Ma candidature aux élections européennes : le point, le 16 avril 2019 – Retranscription

Retranscription de Ma candidature aux élections européennes : le point, le 16 avril 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le mardi 16 avril 2019 et, aujourd’hui, je vais vous parler, je vais faire le point sur ma candidature aux élections européennes.

Je vais commencer par vous dire comment tout ça a débuté. Je vous l’ai dit, à l’époque, c’était il y a plus d’un an, j’étais assis devant la Gare du Nord à Paris et un monsieur est venu s’asseoir à côté de moi, apparemment délibérément puisqu’il a engagé aussitôt la conversation et m’a dit : « Vous êtes M. Jorion ». Il s’est présenté en disant qu’il était commissaire européen et, en quelques minutes – parce qu’il avait un train à prendre et moi aussi – il a dit « Nous avons besoin de gens comme vous au Parlement européen ». Il m’a donné bien entendu son numéro de téléphone : « Il faut que l’on en parle plus longuement ». Il se faisait que j’allais à Bruxelles quelques jours plus tard, la semaine suivante si j’ai bon souvenir. Il m’a invité à déjeuner et nous avons bavardé. Ce monsieur m’a convaincu ce jour-là que ce ne serait pas une mauvaise idée que je sois au Parlement Européen.

Il ne se faisait aucune illusion sur ce que l’on peut faire au Parlement européen, moi non plus. J’y suis déjà allé. J’ai été invité au titre d’expert un certain nombre de fois. Je sais comment ça marche. Je sais que l’on ne prend pas de décisions, que ce n’est pas de l’exécutif. C’est plutôt de l’ordre du consultatif mais comme je n’ai jamais eu l’intention dans ma vie de devenir ministre ou de donner des ordres d’une manière ou d’une autre, ou de devenir l’empereur de l’Europe ou du monde en général, ça ne va pas beaucoup me frustrer. Par contre, de gueuler, de dire que je ne suis pas d’accord, de dire qu’il y a des idées importantes que l’on peut encore mettre en œuvre, ça oui. Là, je sais que c’est une caisse résonnante pour le faire.

J’ai vu M. Nigel Farage, qui est un pitre, et dont je sais que, la prochaine fois, il y aura 20 pitres comme lui qui seront là à essayer de saboter les choses et je sais, je vous l’ai déjà dit, que j’étais un peu déçu de voir que le président de séance ne le remettait pas à sa place. Je me suis dit que, moi, j’aurais su comment le faire et que j’aurais pu lui répondre et qu’il aurait fini par se taire.

Voilà ! Tout ça m’a encouragé. J’en ai discuté, toujours devant vous, dans un dialogue. Vous avez fait vos commentaires. J’ai eu l’occasion de voir des personnes qui m’ont donné des avis là-dessus. Tout récemment, un petit groupe s’est constitué autour de moi, de 3 personnes extrêmement efficaces. Nous avons fait pas mal de choses. Vous avez dû voir qu’ils m’ont aidé énormément non seulement sur les textes à rédiger mais aussi dans la stratégie à développer.

Alors, où est-ce que nous en sommes ?

Je me suis présenté, vous avez vu à quel endroit. J’ai sympathisé avec Claire Nouvian quand on s’est trouvés tous les deux à Bordeaux, à être sur le même panel. Son nom me disait quelque chose et je me suis souvenu que quelques jours auparavant, elle avait créé avec Thomas Porcher et Raphaël Glucksmann un mouvement et je me suis rallié devant tout le monde à ce mouvement. Ce mouvement était en discussion avec le Parti socialiste. Il l’est toujours.

J’avais eu l’occasion, ce n’est un mystère pour personne, de rencontrer des personnes comme Paul Magnette que j’aime beaucoup, et je crois qu’il a l’amabilité de m’aimer bien aussi. J’avais eu l’occasion de rencontrer M. Olivier Faure, Mme Pervenche Berès qui est la personne qui m’a invité plusieurs fois à Bruxelles et ainsi de suite. Je connaissais déjà un petit nombre de gens de ce milieu-là et l’idée de Parti socialiste ne me faisait pas fuir en courant.

Ce matin, vous savez ce qu’il s’est passé hier dans la soirée : quand je vous dis que l’idée de rebâtir quelque chose de grand qui s’est effondré, ça m’a parlé. Vous êtes nombreux, nous en avons discuté sur le blog pendant toute la soirée hier, vous étiez comme moi, nous avions envie de bavarder autour de ça, de la destruction de ce grand monument. Il y a des monuments qui sont construits pour essayer d’assurer l’avenir d’une illusion. Vous avez entendu, c’est le titre d’un livre remarquable de Sigmund Freud, un de mes maîtres à penser. Il n’est pas mal non plus de construire des monuments, des choses qu’il faut encore faire et autour d’idées qui sont de bonnes idées. L’idée de socialisme, tout le monde le sait, j’ai été Étudiant socialiste à partir de l’âge de 15 ans. Pourquoi j’étais socialiste ? Essentiellement parce que le choix, à l’époque, était être Étudiant communiste ou être Étudiant socialiste et, là, il y avait quelque chose dans le communisme soviétique qui m’est toujours resté en travers de la gorge, déjà à l’âge de 15 ans, et puis c’est resté comme ça.

