la question: pourquoi ce monsieur tellement fanatique de tweets, a effacé ce message du 1 janvier?

    Se pourrait-il que lui-même, ou ses avocats, ait pensé que ce tweet pourrait être une raison pour demander au gouvernement belge d’extrader Correa vers les États-Unis ?

  8. Hmmm, espionnage et contre espionnage. Intéressant. Gorbatchev agent occidental ? Hmmmm. Trump agent russe ? Hmmm. Passionnant et terrifiant à la fois tout ceci.

    Et si les russes avaient en fait plusieurs coups d’avances. Gorbatchev étant un de ces coups. Agent double ! Il est un truisme commun de dire que la Russie soviétique ou actuelle était et est entre les mains des services de renseignements à tous les niveaux. La doctrine a-t-elle donc changée depuis les fondements de sa naissance ? Rien n’est moins sur et dans ce cas il est possible en fait d’éclairer toute cette « Histoire » de la chute de l’URSS, au mur de Berlin en 89 à Trump aujourd’hui sous un autre angle. Levons le voile :

    La bataille militaire était trop incertaine, et trop périlleuse avec les USA durant toutes les années de la guerre froide. La bataille économique et de la propagande aussi semblait perdue. Le mat était prêt et la capitulation sans conditions devant le rouleau compresseur US sans issue. Alors dans les années 70, a commencé à germer un plan spécifique emprunté aux échecs, mais destiné cette fois à la Mère Patrie. Au lieu de seulement sacrifier ou perdre un pion, il a été décidé au plus niveau des services de renseignements d’adopter en fait une stratégie de changement de règle du jeu et ainsi de dépasser le Mat. Le Roi lui même a été volontairement « offert » en prise, le joueur d’en face (US) ne pouvant que constater sa victoire, prisonnier du jeu et de ses règles ! Alors que pour les services de secrets Russes, la partie réelle commençait véritablement. Offrir le système, le parti, l’idéologie affichée, le drapeau, les oripeaux, et quelques têtes, pour sauver en fait l’essentiel : La Mère Patrie. Et chaque pas depuis n’a qu’un seul et unique objectif, faire tomber les USA et le système occidentale, sans un missile, sans un conflit ouvert, toujours en sous mains et en plaçant ses pions aux bons endroits. Actionnant ici ou là, un empoisonnement, un chantage, un scandale, une révélation, une attaque informatique, un réseau piraté ou manipulé. On assiste maintenant à des manoeuvres plus visibles de contre propagande (médias russophile), de corruption, à tous les niveaux, dans tous appareils des états occidentaux, de distillation de doutes, de fakes, sur l’opinion public, l’ouverture de brèches entre les alliés, des renversements d’alliance dont le seul objectif est : Leurs anéantissements économique militaire et morale (sans un coup de feu, ou presque). Le facteur clé ? Le temps. La méthode ? Souplesse et persévérance.

    A ce sujet, les relations entre la Russie, la Chine, l’Iran, et la Turquie sont au beau fixe !

    Faites vos jeux rien ne va plus Mesdames Messieurs.

    Vous croyez que ceci est conte pour adulte en mal d’imagination ? Pensez donc, ce message devrait s’auto détruire dans quelques instants et je nierai en avoir eu connaissance (Ou pas…). Demandez à AlphaGo Zero ce qu’il pense de cette stratégie Russe. Gagnante 100%. US Down !

    1. Pas mal CloClo! Tendance complotiste.
      Vous en êtes l’auteur?
      Pas récent, le Vénézuela étant oublié.

      Sur le même thême, la Révolution française.
      Origine: punition des Britt pour le soutien à la libération coloniale US.
      Le nerf de la guerre: Compagnie des Indes ( Britt).
      Canaux de com: les loges maçonniques, rite écossais, essaimées en France puis réseau de résistance, en fait espionnage et corruption.
      Durée: 1790-1817.

