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13 réflexions sur « Les supporters suprémacistes de Trump : plutôt mourir pour nos idées ! »

  1. Le phénomène Trump est bien plus complexe. D’accord, on note chez un moi gonflé comme une Montgolfière, un comportement parfois burlesque, démagogique et ethnocentrique, mais son soucis c’est l’economie et notamment l’emploi. Il faut se rappeler l’écart énorme dans le domaine du commerce avec la Chine: 338 en 2008 vers 540 en 2018 pour la Chine, dans le même espace de temps 70 vers 120 pour les USA. Le problème de Trump réside essentiellemnet dans ce déséquilibre, qui bien sûr a un un impacte non négligable sur l’emploi.
    Pour l’instant, la cote de popularité de Trump est assez bonne, parce que il y a des emplois, les perspectives économiques sont assez favorables, son langage ethocentrique plaît. Mais il faut que l’embellisment de l’économie (à crédit) dure, le destin politique de Trump en dépend.

    1. Ce prétendu « déséquilibre » n’en est pas un : c’est l’avidité du monde pour les dollars, qui permet aux USA de vivre aux crochets du reste du monde. N’essayez pas de nous faire pleurer là-dessus : c’est du parasitisme, rien d’autre !

      Quant à la popularité de Trump, elle n’a pas bougé d’un poil depuis son élection.

      1. Les niveaux de popularité et d’impopularité de Trump sont même incroyablement stables. Depuis début 2017, la première oscille entre 39 et 42%, la seconde entre 53 et 56% – voir https://www.realclearpolitics.com/epolls/other/trump_favorableunfavorable-5493.html

        C’est assez stupéfiant si l’on considère tout ce qui s’est passé dans les deux dernières années. Il aurait été permis de s’attendre par exemple à ce que certains de ses soutiens s’éloignent au vu de son infidélité à ses promesses de campagne (fin des aventures militaires, lutte anti-corruption, « mur » avec le Mexique…), ou que d’autres le rejoignent vu ses politiques dérégulatrices. De tels mouvements d’opinion auraient dû se voir dans ses niveaux de popularité et d’impopularité. Même s’ils s’étaient compensés, il est peu probable qu’ils l’auraient fait en même temps. On aurait dû voir des aller-retours… mais là rien qu’une stabilité obstinée.

        Tout se passe comme si Trump était avant tout un objet d’attraction ou de répulsion irréfléchie, ou alors réfléchie une fois mais jamais remise en question, ceci pour la plupart à la fois de ses partisans et de ses opposants. Bref, comme si Trump était avant tout l’objet d’un psychodrame national, plutôt qu’un acteur et même un dirigeant politique.

        Et pourtant il est bien réel.

  2. Approche intéressante, et qui pourrait très facilement être transposée en Europe – Par exemple, l’expression « petit blanc », qui est une expression que j’ai entendu prononcer les premières fois en Afrique (francophone), désignait les européens (en l’occurrence français), restés sur place postérieurement à la décolonisation, immergés dans le pays , et occupant une place sociale plutôt modeste, avec l’idée très forte de « déclassement ». C’est très dur de lutter contre une force symbolique de cette importante. On voit comment celle-ci agit dans les pays européens. Avec la paupérisation et les peurs (fondées) de déclassement, elle a de très beaux jours devant elle…

  3. Même si l’origine et l’explication des choses sont toujours le fruits de plusieurs causes et multi factorielles, et momentanément saisissable, je pense que cette analyse posée en ces termes est intéressante, voir assez centrale. Et que ce qui est vrai quelque part, l’est aussi ailleurs. Comme le dit Emmanuel plus haut, en Europe on peut encore sentir aussi cette prégnance.

    Si les blancs américains, enfin, des blancs américains, il est toujours mieux de dire « des » que « les », cela évite les généralisations abusives et donc fausses, n’ont pas totalement digérés leur guerre civile, et les racines de ce conflit, on peut aisément encore trouver pléthore d’exemples similaires, partout sur cette Terre, dans toutes les communautés, tous les groupes humains. Là où le pseudo problème raciale se pose avec moins de férocité, c’est un problème de classe qui nourrira les rancoeurs et les conflits. Ou encore, une histoire conflictuelle du passé qu’on pense immémoriale (nationale, religieux, économique). Des anciens massacres, surgissent étrangement comme une malédiction, de nouveaux massacres, parfois si éloignés dans le temps, que la paix revenue, on se demande comment tout cela a pu rejaillir aussi vite et avec une telle force, alors que les protagonistes du premier sont morts depuis des lustres… Une espèce de cycle infernal. Les guerres de clochers sont encore légion, on en connait tous encore des moments présents, dans la moindre fête de village !

    C’est pour cela que j’ai un petit soucis avec les différentes formes du devoir de mémoire, avec les cérémonies d’anniversaires des conflits, avec tout ce qui ressasse, avec tout ce qui permet de maintenir dans le présent les racines fantomatiques du mal, avec tout ce qui pousse à s’identifier à un clan, un groupe, une communauté, une nation, ou encore une soit disante race. Bon ben on n’est pas sortie de l’auberge on dirait…

    Plus la Terre nous semblera petite, plus elle sera désolée, et dévastée, et plus nous risquons de virer fous furieux, comme un équipage livrait à lui même sur un radeau à la dérive, dans l’immensité de l’Espace. La folie nous guette au plus prêt de nous. Y aura-t-il un sage ou des sages suffisamment sages pour entraîner les autres du bon côté, à savoir rafistoler le radeau, fixer un cap, et partager ce qui reste et les corvées dans la bonne humeur et la rigolade ? Rien n’est moins sur, mais euh, j’espère ! Allez Jorion ! Soit le Nord bon sang !