Le socialisme, ce sont les noms de ces « socialistes utopiques ». Ce sont ces « socialistes petits bourgeois ». Ce sont ces « socialistes bourgeois ». Ce sont ces « socialistes chrétiens ». J’emploie tous les termes plus ou moins paternalistes, condescendants et insultants que Mrs Marx et Engels ont utilisé à leur propos. Ce sont mes véritables maîtres. J’ai encore signalé certains qui sont du côté de l’anarchisme comme Reclus, Proudhon, Bakounine, Kropotkine, des gens qui ont réfléchi à l’entraide et à la solidarité.

Ce sont les idées qui vont venir. Ce sont les idées qu’il faut mettre en place tout de suite. Je vous rappelle que les grands ennemis – des gens extrêmement dangereux pour le socialisme – comme M. Schumpeter, M. Von Hayek, ces gens-là étaient convaincus, je vous le rappelle, de mener un combat d’arrière-garde, que le socialisme vaincrait un jour et ces personnages-là étaient convaincus que tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était retarder la venue inéluctable du socialisme.

Si nous voulons le faire advenir, il faut aller vite parce que l’humanité est menacée d’extinction. C’est l’autre jour, une discussion avec des étudiants, si j’ai bon souvenir, des étudiants de ParisTech qui voulaient que je m’entretienne avec eux, qui m’ont donné des chiffres que je ne connaissais pas encore. Ils se reconnaîtront peut-être. 2100. J’avais des chiffres, disons 2200 certainement, en raison de la chaleur. Là, ils me donnent un chiffre sur la disparition de la capacité du plancton à faire les échanges gazeux. C’était 2100. Donc, c’est tout près. Il y a des gens qui nous parlent d’immortalité. Que vont faire des gens immortels dans un monde où il n’y a plus moyen de survivre ? Il faut encore bouffer pour rester immortel.

Rebâtir une cathédrale ou construire une cathédrale, à faire, ce n’est pas une idée qui me dérange. On me dit « Le Parti socialiste, ça ne représente plus rien du tout ». Justement, le mot est toujours là. Le mot a de l’avenir, je vous le dis, même chez ces néolibéraux enragés. Il y a des choses à faire. Il faut les faire maintenant. Nous n’avons pas pu le faire à l’époque où ces idées sont apparues, dans la 1ère moitié du XIXème siècle. C’est Proudhon qui a dit « Un enfant mort-né » à propos de la révolution sociale qui était la venue du socialisme. Il est temps de le faire. Il n’est pas trop tard mais il est temps. Il faut le faire maintenant. Le fait qu’il n’y ait pas de structure, pour moi, cela ne fait aucune différence.

Alors, est-ce que Place Publique va vouloir que je sois au Parlement européen ? Est-ce que le Parti socialiste français va vouloir que je sois au Parlement européen ? Ou qui que ce soit d’autre ? Là, je dois vous dire, très honnêtement, aujourd’hui, je n’en ai absolument pas la preuve. Je n’ai pas le sentiment qu’il y ait, ni d’un côté, ni de l’autre, une grande houle d’enthousiasme pour me porter là. Il y a des discussions entre ces personnes. Jusqu’ici, personne ne m’a envoyé de lettre. Personne ne m’a envoyé de mail. Personne ne m’a donné de coup de fil. Je ne sais pas ce qui va se passer. Vous avez eu l’amabilité, vous êtes 2.800, de voter sur cette pétition qui attire l’attention de Place Publique et du Parti socialiste, sur le fait qu’il faudrait me mettre sur la liste. Est-ce que cela aura le moindre impact sur ce qui se passera ? Je n’en sais rien. Je vous remercie en tout cas de l’avoir fait. Cela continue : vous continuez à voter – je ne sais pas, de l’ordre d’une cinquantaine par jour – pour que cela ait lieu mais est-ce que ce sera entendu où que ce soit ? Je n’en ai pas la moindre idée.