      De fait, un petit livre oublié ( auteur, Ecole des Chartes) montrait que tous les révolutionnaires étaient à acheter et vendus au plus offrant. Prix d’une info ou d’une décision en Comité de Salut Public, de 2000 à 10000 livres ( Britt) payées à Bruxelles. Seul le pauvre Favre d’Eglantine s’est fait chopper.

      Tout cela reste hypothétique et… complotiste.

      1. Salut Daniel,

        Je ne suis pas complotiste pour un rond. J’ai juste fait appel à un vieux souvenir d’un documentaire sur Arte il me semble, mais que je ne retrouve pas, dans lequel, un ancien agent russe expliquait que le shutdown soviétique, de l’URSS et du Pacte de Varsovie était une énorme opération militaire multi niveaux, de la dernière chance, étalée dans le temps, et initié dans les années 70 car les responsables du KGB savaient qu’une confrontation directe avec les USA était impossible et qu’ils ne pouvaient pas gagner une guerre économique face aux occidentaux. Sur le vieux principe de : les capitalistes vendront la corde qui les pendront… Et le phénix rejaillira de ses cendres !

        Et je dois dire que Poutine étant un ex KGB issue du département «maskirovka», et pour faire gagner la mère patrie la partie peut être longue et l’enjeu ultra élevé ! Quitte à risquer de se perdre soi-même côté Russe. Je pense que beaucoup de citoyens occidentaux n’ont aucune idée des méthodes et des stratégies développées par le KGB pour assurer la victoire du Régime et de la Mère Patrie.

        Bien entendu, c’est tellement énorme, mais à la réflexion, toute opération psychologique d’envergure et de manipulation comporte un risque propre pour celui qui le met en marche, et on ne peut plus savoir ce qui relève de la désinformation ou de la Vérité (qui est relative et fluctuante selon le contexte et le rapport de force). Simplement, je note que les russes à ce petit jeu sont très au dessus des Occidentaux, et que leurs intérêts sont très spécifiques. Poutine comme la plus part des haut dirigeant et des oligarques sont des anciens du KGB… Aucun autre grande puissance au Monde n’est à ce point phagocytée par son service de renseignement. On oublie trop souvent qu’il y a eu quasiment 50 ans de guerre de froide ! Des générations entières d’individus, souvent brillants, entraînés pour se battre et gagner. Et tout cela aurait disparu d’un coup d’un seul ? Par enchantement ? Possible … ou pas. Le Nationalisme russe n’est pas un accessoire vieillot qui se brandit lors d’une coupe du Monde de foot, c’est l’épine dorsale de la structure dirigeante.

      2. CloClo, séduisant mais je n’en crois pas un mot.

        Dans toutes ces affaires humaines, il y a toujours un grain de sable, un «cosaque» qui salope le Grand Projet, un excès de zèle et surtout, surtout, l’incompétence propre aux bureaucraties.
        Je crois, par ailleurs, que faire du KGB un truc omniscient est une erreur. C’était une organisation de contrôle policier intérieur aux méthodes basses et grossières. Relire «Le chêne et le veau» de Soljenitsyne, si besoin.
        L’éclatement de l’URSS a été une rafale de kalachnikov dans le pied. Ils ont simplement failli en crever. Et sans en crever totalement, ils se sont salement amochés. Au grand bénéfice de nous autres, dieu merci ! L’humiliation a été terrible. La célèbre réplique : «Nous allons vous faire une chose terrible : vous priver d’ennemi» n’est qu’une réflexion tendant à masquer la réalité. Rien de plus qu’un bon mot de diplomate.

        Hélène Carrère d’Encausse (de l’ académie française, ne l’oublions pas) qui est ce qu’elle est, une tâcheronne appliquée mais sans les vues d’avenir d’un E. Todd (*) sur le sujet, connaît kanmême bien son affaire. Son témoignage devant une commission du sénat explique bien la descente aux enfers de la période Eltsine.( 15-30 premières minutes environ- le reste c’est du Poutine) Si plan il y avait, il a dérapé et sortie de la route à ce moment. Morte et enterrée, la Grande Œuvre, si elle eût existé.