  4. C’est au fond le moment du saut par-dessus la « vallée de l’étrange », (uncanny valley) :
    Le métissage ne s’est pas assez fait, les blancs sont restés que blancs (sans doute la réciproque n’est pas vraie, ou n’est pas ressentie pareil).
    Donc un blanc reconnait encore un « métis à 1/8 » comme pas blanc, et tant qu’il reconnait ce proche-mais-loin, il sent cette difficulté de la « vallée de l’étrange » retrouvée par ailleurs par les roboticiens (leur conclusion : qu’un robot ne doit pas ressembler presque pas à un homme, parce que c’est quand il ressemble presque mais pas vraiment que c’est le plus gênant).
    Le métissage aux USA a donc du mal a avoir cet aspect continu (aspect continu bien plus neutre au Brésil), ce qui autorise la continuation de la peur, l’existence d’un château à défendre.
    Qui sera, alors, dans le futur « château vert » créé pour échapper au désastre, tenant lieu de l’ancien « chpateau fort » ?

    1. Je crois que les différences d’apparence sont moins importantes que le regard que l’on pose sur eux.

      Si on se tient ferme au fait de l’unité fondamentale de l’espèce humaine, on arrivera à voir même dans le plus différent – que ce soit par la couleur ou les mœurs – un semblable. D’un autre côté, si l’on cherche à établir des différences, on trouvera toujours une raison.

      Swift raconte dans Les Voyages de Gulliver l’histoire des Lilliputiens qui se font la guerre entre petit-boutiens les gens qui commencent à manger les oeufs par le petit bout, et gros-boutiens qui commencent par l’autre bout.

      Dans le monde réel, on peut aussi citer les burakumins du Japon, soit des gens qui étaient discriminés et appelés « non-personnes » à cause d’une caractéristique totalement invisible et imperceptible : la profession de leur ancêtre. Ou encore les cagots du Béarn, qui étaient dans la même situation que les burakumins d’être discriminés sur une base totalement invisible lors d’une rencontre courante – contrairement évidemment à la couleur de peau à telle caractéristique culturelle – et dont la situation n’a pris fin que par l’intégration culturelle du Béarn à l’espace central français vers le 17ème siècle.

      Éduquer le regard, à commencer par le sien, n’est pas forcément simple, soit dit en passant.

      1. @ Jacquot, merci de rappeler le cas remarquable des cagots.
        Ils n’étaient pas seulement du Béarn mais je ne vais pas redire des infos que l’on trouve dans Wikipédia (article très complet). Je voudrais ajouter deux choses.
        Dans mon enfance toulousaine, j’ai entendu les vieux dire «ne fais pas le cagot [prononcé « cagoT »» pour dire ne fais pas le simplet… (même histoire sémantique pour les « crétins » des Alpes, version locale des cagots).
        Les cagots devaient se spécialiser et nombre devenaient charpentiers. Il est ainsi émouvant de savoir que la charpente de Notre-Dame de Paris fut leur œuvre au XIIIe Siècle…
        Finalement comme vous le soulignez, il y a bien là un caractère général des sociétés humaines : différencier l’invisible à partir d’héritages culturels ou physiques, puis l’ostraciser et éventuellement le persécuter.
        Les petits Blancs américains, c’est malheureusement nous tous à des degrés divers et, oui, nous devons nous éduquer …

  5. Historiquement, les Empires sur le déclin tombent dans la décadence. Cette analyse psychologique tend à prouver, s’il en était besoin, que la décadence concerne autant le peuple que les élites.
    Trump est emblématique de la décadence du peuple et Hillary de celle des élites.

  6. Citation (très) approximative de Serge Daney à propos des USA et du Mexique: « Les Etats-Unis ont une histoire de moins de 300 ans, alors que le Mexique a une civilisation de plus de 2000 ans, c’est pourquoi les USA sont fichus ».

    1. Un constat historique des Mexicains à propos de leur pays et du voisin du nord:
      «Si loin de Dieu, si près des USA… ».

      Et y’a pas que le pétrole:
      La Basse Californie et la mer de Cortès ne reçoivent que 10% du débit du Colorado.
      Au 19.iéme siècle les USA ont imposés au Mexique que les affluents mexicains du Rio Grande seront sous supervision US. Pas de barrage ni irrigation du coté mexicain… Je ne sais pas si ce traité léonin est toujours actif.
      Suprémacistes….

  7. Bonjour
    En tous cas, Merci et bravo pour votre vidéo , sur les risques de guerres généralisés.
    il y a pas mal de temps que cela s’excite dans tous les camps.
    Avec, surenchère, provocation, cela risque de déraper , et une guerre par accident n’est pas impossible…..
    mais ou en est le camp pacifiste ?…aux abonnés absents.
    Pour le reste il faudra mieux expliquer le rôle de Trump , agent russe, cela me semble un peu tiré par les cheveux.
    de plus , s’il évite un conflit avec la Russie et favorise la paix, pourquoi pas.
    C’est peut être mieux qu ‘un démocrate va t’en guerre ?
    Car il ne faut pas l’oublier le camp de la paix n’est pas binaire, manichéen…..des va t’en guerre , il y a en a dans tout les camps politiques.

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