Voilà, en tous cas, vous, de votre côté, la petite équipe autour de moi et moi-même, nous avons fait ce que nous pouvions pour que cela se passe. Si cela ne se passe pas, tant pis. Comme je vous l’ai dit, je n’en ferai pas une maladie. J’ai des tas d’autres moyens de continuer à me faire entendre et j’en découvre, comme vous le voyez, de nouveaux tous les jours ! Ce n’est pas cela qui manque. Pour le moment, ce n’est pas l’énergie non plus. Je sais aussi que si je veux me présenter, pour être un parlementaire digne de ce nom, il faut que je le fasse cette fois-ci. J’ai 72 ans. La prochaine fois, j’en aurai 77. La prochaine fois, je vous le promets, j’en suis certain, bien que je sois en excellente santé maintenant, je ne me présenterai pas dans 5 ans. Cela n’a pas de sens. A ce moment-là, je trouverai peut-être vraiment autre chose à faire. J’aurai peut-être envie de faire autre chose. Je n’aurai peut-être plus les moyens. Vous le savez, la santé, même si la Faculté me dit en ce moment que l’on ne sait pas de quoi je pourrais un jour souffrir parce qu’il n’y a aucune indication, dans aucun sens, dans 5 ans, ce ne sera probablement plus vrai. Et même si c’était encore vrai, cela perdrait beaucoup de sa plausibilité de jour en jour.

Voilà où nous en sommes. Merci à vous pour ce que vous avez fait. Merci à vous pour ce que vous pouvez encore faire, Dieu sait ! Mais voilà, il y a quelque chose à faire et, d’une certaine manière, cela tombe bien que je doive en parler maintenant, quand cette image de quelque chose à bâtir, à reconstruire, a un sens tout particulier. Je vous ai souvent parlé de ce film, si vous avez l’occasion de le voir, c’est un grand film des années 30. J’ai oublié le nom du metteur en scène [W. S. Van Dyke]. C’est un des grands metteurs en scène. Les acteurs, ce sont Clark Gable, Spencer Tracy, Jeanette MacDonald. C’est un film qui s’appelle San Francisco. San Francisco, je vous le rappelle, quand il y a eu cet incendie extraordinaire, je confonds toujours les dates, je ne sais jamais si c’est 1905 ou 1909 [c’est en 1906 !], quand San Francisco a disparu entièrement, a été rayée de la carte. Au départ, c’était le tremblement de terre mais, après, c’est essentiellement l’incendie. Pourquoi ? Il y avait le gaz et les tuyauteries de gaz ont sauté absolument partout et la ville a été détruite par un immense incendie. Je vous parle de cela parce que, justement, et ça parle aux évènements d’hier, le film se termine sur une note extraordinairement optimiste au point qu’il y a manifestement dans ce film américain des années 30, une évocation des films faits un peu avant par Eisenstein en Union Soviétique [au point que ces Californiens ressemblent étrangement à des Russes !]. Il y a quelque chose dans cet enthousiasme de la fin, quand on voit que l’incendie s’est éteint et quand on voit la foule qui se lève pour aller rebâtir, il y a là quelque chose d’extrêmement émouvant et qui démontre que notre humanité, notre genre humain, qui est capable du pire – vous n’avez pas besoin d’exemples, je peux vous en fournir, vous les connaissez – mais est aussi capable du meilleur. Il y a des tâches à faire. On ne peut les faire que quand on est vivant. Une fois que l’on est mort, c’est beaucoup plus compliqué. (Je ne crois pas que l’on puisse le faire après !).

Voilà : le point sur ma candidature aux élections européennes. Merci pour votre soutien. Merci pour ce que l’on va peut-être encore faire et à bientôt. Je vous tiens de toute manière au courant.

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40 réflexions sur « Ma candidature aux élections européennes : le point, le 16 avril 2019 – Retranscription »

  1. Bonjour M. Jorion,
    Reconstruire notre dame de paris avec un appel aux riches me dérangent beaucoup parce que les gilets jaunes ont été chassés comme des vaux rien. Ils ont été grièvement blessés C’est honteux !.
    Pourquoi Macron et son gouvernement n’ont ils pas lancé un appel pour les pauvres gilets jaunes ?
    Pensez vous qu’il faille reconstruire cette cathédrale alors qu’il y a beaucoup de malheureux qui vivent dehors parce qu’ils ont perdu leur emploi et qu’ils n’ont plus les moyens suffisants pour s’offrir un logement. Quant aux soins c’est la même chose avec les restrictions budgétaires.
    Ou va t’on ?