        La Russie et sa politique extérieure – Hélène Carrère d’Encausse au Sénat :
        https://www.youtube.com/watch?v=62lKGZz6y1Q

        (*) les 2 ont sorti chacun un livre sur le sujet, 10 ans avant l’effondrement :
        HCE a écrit 350 pages pesantes pour dire que l’intégrité de l’URSS serait menacée par la ré-islamisation des républiques de l’Asie centrale.
        Todd, intuitif, en quelques pages prédit, à partir de la lecture de statistiques caviardées, que le système soviétique est non viable et qu’il s’effondrera.

      3. Cher Daniel,

        Bien sympa La D’Encausse. Je l’aimais bien quand j’étais jeune. Vous avez raison, ouvrir la porte pour couler le navire c’est prendre le risque de véritablement couler. Mais on est dans la vraie vie mon cher Daniel, et il faut accepter le risque pour jouer, sinon on reste devant sa gameboy.

        Dites, savez-vous en faite ce qu’est véritablement un atterrissage en avion ? Basiquement c’est un crash contrôlé. On en fait tous les jours depuis que l’aviation est stabilisée. Tout s’apprend. Et pas besoin de garder un secret quand ce secret est en fait une évidence même pour votre ennemi, et que quelques soient les circonstances, l’objectif ne peut pas être oublié. Il sait que vous avez changé de visage, c’est tout.

        Question subsidiaire, lorsque la Révolution française a éclaté, s’est déroulée, et a renversé l’ordre ancien, le lendemain matin, si je puis dire, le pays avait-il changé de face en profondeur et en apparence ? Oh oui quelques têtes ont bien roulé, des textes ont été écrit, le jeu des chaises musicales a joué à fond. Mais si on prend un peu de hauteur, les choses ont-elles été bouleversés ? Non. Rien. Ne pensez pas une seule seconde, que l’URSS a disparue, que l’Empire des Tzars a disparu. Ce sont des habits. Les hommes ne peuvent vivre que là où ils sont et s’unir que là où ils sont. Malgré un choc massif, les liaisons se reforment. Ou un truc dans le genre.
        Vous citez ce bon mot : « «Nous allons vous faire une chose terrible : vous priver d’ennemi» « . Exactement la stratégie du dépassement du MAT. Plus de Roi, identifiable, repérable, visible, plus d’Ours rouge le couteau entre les dents.

        Les choses sont plus subtiles maintenant (enfin si je puis dire), et non Trump n’enlèvera pas un masque façon Mission Impossible en beuglant en Russe, ça c’est pour les films. Mais il est largement soutenu, entretenu, par le Kremlin, comme tous les Le Pen du Monde, pas parce que c’est Trump, pas parce que c’est Le Pen, mais parce qu’il représente un levier de nuisance et d’affaiblissement d’une puissance concurrente. Comme les Brexiters. La CIA l’a suffisamment fait dans l’autre sens. Je ne porte aucun jugement dans tout ce que j’échafaude ici.

        Mais vous avez raison, il ne faut pas croire. Moi même je n’accorde aucun crédit à mes propos, je me connais trop bien. Cependant, j’accroche parfois sur des noms comme :

        Sergueï Narychkine ou Sergueï Ivanov par exemple. Des enfants de coeurs biberonné aux Soviets. Savez-vous aussi qu’elle est la première chose que Poutine a fait en devenant Président de la Russie ? Je vous le donne en mille Emile, dès son arrivée à la présidence, Vladimir Poutine rétablit l’hymne de l’Union soviétique… en faisant réécrire les paroles. Je vous invite à bien les lire mon cher Daniel car croire ne sert à rien, il est des choses qui persistent et durent depuis si longtemps sous tellement de visages qu’on les oublierait presque :

        https://www.youtube.com/watch?v=EDWV6gYB0FM

        (lisez bien à partir de 2 mn 35 s. Si vous avez besoin d’une explication de texte revenez me voir mon cher. Et ceci n’ a pas été écrit au XIX ou au XX siècle, non, non, mais il y a juste 18 ans ! Oui 18 ans.) Bon réveil !