    1. Bernadette.
      Il y a selon moi une très grande différence entre les gilets jaunes et Notre Dame de Paris.
      Les gilets jaunes sont un « symbole » d’une colère populaire spontanée. Colère de quoi ? d’une vie trop chère ? Ou d’un sentiment de vie trop chère ? A moins que (je le crois) ce ne soit qu’une révolte sans violence (quoi qu’on en dise) du sentiment diffus d’être dépossédé du pouvoir de citoyen souverain… Mais cela reste un petit symbole, qui ne sera d’ailleurs symbole que si l’Histoire retient ce mouvement. La commune en a été un bien plus grand et bien plus justifié (je n’engage que moi) d’où une vraie violence alors qui a changé le destin de notre société, quand bien même on retrouve encore et toujours aujourd’hui la domination du pouvoir de l’argent.
      Les GJ, étaient-ce les clochards qui se multiplient sur les trottoirs sous les indifférences ? les immigrés rendus honteusement apatrides ? les roms abandonnés avec mépris comme sils n’étaient rien ? …. Non, ce sont des gens qui peuvent se nourrir, qui peuvent se vêtir de vêtements propres qu’ils ont choisi, qui peuvent se laver, qui dorment sous un toît à l’abri du froid et de la pluie…
      Notre Dame de Paris est bien plus qu’une magnifique œuvre d’art, c’est LE symbole, un vrai. Symbole d’un passé commun à des milliers, à des millions, à la France, un passé qu’on refuse aujourd’hui ou qu’on regrette, c’est selon la manière de la voir. Et je pense qu’il est salutaire pour chacun de nous, pour rester humains, de ne pas oublier notre passé, du plus insupportable à haïr au plus beau à aimer. C’est sur ce socle commun que nous nous sommes construits, que notre société s’est construite; à la fois par ses acceptations et ses refus. Pas sur nos seuls socles individuels comme ceux sur lesquels se sont reposés les gilets jaunes.
      C’est dans ce sens que je comprends ce qu’écrit Paul Jorion quand il parle de cathédrale pour parler du socialisme. Lequel pour moi (et peut-être pour lui ?) est LE symbole de la lutte des peuples même si ceux qui ont gouverné sous sa bannière n’étaient que des hommes imparfaits, sincères ou menteurs, honnêtes ou arrogants, humbles ou dictateurs, ou tout à la fois… Aucun homme n’est un symbole aussi grand soit-il, sinon il n’est plus un homme mais une légende.

      1. @jac.
        La dégénérescence d’un conflit dont sont issus lesur gilets jaune est bien l’oeuvre de groupes d’individus contre des gens têtus .
        Il devient nécessaire d’en tenir compte.
        Notre Dame de Paris est un lieu sacré très ancien. Sa reconstruction va selon moi coûter très chère.

  2. Votre gros avantage est que vous n’êtes pas un « politicien » professionnel. Un sage qu’i ne défend pas son intérêt personnel, ni celui d’un parti. La difficulté sera que les « professionnels » vous fassent la place que vous méritez.

  3. En tant que belge, pourrais-je voter pour vous sur la liste de « Place publique » ?
    Ou en est la question ce caucus européens ? Quand les « listes » de candidats seront-elles « déposées ».
    Si elles sont déposées, peuvent-elles être modifiées ou retirées ?

  4. « Là, ils me donnent un chiffre sur la disparition de la capacité du plancton à faire les échanges gazeux. C’était 2100. »

    Très intéressant. Je trouve ce lien de 2013 « Le phytoplancton va mal et tout le monde s’en fout. Tout le monde a tort » https://reporterre.net/Le-phytoplancton-va-mal-et-tout-le

    Extraits :
    « Le phytoplancton est à la base des réseaux trophiques aquatiques car il réalise la photosynthèse : il transforme le dioxyde de carbone en oxygène. Plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons grâce aux échanges gazeux entre les océans et l’atmosphère, nous le devons au phytoplancton. Il est aussi indispensable pour nourrir les organismes tels que le zooplancton, les larves de poissons, de crustacés, etc.
    (…)
    L’effondrement du plancton dans les océans dû à l’acidification par excès des rejets de dioxide de carbone serait une catastrophe pour l’équilibre biologique des fragiles écosystèmes planctonique. »

    Sujet méconnu. Je le découvre moi aussi.

    1. Ben moi, je le savais depuis longtemps, plus de 6 ans. A cette époque, y’avait dans le blogroll un adresse consacrée au plancton. Très intéressant, plutôt factuel et scientifique.

      J’avais même plaidé pour faire du plancton l’emblème de ce blog. En proposant-on ne se refait pas- de choisir la variété transparente, végétale je crois. Encore une proposition rejetée sans discussions. Pourtant des centaines de milliers de tonnes ET invisible, ça aurait dû le faire…. Je le crois encore.
      Ma seconde proposition avait été un grain de sable. Trop symbolique, je le reconnaît.

  5. Cher Mr Jorion,

    Votre démarche en direction des instances socialiste est bien sûr légitime et compréhensible,
    tout autant que votre fidélité aux idéaux qui en ont fondé les bases…
    C’est d’ailleurs cette fidélité et ces scrupules qui vous permettent de réunir autour de vous
    sur ce forum et même au delà beaucoup d’esprits brillants et volontaires.
    C’est votre sincérité qui pousse certains à vous aborder à la gare ou ailleurs,
    Pour vous confier leurs déceptions et tenter de vous pousser vers la lumière.
    Ils sont perdus eux-même, comme beaucoup d’autres, attendant quelque mystérieux signal.
    Ne leur répondez pas que la meilleure soupe se cuisine dans de vieux pots.
    Ils savent bien que c’est un poison, tellement leur ventre est gonflé de l’avaler toujours.
    Ce qu’ils attendent, ce qu’il demandent, c’est un nouveau cap,
    Et quelque soit la couleur de l’horizon, ils vous suivront partout,
    Mais seulement si c’est vraiment vous qui choisissez ce cap avec tous.
    Je suis convaincu que vous êtes le seul à pouvoir donner l’impulsion nécessaire,
    Mais il vous faut une autorité, qui ne peut venir que d’une totale indépendance.
    Si vous vous libérez des vieux démons partisans, et fondez votre propre courant,
    Votre âge ne sera plus un obstacle, bien au contraire,
    Car pour la direction que vous suivrez, il faudra un vieux loup de mer, un sage.
    Ce n’est qu’une impulsion à donner, et quelques bons seconds à choisir,
    Car les bonnes volontés ici et partout ne manquent pas,
    Elles sauront bien prendre le quart et filer vers la terre si elle vous appelle trop fort.
    C’est un poste d’ « Armateur et Capitaine Honoraire » en quelque sorte qu’il vous faudrait,
    Une sorte de  » Rocking-Chaire » taillée pour la haute mer, quoi…
    Reste à construire le bâtiment, lui trouver un nom qui parle à tous…
    Et pondre les belle phrases qui vont avec…
    Tous à vos postes, tas de gibiers de potence, larguez les amarres,
    Toutes voiles dehors! Et en route vers le nouveau monde, avant que l’ancien ne s’effondre!

    Le mousse. Eric.

  6. Bonjour. C’est un peu triste la façon dont le système politique fonctionne. J’espère que vous pourrez être candidat et même député européen car on besoin de gens sages et compétants pour inverser les choses et créer une société qui fonctionne mieux et qui tienne dans le long terme. J’ai regardé quelques débats pour les européennes avec les responsables politiques français et j’ai trouvé que c’était quand même assez moyen (sans vouloir trop critiquer)… Bonne journée

  7. Ben voila , Jojo , c’es rapé , adieu veaux , vaches , cochons, couvées Popol ne deviendra pas oligarque atlantiste , Jopol mourra gueux jaune , la postérité est cruelle , mais sage !

    1. Pour l’information des commentateurs ordinaires : si vous n’avez jamais vu à quoi le commentaire d’un troll ressemble, un voici un.

      Comme vous le constatez ici, à défaut du contenu même, le pseudo trahit en général l’origine géographique du message.

      Le pseudo utilisé dans l’adresse mail apporte toujours aussi son complément utile d’information, vous ne pouvez pas le voir mais c’est « metaglandos ».

      1. Bonsoir à tous, et aussi à Paul Jorion…

        Le commentateur ordinaire se moque des trolls,
        L’oeil et l’oreille rompus aux propos fielleux,
        Il se détourne et passe, de crainte des éclaboussures.
        Ce qui le dérange le plus c’est quand soudain,
        Il discerne dans les paroles du troll, un accent,
        Un sale écho en réponse à de légitimes inquiétudes…
        Mais fort heureusement pour tous, ce forum n’attire
        Parmi les commentateurs que ceux extraordinaires…
        Ceux-la même qui préfèrent ne douter jamais,
        De peur de s’éloigner d’amis qu’il disent humains,
        Et de se rapprocher de ceux qu’il disent Trolls.
        Et voici comment l’emballement d’un orgueil blessé,
        Peut conduire, certes partiellement, à se soustraire
        A l’engagement de taire des renseignements,
        Qu’on disait pourtant placés sous le sceau du secret,*
        Instaurant de ce fait, en seule réponse à ce vilain écho,
        Un climat inutilement menaçant pour tout à chacun,
        Mis à part, bien-sûr, pour les suivistes les plus scrupuleux…

        Eric.
        PS : Mon adresse mail ne comprend nul pseudo, mais de vrais patronymes, et j’imagine assez mal que chacun
        puisse y avoir accès, si par malheur, et comme c’est déjà arrivé, mes propos déplaisaient.
        D’ailleurs ce pauvre type pourrait très bien se nommer Vladimir Métaglandos…
        Alors serais-je donc le seul à penser qu’il a raison de préférer le taire, de peur du ridicule?