      4. Enfin cher Daniel ne croyez pas, juste lisez, c’est écrit en français, disponible sur wikipédia en plus :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Service_des_renseignements_ext%C3%A9rieurs_de_la_f%C3%A9d%C3%A9ration_de_Russie#Historique

        La doctrine est celle de 1920… La vérité historique, qui est souvent oubliée dans la Russie d’aujourd’hui, est que le service de renseignement extérieur soviétique était considéré comme « le bras armé du Parti communiste de l’URSS et le détachement militaire d’avant-garde de la lutte mondiale du PCUS contre l’impérialisme international jusqu’à la victoire universelle du communisme ».

        Alors on se demande ce que Poutine a dans la tête, n’est-ce pas, avec les commandes qu’il a en main, certainement que le matin, il fait comme vous Daniel, il boit son café, il va au boulot et le soir il se mâte un film sur le canapé ou lit le blog de PJ. C’est cela oui…

        Croyez le ou pas puisqu’en plus on vous le dit clairement. 😀

      5. Daniel,

        Si tu es encore là, je ne résiste pas au plaisir de te coller la version soviétique de l’hymne nationale de la Grande Russie, un jour Lenine et l’Immortel Communisme, un jour Dieu et l’Immortelle patrie, toujours la Grande Russie, whate ever !

        https://www.youtube.com/watch?v=LnIWl-N31EM

        Une seule mère patrie, plusieurs habits. Remarquable de constance.

        Moi je les adore les russkofs, mais purée qu’est-ce qui s’abusent de la Vodka et des embrassades viriles kamême. Bon les yankee je les aime bien aussi, avec leur Whisky et leurs Oh my goooooood !

      6. @ CloClo
        Bof, Bof. Une berceuse, j’me suis endormi!
        Pire que God save the Queen.
        La Marseillaise, ça c’est du guerrier, viril à fond la caisse.
        Toujours imitée, jamais dépassée. Le monde entier nous l’envie. Si, Monsieur!

        Puisque tout fini par une chanson, en voici une très délicate, une petite merveille par un grand escogriffe:
        https://www.youtube.com/watch?v=eMuzFQTpjDE

    2. Très bel exposé !

      Mais petite phrase que je relève :
      « Et chaque pas depuis n’a qu’un seul et unique objectif, faire tomber les USA et le système occidental »

      Pourquoi vouloir faire tomber les USA (… leur suprématie : possible, Poutine ne serait pas le seul) et le système occidental ???

      Alors que même si sa croissance se stabilise au positif elle n’est que de 1,2%, c-à-d. bien inférieure aux objectifs fixés, et que Poutine (comme l’UE) cherche à attirer les investisseurs étrangers. Comment de ce fait pourrait-il être contre le système occidental ?
      Serait-il de gauche ???

      Attention, pas de méprise, je ne défends pas Poutine (ni le système capitaliste néolibéral), je ne cherche qu’à comprendre « pourquoi ? « 

      1. « Comment de ce fait pourrait-il être contre le système occidental ? » demande JAC.

        Parce que l’Occident accapare des richesses qui manquent de facto au développement de la puissance et du peuple russe. Aussi simple que 2 et 2 font 4. Pas besoin d’être de gauche de droite du centre ou de la Navarre. Simple défense stratégique d’un Etat, ou d’un régime (qui souvent se confondent).

        D’ailleurs, si on regarde bien, la Chine que fait-elle ? Elle joue le jeu que jouent les Occidentaux et utilise leurs propres armes, dans cette fois la guerre économique de faible intensité mais selon les règles ou quasi. Et les occidentaux sont bien gros jean comme devant. Une confrontation directe est trop risquée face à la puissance US. Le but est de récupérer le gâteau, pas de faire sauter la planète (ils aiment leurs enfants aussi comme disait Sting !)