        * Rappel: Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée (!) Les champs obligatoires sont indiqués avec *

      2. Je dirai même plus Dupond, le filtre d’anastasie permet de ne pas laisser passer le Troll quand on l’identifie. Le faire relèverait donc d’un choix délibéré qui se veut pédagogique, à destination des commentateurs ordinaires. En fait c’est blessant pour le commentateur ordinaire si on y regarde bien…

        Récemment à mon sujet on se demandait en au lieu, mais qui est donc CloClo ? Et un commentateur ici, d’outre atlantique (Amérique du sud) ne cessait d’affirmer que l’anonymat était inadmissible sur le net. Pourtant ce que je dis s’affiche très clairement à l’écran. Connaître mon identité apporterait quoi de plus à l’échange virtuel ? Rien.

      3. « Connaître mon identité apporterait quoi de plus à l’échange virtuel ? Rien. »

        Ah, oui ? D’où sortez-vous ça ?

        Et l’identification attendue d’une personne aux propos qu’elle tient ? Pour vous manifestement ça compte pour du beurre. Le fait qu’à vos propres yeux votre identité compte pour rien est en soi une prise de position. Chacun l’interprète comme il veut, de ce côté-ci de l’Atlantique ou de l’autre…

      4. Je vous expose mon point de vue.

        Soyons lucide, ce qui compte dans un monde virtuel, ce sont les idées, les concepts qui sont proposés à la lecture. Ici, ça se passe dans la tête, et c’est dans cette sphère que cela opère. C’est ainsi que se propagent les idées et les raisonnements, les arguments et les concepts, je ne vous l’apprends pas. Et le terreau qui les reçoit, chacun avec son vécu, son expérience, sa position, les ingurgitent et les digèrent, les infuses et les assimilent, tout cela ensemble ou pas.

        Moi, en tant qu’individu identifiable cela n’a pas d’importance, aucune, dans ce processus. Au contraire, en plus c’est très désagréable d’être identifié à ce que l’on écrit ou l’on dit, car ensuite nous ne sommes plus entendus, surtout si par malheur on est identifié à des positions qui choquent le sens communs et la majorité. Bref, comme on a tous des dispositions à mettre tout dans des tiroirs, à cataloguer, je revendique le droit ici de ne pas avoir à subir ce qu’on vit quotidiennement en dehors, et même le droit de tracer un trait radicale sur mon « identité » virtuelle pour recommencer le cas échéant , totalement vierge, et m’améliorer sans subir le préjugé. Bref, une expérience que seul le net et les réseaux permettent. Une expérience aussi intellectuelle de multi positions, multi raisonnement, endosser pleins d »identité » in fine peut bénéficier à celui qui la mène. C’est le principe du jeu, tous les enfants font cela, je ne suis pas assigné à résidence dans mon identité, cela n’a pas de sens.

        Si j’ai pu expliquer un peu ma position plus, je réclame le droit à l’anonymat réel sur le net, qui n’est pas d’ailleurs celui du virtuel car quelque part, CloClo, ici est très identifiable.

    1. Arkao, nous sommes en train d’assister à l’émergence d’un capitalo-fascisme. Deux Gilets Jaunes connus se sont fait agresser par la Police aujourd’hui. Priscilla Ludosky (qui peut être plus pacifique qu’elle ? on la connait, c’est la gentillesse même…) s’est fait gazer et insulter totalement gratuitement. Et Ramous s’est fait casser le nez par un coup de matraque, pour s’être interposé (c’est ce qu’il dit) pour protéger J Rodrigues. Il a mis en ligne à 18h30 une vidéo qui le montre le visage en sang, et probablement le nez cassé.
      Pas un mot de tout ça sur BFM qui tourne en boucle sur les l’appétit de violence (à l’instant) des black blocks, et des slogans « suicidez-vous » lancés par des Gilets Jaunes aux policiers.

      Note que BFM il y a quelques semaines, n’avait pas été choqué plus que ça, par une foule de manifestants « foulards rouge » criant « mort aux cons », ou « Les gilets jaunes au boulot ».
      Une grand reporter de l’Obs, vient de dire une chose qui je pense est très inquiétante pour le futur. Beaucoup de Gilets Jaunes ont tout risqué dans ces actions, beaucoup ont quitté leur famille, et n’ont plus rien. Je pense que le gouvernement, sachant ça, devrait voir qu’il pousse le mouvement vers l’extrêmisme, donc le terrorisme. Ca va se gâter encore plus dans les semaines qui viennent, Emmanuel Macron sait qu’il a eu un gros coup de bol avec l’incendie de Notre Dame. Qu’est ce qu’il attend maintenant ? La mort de Chirac, pour se refaire une santé dans sa communication ?
      On n’est pas dans la m…

    2. Selon David Fufresne « 76 journalistes, photographes, vidéastes entravés dans leur travail depuis l’#ActeI
      Depuis les violences subies #ActeXXIII les journalistes dépassent les 10% des victimes.

  8. « Le socialisme, ce sont les noms de ces « socialistes utopiques ». Ce sont ces « socialistes petits bourgeois ». Ce sont ces « socialistes bourgeois ». Ce sont ces « socialistes chrétiens ». J’emploie tous les termes plus ou moins paternalistes, condescendants et insultants que Mrs Marx et Engels ont utilisé à leur propos. Ce sont mes véritables maîtres.  »

    Dans cette phrase, qui sont « les véritables maîtres » ?

  9. La classe politique se comporte curieusement et de fait voter devient très complexe enfin pour moi.
    Selon une remarque personnelle ces futurs élus n’ont que leur parti politique en vue. Je connais peu de choses en politique mais je vois que ça ne va pas bien parce que peu d’élus se soucient du besoin de l’électeur.

    1. @Bernadette
      « …parce que peu d’élus se soucient du besoin de l’électeur. »

      à lire ainsi:
      les élus se soucient de leur besoin d’électeurs, au moment des élections,
      celles-ci valant pour eux une intronisation.

      Reste à espérer que cela devien(ne)t une évidence aux yeux des électeurs.

  10. @jac,
    Que pensez vous de la convergence des religions dans le monde ?
    Il y a une chose dont vous n’avez parlé et moil non plus : ce sont les guerres de religion dans l’histoire.
    Il me semble que le catholicisme est une doctrine qui sert à mettre les pelites gens et les riches dos à dos.

  11. Il a des potes en politique
    Des plantes grasses à arroser
    De celles qui jamais ne lui piqu’
    ‘eront le cœur de son chéquier
    Ils ont le cumul sympathique
    De maire et de député
    Ils ont la morale cathodique
    Et le chômage suranné
    Et peu importe l’ascenseur
    Qu’ils aiment à se renvoyer
    Peu importe puisque l’erreur
    C’est qu’on est trop dans l’escalier

    Y en a qui s’ront jamais dans la merde
    Y en a qu’auront jamais d’problèmes
    Et souvent ce sont ceux-là même

    Qui nous dirigent et qui nous gouvernent

    Combien de temps encore, va-t-on se laisser faire
    Combien de temps encore, sans rien faire…
    Combien de temps encore, va-t-on se laisser faire
    Combien de temps encore, sans rien faire…

    Yves Jamait

    1. Entre apparitions mariales de Lourdes et voix de Domrémy , entre Bernadette et Jeanne , on ne sait jamais bien si la foi précède la voie , ou l’inverse .

      Mais dans les deux cas ça finit assez prématurément .

      1. @Juanessy,
        Il me faut bien une feuille de route pour apporter ma voix d’électrice. La profession de foi en est une mais il faut que ça soit clair et simple.
        Connaissez vous le nombre de listes pour ces élections européennes ?
        Monsieur le Ministre de la Transition Écologiste avait signalé un jour que les électeurs qui ne prenaient pas part aux élections seraient amendables.

      2. @Bernadette :

        Je crois qu’au 1er avril , il y avait 14 listes en compétition , dont on connaissait au moins la tête de liste .

        Pour les professions de foi , rassurez vous , si votre facteur fait son boulot , vous devriez pouvoir en disposer avant l’élection et les potasser consciencieusement .

        Vous avez d’ailleurs de la chance , car , cette fois ci ,comme ce sont des listes nationales , leur nombre est réduit , alors qu’en 2014 , pour la même élection , il y avait des circonscriptions avec près de 30 listes à se farcir .

        Pour la feuille de route de chacun , au delà de la pertinence relevée , j’ai pris de mon côté l’habitude de tenter d’en apprécier la véracité , au vu de mes propres connaissances et de la crédibilité que je pense pouvoir accorder aux moyens qui seront nécessaires pour mettre vraiment en œuvre les actions annoncées .

        Ça reste une science inexacte , mais je n’ai pas encore trouver mieux .

        Compte tenu de ce qui a déjà pu être dit ou écrit , c’est déjà un sacré défi et désespoir rien qu’avec la demi douzaine de listes de sensibilité dite de gauche .