      2. Amen à tout ce que vous écrivez/pensez.
        2 remarques:
        « Le meilleur moyen de tromper, c’est encore de dire la vérité » selon Bismarck. Et il ajoutait « mais pas toute la vérité ».
        Un plan d’action-tromperie-induction en erreur- s’étalant sur 50 ans, ça ressemble à une politique étrangère dictée d’une part pat la géographie et d’autre part par les états environnants. C’est d’ailleurs le sens de votre réponse à JAC. La géopolitique commande et impose ses constantes, Staline ou Poutine tenant le manche.
        Une correction: la géologie de la Russie et environ est un scandale. Rien ne leur manque et le plus précieux est le plus abondant, sans oublier qu’ils ont les moyens techniques d’exploiter tout cela, malgré les sanctions. Je ne vois pas que nous les en privons. Non que nous n’essayons pas, par exemple l’affaire Rusal , très semblable à l’affaire Alstom. ( Rapprochement obscène, je sais).

        Revenons à la tromperie: Il faudra très longtemps pour que les Russes nous pardonnent la tromperie où nous les avons engagés en 1995-2000. Dans cette affaire, nous sommes les salauds corrupteurs. Les économistes de l’Ecole de Chicago y ont joué un rôle moteur. Qu’ils soient méfiants, et donc agressifs en contre, est compréhensible. ( obscène, je sais, en plus d’être hors sujet) .

  9. Cette stratégie Russe a un nom :

    «maskirovka»

    Celle-ci est tout simplement grandiose, gigantesque, la plus longue de l’Histoire Russe (un plan sur 50 ans) et pour le coup de dimension pharaonique en fait ! Et elle ne devrait pas tarder à se dévoiler au grand jour.
    Très apprécié en tout cas par les Iraniens, qui sont de redoutables joueurs eux-aussi.
    Mais j’en ai trop dit.

    1. Clo clo,

      Маскировка : Masquage de fumée, rideau, occultation, masquage sonore, camouflage, complot, masquage de peinture, masquage, mimétisme, couverture, masquage radio, dissimulation, paravent…

      Tous ces synonymes s’appliquent très bien aux vicissitudes que PJ nous détaille. Encore une preuve du transfert du savoir-faire russe à l’équipe de Donald ?

    2. Merci pour votre réponse éclairante ! Je suis naïve je le reconnais devant tant d’érudition…

      Cependant je relève dans votre réponse :
      « Parce que l’Occident accapare des richesses qui manquent de facto au développement de la puissance et du peuple russe » (aussi simple que2X2 font 4).

      Peut-être faites vous allusion , entre autre, au pétrole en Arctique ? (je vais d’ailleurs le prends comme exemple pour illustrer mon propos)
      Et particulièrement les bassins Makarov proches du pôle encore inexplorés et semble-t-il prometteurs (vive le réchauffement climatique qui fait fondre les glaces et facilite le développement des richesses des puissants pour le bonheur des peuples…) que se disputent la Russie, la Norvège et le Canada (et certainement aussi les USA en Alaska).
      Dans cette âpre compétition entre la (gentille) Russie et les (vilains) occidentaux, imaginons que la Russie remporte la plus grosse part du gâteau (en supposant que le pétrole soit abondant dans ces bassins) pour le bonheur de sa population qui pourra allègrement circuler à moindre coût de carburant par monts et par vaux -en Russie- (et de ce fait permettra à la Russie plus d’indépendance ) . Soit.
      Mais le pétrole non consommé par les Russes, dussent-ils être nombreux, serait-il gardé en réserve bien au chaud ? Ou serait-il vendu aux autres Etats (pour développer sa puissance à l’échelle internationale) ?
      La Russie aurait-elle plus d’intérêt à vouloir rester autonome en gardant son pétrole pour elle seule ? plutôt qu’à vouloir le vendre et le partager en en tirant profit ?
      Supposons la 2ème version qui est la plus évidente (pas pour vous ?) :
      Les clients potentiels étant ceux qui pourraient payer (cherche-t-on à vendre à un insolvable qui ne pourrait pas régler la facture ?), donc les pays Occidentaux ou les pays en pleine essor ayant le plus de
      population comme l’Inde ou la Chine, quel intérêt aurait la Russie à se liguer contre eux, même partiellement (limiter sa clientèle pouvant être risqué, un solvable aujourd’hui peut être un insolvable demain), que ce soit par guerre frontale ou via espionite aigue, compte tenu que la règle de base du commerce est : « la satisfaction du client (donc sa fidélisation), très étroitement liée à la qualité de la relation et à l’expérience vécue, est devenue un critère important de rentabilité » ?