  12. Bonsoir, euh enfin … bonjour,

    Bernadette!
    Les meilleures feuilles de routes sont celles qu’on écris soi-même pour tracer la sienne, de route.
    Les politiques ne sont que des obstacles à savoir contourner.
    Et l’on ne peut y parvenir, qu’en sachant exactement où l’on veut aller soi-même.
    Et plus on veut entraîner de monde avec soi sur sa route, plus la feuille doit être simple et courte.
    Et si l’on veut entraîner tout le monde sur la même route, plus besoin de feuille,
    Un seul mot suffit pour rassembler. Reste à choisir lequel …
    La Mort? Le suicide collectif peut être effectivement une solution… définitive, mais….
    La Nature? Déjà si violentée par l’homme, elle ne pourra survivre qu’après sa disparition…
    L’argent? On a tous déjà donné, non?
    L’amour? Très joli, mais qui pour payer la pension alimentaire?
    Dieu? Un seul, le même pour tout le monde alors, pour éviter encore un peu les guerres.
    D’ailleurs c’est en cours (selon Bernadette)… Mais qu’est ce qu’on va se faire chier!
    Le bonheur? Super! On pourrait tout acheter pour trois fois rien!
    Le socialisme? En marche vers Le Capitalisme ( d’un rapport potentiellement bien supérieur).
    Le Capitalisme? Mouais à condition d’être capitaine d’industrie ou trader …
    La gauche? Un peu maladroite ces temps ci…
    La droite ? Non je plaisantais…
    Le centre? P’têt’ ben qu’non…
    Les extrêmes? Toute cette violence!
    L’anarchie? Ah non, marre des gilets jaunes…
    J’ai plus d’idée et vous? Ah si un truc démodé qu’on ressort de temps en temps pour faire croire
    aux extraterrestres qu’on est des gens biens…
    – « Humanisme » ?
    –  » Ah oui, c’est ça! Mais, c’est pas un peu ringard, ça, genre morale à deux balles? »
    – « Non, non, c’est super! C’est vieillot, ça sert à rien, ça vaut que dalle et ça veut rien dire… »
    –  » Même l’autre illuminé, là, comment déjà, oui… C’est ça Jorion , il en a pas voulu! »
    – « Mon coco ça ne peux que marcher! Un ou deux bons spots genre « Coca Cola » après le journal
    télévisé, et c’est gagné! »
    – « Allez, on dépose le nom, ça durera bien jusqu’aux prochaines élections… »

    1. @ torpedo,
      Dans toutes les élections, il y a une feuille de route. Ce que je demande est que la rédaction soit claire et simple, il s’agit d’un descriptif de la feuille de route des partis politiques en course pour ces européennes.

      1. Voyons Bernadette!
        Demandez donc à une publicité d’être objective!
        Pour un parti, si c’est pas clair, incomplet, truffé de mensonges ou inepte, tant pis pour ceux qui y croient!
        Même chose si c’est clair, merveilleux et plein de vérité, car les feuilles de route sont faites par ceux-là même qui ne les suivront pas, car c’est bien ainsi, et que rien n’est tracé .
        Désolé, le choix ne se fait pas ainsi… Mais uniquement sur votre conviction intime.
        Et il est inutile de chercher ailleurs la responsabilité de vos erreurs passées ou à venir.
        Qu’importe l’énoncé, dites vous que vous n’aurez pas d’autre chance, qu’ il ne faut pas vous tromper et répondre malgré tout à la question de ce que vous voulez vraiment.
        Et ça ira beaucoup mieux (au moins pour vous).
        Fraternellement.
        Eric.

  13. Une tentative de transformer la vie et la pertinence des partis , confirmée infructueuse à cette heure .

    Christ est ressuscité mais la gauche est bien morte .

    1. @Juannessy,
      Je vois que vous croyez donc aux miracles…
      Pourtant Jésus lui-même, y croyait-il ?
      Moi, non;
      Mais ce n’est pas ce qui me fera taire. Il suffit d’un seul fruit.
      Eric.

      1. Je crois surtout que la gauche est morte par confusion mentale , sectarisme et autosatisfaction suicidaire .

  14. C’est juste, Juannessy,

    Mais la confusion mentale, le sectarisme et l’autosatisfaction suicidaire ne sont pas vraiment l’apanage
    de la « gauche ».
    Ce qui laisse à penser confusément (au propre comme au figuré), qu’elle existera encore…
    Mais qu’elle est seulement plus utile actuellement pour enrichir des courants plus ouverts et donc
    potentiellement plus inclusifs que le sien propre (ou plutôt, que l’ensemble des misérables rus qui s’en
    éparpillent.)
    Aujourd’hui votre fameux « Christ ressuscité » n’irait certainement pas prendre une carte du PS…
    Prêcher dans le désert, passe encore, mais faudrait quand-même pas pousser, hein!
    Va donc falloir revenir à la source pour y retrouver une eau originelle devenue si rare …
    Ou bien purifier des eaux plus… mélangées, mais plus abondantes…
    Très écolo tout cela, non?

    A plus, Eric.

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