      Alors quel intérêt aurait la Russie à se liguer contre les Etats Occidentaux (même vieillissants et représentant moins de consommateurs potentiels que l’Inde ou la Chine) et les Etats-Unis ?

      Certes mon exemple n’illustre qu’un aspect (et pas le moindre) de la relation entre Etats. En ce sens vous pouvez encore me trouver naïve (je n’en disconviens pas).

      Mais ma question de base « pourquoi? » reste pour moi plus intéressante que « comment? » (conflits, espionite aigue, guerres frontales ou virtuelles…) parce qu’elle peut permettre de mieux appréhender un « comment » ( ex: « tel est un espion ou pas »), alors que « comment » n’informe pas sur le « pourquoi ».

      La question « Pourquoi? », même dans la bouche d’un enfant, n’est jamais naïve.

      1. Je précise et je m’arrête là :

        J’ai écrit : « Alors quel intérêt aurait la Russie à se liguer contre les Etats Occidentaux (même vieillissants et représentant moins de consommateurs potentiels que l’Inde ou la Chine) et les Etats-Unis ? »

        Les EU certes possèdent beaucoup de pétrole. Mais, comme chacun sait, les puits de pétrole s’assèchent inexorablement (dont les siens d’où la guerre en Iraq) dès lors qu’on les exploite à outrance avec les conséquences désastreuses que l’on connait (d’où l’intérêt des énergies renouvelables). Donc autre question :
        Pourquoi la Russie comme la Norvège, comme le Canada (dans mon exemple) et tant d’autres états dont les EU s’obstinent-ils à prospecter encore et toujours pour cette ressource épuisable et mortifère (dans le sens que cela provoque des dégâts irréversibles ) plutôt qu’à développer les énergies renouvelables ?
        Peut-être parce ces dernières permettent, outre la protection de la nature, plus d’autonomie diminuant de la sorte les échanges commerciaux ?

        Donc : l’âpre compétition (qui subsiste encore et toujours malgré réchauffement climatique) entre Russie et Etats occidentaux pour avoir la plus grosse part du gâteau des ressources pétrolières (notamment) démontre-t-elle que leurs dirigeants recherchent l’intérêt de leur population ?
        Ou leur seul intérêt de puissance contre l’intérêt des peuples (vivant sur la même planète et donc subissant les mêmes désastres) ?
        Qui est le réel ennemi de qui ?

      2. « Je suis naïve je le reconnais devant tant d’érudition… »

        Je fais de la politique fiction JAC, en jonglant sur des faits avérés, ne vous foutez pas de ma gueule même si je le mérite, sinon je pleure.

        Car comme le dit Daniel :

        « Un plan d’action-tromperie-induction en erreur- s’étalant sur 50 ans, ça ressemble à une politique étrangère dictée d’une part pat la géographie et d’autre part par les états environnants.  »

        C’est pas faux !

  10. Monsieur Johan Leestemaker, il est clair que le socialisme du 21ème façon Correa, Chavez et qui vous voudrez n’est pas votre tasse de thé. Vous vivez en Colombie, c’est parfait.

    Les liens en espagnol ou en anglais, que vous diffusez semblent confidentiels mais vos commentaires disent bien ce dont il est question.

    Rafael Correa élu à 3 reprises pendant 10 ans sans contestation n’est pas votre héros. Il a désigné son successeur Moreno comme traître. Interpol a renoncé au mandat d’arrêt à son encontre car de « nature politique ». Ce n’est pas l’essentiel pour vous.

    « Voilà le plus clair, la transparence saisissable »

    C’est ce que je vous ai déjà adressé ici sur ce blog mais en espagnol : Aqui se queda la clara, la entranable transparencia.
    https://www.pauljorion.com/blog/2019/01/17/nous-voulons-par-dominique-temple/#comment-689522

    Toute personne bien élevée connait la chanson où il est question de « clarté » et de « transparence » !

    https://www.youtube.com/watch?v=Y8ynNRN_MxQ

  11. Medellín, le 28 janvier 2019

    Il me paraît bizarre, non, plus, je me sens mal même, de répondre aux observations grotesques d’une personne lâchement se cachant derrière un pseudonym, nous parlant de ‘clarté’ et de ‘transparence’.

    Mais vous vous avez bien localisé avec votre remarque ¨sans contestation¨.

    Avec beaucoup de ‘clarté’ et de la ‘transparence’ un homme ayant 88 ans maintenant, avec le courage de ne pas cacher son identité, Immanuel Wallerstein, a ¨mis le monde en garde¨ contre certains types de ‘gauches d’Amérique Latine’, déjà en août 2010.

    Mais tout ceci est apparemment dirigé vers des sourds, c’est à dire, en Europe:

    https://www.binghamton.edu/fbc/archive/287fr.htm

    Mais oh làlà, dès qu’on parle du pétrole, il faut fermer ses yeux, ses oreilles et sa bouche, selon la doctrine (anonyme) rosebud1871.

    J’espère que vous m’autorisez de me sentir le plus confortable avec un gouvernement style Carlos Alvarado, ou cela c’est interdit aussi dans le monde de gauche de rosebud1871?

    1. Johan Leestemaker,
      Sur l’anonymat, j’ai écrit quelque part que l’identité nationale, sociale, sexuelle, professionnelle de l’auteur, m’indiffère, ou profit du textuel et contextuel du message.
      Mais votre insistance me fait lever pour vous le voile : je suis Émile Ajar, mais avant mon opération, et mon changement d’état civil, j’étais Aurore Dupin.
      En espérant que ce coming out vous éclaire…

      Très gentil votre article de Wallenstein, oui des opposés coexistent, et ça lutte. Ça m’a rappelé la « crise d’oka ».

      Carlos Alvarado, oui et alors… https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/CR/situation-economique-et-financiere-du-costa-rica

  12. Un dernier commentaire sur ce billet de Paul Jorion (je me rends compte que je monopolise, désolée)

    Par rapport à la succession de mes divers propos (interrogatifs) – peut-être candides selon certains et pas les plus essentiels certes-, m’interrogeant toujours sur ce que j’écris (un peu -pas assez- avant et beaucoup après), lesquels propos tentant d’être en rapport (directement ou indirectement) avec le sujet en question, en l’occurrence « espions ou pas espions ? » (pour faire simple), et mes propos interrogeant (vous et moi) sur  » quel intérêt l’espionnage ? » (pour résumer) :

    j’en viens à me demander si ma première intervention, que j’ai moi-même qualifiée  » hors sujet », sur le pouvoir des banques (par rapport à l’entrée en matière du billet de Paul Jorion s’interrogeant sur le renouvellement de sa clairvoyance anticipée – j’ai bien compris?-) est vraiment hors-sujet (?)
    – compte tenu que, pour un état, tout intérêt à espionner étant de préserver ses intérêts et/ou développer sa puissance (essentiellement économique & commerciale puisque les guerres de religion ou de conquête territoriale n’ont plus lieu (sauf exceptions) – et quant à d’hypothétiques conflits idéologiques, encore faut-il qu’il y ait des idéologies -)
    – et compte tenu que toute transaction commerciale ( pas illicite) d’un état (comme des entreprises ou particuliers de cet état) passe obligatoirement par les banques……………

    « Tout est lié » n’est-ce pas ? …. du gigantesque infini du cosmos à la plus minuscule molécule…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.